FREE PALESTINE

7 février 2026

!!Génocide à Gaza: J 855!! L’aide médicale sous pression

 

 

Israël a ordonné la fin des activités de MSF à Gaza après le refus de l’ONG de livrer la liste de ses employés palestiniens

 

 

Médecins sans frontières dénonce une mesure mettant en danger son personnel et l’accès aux soins. Cette décision s’inscrit dans un durcissement général contre les organisations humanitaires opérant dans l’enclave.

 

Les autorités israéliennes ont annoncé, dimanche 1er février, la cessation prochaine des activités de Médecins sans frontières (MSF) dans la bande de Gaza, à la suite du refus de l'ONG de transmettre la liste détaillée de ses employés palestiniens.

 

Le ministère israélien de la diaspora, chargé de l'enregistrement des organisations humanitaires, a indiqué que MSF devra quitter le territoire d'ici au 28 février, évoquant le non-respect d'une obligation administrative présentée comme applicable à l'ensemble des ONG opérant dans la région.

 

 

 

L'autre guerre d'Israël contre les ONG

 

 

Selon le ministère, MSF serait revenu sur un engagement début janvier concernant la transmission de ces informations. Les autorités israéliennes affirment par ailleurs que deux employés de l'organisation entretiendraient des liens avec le Hamas et le Jihad islamique palestinien, des accusations fermement rejetées par MSF.

 

L'ONG souligne n'avoir reçu aucune garantie crédible quant à la sécurité de son personnel en cas de divulgation de ces données sensibles. Dans un communiqué, Médecins sans frontières dénonce une décision politique visant, selon elle, à entraver l'acheminement de l'aide humanitaire dans un territoire ravagé par deux années de guerre.

 

L'organisation affirme avoir accepté, à titre exceptionnel, de transmettre une liste partielle de ses employés en janvier, à condition d'obtenir des engagements clairs sur leur protection. «Aucun dialogue n'a permis d'aboutir à ces garanties», explique MSF, qui dit avoir été placé face à un «choix impossible» entre la sécurité de ses équipes et la poursuite de soins vitaux pour la population civile.

 

Cette décision s'inscrit dans un durcissement plus large de la politique israélienne à l'égard des acteurs humanitaires. Dès décembre 2025, 'Israël' avait averti que des dizaines d'organisations ne seraient plus autorisées à opérer à Gaza à compter du 1er mars. Une directive adoptée en mars 2025 impose désormais un contrôle renforcé des personnels palestiniens employés par les ONG internationales.

 

Parallèlement, 'Israël' mène une offensive administrative contre l'UNRWA, l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, accusée de collusion avec le Hamas, malgré les démentis de l'ONU.


Rédaction RT -

03.02.26

Source: rt.com

6 février 2026

!!Génocide à Gaza: J 854!! Comment Netanyahu sabote la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza

 

 

En sapant un nouvel organe technocratique palestinien, 'Israël' tente de faire passer Gaza pour une zone ingouvernable et de prouver la nécessité d'y maintenir son autorité militaire

 

 

Lorsque l’envoyé spécial américain Steve Witkoff a annoncé le lancement de la deuxième phase du plan de cessez-le-feu du président Donald Trump à Gaza à la mi-janvier, cela a marqué l’inauguration du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien composé de 15 membres chargé de fournir des services et de gérer la reconstruction dans l’enclave ravagée, sous la supervision du Conseil de paix et du Conseil exécutif de Gaza de Trump.

 

Quelques heures après l’annonce, les principales factions palestiniennes, y compris le Fatah et le Hamas, ont salué la création du NCAG. Bon nombre des membres du comité sont des personnalités connues et respectées qui ont rapidement obtenu le soutien de la population. Le président Ali Shaath a lui-même perdu son père lors du génocide perpétré par 'Israël' à Gaza et exige que ce dernier soit «tenu responsable», tout en critiquant ouvertement le plan «Gaza Riviera» de Trump. Le commissaire à la santé du comité, le Dr Aed Yaghi, est un militant de longue date de la société civile qui a dirigé la Société palestinienne de secours médical à Gaza. Ayed Abu Ramadan, commissaire au commerce et à l’industrie, était président de la Chambre de commerce de Gaza et s’est opposé avec véhémence à la politique israélienne de soutien aux gangs criminels dans la bande de Gaza.

 

La population de Gaza a également poussé un soupir de soulagement lorsque la première décision du comité a été de supprimer toutes les taxes et tous les frais imposés aux particuliers et aux entreprises par le gouvernement du Hamas (avant le 7 octobre et depuis le cessez-le-feu), et lorsque Shaath a promis la réouverture du passage de Rafah lors de sa première apparition télévisée au Forum économique mondial de Davos. Mais depuis sa création il y a deux semaines, 'Israël' n’a toujours pas autorisé le NCAG à entrer à Gaza, et encore moins à la reconstruire.

 

Même si Benjamin Netanyahu a accepté de rejoindre le Conseil de paix à l’invitation de Trump, le 1er ministre israélien a publiquement réprimandé le président et critiqué le Conseil exécutif de Gaza, le qualifiant de «contraire à la politique israélienne». Peu après, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré que «Gaza est à nous» et a qualifié le plan Trump de «mauvais pour 'Israël'». Smotrich a exigé que le plan soit abandonné au profit de la reprise d’une «offensive totale contre Gaza» et de la reconstruction de «colonies israéliennes permanentes» dans l’enclave.

 

Le journal israélien Maariv a même rapporté qu’'Israël' se préparait actuellement «à l’effondrement du plan Trump» et avait déjà pris des dispositions pour reprendre son offensive sur Gaza «sans restrictions», cherchant cette fois à occuper directement toute la bande de Gaza. La chaîne israélienne Channel 14 a en outre souligné que le chef d’état-major de l’armée avait approuvé des plans pour une attaque à grande échelle contre l’enclave, y compris l’invasion de zones dans lesquelles les forces israéliennes n’étaient pas entrées pendant deux ans de combats.

 

En d’autres termes, 'Israël' n’a pas caché son intention de maintenir Gaza dans une impasse indéfinie. Le gouvernement israélien prend des mesures proactives pour s’assurer que la deuxième phase du plan Trump ne se déroulera pas comme prévu – et restera tout au plus, comme l’a fait remarquer Netanyahu avec dédain, un spectacle «symbolique» – afin de convaincre les Américains que Gaza est ingouvernable et de prouver ainsi la nécessité d’un régime militaire israélien durable.

 

 

Une technocratie triée sur le volet

 

La formation du NCAG est attendue depuis longtemps. Il aurait pu être nommé pour remplacer le gouvernement du Hamas à Gaza il y a plus de deux ans: en décembre 2023, les dirigeants du Hamas ont unanimement accepté de confier les fonctions gouvernementales à un organe administratif technocratique provisoire, selon plusieurs dirigeants du groupe.

 

Plusieurs dirigeants palestiniens m’ont confié que les noms des membres potentiels du comité se trouvaient sur le bureau de Netanyahu depuis au moins août 2024. L’Égypte a facilité les discussions entre le Hamas, le Fatah et les autres factions palestiniennes afin de parvenir à un accord sur la composition du comité, établissant une liste de 41 noms qui a ensuite été réduite à 15. Selon les dirigeants palestiniens, Netanyahu n’a donné sa réponse qu’il y a deux semaines.

 

Même après que Trump ait intégré le comité administratif dans son plan en 20 points, 'Israël' a continué à tergiverser pendant plus de 100 jours jusqu’à ce que Witkoff fasse pression sur Netanyahu pour qu’il prenne une décision, espérant que la création du NCAG créerait une «dynamique» après qu’'Israël' ait conduit le cessez-le-feu au bord de l’effondrement en violant à plusieurs reprises la première phase et en retardant l’arrivée de la seconde.

 

L’agence de sécurité israélienne Shin Bet a opposé à plusieurs reprises son veto à la plupart des noms proposés pour le comité, notamment celui de l’avocat spécialisé dans les droits de l’homme Amjad Shawa, directeur du Réseau des organisations non gouvernementales palestiniennes à Gaza, qui devait présider le comité, ou celui de Maged Abu Ramadan, ancien maire de la ville de Gaza et actuel ministre de la Santé de l’Autorité palestinienne. 'Israël' a cherché à manipuler davantage la liste des noms afin de mettre le comité en conflit avec le Hamas et d’autres factions à Gaza.

 

Selon une source palestinienne bien informée et un haut responsable britannique, la moitié des membres du comité technocratique ont été triés sur le volet par les Émirats arabes unis et appartiennent à la faction autour de Mohammed Dahlan, ancien dirigeant du Fatah à Gaza opposé au président de l’Autorité palestinienne Mahmud Abbas avant d’être exilé aux Émirats arabes unis en 2011, où il est proche du président Mohamed bin Zayed.

 

'Israël' sait que le Hamas se méfie du rôle des Émirats arabes unis et pense que ceux-ci cherchent à causer la perte du groupe, notamment en raison de leur soutien présumé au gang criminel Abu Shabab, soutenu par 'Israël', et de leur investissement dans le camp de concentration dystopique «New Rafah». Pourtant, le Hamas a donné son accord à bon nombre de ces noms, car il ne veut pas être considéré comme un obstacle au progrès. Cependant, le rôle qui préoccupe le plus le Hamas est celui de commissaire à la sécurité du NCAG, qui serait chargé de la police et d’autres agences de sécurité et superviserait un désarmement des armes offensives du Hamas, à l’instar de ce qui s’est fait en Irlande du Nord.

 

Ce portefeuille devait être confié au général à la retraite Mohammed Tawfiq Heles. Cependant, son nom a été remplacé à la dernière minute par celui de l’officier de renseignement à la retraite Sami Nasman, malgré l’engagement d’'Israël' d’opposer un veto à toute affiliation à l’Autorité palestinienne au sein du comité. (Shaath a failli être bloqué pour cette raison, mais 'Israël' l’a jugé suffisamment proche de Dahlan pour contrebalancer son affiliation à l’Autorité palestinienne).

 

Le Hamas et d’autres factions à Gaza considèrent Nasman comme une figure «compromise» et l’accusent de «collaborer avec 'Israël'», selon deux sources proches du groupe. En 2016, un tribunal de Gaza a condamné Nasman à 15 ans de prison par contumace pour espionnage présumé et pour avoir recruté des cellules chargées d’incendier des véhicules et d’attaquer des infrastructures publiques afin de créer des troubles et de déstabiliser le gouvernement du Hamas. Une source bien informée m’a confié qu’après avoir pris sa retraite, Nasman s’était lui aussi rapproché du cercle de Dahlan et que les Émirats arabes unis avaient fait pression pour qu’il soit nommé au NCAG.

 

L’intégration de Nasman au sein du comité a suscité une grande frustration parmi les dirigeants et les membres du Hamas et du Jihad islamique palestinien, et le Hamas pourrait tenter de l’empêcher d’entrer à Gaza. C’est précisément l’objectif d’'Israël': s’assurer que les militants du Hamas n’accordent aucune confiance au NCAG et refusent de coopérer à un processus de démantèlement mené par leur ennemi juré, ce qu’'Israël' utiliserait alors comme prétexte pour reprendre ses attaques.

 

 

Retarder, attaquer, faire obstruction

 

Netanyahu a bien d’autres tours dans son sac pour empêcher le NCAG de faire son travail. Alors qu’il traversait de Ramallah à la Jordanie pour se rendre en Égypte pour la première réunion du comité le 15 janvier, Shaath a été retenu par 'Israël' pendant six heures au poste-frontière d’Allenby. De même, 'Israël' a empêché Husni Al-Mughni, le commissaire aux affaires tribales du NCAG (qui appartient également à l’entourage de Dahlan), de passer de Gaza en Égypte, probablement parce qu’il avait approuvé la répression menée par le Hamas contre les collaborateurs d’'Israël' dans la bande de Gaza.

 

Ce n’était qu’un prélude à de nouvelles restrictions imposées par 'Israël' au NCAG dans le but de l’empêcher de remplir son mandat et, à terme, de le faire s’effondrer. 'Israël' empêche actuellement le NCAG d’employer des fonctionnaires du Hamas ou de l’Autorité palestinienne, ce qui signifie que les 15 membres du comité se retrouveraient seuls, sans personnel sur le terrain pour gérer l’enclave. Même si 'Israël' revient sur sa décision, il insistera pour contrôler chaque fonctionnaire employé par le NCAG, donnant ainsi à Netanyahu plus de pouvoir pour limiter son travail.

 

Dès l’annonce de la création du comité, 'Israël' a également lâché ses gangs criminels à Gaza pour l’attaquer publiquement et promettre de le boycotter et de le discréditer. 'Israël' a récemment utilisé ces gangs pour mener des opérations d’assassinat et de sabotage dans les zones de Gaza contrôlées par le Hamas, tout en conservant une dénégation plausible, ce qui augure mal de la sécurité des membres du NCAG.

 

En effet, les membres de la commission qui traversent Gaza seraient d’abord contraints de passer par la zone occupée par la milice Abu Shabab, juste à côté du poste-frontière de Rafah. Le gang a installé plusieurs points de contrôle dans cette zone, arrêtant régulièrement les délégations internationales et les convois d’aide humanitaire. Et bien que l’accord Trump stipule explicitement qu’'Israël' rouvrirait le passage frontalier de Rafah entre Gaza et l’Égypte afin de permettre la circulation des personnes à l’intérieur et à l’extérieur de l’enclave, 'Israël' a maintenu le passage fermé pendant plus de 100 jours après son annonce — et continue de le faire depuis deux semaines, depuis la formation du NCAG.

 

Le prétexte invoqué par 'Israël' était que le Hamas n’avait pas restitué le corps de Ran Gvili, le dernier prisonnier israélien encore détenu à Gaza. Cependant, le journal israélien 'Israel' Hayom a révélé lundi que l’armée connaissait l’emplacement approximatif du corps de Gvili depuis plus d’un mois, mais que Netanyahu avait refusé d’autoriser une mission pour récupérer sa dépouille jusqu’à la dernière minute, lorsque Trump a fait pression pour l’ouverture du passage.

 

Malgré cette pression, 'Israël' a imposé de nombreuses restrictions visant à faire de l’ouverture de Rafah un geste purement symbolique. Par exemple, le gouvernement prévoit de n’autoriser que 50 Palestiniens à entrer dans Gaza depuis l’Égypte chaque jour; étant donné qu’il y a environ 150.000 Gazaouis rien qu’en Égypte, cela signifierait qu’il faudrait près d’une décennie pour que tous puissent rentrer chez eux.

 

'Israël' insiste également pour que trois fois plus de personnes soient autorisées à quitter Gaza chaque jour que celles qui y reviennent, tout en cherchant à empêcher toute personne née en dehors de la bande de Gaza au cours des deux dernières années d’y entrer, ainsi que celles nées à l’étranger qui n’étaient pas à Gaza lorsque la guerre a éclaté, même si elles possèdent une carte d’identité palestinienne, ce qui signifie que la plupart des familles avec de jeunes enfants seraient de facto bannies de leur patrie.

 

Le gouvernement israélien conservera également le contrôle total sur les personnes autorisées à entrer ou à sortir de Gaza, car tous les noms seront envoyés au Shin Bet et au COGAT, l’unité de coordination civile de l’armée, pour être approuvés à l’avance. Les passeports seront également scannés et envoyés aux autorités israéliennes avant d’être tamponnés par le personnel local au poste-frontière.

 

Toute personne entrant à Gaza devra également passer par un poste de contrôle israélien pour être inspectée manuellement par des soldats, une mesure destinée à dissuader les gens de revenir, car 'Israël' a montré sa volonté d’enlever et d’emprisonner des Palestiniens sans procédure régulière ni assistance juridique. Prises ensemble, ces politiques suggèrent que l’ambition de longue date d’'Israël' de nettoyer Gaza de ses habitants palestiniens n’a pas faibli.

 

 

Jared Kushner & Aryeh Lightstone

Des propositions délibérément irréalisables

 

Selon un haut responsable arabe et deux diplomates européens, les Israéliens ont pour approche de contourner toute demande de progrès à Gaza en jouant à ce qu’ils décrivent comme un jeu de «tape-taupe» ou en adoptant une position du type «Excellent, mais...».

 

La première fait référence à la stratégie d’'Israël' consistant à faire traîner les discussions avec les médiateurs ou au Centre de coordination civilo-militaire (CMCC) de Trump en 'Israël' avec des arguments creux et de la propagande pour justifier le maintien des restrictions. Il faut ensuite plusieurs jours aux membres du CMCC – l’organisme chargé de mettre en œuvre le plan Trump – pour formuler une réponse qui réfute ou apporte une solution technique aux objections israéliennes, après quoi les Israéliens leur en opposent de nouvelles.

 

Par exemple, 'Israël' restreint actuellement l’entrée de maisons préfabriquées temporaires à Gaza et limite même l’entrée de tentes sous prétexte que le Hamas peut extraire la petite quantité d’aluminium ou d’acier utilisée pour les monter et la recycler en armes et en missiles. L’absurdité de cette affirmation est immédiatement mise en évidence par le fait qu’'Israël' autorise l’entrée de grandes quantités de conserves alimentaires à Gaza, ainsi que par les propres services de renseignement israéliens, qui indiquent que le Hamas ne se réarme pas et n’a même pas «la capacité de produire des roquettes et des RPG».

 

La deuxième stratégie israélienne, «Excellent, mais...», fait référence à l’approche d’'Israël' qui consiste à contourner toute demande de progrès par des idées délibérément irréalisables. Par exemple, lorsque les diplomates européens ont évoqué la nécessité de relancer le secteur bancaire à Gaza, les Israéliens ont répondu: «Excellent, mais nous allons créer une nouvelle banque à Gaza avec un système de portefeuille numérique crypté», une proposition compromise par l’absence d’Internet et d’électricité stables dans la bande de Gaza, sans parler des autres vulnérabilités de la cryptomonnaie.

 

De même, une diplomate arabe de haut rang m’a confié que lorsqu’elle a insisté sur l’unification à long terme de la Cisjordanie et de Gaza sous un seul gouvernement, la réponse a été: «Excellent, mais sous le comité administratif technocratique», un organisme dont la seule véritable autorité est de fournir des services humanitaires. Les Israéliens et les Américains lui ont expliqué que Gaza pourrait servir de pilote: si le comité y réussissait, il pourrait potentiellement remplacer l’Autorité palestinienne en Cisjordanie.

 

La diplomate a ajouté que lorsqu’elle a soulevé la nécessité pour 'Israël' de libérer les milliards de shekels de recettes fiscales retenues à l’Autorité palestinienne, la réponse a été: «Excellent, mais nous les libérerons au Conseil de paix et au NCAG, car Gaza fait également partie du territoire palestinien.»

 

Aryeh Lightstone, homme d’affaires américain et rabbin de droite qui sert de lien entre le CMCC, Jared Kushner et Witkoff, soutient cette approche israélienne. Lightstone, qui était conseiller principal de l’ancien ambassadeur américain en 'Israël', David Friedman, est si proche de Netanyahu que ce dernier lui a demandé de diriger sa campagne électorale de 2022. Il aurait été impliqué dans la création de la tristement célèbre Gaza Humanitarian Foundation, responsable du massacre de centaines de Gazaouis affamés sur les sites de distribution d’aide humanitaire.

 

Deux experts israéliens qui ont rencontré Lightstone l’ont décrit comme «plus idéologique et plus à droite que Netanyahu», expliquant qu’il étouffe toutes les plaintes déposées par le CMCC à Washington. Lightstone a récemment été nommé conseiller spécial du Conseil de paix de Trump, ce qui lui confère encore plus de pouvoir sur Gaza et donne à Israël une marge de manœuvre encore plus grande.

 

 

Cimenter l’occupation perpétuelle

 

Le plus grand obstacle auquel est confronté le NCAG est peut-être le fait que l’armée israélienne occupe toujours environ 60% de Gaza et ne prévoit pas de se retirer de sitôt. En attendant, elle renforce sa présence avec de multiples avant-postes dans la région, tout en cultivant davantage de collaborateurs et de gangs pour faire son travail de l’autre côté de la soi-disant «ligne jaune».

 

'Israël' a conditionné tout retrait à la création et au déploiement de la Force internationale de stabilisation (ISF), mais Netanyahu a cherché à empêcher cela par tous les moyens. Il a notamment opposé son veto à la participation de la Turquie et du Qatar à l’ISF et insisté pour que cette force agisse en tant que sous-traitant de l’armée et de l’occupation israéliennes, en contrôlant les Palestiniens, en confisquant les armes du Hamas et en détruisant les tunnels. 'Israël' a même poussé l’Azerbaïdjan à se retirer de l’ISF afin de s’assurer que celle-ci reste inactive dès sa création, selon un haut responsable arabe.

 

Sans un retrait israélien, le NCAG se verrait soit interdire l’accès à plus de 60% de Gaza, soit contraint d’opérer dans cette zone sous contrôle israélien, ce qui conduirait ses membres à être considérés par le public comme des collaborateurs.

 

'Israël' fait également pression pour la création d’un camp de concentration à Rafah, où seules les personnes contrôlées par les agences de sécurité israéliennes seraient autorisées à s’installer. Si le NCAG devait opérer dans cette zone, cela éroderait considérablement sa légitimité, sans compter son incapacité à fournir des abris et des services adéquats ailleurs.

 

'Israël' insiste en outre pour qu’aucune reconstruction ne soit autorisée à Gaza tant que le désarmement complet du Hamas n’aura pas été achevé, un processus délicat qui risque de prendre des années. Et au lieu de se concentrer dans un premier temps sur les armes offensives du Hamas (telles que les roquettes), Netanyahu insiste pour collecter 60.000 fusils, dont certains sont entre les mains de familles puissantes, de clans ou de particuliers.

 

Par un sabotage délibéré, le déchaînement de mandataires criminels et un ensemble de conditions impossibles à remplir, Netanyahu s’assure que le plan Trump soit mort-né, créant ainsi le chaos même dont il prétend avoir besoin pour justifier un contrôle militaire israélien indéfini. Il ne s’agit pas simplement d’un désaccord politique, mais d’une stratégie délibérée visant à cimenter une occupation perpétuelle.

 

 

Muhammad Shehada -

01.02.26

Source: legrandsoir.info 

5 février 2026

!!Génocide à Gaza: J 853!! Après une fermetrue de plus de 2 ans, le passage de Rafah vers l'Egypte... entrouvert

 

 

Le passage de Rafah rouvre... pour un trafic (très) limité

 

 

Seuls 5 des 450 patients palestiniens dans un état critique ont été autorisés à quitter la bande de Gaza lundi, après qu''Israël' ait rouvert le point de passage de Rafah entre Gaza et l'Egypte pour un trafic limité après plus de deux années de génocide et près de 20 mois de fermeture.

 

Dr. Mohammed Abu Salmiya, directeur de l'hôpital Al-Shifa, dans le nord de la ville de Gaza, a déclaré lundi qu'il y avait 450 patients dans un état critique ayant besoin d'un traitement immédiat à l'extérieur de la bande de Gaza. "Nous avons été informés qu'aujourd'hui, seuls 5 patients seront autorisés à sortir avec deux compagnons par le point de passage de Rafah", a déclaré Abu Salmiya à Al Jazeera. "Nous voulons des mécanismes clairs pour la sortie des patients et des blessés de Gaza pour le traitement."

 

Les autorités sanitaires ont déclaré qu'au moins 1.268 personnes sont mortes à Gaza alors qu'elles attendaient un transfert médical après la fermeture du point de passage par 'Israël'. Le ministère palestinien de la Santé a averti qu'il y a des cas médicaux critiques nécessitant d'urgence une évacuation immédiate par le passage de Rafah, car leur vie est sérieusement menacée.

 

Abu Salmiya a déclaré qu'il y avait 20.000 patients sur le territoire, dont 4.500 enfants, qui ont un besoin urgent de traitement. Le ministère a déclaré qu'environ 6.000 personnes blessées ont besoin d'un transfert urgent pour recevoir un traitement médical. Il a ajouté que le système d'évacuation actuel est extrêmement lent et pourrait prendre des années pour effacer l'arriéré de patients et de blessés.

 

Selon le ministère, l'évacuation d'au moins 500 patients par jour est nécessaire pour soulager leurs souffrances.

 

Les autorités sanitaires ont averti que le nombre de décès parmi ceux qui attendent un transfert médical augmentera bientôt à moins que davantage de Palestiniens ne soient autorisés à sortir immédiatement. "Nous perdons encore des vies chaque jour. N'autoriser que 50 patients hors de Gaza chaque jour n'est pas approprié. Cette dynamique est désastreuse et nous allons perdre plus de vies", a déclaré Abu Salmiya.

 

La raison pour laquelle les évacuations massives sont nécessaires est que l’armée israélienne a «entièrement détruit» le système de santé de Gaza, a déclaré Abu Salmiya. "Les hôpitaux travaillent au minimum de fournitures médicales et de personnel. 'Israël' continue de nier l’entrée de fournitures, d’ambulances et de médecins volontaires. Nous ne pouvons pas traiter les patients ici et empêcher leur sortie est un arrêt de mort émis contre eux. C’est un meurtre prémédité conçu par les forces d’occupation israéliennes."

 

Pour les Palestiniens de Gaza, le point de passage de Rafah était depuis longtemps le seul lien avec le monde extérieur.

 

Les forces israéliennes ont occupé le côté palestinien du point de passage en mai 2024, détruisant ses bâtiments, empêchant les déplacements et provoquant une grave crise humanitaire, en particulier pour les patients. Ils ont déployé des soldats dans une zone tampon militaire à travers le corridor de Philadelphie, où ils restent aujourd'hui.

 

La première phase du plan de 20 points de cessez-le-feu de Trump à Gaza, entré en vigueur en octobre pour mettre fin à la guerre génocidaire d’'Israël' contre Gaza, avait appelé 'Israël' à laisser entrer l’aide humanitaire sur le territoire et à ouvrir «le point de passage de Rafah dans les deux sens».

 

Cependant, 'Israël' a violé l’accord et a continué à le conclure avec le meurtre de centaines de civils et le blocage de l’aide dont elle a tant besoin. 'Israël' continue également d’occuper plus de 50% de Gaza.

 

Il a été rapporté qu’'Israël' envisage de restreindre le nombre de Palestiniens entrant dans la bande de Gaza par le poste-frontière de Rafah, en veillant à ce que plus de personnes soient autorisées à sortir qu’à y entrer. Les responsables israéliens ont appelé à plusieurs reprises au déplacement forcé de Palestiniens de Gaza, à l’occupation de l’enclave et à la construction de colonies illégales. Les Palestiniens craignent que de tels plans pour le point de passage de Rafah au milieu du contrôle israélien ne soient destinés à les expulser définitivement, ou que ceux qui partent même temporairement puissent être empêchés de revenir.

 

Lundi, le poste-frontière de Rafah a rouvert aux Palestiniens. "A partir de ce moment, et suite à l'arrivée des équipes d'EUBAM au nom de l'Union européenne, le point de passage de Rafah s'est maintenant ouvert aux déplacements des résidents, tant pour l'entrée que pour la sortie", a déclaré un responsable israélien, faisant référence à une mission européenne d'assistance aux frontières.

 

Les médias liés à l’État égyptien ont rapporté que 50 personnes devaient traverser dans chaque direction dans les premiers jours de la réouverture.

Al Qahera News, qui est lié au service de renseignement d'État égyptien, a rapporté citant une source anonyme que "cinquante personnes quitteront l'Egypte pour Gaza et cinquante personnes viendront de Gaza, dans les premiers jours de l'opération".

 

La chaîne de télévision publique israélienne Kan a rapporté que le passage serait ouvert pendant environ six heures par jour.

 

Selon les rapports, les 50 Palestiniens qui doivent rentrer d’Égypte à Gaza sont toujours du côté égyptien du point de passage. Cela fait maintenant plusieurs heures et ils n’ont pas pu pénétrer même dans la zone située entre le côté égyptien et le corridor de Philadelphie.

 

En outre, l’armée israélienne a mis en place un point de contrôle militaire pour les Palestiniens entrant à Gaza depuis l’Égypte et l’a appelé le corridor «Regavim». Le poste de contrôle est sous le contrôle des services de sécurité israéliens et est situé dans une zone sous contrôle militaire en-dehors du point de passage de Rafah entre Gaza et l'Égypte.

 

Le porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que les soldats vérifieront l’identité de ceux qui arrivent contre des listes approuvées par les agences de renseignement israéliennes et mèneront une recherche approfondie de leurs biens.

 

Cependant, contrairement à l’entrée des Palestiniens à Gaza, 'Israël' ne supervisera que la sortie des Palestiniens de Gaza vers l’Égypte à distance, depuis une salle de contrôle à l’aide d’un logiciel de reconnaissance faciale.

 

 

Rédaction Quds News Network -

02.02.26

Source: qudsnen.co

4 février 2026

!!Génocide à Gaza: J 852!! N’oubliez pas Gaza !!

 

 

De nouvelles données horribles soulignent l’échelle de cette abomination

 

 

Imaginez qu’en Grande-Bretagne, un pays qui a une population d’environ 69 millions de personnes, une famille étendue ait été violemment tuée: les grands-pères, les grands-mères, les pères, les mères, les oncles, les tantes, les adolescents, les enfants et les nouveaux-nés.

 

Si cette famille étendue était tuée en Grande-Bretagne, ce serait considéré comme l’un des grands crimes de l’ère post-guerre. Cela s’étalerait sur la une de chaque journal; cela ouvrirait chaque bulletin d’informations. Des politiciens prononceraient des discours pleins de chagrin. Les réseaux sociaux déborderaient de citoyens ordinaires partageant leur colère et leur horreur. Et cela arriverait dans les livres d’histoire, comme un crime dont des générations se souviendraient avec consternation.

 

Gaza avait une population d’environ 2, 2 millions d’habitants avant le génocide. Selon une étude récente, 'Israël' a effacé plus de 2.700 familles palestiniennes de Gaza. La plus jeune victime était un bébé d’un jour. La plus âgée, un homme de 101 ans. Chaque famille — leurs souvenirs propres, leurs histoires, leurs traditions, leurs secrets, leurs hauts et leurs bas, leurs célébrations, leurs tragédies.

 

Tout a disparu, effacé de la terre. Tous ces précieux moments partagés — le premier mot d’un. enfant, les célébrations familiales, les journées à la plage — tout a disparu, les familles effacées du registre civil de Gaza, sans personne pour se souvenir de leurs mémoires partagées, comme si elles n’avaient jamais existé.

 

Si, n’importe où ailleurs, et particulièrement sur un territoire contenant seulement un peu plus de 2 millions de personnes, 2.700 familles étendues avaient été violemment exterminées en l’espace de 2 ans, il n’y aurait aucun débat, aucune discussion, aucune controverse pour se demander si cela constituait un génocide. Il serait même considéré scandaleux de le nier.

 

En plus des 2.700 familles dont tous les membres ont été effacés, il y a 6.000 familles supplémentaires dont il reste seulement un seul survivant. Imaginez ce que c’est que d’être cet unique survivant, le seul restant de votre lignée. Certains sont peut-être jeunes, capables d’avoir d’autres familles, de garder leur lignée vivante. D’autres seront plus vieux, sachant que quand ils seront partis, personne ne restera. Le dernier de leur clan, marchant sur la terre sachant que quand il ou elle meurt — peut-être bombardé ou abattu d’une balle ou mort d’une maladie qui aurait pu être guérie — sa lignée aussi sera effacée du registre civil de Gaza.

 

Le génocide par ’'Israël' n’a pas cessé. Selon les chiffres, au moins 477 Palestiniens ont été tués depuis que le prétendu «cessez-le-feu» a commencé en octobre, et 1.300 personnes de plus ont été blessées. Imaginez qu’un seul civil israélien ait été tué par le Hamas pendant cette période. Ce civil unique ferait la une de nos bulletins d’informations, s’étalerait sur celle de nos journaux, et il y a aurait des condamnations fougueuses de nos politiciens et de nos commentateurs, cela serait présente comme une preuve du mal unique qu’est le Hamas. Le cessez-le-feu serait déclaré terminé et 'Israël' l’utiliserait comme une excuse pour plus de violence encore, même si, comme nous pouvons voir, ils n’ont guère besoin d’un prétexte.

 

Mercredi par exemple, l’armée israélienne a tué au moins 11 Palestiniens de Gaza, dont deux garçons de 13 ans, trois journalistes et une femme. L’un des garçons a été tué aux côtés de son père et d’un autre homme de 22 ans. L’autre garçon, nommé Mo’tasem Al-Sharafi, a été tué alors qu’il ramassait du bois. Il y a des images de son père sanglotant sur son corps.

 

Et une fois encore, imaginez seulement qu’un civil israélien de 13 ans ait été tué par un militant palestinien. Imaginez l’indignation, le tollé, la couverture médiatique, les dénonciations. Mais j’imagine que pour la plupart d’entre vous, c’est la première fois que vous entendez parler de ce garçon palestinien et ce sera probablement la dernière.

 

Selon l’UNICEF, 'Israël' a attaqué Gaza 92 jours pendant les 108 jours du «cessez-le-feu» entré en vigueur le 10 octobre. Des centaines de personnes tuées, dont plus d’une centaine sont des enfants palestiniens. C’est trois fois le nombre total des enfants israéliens tués le 7 octobre. Et pourtant il y a eu plus d’indignation sur la décapitation fictionnelle, non-existante, inventée, de bébés israéliens qu’il y en a sur un seul enfant palestiniens — ou sur des dizaines de milliers d’enfants palestiniens.

 

Alors que le massacre continue, il est évident que l’ambition des États-Unis et d’'Israël' est qu’aucun Palestinien ne reste à Gaza — et que celle de Donald Trump est d’y construire un lieu de villégiature pour oligarques, bronzant au-dessus des squelettes des enfants palestiniens.

 

Pour celles et ceux d’entre nous vivant dans les pays qui ont facilité cette abomination historique, nous avons la responsabilité d’élever la voix.

 

 

Owen Jones -

31.01.26

Source: aurdip.org

3 février 2026

!!Génocide à Gaza: J 851!! Le «Conseil de la paix» de Trump vise à porter le coup de grâce à Gaza

 

 

 

Le président américain Donald Trump a déclaré que le «cessez-le-feu» de trois mois à Gaza constituait un grand succès et souhaite désormais passer à la deuxième phase de son prétendu «plan de paix». À quoi ressemble ce succès? Depuis octobre, les soldats israéliens ont tué plus de 460 Palestiniens, dont au moins 100 enfants. Et 'Israël' a rasé 2.500 bâtiments supplémentaires, les derniers parmi ceux qui tenaient encore debout.

 

Tandis que se poursuit la catastrophe humanitaire provoquée par 'Israël' à travers le blocus de la nourriture, de l’eau, des médicaments et des abris, au moins huit nourrissons ont été recensés morts de froid avec la chute des températures hivernales.

 

Pour marquer le passage à cette nouvelle phase, Trump a annoncé la création d’un «Conseil de la paix» chargé de déterminer l’avenir de l’enclave. Le mot «paix» est ici employé exactement dans le même sens orwellien que celui de «cessez-le-feu». Il ne s’agit pas de mettre fin aux souffrances de Gaza, mais d’imposer un contrôle narratif à la Big Brother, en vendant comme «paix» l’éradication finale de toute vie palestinienne dans l’enclave. Le récit officiel veut qu’une fois le Hamas désarmé, le Conseil se charge de la reconstruction de Gaza.

 

L’hypothèse implicite est que la vie reprendra progressivement son cours pour les survivants du génocide perpétré par 'Israël' depuis deux ans, bien qu’aucun dirigeant occidental ne reconnaisse qu’il s’agit d’un génocide, ni ne cherche à savoir combien de Palestiniens ont réellement été tués. Mais, comme nous allons le voir, la paix n’est certainement pas l’objectif poursuivi par ce Conseil. Il s’agit d’un exercice cynique de poudre aux yeux et de manipulation.

 

Le terme même de «Conseil» [en anglais, Board signifie «Conseil d’administration»] ne renvoie pas seulement à la préférence de Trump pour le langage des affaires plutôt que celui de la politique. Il évoque également les opportunités commerciales qu’il entend tirer de la «transformation» de Gaza. Son projet consiste à priver les Nations unies, et donc la communauté internationale, de toute autorité sur le sort de Gaza. Nous sommes revenus à l’époque des vice-rois. Le colonialisme est de retour, au grand jour.

 

 

Des rats de laboratoire

 

Le «Conseil de la paix» de Trump nourrit des ambitions bien plus vastes que la simple gestion de la prise de contrôle de Gaza. En réalité, l’enclave et son avenir ne sont même pas mentionnés dans la soi-disant «Charte» du conseil transmise aux capitales nationales.

 

Dans une invitation divulguée adressée au président argentin, Trump qualifie le Conseil de «nouvelle approche audacieuse pour résoudre les conflits mondiaux». La charte indique qu’il sera «orienté vers les résultats» et qu’il aura «le courage de s’écarter d’approches et d’institutions qui ont trop souvent échoué».

 

Depuis longtemps déjà, certains d’entre nous avertissent qu’'Israël' et les États-Unis considèrent les Palestiniens comme des rats de laboratoire, à la fois pour tester des armes et des technologies de surveillance, et pour remodeler les normes établies après la Seconde Guerre mondiale dans le but d’empêcher le retour des idéologies fascistes, militaristes et expansionnistes.

 

L’architecture juridique et humanitaire mise en place à l’issue de la guerre comprenait l’ONU et ses institutions, notamment la Cour internationale de justice (CIJ) et la Cour pénale internationale (CPI). 'Israël' et les États-Unis ont mis ce système à l’épreuve jusqu’à la destruction dès le début du génocide de deux ans à Gaza, lorsque Israël a bombardé sans relâche les habitations, écoles, hôpitaux, bâtiments administratifs et boulangeries de l’enclave.

 

Le second mandat de Trump a accéléré ce processus.

 

 

«La guerre, c’est la paix»

 

Ce mois-ci encore, la Maison-Blanche a annoncé le retrait des États-Unis de 66 organisations et traités internationaux, dont près de la moitié sont affiliés à l’ONU. Dans le même temps, les juges et procureurs de la CPI ont été frappés de sanctions américaines draconiennes pour avoir délivré un mandat d’arrêt contre le 1er ministre israélien B. Netanyahu et son ancien ministre de la Défense, Y. Gallant. La CIJ, qui enquête sur 'Israël' pour génocide, semble avoir été réduite au silence.

 

L’enlèvement par Trump du président vénézuélien Nicolás Maduro et la saisie imminente du Groenland constituent une preuve supplémentaire que l’«ordre international fondé sur des règles», déjà vacillant, est désormais en ruines. L’ONU comme l’OTAN, l’alliance occidentale prétendument «défensive», sont toutes deux au bord de l’effondrement.

 

Le président américain espère que son «Conseil de la paix» portera le coup de grâce, en supplantant l’ONU et le système de droit international qu’elle est censée défendre.

 

La reconstruction de Gaza pourrait être sa première mission, mais Trump nourrit des ambitions bien plus vastes. Ce Conseil se trouve au cœur d’un nouvel ordre mondial façonné à l’image de Trump, où des milliardaires et leurs affidés décideront ouvertement du sort des nations faibles, guidés par les instincts prédateurs et cyniques de l’élite au pouvoir.

 

Dans une lettre irritée adressée au 1er ministre norvégien, Trump a déclaré qu’après avoir été écarté du prix Nobel de la paix, «il ne se sentait plus obligé de penser uniquement à la paix». Dès lors, on peut légitimement se demander à quoi sert un «Conseil de la paix». La réponse est que le moment décrit par Orwell est bel et bien arrivé: «La guerre, c’est la paix».

 

 

Finir le boulot

 

Trump s’est naturellement placé à la tête de cette nouvelle entreprise impériale, version modernisée de la Compagnie des Indes orientales, cette gigantesque société militarisée, autorisée par la reine Élisabeth Ière, qui pilla une grande partie du globe pendant plus de deux siècles en semant la mort et la misère sur son passage.

 

En tant que président, Trump choisit lui-même les autres membres: il aurait envoyé des invitations à une soixantaine de dirigeants nationaux. Il peut mettre fin à leur participation quand bon lui semble. C’est lui qui décide quand le Conseil se réunit et de quoi il débat. Lui seul dispose d’un droit de veto. Son mandat à la tête du Conseil pourrait même se prolonger au-delà de son mandat présidentiel. Les membres sont nommés pour trois ans. Un siège permanent dans cette nouvelle alternative trumpienne au Conseil de sécurité de l’ONU peut être acheté pour un milliard de dollars en «fonds liquides».

 

Le dirigeant d’extrême-droite hongrois Viktor Orbán a été l’un des premiers à répondre présent. Il a été rejoint mercredi par Netanyahu. Parmi les autres participants figurent les Émirats arabes unis, le Vietnam, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Maroc, la Biélorussie et l’Argentine. Le président russe Vladimir Poutine a aussi été invité à prendre place à la table des puissants.

 

La portée de cette initiative n’a pas échappé aux milieux diplomatiques. L’un de leurs membres a confié à Reuters: «C’est une 'Organisation des Nations unies à la Trump' qui ignore les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies».

 

Dans une tentative désespérée de tenir la ligne, le ministère français des Affaires étrangères a publié une déclaration tout aussi désespérée réaffirmant «l’attachement de la France à la Charte des Nations unies». 

 

Mais le texte fondateur de l’ONU, avec ses engagements formels en faveur de la non-agression, de l’autodétermination, du multilatéralisme et de la protection des droits humains, a déjà été passé à la déchiqueteuse par la Maison-Blanche. Les gangsters n’ont que faire des règles.

 

Depuis des décennies, 'Israël' rêve de ce moment: démanteler l’ONU et ses institutions juridiques et humanitaires. Avec un nombre record de résolutions onusiennes à son encontre, l’État israélien estime que l’organisation internationale a trop souvent restreint sa liberté d’action. Il espère désormais que Trump lui donnera les moyens de mener à bien son projet de longue date: éradiquer le peuple palestinien de sa terre.

 

Comme pour célébrer cette perspective, des bulldozers israéliens ont envahi Jérusalem-Est occupée afin de démolir les bâtiments de l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés, principale source d’aide pour la population de Gaza. L’UNRWA a qualifié l’opération d’«attaque sans précédent» et de «violation grave du droit international ainsi que des privilèges et immunités des Nations unies». N’attendez pas du «Conseil de la paix» qu’il proteste.

 

 

Des décennies pour reconstruire

 

L’éviction de l’ONU par Trump signifie que ses évaluations sur la situation réelle à Gaza, après deux années de destruction génocidaire, peuvent désormais être reléguées dans l’ombre. Trump a fixé un délai de cinq ans pour la «transition» de Gaza. Mais ces chiffres ne tiennent tout simplement pas. L’ONU avertit que, même si 'Israël' levait son blocus dès demain, il faudrait des décennies pour reconstruire Gaza quasiment à partir de zéro et reloger les 2,1 millions de survivants.

 

Selon le Programme des Nations unies pour le développement, il faudrait au minimum sept ans pour évacuer les quelque 60 millions de tonnes de gravats. D’autres études de l’ONU évoquent un calendrier plus réaliste de vingt ans, dont dix uniquement pour neutraliser les munitions non explosées.

 

La branche onusienne chargée du commerce et du développement avertit en outre qu’'Israël' a effacé 70 ans de développement humain à Gaza et détruit près de 90% des terres agricoles, provoquant «le pire effondrement économique jamais enregistré». Les écoles, universités, hôpitaux, bibliothèques et bâtiments administratifs ont disparu. Et la soi-disant «ligne jaune» israélienne, qui coupe Gaza en deux, a annexé de facto près de 60% d’un territoire déjà minuscule et parmi les plus densément peuplés au monde.

 

Ces obstacles colossaux à toute reconstruction digne de ce nom ne figurent pratiquement pas dans le plan de paix de Trump. Pour une raison simple: une fois l’effet d’annonce dissipé, ce plan ne dit rien du sort réel de la population de Gaza. Pour le dire plus crûment, le plan de Trump ne s’intéresse pas aux habitants de Gaza, car il ne prévoit pas qu’ils y restent.

 

Depuis deux ans, l’objectif à peine voilé d’Israël est le nettoyage ethnique total de Gaza. Les bombardements massifs visaient à rendre le territoire inhabitable. Le plan de Trump ne contredit pas cette ambition. Il la complète. Son «Conseil de la paix» est l’instrument destiné à atteindre la destination finale souhaitée par 'Israël'.

 

 

Renforcer la complicité

 

La première fonction concrète du «Conseil de la paix» sera de renforcer la complicité des États occidentaux et arabes dans l’éradication de Gaza par 'Israël'. Nul ne pourra se dérober à sa responsabilité dans ce qui s’ensuivra.

 

Le véritable pouvoir décisionnel ne résidera toutefois pas dans ce Conseil, mais dans un organe exécutif composé de 7 personnalités proches de Trump. Le «Conseil de la paix» sera vraisemblablement chargé d’entériner et de financer les décisions prises par ce cercle restreint. 

 

Ce «Conseil exécutif fondateur», tout comme le «Conseil de la paix», ne comptera aucun représentant palestinien. À la place, les Palestiniens ne seront présents que dans un comité technocratique subalterne, baptisé 'Comité national pour l’administration de Gaza'. Celui-ci supervisera la gestion des affaires courantes dans la zone dite «rouge», où la population de Gaza est parquée, en lieu et place du Hamas.

 

Enfin, une «Force internationale de stabilisation», force de maintien de la paix de l’ONU remaniée, sera placée sous le commandement d’un général de division américain et collaborera très probablement étroitement avec l’armée israélienne génocidaire.

 

Même en admettant – ce qui n’est pas le cas – que Trump se soucie du sort des Palestiniens, aucun progrès ne pourra être accompli par ces instances sans l’aval d’'Israël'. En attendant, leur rôle consistera à offrir un vernis de légitimité à l’inaction, tandis que de plus en plus de survivants de Gaza mourront dans des conditions dignes de l’âge de pierre, imposées par 'Israël'.

 

 

«Conflit immobilier»

 

Il convient de noter les trois véritables détenteurs du pouvoir au sein du «Conseil exécutif fondateur»: Jared Kushner, Steve Witkoff et Tony Blair. Le sort de Gaza repose effectivement entre leurs mains.

 

C’est Jared Kushner, gendre de Trump et héritier d’une famille de promoteurs immobiliers, qui, dès février 2024 – bien avant l’arrivée au pouvoir de Trump – a qualifié le génocide israélien à Gaza de «conflit immobilier». C’est à cette époque qu’il a publiquement évoqué pour la première fois l’idée de transformer l’enclave en un bien immobilier côtier «très précieux», une fois celle-ci «nettoyée».

 

Steve Witkoff, magnat new-yorkais de l’immobilier et envoyé spécial de Trump, a passé de longs mois avec Kushner – tandis qu’'Israël' s’employait à raser l’Ancienne Gaza – à élaborer un prospectus de quarante pages pour leur projet de «Nouvelle Gaza».

 

En octobre, dans l’émission américaine «60 Minutes», la panique était visible sur le visage de Kushner lorsque Witkoff révéla que le duo travaillait depuis deux ans sur un «plan directeur» pour la reconstruction de Gaza, bien avant que celle-ci ne soit rasée par l’armée israélienne. Il ajouta: «Jared a fait pression pour cela».

 

Cette gaffe laisse entendre que l’équipe de Trump savait dès le début de la campagne de bombardements que l’objectif n’était pas seulement d’éliminer le Hamas, mais d’anéantir Gaza dans son ensemble. Ils ont donc élaboré un plan d’affaires pour tirer profit du carnage.

 

À travers un fonds baptisé GREAT Trust – acronyme trumpien pour Gaza Reconstitution, Economic Acceleration and Transformation - ils ont ré-imaginé l’enclave comme une station balnéaire luxueuse et un pôle technologique générant des milliards de dollars de revenus annuels.

 

Une vidéo surréaliste publiée par Trump sur les réseaux sociaux il y a près d’un an donnait un aperçu de cette vision: on y voyait le président américain & Netanyahu sirotant des cocktails en maillot de bain, allongés sur des transats au milieu de gratte-ciel dominant un front de mer de Gaza ethniquement «nettoyé».

 

La population de Gaza – appauvrie et sous-alimentée par des décennies d’isolement et de blocus, bien avant le génocide – est perçue comme un obstacle à la réalisation de ce projet. Les Palestiniens doivent donc, dans un premier temps, être déplacés ailleurs, selon des modalités qui restent floues, y compris pour les concepteurs du plan.

 

 

Se rapprocher des dictateurs

 

Tony Blair, l’ancien 1er ministre britannique qui a trompé le Parlement et l’opinion publique pour justifier la participation du Royaume-Uni à l’invasion illégale de l’Irak menée par George W. Bush en 2003, apparaît lui aussi au sein du comité exécutif, tel un cheveu sur la soupe.

 

L’occupation américaine qui s’ensuivit, longue et violente, provoqua l’effondrement de la société irakienne, une guerre civile confessionnelle sanglante, la mise en place d’un vaste programme de torture et la mort de plus d’un million d’Irakiens.

 

Autant de «qualités» qui semblent correspondre exactement à ce que Trump recherche chez quelqu’un chargé de superviser son plan pour Gaza. Son administration présente donc Blair comme une valeur sûre, un homme d’État rompu à l’art de naviguer entre les exigences impérieuses d’'Israël' et les espoirs désespérés des dirigeants palestiniens. Ses compétences, nous assure-t-on, seront cruciales au moment où le conseil se penchera sur la reconstruction de Gaza.

 

En réalité, la dernière personne dont Gaza ait besoin est bien Blair, comme il l’a démontré lors de son désastreux mandat de huit ans comme envoyé spécial au Moyen-Orient, imposé par les États-Unis en 2007 au nom d’un organisme international aujourd’hui disparu et peu regretté: le Quartet.

 

À l’époque, nombre d’observateurs avaient cru à tort que sa mission consisterait à relancer un «processus de paix» moribond entre Israéliens et Palestiniens. Mais Blair s’est abstenu d’exercer la moindre pression diplomatique sur 'Israël' et est resté silencieux face au blocus alors tout juste instauré sur Gaza en 2007, qui a rapidement ravagé son économie et plongé une grande partie de sa population dans la misère et la malnutrition.

 

 

S’emparer du gaz de Gaza

 

L’un de ses principaux combats en tant qu’envoyé a consisté à faire pression sur 'Israël' – sans consulter les Palestiniens – afin qu’un consortium britannique soit autorisé à forer du gaz naturel dans les eaux territoriales de Gaza, où l’on sait que d’importantes réserves existent.

 

Selon certaines informations, il aurait tenté de convaincre 'Israël' d’approuver un accord de 6 milliards de dollars en promettant que le gazoduc serait relié directement au port israélien d’Ashkelon. 'Israël' serait ainsi devenu l’unique acheteur du gaz palestinien, avec la possibilité d’en fixer le prix.

 

'Israël', préférant maintenir son emprise sur la population de Gaza, a refusé. Blair a affirmé avoir promu le projet gazier de Gaza à la demande des Palestiniens. Mais même la direction palestinienne, pourtant docile, de l’Autorité palestinienne basée à Ramallah ne lui portait guère d’estime. En 2011, Nabil Shaath, alors l’un des plus proches conseillers de Mahmud Abbas, observait à son sujet: «Ces derniers temps, il parle comme un diplomate israélien, faisant la promotion de leurs politiques. Il ne nous est donc d’aucune utilité». Un autre responsable le qualifiait d’«obstacle à la réalisation de l’État palestinien».

 

À l’instar de Blair, Trump n’a aucun intérêt à ce que les Palestiniens tirent un jour profit de leurs propres ressources. Mais il sera sans doute ravi de s’appuyer sur «l’expérience» de l’ancien 1er  ministre britannique pour contribuer au pillage de leurs gisements gaziers.

 

La place centrale qu’occupe 'Israël' dans la vision morale du monde de Blair est apparue clairement dans une déclaration qu’il fit en 2011 à propos du Printemps arabe, lorsque les peuples du Moyen-Orient tentaient de se libérer de la poigne toxique des tyrans. L’ancien 1er ministre voyait avant tout ces soulèvements démocratiques comme susceptibles de «poser un problème à 'Israël'».

 

 

Le nouvel ordre mondial de Trump

 

Blair a nié toute implication personnelle dans le projet «Gaza Riviera» de Kushner et Witkoff – parfois désormais appelé le «Sunshine Project» – qui prévoit la construction de complexes hôteliers de luxe en bord de mer et d’une «zone de production intelligente» baptisée du nom du milliardaire Elon Musk. Mais une version divulguée en juillet dernier laisse entendre que ses empreintes sont omniprésentes dans le projet, notamment à travers un programme de «relocalisation volontaire» visant à racheter à bas prix les terres de propriétaires palestiniens afin de les pousser à quitter Gaza.

 

Il est apparu que deux membres clés de son groupe de réflexion, le 'Tony Blair Institute for Global Change', avaient travaillé en coulisses avec des hommes d’affaires israéliens et le cabinet Boston Consulting Group sur ce projet.

 

Cette semaine, une déclaration de l’institut s’est félicitée du rôle de Blair au sein du comité exécutif de Trump, soulignant: «Pour Gaza et son peuple, nous voulons une Gaza qui ne soit pas reconstruite telle qu’elle était, mais telle qu’elle pourrait et devrait être». Il est difficile de croire que le «devrait» de Blair désigne autre chose que le rêve israélien d’une Gaza vidée de ses Palestiniens et la vision trumpienne d’un terrain de jeu pour les riches.

 

Le modèle d’un nouvel ordre mondial à la Trump est en train d’être forgé à Gaza. C’est dans ce minuscule territoire palestinien que se trace la voie menant à la prise de contrôle du Venezuela et du Groenland par le président américain.

 

Ce sont des dirigeants européens incompétents, comme le Britannique Keir Starmer, l’ignoble Friedrich Merz ou l’invertébré Emmanuel Macron, qui ont armé 'Israël' et lui ont fourni une couverture diplomatique pendant qu’il rasait l’enclave, qui ont enhardi Trump.

 

Ceux qui tentent aujourd’hui de défendre la primauté du droit international et de «l’ordre mondial fondé sur des règles» – que ce soit au Groenland ou en Ukraine – sont précisément ceux qui ont aidé Washington à démanteler cet ordre. Ils souffrent désormais d’un sérieux cas de «regret de l’acheteur» qui se rend compte qu’il a conclu une bien mauvaise affaire.

 

Ils pourraient encore faire obstacle au dernier projet aussi sinistre que vaniteux de Trump en refusant de rejoindre le «Conseil de la paix» et en défendant au contraire les Nations-unies et leurs institutions juridiques, telles que la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale.

 

Le feront-ils? N’y comptez pas.

 

 

Jonathan Cook -

27.01.26

Source: mondialisation.ca

2 février 2026

!!Génocide à Gaza: J 850!! Le Conseil des vampireux…

 

 

...réorganiser Gaza, à leur guise

 

 

 

Malgré l’ambiance festive qui a accompagné l’annonce par le président américain Trump du lancement du «Conseil mondial pour la paix» lors du Forum de Davos, celui-ci a rapidement fait l’objet d’une vague de réserves et de critiques de la part d’experts, de chercheurs et d’hommes politiques, qui ont mis en doute son utilité et son avenir, mettant en garde contre le fait que les propositions qui y sont associées, en particulier celles concernant la bande de Gaza, pourraient impliquer une refonte politique et géographique touchant au cœur même de la question palestinienne, en l’absence de forces internationales actives et compte tenu de la marginalisation des parties prenantes essentielles.

Le chercheur et journaliste Wissam Afia a abordé dans une publication analytique la proposition de Jared Kushner, gendre du président américain et membre du «Conseil de paix», sous le nom de «plan global» pour la reconstruction de la bande de Gaza. Il a estimé que la carte présentée ne représentait pas seulement une conception architecturale de la reconstruction, mais une vision intégrée qui redéfinissait de A à Z le mode de vie et l’avenir de la souveraineté dans la bande de Gaza.

 

Afia a expliqué que l’essence du projet ne consiste pas à ramener les habitants dans leurs maisons et leurs quartiers tels qu’ils étaient auparavant, mais plutôt à redéfinir «la fonction de Gaza», en transformant la bande côtière en un espace d’investissement comprenant des tours touristiques pouvant atteindre 180 mètres de haut, tandis que le cœur de la bande serait réservé à de grands complexes industriels et à des centres de données sophistiqués.

 

Il estime que cette orientation vise à transformer Gaza, qui est une société civile nationale aux racines historiques, en une «zone économique» régie par le langage des chiffres et des investisseurs transfrontaliers.

 

 

 

Il a averti que le plus dangereux dans ce plan réside dans son infrastructure, qui prévoit un réseau routier circulaire et des axes routiers périphériques autour des blocs résidentiels, considérant qu’il s’agit d’outils techniques permettant de contrôler les déplacements et la sécurité, ce qui facilite la division ou l’isolement technique et militaire de la bande de Gaza en cas de besoin.

 

 

Il a ajouté que malgré les promesses concernant le port, l’aéroport et le chemin de fer, la question fondamentale reste de savoir qui aura le pouvoir décisionnel souverain sur l’exploitation de ces infrastructures. Il estime que le plan propose la «prospérité matérielle» en échange des droits politiques et transforme la reconstruction en un moyen de pression pour imposer de nouvelles dispositions sécuritaires et administratives, faisant ainsi de Gaza un projet urbanistique dépourvu de souveraineté et d’identité.

 

Pour sa part, le président de l’Observatoire euro-méditerranéen, Rami Abdo, estime que ce qui se passe actuellement constitue un plan visant à mettre fin à la présence palestinienne, fondé sur l’asservissement, la soumission et le contrôle. Il a souligné plusieurs aspects, notamment un port isolé à l’extrême sud de la bande de Gaza, des zones intérieures morcelées qui détruisent le tissu social, l’annexion de vastes portions du territoire de Gaza à l’est et au nord, ainsi qu’un point de passage à l’extrême sud et à l’est sous contrôle sécuritaire sioniste.

 

Abdo a souligné que le plan repose sur des étapes progressives visant à modifier l’identité nationale, à supprimer les droits des réfugiés, à mettre fin au droit au retour, à paralyser le travail des institutions internationales, à occulter les questions relatives aux prisonniers et aux disparus, et à transformer Gaza en une zone de services gérée au profit des projets de l’occupation sioniste génocidaire sous contrôle sécuritaire total.

L’écrivain et militant politique Hassan Banajeh estime que l’objectif le plus dangereux du soi-disant Conseil de «paix» est de liquider Gaza, non seulement par la destruction militaire ou l’occupation géographique, mais aussi par la liquidation politique et historique de la cause palestinienne.

 

Il a expliqué que cela se fait en retirant à Gaza son statut de «cause» pour la transformer en dossier humanitaire ou en problème sécuritaire, et en imposant des solutions coercitives comprenant le déplacement, l’administration internationale, le désarmement ou la ré-ingénierie démographique. Il a souligné que l’objectif était de briser la volonté de résistance et de sortir Gaza de l’équation du conflit, affirmant que la «paix» proposée ne signifiait pas tant la fin de l’agression que la fin du détenteur du droit.

 

 

Mandat limité et caractère exclusif

 

Au niveau international, l’ancien conseiller américain à la sécurité nationale, Michael Monroe, a déclaré que le mandat du «Conseil de paix» était fondé sur la résolution 2803 du Conseil de sécurité, un mandat limité au dossier de Gaza et qui expire à la fin de l’année 2027, ce qui exclut qu’il puisse remplacer de manière permanente les Nations unies.

 

 

Il a précisé que le président Trump restera président du Conseil à vie et sera le seul à disposer d’un droit de veto, ce qui soulève des questions quant au caractère démocratique et à l’indépendance du Conseil. Il a également révélé que l’adhésion permanente nécessite une contribution financière d’au moins un milliard de dollars, ce qui pourrait transformer le Conseil en un club réservé aux pays riches, selon Al Jazeera.

 

De son côté, le chercheur spécialisé dans les questions sionistes Adel Shadid estime que le chef du gouvernement d’occupation Netanyahu et ses alliés chercheront à influencer le Conseil afin de vider de leur substance toute véritable initiative de paix, mettant en garde contre son utilisation comme outil de légitimation de la vision extrémiste de l’entité génocidaire.

 

Dans le même contexte, le directeur de l’Institut palestinien pour les médias, Ibrahim al-Madhoun, a affirmé que l’absence de l’Autorité palestinienne reflète une tendance américano-sioniste à séparer Gaza de la Cisjordanie et à passer outre le projet de règlement et la légitimité internationale, soulignant que l’absence de la France et de la Grande-Bretagne à la signature reflète les sérieux doutes européens quant à la crédibilité du Conseil et à ses objectifs.

 

 

 

Jared Kushner, conseiller du président américain, a présenté jeudi au Conseil les étapes de son plan en quatre phases pour la reconstruction de la bande de Gaza, soulignant que la phase suivante serait axée sur le désarmement du mouvement de résistance islamique (Hamas).

 

Le plan de Kushner pour Gaza prévoit l’injection de fonds supérieurs à 25 milliards de dollars jusqu’au début de 2035. Une conférence sera organisée à Washington dans les prochaines semaines, au cours de laquelle seront annoncées les contributions des pays à la reconstruction de Gaza, selon les déclarations du conseiller du président américain Trump.

 

Le plan prévoit la construction d’un nouveau port et d’un nouvel aéroport, ainsi que d’un réseau de trains et de routes circulaires et principales pour relier les villes de la bande de Gaza.

 

Le responsable américain a déclaré que la première phase du plan se concentrerait sur Rafah et Khan Younis, au sud de la bande de Gaza, puis passerait à la deuxième phase avec l’extension de Khan Younis.

 

 

Rédaction Palinfo -

24.01.26

Source: palinfo.com

31 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 848!! Pour ce w-e: A la recherche des disparus... (Reportage)

 

 

 

À Gaza, un autre combat se joue loin du front: celui de retrouver les disparus et d’identifier les morts

 

 

Tourné en novembre et décembre 2025, alors qu’un 'cessez-le-feu' est officiellement entré en vigueur, ce reportage suit deux personnes aux trajectoires divergentes: l’une est parvenue à retrouver et identifier ses proches deux ans après leur mort, à organiser un enterrement, acte de dignité au cœur de l’effondrement; l’autre cherche inlassablement, sans obtenir de réponse, sans même savoir si son fils est mort ou vivant.

 

Les corps non identifiés sont ensevelis dans des fosses communes, sous des numéros, dans «le cimetière des inconnus» de Deir Al Balah.

 

Dans les hôpitaux, les morgues, les ruines, des familles tentent de redonner une identité à des corps, parfois rendus par l’armée israélienne, selon l’accord de 'cessez-le-feu' d’octobre 2025, ou extraits des décombres.

 

Faute de moyens, notamment d’identification ADN, tout repose sur la reconnaissance visuelle: un vêtement, une tresse… Plus de 11.000 Palestiniens sont encore portés disparus depuis le 7 octobre 2023, date de l’attaque du Hamas en 'Israël' et du début de l’offensive israélienne sur Gaza. 

 

Filmé par le photographe palestinien Ahmed Abuajwa, ce récit intime saisit les gestes essentiels de ceux qui refusent l’anonymat de la mort: écrire un prénom sur un drap, reconnaître une cicatrice, réciter une prière. Donner un nom, une trace, un lieu: un acte de résistance et de mémoire au cœur de l’horreur.

 

 

Note MCP: !! Attention, certaines images sont difficiles et douloureuses à visionner. En même temps, elles témoignent de la réalité d'une population oubliée par nos États 'démocratiques' qui les ont abandonnées à leur sort funeste, laissées aux caprices criminels d'un régime colonial avec lequel ils continuent de collaborer. Dans un décor de fin des temps, une honte sans nom qu'il convient de dénoncer haut et fort, sans relâche.

 

 

Pour visionner le reportage: https://www.arte.tv/fr/videos/129995-000-A/gaza-a-la-recherche-des-disparus

 

 

Arte reportage -

24.01.26

Source: aurdip.org

30 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 847!! Violation sans précédent des locaux des Nations-Unies & droit international à Jérusalem-Est

 

 

Un nouvel échelon de provocation ouverte et délibérée contre le droit international, en particulier les privilèges et immunités des Nations Unies, par l’État d’'Israël'

 

 

Tôt ce matin, les forces israéliennes ont fait irruption au siège social de l’UNRWA, un site des Nations Unies, à Jérusalem-Est.

 

Des bulldozers ont pénétré dans l’enceinte et ont commencé à démolir des bâtiments à l’intérieur sous la surveillance de députés et d’un membre du gouvernement.

 

Ceci constitue une attaque sans précédent contre une agence des Nations Unies et ses locaux. Comme tous les États membres des Nations Unies et des pays attachés à un ordre international fondé sur le droit, 'Israël' est obligé de protéger et de respecter l’inviolabilité des locaux des Nations Unies.

 

Cela se produit dans le sillage d’autres mesures prises par les autorités israéliennes pour effacer l’identité de «réfugié de Palestine».

 

Le 12 janvier, les forces israéliennes ont fait irruption dans un centre de santé de l’UNRWA à Jérusalem-Est et ont ordonné sa fermeture.

 

Il est aussi programmé que la fourniture d’eau et d’électricité dans les locaux de l’UNRWA — y compris dans les bâtiments pour la santé et l’éducation — soit coupée dans les prochaines semaines. C’est un résultat direct de la législation votée au Parlement israélien en décembre dernier, qui intensifie les lois existantes anti-UNRWA adoptées en 2024.

 

Ces actions, ainsi que les incendies criminels précédents et une campagne de diffamation à large échelle, vont à l’encontre de la décision de la Cour internationale de justice en octobre, qui a réaffirmé qu’'Israël' est obligé selon le droit international de faciliter les opérations de l’UNRWA, et non de les entraver ou de les empêcher. La Cour a aussi souligné qu’'Israël' n’a pas juridiction sur Jérusalem-Est.

 

Il ne peut y avoir d’exceptions. Ceci doit être un signal d’alarme!

 

Ce qui arrive aujourd’hui à l’UNRWA arrivera demain à n’importe quelle autre organisation internationale ou mission diplomatique, que ce soit dans le Territoire palestinien occupé ou n’importe où dans le monde.

 

Le droit international a subi une attaque croissante depuis trop longtemps et en l’absence de réponse des États membres, il court le risque de perdre toute pertinence.

 

 

[Voilà à quoi aboutit l'impunité que nos États laissent au régime israélien, et que nous ne cessons de dénoncer depuis des années: l'impunité pousse au crime! - ndlr.MCP]

 

 

Philippe Lazzarini -

24.01.26

Source: aurdip.org

29 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 846!! La Belgique impose un embargo sur les armes à 'Israël'

 

 

La Belgique a interdit aux aéronefs transportant des armes et du matériel militaire à destination d''Israël' de survoler son espace aérien ou d'effectuer des escales techniques sur son sol, a confirmé vendredi le ministère belge des Affaires étrangères

 

 

Selon des sources ministérielles, cette mesure est entrée en vigueur jeudi. La décision, initiée par le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot, exige que les parties concernées communiquent aux autorités belges les détails du transport des vols acheminant du matériel militaire vers 'Israël', rapporte le quotidien Le Soir. Cet embargo vise à empêcher l'acheminement d'armes et de matériels militaires vers 'Israël'.

 

Cette mesure comble également des lacunes juridiques qui permettaient précédemment des expéditions en «transit sans arrêt», un mécanisme selon lequel la cargaison n'était pas déchargée lors des escales techniques.

 

Les inspections seront menées par les autorités douanières ainsi que par le Service public fédéral Mobilité et Transports (SPF Mobilité).

 

En Belgique, les licences d'exportation d'armes relèvent des gouvernements régionaux, tandis que le transport et le transit des armes sont gérés au niveau fédéral. Par conséquent, cet embargo fédéral pourrait rendre inopérantes les licences d'exportation régionales.

 

''La Belgique a l'obligation de tout mettre en œuvre pour éviter de contribuer à cette situation (…) La Belgique veille au respect de ses obligations en vertu du droit international et envoie un signal clair aux niveaux européen et international'', avait déclaré plus tôt M. Prévot à ce sujet.

 

La guerre génocidaire menée par 'Israël' contre Gaza, qui a débuté en octobre 2023 a tué officiellement plus de 71.000 Palestiniens et fait plus de 171.000 blessés, pour la plupart des femmes et des enfants, tout en détruisant environ 90% des infrastructures civiles du territoire. 

 

 

Rédaction Presstv -

24.01.26

Source: presstv.ir

28 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 845!! Un nouveau rapport de l’ONG israélienne B’Tselem: l’Enfer sur terre...

 

Le système carcéral israélien est un réseau de camps de torture

 

 

'Israël' a transformé ses prisons en un réseau de camps de torture pour les Palestiniens. Les prisonniers y subissent de graves violences, des humiliations délibérées, la famine, la privation de sommeil, le déni de soins médicaux et des mauvais traitements dans tous les établissements où ils sont détenus. Certains ont également été victimes d’agressions sexuelles graves. Depuis octobre 2023, au moins 84 Palestiniens sont morts dans ces camps de torture.

 

Les responsables politiques, et notamment le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, se vantent, dans des reportages télévisés complaisants et sur les réseaux sociaux, de ce qui se passe dans ces camps.

 

Aujourd’hui, nous publions «L’enfer sur terre», un rapport sur la situation des Palestiniens détenus par 'Israël'. Ce rapport s’appuie sur les témoignages de Palestiniens publiés ces derniers mois, ainsi que sur des recherches, des rapports, des actualités et des chiffres de l’administration pénitentiaire israélienne. Il fait suite à notre précédent rapport sur le sujet, «Bienvenue en enfer», paru en août 2024.

 

Les mauvais traitements systématiques et délibérés continuent de caractériser la politique d’'Israël' envers les prisonniers palestiniens et constituent une autre facette de l’offensive coordonnée du régime israélien contre le peuple palestinien.

 

Introduction du rapport

 

En juillet 2024, B’Tselem a publié *Welcome to Hell* («Bienvenue en enfer»), un rapport sur le traitement des détenus palestiniens dans le système carcéral israélien et leur détention dans des camps de torture soumis à des conditions inhumaines. Le rapport présentait les témoignages de 55 hommes et femmes palestiniens détenus dans des prisons et centres de détention israéliens depuis le 7 octobre 2023. Ces témoignages ont révélé les résultats d’un processus précipité au cours duquel les établissements pénitentiaires israéliens, militaires comme civils, ont été transformés en un réseau de camps voués à l’abus systématique des détenus. Un espace de ce type, dans lequel toute personne qui y entre est condamnée à une douleur et à des souffrances délibérées, sévères et incessantes, fonctionne de facto comme un camp de torture.

 

La présente mise à jour examine la situation des prisonniers palestiniens détenus par 'Israël' jusqu’au début du mois de janvier 2026.

 

La transformation des prisons israéliennes en camps de torture pour les détenus palestiniens doit être comprise dans le contexte de l’assaut coordonné d’'Israël' contre les Palestiniens en tant que collectif depuis octobre 2023, notamment à travers le génocide en cours à Gaza. Les fondements du régime façonné depuis la création de l’État d’'Israël' — qui rendent possible le génocide à Gaza, la violence généralisée et le nettoyage ethnique en Cisjordanie, ainsi que la persécution des citoyens palestiniens d’'Israël' — façonnent également le traitement des prisonniers.

 

Au premier rang de ces fondements figurent la déshumanisation des Palestiniens en tant que groupe et le recours à une violence extrême à leur encontre (pour approfondir, voir le rapport de B’Tselem de juillet 2025, "Our Genocide").

 

Cette mise à jour reprend les catégories de mauvais traitements recensées dans le rapport initial et s’en sert pour évaluer la situation actuelle ainsi que les nouveaux développements. Elle s’appuie sur 21 témoignages recueillis par B’Tselem auprès de Palestiniens libérés dans le cadre de l’accord entre 'Israël' et le Hamas en octobre 2025 ou dans les mois qui l’ont précédé. De nombreux anciens détenus ont trop peur de témoigner, car — selon les personnes interrogées — les autorités israéliennes ont menacé de ré-arrêter toute personne qui partagerait des informations sur son expérience en prison. Ces menaces ont été formulées avant comme après la libération des prisonniers, illustrant la manière dont 'Israël' utilise la privation de liberté comme un moyen central d’oppression des Palestiniens.

 

Ces tentatives de réduire au silence les prisonniers libérés constituent l’un des aspects d’une politique à multiples facettes, menée par le régime d’apartheid israélien, visant à déshumaniser les Palestiniens et à leur dénier toute humanité en tant que collectif, que ce soit par l’incarcération et la torture ou par l’intimidation, la répression politique et la censure.

 

La présente mise à jour s’appuie également sur plusieurs autres sources, notamment des recherches et rapports récents d’organisations de défense des droits humains qui surveillent régulièrement les conditions dans les prisons israéliennes, des articles de presse, des données du Service pénitentiaire israélien (IPS) et des documents soumis dans le cadre de requêtes devant la Haute Cour de justice israélienne.

 

Pris dans leur ensemble, tous ces éléments conduisent à une conclusion sans équivoque: 'Israël' poursuit sa politique systémique et institutionnalisée de torture et de mauvais traitements à l’encontre des prisonniers palestiniens, une politique approuvée et soutenue par le système politique, le système judiciaire, les médias et, bien sûr, les autorités pénitentiaires elles-mêmes, qui se vantent ouvertement des conditions tortionnaires dans lesquelles les détenus palestiniens sont maintenus.

 

Un exemple frappant en est une série de contenus de relations publiques conjointement promus par Itamar Ben-Gvir, le ministre chargé du système pénitentiaire, et l’unité de communication du Service pénitentiaire israélien, offrant aux médias israéliens de «rares aperçus» de quartiers de prison où les Palestiniens sont détenus dans des conditions infra-humaines (voir «Aile Rakefet», p. 13). Dans ces contenus, le ministre Ben Gvir et des responsables de l’IPS exposent les mauvais traitements infligés aux prisonniers, les médias jouant le rôle de porte-voix de l’idéologie raciste et violente du ministre, avec peu ou pas de critique des crimes et des graves violations des droits humains en cause.

 

Loin d’être menés dans l’ombre, ces abus systémiques sont exhibés publiquement, sans aucune tentative de dissimulation. En réalité, les responsables s’en vantent ouvertement, et l’ensemble du régime israélien s’en rend complice. Par conséquent, ce rapport et d’autres ne visent pas à «révéler» les conditions inhumaines de détention des prisonniers palestiniens — des conditions connues et normalisées dans l’opinion publique israélienne au cours des deux dernières années. Bien que les abus soient manifestes et largement documentés, les acteurs internationaux se sont jusqu’à présent abstenus d’intervenir efficacement, ce qui constitue un autre facteur permettant la poursuite de la torture systémique. La torture des prisonniers palestiniens, tous qualifiés de «terroristes» par les médias israéliens, est devenue une norme acceptée.

 

Face à cette réalité, nous appelons une nouvelle fois tous les États, organismes et institutions internationales à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir la cessation immédiate des traitements cruels et de la torture infligés aux prisonniers palestiniens par le régime israélien. Compte tenu de la gravité de ces crimes, il incombe à la communauté internationale d’exiger qu’'Israël' rende des comptes et de veiller à ce que les responsables soient traduits en justice.

 

 

Rédaction B'Tselem -

21.01.26

Source: legrandsoir.info

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