FREE PALESTINE

2 novembre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1122 !! Après les conclusions de la commission d’enquête de l’ONU, quelles actions concrètes de la Belgique?

 

 

Monsieur le Ministre,

 

je me permets de vous interpeller à nouveau à la suite de la publication, le 26 octobre dernier, du dernier rapport de la Commission internationale indépendante d’enquête des Nations unies sur le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et 'Israël'

 

Les conclusions de cette commission sont particulièrement graves. Elle considère que les autorités et les forces israéliennes ont commis des crimes contre l'humanité en Cisjordanie occupée, notamment le crime d'«extermination», ainsi que des actes de torture, de viol et d'autres formes de violences sexuelles. Elle confirme également la poursuite du génocide à Gaza.

 

Nous ne sommes donc plus face à de simples alertes lancées par des organisations de défense des droits humains ou à des dénonciations émanant de la société civile palestinienne et internationale. Nous sommes face aux conclusions circonstanciées d'une commission internationale d'enquête mandatée par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies.

 

Ce rapport devrait, à lui seul, provoquer une réaction politique et diplomatique à la hauteur de la gravité des faits documentés.

 

Monsieur le Ministre, je voudrais dès lors vous poser une question fondamentale: que compte concrètement faire la Belgique?

 

Vous avez récemment rappelé, dans votre réponse concernant les sanctions américaines contre la Cour pénale internationale, l'attachement de notre pays à la justice internationale, à l'indépendance de la Cour et aux principes du Statut de Rome. Je partage pleinement la nécessité de défendre ces institutions contre toute tentative d'intimidation.

 

Mais défendre la justice internationale, ce n'est pas seulement défendre les institutions qui la rendent possible. C'est aussi faire en sorte que leurs conclusions produisent des conséquences politiques, diplomatiques, économiques et, le cas échéant, judiciaires.

 

À cet égard, plusieurs questions me semblent incontournables.

 

1. Quelles conséquences diplomatiques?

 

La Belgique entend-elle convoquer l'ambassadeur d''Israël' pour lui demander des explications sur les conclusions de la commission d'enquête? Entend-elle porter ces conclusions au Conseil des affaires étrangères de l'Union européenne et réclamer une position commune assortie de mesures concrètes?

 

2. Quelles sanctions et quelles mesures de pression?

 

La Belgique soutiendra-t-elle des sanctions ciblées contre les responsables politiques, militaires et les acteurs directement impliqués dans les crimes documentés, ainsi que contre les responsables de la colonisation et des violences des colons?

 

Entend-elle également soutenir la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et 'Israël', compte tenu des violations répétées des droits humains et du droit international?

 

3. Quelle responsabilité concernant les transferts d'armes et le transit de matériel militaire?

 

Je souhaite particulièrement attirer votre attention sur la situation belge. Comment notre pays peut-il défendre le droit international et soutenir la CPI tout en laissant subsister des interrogations sérieuses sur le transit de matériel militaire à destination d''Israël' par son territoire?

 

Les alertes d'Amnesty International Belgique et de la Ligue des droits humains concernant le transit de matériel militaire par l'aéroport de Liège rendent cette question particulièrement urgente.

 

La Belgique entend-elle garantir qu'aucun matériel militaire, composant ou équipement susceptible de contribuer aux opérations militaires israéliennes ne puisse être exporté, acheminé ou transiter par son territoire?

 

Quelles dispositions concrètes le gouvernement fédéral prend-il, en concertation avec les Régions, pour assurer l'effectivité de cette interdiction?

 

4. Quelle protection pour la justice internationale?

 

Enfin, la Belgique entend-elle soutenir activement les recommandations de la commission concernant la coopération avec la Cour pénale internationale, notamment en matière d'enquêtes, de poursuites et d'exécution des mandats d'arrêt?

 

Il me semble essentiel que la Belgique ne se contente pas de défendre l'indépendance de la CPI lorsque celle-ci est menacée par les sanctions américaines, mais qu'elle contribue également à lui donner les moyens d'exercer pleinement son mandat, y compris lorsque ses investigations concernent les responsables israéliens.

 

Monsieur le Ministre,

 

je voudrais insister sur un point: il ne s'agit pas de demander à la Belgique de choisir entre ses relations diplomatiques et le respect du droit international. Il s'agit précisément de rappeler que les relations diplomatiques ne peuvent constituer un motif de renoncement aux obligations internationales de notre pays.

 

La crédibilité de la Belgique ne se mesure pas uniquement à la qualité de ses déclarations dans les enceintes internationales. Elle se mesure à sa capacité à prendre des décisions lorsque des crimes internationaux sont documentés et que ses propres choix politiques, économiques ou logistiques peuvent avoir des conséquences sur leur perpétuation.

 

Les Palestiniens n'ont pas besoin de nouvelles déclarations de solidarité. Ils ont besoin que le droit international cesse d'être une promesse sans conséquences pour ceux qui le violent.

 

La Belgique entend-elle être un acteur de cette justice ou simplement un témoin de son impuissance?

 

Je vous remercie de bien vouloir apporter des réponses précises à ces questions, notamment sur les mesures déjà prises, les initiatives que la Belgique entend défendre au niveau européen et les décisions concrètes envisagées par le gouvernement fédéral.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération distinguée.

 

(envoyé à: Info & contact cabinet - kabinet Prévot, Prévot Maxime - CELAEBZ,   

 

 

Nordine Saïdi -
31.10.26
1 novembre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1121 !! Un nouveau rapport de l’ONU parle pour la première fois d’“extermination”

 

 

 

 

La commission d’enquête des Nations unies, longtemps présidée par la récente Prix Nobel de la Paix Navi Pillay, dénonce dans son nouveau rapport des crimes commis par les autorités israéliennes. Pour la première fois, le terme d’extermination est employé

 
 
 
Le réquisitoire est implacable. Un de plus. Ce 26 octobre, la commission d’enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé, qui dépend du Conseil des droits humains de l’ONU, a publié son nouveau rapport sur la situation dans les territoires occupés. Celui-ci fait état, pour la première fois, de crimes contre l’humanité perpétrés par le gouvernement et l’armée israélienne, dont celui “d’extermination”.
 

Le texte indique que la commission d’enquête “conclut que les autorités et les forces israéliennes ont commis en Cisjordanie des crimes contre l’humanité, d’extermination, de torture, de viol et d’autres formes de violence sexuelle, ainsi que de persécution fondés sur des motifs discriminatoires qui se recoupent, au cœur desquels figurent la nationalité, la race et l’appartenance ethnique”.

 

Des accusations corroborées par les actions de nettoyage ethnique menées actuellement à Hébron, après la mort de deux soldats israéliens.

 

Le rapport, preuves à l’appui, maintient également les accusations de génocide mené dans la bande de Gaza que la commission avait documenté dans le rapport précédent, publié en octobre 2025. Le texte indique cette année que “l’extension du contrôle territorial d’'Israël' à Gaza continue à causer des morts et des blessés chez les civils palestiniens”.

 

 

5 personnes tuées à Gaza le jour même

 

Comme pour mieux illustrer cette action génocidaire qui se poursuit, la défense civile de la bande de Gaza a annoncé le même jour que cinq personnes, dont une fillette de 7 ans, ont été tuées par plusieurs bombardements israéliens. Quatre près de la ville de Khan Younès, à la suite d’une “frappe aérienne qui a visé un camp de déplacés dans la région d’Al-Mawasi”, a fait savoir le porte-parole de la défense civile, Mahmoud Bassal, et une dans celle de Gaza, au nord, après “une frappe de drone israélien qui visait un groupe de civils”.

 

Ce qui porte à 13 personnes tuées et une soixantaine d’autres blessées au cours des dernières 24 heures. Au total, depuis la trêve officielle signée en octobre 2025, plus de 1.500 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, sans compter des dizaines de milliers de blessés.

 

Sans surprise, les autorités israéliennes ont rejeté les conclusions du rapport, par la voix de son représentant à Genève auprès de l’ONU, Daniel Meron. Lequel a également mis en cause la commission d’enquête, qui selon lui “cherche à saper la légitimité d’'Israël' et à lui nier son droit fondamental à exister et à se défendre”.

 

Pourtant, le rapport pointe également l’Autorité palestinienne, puisque la commission enquête sur tous les faits commis dans les Territoires palestiniens occupés. Il dénonce des violences contre des groupes armés rivaux et la répression des opposants civils et politiques.

 

La commission d’enquête a été créée en 2021, et a été longtemps présidée par la récente récipiendaire du Prix Nobel de la Paix, la juriste sud-africaine Navi Pillay. Cette dernière a récemment passé la main à l’Indien Srinivasan Muralidhar.

 
 
 
Benjamin König -
26.10.26
Source: substack.com
31 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1120 !! Je viens de quitter la Cisjordanie: ce qu’'Israël' prépare est TERRIFIANT

 

 

 

De retour d’un reportage de plus de trois semaines à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée, Peter Oborne, journaliste primé et rédacteur en chef adjoint de Middle East Eye, s’entretient avec Double Down News pour livrer un compte rendu sans concession des événements actuels sur le terrain et des coulisses de Whitehall.

 

Dans cette analyse approfondie, Oborne examine le paysage politique entourant les élections israéliennes, cherchant à déterminer si un changement de direction modifierait les politiques fondamentales de l’État ou se contenterait d’offrir une nouvelle couverture diplomatique à l’étranger.

 

Il examine l’histoire politique des principales figures de l’opposition, les doctrines militaires qui façonnent les stratégies actuelles, ainsi que les pressions croissantes auxquelles sont confrontées les populations civiles à Jérusalem-Est et dans les zones rurales de Cisjordanie.

 

Peter Oborne met également en lumière les luttes internes au sein du gouvernement britannique: comment Downing Street a passé outre l’avis du ministère des Affaires étrangères pour déclassifier le consulat diplomatique historique de la Grande-Bretagne à Jérusalem-Est, comment le consensus de Westminster en matière de politique étrangère reflète les décisions des dernières décennies, et la répression nationale plus large à l’encontre des libertés civiles.

 

Cliquez pour suivre la vidéo sous-titrée en français: https://youtu.be/UdfckdXJQ2s

 

 

 

Peter Oborne -

25.10.26

Source: arretsurinfo.ch

30 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1119 !! «La solidarité avec la Palestine ne peut pas prendre de pause»

 

 

 

Dans une vidéo diffusée par l'UNRWA Espagne, Pep Guardiola, ancien entraîneur de Manchester City, lance un appel à la solidarité internationale avec les réfugiés palestiniens

 
 
 

À travers un message consacré aux victimes civiles, aux enfants et aux familles déplacées, Pep Guardiola prolonge ses précédentes prises de position contre le génocide à Gaza. Son appel intervient alors que l'UNRWA subit des restrictions israéliennes et des difficultés de financement.

 

Dans une vidéo publiée dimanche 18 octobre par l'UNRWA Espagne, Pep Guardiola prononce un plaidoyer contre l'indifférence internationale face au sort des Palestiniens. Le technicien catalan refuse notamment que les victimes du génocide israélien soient réduites à des bilans chiffrés. «Ce ne sont pas des statistiques», déclare-t-il, rappelant que derrière chaque victime se trouvent des noms, des visages, des familles, des rêves et des souvenirs.

 

«Ce ne sont pas des dommages collatéraux. Ce sont des filles et des garçons», poursuit-il, dénonçant un vocabulaire militaire qui tend, selon lui, à masquer la réalité humaine des bombardements. Son intervention insiste particulièrement sur le sort des enfants palestiniens. Guardiola évoque ceux qui cherchent leurs parents sous les décombres, souffrent de la faim ou grandissent dans des conditions de survie extrêmes.

 

L'ancien entraîneur de Manchester City refuse également de présenter la résilience quotidienne des Palestiniens comme une situation normale. «Nous admirons profondément la résilience du peuple palestinien. Mais il ne devrait pas avoir à être résilient», affirme-t-il, ajoutant qu'aucun enfant ne devrait apprendre à survivre avant d'apprendre à vivre.

 

 

Maintenir la question palestinienne dans le débat public

 

La vidéo s'inscrit dans une campagne de soutien à l'UNRWA. Présente à Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie, l'organisation fournit notamment des services éducatifs, des soins médicaux, une assistance alimentaire et une protection aux populations déplacées. Mais son action est fragilisée par les restrictions imposées par 'Israël' et les difficultés de financement rencontrées par les organismes humanitaires.

 

Plusieurs mesures adoptées par 'Israël' ont considérablement compliqué ses activités, suscitant de nombreuses protestations internationales. Dans ce contexte, Guardiola invite directement les spectateurs à contribuer financièrement à l'action humanitaire de l'organisation. «La solidarité avec la Palestine ne peut pas prendre de pause. Notre responsabilité non plus», insiste-t-il.

 

L'ancien entraîneur appelle également à maintenir la question palestinienne dans le débat public. «Le silence aujourd'hui est une manière de prendre parti, mais nous ne pouvons pas détourner le regard», affirme-t-il, avant de rappeler que la Palestine a besoin de justice et de paix.

 

 

Un engagement répété malgré les critiques

 

Cette nouvelle prise de parole prolonge plusieurs interventions publiques de Pep Guardiola en faveur des Palestiniens. En juin 2025, lors de la remise d'un doctorat honorifique par l'université de Manchester, il avait déclaré que les images provenant de Gaza lui faisaient mal «dans tout le corps». En novembre suivant, à l'occasion d'un match de solidarité entre la Catalogne et la Palestine, il avait dénoncé l'inaction internationale: «Le monde a abandonné la Palestine. Nous n'avons absolument rien fait.»

 

Le 29 janvier 2026, lors d'un concert caritatif organisé à Barcelone, il avait de nouveau évoqué les enfants palestiniens cherchant leurs proches sous les décombres. Ces interventions lui ont valu de nombreuses marques de soutien, mais également des critiques. En février, le Conseil représentatif des juifs du Grand Manchester lui avait reproché ses déclarations, craignant qu'elles contribuent à alimenter l'antisémitisme.

 

 

Rédaction Mizane -

20.10.26

Source: mizane.info

 

29 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1118 !! 'NAZA': le miroir que l’Occident refuse de regarder

 

 

Ce nouveau film primé nous réduit au silence non pas à cause de la monstruosité de ce qu''Israël' a fait, mais parce qu'il constitue la preuve irréfutable de notre propre monstruosité, héritée de notre passé colonial, raciste et génocidaire jamais répudié, et qu''Israël' parachève pour nous

 

 

Je viens de voir NAZA, un documentaire dans lequel 24 officiers du renseignement et soldats israéliens sont filmés en train d’expliquer comment, au cours des trois dernières années, ils s’y sont pris pour rayer systématiquement Gaza de la carte.

 

Ils l’ont fait tandis que presque toutes les capitales occidentales choisissaient soit de garder le silence, soit d’assister activement le massacre.

 

Les entretiens filmés se déroulent de nuit, sur le toit d’un immeuble du centre de Tel-Aviv. Les visages des participants sont masqués par l’obscurité, tandis que, à l’arrière-plan, on aperçoit des silhouettes humaines non identifiables vaquer à leurs occupations dans des appartements et des bureaux éclairés: regarder la télévision, étendre le linge, être assis à un bureau.

 

Contrairement à la Mostra de Venise, où le film a reçu une ovation debout record de 25 minutes, la projection à guichets fermés à laquelle j’ai assisté a accueilli NAZA par un silence stupéfait. Le générique a défilé. Les lumières se sont rallumées. Nous avons marché péniblement vers la sortie. Personne n’a dit un mot. Cela me semblait une réaction bien plus appropriée que celle de Venise. Depuis, je me demande ce que signifiait exactement notre silence stupéfait.

 

Était-ce le choc devant les horreurs infligées à Gaza? Pas vraiment. Presque rien de la destruction et des tueries de masse n’était montré. Nous avons vu bien, bien davantage du génocide, diffusé en direct sur nos smartphones.

 

Était-ce le fait qu’aucun des interviewés ne semblait considérer le chiffre officiel de près de 75.000 morts à Gaza, et de 175.000 mutilés, comme une fiction inspirée par le Hamas, ainsi que le gouvernement israélien continue de le prétendre, les médias occidentaux lui emboîtant le pas? En réalité, la forte impression que donnent ces initiés de l’armée est que le véritable bilan des morts est probablement bien plus élevé.

 

 

Tuer par algorithme

 

Était-ce l’étonnant manque de conscience de soi et de réflexion chez la plupart des interviewés, qui parlaient d’un ton sec — le plus souvent avec indifférence — des aspects techniques des systèmes d’IA innovants d’'Israël', lesquels pilotaient la sélection des cibles afin de détruire des maisons et de tuer des Palestiniens à une échelle industrielle sans précédent?

 

Choisis parmi plus de 100 militaires israéliens qui se sont entretenus hors caméra avec les cinéastes, les 24 retenus comprenaient certains qui avaient contribué à concevoir ce qu’ils appelaient une «usine» à assassiner des Palestiniens.

 

D’autres faisaient fonctionner cette chaîne de production, tuant par algorithme, comme s’ils jouaient, selon leurs mots, à un «jeu vidéo».

 

Selon les soldats interrogés, pour chaque personne soupçonnée d’appartenir au Hamas, quel que soit son rang, aussi subalterne soit-il, 'Israël' autorisait la mort de 20 à plus de 100 NAZA — l’acronyme hébreu désignant les passants Palestiniens non impliqués, y compris des femmes et des enfants.

 

Lorsque le Hamas a mené son attaque d’une journée contre 'Israël' en octobre 2023, l’armée israélienne affirmait que le groupe comptait environ 30.000 combattants. En outre, 'Israël' — et sa machinerie d’IA — a relié à la même organisation une portion bien plus large de la population, ne serait-ce que parce que des individus travaillaient pour les branches politiques, bureaucratiques et administratives du gouvernement de Gaza, des enseignants aux médecins et aux infirmières.

 

L’intervieweur du film, Yuval Abraham, a soumis à l’un des interviewés une simple observation sur l’arithmétique. Selon la logique de la doctrine NAZA d’'Israël' — qui permet potentiellement des dizaines de morts civils pour chaque cible liée au Hamas — la quasi-totalité des 2 millions d’habitants de Gaza étaient considérés comme des «dommages collatéraux» acceptables.

 

Le responsable du renseignement a médité ce point pendant un certain temps, comme si cela ne lui était jamais venu à l’esprit, avant de reconnaître que c’était bien ça.

 

 

Les boucliers humains d’'Israël'

 

Le silence stupéfait était-il notre dégoût devant la décision d’'Israël' de lancer des frappes sur des personnes suspectées d’appartenir au Hamas précisément au moment où le plus grand nombre possible de civils serait tué à leurs côtés?

 

'Israël' a appelé l’un de ses principaux programmes d’IA «Where’s daddy?» («Où est Papa?») parce que, en suivant l’emplacement des téléphones et en écoutant les appels, le système était capable de signaler quand les suspects étaient le plus susceptibles d’être chez eux, passant la nuit loin des combats, avec leurs familles.

 

Un interviewé a donné l’exemple d’une fillette de 12 ans qui a téléphoné pour dire à sa mère que papa était à la maison et demander quand elle rentrerait. Les mots «papa» et «rentrer» ont suffi à déclencher une alerte du système d’IA, préparant une frappe militaire. De telles attaques, a avoué l’officier, sont conçues pour tuer les enfants et les voisins se trouvant dans le rayon de l’explosion.

 

Plusieurs interviewés chargés de la surveillance ont noté avoir entendu des enfants dans le domicile d’un suspect peu avant d’autoriser une attaque. D’autres ont entendu les cris des enfants immédiatement après l’explosion, mutilés par l’explosion ou en état de choc devant les corps déchiquetés autour d’eux, ou les deux.

 

À un moment du film, la caméra interrompt les entretiens pour tourner autour du quartier général de l’armée israélienne, la Kirya, au milieu des gratte-ciel étincelants du centre de Tel-Aviv. Selon les lois de la guerre, la Kirya serait une cible militaire légitime. Son emplacement risque intentionnellement de transformer les habitants de la plus grande ville d’'Israël' en boucliers humains.

 

À l’inverse, des militants palestiniens dormant chez eux avec leurs familles ne constituent pas une cible militaire légitime. Pourtant, le programme «Where’s daddy?» impliquait qu’'Israël' fasse des enfants palestiniens des boucliers humains à une échelle industrielle, dans la plus grossière des violations du droit international.

 

 

«Je ne faisais qu’obéir aux ordres»

 

Le silence stupéfait était-il notre malaise face au soldat qui a volontiers avoué qu’'Israël' avait commis un «génocide» à Gaza — et que, dès le départ, son objectif, et celui de tous ceux avec qui il travaillait, était de tuer autant de Palestiniens qu’ils pouvaient se le permettre sans subir de conséquence? Selon ses propres mots, il a personnellement utilisé les systèmes d’IA militaires d’'Israël' pour superviser la mort de «milliers» de Palestiniens. Il a qualifié cette période de sa carrière militaire de «follement amusante».

 

Un autre interviewé, responsable du meurtre de masse de Palestiniens, a fait observer que non seulement il servait dans la plus prestigieuse unité de renseignement d’'Israël', la 8200, mais qu’il avait décroché l’un des postes les plus convoités de l’unité. Il a noté à quel point d’autres officiers enviaient sa position dans la machine à tuer automatisée.

 

Le silence stupéfait était-il notre révulsion devant le fait que, interviewé après interviewé, ils rationalisaient leur participation au massacre et à la mutilation de plusieurs dizaines de milliers d’enfants de Gaza par des variantes de l’excuse «Je ne faisais qu’obéir aux ordres»? L’un se qualifiait de «petit rouage» dans la machinerie du meurtre.

 

Le silence stupéfait était-il notre malaise devant le participant qui a noté avoir été élevé dans la haine des Allemands à cause de l’Holocauste, mais qui a ensuite admis avoir désormais du mal à voir la différence entre ce que les nazis ont fait et ce qu’il a fait à Gaza? 

 

Le silence stupéfait naissait-il de la reconnaissance, par le public, que les actes sans friction et impersonnels de surveillance, de sélection de cibles et d’exécution par l’IA à Gaza sont déjà en train d’être déployés bien plus près de chez nous?

 

Que des jeunes gens intelligents, soucieux de leur carrière, obéissants, exactement comme ceux qui ont conçu le système d’IA israélien de contrôle absolu, de surveillance inéluctable, de meurtre sans sentiment, sont en train de concevoir pour nous le même système automatisé de juge, de jury et de bourreau?

 

Ce que nous voyons à l’écran est le prototype d’un nouveau type d’État sécuritaire dopé à l’IA, qui servira de Panoptique impitoyable dans lequel nous serons tous prisonniers. Un État où même l’apparence démocratique de dirigeants responsables devant les gouvernés s’effondre.

 

 

L’horreur intérieure

 

Le choc du public, je le soupçonne, tenait à toutes ces choses. Mais il y avait une raison encore plus profonde pour laquelle NAZA nous a laissés sans voix. Ce film ne parle pas de l’horreur tangible et visible de Gaza — une horreur dont nous avons tant vu à nos écrans au cours des trois dernières années. Il parlait de quelque chose de plus caché, de bien plus proche de nous. Il parlait de l’horreur tapie en chacun de nous. Ce que la philosophe germano-juive Hannah Arendt a appelé «la banalité du mal».

 

Nous avons été stupéfaits, je crois, en réalisant que les 24 Israéliens sur l’écran — dont chacun a admis, souvent sans émotion, parfois avec un peu de fierté, avoir commis les plus monstrueux des crimes — auraient pu être notre fils ou notre fille, notre frère ou notre sœur.

 

La seule raison d’applaudir, me semblait-il, était de couvrir la petite voix calme de la conscience qui demande: «Aurais-je pu faire comme eux? Mes enfants l’auraient-ils pu?»

 

NAZA est un coup de poing dans le ventre non parce qu’il nous apprend quoi que ce soit que nous ne savions ou ne soupçonnions déjà à propos d’'Israël' et de Gaza. Les journalistes palestiniens de l’enclave nous ont montré chaque jour les preuves du génocide, avant que chacun ne soit éliminé par la machinerie d’IA d’'Israël' — dans le plus grand massacre de professionnels des médias jamais enregistré.

 

Non, le film nous dit quelque chose de bien plus honteux. Il nous dit qui nous sommes. Il nous dit exactement sur quoi reposent les piliers de notre «civilisation» occidentale.

 

Les privilèges occidentaux d’aujourd’hui ont été bâtis sur une longue histoire de colonialisme nu et raciste — de cupidité, de pillage, d’esclavage, de génocide — auquel nous n’avons jamais véritablement renoncé ni que nous avons jamais abandonné.

 

'Israël' poursuit cette tradition pour nous, à la fois en affinant l’efficacité technique du colonialisme par une expérimentation meurtrière et sans fin sur une population palestinienne captive, et en occultant notre propre complicité dans cette barbarie.

 

C’est la raison pour laquelle il a été si facile à nos dirigeants de se faire les complices du génocide d’'Israël': fournir les bombes, transmettre le renseignement, assurer la couverture diplomatique, excuser les «excès», écraser les manifestations.

 

NAZA nous réduit au silence non pas à cause de la monstruosité de ce qu’'Israël' a fait, mais parce qu’il constitue la preuve irréfutable de notre propre monstruosité. Nos sociétés ont tout regardé et n’ont rien fait. Nous sommes tous coupables.

 

 

Jonathan Cook -

22.10.26

Source: mondialisation.ca

28 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1117 !! Le «Conseil de paix» est un échec cuisant, et les Palestiniens en paient le prix

 

 

 

Il promettait d’apporter une «paix durable»: Gaza devait être reconstruite; les opérations militaires devaient cesser; une «aide totale» devait être fournie; et une force internationale de stabilisation devait être mise en place. Il a échoué sur tous les plans

 

 

Il y a près de 25 ans, «Sir» Tony Blair a joué le rôle peu glorieux de porte-parole international de George W. Bush, en faisant accepter au public britannique l’invasion illégale de l’Irak. Aujourd’hui, l’ancien 1er ministre fait office de porte-voix à un autre président américain, Donald Trump.

 

Karl Marx a fait remarquer que l’histoire se répète, d’abord comme une tragédie, puis comme une farce. Cette remarque résume parfaitement le rôle de Tony Blair en tant que membre fondateur de haut rang du «Conseil pour la paix» de Trump.

 

La semaine dernière, lors d’une réunion du Conseil pour la paix [Board of Peace] en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, Blair a eu l’audace de faire la leçon aux Palestiniens sur la nécessité d’abandonner l’expression «Free Palestine».

 

Ce sinistre individu a expliqué: «Les Palestiniens vivant à Gaza n’ont pas besoin d’un slogan, ils ont besoin d’une solution.» Mais quelle solution le Conseil pour la paix de Blair avait-il à proposer? Prétendument un plan de relance de 2,45 milliards de dollars, destiné à la reconstruction, à l’acheminement de l’aide et peut-être au déploiement attendu d’une Force internationale de stabilisation (FIS).

 

Au cours des trois dernières années, 'Israël' a provoqué l’anéantissement de Gaza. L’ampleur des dégâts est telle qu’on estime le coût de la reconstruction de Gaza à 71,4 milliards de dollars.

 

Comme 'Israël' restreint l’entrée des matériaux de construction essentiels, les travaux de réparation à Gaza sont menés à l’aide de débris recyclés. Une nouvelle reconstruction à grande échelle n’a même pas encore commencé.

 

Comme l’a lui-même admis Nickolay Mladenov, du Board of Peace: «Nous sommes très loin de la reconstruction de la bande de Gaza.» On ne peut pas dire qu’une reconstruction significative ait eu lieu. Et on ne sait même pas d’où proviendront ces 2,45 milliards de dollars. Les finances opaques du Board of Peace ne l’ont pas aidé à lever des fonds. De plus, il est douteux qu’'Israël' autorise la reconstruction d’un territoire qu’il s’est employé à détruire pendant des années.

 

Si l’on en croit l’histoire récente, ces 2,45 milliards de dollars ne verront jamais le jour, sans parler des 71 milliards de dollars réellement nécessaires. En février dernier, les membres du Conseil pour la paix s’étaient engagés à verser 17 milliards de dollars à l’organisation. Seuls environ 300 millions de dollars de cette somme ont été effectivement versés.

 

Gardez à l’esprit que nous approchons à grands pas de l’anniversaire de la proclamation par le président Trump d’une «paix éternelle», lorsqu’il avait annoncé un accord avec le Hamas qui permettrait de ramener les captifs israéliens chez eux et, se vantait-il, de mettre fin aux bombardements de Gaza.

 

Gaza devait être reconstruite. Les opérations militaires devaient cesser. Une «aide totale» devait être envoyée à la bande de Gaza sans ingérence. Aucun Palestinien ne devait être expulsé. Une force internationale de stabilisation devait être mise en place. Les normes juridiques les plus élevées devaient être respectées.

 

Un an plus tard, il est embarrassant de se rappeler l’accueil crédule que ces annonces avaient suscité. En Grande-Bretagne, tant The Telegraph que The Times ont défendu l’idée que Trump devrait se voir décerner le prix Nobel de la paix…

 

Tony Blair a bien évidemment salué «la vision du président visant à promouvoir la paix et la prospérité». Aucune de ces promesses n’a été tenue, à l’exception de celle du mouvement Hamas, qui a libéré les captifs restants; les dépouilles des personnes décédées ont été récupérées ou leur sort a été entièrement élucidé avant le début de l’année 2026.

 

Mais les opérations militaires israéliennes se sont poursuivies. Depuis l’imposition du «cessez-le-feu» de Trump, plus de 1.400 Palestiniens ont été assassinés; 4.996 ont été blessés. En août, au moins 300 enfants avaient été tués, ce qui signifie qu’en moyenne, un enfant de Gaza a été tué chaque jour depuis le début du «cessez-le-feu». Dans le langage courant, cela n’a rien d’un cessez-le-feu: un grand nombre de civils palestiniens continuent de mourir.

 

Chose incroyable, dans son rapport de mai au Conseil de sécurité de l’ONU, le Conseil de la paix a insisté sur le fait que «le cessez-le-feu a tenu». Ce qui se rapproche le plus d’une protestation contre le massacre des Palestiniens par 'Israël' a pris la forme de vagues remarques formulées par l’envoyé du Conseil de la paix à Gaza, Nickolay Mladenov, devant le Conseil de sécurité de l’ONU le mois dernier.

 

Il a déclaré: «Chaque recours à la force qui ne répond pas à une menace immédiate, et chaque incident que le mécanisme de désescalade n’a pas été chargé de résoudre, coûte au processus quelque chose qu’il est très, très difficile de récupérer.» C’est vrai dans une certaine mesure, mais ce n’est de loin pas assez fort, direct ou catégorique.

 

Il est impossible d’estimer combien d’autres Palestiniens, en plus de ceux tués directement par l’action militaire israélienne, ont trouvé la mort. Par exemple, on rapporte qu’au moins 1.268 malades palestiniens sont décédés parce que leurs évacuations médicales ont été retardées ou refusées.

 

Une fois de plus, nous n’avons trouvé aucun commentaire de la part du Conseil de la paix.
L’acheminement et la distribution d’une aide humanitaire «complète», qui, selon la promesse du plan de paix, devaient «se dérouler sans ingérence», ont été continuellement entravés par 'Israël'.

 

Un rapport qui donne à réfléchir, publié le mois dernier par l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA, constate: «Le volume de l’aide humanitaire autorisée à entrer dans la bande de Gaza a diminué tout au long de l’année 2026», ajoutant qu’entre mars et mai 2026, «plus de 42% des missions de livraison d’aide prévues vers la bande de Gaza ont été annulées ou entravées par les autorités israéliennes, la majorité d’entre elles concernant des fournitures médicales, d’eau et d’assainissement essentielles».

 

Le responsable de mission en Palestine de Médecins Sans Frontières (MSF) qualifie cela de «politique d’usure délibérée», ajoutant: «Ces politiques ne se contentent pas de retarder l’aide; elles démantèlent les systèmes mêmes sur lesquels les populations comptent pour survivre.»

 

Une fois encore, le Conseil de la paix n’a pas réagi. En effet, dans son rapport de mai, il a imputé au Hamas l’échec de l’acheminement de l’aide humanitaire à grande échelle. En réalité, 'Israël' classe de nombreux articles essentiels comme étant à «double usage», notamment les ciseaux, les béquilles, les fauteuils roulants et les prothèses. On a appris la semaine dernière que plus de 900 fauteuils roulants offerts par deux associations caritatives australiennes à l’intention des enfants blessés et amputés de Gaza avaient été bloqués par 'Israël'.

 

On peut, au mieux, qualifier cela de sordide, étant donné que Gaza est devenue la région où l’on recense le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant de l’histoire moderne. Aucune intervention, cependant, de la part du Conseil de la paix.

 

Les déclarations des ministres israéliens tournent régulièrement en dérision le plan de paix, qui prévoyait que «personne ne sera contraint de quitter Gaza… Nous encouragerons les gens à rester et leur offrirons la possibilité de construire une meilleure Gaza».

 

Le ministre de la Défense, Israel Katz, ne cache pas l’intention du gouvernement israélien d’organiser une expulsion massive des Palestiniens. Le ministre de la Sécurité, Itamar Ben-Gvir, a également proposé un plan d’expulsion massive des Palestiniens. Bien que ces déclarations contredisent manifestement les garanties données dans le plan de paix, le Conseil pour la paix reste muet.

 

La seule réaction qui s’apparente le plus à une protestation que nous ayons pu trouver est une déclaration anonyme faite lundi par un responsable du Conseil pour la paix au Times of Israel, selon laquelle «il est indéniable que les opinions de plus en plus extrémistes en 'Israël' rendent plus difficile ce que nous essayons de faire».

 

Ce genre de murmure de protestation sotto voce et dont l’origine n’est même pas identifiée, est une échappatoire et ne représente en tout état de cause que le point de vue d’un seul individu anonyme. Il n’y a aucun signe concret de la Force internationale de stabilisation promise.

 

L’engagement selon lequel le Conseil de la paix «s’appuierait sur les meilleures normes internationales pour créer une gouvernance moderne et efficace au service de la population de Gaza» est une plaisanterie de mauvais goût. La preuve la plus flagrante que le Conseil de la paix a les normes les plus basses réside dans sa charte, qui confère à Donald Trump un pouvoir dictatorial à vie.

 

Outre les pouvoirs de Trump, une grande partie du personnel du Conseil de la paix est composée de proches du président. Le comité exécutif ne compte aucun Palestinien ni aucun Arabe. Pour être honnête, le Conseil de la paix n’est pas resté totalement inactif, puisqu’il a proposé une poignée de projets mal ficelés.

 

En janvier de cette année, Jared Kushner a présenté un «plan directeur» pour Gaza comprenant une zone de «tourisme côtier», 180 tours d’habitation, des résidences, un «complexe industriel, des centres de données, des installations de fabrication de pointe», ainsi qu’un nouveau port et un nouvel aéroport.

 

En février, il a été rapporté que des responsables du Conseil pour la paix envisageaient de créer et de mettre en circulation une cryptomonnaie de type «stablecoin» à Gaza.

 

Au début du mois, Jeremy Greenstock, ancien ambassadeur de Tony Blair auprès des Nations Unies, a déclaré que le Conseil de la paix avait chargé Blair de transmettre à l’Autorité palestinienne un message humiliant, selon lequel celle-ci devait «supprimer de tous les programmes scolaires palestiniens toute mention du mot Palestine» si elle souhaitait être prise au sérieux. (Un porte-parole de Blair a qualifié ce récit d’affabulation.)

 

En juillet, le Conseil a vanté une feuille de route pour le désarmement palestinien et le retrait israélien de Gaza. La mise en œuvre de ce plan est entourée de flou, et le texte a été rapidement rejeté par les ministres israéliens. Aucun progrès tangible n’a été réalisé, et la manière dont le désarmement et le retrait israélien seront menés reste obscure.

 

Cela met en lumière un problème fondamental. Le texte du «plan de paix» prévoit que le retrait sera «fondé sur des normes, des étapes clés et des échéances liées à la démilitarisation qui seront convenues entre les FDI, les ISF, les garants et les États-Unis». L’accord de l’armée israélienne étant requis, 'Israël' dispose d’un droit de veto sur son propre retrait du territoire qu’il occupe.

 

L’hiver approche. 'Israël' continue de massacrer les Palestiniens. Les souffrances sont incalculables. Les historiens s’étonneront que le Conseil de sécurité de l’ONU – y compris la Grande-Bretagne de Keir Starmer – ait voté en faveur du projet de Trump sans la moindre voix dissidente (la Russie et la Chine se sont abstenues; aucun n’a voté contre).

 

 

Peter Oborne & Talal Hangari -

22.10.26

Source: afrique-asie.fr

27 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1116 !! Scandale des armes pour 'Israël'

 

 

 

Plus de 60 organisations françaises tirent la sonnette d’alarme !

 

 

Plus de 60 organisations, associations, syndicats et partis politiques français ont appelé à l’arrêt du transfert d’armes et d’équipements militaires vers l’Occupation sioniste, ainsi qu’à l’intensification des actions populaires et syndicales pour faire pression sur le gouvernement et les entreprises impliqués dans la coopération militaire avec cette dernière. Cet appel s’accompagne de la revendication de fournir les ressources nécessaires à l’enseignement public et aux universités, plutôt que de les orienter vers les guerres.

 

Cet appel s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de mobilisation qui se déroule en France durant ce mois d’octobre, à l’initiative de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), de la campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS France), de la campagne «Stop Arming 'Israel' France» et du mouvement «Urgence Palestine», avec la participation d’organisations de défense des droits humains, de syndicats de travailleurs, de partis politiques et de groupes de solidarité.

 

Les contestataires ont souligné la nécessité de stopper tous les transferts d’armes et de composants militaires vers l’Occupation, et de mettre fin à la coopération dans le domaine de l’armement et des technologies utilisées pour la surveillance et la répression, estimant que la poursuite de ces relations contribue à fournir un soutien matériel et technique aux opérations militaires sioniste contre le peuple palestinien.

 

 

Mobilisations sur le terrain et pressions sur les entreprises

 

Depuis son lancement début octobre, la campagne a donné lieu à des actions et des manifestations dans plusieurs villes françaises, notamment Paris, Toulouse, Montpellier, Nantes, Dijon et Grenoble, ainsi qu’à des activités de sensibilisation au sein des établissements d’enseignement et d’ingénierie, visant à mettre en lumière le rôle des entreprises et des moyens de transport dans l’acheminement d’équipements militaires vers l’Occupation.

 

D’après ce qu’a rapporté l’Association France Palestine Solidarité, les pressions syndicales et populaires ont contribué à inciter la compagnie 'Air France' à annuler l’expédition d’équipements militaires destinés à la société 'Elbit Systems Land' à bord d’un vol à destination de Tel-Aviv le 8 octobre courant, après la révélation du chargement et sa médiatisation.

 

La campagne cherche à élargir le cercle de pression sur les entreprises dont les activités sont liées au commerce d’armes avec l’entité sioniste, à inciter les travailleurs et les syndicats à refuser de participer au transport d’équipements militaires, et à exiger des autorités françaises une plus grande transparence concernant les licences d’exportation d’armes.

 

 

L’éducation face aux dépenses militaires

 

Les protestataires ont établi un lien entre l’arrêt de l’armement du régime sioniste et la défense de l’enseignement public et des universités, affirmant qu’il est indispensable de réorienter les ressources financières vers les établissements d’enseignement et les besoins des étudiants, plutôt que de soutenir les industries militaires et la coopération liée aux guerres.

 

Ces revendications coïncident avec des mobilisations étudiantes et syndicales observées en France ces dernières semaines, comprenant des protestations au sein des écoles et universités ainsi que des rassemblements de rue, exigeant la fin de l’armement de l’Occupation et rejetant toute restriction à l’encontre des mouvements de solidarité avec la Palestine.

 

Les organisateurs ont appelé à la poursuite des actions jusqu’à la fin du mois d’octobre, avec la possibilité de les prolonger, dans le but de mettre un terme au transfert d’armes et d’équipements militaires vers l’Occupant et de stopper toute coopération dans le développement des technologies de surveillance et de répression.

 

 

Exigences d’arrêt de la coopération militaire

 

Les contestataires participants soulignent que l’arrêt des cargaisons d’armes ne se limite pas à l’interdiction d’exporter des armes finies, mais englobe également les pièces détachées, les composants et les matériaux entrant dans la fabrication d’équipements militaires, en plus de réviser les relations commerciales et techniques qui permettent la continuité de cette coopération.

 

Ces démarches s’inscrivent dans le cadre d’efforts plus larges menés par des groupes de solidarité, des syndicats et des partis français, afin de faire pression sur le gouvernement pour qu’il prenne des mesures concrètes pour mettant fin à la coopération militaire avec le gouvernement d’extrême droite sioniste, dirigé par le criminel B. Netanyahu, et plaçant les obligations légales et les droits humains au premier plan des considérations régissant la politique d’exportation d’armes.

 

 

Rédaction Centre Palestinien d'Information -

24.10.26

Source: palinfo.com

26 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1115 !! A Hébron, après la liquidation de 2 soldats par la résistance, offensive israélienne inédite

 

 

 

Plus de 200 familles déplacées et 2.500 habitants menacés de déplacement forcé à Deir Baha et Al-Jilda

 

 

Depuis vendredi, les forces d’occupation israéliennes ont contraint quelque 1.500 habitants à quitter leurs maisons dans les quartiers de Deir Baha et d’Al-Jilda, dans la ville d’Hébron, tandis qu’environ 2.500 autres habitants risqueraient d’être déplacés de force dans les prochaines heures. Cette offensive, qui se poursuit dans le gouvernorat, a entraîné le déplacement de plus de 200 familles, désormais sans abri.

 

Le gouverneur d’Hébron, Khaled Doudine, a déclaré à WAFA lors d’un entretien téléphonique que l’offensive en cours avait provoqué le déplacement de plus de 200 familles. Il a appelé à une intervention internationale et juridique urgente pour mettre fin aux violations commises par les forces d’occupation.

 

Il a précisé que le gouvernorat, en coordination avec ses institutions et les représentants des clans locaux, s’employait à mettre en place un comité chargé de gérer la crise et de venir en aide aux personnes déplacées et aux familles touchées, après la proclamation de l’état d’urgence vendredi.

 

De son côté, le maire d’Hébron, Yussef al-Jaabari, a indiqué à WAFA que les forces d’occupation prévoyaient de déplacer de force quelque 2.500 habitants des deux quartiers, qui couvrent une superficie totale d’environ 350 dunums. Il a précisé que les mesures prises concernaient quelque 200 familles. Les forces israéliennes ont apposé des marquages sur les maisons évacuées et distribué des avis sommant les familles encore présentes de quitter leurs logements sans emporter leurs véhicules, a-t-il ajouté.

 

Dans le cadre du renforcement des restrictions militaires imposées au gouvernorat d’Hébron, les forces d’occupation ont également fermé le carrefour et la route principale menant au village de Kharsa à l’aide de remblais de terre et de blocs de béton, entravant ainsi l’accès à plusieurs villages et localités. Elles ont aussi fermé plusieurs entrées du camp de réfugiés d’Al-Arroub, qui constitue un point de passage vers le gouvernorat de Bethléem. Dans le sud de la ville d’Hébron, elles ont fermé toutes les entrées et les routes et maintenu les portails métalliques fermés en permanence.

 

L’offensive israélienne contre le gouvernorat d’Hébron se poursuit depuis vendredi. Elle a notamment été marquée par la démolition de bâtiments et de commerces dans le secteur de Farsh al-Hawa, des perquisitions et des fouilles de domiciles, ainsi que l’arrestation d’au moins 13 Palestiniens. Les forces d’occupation ont également fermé les accès à la ville, aux villages, aux localités et aux camps de réfugiés.

 

Par ailleurs, des familles ont été contraintes de passer la nuit à la belle étoile après avoir été forcées de quitter leurs maisons. Selon des médias israéliens, les forces israéliennes ont commencé à prendre le contrôle de bâtiments dans la ville afin de renforcer leur contrôle sur les axes routiers menant aux colonies.

 

Netanyahu a ajouté qu’avec le ministre de la Défense, Israel Katz, ils envisageaient une opération d’envergure en Cisjordanie, «d’une ampleur inédite depuis la guerre des Six Jours», en référence à 1967.

 

 

Rédaction Wafa -

24.10.26

Source: french.wafa.ps

25 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1114 !! À Gaza, des sacs de sable pour tenir tête aux inondations

 

 

 

Ravagé par deux ans de guerre, Ahmed Al-Omari se prépare, comme des centaines de milliers d’autres familles, à affronter un nouvel hiver de froid et de pluies torrentielles. Dans les camps de fortune et les bâtiments endommagés, les habitants tentent de protéger leurs abris précaires contre les inondations, faute de solutions plus sûres

 

 

Dans l’urgence, Ahmed et d’autres jeunes hommes remplissent de sable des sacs qui contenaient autrefois de la farine distribuée par le Programme alimentaire mondial (PAM). Ils espèrent ainsi empêcher l’eau de pluie d’envahir leurs abris.

 

«Ce sont des sacs de farine que nous allions chercher au péril de notre vie, juste pour pouvoir manger», a-t-il confié à ONU Info, en référence aux dangers auxquels sont exposés les civils lorsqu’ils tentent d’obtenir de l’aide dans la bande de Gaza.

 

«Aujourd’hui, ces mêmes sacs nous servent à contenir du sable pour faire barrage aux eaux de pluie. Chaque année, nous subissons des inondations ; nous avons donc installé ces sacs dans l’espoir d’empêcher, tant bien que mal, l’eau de pénétrer à l’intérieur», a-t-il expliqué.

 

 

Abris de fortune

 

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), entre 1,8 et 1,9 million de personnes à Gaza ont besoin d’une forme ou d’une autre d’aide en matière d’hébergement. Alors que les pluies ont déjà commencé, les inquiétudes grandissent quant à la capacité des abris de fortune à résister aux intempéries. Le phénomène climatique El Niño, dont les effets pourraient aggraver les conditions météorologiques dans les mois à venir, ajoute à ces préoccupations.

 

Les agences humanitaires tentent d’acheminer autant de matériel d’hébergement que possible avant l’hiver, a expliqué Karl Baker, coordinateur régional de crise à l’OIM pour Gaza, depuis Amman, en Jordanie.

 

«Nous savons que les pluies ont déjà commencé et que le volume de marchandises que nous parvenons à faire entrer à Gaza ne suffira pas à répondre aux besoins de la population», a-t-il averti.

 

Les préparatifs ont été freinés par le manque de financements, qui s’est fait sentir dès le début de l’année. «Les fonds sont arrivés assez tard dans l’année. Ils commencent à être disponibles, mais pas à la hauteur des besoins», a précisé M. Baker.

 

 

Des chaînes d’approvisionnement perturbées

 

Les difficultés d’acheminement compliquent davantage la préparation à l’hiver. L’OIM dépend de fournisseurs situés notamment en Chine, en Inde et au Pakistan, tandis que les marchandises transitent par la Jordanie, l’Égypte et 'Israël' avant d’atteindre Gaza.

 

«L’autre point, bien entendu, est que le conflit régional ne fait que s’intensifier. Cela perturbe les voies commerciales», a souligné M. Baker. Les perturbations du transport maritime mondial affectent ainsi les quantités de marchandises disponibles et les délais de livraison.

 

La qualité des abris constitue une autre source d’inquiétude. À Gaza, les tentes ne durent généralement qu’environ six mois. Les déplacements répétés des familles fragilisent encore ces structures, souvent détruites ou abandonnées lorsque leurs occupants doivent fuir précipitamment.

 

«Le fait de devoir déplacer en permanence une tente ou une structure temporaire a, disons, nui à la qualité des abris actuellement disponibles à Gaza», a expliqué M. Baker. «Il est nécessaire d’améliorer cette qualité, soit en fournissant des matériaux plus durables, soit en apportant davantage d’équipements adaptés aux solutions temporaires».

 

 

Entre bâtiments menaçant de s’effondrer et tentes inondables

 

Pour de nombreuses familles, le choix se résume à une alternative périlleuse: rester dans un bâtiment endommagé ou s’installer sous une tente vulnérable aux intempéries.

 

Plus de 4.000 bâtiments présenteraient des risques d’effondrement. Lors d’un exposé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, Ramiz Alakbarov, coordinateur spécial par intérim pour le processus de paix au Moyen-Orient, a indiqué que l’ONU travaillait avec les communautés locales pour évacuer les personnes vivant dans des bâtiments dangereux. Mais faute de solutions de remplacement, beaucoup sont contraintes de se réfugier dans des abris de fortune.

 

Évoquant une récente visite à Gaza, M. Alakbarov a décrit le dilemme auquel sont confrontées les familles: quitter des logements dans lesquels elles venaient de revenir ou rester dans des bâtiments susceptibles de s’effondrer.

 

L’espace disponible pour se mettre à l’abri se réduit également. Selon M. Baker, seule une trentaine de pour cent du territoire de Gaza est désormais accessible à la majeure partie de la population. Dans les sites de déplacement, les conditions de vie continuent de se détériorer, tandis que de nombreuses familles restent exposées aux inondations sans possibilité réelle de trouver refuge ailleurs.

 

 

Des abris renforcés avec les moyens du bord

 

À Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, Mohammed Barhoum et ses fils tentent eux aussi de renforcer leur abri. Déplacée depuis Rafah, la famille récupère des tiges métalliques dans les décombres pour consolider sa tente.

 

Cette opération n’est pas sans danger, en raison de l’instabilité des débris et de la présence de restes explosifs de guerre. «Chaque année, en hiver, cette zone est inondée en raison de fortes précipitations», explique M. Barhoum. «Cette année, nous avons décidé de renforcer nos tentes à l’aide de tiges métalliques. C’est une nouvelle expérience ; nous verrons bien ce que cela donne. Nous espérons que la situation sera meilleure que la dernière fois».

 

 

Des matériaux durables toujours difficiles à acheminer

 

Les solutions plus solides que l’OIM pourrait normalement fournir dans une situation d’urgence restent difficiles à acheminer à Gaza. Une grande partie des matériaux durables destinés à la construction d’abris est soumise aux restrictions israéliennes sur les biens à «double usage», en vigueur depuis 2008.

 

Ces matériaux comprennent notamment des tôles pour les toitures, du ciment pour les sols et des éléments permettant de construire des murs plus résistants au vent. Autant d’équipements susceptibles de mieux protéger les familles contre les intempéries, mais dont l’entrée à Gaza est soumise à des restrictions pour des raisons de sécurité invoquées par les autorités israéliennes.

 

L’OIM négocie régulièrement avec ces dernières pour faciliter leur acheminement, a indiqué M. Baker. «C’est une situation qui se produit au quotidien, jusqu’à cinq fois par jour: nous tentons de négocier, ou nous cherchons à nous assurer que nous avons bien compris leurs préoccupations, afin d’y apporter les ajustements nécessaires», a-t-il déclaré. «Pour notre part, nous devons continuer à plaider pour que des biens plus durables puissent être acheminés».

 

Alors que l’hiver s’installe, les familles de Gaza continuent ainsi de bricoler des protections de fortune, transformant des sacs de farine en digues contre la pluie et des débris métalliques en armatures pour leurs tentes. Des solutions précaires, qui témoignent de l’urgence d’acheminer des abris plus résistants à une population toujours privée de logement sûr.

 

 

Rédaction ONU Info -

19.10.26

Source: news.un.org

24 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1113 !! Des travailleurs de 100 ports se mobilisent contre l’armement de l’Occupation

 

 

 

 

Le boycott atteint les chaînes d'approvisionnement

 

 

Le vendredi 30 octobre 2026, des syndicats et groupes d’ouvriers de près de 100 ports répartis sur 17 pays préparent des grèves et des manifestations pour exiger l’arrêt du transport d’armes et de marchandises liées à la guerre génocidaire sioniste.

 

Sous le slogan «Les dockers ne travaillent pas pour la guerre», cette initiative vise à faire pression sur les compagnies maritimes et suscite des inquiétudes en 'Israël' quant à l’impact sur la chaîne d’approvisionnement. Selon un rapport du ministère des Affaires de la Diaspora publié par Walla, il s’agit de la 2ᵉ édition de la «Journée internationale d’action», avec une participation estimée à 5 fois supérieure à celle de février dernier (qui comptait 20 ports dans 6 pays).

 

 

Grèves dans des ports principaux

 

Portée par l’alliance «Ports in Action» et la campagne «Pas de port pour le génocide» avec le soutien du mouvement BDS, la mobilisation a pour centres principaux:

 

Italie et Grèce: Grèves de 24 heures prévues dans de grands ports italiens (Gênes, Livourne, Gioia Tauro, Trieste) et au port grec du Pirée.

 

France: Appels à des grèves et des ralentissements de travail à Marseille-Fos et Le Havre.

 

Autres pays engagés: Espagne, Inde, Suède, Portugal, Turquie, Maroc, Danemark, Irlande et États-Unis. (Note: les actions iront des débrayages effectifs aux manifestations et déclarations de solidarité selon les sites).

 

 

Inquiétude israélienne face à la perturbation des approvisionnements

 

L’inquiétude de l’Occupation porte sur la perturbation du fret direct ainsi que des cargaisons passant par les ports intermédiaires. Le blocage d’une seule escale peut retarder l’ensemble de la traversée et imposer des surcoûts d’exploitation aux transporteurs. Le rapport israélien y voit une tentative de déplacer le boycott du terrain populaire et numérique vers l’infrastructure du commerce international et de la logistique.

 

 

De la solidarité à la pression sur les entreprises

 

Les organisateurs visent à dépasser la simple déclaration de solidarité en tirant parti du rôle clé des dockers pour bloquer le matériel militaire et le fret lié à l’effort de guerre. Cette action s’inscrit dans la continuité des campagnes menées, depuis octobre 2023, pour imposer un coût commercial aux entreprises impliquées et interrompre les flux maritimes vers 'Israël'. Le test décisif sera la capacité du mouvement à concrétiser ces appels sur le terrain le 30 octobre prochain.

 

 

Rédaction Centre Palestinien d'Information -

22.10.26

Source: palinfo.com

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