FREE PALESTINE

16 avril 2026

!!Génocide à Gaza: J 923!! Permettez-moi de partager avec vous un fragment de l'histoire d'un ange de l'humanité

 

 

Delphine Noels, scénariste, cinéaste et plasticienne nous a quittés ce 12 avril 2026, à l'âge de 53 ans. Elle appartient à ces artistes rares dont le regard continue d'agir longtemps après les images

 
 
 
Honnêtement, je ne peux pas raconter toute l'histoire de cette femme, car il nous faudrait écrire des livres entiers et nous ne pourrions jamais lui rendre pleinement hommage.
 
Ce que j'écris n'est qu'une infime partie de son humanité, et vous le verrez bientôt dans notre film documentaire.
 
Dolphine se trouve aujourd'hui dans la phase terminale de son cancer, dans un état critique à l'hôpital. Il n'y a plus d'espoir de guérison, et elle pourrait nous quitter à tout moment.
 
Cette femme est entrée dans ma vie le premier jour où l'agression contre Gaza a commencé. Je l'ai trouvée en train de me dire: "Je suis avec toi, je te prends par la main, docteur Ahmed."
 
Comme vous le savez, les journalistes et les médecins étaient délibérément ciblés par l'armée israélienne. Elle ne m'a pas abandonné un seul instant et a utilisé tous ses moyens pour défendre notre cause.
 
Militante politique, cinéaste, elle dispose de relations puissantes et nombreuses à tous les niveaux. Elle a réussi à m'aider sur plusieurs plans. Elle m'a redonné vie, à moi et à ma famille, à un moment où j'avais perdu espoir, surtout durant le siège et la destruction de l'hôpital, le martyre et l'arrestation de nombreux collègues.
 
Dolphine combattait à sa manière. C'est une combattante aguerrie pour l'humanité, avec un long parcours dans ce domaine. Nous connaissons tous Julian Assange, mais nous ignorons sa relation avec Delphine Noels et le rôle qu'elle a joué auprès de cet homme exceptionnel.
 
Elle m'a redonné vie, à moi et à ma famille, et ne m'a pas abandonné depuis Gaza jusqu'en Égypte, puis jusqu'en Belgique. Aujourd'hui, la mission est accomplie: j'ai retrouvé ma famille, grâce à cette femme. Elle ne m'a jamais laissé tomber, même pas maintenant, alors qu'elle est sur son lit de mort.
 
Elle m'a ouvert toutes les portes en Belgique, pour le travail et le logement. Elle a été la première à crier avec moi qu'il s'agissait d'un génocide au sein du Parlement européen. C'était la première fois que quelqu'un osait prononcer le mot «génocide» à ce moment-là, personne n'osait l'employer. Elle criait que c'était un génocide. Dans les universités, dans les municipalités, dans tous les événements: c'était Dolphine Noël.
 
Elle a fondé l'association The Wings of Healing et, avant cela, le projet Compassionate Hearts for Palestine.
 
En hommage, nous avons nommé une école à Gaza «Dolphine Noels», qui accueille environ 800 élèves.
 
Elle aspirait à créer un immense projet médical à Gaza, mais la maladie a eu raison d'elle. Il y a quelques mois, je me suis rendu à l'hôpital pour lui faire don d'une partie de mon foie, mais les médecins ont refusé car il était trop tard.
 
Ce n'est qu'une infime partie de son histoire, et cela ne rend pas justice à cette femme. Je vous demande de prier pour elle. Combien j'aurais aimé qu'un miracle se produise et qu'elle guérisse de cette maladie.
 
 
[Note MCP: outre le cinéma, Delphine Noels était également fortement engagée dans la vie citoyenne, elle était membre fondatrice de la Fédération des métiers du cinéma et de l’audiovisuel Hors champs, du mouvement citoyen Tout autre chose. Elle avait récemment créé avec le chirurgien palestinien Ahmed Moghrabi l’association The Wings of Healing, visant à apporter du soutien aux Gazaouis, en particulier aux enfants, en finançant des écoles et des prothèses pour les enfants blessés. En lien, vous pouvez visionner un court reportage de l'Huma à son sujet: https://www.humanite.fr/monde/armee-israelienne/tourner-ces-images-pour-temoigner-de-la-realite-du-genocide-a-gaza-delphine-noels-realisatrice]
 
 
Ahmed Moghrabi -
 
10.04.26
 
 
15 avril 2026

!!Génocide à Gaza: J 922!! Journée des prisonnier·es palestinien·nes 2026

 

 

“Comment Construire Clandestinement un Centre d’Études dans les Prisons Sionistes”

 

 

Dans le cadre des mobilisations autour de la journée des prisonnier·es palestinien·nes du 17 avril, Samidoun Paris Banlieue vous propose de retrouver des traductions inédites de textes écrits par les prisonnier·es palestinien·nes et déjà disponibles au format papier sur les stands que nous tenons lors des évènements auxquels nous sommes invité·es.

 

Pour continuer cette série, après les traductions des textes de Walid Daqqah et Zakaria Zubeidi, nous vous partageons ci-dessous une interview du combattant et prisonnier libéré Abdel Nasser Issa, par le média Al Jazeera, publiée en janvier 2026. Dans cet entretien, le résistant du mouvement de la résistance islamique, libéré dans le cadre de l’accord d’échange Toufan al-Ahrar arraché par la résistance palestinienne et la fière et inébranlable population de Gaza, avant d’être déporté loin de sa terre, revient en détails sur son engagement et sa lutte derrière les murs des prisons sionistes.

 

Né le 1er octobre 1968 à Naplus et libéré des prisons sionistes le 27 février 2025 dans l’accord d’échange Toufan Al-Ahrar puis déporté en Egypte, Abdel Nasser Issa est une figure emblématique du mouvement des prisonnier·es palestinien·nes et de la résistance palestinienne.

 

Alors qu’il n’a que 14 ans, il est blessé par balle lors d’une manifestation contre les massacres de Sabra et Shatila. En 1985, il est Incarcéré pour la première fois, puis sera arrêté à de multiples reprises au cours de sa vie.

 

En 1994, il rejoint les brigades du Martyr Izz El Din Al Qassam, la branche militaire du Mouvement de la Résistance Islamique (Hamas) et en devient un membre important, en contact direct avec les martyrs Yahya Ayyash et Mohammed Deif.

 

Arrêté en aout 1995, il est condamné à 2 peines à perpétuité + 7 ans et placé en isolement pendant de nombreuses années.

 

Tout au long de son incarcération, il va jouer un rôle important dans le mouvement des prisonnier·es palestinien·nes, créant les organes du Hamas en prison, y occupant de nombreux postes de direction et de responsabilité.

 

Son emprisonnement n’a jamais été un frein dans sa lutte: création et organisation d’une cellule chargé d’organiser des opération de résistance depuis la prison, création du centre d’études Hadarat, direction de la rédaction du journal “Hurriyatouna” (journal des prisonnier·es du Hamas), derrière les murs son engagement dans la lutte aura pris de nombreuses formes.

 

Il nous tenait à cœur de vous partager ce témoignage précieux car il illustre la pluralité des méthodes de lutte des prisonnier·es palestinien·nes et plus globalement des prisonnier·es révolutionnaires, entre résistance culturelle, participation à la résistance armée, formation et auto organisation politique.

 

[Note MCP: le texte de l'échange étant très intéressant mais relativement long pour le format de notre blog, nous vous proposons de le lire (soit en français soit en arabe) en cliquant sur le lien:  https://samidoun.net/fr/2026/04/journee-des-prisonnier%c2%b7es-palestinien%c2%b7nes-2026-comment-construire-clandestinement-un-centre-detudes-dans-les-prisons-sionistes-abdel-nasser-issa/]

 

 

Rédaction Samidoun -

10.04.26

Source: samidoun.net

14 avril 2026

!!Génocide à Gaza: J 921!! Le gouvernement israélien approuve «secrètement» des dizaines de colonies illégales en Cisjordanie

 

 

Le gouvernement israélien a secrètement approuvé un nombre record de nouvelles colonies juives en Cisjordanie occupée, en pleine guerre contre l’Iran, ont rapporté les médias israéliens le 10 avril

 

 

Selon le Times of Israel (TOI), le gouvernement du 1er ministre israélien Netanyahu a ratifié, il y a plusieurs semaines, 34 nouvelles colonies en une seule décision.

 

Les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée sont illégales au regard du droit international.

 

Cette décision place le gouvernement israélien en passe de battre son propre record de création de colonies en une année. Selon l’organisation israélienne Peace Now, un groupe militant opposé à la colonisation, 54 colonies ont été approuvées par le gouvernement israélien l’année dernière, un record absolu.

 

Des sources ont indiqué à i24NEWS que le gouvernement avait initialement gardé la décision secrète. Cependant, des détails ont fuité avec l’aval de la censure militaire israélienne. Cette décision porte à 103 le nombre total de nouvelles colonies approuvées par le gouvernement actuel depuis son entrée en fonction en décembre 2022.

 

Cette année-là, Nenanyahu a repris ses fonctions de 1er ministre à la tête d’une coalition comprenant le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et le ministre des Finances, Bezalel Smotrich.

 

Smotrich et Ben Gvir sont des figures religieuses du mouvement de colonisation qui affirment que leur objectif est de procéder à un nettoyage ethnique des Palestiniens de leurs terres en Cisjordanie occupée et d’annexer ces territoires palestiniens à 'Israël' pour la colonisation juive. Le Likud, parti de Netanyahu, soutient également la construction de colonies, y compris à Gaza, suite au génocide des Palestiniens qui y a été perpétré.

 

Près de 200 avant-postes illégaux ont été établis depuis l’arrivée au pouvoir de Netanyahu, Smotrich et Ben-Gvir. Ces avant-postes sont illégaux, même au regard du droit israélien, mais sont souvent légalisés rétroactivement par les tribunaux israéliens. En revanche, seules six nouvelles colonies ont été officiellement approuvées par 'Israël' au cours des 30 années qui ont suivi la signature des accords d’Oslo en 1993.

 

Selon Lior Amihai, de l’organisation Peace Now, le gouvernement de Netanyahu approuve de nouvelles colonies à un rythme effréné afin d’empêcher la création d’un État palestinien indépendant. "Ce gouvernement, dans son ensemble, ne cache pas son intention d’anéantir toute possibilité d’État palestinien et de paix entre Israéliens et Palestiniens", a déclaré Amihai à Middle East Eye (MEE). L’emplacement exact des nouvelles colonies n’a pas encore été divulgué.

 

Cette accélération des approbations de colonies intervient alors que les violences perpétrées par des colons juifs contre des Palestiniens musulmans et chrétiens s’intensifient en Cisjordanie occupée. Les colons pillent fréquemment les villes et villages palestiniens, assassinent des civils, incendient des maisons et détruisent des commerces pour intimider les Palestiniens et les contraindre à quitter leurs terres.

 

En mars, Barhan Omar a raconté à la BBC comment des colons avaient attaqué son village, Deir al-Hatab, près de Naplus. "Cette attaque ne visait pas seulement à incendier les maisons, mais aussi à tuer – à tuer des femmes et des enfants", a expliqué Omar.

 

Il a raconté que des colons avaient tiré sur sa maison et y avaient mis le feu. Lui et ses enfants n’ont pu s’échapper qu’en se réfugiant sur le toit. "Ils sont arrivés en grand nombre. C’était du terrorisme organisé", a-t-il déclaré. "Le plus terrifiant, c’est d’être tranquillement chez soi avec ses enfants, et soudain, on se retrouve sous le feu ennemi."

 

 

Rédaction The Cradle -

10.04.26

Source: International Solidarity Movment

13 avril 2026

!!Génocide à Gaza: J 920!! Le ministre français des Affaires étrangères J-N Barrot, un suprémaciste en roue libre

 

 

 

Présent au Sénat le 9 avril pour la séance de questions au gouvernement, le ministre des Affaires étrangères s’est exprimé sur la loi sur le peine de mort votée par 'Israël', réservée aux Palestiniens

 

 

Après avoir rappelé la « très vive préoccupation de la France » et sa consternation devant cette loi, le ministre a appuyé son argumentation par une citation des plus choquantes. 

 

"La France reconnaît en 'Israël', non seulement un peuple ami, mais aussi une éthique humaniste, universaliste, qui a été forgée par des siècles d’exil et de persécution, et qui rejette l’arbitraire de la peine de mort", a affirmé Jean-Noël Barrot avant d’ajouter: "Il suffit de se souvenir des propos de Golda Meir: «Nous pouvons pardonner à nos ennemis d’avoir tué nos enfants, mais nous ne pouvons pas leur pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants.»"

 

On prête en effet cette terrible phrase à celle qui fut 1è ministre d’'Israël' de 1969 à 1974. La formulation exacte a été opportunément modifiée par Jean-Noël Barrot, car Golda Meir n’aurait pas employé le mot «ennemis» mais «Arabes»: «Nous pouvons pardonner aux Arabes d’avoir tué nos enfants. Nous ne pouvons pas leur pardonner de nous avoir obligés à tuer leurs enfants». Avant d’ajouter, comme le rappelle France Culture: «Nous n’aurons pas la paix avec les Arabes, nous l’aurons que lorsqu’ils aimeront leurs enfants plus qu’ils ne nous détestent».

 

La même Golda Meir, née en Ukraine, contestait la notion de peuple palestinien en affirmant le 15 juin 1969: «Il n’y a jamais rien eu de tel puisque les Palestiniens n’ont jamais existé»; ainsi que le 8 mars 1969: «Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés? Il n’y a personne à qui les rendre.»

 

La citation de Jean-Noël Barrot a suscité une forte indignation sur les réseaux sociaux. «Bref, Jean-Noël Barrot cite une raciste en guise d’humanisme. La faillite morale de la France est totale», estime le collectif Chronik sur X.

 

Le député LFI Aymeric Caron a également réagi vigoureusement: «On pensait qu’il ne pouvait pas tomber plus bas, après la diffusion des fake news sur Francesca Albanese. Mais il creuse toujours plus… Le ministre des Affaires étrangères J-N Barrot cite maintenant la phrase raciste et suprémaciste attribuée à Golda Meir pour justifier les massacres de Palestiniens, qui ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes d’être exterminés. Inversion totale des bourreaux et des victimes. Dans un pays normal, cet homme aurait été démissionné depuis longtemps, tant il fait honte à notre diplomatie.»

 

Le journaliste reporter indépendant Sylvain Mercadier a aussi exprimé son indignation: «Je n’en reviens pas de ce que j’entends. Mon ministre des Affaires étrangères utilise une citation raciste de Golda Meir […]. Parfait exemple de rhétorique orwellienne après deux ans et demi de génocide.»

 

Responsable du développement en communication au sein du Centre arabe de recherches et d’études politiques à Paris (CAREP) et Ancienne conseillère auprès de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Ramallah, Muzna Shihabi a également commenté: «Le ministre des Affaires étrangères français cite Golda Meir pour expliquer que tuer des enfants est en réalité une forme de travail émotionnel imposée au tueur par la victime. On dirait que la France d’Emmanuel Macron est passée de “Liberté, Égalité, Fraternité” à “Je suis profondément offensé que tu m’obliges à te tuer”.»

 

Maxime Benatouil, militant du bloc juif décolonial (UJFP et Tsedek), a également commenté: «L’adhésion aux fables sionistes des classes dirigeantes, réelle ou simulée, est inquiétante, mais bien compréhensible. Les élites françaises et israéliennes partagent une vision coloniale et impériale du monde, et cherchent à détruire tous ceux qui leur tiennent tête. »

 

 

Meriem Laribi -

10.04.26

Source: Agence Medias Palestine

12 avril 2026

!!Génocide à Gaza: J 919!! L'Espagne, toujours plus claire dans son soutien à la Palestine

 

 

 

L’Espagne appelle l’UE à suspendre son accord d’association de 1995 avec 'Israël' après les frappes sur le Liban

 

 

Le 1er ministre espagnol Pedro Sanchez a appelé mercredi l’Union européenne à suspendre son accord d’association de 1995 avec 'Israël', qui encadre les relations commerciales et la coopération politique, après une nouvelle vague de frappes sur le Liban.

 

Dans un message publié sur la plateforme sociale X, Pedro Sanchez a déclaré: «Aujourd’hui, le 1er ministre israélien Benjamin Netanyahu a lancé son attaque la plus violente contre le Liban depuis le début de l’offensive.»

 

Il a qualifié d'«intolérable» le mépris du régime de Tel-Aviv pour la vie humaine et le droit international. Le chef du gouvernement espagnol a estimé que des mesures immédiates devaient être prises, affirmant que «l’Union européenne devait suspendre son accord d’association avec 'Israël'».

 

Il a également insisté sur le fait que «le Liban fait partie du cessez-le-feu», en référence à la trêve conclue tard mardi entre les États-Unis et l’Iran, ajoutant que «la communauté internationale doit condamner cette nouvelle violation du droit international».

 

À noter que l'un des termes de l'accord de cessez-le-feu proposé par l’Iran exige sans équivoque la fin des attaques israéliennes contre le Liban.

 

Pedro Sanchez a par ailleurs souligné que le régime israélien devait rendre des comptes pour ses crimes commis, déclarant: «Il ne doit y avoir aucune impunité pour ces actes criminels.»

 

Mercredi 08 avril dernier, au moins 254 personnes ont été tuées et 1.165 autres blessées lors d’attaques israéliennes à travers le Liban, y compris à Beyrouth, selon la Défense civile libanaise. Le ministre libanais de la Santé, a précisé que ce bilan restait provisoire.

 

Le lendemain, jeudi également, l’Agence nationale d’information libanaise a rapporté qu’au moins 7 personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées dans une frappe aérienne israélienne visant le sud du Liban.

 

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que le bilan global des attaques israéliennes au Liban depuis le 2 mars s’élevait désormais à 1.739 morts et 5.873 blessés.

 

[A quand une position aussi claire et déterminée de la part d'autres gouvernements européens qui encore et toujours regardent... ailleurs?!-ndlr.MCP]

 

 

Rédaction Presstv -

09.04.26

Source: presstv.ir

 

11 avril 2026

!!Génocide à Gaza: J 918!! Les orphelins ne sont plus des cas isolés, mais un phénomène collectif

 

 

Les drames silencieux du génocide dont personne ne prend la mesure

 

 

Le ministère du Développement social de Gaza a annoncé que le nombre d’orphelins s’élevait à 64.616 enfants, dont 55.157 qui ont perdu leur père pendant la dernière guerre, ce qui constitue une indication choquante de l’aggravation de la crise humanitaire et de sa transformation en une réalité à long terme.

 

Le ministère a expliqué dans un communiqué que ces chiffres reflètent l’ampleur de la catastrophe que vivent les enfants orphelins, compte tenu de la poursuite de la guerre et de ses répercussions, notant que leurs conditions de vie sont caractérisées par une extrême dureté, en raison des déplacements massifs de population, de la perte d’abris, de la désintégration de la structure familiale, en plus de l’effondrement accéléré des services de base.

 

Les orphelins sont confrontés à des défis complexes, notamment la détérioration des soins de santé, la perturbation du processus éducatif et les pénuries de nourriture et de médicaments, ce qui met leur vie et leur santé en danger direct, en particulier avec les restrictions persistantes à l’entrée de l’aide et l’érosion des capacités des institutions locales.

 

Le ministère a indiqué que ces statistiques ont été compilées grâce au «Système national des orphelins», mis en place dans des circonstances exceptionnelles et considéré comme l’une des plus importantes bases de données spécialisées, afin d’évaluer l’ampleur du phénomène et d’y remédier malgré des ressources limitées. Il a précisé que le gouvernorat de Gaza enregistre le plus grand nombre d’orphelins, avec 21.125 enfants, soit environ 32,7% du total.

 

Témoignant de l’ampleur croissante de la crise, le ministère du Développement social a confirmé que l’augmentation du nombre d’orphelins coïncide avec d’autres indicateurs de la détérioration de la situation humanitaire dans le secteur, notamment la hausse des taux de pauvreté et de chômage, le nombre croissant de familles dépendantes d’enfants et un creusement des inégalités en matière de protection sociale, sous une pression sans précédent sur le système humanitaire.

 

Il a été souligné que la «Journée des orphelins arabes» est l’occasion de mettre en lumière cette tragédie grandissante, de sensibiliser davantage le public aux droits des orphelins et de soutenir les initiatives visant à améliorer leurs conditions de vie et leur bien-être psychologique, à un moment où la capacité des familles et de la société à répondre à l’ampleur des besoins diminue.

 

Le ministère a souligné la nécessité de renforcer la solidarité sociale et de fournir un environnement sûr et stable qui garantisse aux enfants orphelins leur droit de vivre dans la dignité.

 

Le ministère du Développement social a appelé les institutions locales et internationales à intensifier leurs efforts pour soutenir ce groupe en fournissant une aide matérielle et matérielle, en réhabilitant les infrastructures endommagées, en garantissant la protection juridique des droits des enfants et en apportant un soutien psychologique et social, afin de réduire les effets de la guerre sur une génération née et élevée dans l’ombre de crises successives.

 

 

Selon les données des Nations Unies, plus de 17.000 enfants à Gaza sont séparés de leur famille. Outre leurs souffrances psychologiques, ces enfants sont confrontés à des conditions de vie extrêmement difficiles en raison des pénuries d’eau, de nourriture et de médicaments. D’après le site web officiel de l’ONU, environ 1,9 million personnes, dont plus de la moitié sont des enfants, vivent dans des conditions déplorables dans des camps de la bande de Gaza, où leurs souffrances quotidiennes s’aggravent avec la poursuite du conflit.

 

Lors de son entretien avec Al Jazeera, Salim Awais a révélé que plus de 3.000 enfants ont perdu leurs deux parents et que nombre d’entre eux s’occupent seuls de leurs frères et sœurs. Il a ajouté : "Nous nous efforçons de réunir les enfants avec leurs familles et de leur apporter un soutien psychologique et matériel, mais les besoins dépassent largement nos capacités actuelles."

 

Le porte-parole régional de l’UNICEF, Salim Awais, affirme que les chiffres officiels ne reflètent pas toute l’ampleur de la tragédie. Il souligne que des milliers d’enfants ont perdu leurs parents lors de bombardements directs, tandis que d’autres souffrent de handicaps permanents. 

 

 

Le ministère met en garde contre les répercussions à long terme de ce phénomène, notamment les risques de désintégration sociale, de décrochage scolaire et d’emploi précoce, dans un environnement instable dépourvu des exigences minimales en matière de prise en charge.

 

Malgré cette situation, la communauté locale joue un rôle essentiel pour atténuer la crise. Des dizaines de familles, bien que déplacées et sans abri, ont accueilli des enfants orphelins et leur ont offert un environnement plus sûr. Des associations et initiatives de jeunesse s’activent également pour apporter un soutien psychologique et matériel et organiser des activités visant à aider les enfants à se remettre de leurs traumatismes.

 

Dans une analyse psychologique, le spécialiste Arjwan Hassan estime que le concept d’orphelinat à Gaza a dépassé sa signification traditionnelle pour inclure la plupart des enfants qui ont perdu leur sentiment de sécurité à la suite des bombardements et des morts, soulignant que les besoins les plus élémentaires en matière de soins ne sont pas satisfaits et que le manque de stabilité empêche la fourniture d’un soutien psychologique efficace.

 

Il souligne que les orphelins restent souvent sous la tutelle de leurs proches, mais que les conditions de guerre rendent difficile leur prise en charge adéquate, en l’absence d’un environnement approprié à leur réinsertion sociale et comportementale, notamment après la destruction des institutions de prise en charge. En effet, plusieurs institutions étaient dédiées à la prise en charge des orphelins et à la fourniture de lieux sûrs où ils pouvaient vivre, mais aujourd’hui, aucune institution, gouvernementale ou non, n’est en mesure de s’en occuper en raison de la poursuite du conflit.

 

Dans ce contexte, l’occupation a détruit un certain nombre de foyers et de centres de soins pour enfants, notamment la Fondation Al-Rabee à Gaza, le Centre de protection de l’enfance à Deir al-Balah, l’Institut Al-Amal pour la prise en charge des orphelins, l’association caritative Al-Rahma et le village d’enfants SOS à Rafah, en plus de la destruction généralisée de crèches, d’écoles et de jardins.

 

Cette scène confirme que Gaza est confrontée à une crise humanitaire complexe, qui ne se limite pas aux pertes directes de la guerre, mais qui touche l’avenir de toute une génération, grandissant dans un environnement marqué par la perte et le dénuement, au milieu de défis qui dépassent les capacités de la communauté locale et qui exigent une réponse internationale urgente et globale.

 

 

Rédaction Palinfo -

02.04.26

Source: palinfo.com

10 avril 2026

!!Génocide à Gaza: J 917!! La France continue d’alimenter largement la machine génocidaire israélienne

 

 

 

Un Rapport accablant

 

 

Un rapport d’Urgence Palestine et de Palestinian Youth Movement, dont Le Monde a publié des extraits, révèle que plus de 525 cargaisons d’équipements français à usage militaire ont été expédiées vers 'Israël' entre octobre 2023 et mars 2026. Pour le gouvernement, il s’agit de matériel à vocation défensive ou destiné à être réexporté.

 

Le document de 66 pages, intitulé «Les dessous des exportations militaires françaises vers 'Israël'»,  se veut aussi complet et précis que possible. Il démontre un flux régulier et diversifié d’équipements qui, à eux seuls, ne constituent pas des armes prêtes à l’emploi, mais alimentent l’industrie de défense israélienne en composants parfois essentiels.

 

Selon le rapport, «entre octobre 2023 et mars 2026, plus de 525 cargaisons de matériel militaire ont été expédiées par des fabricants français vers les industries israéliennes de défense et aérospatiales». Les principaux exportateurs français recensés sont Sermat, ADR, Effbe France, Eurolinks, Savimex, Safran, Thales, Cimulec, Amphenol Air LB, Radiall, Aubert & Duval, Vishay MCB et Hutchinson. Du côté israélien, Elbit Systems, premier fabricant d’armes du pays, est à l’origine de la quasi-totalité des achats, que le rapport n’a pas pu chiffrer en quantités ou en valeur.

 

Plus de 90% des expéditions, issues d’une cinquantaine de villes et de douze régions de France, ont été acheminées par la compagnie aérienne israélienne El Al. L’écrasante majorité de ces vols ont décollé de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, qui est aussi utilisé de façon intensive, selon le rapport, pour «le transit de fret militaire américain entre l’Amérique du Nord et 'Israël'»: «Entre le 4 avril 2025 et le 25 octobre 2025, plus de 117 expéditions ont quitté différentes installations de Lockheed Martin [entreprise américaine et mondiale de défense et de sécurité] et de bases aériennes aux Etats-Unis à destination d’'Israël', la majorité (79%) étant acheminée vers la base aérienne militaire de Nevatim.» Toutes ces cargaisons auraient transité par le hub parisien de la société américaine de fret aérien FedEx, le plus important hors des Etats-Unis.

 

Parmi les industriels contactés par Le Monde, Thales, dont le rapport d’Urgence Palestine estime que quatre de ses filiales approvisionnent les divisions guerre électronique, drones, systèmes C4I (les fonctions de contrôle et commande et de renseignement) et radars au sol d’Elbit Systems, rappelle la position qu’il défend depuis des mois: «Depuis le 7 octobre 2023, Thales n’a exporté aucune arme ni aucun système létal vers les forces armées israéliennes, ni directement ni par l’intermédiaire de fabricants tiers».

 

Aubert & Duval vend des tubes en acier équipant des obusiers ou des tanks à Elbit Systems mais se défend en jurant que «la licence d’exportation de matériel de guerre accordée par l’Etat français prévoit explicitement que le produit final (…) soit réexporté à des forces armées qui ne sont pas celles d’'Israël'».

 

Le ministère des armées a ordonné, en octobre 2025, l’arrêt des exportations de la société Sermat vers 'Israël', avait révélé le média en ligne Disclose car celles-ci étaient non conformes à la législation. Ces contrats portaient notamment sur la fourniture d’alternateurs et de moteurs électriques pour des drones d’Elbit Systems.

 

Le cas d’Eurolinks, qui fabrique des maillons, c’est-à-dire les liens permettant de charger les munitions, est déjà connu grâce aux révélations de Dispose et de Marsactu, Mais, malgré les révélations de presse et le refus des dockers CGT de Marseille de charger une livraison en juin 2025, le rapport d’Urgence Palestine fait état «d’un flux continu de 12 expéditions documentées totalisant 9,94 millions de liens de munitions sur vingt et un mois». 

 

De fait, l’Etat français n’a pas annulé la licence d’Eurolinks. Celle-ci "ne donne pas droit à l’armée israélienne d’utiliser ces composants", avait déclaré en mars 2024 Sébastien Lecornu, alors ministre des armées, qui doivent uniquement entrer dans la fabrication d’équipements ensuite exportés par 'Israël'.

 

(…) «Le décalage entre la politique officielle de la France et la réalité de sa chaîne d’approvisionnement, où des composants ont permis l’armement de drones au-dessus de Gaza, soulève de sérieuses questions quant à sa complicité», estiment Urgence Palestine et Palestinian Youth Movement, qui invoquent, notamment, le  Traité sur le commerce des armes (TCA), signé et ratifié par la France en 2013, selon lequel «un Etat Partie ne doit autoriser aucun transfert d’armes (…) s’il a connaissance que ces armes pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité, (…) des attaques dirigées contre des civils (…) ou d’autres crimes de guerre. »

 

 

Rédaction CAPJPO-Europalestine -

07.04.26

Source: europalestine.com

 
9 avril 2026

!!Génocide à Gaza: J 916!! 'Israël' applique au Liban sa stratégie de Gaza

 

Transformer les «zones tampons» en frontières permanentes

 

 

Alors que la guerre américano-israélienne contre l’Iran et ses répercussions économiques sur l’économie mondiale continuent d’occuper le devant de la scène médiatique internationale, 'Israël' est en train de redessiner la carte du Moyen-Orient, en particulier au Liban. En cas de succès, les plans d’'Israël' pourraient avoir des répercussions régionales et mondiales. Et pourtant, l’invasion israélienne du Liban n’a pratiquement pas fait la une des médias occidentaux.

 

La semaine dernière, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que les forces israéliennes ne quitteraient pas le sud du Liban après la fin de la guerre actuelle. Les déclarations de Katz vont dans le sens de celles du 1er ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a déclaré le week-end dernier avoir donné pour instruction à l’armée israélienne d’étendre son contrôle dans le sud du Liban jusqu’à 10 kilomètres, afin de créer une «zone tampon de sécurité». Ces déclarations font suite au déploiement par l’armée israélienne de quatre divisions à la frontière libanaise et à la poursuite de son avancée en territoire libanais.

 

Tout dans l’invasion israélienne actuelle du Liban est une répétition des invasions précédentes: les ordres donnés par 'Israël' aux civils de quitter leurs villages dans le sud, le déplacement de près d’un million de Libanais, le bombardement des infrastructures, en particulier des ponts sur le fleuve Litani, et les combats à l’intérieur et autour des villages libanais. Mais il y a une différence cette fois-ci: la destruction des infrastructures par 'Israël' n’est pas une simple stratégie de guerre. Il s’agit d’une nouvelle annonce de la doctrine renouvelée d’'Israël': occuper de nouvelles zones, souvent en les dépeuplant par la force, et les contrôler de manière permanente, élargissant de fait les frontières d’Israël avec des «zones tampons».

 

Si 'Israël' a déjà mis en œuvre une partie de cette stratégie par le passé, la situation est cette fois-ci très différente. Premièrement, parce qu’'Israël' déclare explicitement vouloir occuper de manière permanente de nouveaux territoires arabes, sur fond de déclarations officielles sur ses ambitions d’un «Grand 'Israël'». Deuxièmement, parce que cela se produit sans réaction internationale significative. Et enfin, parce que ce nouveau modèle qu’'Israël' tente de reproduire sur un deuxième front pourrait avoir des implications pour l’avenir de la guerre et du tracé des frontières à l’échelle mondiale.

 

Cette réalité soulève deux questions cruciales: comment ce modèle est-il devenu une politique officielle israélienne? Et que signifiera cette vision israélienne pour le Moyen-Orient et le monde, si elle se concrétise?

 

 

Appliquer la logique de la «zone jaune» de Gaza au Liban

 

Au cours de la dernière vague de combats entre 'Israël' et le Hezbollah, les forces israéliennes ont procédé à des explosions et à des démolitions à grande échelle de villages et d’infrastructures libanais dans le sud. Ces tactiques ressemblent à celles qu’'Israël' a utilisées à Gaza au plus fort du génocide. À Gaza, 'Israël' avait pour objectif explicite de chasser définitivement les Palestiniens de zones entières, comme les villes de Beit Hanoun et Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza, et la ville de Rafah, au sud.

 

Alors qu’'Israël' intensifie sa guerre contre le Liban, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a clairement exposé les intentions d’'Israël': appliquer au Liban le modèle de Gaza, à savoir la destruction totale et le nettoyage ethnique. Il a déclaré mardi que «le modèle de Rafah et de Beit Hanoun» serait appliqué au Liban.


Cela signifie que les ordres donnés par Netanyahu à l’armée israélienne de créer une zone tampon s’enfonçant de 10 kilomètres à l’intérieur du Liban sont plus qu’une simple stratégie militaire. Il s’agit d’une déclaration visant à remodeler une zone d’environ 10.000 km2, à la rendre inhabitable pour ses résidents libanais et à la placer sous contrôle militaire israélien. En Syrie, 'Israël' n’a pas mené le même type de destruction, mais a annoncé son intention de rester dans les nouveaux territoires occupés après la chute du régime d’al-Assad en décembre 2024. Au total, au Liban et en Syrie, 'Israël' cherche à maintenir un contrôle permanent sur quelque 14.000 km2, le tout pour créer une soi-disant «zone tampon».


Le modèle que Katz évoque à Gaza a abouti à la création de la «zone jaune», qui représente 53% de la bande de Gaza, où les forces israéliennes ont détruit toutes les infrastructures civiles, repoussant la population palestinienne vers les camps de tentes surpeuplés d’Al-Mawasi et de Deir al-Balah. L’armée israélienne était censée évacuer la zone située derrière la «ligne jaune» dans le cadre du cessez-le-feu, mais en décembre dernier, le chef d’état-major de l’armée israélienne a annoncé que la «ligne jaune» dans la bande de Gaza constituerait la nouvelle frontière d’'Israël'.


Si le génocide perpétré par 'Israël' à Gaza est révélateur de sa politique d’État, les actions actuelles d’'Israël' au Liban suggèrent qu’il prévoit d’appliquer la même logique de la «ligne jaune» au Sud-Liban – en créant une «zone tampon» temporaire avant de la consolider en frontière permanente.


La manière dont cette logique s’est développée introduit une approche nouvelle et dangereuse dans l’élaboration et la mise en œuvre des plans stratégiques. D’abord, créer des faits accomplis sur le terrain, militairement, sans opposition politique. Ensuite, consacrer ces faits dans des accords de cessez-le-feu prolongés et unilatéraux avec le soutien des États-Unis. Si cela se concrétise au Liban, cela peut facilement se reproduire ailleurs, comme en Syrie ou dans certaines parties de la Cisjordanie. Plus inquiétant encore, rien ne garantit que d’autres pays disposant d’une puissance suffisante ne feraient pas de même dans d’autres conflits ailleurs dans le monde.


La nouvelle doctrine territoriale israélienne va au-delà du redécoupage de la carte du Moyen-Orient. Elle s’inscrit dans le processus en cours de refonte de l’ordre international, consistant à faire fi du droit international, ne serait-ce qu’en apparence, et à façonner le monde par la force militaire.


'Israël' a annoncé que même si les États-Unis mettaient fin à leur guerre contre l’Iran, il poursuivrait sa propre guerre contre le Liban. Au vu de la nouvelle réalité sur le terrain, le Hezbollah ayant révélé que ses forces n’ont pas été détruites au point espéré par 'Israël' et qu’il restera très probablement présent dans le pays, le nouvel objectif d’'Israël' pourrait être d’ordre territorial, à travers une guerre longue et destructrice qui aboutirait à quelque chose ressemblant au modèle de Gaza, établissant de nouvelles frontières de facto dans le sud du Liban, sans accord politique pour leur conférer une quelconque légitimité.


Au-delà de l’impact sur le Liban lui-même, c’est la manière même dont le monde sera géré et dont les frontières seront tracées à l’avenir qui est en jeu.

 

 

Qassam Muaddi -

07.04.26

Source: Agence Medias Palestine

8 avril 2026

!!Génocide à Gaza: J 915!! Catastrophe sanitaire et environnementale croissante à Gaza

 

 

 

Accumulation dangereuse de déchets

 

 

Le président du Réseau des organisations civiles dans la bande de Gaza, Amjad Shawa, a averti que le secteur est confronté à une crise sanitaire et environnementale croissante, qui s’aggrave de jour en jour en raison de la poursuite de la guerre et de ses répercussions sur tous les aspects de la vie, parallèlement à l’aggravation des problèmes liés aux déchets, aux décombres et aux eaux usées, combinée à l’élévation progressive des températures, ce qui entraîne des risques menaçant la vie des habitants, en particulier dans les centres de déplacement et les tentes.

 

Amjad Shawa a déclaré que ces facteurs combinés créent un environnement propice à la prolifération des rongeurs, des moustiques et des mouches, avertissant des graves conséquences sanitaires pour les habitants, notamment les déplacés vivant dans des conditions humanitaires précaires, dépourvues des éléments essentiels d’une vie saine et sécurisée.

 

Dans des déclarations à Al-Arabi Al-Jadid, il a précisé que ce qui se passe à Gaza ne peut être considéré comme un simple détail du paysage humanitaire, mais fait partie intégrante d’une catastrophe humanitaire complexe que subit le secteur depuis de nombreux mois. Elle ne se limite plus aux bombardements, aux destructions et aux victimes, mais affecte désormais les détails de la vie quotidienne, de la santé à l’eau et à l’environnement.

 

Amjad Shawa a expliqué que l’aggravation de la crise est liée à l’effondrement quasi total des services essentiels, en particulier l’eau, l’assainissement et la propreté publique, soulignant que la rareté de l’eau et l’absence des moyens nécessaires au nettoyage et à la désinfection empêchent de maintenir un minimum d’hygiène personnelle et environnementale, augmentant ainsi les risques de propagation de maladies et d’épidémies dans un environnement surpeuplé de déplacés, de blessés et de malades.

 

Il a ajouté que la bande de Gaza vit des conditions exceptionnelles sans précédent, où les crises sanitaires, environnementales et humanitaires s’entremêlent simultanément, dans un contexte d’absence de réponse à la hauteur de la catastrophe. L’accumulation des déchets dans les zones résidentielles et autour des centres d’hébergement, ainsi que la propagation des eaux usées et des décombres, transforme de vastes espaces en environnements impropres à la vie et propices à la prolifération des insectes et nuisibles.

 

A. Shawa a tenu 'Israël' pour responsable de la détérioration de la situation, affirmant que la destruction des infrastructures et l’interdiction d’acheminer les fournitures essentielles et le matériel nécessaire à la réponse humanitaire, sanitaire et environnementale ont réduit la capacité des institutions locales, des municipalités et des organisations humanitaires à faire face à ces conditions.

 

Il a souligné la nécessité d’acheminer les produits de lutte contre les nuisibles, les fournitures médicales et le carburant nécessaire pour faire fonctionner les services d’eau et d’assainissement, ainsi que de commencer réellement à enlever les décombres et les déchets, devenus une source de danger quotidien menaçant la santé et la sécurité des habitants, en raison du manque d’outils, de mécanismes et de ressources pour contenir cette détérioration.

 

Concernant le secteur de la santé, A. Shawa a affirmé que les hôpitaux de Gaza ont subi une destruction systématique pendant la guerre, entraînant un effondrement généralisé du système de santé, alors que les besoins médicaux et humanitaires ont doublé de manière sans précédent.

 

Il a indiqué que la destruction des hôpitaux et des centres de santé, ainsi que la fermeture continue des points de passage et l’interdiction d’introduire médicaments et fournitures médicales, rendent le système de santé incapable de répondre aux besoins essentiels des patients et des blessés, surtout avec l’augmentation du nombre de victimes, l’épuisement des médicaments essentiels et la défaillance des équipements médicaux vitaux.

 

Les quelques hôpitaux encore en activité fonctionnent actuellement avec des capacités très limitées et subissent d’énormes pressions en raison du manque de carburant, d’électricité, de médicaments, de personnel et de fournitures médicales, ce qui affecte négativement la qualité des services de santé et menace la vie de milliers de patients nécessitant des interventions urgentes et des traitements spécialisés non disponibles dans le secteur.

 

A. Shawa a révélé que plus de 20.000 blessés à Gaza ont besoin de soins à l’extérieur du secteur, beaucoup souffrant de blessures graves et complexes nécessitant des interventions chirurgicales avancées, une rééducation prolongée, des prothèses et des services de traitement non disponibles dans le contexte actuel d’effondrement du système de santé.

 

Il a insisté sur la nécessité d’ouvrir les points de passage dans les deux sens, permettant aux malades et aux blessés de recevoir un traitement à l’étranger, et garantissant l’entrée de médicaments, fournitures médicales et aides humanitaires. Il a averti que la poursuite de la fermeture des passages mettrait des milliers de patients en danger, avec des souffrances accrues et même une mort lente probable.

 

Concernant la crise environnementale, A. Shawa a indiqué que les municipalités et les organismes compétents doivent intensifier d’urgence leurs efforts pour évacuer les déchets vers les sites désignés, mais que l’occupation entrave l’accès à ces zones ou impose des restrictions sur les déplacements, compliquant davantage la situation.

 

Il a souligné que la persistance des déchets, des décombres et des eaux usées dans les zones résidentielles ne se limite pas à dégrader le paysage urbain, mais constitue une menace directe pour la santé des habitants, en particulier les enfants, les personnes âgées et les malades, dans un environnement pollué dépourvu des conditions minimales de sécurité.

 

Amjad Shawa a appelé à une intervention internationale urgente et effective pour stopper la détérioration continue, ouvrir les points de passage, acheminer les besoins essentiels et permettre aux institutions locales et humanitaires de remplir leur rôle, avertissant que la poursuite de la situation actuelle pourrait conduire à une phase encore plus dangereuse menaçant la vie, la santé et l’environnement des habitants.

 

 

Rédaction Palinfo -

06.04.16

Source: palinfo.com

7 avril 2026

!!Génocide à Gaza: J 914!! Stop à l’accord d’association UE-Israël!

 

 

Mesdames et Messieurs les élu·es,

Les récents développements politiques internationaux imposent une prise de position claire, immédiate et courageuse de la part des autorités belges.

 

Il ne s’agit plus d’un débat diplomatique. Il ne s’agit plus d’un “conflit”. Il s’agit d’un seuil historique: celui où un État organise, revendique et assume publiquement la destruction politique et physique d’un peuple — et où d’autres États choisissent soit de rompre, soit de collaborer.

 

Le chef du gouvernement espagnol a franchi ce seuil.

 

Le 1er ministre espagnol, Pedro Sánchez, a posé un acte politique fort en condamnant explicitement les décisions du gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu visant à instituer des dispositifs assimilables à une condamnation à mort de prisonniers politiques palestiniens. Cette dénonciation ne relève pas d’une posture symbolique: elle s’inscrit dans une qualification grave, celle de crimes contre l’humanité, au regard du droit international.

Dans la continuité de cette position, l’Espagne a pris des mesures diplomatiques concrètes : expulsion de l’ambassadeur israélien et rappel de son propre représentant. Ces actes traduisent une volonté de rupture avec une situation devenue juridiquement et moralement intenable.

Face à cela, l’Union européenne — et en son sein la Belgique — ne peuvent plus se retrancher derrière une neutralité de façade. Le silence ou l’inaction équivalent désormais à une forme de complicité politique.

La Belgique est d’autant plus interpellée qu’elle a été condamnée par la Cour d’appel de Bruxelles pour manquement à ses obligations internationales en matière de prévention du génocide, en lien avec la situation à Gaza. Cette décision judiciaire engage directement la responsabilité de l’État belge et ne peut rester sans suite.
 

Dès lors, plusieurs exigences s’imposent:

– La reconnaissance explicite des crimes en cours comme relevant du droit international pénal (crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et génocide)


– La suspension immédiate de toute coopération politique, militaire et économique avec l’État israélien


– L’adoption de sanctions diplomatiques claires, à l’instar des mesures prises par l’Espagne


– Le respect strict des obligations internationales de prévention du génocide, telles que définies notamment par la Convention de 1948

Au-delà des postures diplomatiques, il s’agit d’une question de cohérence fondamentale: un État de droit ne peut revendiquer l’universalité des droits humains tout en tolérant — voire en accompagnant — leur destruction ailleurs.

L’histoire jugera non seulement les auteurs des crimes, mais également celles et ceux qui auront choisi de détourner le regard.

Nous vous appelons à faire le choix de la responsabilité, du droit et de la dignité.

Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les élu·es, l’expression de notre vigilance citoyenne.

 

[envoyé à: Info & contact cabinet - kabinet Prévot, maxime.prevot@lesengages.be]

 

 
Nordine Saïdi -
05.04.26
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