FREE PALESTINE

16 mai 2026

!!Génocide à Gaza: J 953!! Le concours de l’Eurovision débute sur fond d’appels au boycott d’'Israël' + Manifestation nationale

 

 

 

L’Eurovision débute avec sa première demi-finale à Vienne dans un contexte de sécurité renforcée et de controverse, alors que plusieurs pays boycottent le concours en raison de la participation d’'Israël'

 

 

 

La compétition commence avec le Concours Eurovision de la chanson, tandis que les divisions autour de la participation d’'Israël' planent sur le 70è anniversaire de cette extravagance pop aux mises en scène démesurées.

 

Cinq pays — l’Espagne, l’Irlande, les Pays-Bas, la Slovénie et l’Islande — boycottent le concours pour protester contre la présence d’'Israël' en raison de la guerre génocidaire menée par Tel-Aviv à Gaza, où des dizaines de milliers de Palestiniens ont été tués et une grande partie du territoire assiégé détruite.

 

Des organisations de défense des droits humains ont également critiqué la participation d’'Israël'. La secrétaire générale d’Amnesty International, Agnes Callamard, a déclaré dans un communiqué que cela “offre au pays une plateforme pour tenter de détourner l’attention et de normaliser le génocide en cours dans Gaza occupée”.

 

“Les chansons et les paillettes ne doivent pas être autorisées à étouffer ou détourner l’attention des atrocités israéliennes ou des souffrances palestiniennes”, poursuit-elle. Une enquête soutenue par l’ONU a conclu en septembre qu’”un génocide est en cours à Gaza”.

 

La guerre menée par 'Israël' à Gaza a fait plus de 72.700 morts, plus de 172.500 blessés (à ce jour) et provoqué des destructions massives ayant touché 90% des infrastructures civiles depuis octobre 2023.

 

Plusieurs manifestations sont prévues à Vienne durant la semaine de l’Eurovision pour dénoncer les atrocités israéliennes. La sécurité a été renforcée, avec le déploiement de policiers venus de toute l’Autriche dans la capitale, appuyés par des forces du pays voisin, l’Allemagne.

 

La chanteuse israélienne Noam Bettan figure parmi les 15 artistes en lice lors de la demi-finale à la Wiener Stadthalle. Les dix premiers se qualifieront pour la grande finale de samedi, aux côtés de dix autres candidats issus de la deuxième demi-finale.

 

Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie sont automatiquement qualifiés car ils figurent parmi les principaux financeurs du concours. L’Autriche, vainqueur de l’édition précédente, est également qualifiée d’office en tant que pays hôte.

 

 

Manifestations contre les atrocités israéliennes

 

L’Eurovision peine depuis plusieurs années à séparer musique et politique. La Russie avait été exclue en 2022 après son offensive en Ukraine.

 

L’édition 2024 à Malmö, en Suède, ainsi que l’événement de l’an dernier à Basel, en Suisse, avaient déjà été marqués par des manifestations dénonçant les atrocités israéliennes et réclamant l’exclusion de Tel-Aviv en raison du génocide à Gaza et d’allégations selon lesquelles 'Israël' aurait mené une campagne promotionnelle enfreignant les règles afin d’obtenir des votes pour sa candidate.

 

Lorsque les organisateurs ont refusé d’exclure 'Israël', cinq pays ont annoncé en décembre qu’ils ne participeraient pas à l’édition de cette année.

 

L’Union de radio-télévision européenne, qui organise l’Eurovision, a durci les règles de vote en réponse aux accusations de manipulation des votes, en réduisant de moitié le nombre de votes autorisés par personne — désormais limité à dix — et en renforçant les dispositifs de contrôle contre les “activités de vote suspectes ou coordonnées”.

 

 

Rédaction TRT Français -

13.05.26

Source: arretsurinfo.ch

 

Manifestation nationale 
Justice pour les Palestiniens - Fin de l'impunité du régime israélien
Dimanche 17 mai à Bruxelles 14h - Gare du Nord

15 mai 2026

!!Génocide à Gaza: J 952!! Flottille pour Gaza: Saïf et Thiago enfin libérés, le reste de la mission poursuit sa route + Manifestation nationale

 

 

 

La mobilisation internationale autour de la flottille humanitaire en direction de Gaza connaît un nouveau tournant

 

 

Après plusieurs jours de détention illégale en 'Israël', les militants Thiago de Avila, ressortissant brésilien, et Saïf Abukeshek, espagnol d’origine palestinienne, ont été libérés puis expulsés par les autorités israéliennes. Une vingtaine de navires ayant échappé à la première interception, actuellement en Turquie, s’apprêtent à poursuivre le chemin vers Gaza.

 

Thiago de Avila et Saïf Abukeshek avaient été kidnappés en pleine mer le 30 avril suite à l’interception par l’armée israélienne de plusieurs navires de la flottille «Global Sumud» au large de la Crète, alors que les embarcations tentaient d’acheminer de l’aide humanitaire vers l’enclave palestinienne soumise au blocus israélien depuis près de 20 ans. Plusieurs centaines de militant.es avaient alors été violemment agressé.es par l’armée israélienne lors de l’interception mais seuls le Brésilien et l’Espagnol avaient été emmenés de force dans une prison israélienne où ils sont restés détenus 10 jours.

 

 

Saïf Abukeshek va rejoindre la flottille en Turquie pour poursuivre le chemin

 

À leur libération le 10 mai, Saïf Abukeshek et Thiago Ávila ont livré des témoignages très durs sur leurs conditions de détention en 'Israël'. Les premiers mots de Saïf Abukeshek lors de son escale à Athènes furent pour les milliers de prisonnier.es palestinien.nes, «femmes et enfants» qu’il a laissé.es derrière lui.

 

Arrivé à Barcelone, il a annoncé qu’il allait refaire ses bagages pour rejoindre à nouveau la flottille en Turquie et reprendre le chemin de Gaza. Il a affirmé avoir subi des insultes, des interrogatoires violents et des pressions psychologiques destinées à «briser sa personnalité». Il a également dénoncé des violations permanentes des droits humains pendant sa détention et dit avoir perdu près de 15 kilos durant la grève de la faim qu’il a effectuée.

 

Dans plusieurs déclarations relayées par les organisations de soutien à la flottille et son groupe d’avocats, Thiago Ávila a lui aussi dénoncé des mauvais traitements et des intimidations durant sa détention. Des proches et des ONG ont évoqué des actes de torture psychologique et des menaces de très lourdes peines de prison destinées à faire pression sur les deux militants. Avant sa libération, la famille de Thiago Ávila avait annoncé le décès de sa mère, Theresa, durant sa détention. Le militant humanitaire, arrivé au Brésil dans la nuit du 10 au 11 mai, ne s’est pas encore exprimé publiquement à l’heure où nous publions ces lignes. 

 

Le reste de la flottille poursuit sa route, 'Israël' se prépare à l’intercepter

 

Malgré l’interception du 30 avril et les arrestations, la flottille n’a pas interrompu sa mission. Plusieurs bateaux ayant échappé à l’assaut israélien ont poursuivi leur navigation en Méditerranée orientale avec pour objectif de rejoindre les abords de Gaza et de maintenir la pression internationale contre le blocus imposé au territoire palestinien meurtri.

 

Selon le média turc TRT, la flottille est arrivée le 10 mai dans le district de Marmaris, dans la province turque de Mugla, pour des opérations de maintenance technique et de ravitaillement. Des responsables turcs de la Global Sumud ont affirmé que la mission humanitaire allait se poursuivre et que la flottille devrait reprendre la mer le 13 mai.

 

Le mouvement «Global Sumud» rassemble des militants, des médecins, des syndicalistes et des élus venus de nombreux pays. Partie de Barcelone mi-avril, cette flottille à destination de Gaza transportait initialement près de 3.000 militant.es venu.es de 100 pays et était composée de plus de 70 embarcations. Selon le média israélien I24 News, une vingtaine de navires reprendront la mer de Marmaris, l’armée israélienne se préparerait déjà à une interception et 'Israël' n’exclut pas une «possible confrontation ouverte avec la Turquie». 

 

 

Meriem Laribi -

11.05.26

Source: Agence Medias Palestine

 

Manifestation nationale 
Justice pour les Palestiniens - Fin de l'impunité du régime israélien
Dimanche 17 mai à Bruxelles 14h - Gare du Nord

14 mai 2026

!!Génocide à Gaza: J 951!! En Cisjordanie occupée, «même les morts ne sont pas tranquilles» + Manifestation nationale

 

 

En Cisjordanie, des Israéliens ont contraint une famille palestinienne à exhumer, vendredi, le corps de leur père âgé de 80 ans seulement quelques heures après son enterrement

 

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Doits humains a dénoncé une violence "effroyable" qui n'épargne "ni les morts ni les vivants".

 

Vendredi, des colons israéliens ont forcé des villageois palestiniens, en Cisjordanie, à exhumer un corps fraîchement enterré au motif qu’il se trouvait «trop proche de la colonie». L’armée israélienne a été photographiée observant cette scène «nécrophile» sans intervenir. Sous la menace, les Palestiniens en deuil ont finalement dû transporter le corps afin de l’enterrer ailleurs.

 

 

Un corps déterré juste après l’enterrement

 

Le vendredi 8 mai, alors que les funérailles d’un Palestinien de 80 ans se déroulaient près de Jenin, des colons israéliens ont fait irruption. Ils ont menacé le cortège funéraire et exigé que les proches exhument le défunt. Pourtant, l’enterrement avait été préalablement coordonné avec l’armée israélienne qui occupe ce territoire palestinien. Les colons ont néanmoins refusé que ce Palestinien soit enterré dans ce cimetière.

 

Face aux menaces — comme le montrent plusieurs vidéos tournées sur place — la famille du défunt n’a eu d’autre choix que de déterrer le corps avant de le transporter à pied jusqu’à un autre cimetière plus éloigné de la colonie. Toute la scène s’est déroulée sous le regard des soldats israéliens.

 

 

Une violence «effroyable» qui n’épargne «ni les morts ni les vivants»

 

Sept jeunes hommes de la famille ont ainsi été contraints d’exhumer le corps afin de le transférer vers une nouvelle sépulture dans le village voisin de Funduqomiya. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits humains a dénoncé une violence «effroyable» qui n’épargne «ni les morts ni les vivants».

 

Les faits se sont produits près de Sa-Nur, l’une des colonies évacuées lors du désengagement israélien de 2005. Les autorités israéliennes ont depuis autorisé sa réouverture, et les constructions s’y sont accélérées ces derniers mois. Cette situation oblige désormais les Palestiniens à obtenir des permis israéliens pour enterrer leurs morts dans cette zone, une procédure que la famille avait pourtant respectée plus tôt dans la journée.

 

 

Une nécrophilie d’État

 

«Nous pensions que l’enlèvement de cadavres et leur trafic abominable étaient les symptômes les plus graves de la nécrophilie en 'Israël'. Du moins, c’est ce que nous pensions jusqu’à ce week-end», a déploré le journaliste israélien Gideon Levy dans Haaretz.

 

«L’armée israélienne, comme d’habitude, s’est rendue pleinement complice de cet outrage. On peut supposer que les colons et les soldats ont tiré tout le plaisir possible de cet acte: creuser, exhumer un corps et l’emporter. Exactement ce qu’ils aiment faire aux villageois vivants également».

 

En Cisjordanie occupée, les violences commises par des colons israéliens sont devenues quotidiennes. L’ONG israélienne Breaking the Silence affirme en avoir recensé 378 en seulement 40 jours.

 

 

Ibrahim Madras -

11.05?26

Source: mizane.info

 

Manifestation nationale 
Justice pour les Palestiniens - Fin de l'impunité du régime israélien
Dimanche 17 mai à Bruxelles 14h - Gare du Nord

13 mai 2026

!!Génocide à Gaza: J 950!! Alerte de MSF sur Gaza: « La crise de malnutrition est provoquée » + Manifestation nationale

 

 

MSF accuse 'Israël' d’avoir délibérément restreint l’accès à la nourriture et à l’aide humanitaire, provoquant une «crise de malnutrition artificielle» aux conséquences dévastatrices pour les nourrissons et les femmes enceintes

 

 

'Israël' utilise bien la famine comme une arme de guerre. Médecins sans frontières confirme qu’'Israël' a délibérément restreint l’accès à la nourriture et à l’aide humanitaire dans le territoire palestinien, provoquant une «crise de malnutrition artificielle» aux conséquences particulièrement dévastatrices pour les nourrissons et les femmes enceintes et allaitantes.

 

 

90 % des bébés nés de mères sous-alimentées sont prématurés

 

Selon l’ONG, une analyse menée entre fin 2024 et début 2026 dans quatre établissements de santé, dans la bande de Gaza, révèle des taux nettement plus élevés de prématurité et de mortalité chez les nourrissons nés de mères souffrant de malnutrition, ainsi qu’une hausse des fausses couches.

 

Dans son rapport, MSF établit un lien entre ces constats, le blocus israélien et les attaques contre les infrastructures civiles, y compris les structures médicales. Selon l’analyse, 90% des bébés nés de mères sous-alimentées étaient prématurés et 84% présentaient un faible poids à la naissance. «La mortalité néonatale était deux fois plus élevée chez les nourrissons nés de mères souffrant de malnutrition que chez ceux nés de mères ne souffrant pas de malnutrition», souligne également l’organisation.

 

 

« La crise de malnutrition est entièrement provoquée »

 

Entre janvier 2024, date des premiers cas signalés de malnutrition infantile à Gaza, et février 2026, MSF affirme avoir admis 4.176 enfants de moins de 15 ans — dont 97% avaient moins de 5 ans — dans des programmes de prise en charge de la malnutrition aiguë. Sur la même période, 3.336 femmes enceintes et allaitantes ont été suivies dans des programmes ambulatoires, précise le rapport.

 

Sur le terrain, «la crise de malnutrition est entièrement provoquée», affirme Merce Rocaspana, référente médicale de MSF pour les urgences, citée dans le communiqué. L’analyse critique également la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), créée pour remplacer l’ONU et les ONG dans la gestion de l’aide humanitaire avant sa dissolution en novembre dernier.

 

À son arrivée en mai 2025, le nombre de points de distribution alimentaire à Gaza est passé d’environ 400 à seulement 4, indique MSF. Ces centres étaient «militarisés et mortels», rappelle Jose Mas, chef de l’unité d’urgence de l’organisation.

 

 

Une famille sur cinq ne prend qu’un seul repas par jour

 

L’Organisation des Nations unies a averti que la faim restait généralisée et sévère dans la bande de Gaza, où des millions de personnes peinent toujours à accéder à une alimentation suffisante malgré les efforts humanitaires. Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a cité des données du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), selon lesquelles 2,1 millions de personnes sont désormais confinées dans moins de la moitié du territoire, limitant leur accès aux terres agricoles, aux ressources alimentaires et aux services essentiels.

 

Citant le Programme alimentaire mondial (PAM), Stéphane Dujarric a indiqué que plus de 1,6 million de personnes reçoivent chaque mois des colis alimentaires et des repas chauds: «Pourtant, plus de six mois après la déclaration d’un cessez-le-feu, le PAM souligne que la faim n’a pas disparu, avec des niveaux élevés de malnutrition. De nombreuses familles dépendent encore de l’aide alimentaire pour survivre, les produits frais restant trop chers. Une famille sur cinq ne prend qu’un seul repas par jour ».

 

 

Ibrahim Madras -

07.05.25

Source: mizane.info

 

Manifestation nationale 
Justice pour les Palestiniens - Fin de l'impunité du régime israélien
Dimanche 17 mai à Bruxelles 14h - Gare du Nord

12 mai 2026

!!Génocide à Gaza: J 949!! Iran – USraël ou la quadrature du cercle + Manifestation nationale

 

 

 

Nonobstant les déclarations aussi insensées qu’erratiques de la part du président américain, le suivi régulier de ce dossier ne trompe aucun observateur. Dans une situation aussi complexe pour différentes raisons, le régime israélien a piégé la stupide administration américaine, et celle-ci est désormais prise à revers. Malgré des menaces répétées et le déploiement d’une armada massive dans la région, elle a compris ne pouvoir atteindre aucun des objectifs militaires visés par ses forces conventionnelles tout en s’isolant d’une majorité d’États ne la suivant pas dans cette aventure absurde. C’était la guerre à ne pas faire !

 

Le retour à la diplomatie semble donc la seule issue pour le gouvernement Trump, afin de trouver une porte de sortie lui permettant de ne pas être totalement humilié et se présenter avec un message quelque peu positif, même s’il ne dupera personne. Le temps joue contre l’administration républicaine qui doit impérativement tenter de sauver les meubles avant les élections de mi-mandat, et soulager l’économie mondiale d’une crise énergétique qui s’annonce d’ores et déjà désastreuse pour les mois à venir.

 

Sauf que cela constitue le pire dénouement imaginable pour le régime israélien qui ne veut en aucun cas desserrer son étau sur l’Iran maintenant qu’il en a saisi l’occasion, et comprend bien qu’une telle opportunité ne se représentera plus avant longtemps, sinon jamais.

 

La question est donc de savoir si le gouvernement du criminel de guerre Netanyahu, de plus en plus décrié et qui ne tient que par les fronts divers contre ses voisins, restera indifférent devant le pire des cauchemars pour lui : un retrait de la menace américaine contre l’Iran, la perte de son soutien majeur sur le terrain des opérations et une victoire iranienne évidente. En d’autres mots, l’horreur absolue pour ce régime de terreurs, habitué à faire ce qu’il veut, vu l’impunité totale dont il bénéficie par la lâcheté de nos États complices.

 

Connaissant l’esprit belliqueux des différents gouvernements israéliens depuis toujours, cette option semble improbable. Et l’on peut donc s’attendre à différents scénarios. Soit le régime colonial possède les leviers pour contraindre les États-unis à poursuivre leur offensive militaire avec des moyens massifs pour dévaster l’Iran de manière irréversible, mais avec les risques annoncés d’une réponse sans appel de ce dernier dont on a vu les capacités redoutables. Soit, il poursuit sa propre offensive, sans l’appui américain affiché, ayant alors l’excuse de recourir à des armes prohibées dont Dimona pourrait être envisagé. Mais avec, la aussi, les risques d’une réponse fulgurante de l’Iran qui le sait, ne se laissera pas intimider et a déjà averti que des réponses inédites seraient utilisées.

 

Dans tous les cas, une issue diplomatique plutôt que militaire verrait le projet du « Grand ‘Israël’ » sérieusement compromis pour ne pas dire réduit à néant, dans la mesure où l’Iran a plusieurs fois averti que le régime sioniste devait retourner à ses frontières d’origine et libérer les terres volées tant au Liban, qu’en Syrie et en Palestine. Bref, une régression complète des plans expansionnistes israéliens qui n’ont eu de cesse de s’étendre tout au long de la courte histoire de cet État colonial.

 

Les intérêts des uns et des autres se trouvent ainsi à l’extrême opposé, laissant penser qu’en ces termes, une sortie de crise n’est acceptable pour aucun des protagonistes. Le régime génocidaire israélien n’est certainement pas prêt pour renoncer à ses projets d’expansion ; celui des États-unis largement soutenu par des fonds sionistes ne peut ignorer ses donateurs sans provoquer une crise majeure au niveau de sa pérennité ; et l’Iran ne peut se contenter d’un retour à la case départ. Il vient de marquer des points et n’entend rien céder de ses exigences en matière de contrôle sur le Détroit d’Ormuz, ni de ses revendications à propos de la justice qu’il entend imposer à une communauté internationale faillie sur la question au centre de laquelle figure la Palestine.

 

Nous nous trouvons donc à la quadrature d’un cercle, bien plus vicieux qu’il n’y paraît, et outre les incessants atermoiements du président Trump, tout indique que l’issue de cette guerre d’entre les plus aiguës de la région, ne semble pas se dessiner pour demain. Les enjeux sont vitaux pour les parties. Il y faudra beaucoup de doigté pour en sortir, ce qui ne semble pas être la qualité première du président fantasque américain. Ni celle de Netanyahu et consorts, toujours animés par leur suprémacisme maladif. Alors que chaque jour qui passe alourdit un peu plus l’ardoise que l’économie mondiale finira par payer pour les crimes de cette caste mafieuse et des gouvernements complices qui y participent, laissant se dérouler l’innommable sous leurs yeux, et qu’un nombre toujours plus grand de citoyens du monde décrient et abhorrent.

 

 

Daniel Vanhove -

08.05.26

 

Manifestation nationale 
Justice pour les Palestiniens - Fin de l'impunité du régime israélien
Dimanche 17 mai à Bruxelles 14h - Gare du Nord

 


11 mai 2026

!!Génocide à Gaza: J 948!! Une "Oumma" fantasmée: si les Palestiniens doivent compter sur leurs "frères arabes", ils peuvent toujours attendre

 

 

 

Selon des médias, Netanyahu aurait contacté le président émirati après une attaque contre Fujairah, tandis que de nouveaux éléments révèlent une coopération sécuritaire & opérationnelle accrue entre Abu Dhabi et Tel‑Aviv

 

 

L’agence de presse officielle WAM a confirmé mercredi que le président émirati avait reçu l’appel de Netanyahu, lequel a exprimé la solidarité d’'Israël' envers les Émirats arabes unis.

 

Lors de son procès à Tel-Aviv, Netanyahu a indiqué qu’il avait parlé avec quatre dirigeants dont il ne pouvait révéler les noms. «J’ai parlé avec Trump, avec le 1er ministre tchèque, ainsi qu’avec des dirigeants arabes dont je ne peux pas divulguer l’identité», a-t-il précisé.

 

La révélation de cet échange entre Netanyahu et Mohammed ben Zayed intervient alors que des médias occidentaux publient de nouveaux éléments concernant la coopération sécuritaire et militaire entre 'Israël' et Abu Dhabi.

 

CNN a rapporté, citant des sources anonymes, qu’un système israélien de surveillance installé aux Émirats avait participé aux opérations d’interception de missiles iraniens. La chaîne israélienne 12 a confirmé ces informations, évoquant «un renforcement de l’alliance stratégique entre Abu Dhabi et Tel‑Aviv, évoluant désormais vers une coopération opérationnelle sur le terrain».

 

Le Financial Times avait déjà révélé qu’'Israël' avait fourni aux Émirats des systèmes d’armes avancés ainsi que des renseignements essentiels destinés à contrer de potentielles menaces. La chaîne 12 a également rapporté que les Émirats ne cherchaient plus à dissimuler la nature de leurs relations avec 'Israël' et qu’ils assumaient désormais ouvertement leur volonté d’approfondir leur «alliance stratégique» avec le régime occupant.

 

Selon ce média, Abu Dhabi entend élargir ce partenariat afin d’y inclure une «coopération opérationnelle sur le terrain», faisant des Émirats «aujourd’hui le partenaire arabe le plus proche d’'Israël'».

 

Le déploiement de systèmes de défense israéliens sur le sol émirati, ainsi que l’entretien téléphonique entre Netanyahu et Mohammed ben Zayed, illustrent selon ces rapports l’ampleur de la normalisation des relations entre Abu Dhabi et Tel‑Aviv.

 

Les liens entre les Émirats arabes unis et 'Israël' dépasseraient ainsi largement le cadre diplomatique pour englober une coopération militaire active, des échanges de renseignements sécuritaires et la présence directe d’infrastructures militaires israéliennes dans un pays arabe.

 

En 2020, les Émirats arabes unis et 'Israël' ont signé un accord de normalisation à la Maison-Blanche sous l’égide du président américain de l’époque, Donald Trump. Le texte des «Accords d’Abraham» décrivait une coopération politique, économique et sécuritaire étendue, sans toutefois imposer à 'Israël' l’obligation de suspendre ou d’abandonner ses projets d’annexion ou de colonisation dans les territoires palestiniens occupés.

 

'Israël' a poursuivi ses opérations militaires à Gaza, provoquant d’importants dégâts aux infrastructures civiles et de nombreuses victimes. L’expansion des colonies en Cisjordanie s’est également poursuivie.

 

Selon les rapports évoqués, une large partie de l’opinion publique dans le monde arabe et islamique perçoit ces relations non comme une démarche de paix, mais comme une «alliance avec une puissance occupante et criminelle».

 

L’Iran a exhorté les Émirats arabes unis à cesser leur coopération avec les parties hostiles à la République islamique, affirmant se réserver le droit à une réponse équivalente. Le ministère iranien des Affaires étrangères a mis en garde contre les conséquences de l’accueil, par les Émirats, de bases et d’équipements utilisés par leurs adversaires, avertissant que cette situation pourrait déstabiliser la région.

 

Le ministère a également rejeté les accusations de responsables émiratis selon lesquelles l’Iran viserait leur pays, affirmant que ses actions de riposte ciblent exclusivement des cibles hostiles situées sur le territoire émirati.

 

Toujours selon ces sources, les Émirats arabes unis et plusieurs États de la région-notamment Bahreïn, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Koweït et la Jordanie- ont systématiquement fourni des plateformes permettant le lancement le lancement des attaques contre le sol iranien tout au long de l’agression non provoquée, qui a duré du 28 février au 7 avril.

 

L’Iran a répondu par une série de contre-attaques décisives et couronnées de succès, visant des cibles américaines et israéliennes sensibles et stratégiques à travers la région. Ces représailles ont notamment touché des installations américaines situées dans les pays impliqués dans le déroulement de l’agression.

 

 

Rédaction Press TV -

06.05.26

Source: presstv.ir

10 mai 2026

!!Génocide à Gaza: J 947!! "L'Iran représente une puissance éthique et responsable dans un monde ravagé par la piraterie"

 

 

 

Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que l'Iran représente une puissance éthique et responsable, tandis que ses ennemis incarnent le pouvoir irresponsable et non soumis aux lois de la justice

 

 

Ces propos de M. Pezeshkian interviennent alors que les tensions s'exacerbent dans le golfe Persique à la suite du blocus illégal des ports iraniens par les États-Unis, une mesure que Téhéran a condamnée, la qualifiant d’«acte de piraterie maritime».

 

L'Iran a officiellement lancé un nouveau mécanisme de régulation du trafic maritime dans le détroit stratégique d'Ormuz.

 

Dans le cadre de ce nouveau système, tous les navires souhaitant transiter par le détroit recevront un courriel de l'adresse officielle info@PGSA.ir détaillant les règles et réglementations de passage.

 

Les navires sont tenus d'adapter leurs opérations avec ces limites et d'obtenir une autorisation de transit avant de traverser le détroit d'Ormuz, l'un des points de passage maritimes les plus critiques au monde pour le transport du pétrole.

 

Cette initiative, qualifiée de système de gouvernance souveraine, est désormais opérationnelle dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% du pétrole commercialisé à l'échelle internationale.

 

Les forces armées iraniennes ont placé le détroit d'Ormuz sous un contrôle strict, bloquant tous les navires liés aux États-Unis et à 'Israël' suite au lancement de leur guerre d'agression contre la République islamique le 28 février.

 

Téhéran avait manifesté sa volonté de rouvrir le détroit après que les États-Unis et 'Israël' eurent accepté d'inclure le Liban dans un accord de cessez-le-feu négocié par le Pakistan, qui avait contribué à stopper l'agression contre l'Iran.

 

Cependant, les autorités iraniennes ont de nouveau fermé le détroit face aux violations répétées du cessez-le-feu par Washington et Tel-Aviv.

 

Un projet de loi actuellement examiné par le Parlement iranien imposerait une interdiction totale de passage à tous les navires associés à 'Israël', tandis que les navires liés aux États-Unis et à d'autres pays hostiles seraient soumis à de sévères restrictions. Ce texte législatif instaure également un système de péage pour le passage des navires non hostiles.

 

Les tensions se sont fortement exacerbées ces derniers jours après le lancement, dimanche, d'une opération américaine visant à briser le contrôle iranien sur le détroit. Les forces iraniennes ont averti à plusieurs reprises les navires de guerre américains de ne pas s'approcher de cette voie maritime stratégique.

 

Lundi, la marine iranienne a tiré des missiles et des drones à proximité de destroyers américains qui ont ignoré les sommations répétées de se tenir à l'écart du détroit.

 

Les autorités iraniennes ont réaffirmé leur souveraineté sur ce point de passage stratégique, avertissant que toute tentative de contester leur contrôle serait réprimée par la force.

 

 

Rédaction Press TV -

06.05.26

Source: presstv.ir

9 mai 2026

!!Génocide à Gaza: J 946!! 'Israël' fait disparaître les Palestiniens de multiples façons

 

 

Combien de corps sous ces tonnes de décombres?

 

 

Le 23 avril, le journal israélien Haaretz rapportait que «des dizaines d’enfants disparaissent chaque semaine» dans la bande de Gaza «sur fond de chaos d’après-guerre» – un euphémisme curieux, sans doute, pour désigner le génocide en cours dans le territoire palestinien, soutenu par les États-Unis, qui se poursuit malgré le 'cessez-le-feu' officiellement instauré l’année dernière.

 

L’article commence par le cas de Mohammed Ghaban, 4 ans, disparu début avril dans le nord de Gaza: «Il jouait avec son frère devant la tente de sa famille déplacée. Il est entré, a demandé un câlin, a mis ses sandales et est ressorti.» Et puis, il a disparu.

 

L’auteur cite une estimation du Centre palestinien pour les personnes disparues et victimes de disparition forcée selon laquelle 2.900 enfants auraient «disparu pendant la guerre», 2.700 corps étant présumés ensevelis sous les décombres et les 200 autres simplement portés disparus.

 

Ces statistiques correspondent au mode opératoire de l’armée israélienne qui, selon le bilan officiel des victimes, a tué plus de 72.500 Palestiniens à Gaza depuis le début du génocide en 2023, tandis que des milliers d’autres sont toujours portés disparus et présumés morts sous les décombres.

 

La rapporteuse spéciale des Nations-Unies, Francesca Albanese, avait averti en septembre dernier que le bilan réel des morts pourrait déjà avoisiner les 680.000.

 

À propos de disparitions, une enquête d’Al Jazeera Arabic a révélé en février qu’au moins 2.842 Palestiniens s’étaient «évaporé» dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre. Les équipes de la défense civile de Gaza attribuent ce phénomène à l’utilisation par 'Israël' d’armes thermiques et thermobariques de fabrication américaine, qui pulvérisent les corps.

 

Ce bilan macabre a rapidement été éclipsé par la guerre US-israélienne contre l’Iran et la catastrophe régionale qui a monopolisé l’actualité ces deux derniers mois. Mais le sujet reste d’une actualité sinistre.

 

Dans une déclaration à Al Jazeera à l’époque, le porte-parole de la défense civile, Mahmoud Basal, a décrit la procédure permettant de déterminer le nombre de victimes vaporisées dans les maisons ciblées par les frappes israéliennes: «Si une famille nous dit qu’il y avait cinq personnes à l’intérieur et que nous ne retrouvons que trois corps intacts, nous considérons les deux autres comme 'pulvérisées' seulement après des recherches approfondies qui ne révèlent que des traces biologiques: des éclaboussures de sang sur les murs ou de petits fragments comme des cuirs chevelus.»

 

 

Corps pulvérisés

 

Suite à la publication de ces macabres révélations, l’armée israélienne a pété un plomb génocidaire et a publié un communiqué courroucé, soi-disant pour rétablir la vérité. Rejetant les «fausses allégations» d’Al Jazeera concernant l’atomisation des corps gazaouis, l’armée a insisté sur le fait qu’elle «n’utilise que des munitions légales» et qu’elle «frappe ses cibles et objectifs militaires conformément au droit international et prend toutes les mesures possibles pour minimiser les dommages causés aux civils et aux biens civils».

 

Evidemment, on ne comprend pas bien pourquoi une armée accusée d’avoir potentiellement tué près de 700.000 personnes – et qui anéantit des familles et des quartiers entiers sans sourciller – s’est sentie si offensée par cette histoire d’«évaporation».

 

Il est vrai que faire disparaître des corps est un sacré bon moyen de dissimuler l’ampleur réelle d’un massacre de masse. Et même si l’atomisation des corps palestiniens ne correspond pas à la définition juridique officielle de disparition forcée, il s’agit très exactement de cela.

 

Selon le site web du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme, «une disparition forcée est définie comme l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par des agents de l’État ou par des personnes ou groupes de personnes agissant avec l’autorisation, le soutien ou l’acquiescement de l’État, suivie d’un refus de reconnaître la privation de liberté ou de la dissimulation du sort ou du lieu où se trouve la personne disparue, ce qui place cette personne hors de la protection de la loi».

 

À la lumière des disparitions forcées perpétrées par 'Israël' à Gaza, un élargissement considérable de cette définition semble toutefois nécessaire.

 

Et pourtant, 'Israël' se rend également coupable de disparitions forcées au sens traditionnel du terme. En août dernier, des experts de l’ONU ont dénoncé des informations selon lesquelles des civils palestiniens affamés – dont un enfant – étaient victimes de disparitions forcées dans des centres de distribution d’aide gérés par la tristement célèbre Fondation humanitaire de Gaza.

 

Soutenue par 'Israël' et les États-Unis, la fondation s’est également spécialisée dans le massacre de personnes désespérées qui s’étaient rassemblées pour chercher de la nourriture et d’autres produits de première nécessité pour survivre.

 

Parallèlement, à Gaza comme en Cisjordanie, les disparitions forcées de personnel médical, de journalistes et de toutes sortes d’autres personnes humaines par 'Israël' se sont multipliées depuis le début du génocide – même si cela n’a jamais été nouveau.

 

 

Antécédents mondiaux

 

De leur côté, les États-Unis ont été impliqués dans des disparitions forcées dans de nombreuses régions du monde, notamment en soutenant des régimes d’extrême-droite sanguinaires en Amérique latine pendant la Guerre froide.

 

Des dizaines de milliers de personnes ont disparu en Argentine, au Guatemala et ailleurs, tandis que les États-Unis et leurs copains s’efforçaient généreusement de garantir la sécurité du continent pour le capitalisme. Au Mexique, plus de 130.000 personnes ont disparu, la grande majorité après le lancement, en 2006, de la «guerre contre la drogue» soutenue par les États-Unis, qu’il serait plus juste de qualifier de guerre contre les pauvres.

 

Mais du Mexique au Moyen-Orient, le nombre de disparus ne reflète guère l’ampleur des victimes. Les familles des disparus sont elles aussi victimes, condamnées à un vide psychologique indéfini faute d’informations concrètes sur le sort de leurs proches. Sans ces informations, il est impossible d’entamer le processus de deuil ou d’obtenir la paix intérieure nécessaire pour aller de l’avant.

 

Dans le cas de l’«évaporation» de Palestiniens à Gaza, il est difficile de dire si la certitude qu’un être cher a disparu est suffisamment concrète pour permettre un deuil. Après tout, il n’y a rien de concret à disparaître de force sans laisser de trace.

 

Al Jazeera cite d’ailleurs Rafiq Badran, un père palestinien, qui évoque le tourment psychologique presque inconcevable que représente cette nouvelle version israélienne sinistre des disparitions forcées: «Quatre de mes enfants se sont volatilisés», a déclaré Badran, retenant ses larmes. «Je les ai cherchés des millions de fois. Il ne restait plus rien. Où sont-ils passés?»

 

Aujourd’hui, alors que la guerre régionale fait rage et que l’industrie de l’armement engrange des profits colossaux, il est devenu encore plus facile pour le public international d’ignorer le sort tragique des Palestiniens, ce qui a pour conséquence de reléguer le génocide au second plan.

 

En fin de compte, l’objectif d’'Israël' n’est rien de moins que d’anéantir par la force l’idée même d’un peuple palestinien. Mais, hélas pour 'Israël', son héritage sanglant ne sera pas si facile à dissimuler.

 

 

Belen Fernandez -

02.05.26

Source: arretsurinfo.ch

8 mai 2026

!!Génocide à Gaza: J 945!! Un fléau (de plus!) dans les camps de tentes de Gaza

 

 

Infestation croissante de rats...

 

La semaine dernière, Nahla Al-Majdob s’est réveillée en pleine nuit, alertée par les cris de sa fille de 7 ans, Aya, dans leur tente. «J’ai allumé mon portable, mais je n’ai rien vu au début», a-t-elle confié à Drop Site News. «Puis j’ai remarqué des marques de morsure sur l’orteil d’Aya.» Ce n’était pas la première fois. «Je me suis réveillée de nombreuses nuits et j’ai trouvé des rats autour de nos matelas», a-t-elle expliqué. «Parfois, ils sont juste à côté de nous, à renifler.»

 

Comme presque tous les Palestiniens de Gaza, Nahla Al-Majdob et sa famille ont été contraints de quitter leur maison à cause de la guerre et vivent depuis dans une tente de fortune près de l’ancien port, sur le littoral de Gaza-ville. À ces difficultés de déplacement s’ajoute une population croissante de rongeurs qui menace les familles de toute l’enclave. «Les rats sortent des décombres et des ordures», raconte Al-Majdob. «Ils rampent sur nos vêtements et se regroupent là où nous stockons la nourriture. Si nous laissons quoi que ce soit à l’air libre, tout est contaminé.»

 

Al-Majdob, son mari et sa fille sont tous diabétiques, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux infections dues aux morsures de rats. Sa famille redoute désormais la nuit, lorsque les rats rôdent dans l’obscurité, rongeant les tentes, les vêtements et la chair.

 

«Avant la guerre, je ne mangeais jamais rien qui ait été touché par des rongeurs, mais maintenant, si j’en trouve dans la farine blanche, je la tamise et je l’utilise quand même», explique-t-elle. «Si je jette tout, nous allons mourir de faim.» Elle ajoute que les rongeurs semblent aussi être devenus plus audacieux à mesure que leur nombre a augmenté. «Ils n’ont plus peur de nous», dit-elle. «Je les repousse avec un bâton ou tout ce qui me tombe sous la main, mais ils reviennent toujours au bout de quelques minutes.»

 

À Gaza, des familles palestiniennes vivent dans des tentes surpeuplées et des abris de fortune, entourées de déchets et de débris, avec un accès limité à l’eau potable et à l’assainissement. Parmi les graves risques sanitaires liés à ces conditions de vie, les Nations-Unies ont signalé ce mois-ci une prolifération de rongeurs, de cafards, de mouches et d’autres nuisibles, contribuant à la transmission de maladies.

 

Lors d’une évaluation rapide menée ce mois-ci sur plus de 1.600 sites de déplacés à travers Gaza, l’ONU a constaté que, dans plus de 80% d’entre eux, la présence de rongeurs et d’autres nuisibles était fréquente, affectant 1,45 million de personnes! Pratiquement toutes les familles touchées ont signalé des infections cutanées, notamment la gale, les poux et les punaises de lit, avec plus de 70.000 cas recensés depuis le début de l’année 2026.

 

Le 12 avril, Amani Abu Selmi était absorbée par les préparatifs de son mariage, qui aurait lieu une semaine plus tard. Depuis 2024, elle vit avec sa famille de cinq personnes dans une tente de fortune près de l’hôpital Nasser, après que leur maison à Khan Younis a été détruite par un raid aérien israélien. Elle accomplissait les rituels traditionnels d’une future mariée, vérifiant et montrant chaque vêtement à ses amis et à sa famille qui passaient lui rendre visite. Le lendemain matin, sa joie fut anéantie. Des rats avaient rongé la tente et déchiqueté toutes ses affaires.

 

La mère d’Abu Selmi, Ghalia, revenait du marché lorsqu’elle trouva sa plus jeune fille, Samar, âgée de 13 ans, accourant vers elle en criant qu’un terrible malheur s’était produit. À l’intérieur de la tente, Ghalia trouva Amani, sous le choc, tenant à la main des morceaux de sa robe de mariée déchirée. «Les souris et les rats n’ont rien épargné», a confié Ghalia à Drop Site. «C’étaient des vêtements neufs pour elle, et maintenant ils étaient criblés de trous. J’ai fondu en larmes, car je savais combien il avait été difficile de nous les offrir.»

 

Amani avait essayé de protéger ses vêtements des rongeurs en les recouvrant d’une planche de bois lestée de pierres. Mais les rats et les souris avaient creusé des galeries en dessous. «Elle était particulièrement dévastée à cause de son thobe palestinien (longue tunique traditionnelle) brodé à la main», a expliqué Ghalia. «Elle rêvait de le porter le matin de son mariage. Cela fait partie de notre tradition.»

 

Rongeurs, puces et insectes sont un problème récurrent dans leur tente, mais Ghalia a indiqué que la situation s’était considérablement aggravée ces trois derniers mois. Il y a quelques jours, elle a trouvé l’œil de son fils Raef de 19 ans complètement fermé par le gonflement. «Il avait de petites morsures près de l’œil. Il n’a même pas compris ce qui s’était passé avant que je ne lui pose la question. Il a dit avoir senti quelque chose sur son visage pendant son sommeil», a-t-elle expliqué. Elle l'a emmené au dispensaire du Croissant-Rouge le plus proche, où les médecins ont confirmé que la plaie était infectée et lui ont prescrit des antibiotiques.

 

«Les souris se déplacent librement toute la journée à l’intérieur de la tente», a déclaré Ghalia. «Même quand elle est pleine de monde, elles creusent des tunnels sous nous.» Elle a ajouté avoir attrapé 20 souris en une seule journée avec des pièges collants, mais cela n’a pas suffi à endiguer le problème. «J’ai essayé de boucher leurs trous avec de la boue à plusieurs reprises, mais elles reviennent toujours», a-t-elle dit. «C’est terrifiant. Je ne peux plus vivre comme ça.»

 

Majd Sukar, responsable du département de santé préventive de la municipalité de Gaza, a déclaré à Drop Site que les plaintes concernant les rongeurs ont considérablement augmenté depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025, date à laquelle l’armée israélienne a interrompu sa campagne de bombardements de la terre brûlée, même si elle poursuit des attaques de moindre envergure presque quotidiennement.

 

«L’ampleur des destructions à Gaza a créé un environnement propice à la prolifération des rongeurs», a expliqué M. Sukar. «Le blocus israélien des rodenticides (produits tuant les rongeurs), les montagnes de déchets non collectés et les eaux usées non traitées sont les principaux facteurs de cette crise.»

 

Les initiatives de la municipalité pour gérer la situation sont également fortement entravés par 'Israël'. «Nous avons perdu la plupart de nos véhicules municipaux lors des attaques israéliennes», a déploré M. Sukar. «Nous n’avons tout simplement pas les moyens d’éliminer les déchets ni de réagir efficacement.»

 

Les restrictions israéliennes sur l’aide humanitaire à Gaza ont entravé les efforts déployés pour lutter contre l’infestation croissante de rongeurs. Selon Médecins Sans Frontières, 'Israël' a refusé à plusieurs reprises l’entrée de nombreux produits nécessaires à l’hygiène et à la santé de base, notamment les rodenticides et les insecticides. «Nous avons cherché des solutions de rechange», a déclaré Sukar. «Nous avons collaboré avec des experts de l’université de Gaza et testé différentes alternatives, mais aucune n’a été efficace. Même de nombreuses initiatives locales ont échoué. Beaucoup de gens nous ont apporté des poisons artisanaux, mais ils sont tout aussi inefficaces.»

 

La municipalité a lancé des campagnes de sensibilisation, conseillant aux familles de conserver les aliments en lieu sûr, de nettoyer leur environnement et de consulter un médecin immédiatement après une morsure, en particulier pour les enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques. Pourtant, Sukar affirme qu’il s’agissait d’un combat perdu d’avance.

 

«Les rats sont désormais partout à Gaza: dans les maisons détruites, les abris, les hôpitaux, partout!» On signale également de plus en plus la présence d’un rat brun particulièrement gros, agressif et adaptable. «Nous lançons un appel urgent au Secrétaire général de l’ONU pour obtenir du matériel de collecte des déchets et des produits de lutte antiparasitaire. Il ne s’agit pas d’un problème secondaire, mais d’une catastrophe de santé publique», a déclaré Sukar. «Nous subissons deux guerres», a-t-il ajouté. «La guerre des bombes et la guerre des rats.»

 

Saber Dawas, un père de six enfants âgé de 38 ans, tente désespérément de se débarrasser des rats dans sa tente, située dans un camp de déplacés près du stade Al-Yarmouk, au centre de Gaza. Il a essayé de conserver la nourriture dans des récipients en plastique, des sacs hermétiques, et même un fût propre pour stocker la farine. «Rien n’y a fait», a déclaré Dawas. «Un rat a rongé le fût.» Bien que la nourriture soit chère et rare, il finit par jeter tout ce qu’il soupçonne d’être contaminé. Désormais, il suspend la plupart de ses provisions dans des sacs en plastique à un bâton en bois coincé dans l’armature de sa tente, espérant ainsi les soustraire aux rongeurs.

 

Il confie avoir le sommeil léger, constamment sur le qui-vive. «J’ai parfois l’impression de veiller sur ma famille toute la nuit», ajoute-t-il. «On arrive au début de l’été. Ça ne va faire qu’empirer.»

 

 

Ahmed Dremly -

29.04.26

Source: International Solidarity Movment

7 mai 2026

!!Génocide à Gaza: J 944!! Témoignage depuis Gaza: Après 32 mois de génocide...

 

 

... une population effrayée, sans perspectives, à Gaza dévastée

 

Nous sommes début mai 2026, 32 mois d’agression, 7 mois d’un "cessez-le-feu" fragile et sans cesse violé. 7 mois pendant lesquels les médias et les dirigeants du monde parlent moins de Gaza où la situation a encore empiré, depuis le début de la guerre contre le Liban et l’Iran. Gaza se sent abandonnée, oubliée par le reste du monde.
Le sentiment d’impuissance est un sentiment terrible. On ne peut rien faire, on n’a aucune perspective. Le cessez-le feu n’est pas respecté, il y a chaque jour des bombardements certes moins intensifs, mais qui ont fait 830 morts et 2400 blessés palestiniens jusqu’à présent. Et la "ligne jaune" imposée par l’occupation avance chaque jour: l’armée contrôle aujourd’hui 61% de la surface de la bande de Gaza.
130-140 camions entrent chaque jour par les passages contrôlés par l’occupation. Le problème est que ces camions transportent des bonbons, des biscuits, des chocolats, des boissons gazeuses dont on n’a pas besoin. Par contre, nous manquons de pain, de farine, d’œufs, de fruits, de légumes, de poulet, d’eau potable, de chaises et de tables pour les centres éducatifs et les tentes éducatives, de beaucoup de matériels nécessaires. Et les matériaux de reconstruction n’entrent pas non plus.
Dans les centres médicaux, il n’y a plus de médicaments. Les malades d’hypertension, de diabète, et d’autres maladies chroniques ne peuvent pas être soignées.
Pour la journée mondiale du travail du 1er mai, le ministère palestinien du travail a indiqué que le taux de chômage en Cisjordanie occupée dépasse les 65%, et dans la bande de Gaza les 92%, les revenus sont en baisse constante, et que les conditions de travail sont terribles dans tous les territoires palestiniens occupés, colonisés et morcelés.
L’hiver ne veut pas quitter Gaza, nous sommes au mois de mai, mais on a peu de soleil actuellement, deux heures de soleil le matin, l’après-midi, il fait frais et le soir, il fait très froid, et c’est malheureux pour les déplacés dans les camps qui vivent sous des tentes qui ne sont pas solides; et aussi pour les toits munis de panneaux solaires, car ils n’ont pas assez d’électricité à cause de cette pénurie et ne peuvent pas faire monter l’eau dans leurs foyers.
Personnellement, c’est très difficile de décrire notre quotidien, et de raconter notre souffrance dans une région dévastée. Le matin, quand je me lève, je réfléchis mille fois avant de me préparer une tasse de café ou de thé parce qu’on n'a ni gaz (300-350 euros la bouteille de 10kg qui coûtait 20 euros avant l’agression), ni électricité, et qu’on est obligé de cuisiner sur le feu de bois (mais il faut trouver du bois, des cartons, des papiers pour allumer un feu et cela demande beaucoup de temps et d’efforts alors je préfère manger un petit sandwich au fromage blanc pour éviter de faire du feu).
En général, on prépare pour le déjeuner des repas légers qui ne demandent pas beaucoup de feu, et pour le dîner, soit on oublie ce repas, soit on mange comme le matin, des sandwichs.
Je m’occupe de trois centres éducatifs - deux qui se trouvent dans des immeubles visés par les bombardements, et une tente éducative dans un camps de déplacés - et passe deux heures par jour avec les enseignants et les enfants, ce sont des moments de bonheur pour moi, même si, quand je rentre, je suis triste parce que je n’ai pas pu satisfaire tout le monde. J’essaie, grâce au soutien des amis et solidaires francophones de leur apporter quelque soutien, des repas chauds, du matériel scolaire, des chaussures, des vêtements, des jouets quand on en trouve sur le marché. J’organise des séances de soutien psychologique pour les enfants avec des jeunes motivés. J’essaie également d’aider quelques familles déplacées autour de moi grâce à mes relations et à des associations locales. Après je vais une fois par semaine voir ma mère qui habite chez mon frère à 2km de chez moi. À part cela je passe mon temps à la maison, je ne reçois pas beaucoup de monde, je ne sors presque pas, même s’il y a des occasions sociales (deuils, mariages, fiançailles) où je préfère ne pas aller car cela me rend triste de voir la ville détruite, les tentes où survivent 85% des habitants de Gaza dans des conditions inhumaines.
Actuellement, il n’y a ni administration, ni gouvernement ni autorité, ni banques à Gaza. Les commerçants imposent les prix du peu de produits qui entrent dans l’enclave, les organisations internationales sont débordées et ne peuvent pas distribuer de l’aide à tout le monde. C’est un nouveau phénomène à Gaza, il y a moins de solidarité. Le prix des loyers a augmenté (1000 à 1500 euros/mois pour un petit appartement dans un immeuble partiellement détruit). Il n’y a pas de lois, les gens qui possèdent un générateur augmentent le prix de l’électricité vendue (200-300 euros par mois pour pouvoir charger les lampes, les portables, les ordinateurs, internet).
Malgré leur volonté de survivre, les gens sont tristes. Moi, j’ai la chance d’avoir des amis au travers des réseaux sociaux, j’écris, je lis, je témoigne, et j’échange avec eux.
Je ne m’imagine pas vivre en-dehors de Gaza malgré cette situation catastrophique, et malgré la souffrance de tous les jours, Gaza pour moi n'est pas seulement un espace, un territoire, une ville natale, c’est un refuge, une protection, et une source de résilience et de vie. Mais surtout une raison d’exister et d’espérer même au milieu des ruines.
Actuellement, via le passage de Rafah, seuls 30 malades ou blessés sont autorisé à sortir quotidiennement. En sens inverse, seulement 150 Palestiniens entrent à Gaza de l'extérieur. Ils savent qu’ils vont trouver la dévastation et devoir habiter dans des tentes déchirées ou des appartements visés par des bombardements, mais c’est leur façon de résister, de montrer leur attachement à leur terre.
Actuellement, presque 97% de la population à Gaza souffrent de l’insécurité alimentaire. 82% de la population de Gaza survivent difficilement grâce à l’aide humanitaire internationale souvent limitée. 15% touchent la moitié de leur salaire versé par l’autorité palestinienne ou le gouvernement de Gaza, mais eux, doivent payer leur loyer très cher, l’électricité, internet, l’eau et lorsqu’ils ont tout payé, ils n’ont presque plus de quoi acheter à manger tellement les prix ont augmenté.
Les 3% restants travaillent soit pour des organisations internationales ou locales, soit comme influenceurs sur les réseaux sociaux pour avoir des dons de l’extérieur qu’ils utilisent, soi-disant, pour aider la population dans le besoin.
C’est difficile pour moi d’écrire de raconter, de témoigner. J’aurais besoin de livres et de livres pour cela, 2 à 3 pages c’est insuffisant pour décrire la situation, la réalité et le vécu à Gaza depuis 32 mois mais j’essaie. Pourtant, même si je suis de tempérament optimiste, trop c’est trop.
La vie continue, c’est vrai. Il y a des fêtes, des fiançailles, des mariages. Des universités ont tant bien que mal réparé des salles et proposent à nouveau des cours en présentiel, des commerces et des cafés ouvrent… mais malgré cela, tout est anormal. Il y a de la volonté mais le désespoir domine. Même moi qui suis privilégié, je préfère rester chez moi pour ne pas avoir à affronter la réalité et révéler mon impuissance à être plus utile à la population.
C’est la routine mortelle à Gaza. Je vis avec ma femme qui travaille beaucoup pour notre maison, et avec mes trois garçons, deux fils poursuivent leurs études de façon virtuelle à l’université et ont beaucoup de cours et devoirs. Mon dernier fils va trois jours par semaine suivre des cours dans un centre éducatif, et quand il rentre, il a beaucoup de révisons. Toute la famille est occupée, donc, peu de temps pour discuter. Je dors beaucoup en ce moment pour éviter de penser à notre souffrance, pour éviter les questions. J’essaie d’être plus dynamique, mais actuellement, voilà, c’est comme ça.
Heureusement que les solidarités existent parce qu’avec le silence des médias et des dirigeants internationaux, c’est le seul point positif. Je reçois chaque jour des photos de manifestation partout dans le monde francophone qui nous montrent que la mobilisation se poursuit, à l’image de la Flottille de la Liberté qui a été interceptée la semaine dernière par la marine israélienne avant même d’arriver dans les eaux internationales de Gaza.
Fin avril ont eu lieu des élections municipale mais seulement à Deir El-Balah – qui est soi-disant la ville la moins détruite - au centre de la bande de Gaza qui abrite 70.000 habitants. Le taux de participation était de 22%. Cela démontre que les gens sont peu intéressés. Ils veulent le changement mais ils ont d’autres préoccupations et savent que les maires et les conseillers municipaux sont impuissants, qu’ils n’ont même pas les moyens de faire réparer une rue, de ramasser les déchets, de réparer le système électrique ou les égouts. Alors ils attendent. Désespérément.

Dans la bande de Gaza, la souffrance devient banalité, la précarité réalité, la survie privilège et la patience rêve! Même si on ne peut jamais enfermer ni effacer l’espoir...

 
 
Ziad Medoukh -
03.05.26
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