FREE PALESTINE

22 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1019 !! Quand nous affirmons que l'idéologie sioniste procède d'une profonde psychopathie, en voici l'illustration

 

 

'Israël' valide le projet du ministre Ben Gvir d’entourer les détenus palestiniens de crocodiles

 

 

Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, Ben Gvir encourage torture, viol, privation de nourriture & violences physiques sur les Palestiniens dans les prisons d'Israël placées sous sa responsabilité.

 

'Israël' a franchi une nouvelle étape vers la mise en œuvre du projet du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, prévoyant d’entourer les prisons détenant des détenus palestiniens de douves remplies de crocodiles, ont rapporté les médias israéliens le 19 juillet.

 

À la suite des pressions exercées par Ben-Gvir, la ministre de la Protection de l’environnement, Idit Silman, a approuvé le reclassement des crocodiles du Nil, qui passent du statut d’espèce sauvage protégée à celui d’espèce “élevée en captivité”, permettant ainsi aux institutions publiques et aux agences de sécurité israéliennes de détenir ces reptiles dans des conditions réglementées.

 

Cette modification réglementaire permettra au Service pénitentiaire israélien (IPS) de détenir ces reptiles sous une surveillance stricte et conformément aux directives établies par l’Autorité israélienne de la nature et des parcs.

 

Avant cette modification, les crocodiles étaient classés comme animaux sauvages protégés et ne pouvaient être élevés que dans des zoos.

 

Ben-Gvir, qui supervise le système pénitentiaire israélien, a proposé de placer des crocodiles dans les eaux entourant les prisons, soi-disant pour dissuader les Palestiniens de tenter de s’évader.

 

Cette modification législative lève l’un des principaux obstacles au projet de Ben-Gvir, dévoilé pour la première fois il y a plusieurs mois et inspiré du centre de détention du sud de la Floride surnommé “Alligator Alcatraz”.

 

“Maudit terroriste, tu envisages de t’évader ? Réfléchis-y à deux fois”, a-t-il écrit sur les réseaux sociaux en décembre. Il a publié ce message accompagné d’une image générée par IA le montrant tenant un crocodile en laisse.

 

Les responsables israéliens cités dans ce nouveau rapport ont affirmé que ce projet utilisant des crocodiles permettrait à la fois de renforcer la sécurité des prisons et de réduire les coûts en diminuant les effectifs nécessaires à la surveillance du périmètre des établissements pénitentiaires.

 

La proposition sera apparemment mise en œuvre à la prison de Ketziot, dans le sud d’'Israël'. Selon des informations israéliennes, les autorités pénitentiaires ont déjà commencé à examiner la faisabilité du projet, notamment en se rendant dans des zoos pour étudier les exigences en matière de maniement, d’entretien et de soins des crocodiles.

 

Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2022, Ben Gvir s’est employé à aggraver considérablement les conditions de détention déjà épouvantables des détenus palestiniens.

 

Les organisations palestiniennes et israéliennes de défense des droits de l’homme documentent régulièrement le recours par 'Israël' à la torture, au viol, à la privation de nourriture, à la négligence médicale et aux violences physiques à l’encontre des Palestiniens.

 

Selon la Commission des affaires des détenus et anciens détenus palestiniens, environ 9.600 Palestiniens sont actuellement emprisonnés par 'Israël', parmi lesquels des femmes et des enfants.

 

La Commission a recensé les décès de 89 prisonniers palestiniens morts en détention israélienne depuis le début du génocide à Gaza en 2023. Des dizaines d’autres détenus originaires de Gaza sont toujours victimes de disparitions forcées, leur sort restant inconnu.

 

En mai, Haaretz a rapporté que Ben Gvir refuse d’autoriser les inspecteurs de l’État et les représentants du Barreau d’'Israël' à pénétrer dans les prisons et les centres de détention pour observer les conditions de vie des prisonniers palestiniens. Ben Gvir se rend lui-même régulièrement dans les prisons et nargue personnellement les détenus palestiniens.

 

Parmi les établissements les plus tristement célèbres figure celui de Sde Teiman. En 2024, un détenu palestinien a été brutalement violé par cinq soldats dans cet établissement. Les soldats n’ont été arrêtés que brièvement et les charges retenues contre eux ont été abandonnées plus tôt cette année.

 

En janvier dernier, l’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem a publié un rapport intitulé “Living Hell” (Un véritable enfer), documentant la torture systématique pratiquée dans les établissements pénitentiaires israéliens où sont détenus des Palestiniens.

 

S’appuyant sur les témoignages de prisonniers libérés, ce rapport détaille les exactions généralisées commises par les gardiens de prison, les soldats et le personnel du Shin Bet, notamment des viols, des pénétrations anales forcées à l’aide d’objets, des coups portés aux parties génitales, la privation de nourriture, des chocs électriques et le refus de soins médicaux.

 

En mars, la Knesset a adopté une loi proposée par Ben Gvir visant à légaliser l’exécution des Palestiniens emprisonnés pour avoir mené des attaques armées en résistance à l’occupation israélienne.

 

 

Rédaction The Cradle -

20.07.26

Source: substack.com

21 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1018 !! Dérives extrémistes et défense de l’État de droit - Interpellation officielle

 

 

Monsieur le Ministre Bernard  Quintin,

 

vous affirmez: «Pas de place pour le radicalisme et l’extrémisme dans notre pays». Vous appelez les citoyens à signaler les organisations qui menacent notre sécurité et notre État de droit.

Je prends donc votre appel au sérieux et je vous adresse, à mon tour, un signalement politique.

Car la question de l’extrémisme ne peut pas être limitée aux organisations situées en-dehors du champ institutionnel. Une démocratie véritable doit aussi être capable d’examiner les dérives qui apparaissent au cœur même du pouvoir, lorsque certaines idées incompatibles avec l’égalité et les droits fondamentaux deviennent progressivement acceptables dans l’espace public.

Nous assistons aujourd’hui à une banalisation de discours et de politiques qui inquiètent une partie importante de la population: stigmatisation des personnes migrantes, remise en cause des droits sociaux, affaiblissement des mécanismes de solidarité, criminalisation des mouvements sociaux et montée d’une vision essentiellement sécuritaire de la société.

Dans ce contexte, un parti interpelle particulièrement de nombreux citoyens: le Mouvement Réformateur.

Depuis plusieurs années, des observateurs, des associations antiracistes et des acteurs de la société civile alertent sur la circulation de discours identitaires, xénophobes ou réactionnaires dans certains réseaux proches du MR. La présence d’anciens membres de formations comme 'Chez Nous' dans certaines sphères politiques, certaines déclarations publiques sur l’immigration, ainsi que des relais de contenus provenant de réseaux d’extrême-droite posent une question fondamentale: comment lutter contre la radicalisation lorsque certaines de ses thématiques pénètrent les partis traditionnels?

Les prises de position de certains responsables du MR autour d’Elon Musk, les débats provoqués par leur défense de certaines figures internationales controversées ou encore la diffusion de contenus provenant de comptes associés à l’extrême-droite interrogent sur les frontières idéologiques que certains responsables politiques considèrent encore comme infranchissables.

Lorsque Corentin de Salle affirme qu’Elon Musk n’est pas d’extrême-droite mais simplement «libertarien», alors que Musk a publiquement apporté son soutien à l’AfD allemande, parti faisant l’objet d’une surveillance officielle en Allemagne en raison des inquiétudes exprimées concernant certains de ses courants, cette position mérite un débat démocratique sérieux.

Lorsque des personnalités proches du MR relaient des propos présentant certaines cultures ou certaines populations sous un angle essentialisant ou dégradant, la question n’est plus seulement celle de la liberté d’expression: elle devient celle de la responsabilité politique dans la diffusion de représentations qui peuvent nourrir le racisme et la haine.

Lorsque des responsables politiques entretiennent régulièrement des interactions avec des comptes ou des réseaux associés à l’extrême-droite, cela pose une question essentielle: qui surveille la radicalisation lorsqu’elle ne vient pas des marges, mais qu’elle gagne progressivement les institutions?
 
 
 
Mais le problème dépasse largement le seul MR
 

La menace contre l’État de droit ne vient pas uniquement d’organisations clandestines ou violentes. Elle peut aussi venir de choix politiques institutionnels qui fragilisent les droits fondamentaux, les libertés syndicales, les services publics et les mécanismes de solidarité qui constituent le cœur d’une démocratie sociale.

Fermer des places d’accueil pour les personnes exilées alors que la Belgique a des obligations internationales en matière de dignité humaine, réduire les protections sociales, investir massivement dans une logique de militarisation alors que de nombreux services publics sont en difficulté, renforcer des dispositifs de contrôle et de surveillance envers les populations migrantes : ces décisions ne sont pas neutres. Elles dessinent un modèle de société où la réponse aux problèmes sociaux passe davantage par la contrainte que par la justice sociale.

L’histoire nous enseigne que les reculs démocratiques commencent rarement par une rupture brutale. Ils commencent souvent par une habitude: désigner certaines populations comme un problème, rendre certaines discriminations acceptables, transformer la solidarité en suspicion et présenter les plus vulnérables comme une menace.

Il faut également parler de la politique internationale, car l’extrémisme ne se limite pas aux frontières nationales.

Pour une grande partie de la société civile, des organisations de défense des droits humains et de nombreux citoyens mobilisés, la question palestinienne constitue aujourd’hui le test ultime de la crédibilité de nos démocraties.

Alors que des institutions internationales, des experts du droit international et des organisations de défense des droits humains alertent sur les crimes commis à Gaza et sur le génocide, le maintien d’un soutien politique, diplomatique, économique ou militaire au gouvernement israélien est considéré par beaucoup comme de la complicité avec des crimes d’une gravité exceptionnelle.

Car s’il existe une forme d’extrémisme qui devrait inquiéter profondément nos sociétés, c’est celle qui consiste à accepter la destruction massive d’une population civile, la mort de dizaines de milliers de personnes, la privation de nourriture, d’eau, de soins et d’abris, tout en continuant à présenter ces actes comme une simple question géopolitique.

La radicalité la plus dangereuse n’est pas seulement celle qui crie dans la rue. Elle peut aussi être celle qui s’installe dans les institutions lorsqu’elle considère que certains peuples peuvent être privés de droits fondamentaux sans que cela provoque une réaction politique à la hauteur des crimes dénoncés.

Comment peut-on prétendre défendre les droits humains ici et fermer les yeux lorsqu’ils sont bafoués ailleurs? Comment peut-on invoquer l’État de droit tout en refusant d’appliquer les mêmes principes au peuple palestinien?

La lutte contre l’extrémisme perd tout son sens lorsqu’elle devient sélective. On ne peut pas condamner certaines formes de radicalité tout en tolérant, au nom d’intérêts géopolitiques ou d’alliances politiques, des politiques accusées de produire des violations massives du droit international.

La véritable défense de la démocratie commence par une exigence simple: aucune vie humaine ne vaut moins qu’une autre, aucun peuple ne doit être exclu de l’universalité des droits humains.

La complicité face à des crimes de masse, lorsqu’elle est établie ou dénoncée par des acteurs crédibles du droit international, représente l’une des formes les plus graves de faillite morale et politique d’un État qui prétend défendre les valeurs démocratiques.

Les principes démocratiques ne peuvent pas être appliqués à géométrie variable. La valeur d’une vie humaine ne dépend ni de son origine, ni de sa religion, ni de sa nationalité.

Un État de droit est précisément un État qui applique ses principes de manière universelle. On ne peut pas prétendre combattre l’extrémisme tout en fermant les yeux sur les dérives idéologiques lorsqu’elles viennent de partenaires politiques, d’institutions ou de gouvernements alliés.

Vous affirmez vouloir protéger la démocratie.

Alors protégez-la réellement.

Protégez les droits sociaux.
Protégez les libertés publiques.
Protégez les personnes migrantes.
Protégez les travailleurs et travailleuses.
Protégez le droit international.
Protégez toutes les victimes du racisme, de la guerre et des discriminations.

La démocratie ne se mesure pas seulement à la capacité d’un gouvernement à désigner ses ennemis.

Elle se mesure à sa capacité à appliquer ses propres principes à lui-même.
 
[courriel envoyé à: bernard.quintin@quintin.belgium.be,bernard.quintin@diplobel.fed.be]
 
 
 
Nordine Saïdi -
18.07.26
20 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1017 !! Le régime terroriste israélien, soutenu par nos prestigieuses 'démocraties', utilise la soif comme arme contre les Palestiniens

 

 

 

«Trouver de l’eau potable relève du miracle»

 

 

Files d’attente interminables, camions-citernes espérés comme une bouée de sauvetage, infrastructures hydrauliques réduites en ruines: à Gaza, trouver quelques litres d’eau est devenu, pour des centaines de milliers de déplacés, une épreuve quotidienne. Sur place, le journaliste Rami Abu Jamous, contacté par l’Agence Média Palestine, décrit une population entière suspendue à la moindre citerne, tandis que le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR) demande aux Nations-unies, au Comité international de la Croix-Rouge et aux États signataires des Conventions de Genève d’intervenir en urgence pour protéger les installations d’eau et rétablir un approvisionnement digne de ce nom.

 

La crise de l’eau dans la bande de Gaza atteint un niveau critique qui met la population face à un danger extrême. Selon le PCHR, plus de deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza sont aujourd’hui confrontés à une pénurie d’eau sans précédent, qui menace leur vie et porte atteinte à leur dignité. Alors que des centaines de milliers de personnes, déplacées et entassées dans 30% du territoire, dépendent désormais presque exclusivement des camions-citernes pour accéder à l’eau potable, le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR) appelle la communauté internationale à agir de toute urgence afin de protéger les infrastructures hydrauliques et garantir l’approvisionnement en eau de la population civile.

 

Le 13 juillet, les Nations-unies ont diffusé un reportage illustrant les conséquences concrètes de cette crise. Dans un camp de déplacés installé sur le littoral à l’ouest de la ville de Gaza, chaque journée débute au son du klaxon d’un camion-citerne. Son arrivée déclenche une course contre la montre: femmes, enfants et hommes affluent avec des jerricans, des sacs d’eau ou des seaux dans l’espoir de remplir quelques contenants avant l’épuisement des réserves.

 

«Le camion-citerne n’arrive pas toujours et parfois, l’eau dessalée est tout simplement indisponible», témoigne Marwat Dawas, déplacée originaire de Beit Lahia. Elle explique devoir parcourir de longues distances à travers le camp pour rejoindre le point de distribution, sans certitude de pouvoir repartir avec de l’eau. Même constat pour Moayen Maarouf, également déplacé: «C’est notre routine quotidienne. Si le camion-citerne arrive et qu’on n’entend pas son klaxon, on risque de rater l’occasion de s’approvisionner en eau. On ne peut alors ni boire ni même se laver. C’est notre vie.»

 

 

Quand l’eau devient un «grand luxe»

 

À Gaza, le journaliste palestinien Rami Abu Jamous subit et observe cette pénurie au quotidien. Dans son quartier, les camions-citerne passent tous les trois à cinq jours, de manière incertaine. Joint par l’Agence Médias Palestine, il explique que les destructions d’infrastructures ont rendu l’accès à l’eau proprement aléatoire: «Les pompes d’eau et les canalisations en milieu urbain ont été bombardées par l’occupation, si bien que trouver de l’eau potable relève du miracle». Il décrit une population entière mobilisée pour la seule quête d’eau douce non-potable: enfants, femmes et personnes âgées «courent après des citernes pour remplir de l’eau, attendent des heures et parcourent des kilomètres à pied avec de lourdes charges».

 

Le journaliste explique que quelques stations de purification fonctionnent encore difficilement dans la bande de Gaza, mais leur activité tient à un fil: «Cela fait près de trois ans que les Israéliens interdisent de laisser entrer les pièces de rechange, le gasoil, le carburant, ainsi que les filtres et produits chimiques nécessaires au traitement de l’eau.»

 

C’est dans le sud de l’enclave que la situation est la plus critique, selon Rami Abu Jamous, en raison de la concentration humaine dans les camps de fortune, en particulier à Al-Mawasi, Khan Younès, Deir al-Balah et jusqu’à Rafah, où «les tentes sont concentrées les unes près des autres». Un projet égyptien et émirati avait pourtant permis, un temps, d’acheminer de l’eau depuis le Sinaï jusqu’à ces zones. Mais ce système s’essouffle: «Il y a un grand manque de cette source d’eau, et ça ne pompe pas comme avant», constate le journaliste.

 

En pleine saison estivale, cette rareté a des conséquences sanitaires directes. Rami Abu Jamous évoque la multiplication des «maladies rénales et dermatologiques», qu’il relie directement au manque d’eau et à la mauvaise qualité de celle que les habitants sont contraints d’utiliser — y compris une eau non-potable pour la vaisselle ou le linge, faute d’alternative. Les familles installées près du littoral sont ainsi obligées d’avoir recours à l’eau de mer pour l’ensemble de leurs besoins naturels et domestiques. Le constat du journaliste résume, à lui seul, l’ampleur de la crise: en 2026, «trouver de l’eau potable à Gaza relève du miracle, c’est un grand luxe».

 

 

Le PCHR appelle le monde, mais ça ne répond pas

 

Dans un communiqué, le PCHR demande aux Nations-unies, au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et aux États parties aux Conventions de Genève d’exercer une pression immédiate sur 'Israël' pour mettre fin aux attaques contre les installations hydrauliques. L’organisation cite notamment les puits, les usines de dessalement, les stations de pompage, les réservoirs d’eau et les réseaux de distribution souterrains, dont elle rappelle que ce sont des biens civils indispensables à la survie de la population.

 

L’ONG réclame également la création d’un couloir humanitaire permanent et sécurisé afin de permettre l’entrée sans restriction des équipements nécessaires au fonctionnement du secteur de l’eau. Elle demande aussi que les équipes techniques municipales puissent accéder en toute sécurité aux infrastructures endommagées pour effectuer les réparations indispensables.

 

Le PCHR appelle par ailleurs à la remise en service des principales sources d’approvisionnement afin d’assurer une distribution régulière et suffisante de l’eau dans l’ensemble de la bande de Gaza, notamment dans les zones accueillant un grand nombre de déplacés. 

 

L’organisation demande enfin aux États signataires de la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide d’adopter des mesures qu’elle juge décisives, notamment des sanctions et des mécanismes de responsabilité pénale, affirmant que les conditions de vie imposées aux Palestiniens à Gaza pourraient relever de leurs obligations internationales. Elle appelle en outre le procureur de la Cour pénale internationale à accorder la priorité aux enquêtes sur les attaques contre les infrastructures hydrauliques et sur les allégations d’utilisation de la privation d’eau comme méthode de guerre.

 

 

Un secteur de l’eau à l’agonie

 

Le suivi de terrain mené par le PCHR, croisé aux données de l’Autorité palestinienne de l’eau (PWA) et de l’Autorité de la qualité de l’environnement (EQA), dessine les contours d’un effondrement structurel. Environ 85% de la population de la bande de Gaza est aujourd’hui privée d’un accès régulier à l’eau potable, contrainte de se tourner vers des sources insalubres, notamment des camions-citernes privés ou des puits commerciaux non réglementés. Tout cela à des prix exorbitants pour des familles déjà exsangues qui vivent dans des conditions insalubres sous des tentes qui se transforment en four sous le soleil brûlant de l’été.

 

La production totale d’eau n’atteint plus que 150.000 mètres cubes par jour, contre 300.000 avant le génocide, soit une chute de 50% de la capacité. Cette production résiduelle repose sur trois sources fragiles: 80.000 m³/jour issus des puits souterrains restants, 50.000 m³/jour fournis par le réseau israélien Mekorot, et seulement 3.000 à 30.000 m³/jour produits par des usines de dessalement tournant à capacité partielle. La part de la population raccordée au réseau public est quant à elle tombée à moins de 50%, contre plus de 95% auparavant, tandis que les pertes d’eau — fuites, canalisations détruites — ont grimpé à environ 65%, contre 35% avant le génocide.

 

Conséquence directe: la consommation quotidienne moyenne par habitant s’est effondrée à environ 25 litres, contre 85 litres auparavant. Dans les camps et abris de déplacés, elle tombe fréquemment sous les 5 litres par jour — bien en deçà des 15 litres considérés comme le minimum humanitaire d’urgence, et très loin des 100 litres par jour recommandés par l’Organisation mondiale de la santé en temps normal.

 

À Gaza-Ville, le porte-parole de la municipalité, Husni Mhanna, a confié aux chercheurs de terrain du PCHR que la ville ne dispose plus que d’environ 30.000 m³ d’eau par jour, contre une demande estivale estimée à 100.000 m³ — soit à peine 30% des besoins réels couverts. Cette eau provient à parts quasi égales du pipeline Mekorot (40%), des puits municipaux restants (40%) et de puits privés (20%). Selon lui, les frappes israéliennes ont détruit l’usine de dessalement d’al-Sudaniyah — amputant la ville de 10% de ses besoins en eau —, ainsi que 85% de ses principaux puits et plus de 150 kilomètres de réseaux de distribution.

 

À l’échelle de l’ensemble de la bande de Gaza, le bilan des destructions israéliennes depuis le 7 octobre 2023 est tout aussi vertigineux: 89% des infrastructures hydrauliques essentielles ont été détruites, plus de 330 kilomètres de réseaux de distribution détruits, 71% des usines de dessalement municipales mises hors service par les attaques militaires israéliennes — un taux qui grimpe à 100% dans le nord de Gaza et à Gaza-Ville — 69% des puits de production endommagés ou détruits (jusqu’à 88% dans certaines zones), et 66% des réservoirs d’eau endommagés. Au total, 91% de la population de la bande de Gaza est privée d’accès à l’eau potable depuis octobre 2023, et 65% survit avec moins de 6 litres d’eau par personne et par jour.

 

Selon l’UNICEF, environ 1,1 million d’enfants vivent aujourd’hui dans l’incertitude concernant leur accès à l’eau potable dans la bande de Gaza. L’agence estime que 82% des ménages souffrent d’insécurité hydrique et que jusqu’à 70% de la population ne parvient pas à atteindre le minimum recommandé de six litres d’eau par personne et par jour pour boire et cuisiner.

 

 

Meriem Laribi -

16.07.26

Source: Agence Medias Palestine

19 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1016 !! La mer à Gaza : témoignages

 

 

 

Mémoire, survie et ultime refuge...

 

 

La guerre a-t-elle changé le sens de la mer? À Gaza, ce n’est pas une simple question poétique. Elle occupe une place prépondérante dans l’esprit de chaque habitant qui foule encore le sable.

 

Avant le 7 octobre, le front de mer de Gaza était une ville dans la ville. Les jeudis soir — au début du week-end — la rue Rachid s’animait : cafés bondés, tables où des jeunes jouaient aux échecs, familles riant et faisant des projets d’avenir, enfants courant le long de la promenade et, partout, l’odeur du maïs grillé flottant sur la côte. Le rivage appartenait à tout le monde.

 

Pour moi, la mer avait ses propres rituels. Lors de mes jours de congé, dès que j’avais un moment de libre, je me dirigeais vers le port pour retrouver mon ami Alaa Al-Nimr dans un petit café surplombant la mer. C’était un lieu simple, mais doté d’un charme particulier. Les pêcheurs passaient avec leur pêche, les enfants jouaient sur le rivage, et nous discutions pendant des heures de la vie, de l’avenir et de mes articles. Alaa m’encourageait toujours à écrire. La mer était un refuge pour nous deux.

 

Alaa Al-Nimr est tombé en martyr le 20 novembre 2023.

 

La mer a fait vivre Gaza pendant des générations. Aujourd’hui, elle l’ensevelit.

 

Il y a vingt ans et huit jours, la famille de Hoda Ghalia était assise sur cette même plage. Un lieu ordinaire, un après-midi ordinaire. Des obus israéliens ont tué son père, sa belle-mère et cinq de ses frères et sœurs sous ses yeux. L’image de cette petite fille courant sur le sable en criant «Papa, Papa...» a fait le tour du monde. Gaza n’a jamais oublié.

 

 

Vingt ans plus tard, rien n’a changé, si ce n’est l’ampleur des attaques

 

Au début de la guerre, le port de Gaza a été directement bombardé. Des dizaines de bateaux de pêche ont été détruits. Plus tard, des chars israéliens ont pénétré dans le port et l’ont dévasté délibérément, effaçant symboliquement l’un des lieux les plus chers au cœur des habitants. Le chemin qui menait autrefois au rivage — jadis animé et plein de vie — est désormais jonché de décombres et de tentes abritant des personnes déplacées. Les vendeurs ambulants ont disparu. Les stigmates de la famine et des conditions humanitaires désastreuses sont visibles partout dans le secteur.

 

Le 30 juin 2025, une frappe israélienne a visé le café Al-Buqa’a, en bord de mer. Des dizaines de personnes ont été tuées: enfants, femmes, étudiants, journalistes et sportifs. Leur seul «crime»: être assis au bord de l’eau et être Palestiniens.

 

Le 17 juin 2026, une autre frappe a visé la plage de Khan Younès, faisant deux martyrs et six blessés.

 

Umm Mohammad, 47 ans, revient parfois s’asseoir face à l’eau. Elle, qui venait ici chercher de la joie, confie aujourd’hui: «Avant, je venais ici et je ressentais de la joie. Aujourd’hui, quand je m’assois face à la mer, je me souviens de tout ce que j’ai perdu. Je me rappelle le jour où nous avons quitté Gaza, lorsque nous marchions dans cette rue et que les soldats nous ont arrêtés au point de contrôle. Ils ont pris tout mon or, toutes mes affaires. Ils ont tué mon fils sous mes yeux. Je ressens un poids écrasant, impossible à décrire

 

Elle marque une pause, regarde la mer et ajoute: «Tout dans nos vies est devenu salé à cause de la guerre.»

 

La mer a changé de visage. Mais pour certains, elle reste l’unique moyen de survie. C’est le cas des pêcheurs de Gaza.

 

 

Au large de Gaza, chaque sortie en mer pourrait être la dernière

 

«La pêche a ses saisons. Nous, nous n’en avons plus aucune.»

 

Abdel Jarboue, 41 ans, pêcheur originaire du camp de réfugiés d’Al-Shati et père de cinq enfants. Son épouse est morte en martyre. Il élève seul ses enfants, et la mer — son unique source de revenus — lui a également été ravie. Avant la guerre, il gérait une activité florissante, employait des ouvriers et travaillait aux côtés de ses fils. Aujourd’hui, il pêche en solitaire. «Nous parvenons à peine à attraper un seul poisson; c’est insuffisant pour nourrir une famille. Quant au matériel que nous achetions autrefois pour quelques shekels, il coûte désormais des milliers de dollars, quand on parvient même à en trouver.»

 

Jarboue n’est pas un cas isolé. Adel Abu Riala, 38 ans, originaire de Beit Lahiya et désormais déplacé à Al-Mawasi, est père de quatre enfants; il pêche depuis treize ans, un métier hérité de son père et de son grand-père. Ses prises quotidiennes suffisent à peine à nourrir sa famille.

 

Mais la pénurie n’est pas son seul ennemi. «Hier, ils ont blessé mon collègue juste sous mes yeux, l’ont arrêté et ont confisqué son bateau. J’ai échappé à l’arrestation par miracle. L’occupation a détruit mes quatre bateaux et ne m’en a laissé qu’un seul, qui est en panne; je ne trouve ni clous ni fibre de verre pour le réparer, car l’entrée de tout matériel est interdite.» Il n’a plus accès à la moindre étendue maritime. La mer qu’il a connue toute sa vie est devenue, dit-il, «un lieu qui pue la mort».

 

Les forces d’occupation continuent de tirer sur les petites embarcations et les plages, empêchant les pêcheurs de prendre la mer. Les pêcheurs palestiniens sont désormais confrontés à un choix impossible: rester à terre ou risquer leur vie en mer.

 

Selon les données du syndicat des pêcheurs, 170 pêcheurs ont été tués depuis le début de la guerre, 40 autres blessés et 30 arrêtés en mer. Près de 4.000 pêcheurs ont été touchés par ces attaques incessantes. Les dégâts matériels sont tout aussi dévastateurs: 100% des bateaux ont été détruits dans le nord de Gaza, 95% à Gaza-ville et 80% dans le centre de la bande de Gaza, à Khan Younès et à Rafah.

 

Khouloud, 33 ans, vit désormais dans une école transformée en centre d’hébergement au sein du camp de Nuseirat. Elle partage cet espace avec des dizaines de familles déplacées: aucune intimité, pas d’eau courante, pas d’espace pour respirer. Chaque journée ressemble à la précédente: l’attente, le bruit, la promiscuité.

 

Mais ce qui lui pèse le plus, c’est l’absence d’Omar. Elle se rendait souvent au bord de la mer avec son fils de 13 ans. Il était aveugle, mais il aimait le bruit des vagues et la sensation des embruns sur son visage. La mer était sa meilleure amie. Omar a perdu la vie à la suite d’attaques israéliennes, faute de soins médicaux. «L’occupation m’a coupé du lieu où j’avais tissé un lien profond avec mon fils. Quand je viens au bord de la mer, les vagues me murmurent encore sa voix.»

 

À Gaza, on dit: «Si tu te perds, suis la mer; elle te ramènera chez toi.» Mais aujourd’hui, même en suivant la mer, on ne retrouve plus sa maison. Les repères ont disparu, des quartiers entiers ont été rayés de la carte et, là où il y avait autrefois des rues et des souvenirs, il ne reste que des décombres. La mer est toujours là. Les maisons, elles, ne le sont plus.

 

Mon imagination, pourtant, a déjà quitté Gaza. Je me vois briser le siège et découvrir le monde tel qu’il existe ailleurs. Je m’imagine faire du parachutisme, surfer sur les vagues, assister à des conférences, dédicacer mon premier livre devant un public et dire tout haut ce que nous disons depuis longtemps — comme si j’étais un personnage de roman capable de changer les choses, ne serait-ce qu’un peu. Parfois, je rêve de quelque chose de plus simple: étudier la kinésithérapie dans une université européenne grâce à une bourse complète et bâtir un avenir qui semble impossible depuis l’intérieur de Gaza.

 

Ces pensées me reviennent chaque fois que je regarde la mer. Ce qui m’effraie le plus, c’est de finir par accepter la vie que je mène aujourd’hui, de vieillir en voyant mes rêves s’effilocher jusqu’à ne plus être que des choses auxquelles j’ai cru autrefois. Je crains qu’un jour, en me regardant dans le miroir, je ne voie quelqu’un qui a renoncé. Mais ce qui m’effraie encore davantage, c’est de perdre ce sentiment de liberté et de possibles que je ressens lorsque je contemple l’horizon. Que signifie la mer pour quelqu’un qui ne peut pas la quitter?

 

Je pense toujours à Alaa. Lui aussi contemplait cet horizon. Lui aussi aimait la mer d’un amour infini. Parfois, je l’imagine assis à mes côtés, observant les vagues, rêvant avec moi de notre avenir. Il n’est plus là pour la regarder. Alors, je regarde pour nous deux.

 

Je me tiens ici, parfois une heure avant le coucher du soleil, tantôt seul, tantôt avec des amis. Je fixe le point le plus lointain de l’horizon et je tends la main vers une vie que je n’ai pas encore vécue, vers des expériences que je n’ai pas encore connues, vers des personnes que je n’ai pas encore rencontrées.

 

 

Sarah Emad al-Zaq -

01.07.26

Source: International Solidarity Movment

18 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1015 !! L'année 2025 a été marquée par la plus forte expansion coloniale en Cisjordanie

 

 

 

Et au vu des attaques incessantes des colons en 2026, cela risque d'être pire encore

 

 

Un rapport publié par le mouvement israélien 'La Paix Maintenant' révèle qu'en 2025, les projets de colonisation israéliens en territoire palestinien occupé ont connu une escalade sans précédent.

 

Cette escalade s'est traduite par la création de nouvelles colonies et avant-postes, l'expansion des constructions dans les colonies existantes, une recrudescence des attaques de colons, la démolition de structures palestiniennes et le déplacement de communautés palestiniennes. Le rapport décrit ces événements comme s'inscrivant dans une politique d'annexion accélérée visant la Cisjordanie et Jérusalem.

 

Intitulé «Une année de terreur, de déplacements et d'annexion – Bilan des colonies en 2025», le rapport explique que les autorités d'occupation ont approuvé la création de 54 nouvelles colonies au cours de l'année, y compris des avant-postes «légalisés». Il note également l'approbation de 27.941 unités de colonisation, le lancement d'appels d'offres pour 9.629 unités supplémentaires et l'attribution de nouvelles limites municipales à 27 colonies existantes.

 

Selon le rapport, 86 nouveaux avant-postes de colonisation ont été établis en 2025, dont 60 avant-postes pastoraux, soit un à deux avant-postes par semaine. Ces opérations ont entraîné le déplacement total ou partiel de 22 communautés palestiniennes suite aux attaques de colons.

 

Le rapport indique également que les autorités d'occupation ont démoli 1.269 structures palestiniennes en zone C sous prétexte de constructions sans permis. Parallèlement, 1.828 attaques de colons contre des Palestiniens et leurs biens ont été recensées, faisant 9 morts et 838 blessés.

 

Le mouvement affirme que le gouvernement israélien, malgré ses crises internes, continue d'investir des milliards de shekels dans l'expansion des colonies. Il estime que ces politiques visent à empêcher toute possibilité de création d'un État palestinien et prolongeront le conflit, accentueront l'isolement international d''Israël' et alourdiront son fardeau économique.

 

Le rapport notait que la plupart des nouvelles colonies étaient établies profondément en Cisjordanie, renforçant le contrôle israélien sur de vastes zones de terres palestiniennes et compromettant les chances de parvenir à un règlement politique fondé sur une solution à deux États.

 

 

Rédaction WAFA News Agency -

07.07.26

Source: wafa.ps

17 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1014 !! La France doit respecter les droits humains: arrêt de la procédure d’expulsion contre Ramy Shaath

 

 

Monsieur Emmanuel Macron

Président de la République française
Palais de l’Elysée
55 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris, France
 

Ambassade de la République française
Rue Ducale 65
1000 Bruxelles
 

Monsieur le Président de la République,

 

je vous écris pour dénoncer avec la plus grande fermeté la procédure d'expulsion engagée contre Ramy Shaath, militant palestinien et défenseur des droits humains, au prétexte qu'il représenterait une «menace grave pour l'ordre public».

 

Cette décision n'est pas seulement injuste. Elle s'inscrit dans une dérive politique inquiétante où la France, qui prétend être la patrie des droits de l'Homme, semble désormais considérer que défendre le peuple palestinien ou dénoncer les crimes commis contre lui constitue une menace.

 

Depuis près de trois ans, le monde assiste à la destruction de Gaza, aux bombardements massifs contre des civils, à la famine organisée, aux déplacements forcés et aux violations répétées du droit international. Face à cette catastrophe, votre gouvernement n'a cessé de faire preuve d'une indulgence politique et diplomatique envers 'Israël'. Alors que des rapporteurs des Nations unies, la Cour internationale de Justice et de nombreuses organisations internationales alertent sur des crimes internationaux d'une gravité exceptionnelle, la France continue d'entretenir une coopération politique, économique et militaire avec l'État israélien.

 

Dans ce contexte, voir aujourd'hui un militant palestinien menacé d'expulsion pour ses prises de position est profondément préoccupant. Ce qui semble être sanctionné, ce n'est pas un quelconque trouble à l'ordre public, mais l'expression d'une solidarité avec un peuple soumis à une occupation militaire, à la colonisation et à une violence systémique depuis des décennies.

 

Ramy Shaath a déjà été emprisonné arbitrairement en Égypte en raison de son engagement politique. Après cette épreuve, il a reconstruit sa vie en France auprès de son épouse française et de leur jeune enfant. Lui imposer une nouvelle séparation constituerait une violence supplémentaire et une atteinte grave à son droit à une vie familiale.

 

Il est d'ailleurs significatif que la commission départementale d'expulsion des étrangers des Hauts-de-Seine ait estimé que les éléments retenus contre lui ne permettent pas de caractériser une menace pour l'ordre public. En l'absence de condamnation pénale ou d'abus manifeste de la liberté d'expression, cette procédure apparaît avant tout comme une sanction politique.

 

Au-delà du cas de Ramy Shaath, cette affaire interroge l'état des libertés publiques en France. Depuis des mois, les interdictions de manifestations, la dissolution d'organisations, les poursuites contre des militants, les intimidations visant des universitaires, des journalistes ou des associations solidaires de la Palestine donnent le sentiment qu'une opinion politique devient progressivement suspecte lorsqu'elle remet en cause la politique de l'État d''Israël' ou la passivité des gouvernements occidentaux.

 

Une démocratie ne se mesure pas à la protection des discours consensuels. Elle se mesure à sa capacité à garantir les droits fondamentaux de celles et ceux qui contestent l'ordre établi, dénoncent les injustices et défendent le droit international.

 

L'expulsion de Ramy Shaath serait contraire aux engagements internationaux de la France, notamment au principe de non-refoulement et au droit au respect de la vie familiale. Elle constituerait également un signal politique extrêmement grave: celui d'un État qui, au lieu de protéger les défenseurs des droits humains, choisit de les criminaliser lorsque leur combat concerne la Palestine.

 

Je vous demande de mettre immédiatement fin à cette procédure d'expulsion et de garantir à Ramy Shaath le droit de vivre en France avec sa famille, en sécurité et dans la dignité.

 

L'Histoire jugera les États non pas sur leurs discours, mais sur leurs actes. Elle retiendra aussi celles et ceux qui auront choisi de faire taire les voix qui dénonçaient l'injustice au moment où celle-ci se déroulait sous les yeux du monde.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma considération distinguée.

 
 
Nordine Saïdi -
14.07.26
16 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1013 !! Face au génocide à Gaza: nouvelle victoire judiciaire pour les plaignants! + Action citoyenne, ce soir

 

 

 

Dans l’action en justice intentée contre l’État belge en raison de son inaction face au génocide commis par 'Israël' à Gaza, la Cour d’appel de Bruxelles vient de rendre un deuxième arrêt interlocutoire mardi 30 juin dernier

 

 

Comme dans le premier arrêt rendu au mois de mars, la Cour d’appel suit une nouvelle fois le
raisonnement des demandeurs et décide de poser deux questions préjudicielles à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) concernant la compatibilité de certaines dispositions du droit de l’Union européenne avec le droit international, en particulier les Conventions de Genève et la Convention relative à la prévention et la répression du génocide.

 

La réponse à la seconde question pourrait avoir un retentissement majeur, dès lors que la Cour d’appel demande à la CJUE si les Etats peuvent écarter l’application du droit de l’Union européenne pour respecter les obligations de droit international issues des Conventions de Genève et de la Convention sur le génocide.

 

En d’autres mots, la question est de savoir si les obligations de droit international humanitaire et
celles issues de la Convention sur le génocide doivent primer sur le droit de l’Union européenne.
Très précisément, les questions posées à la CJUE concernent les règles européennes qui régissent le transfert des biens à double usage (le matériel qui peut être utilisé tant pour des fins civiles que militaires). Mais leur réponse pourra être transposée à l’ensemble du droit de l’Union européenne.

 

En clair, si la CJUE répond par l’affirmative à cette seconde question, les Etats membres ne pourront plus de se défausser de leurs responsabilités en renvoyant à celles de l’Union européenne.

 

Les Etats membres pourront – et devront – écarter les dispositions du droit de l’Union lorsque ces
dispositions les empêchent de prendre des mesures de sanction à l’égard d’'Israël'.

 

Les Etats pourront – et devront – prendre des sanctions commerciales contre 'Israël' et refuser
d’appliquer l’Accord d’association avec 'Israël'.

 

La Cour d’appel sollicite – et c’est remarquable – de la CJUE qu’il soit fait application de la procédure accélérée «eu égard à la nature de l’affaire qui a trait aux mesures urgentes de prévention du crime de génocide et de violations graves des Conventions de Genève dans la bande de Gaza et compte tenu de la situation dramatique des Palestiniens se trouvant dans la bande de Gaza».

 

Nous nous réjouissons de cette nouvelle étape judiciaire qui renforce notre détermination à obliger
la Belgique et, partant, les autres États membres de l’Union européenne à remplir leurs obligations
de droit international et à faire enfin tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher et faire cesser
les crimes systématiques, flagrants et répétés d’'Israël'.

 

 

Communiqué ABP (Association Belgo-Palestinienne) -

06.07.26

Source: association-belgo-palestinienne.be

 

Gaza (150 x 100 mm)

15 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1012 !! La justice internationale commence chez soi - Interpellation officielle

 

 

Combien de citoyens belges ou belgo-israéliens impliqués dans des crimes de guerre la Belgique protège-t-elle par son silence?

 

Depuis des mois, la Belgique multiplie les déclarations sur le respect du droit international, la défense des droits humains et la lutte contre l’impunité. Pourtant, une question simple reste soigneusement évitée:

 

Que fait la Belgique lorsque certains de ses propres citoyens pourraient être impliqués dans des crimes de guerre commis dans les territoires palestiniens occupés?

 

Nous attendons toujours qu’un média d’enquête, une grande organisation de défense des droits humains ou — soyons audacieux — un parti politique belge pose enfin la question qui dérange:

 

- Combien de citoyens belges ou belgo-israéliens servent ou ont servi dans l’armée israélienne?


- Combien vivent dans des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée?


- Combien ont participé à des opérations militaires faisant l’objet d’enquêtes internationales pour de possibles crimes de guerre ou crimes contre l’humanité?

 

Cette demande n’est pas une attaque contre une communauté. Elle n’est pas une accusation collective. Elle est une exigence élémentaire: l’application universelle du droit.

 

Car si la Belgique affirme croire à la justice internationale, elle doit commencer par regarder ce qui se passe lorsque les personnes potentiellement concernées possèdent un passeport belge.

 

Depuis des années, la Belgique affirme qu’aucun criminel de guerre ne doit échapper à la justice. Pourtant, une question demeure: cette exigence vaut-elle réellement pour tout le monde?

 

Un citoyen belge qui participe à une guerre étrangère, qui rejoint une armée impliquée dans des violations graves du droit international ou qui participe à un projet de colonisation reconnu comme illégal par une grande partie de la communauté internationale doit-il être considéré différemment parce qu’il possède une double nationalité?

 

La réponse devrait être évidente: Non !

 

Une appartenance nationale, religieuse ou culturelle ne peut jamais effacer une responsabilité individuelle.

 

Des enquêtes journalistiques ont montré que des citoyens européens, notamment français, ont rejoint les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée malgré leur illégalité au regard du droit international.

 

https://www.youtube.com/watch?v=RgncU5SEZ2c

 

Ces enquêtes ont démontré l’existence de réseaux d’incitation, d’accompagnement et d’installation de citoyens européens dans des colonies construites sur des terres palestiniennes occupées.

 

Alors une question évidente se pose: combien de Belges participent à cette entreprise de colonisation?

 

Pourquoi n’existe-t-il aucune transparence publique sur ce sujet? Pourquoi les médias belges enquêtent-ils si peu sur les ressortissants belges présents dans ces territoires? Pourquoi aucun responsable politique belge ne demande un état des lieux clair?

 

Voilà la contradiction fondamentale.

 

La Belgique condamne certaines occupations.
Elle condamne certains crimes de guerre.
Elle réclame parfois des sanctions contre certains États.

 

Mais lorsqu’il s’agit d’examiner les responsabilités possibles de citoyens belges liés à 'Israël', le silence devient assourdissant.

 

Ce silence pose une question politique majeure: le droit international est-il réellement universel ou dépend-il de l’identité de ceux qui pourraient le violer?

 

Car un principe juridique qui ne s’applique qu’aux faibles n’est plus un principe juridique. C’est un instrument politique.

 
 

Nous demandons des réponses, pas des excuses

 

La Belgique doit immédiatement répondre à plusieurs questions:

 

  • Combien de Belgo-Israéliens sont actuellement membres de l’armée israélienne?
  • Combien résident dans des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé?
  • Les autorités belges disposent-elles d’informations concernant une éventuelle participation de ressortissants belges à des opérations militaires faisant l’objet d’enquêtes internationales?
  • Des enquêtes judiciaires ont-elles été ouvertes lorsque des indices existent?
  • Le parquet fédéral belge applique-t-il réellement la compétence universelle pour les crimes internationaux?

 

Ces questions ne sont pas extrêmes. Ce qui est extrême, c’est de demander justice pour certains crimes et de détourner le regard lorsque les suspects pourraient être nos propres citoyens.

 
 

La justice internationale commence chez soi

 

La Belgique ne peut pas prétendre défendre les droits humains dans les discours internationaux tout en refusant d’examiner les responsabilités possibles de ses propres ressortissants.

 

La question n’est donc pas: «Êtes-vous pour ou contre 'Israël'?»

 

La question est beaucoup plus simple: êtes-vous pour ou contre l’idée qu’un citoyen belge puisse répondre devant la justice s’il existe des preuves de sa participation à des crimes de guerre?

 

Une démocratie sérieuse ne protège pas les individus soupçonnés de crimes internationaux.

 

Elle enquête.

Elle juge.

Elle applique le droit.

 

Le moment est venu pour que la Belgique sorte du silence.

 

[courriel envoyé à: Info & contact cabinet - kabinet Prévot,bernard.quintin@quintin.belgium.be,  info@matz.fed.be, hallo@vincent.fed.be, info@bihet.belgium.beContact Kabinet Premierinfo@beenders.fed.be, info@clarinval.belgium.be, info@migratiemi.beinfo@verlinden.belgium.beinfo@simonet.belgium.be, kabinet.francken@mil.beVandenbroucke Fed Infoinfo@crucke.fed.be, info@kcfin.be]

 

 

Nordine Saïdi -
10.07.26
14 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1011 !! Calcul politico-stratégique (très) risqué de la part du Hamas

 

 

Le Hamas se retire du pouvoir sans désarmer

 

 

Le Hamas dissout ses instances dirigeantes et accepte de céder la gestion civile de Gaza au NCAG. Le mouvement conserve toutefois son appareil sécuritaire et refuse toujours un désarmement direct. Les divergences entre 'Israël' et le Hamas sur la question des armes continuent de bloquer toute avancée politique durable.

 

Le Hamas a annoncé ce 6 juillet la dissolution de ses instances dirigeantes dans la bande de Gaza, une décision qui pourrait marquer la fin de près de 20 ans d'administration directe de l'enclave palestinienne. Le mouvement affirme vouloir faciliter le transfert de la gestion civile au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), une structure technocratique créée dans le cadre du 'Conseil de la paix' mis en place par Donald Trump après le 'cessez-le-feu' conclu en octobre 2025 entre le Hamas et 'Israël'.

 

Ce geste vise à débloquer le processus de reconstruction de Gaza, alors que plus de 73.000 Palestiniens (recensés) ont été tués depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé de Gaza. En renonçant à administrer le territoire, le Hamas entend démontrer qu'il ne constitue plus un obstacle à la reconstruction et priver 'Israël' de l'argument selon lequel sa présence empêcherait toute avancée politique ou humanitaire.

 

Le mouvement espère également faciliter ainsi l'installation du NCAG, toujours bloqué au Caire en raison du refus israélien de lui permettre d'entrer dans l'enclave.

 

 

Refus catégorique d''Israël' 

 

Toutefois, cette concession reste largement symbolique. Le Hamas abandonne la gestion administrative, mais conserve son contrôle sécuritaire et refuse toujours de désarmer. Son objectif est également de préserver son influence dans les futures institutions palestiniennes en obtenant l'intégration de ses fonctionnaires et de ses forces de police dans le futur appareil administratif et sécuritaire. Il cherche ainsi à rester un acteur incontournable de l'après-guerre tout en évitant toute image de capitulation.

 

La question des armes demeure le principal point de blocage. Le 'Conseil de la paix' défend le principe d'“une seule autorité, une seule loi et une seule armée”, exigeant que l'ensemble de l'arsenal soit placé sous le contrôle du NCAG.

 

De son côté, le Hamas accepte seulement l'idée de “déposer” les armes dans le cadre d'un consensus palestinien, sans les remettre directement à 'Israël' ou à une force internationale. Cette nuance sémantique vise à préserver sa légitimité politique et militaire.

 

Malgré cette évolution, les perspectives restent limitées. 'Israël' continue de conditionner toute avancée au désarmement complet du Hamas, maintient ses restrictions sur l'aide humanitaire et refuse pour l'heure tout retrait militaire significatif. Dépendant de sa coalition d'extrême-droite à l'approche des élections législatives d'octobre, Netanyahou apparaît peu enclin à faire des concessions susceptibles de relancer un véritable processus politique.

 

 

Rédaction Russia Today -

07.07.26

Source: substack.com

13 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1010 !! Gaza, un territoire d’enfermement & de mort: Monsieur le Ministre, l’Histoire vous regarde

 

 

 

À l’attention de Monsieur Maxime Prévot
Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères

 

Monsieur le Ministre,

 

Depuis des mois, les rapports des organisations humanitaires, les enquêtes journalistiques internationales et les alertes répétées des agences des Nations unies décrivent une réalité qui dépasse largement une simple crise humanitaire ou une opération militaire.

 

Ils décrivent Gaza comme un territoire enfermé, où une population civile entière est concentrée sur un espace réduit, déplacée de force, privée d’un accès normal à l’eau, à la nourriture, aux soins, à l’éducation et aux conditions minimales d’une existence humaine digne.

 

Gaza est devenue, aux yeux de nombreux observateurs, le symbole d’un enfermement humain majeur du XXIᵉ siècle : une population de plus de deux millions de personnes prise au piège dans un territoire où les déplacements, les ressources essentielles et les conditions de survie sont profondément contrôlés. Chaque jour supplémentaire de génocide transforme davantage un lieu de vie en espace de survie.

 

Comment ne pas interroger la réalité d’une population concentrée dans un espace toujours plus réduit, soumise à des déplacements successifs, à la destruction massive des infrastructures civiles et à la privation des besoins fondamentaux ? Comment ne pas voir les mécanismes d’une politique de déshumanisation lorsque tout un peuple est progressivement réduit à une question humanitaire plutôt qu’à une réalité humaine et politique?

 

Monsieur le Ministre, Gaza ne peut pas devenir le lieu où notre conscience collective accepte l’inacceptable.

 

Lorsque des enfants, des familles, des personnes âgées, des malades, des médecins et des journalistes vivent enfermés dans un territoire où les moyens élémentaires de survivre disparaissent, la communauté internationale ne peut pas se contenter de compter les victimes et de publier des déclarations de préoccupation.

 

La question qui se pose aujourd’hui est fondamentale : comment qualifier une situation où une population entière est maintenue dans un espace fermé, soumise aux bombardements, aux déplacements répétés, à la destruction de son environnement de vie et à une crise humanitaire permanente?

 

Le vocabulaire de l’Histoire revient parce que certaines réalités rappellent des mécanismes que l’humanité avait juré de ne plus jamais accepter : l’enfermement d’une population, sa réduction à une existence de survie, la négation progressive de son humanité et l’idée qu’un peuple puisse être traité comme un problème collectif.

 

Monsieur le Ministre, la mémoire européenne impose une responsabilité particulière. Après les tragédies du XXᵉ siècle, après les crimes de masse et les persécutions qui ont marqué l’histoire de notre continent, une promesse avait été formulée : plus jamais la déshumanisation d’un peuple.

 

Cette promesse ne peut pas être sélective.

 

La dignité humaine n’a pas de nationalité. Les vies palestiniennes ne valent pas moins que les autres vies. Le droit international ne peut pas dépendre de rapports de force politiques.

 

La mémoire n’a de sens que lorsqu’elle devient une exigence universelle de protection des êtres humains.

 

Monsieur le Ministre, votre responsabilité n’est pas seulement diplomatique. Elle est morale et historique.

 

Ne laissez pas la Belgique être associée à ceux qui auront regardé Gaza devenir un territoire d’enfermement, de destruction et de désespoir sans utiliser tous les moyens diplomatiques dont ils disposaient pour agir.

 

Après les crimes du XXᵉ siècle, après les crimes contre l’humanité commis par le régime nazi, après le génocide des Juifs d’Europe organisé par l’Allemagne nazie et ses collaborateurs avec l’objectif d’exterminer les juif d’Europe, après les persécutions, déportations et politiques d’anéantissement visant d’autres populations ( les Juifs, mais aussi les Roms et Sintis, les personnes handicapées victimes de l’Aktion T4, les prisonniers de guerre soviétiques, les opposants politiques, les résistants, les homosexuels, les Témoins de Jéhovah et d’autres groupes persécutés )  considérées comme indésirables, l’humanité avait tiré une leçon essentielle : aucun peuple ne doit être réduit à une menace collective, aucun être humain ne doit être privé de sa dignité.

 

Aujourd’hui, la dignité humaine ne peut pas être à géométrie variable.

 

Monsieur le Ministre, nous vous demandons de choisir le camp du droit, le camp de l’humanité, le camp de celles et ceux qui refusent que la souffrance du peuple palestinien soit devenue une simple statistique diplomatique.

 

Soyez du côté de celles et ceux qui refusent l’inacceptable.
Soyez du côté de la justice.
Soyez du côté de la Palestine qui demande simplement que son peuple puisse vivre librement et dignement.

 

Ne permettez pas que la Belgique soit associée aux puissances qui auront accompagné, toléré ou minimisé les crimes du XXIᵉ siècle.

 

L’Histoire ne demande pas aux responsables politiques d’être spectateurs. Elle leur demande d’agir.

 

Ne laissez pas les générations futures demander pourquoi les dirigeants européens avaient les informations, les témoignages et les moyens diplomatiques d’agir, mais n’ont pas eu la volonté politique de mettre fin à un génocide.

 

Le peuple palestinien de Gaza n’est pas une abstraction diplomatique. Ce sont des femmes, des hommes, des enfants, des personnes âgées, des familles entières, des soignants, des journalistes et des civils qui vivent sous les bombes, dans le déplacement forcé et dans une situation d’effondrement humain.

 

Monsieur le Ministre, il existe un moment où la prudence diplomatique devient une forme d’inaction face à l’inacceptable.

 

L’Histoire nous enseigne que les grandes tragédies ne commencent pas uniquement par les actes de ceux qui commettent les crimes, mais aussi par le silence, l’indifférence ou les calculs politiques de ceux qui auraient pu agir.

 

Aujourd’hui, vous pouvez agir.

 

Nous vous demandons :

  • d’exiger un cessez-le-feu immédiat et permanent;
  • de défendre un accès humanitaire total et sans restriction;
  • de soutenir les mécanismes internationaux d’enquête et de justice;
  • d’utiliser tous les moyens diplomatiques belges et européens pour protéger la population civile palestinienne;
  • de faire respecter le droit international humanitaire sans exception.

 

Monsieur le Ministre,

 

l’Histoire ne retiendra pas seulement ceux qui auront commis les crimes. Elle retiendra aussi ceux qui avaient le pouvoir d’agir et qui ont choisi l’attente.

 

Ne soyez pas du côté de ceux qui expliqueront demain qu’ils ne savaient pas.

 

Soyez du côté de la vie.
Soyez du côté du droit.
Soyez du côté de l’humanité.

 

Car une question restera posée aux responsables politiques de notre époque :

 

Que ferez-vous lorsque l’Histoire vous demandera ce que vous avez fait pendant que Gaza était transformée en un symbole mondial d’enfermement, de souffrance et de destruction humaine?

 

Monsieur le Ministre, il ne vous est pas demandé de choisir une communauté contre une autre. Il vous est demandé de choisir la vie contre la destruction, le droit contre l’impunité, l’humanité contre la déshumanisation.

 

Soyez du côté des victimes. Soyez du côté du droit. Soyez du côté de la justice.

 

Ne laissez pas votre nom être associé à ceux qui auront vu un peuple souffrir et qui auront préféré détourner les yeux.

 

Car au-delà des gouvernements et des mandats politiques, une question restera:

 

Qu’avez-vous fait lorsque Gaza était transformée en un lieu de mort et que vous aviez encore le pouvoir d’agir?

 

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre profonde détermination.

 

 

Nordine Saïdi -
09.07.26
 
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