FREE PALESTINE

7 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1035 !! Le contraire nous eût étonnés... et permet de justifier la poursuite des bombardements sur une population exsangue

 

 

'Israël' fait part de sa “vive inquiétude” sur le désarmement du Hamas

 

 

Le bureau du 1er ministre israélien B. Netanyahu a fait part à la Maison Blanche de sa “vive inquiétude en matière de sécurité” concernant l’accord de désarmement du Hamas récemment annoncé, selon le porte-parole Doron Spielman.

 

M. Spielman a déclaré à l’Associated Press que les évaluations des services du renseignement israéliens montrent que le Hamas ne se démilitarise pas véritablement, mais s’emploie au contraire à reconstruire sa capacité militaire en se réarmant, en recrutant des combattants et en reconstruisant ses infrastructures.

 

Il a affirmé qu’un retrait avant le désarmement complet du Hamas permettrait au mouvement de s’étendre à travers Gaza, de reconstruire ses infrastructures et de tenter une nouvelle attaque de l’ampleur de celle du 7 octobre.

 

Il a souligné que le désarmement exige la remise physique des armes, sans aucune exception, et a déclaré que les forces israéliennes ne se retireront pas des plus de 60% du territoire de Gaza qu’elles contrôlent actuellement tant que le Hamas ne se sera pas entièrement désarmé.

 

Cette déclaration intervient alors que Netanyahu fait face à une difficile guerre électorale à l’approche des élections d’octobre, ses partenaires de coalition d’extrême-droite le pressant de maintenir la pression militaire et la présence de troupes à Gaza, tandis que ses opposants l’accusent de ne pas avoir su empêcher l’opération du 7 octobre 2023.

 

 

Le point d’achoppement du désarmement

 

La décision du Hamas d’entamer son désarmement s’inscrit dans le cadre du cessez-le-feu négocié par les États-Unis signé il y a environ neuf mois, censé mettre fin à la guerre génocidaire d’'Israël' contre Gaza, bien que le régime israélien ait tué plus de 1.220 Palestiniens au cours de cette période.

 

Le désarmement bloque les négociations depuis des mois et reste l’un des éléments les plus contestés du plan de cessez-le-feu en 20 points de Trump, qui prévoit également la destruction par le Hamas de son réseau de tunnels, un retrait israélien par étapes, la mise en place d’un nouveau gouvernement palestinien technocratique, le déploiement d’une force de sécurité internationale et la reconstruction de l’enclave.

 

D. Trump avait déclaré, lors de l’annonce de l’accord, que le processus de désarmement se déroulerait selon des étapes soigneusement structurées.

 

 

Comment le processus de désarmement est-il structuré ?

 

Aux termes de l’accord, les armes détenues par la police dirigée par le Hamas seraient remises au Comité national pour l’administration de Gaza, soutenu par les États-Unis, dès son arrivée dans l’enclave. Mais le calendrier reste subordonné à d’autres étapes.

 

Un processus distinct visant à démonter les armes lourdes et à démanteler les sites de production militaire ainsi que les tunnels ne débuterait qu’après la mise en place du comité palestinien et le déploiement des forces internationales, directement liés à un retrait israélien par étapes.

 

L’article 8 du document de mise en œuvre de Charm el-Cheikh, obtenu en exclusivité par Al Mayadeen, détaille ce même enchaînement des étapes et précise explicitement qu’aucune arme ne serait transférée à 'Israël' ni à aucune partie non palestinienne. Le Comité national deviendrait en revanche la seule autorité compétente en matière d’armement à Gaza.

 

 

Les responsables américains contestent cette interprétation

 

Les responsables qui ont briefé les journalistes sur l’accord de désarmement ont déclaré qu’'Israël' a été consulté tout au long des négociations et qu’on ne lui demande rien de plus que ce à quoi il s’est déjà engagé dans le cadre de l’accord de 'cessez-le-feu' et de libération des prisonniers signé en octobre dernier.

 

Plutôt que de faire part de ses préoccupations directement à Washington, 'Israël' les aurait transmises à l’ancien 1er ministre britannique Tony Blair, qui siège au “Conseil de la paix” dirigé par Trump.

 

Selon Associated Press, des sources proches du dossier ont indiqué qu’'Israël' cherche à conserver la liberté de mener des “opérations militaires” dans Gaza, et à exclure le Qatar et la Turquie de la supervision des étapes de mise en œuvre.

 

Une autre source a indiqué qu’'Israël' veut également que les armes du Hamas soient détruites, et non simplement confisquées, après leur remise.

 

 

Les conditions de la Résistance

 

Le Hamas a déclaré que son engagement vis-à-vis des propositions des médiateurs pour la deuxième phase du 'cessez-le-feu' reflète un consensus national parmi les factions palestiniennes.

 

Le mouvement a toujours soutenu que la fin des tueries et attaques israéliennes constitue une condition préalable à la mise en œuvre, et que tout accord sur les armes lourdes dépend de l’arrêt complet de l’agression israélienne, du retrait total des troupes israéliennes, de la mise en place du comité administratif, du déploiement de forces internationales de protection, du démantèlement des groupes armés formés par 'Israël', de la reconstruction et de garanties quant à l’autodétermination palestinienne.

 

Les dirigeants du Hamas et du Jihad islamique, réunis au Caire cette semaine, ont réaffirmé une position unifiée allant dans ce sens.

 
 
Rédaction Al Mayadeen -
03.08.26
Source: substack.com
6 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1034 !! La fake news la plus extravagante de tous les temps

 

 

L’“invasion” de l’Espagne par des migrants marocains pourrait bien être la fake news la plus extravagante de tous les temps. Selon la version officielle, environ 60.000 hommes, pour la plupart en âge de faire leur service militaire, auraient envahi la ville espagnole de Ceuta le 31 juillet dans le but de trouver du travail et de “s’assurer une vie meilleure”. La vérité, bien évidente, c’est que cette affaire relève d’une vaste et médiocre mise en scène conçue pour saper le soutien dont bénéficie le gouvernement espagnol de gauche et son président ouvertement antisioniste, Pedro Sánchez.

 

Les manipulateurs derrière ce vaudeville pitoyable sont les suspects habituels, Netanyahu et le “petit” Marco Rubio (qui s’est aligné sur les dirigeants dociles du Maroc), pour fabriquer de toutes pièces une fausse crise qui “donnerait une bonne leçon à l’Espagne”. Comme vous vous en souvenez peut-être, Sanchez a vivement critiqué le massacre perpétré actuellement par Netanyahu à Gaza et a obstinément refusé de laisser Trump utiliser les bases militaires espagnoles pour acheminer des munitions et des bombardiers vers 'Israël'. En réponse, Netanyahu a publiquement menacé Sanchez il y a quelques semaines dans un discours intimidant, toujours disponible sur X.

 

Bon, d’accord, les relations entre Netanyahu et Sanchez sont tendues, c’est évident. Il est également clair que les porte-parole de Netanyahu sur X détestent tout autant le président espagnol et exploitent cette soi-disant “crise” pour le passer au crible et affirmer que l’Espagne récolte ce qu’elle a semé avec ses politiques d’immigration “laxistes” et son contrôle insuffisant des frontières.

 

Nul doute que s’il existait un Oscar de la condescendance et du sarcasme, Jess remporterait ce prix haut la main. La question est de savoir si quelqu’un va accorder du crédit à l’opinion de quelqu’un d’aussi malveillant et arrogant.

 

Au fait, vous avez peut-être vu ces camions chargés de jeunes hommes conduits à la périphérie de la ville sous le contrôle de la police marocaine, puis déversés dans les rues avoisinantes. Comment cela aurait-il pu se produire sans que le gouvernement en ait eu explicitement connaissance et y ait coopéré?

 

“Les images d'hier relatives à l'afflux migratoire vers Ceuta montrent un camion déchargeant de jeunes hommes près de la frontière espagnole, tandis que la Gendarmerie royale marocaine supervise l’évènement”. Source

 

Nous devrions nous méfier: il s’agit peut-être simplement d’un énième canular de guerre psychologique concocté par les mandarins des services du renseignement, dont le seul objectif est de nuire à l’image du gouvernement espagnol.

 

Voici un autre récapitulatif utile tiré du site X de Mario Nawfal:

 

“Si vous aviez besoin d’une preuve supplémentaire que les États-Unis et 'Israël' sont des terroristes, jetez un œil à ceci… Il s’agit d’un extrait vidéo montrant des milliers et des milliers de Marocains envahissant illégalement une enclave espagnole à la pointe nord du Maroc. Et si vous vous demandez quel est le lien avec les États-Unis ou 'Israël': qui a organisé l'opération? Des milliers de personnes ne se sont pas simplement matérialisées à la frontière. Qui a payé les autocars, qui a coordonné la logistique, et qui a décidé que le passage aurait lieu ce jour-là?”

 

“L’Espagne est le seul pays à avoir publiquement déclaré son refus d’aider les États-Unis et 'Israël' à commettre leur génocide en Palestine. Ainsi, depuis un an, 'Israël' menace ouvertement l’Espagne et affirme qu’elle devra faire face aux conséquences de son refus de soutenir 'Israël'. Et des connards américains comme Marco Rubio ne cessent de répéter depuis quelques mois que le Maroc devrait envoyer des migrants en Espagne, que le Maroc devrait envahir l’Espagne”… — Mario Nawfal @MarioNawfal

 

Voici d’autres informations provenant d’un observateur bien informé qui ne mâche pas ses mots:

 

“ … L’Espagne est sanctionnée pour avoir reconnu la Palestine en 2024, pour avoir imposé un embargo total sur les armes à destination d’'Israël', pour avoir accusé 'Israël' de génocide à l’ONU, pour avoir restreint son espace aérien pendant la guerre contre l’Iran…

 

“Netanyahu menace l’Espagne d’‘accidents ferroviaires et de coupures de courant soudaines’… quiconque s’oppose à 'Israël' “en paiera le prix sans délai”…

 

“Le Maroc a déclaré son indépendance il y a 50 ans, tandis que l’Espagne détient ces villes depuis 400 ans… Pourquoi ne parle-t-on pas des 700.000 colons juifs qui occupent illégalement les terres de Cisjordanie et de Gaza? (L’auteur se demande également si ces villes ont été choisies comme destination finale pour les Palestiniens démunis qui survivent tant bien que mal à Gaza?)”Machiavelli @TheRISEofROD

 

La plupart des analyses de fond sur X aboutissent aux mêmes conclusions, bien que certaines s’orientent vers des aspects géopolitiques plus curieux. Notons que cette opération psychologique spécifique ne cherche pas simplement à dénigrer les ennemis de Tel-Aviv à Madrid. Elle s’inscrit également dans une “stratégie régionale” israélo-américaine exploitant “la migration comme levier diplomatique” pour affaiblir les adversaires de Washington tout en renforçant ses alliés. En d’autres termes, derrière les événements actuels en Afrique du Nord se joue une dynamique plus profonde. Découvrez cet extrait bref mais éclairant de Ynet News:

 

“Le refus de l’Espagne d’autoriser les États-Unis à accéder à ses… bases militaires…, ainsi que la posture conflictuelle du 1er ministre Pedro Sánchez envers l’administration Trump ont, ensemble, généré… une véritable brèche dans l’armure stratégique de l’Espagne concernant Ceuta et Melilla. C’est à travers cette faille que le nouveau partenaire le plus influent du Maroc, 'Israël', profite d’une position unique pour faire pression…

 

“En mars 2026, Michael Rubin, de l’American Enterprise Institute…, a appelé l’administration Trump à reconnaître officiellement Ceuta et Melilla comme territoires marocains occupés, qualifiant l’Espagne de ‘puissance coloniale dirigeant des colonies de l’autre côté du détroit de Gibraltar’. Quelques jours plus tard, le représentant Mario Díaz-Balart, président de la sous-commission de la Chambre des représentants sur la sécurité nationale et l’un des plus proches confidents de Marco Rubio au Congrès, a déclaré publiquement que ces enclaves ‘ne se trouvent pas sur le territoire géographique de l’Espagne’, mais bien sur territoire marocain, et que leur sort devait être ‘défini, négocié et discuté entre amis et alliés’. Il ne s’agissait pas là d’une prise de parole marginale. C’était une stratégie coordonnée de repositionnement…

 

“Les Accords d’Abraham ont fait du Maroc, autrefois simple interlocuteur discret d’'Israël', un partenaire militaire à part entière. En janvier 2026, 'Israël' et le Maroc ont signé un plan militaire conjoint pour l’année à l’occasion de la troisième réunion de leur Comité militaire mixte à Tel-Aviv, que les Forces de défense israéliennes (FDI) ont qualifiée d’approfondissement de la coopération avec un ‘partenaire clé pour la stabilité régionale’… Cette structure bilatérale confère à 'Israël' un atout qu’il a rarement possédé en Afrique du Nord : un intérêt stratégique direct lié au développement régional de Rabat.

 

“Cet intérêt s’applique manifestement à Ceuta et Melilla. La coalition des Accords d’Abraham de l’administration Trump, fondée sur une opposition commune à l’Iran et des incitations économiques partagées, a créé une relation triangulaire opérationnelle entre Washington, Jérusalem et Rabat. La voix d’'Israël' dans ce triangle pèse de manière disproportionnée. Lorsque des responsables israéliens signalent leur alignement sur les intérêts stratégiques d’un partenaire, ce signal est perçu avec force par une Maison Blanche qui place l’expansion des Accords d’Abraham au cœur de sa vision de politique étrangère. La revendication territoriale du Maroc sur ces enclaves n’est pas simplement un différend bilatéral avec l’Espagne. Elle constitue de plus en plus un test décisif permettant de déterminer si l’administration Trump récompensera ses partenaires les plus coopératifs au détriment de ses membres les plus récalcitrants de l’OTAN…

 

“Les Accords d’Abraham ont créé un cadre permettant de reconfigurer les alliances au Moyen-Orient et en Afrique du Nord de manière à servir simultanément les intérêts américains et israéliens. Aider le Maroc à récupérer Ceuta et Melilla s’inscrirait dans ce cadre et punirait un membre de l’OTAN qui a, à maintes reprises, préféré l’obstruction au partenariat à un moment crucial pour l’alliance. “Les Accords d’Abraham atteignent le détroit: comment 'Israël' pourrait aider le Maroc à récupérer son Nord”, — Ynet Global

 

Vous comprendrez donc mieux désormais la “situation dans son ensemble”, qui dépasse le simple cadre d’une opération psychologique ridicule visant à discréditer Pedro Sánchez. Non. Il s’agit d’une extension du projet du “Grand Israël” qui englobe non seulement les nations situées entre le Nil et l’Euphrate, mais aussi une restructuration plus large et plus complète de l’ordre existant, permettant à 'Israël' de régner en maître sur tout le Moyen-Orient et bien au-delà. La guerre en Iran n’a en rien tempéré ces ambitions.

 

Remarque: Ceuta est reconnue comme territoire souverain espagnol par l’Espagne, l’Union européenne, les Nations unies et la grande majorité des pays du monde. C’est une ville autonome, pleinement intégrée à l’État espagnol. Elle est sous contrôle espagnol ininterrompu depuis la fin du XVIè/XVIIè siècle. Lorsque le Maroc a accédé à l’indépendance en 1956, Ceuta et les autres “plazas de soberanía” (dont Melilla) sont restées espagnoles.

 

Voici un tweet désormais tristement célèbre de Yair Netanyahu (l'un des fils du 1er ministre-ndlr.MCP) encourageant les islamistes arabes à libérer Ceuta et Melilla.

 
 

 

Gardez à l’esprit que ce tweet a été publié en... mai 2019, alors qu’on aimerait nous faire gober que les événements d’hier sont purement spontanés!

 

 

 

Mike Whitney -

01.08.26

Source: substack.com

 

5 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1033 !! Derrière les sourires & déclarations de façade, décrypter la rencontre Trump - Netanyahu à Washington

 

 

Netanyahu à Washington: dissensions et effritement du soutien à 'Israël' dans l’opinion publique aux États-Unis

 

 

Benjamin Netanyahu a effectué, les 28 et 29 juillet, sa 7è visite à Washington depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. Il y a rencontré le président, le vice-président JD Vance et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Il a assisté aux obsèques du sénateur ultra sioniste et pro-guerre, le faucon Lindsey Graham. Cette visite intervient dans un contexte de fractures multiples, tant au Congrès américain que dans l’opinion publique des Etats-Unis, sur la relation avec 'Israël'.

 

 

Une façade positive, des tensions en coulisses

 

Malgré le triomphalisme affiché de Netanyahu qui se sert de ce voyage comme argument électoral, plusieurs médias américains ont fait état de frictions entre les deux gouvernements en marge de cette visite. Si le 1er ministre israélien s’est félicité de sa rencontre avec Trump, de nombreux observateurs doutent que les relations entre les deux Etats soient au beau fixe. 

 

Présentée comme cordiale, la rencontre du 28 juillet entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche a été marquée en réalité par l’agacement croissant du président américain. Les deux dirigeants ne s’étaient pas revus depuis février, date à laquelle 'Israël' avait convaincu Washington de lancer une offensive conjointe contre l’Iran. Cette guerre, censée durer quatre à cinq semaines, dépasse désormais les six mois sans issue en vue : les frappes iraniennes ont d’ailleurs repris le 28 juillet au soir après plusieurs jours de pause.

 

Côté communication, tout allait bien: photo souriante des deux hommes, la Maison Blanche évoquant une rencontre «positive et productive», la diplomatie israélienne parlant d’échanges «excellents». Mais juste avant la visite, Trump a multiplié les piques à peine voilées: interrogé sur Fox News à propos d’informations que Netanyahu pourrait lui apporter sur la poursuite du programme nucléaire iranien, il a laissé entendre que son homologue exagérait la menace pour le maintenir impliqué dans le conflit. Il a aussi rembarré, la veille, une question sur la réticence israélienne à la vente de F-35 américains à la Turquie, affirmant sèchement que personne ne lui dicte sa politique d’armement.

 

Cette frustration couve depuis juin: Trump s’était déjà agacé de la poursuite de l’offensive israélienne au Liban, qui compromettait ses efforts pour obtenir un cessez-le-feu avec Téhéran et la réouverture du détroit d’Ormuz. Le mémorandum d’entente conclu avec l’Iran, qu’il avait qualifié de «meilleur de tous les temps», a capoté, les hostilités ayant repris en juillet.

 

Face à la résistance iranienne, Trump subit le contrecoup économique de la guerre (baril remonté à 83 dollars après un pic à 100, essence en hausse) à trois mois d’élections de mi-mandat sensibles. Netanyahu, de son côté, doit affronter des élections le 27 octobre, rendues plus incertaines s’il perdait le soutien de son allié américain.

 

CNN rapportait il y a quelques semaines que JD Vance a averti des membres du cabinet Netanyahu qu’'Israël' risquait de s’aliéner «le seul allié puissant qui lui reste», et que Trump aurait qualifié en privé le 1er ministre de «fou» et de «difficile» au sujet de la poursuite des opérations militaires au Liban. Le Washington Post évoque une frustration croissante à la Maison-Blanche face à la prolongation du conflit avec l’Iran.

 

 

Le mandat d’arrêt de la CPI et le survol de la France

 

Sur le plan judiciaire, Netanyahu reste visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, délivré le 21 novembre 2024 pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza. La France, comme l’Italie et la Grèce, est partie au Statut de Rome et théoriquement tenue de coopérer avec la Cour. Selon les données de FlightRadar, l’avion transportant Netanyahu vers Washington a de nouveau survolé l’espace aérien de ces trois pays, reprenant un itinéraire similaire à ses précédents déplacements.

 

Des parlementaires français ont interrogé le gouvernement à plusieurs reprises depuis 2025 sur ces survols. Dans l’une de ces questions écrites, l’association JURDI (Juristes pour le respect du droit international) est citée comme estimant qu’un tel survol pourrait constituer une violation du Statut de Rome.

 

Cette question a également été posée directement à Netanyahu. Face à l’appel du maire de New York Zohran Mamdani à faire appliquer le mandat d’arrêt lors de sa venue prévue à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, Donald Trump a affirmé le 20 juillet, sur son réseau Truth Social, que Netanyahu ne serait arrêté «sous quelque forme que ce soit» tant qu’il se trouverait aux États-Unis.

 

Interrogé sur Fox News par Sean Hannity sur le risque d’un atterrissage forcé dans un pays reconnaissant la compétence de la Cour, Netanyahu a répondu: «Nous avons des forces spéciales. J’y ai servi pendant cinq ans. Donnons-leur cette mission.» Il a par ailleurs qualifié la CPI d’organisation «corrompue et malfaisante», l’accusant de partialité. La Cour ne dispose d’aucune force de police propre et s’en remet à la coopération de ses 124 États membres pour l’exécution de ses mandats.

 

 

Le vote contesté du Congrès sur le budget de défense

 

Mercredi, la Chambre des représentants a adopté, par 216 voix contre 212, le budget annuel de défense (NDAA) pour l’année fiscale 2027: 1.150 milliards de dollars. Ce score, inhabituellement serré pour un texte qui recueille traditionnellement un large soutien bipartisan, s’explique par une disposition contestée: la section 219, qui ordonne au Pentagone d’accélérer et de pérenniser la fusion des technologies militaires, des chaînes d’approvisionnement et des capacités industrielles de défense américaines et israéliennes.

 

Le républicain Thomas Massie, l’un des rares élus de son camp à avoir voté contre le texte, a qualifié cette disposition de «trahison de notre souveraineté» et a tenté, avec le démocrate Ro Khanna, de la faire retirer par amendement. Une alliance bipartisane rare. La direction de la Chambre a empêché la tenue d’un vote séparé sur ce retrait. Le texte comprend également la section 622, qui étend le partage de renseignement avec 'Israël' en limitant certaines restrictions existantes, ainsi qu’une hausse de 65 millions de dollars de l’enveloppe de coopération bilatérale (portée à 750 millions de dollars) et une réorientation des financements antimissiles: le système Arrow 3, ciblant la menace balistique iranienne, voit son budget tripler, passant à 150 millions de dollars (contre 50 millions en 2025), tandis que celui du Dôme de fer chute à 20 millions (contre 110 millions en 2025). Le texte doit encore être examiné par le Sénat avant conciliation avec la Maison-Blanche.

 

 

Une opinion publique étasunienne de plus en plus critique

 

Cette fracture parlementaire s’accompagne d’une évolution mesurée par plusieurs instituts de sondage. Selon le Pew Research Center, la proportion d’Américains ayant une opinion défavorable d’'Israël' est passée de 42% en 2022 à 60% en 2026. Cette dégradation est particulièrement marquée chez les jeunes: 70% des 18-49 ans expriment une opinion négative en 2026, contre 42% en 2022. Elle touche aussi l’électorat républicain, où l’opinion négative est passée de 35% à 60% chez les jeunes sympathisants du parti sur la même période.

 

Un sondage AP-NORC, cité par plusieurs médias nord-américains, confirme cette tendance: environ un tiers des adultes américains  (et près de la moitié des démocrates) estiment qu’'Israël' a commis un «génocide» contre les Palestiniens pendant la guerre à Gaza. Le sondage relève un basculement net chez les démocrates, dont 58% jugent désormais que les États-Unis soutiennent trop 'Israël', contre 45% en janvier 2024. Parmi les adultes juifs interrogés, près des trois quarts estiment que la riposte initiale d’'Israël' après le 7 octobre était justifiée, mais seuls environ quatre sur dix approuvent ses opérations actuelles. Le même sondage note toutefois qu’un tiers seulement des Américains considère la question israélienne comme «extrêmement» ou «très» importante à titre personnel — signe que cette évolution de l’opinion coexiste avec un désintérêt relatif du grand public pour le sujet.

 

 

Rédaction Agence Medias Palestine -

31.07.26

Source: Agence Medias Palestine

4 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1032 !! Le point sur les annonces tonitruantes de 'désarmement' du Hamas

 

 

 

Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi que le Conseil de la Paix était parvenu à un accord sur le «désarmement complet» du Hamas et de divers groupes armés à Gaza, prévoyant le retrait des forces israéliennes au fur et à mesure de l'avancement du processus

 

 

Trump a précisé que cet accord, qu'il a qualifié d'étape «historique» vers la paix et la sécurité, serait exécuté par phases.

 

«L'accord sera mis en œuvre selon des étapes soigneusement structurées. À mesure que le désarmement s'achèvera, les forces israéliennes se retireront et la Force internationale de stabilisation travaillera aux côtés d'une nouvelle force de police palestinienne pour veiller à ce que Gaza devienne un territoire sûr pour ses habitants comme pour ses voisins», a-t-il écrit sur sa plateforme de réseau social Truth Social.

 

Il a souligné que cette entente représentait un «jalon majeur» dans l'application de son plan en 20 points pour Gaza, ajoutant que le territoire serait à terme administré par un «nouveau gouvernement palestinien qui travaillera en étroite collaboration avec le Conseil de la Paix afin d'aider le peuple palestinien».

 

Trump a également exprimé sa gratitude envers l'Égypte, le Qatar et la Turquie pour leurs efforts de médiation, affirmant que leur travail, conjugué à celui de l'équipe de son administration, avait rendu possible cette «avancée historique».

 

«Il y a un an, une guerre violente faisait rage, accompagnée d'une crise humanitaire et de la détention d'otages dans des conditions captives brutales. Nous avons accompli des progrès historiques mais il reste encore beaucoup à faire», a-t-il affirmé.

 

La guerre génocidaire menée par 'Israël' sur Gaza, déclenchée à la suite d'une attaque transfrontalière du groupe palestinien Hamas le 7 octobre 2023, a fait près de 73.500 morts à ce stade des recensements et près de 175.000 blessés parmi les Palestiniens, en majorité des femmes et des enfants, tout en détruisant environ 90% des infrastructures de l'enclave.

 

Un 'cessez-le-feu' avait été négocié dans le cadre du plan en 20 points de Donald Trump pour Gaza, dont le suivi est assuré par le Conseil de la Paix qu'il préside.

 

Malgré ce 'cessez-le-feu' entré en vigueur le 10 octobre 2025, 'Israël' a poursuivi ses attaques quotidiennes dans toute la bande de Gaza, coûtant la vie à 1.215 Palestiniens et en blessant 3.980 autres, principalement des femmes et des enfants, tout en occasionnant des destructions considérables.

 

Dans une publication sur le réseau social américain X, le Conseil de la Paix a indiqué que le Hamas avait accepté une «feuille de route détaillée pour la mise en œuvre des prochaines étapes du cessez-le-feu à Gaza».

 

«Notre attention se porte désormais sur l'exécution. Le Conseil de la Paix a travaillé de concert avec le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG)», est-il précisé.

 

«Ce dernier entamera sous peu une transition progressive vers l'exercice de la pleine autorité, épaulé par la Force internationale de stabilisation (ISF), et accélérera la mise en place de l'État de droit, de la sécurité et l'amélioration de la situation humanitaire à Gaza», ajoute le communiqué.

 

Sans attendre, le Hamas a répondu qu'aucun désarmement n'aurait lieu avant le retrait israélien de Gaza. Nuance...

 

Un négociateur senior du Hamas déclare que le désarmement dépendait du retrait israélien et du respect par 'Israël' de ses obligations dans le cadre de l'accord sur Gaza.

 

Un responsable de haut rang du Hamas a déclaré vendredi que le groupe palestinien ne prendrait aucune mesure en vue de son désarmement avant le retrait des forces israéliennes de la bande de Gaza.

 

Ghazi Hamad, membre de la délégation de négociation du Hamas, a affirmé que la question du désarmement était liée au retrait d''Israël' de Gaza et à la reconstruction du territoire.

 

Dans des déclarations accordées à la chaîne qatarie Al Jazeera, Hamad a précisé qu''Israël' n'aurait aucun rôle dans le processus de désarmement, lequel sera plutôt pris en charge par un comité national palestinien.

 

Il a souligné que le Hamas n'appliquerait aucune mesure de désarmement tant qu''Israël' n'aura pas au préalable rempli ses obligations découlant de l'accord.

 

Hamad a qualifié les négociations de «difficiles et ardues», expliquant que le Hamas s'efforçait d'obtenir le meilleur résultat possible tout en restant déterminé à préserver les droits du peuple palestinien.

 

Il a également remercié l'Égypte, le Qatar et la Turquie pour leurs efforts de médiation qui ont permis de parvenir à cet accord.

 

Les déclarations de Hamad interviennent après l'annonce par le président américain Donald Trump de la conclusion d'un accord pour le désarmement complet du Hamas et d'autres groupes armés à Gaza, prévoyant un retrait progressif des forces israéliennes au fur et à mesure de l'avancement du processus.

 

 

Rabia Iclal Turan & Tarek Chouiref -

31.07.26

Source: aa.com.tr

3 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1031 !! Point hebdomadaire de la situation à Gaza

 

 

 

Entre le 21 et le 28 juillet 2026, la population de Gaza a continué de tenter de survivre au milieu des frappes israéliennes, du dénuement, de la misère et de l’insalubrité, dans un territoire dévasté, de plus en plus exigu. Les frappes israéliennes font chaque jour de nouvelles victimes, la catastrophe sanitaire s’aggrave, les fausses couches se comptent par milliers et Israël accélère la transformation de la «ligne jaune» en frontière de fait

 

 

Les victimes: les frappes continuent malgré le 'cessez-le-feu'

 

La semaine du 21 au 28 juillet a été marquée par la poursuite des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, malgré le 'cessez-le-feu' conclu en octobre 2025, dont la mise en œuvre demeure largement violée par 'Israël'.

 

Le 21 juillet, deux Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés lorsqu’un drone israélien a visé un véhicule dans la zone d’Al-Zahra, au centre de la bande de Gaza.

 

Durant la nuit précédente, une frappe israélienne a assassiné une famille de six personnes. les parents, Firas et Salsabeel al-Masri, ainsi que leur quatre enfants, âgés de 6 à 13 ans, Naeem, Faryal, Salma et Ameera, dormaient dans leur domicile de la rue d’al-Thalathini, dans le sud de la ville de Gaza, lorsque la frappe israélienne a mis le feu à l’appartement.

 

Ce 28 juillet, au moins deux frappes ont visé des zones civiles à Gaza, l’une à Gaza-ville et l’autre à Nusseirat, faisant au moins un mort, Ahmed Kafina, 38 ans.

 

Depuis l’entrée en vigueur du 'cessez-le-feu' unilatéral, le ministère de la Santé de Gaza compte 1.207 Palestiniens tués et 3.914 blessés par les forces coloniales israéliennes, principalement lors de frappes aériennes ou de drones autour de Gaza. 

 

Il y a aussi les morts qu’on ne compte pas. Le journaliste Rami Abu Jamous a fait part du décès d’une femme de sa famille suite à l’effondrement du mur d’une maison bombardée sur lequel la tente de cette famille était adossée. Un témoignage parmi des milliers d’autres.

 

L’offensive génocidaire israélienne à Gaza, qui a fait plus de 73.335 morts à Gaza selon le ministère de la Santé de Gaza, continue de tuer de toutes les manières imaginables.

 

 

Situation sanitaire : 3.958 fausses couches

 

La crise sanitaire continue de s’aggraver. Selon Bassem Zaqut, directeur des secours médicaux dans la bande de Gaza, 3.958 fausses couches ont été enregistrées au cours du premier semestre 2026.

 

Il attribue cette hausse à plusieurs facteurs cumulés :

  • les déplacements forcés des femmes enceintes sur des routes fortement dégradées
  • l’utilisation de moyens de transport non sécurisés
  • le stress permanent provoqué par les bombardements
  • les conditions de vie extrêmement précaires dans les camps de déplacés
  • le fait de dormir à même le sol
  • l’absence d’eau chaude et de produits d’hygiène
  • la dégradation des conditions sanitaires et la promiscuité dans les camps

 

La majorité de la population reste concentrée dans une étroite bande côtière, vivant sous tentes et dépendant presque entièrement de l’aide humanitaire qui n’arrive qu’au compte-goutte. Les déchets envahissent le territoires, de même que les rongeurs, exposant la population, composée à moitié d’enfants, aux maladies et aux épidémies d’un autre âge.

 

L’économie gazaouie demeure pratiquement à l’arrêt. Les destructions massives des zones urbaines et agricoles empêchent toute reprise de l’activité économique. Les images satellites montrent que de vastes secteurs ont été rasés au bulldozer ou à l’explosif, tandis que la plupart des terres agricoles ont été détruites.

 

 

Une gigantesque barrière en construction: 'Israël' consolide son contrôle territorial

 

Selon une enquête de l’Associated Press publiée le 22 juillet, l’armée israélienne construit rapidement une vaste barrière de terre le long de la «ligne jaune», qui marque la limite jusqu’à laquelle les forces israéliennes étaient censées se retirer dans le cadre de l’accord de 'cessez-le-feu'.

 

L’armée israélienne a confirmé l’existence de cette infrastructure. Les images satellites montrent plus de 23 kilomètres de bermes (barrière de terre) et de routes déjà aménagées, une progression rapide des travaux, notamment dans le sud de Gaza, un axe qui traverse plusieurs localités palestiniennes détruites et l’aménagement d’une zone de sécurité équipée de moyens de renseignement et de surveillance.

 

Cette ligne coupe désormais la bande de Gaza sur plus de la moitié de sa longueur confirmant l’annexion de facto par 'Israël' d’au moins 70% du territoire de la bande de Gaza.

 

De l’autre côté de cette ligne, les images satellites montrent une destruction quasi totale de plusieurs villes, notamment Rafah, où vivaient autrefois plus de 250.000 habitants. De nouvelles routes militaires et plusieurs bases israéliennes ont également été aménagées.

 

 

Carte : la nouvelle ligne de séparation

 

 

 

Traduction des principaux éléments de la carte d’AP :

 

  • Israeli-controlled area → Zone contrôlée par 'Israël'
  • Yellow Line → Ligne jaune (ligne de retrait prévue par le 'cessez-le-feu')
  • Earthen barrier / berm → Barrière de terre (berme)
  • Mediterranean Sea → Mer Méditerranée
  • Zone côtière où est concentrée la population déplacée → Zone de concentration des déplacés palestiniens

 

L’accord de 'cessez-le-feu' prévoyait un retrait progressif des forces israéliennes, remplacées par une force internationale de sécurité. Cette mise en œuvre reste bloquée et pendant ce temps, 'Israël' poursuit son grignotage territorial en vue d’un projet d’expulsion à peine voilé du peuple palestinien.

 

Selon l’Associated Press, ni le 'Board of Peace' (Conseil de la paix), présidé par le président américain Donald Trump et chargé à terme de superviser Gaza, ni le Commandement central américain n’ont souhaité commenter la construction de la nouvelle barrière.

 

 

Médias : Al Jazeera aurait mis fin aux contrats d’une vingtaine de journalistes à Gaza

 

Au cours de la semaine, Al Jazeera aurait interrompu les contrats d’une vingtaine de journalistes et collaborateurs travaillant dans la bande de Gaza.

 

L’information a été révélée par le compte Gaza24Live et reprise par le journal Haaretz. Selon cette source, appuyée par le journaliste gazaoui en exil Abubaker Abed, les journalistes touchés auraient déclaré que le directeur d’Al Jazeera, Asef Hamidi, «les avait rassurés par e-mail en leur promettant qu’ils ne seraient pas abandonnés et s’engageant à soutenir leur développement professionnel et à leur fournir des postes adaptés au sein du réseau». Au lieu de cela, ont-ils dit, «leurs salaires ont été arrêtés et ils ont été orientés vers une entreprise privée identifiée sous le nom de “Media”, où ils seraient payés à la tâche sans contrats permanents, assurance ou protections claires en matière d’emploi.»

 

Cette décision toucherait des correspondants, des opérateurs de caméra et des producteurs qui couvraient la guerre à Gaza. Ceux nommés par le groupe incluent Mohammed Shaheen, Mohammed al-Sharif, Ayman al-Hissi, Hassan al-Zaanin et Ashraf al-Sarraj du nord de Gaza, ainsi que Jamal Adwan, Alaa Salama, Ola Abu Muammar, Moaz al-Amur, Abdullah Abu Kamil et Talal al-Aruqi du sud de Gaza.

 

Dans des publications sur les réseaux sociaux, les journalistes auraient accusé le réseau d’information qatari de se retirer de ce qu’ils décrivaient comme «ses obligations morales et professionnelles» et que le transfert vers un «arrangement instable à la tâche ne représentait pas une alternative équitable à leurs contrats précédents ni ne reflétait les risques qu’ils avaient pris».

 

Les journalistes auraient exhorté Al Jazeera à annuler cette décision, à honorer ses engagements précédents et à leur donner la priorité pour les postes et projets futurs. Ils auraient également appelé le Syndicat des journalistes palestiniens, les groupes de défense des droits et les organisations de médias internationaux à examiner leurs contrats et leur correspondance avec le réseau et à veiller à ce qu’ils ne soient pas contraints d’accepter un travail sans protection légale, assurance ou sécurité d’emploi minimale.

 

Si elle est confirmée, cette décision surprenante d’Al Jazeera interviendrait dans un contexte où les médias palestiniens sont fortement fragilisés par la guerre, les déplacements de population, les difficultés financières et les restrictions d’accès au territoire. Cette réduction des effectifs interviendrait alors que la couverture du génocide repose entièrement sur les journalistes locaux, confrontés à des conditions de travail particulièrement difficiles, avec des risques élevés pour leur sécurité et des moyens matériels très limités.

 

 

Rédaction Agence Medias Palestine -

28.07.26

Source: Agence Medias Palestine

2 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1030 !! «45° sous les tentes»: 'Israël' restreint l’accès à l’eau et à la fraîcheur en pleine canicule

 

 

 

Alors que la bande de Gaza suffoque sous une chaleur de plomb, 'Israël' empêche les Palestiniens de se rafraîchir. Humanitaires et experts dénoncent un «apartheid environnemental», qui vise à rendre la Palestine invivable

 

 

À Gaza, les Palestiniens étouffent. Sous les tentes, dans une humidité totale due à l’absence de vent et à la proximité de la mer, impossible de se rafraîchir, ou même de trouver de l’ombre face au soleil brûlant. Tout a été détruit, arbres et maisons, et il fait 30°C dès 09 heures. «L’été était notre saison préférée, il est devenu un enfer», écrit, sur le site d’Al Jazeera Qasem Waleed, un commentateur gazaoui, qui témoigne des solutions faites de bric et de broc pour se soulager.

 

«Vivre sous une tente est difficile car les variations de température y sont très importantes, constate Samar Ahmad, ingénieure agronome qui vit dans le centre de la bande de Gaza et a répondu à Reporterre par message. Nous souffrons beaucoup lors des fortes pluies et la température peut atteindre 38 °C.»

 

À Ramallah aussi, en Cisjordanie occupée, les températures sont supérieures de 4°C aux normales, selon l’institut météorologique palestinien. Encerclés par 700 checkpoints, les Palestiniens n’y ont plus accès à la mer et cuisent sous une chape de plomb imposée par l’occupation israélienne.

 

 

Maladies et épuisement

 

Ces conditions difficiles sont vécues par les équipes médicales présentes dans l’enclave, dont celles de Médecins sans frontières (MSF) à Gaza. «La plupart des membres du personnel vivent dans des tentes ou des bâtiments insalubres dépourvus de ventilation, et font état de températures atteignant 45°C à l’intérieur des tentes», rapporte Prue Coakley, cheffe de mission adjointe de MSF Belgique, depuis Amman (Jordanie). «Cela rend le sommeil difficile, provoque un épuisement physique et une tension psychologique. Les gens deviennent irritables et les esprits s’échauffent, menant à des tensions sociales», ajoute-t-elle.

 

«Les fortes chaleurs sont insupportables. Elles nous rendent très léthargiques et incapables de fonctionner correctement, abonde Samar Ahmad. Je suis très inquiète du changement climatique, car le climat dans la bande de Gaza est devenu de plus en plus extrême.»

 

Prue Coakley s’inquiète surtout des conséquences de santé publique à long terme: rats, insectes, déchets, pollution de l’air, irritations de la peau, malaises, déshydratation. La chaleur extrême «pourrait être corrélée à une surmortalité, surtout chez les personnes âgées et les enfants en bas âge», dit-elle, même si le nombre de morts liées à ces conditions reste difficile à estimer.

 

Or, avec un réchauffement climatique estimé à 2°C à Gaza d’ici à 2055 par la Banque mondiale, «les conditions vont devenir plus extrêmes en été comme en hiver, et mener à une baisse de l’immunité à long terme», s’inquiète-t-elle, réclamant l’entrée de l’aide humanitaire sans blocage pour soulager ces maux.

 

 

« Cette tactique participe au crime de génocide »

 

'Israël' ne laisse entrer qu’un tiers des convois d’aide humanitaire promis par l’accord de 'cessez-le-feu' signé en octobre 2025, empêche la reconstruction de l’enclave en interdisant l’entrée de matériel de construction et bloque l’entrée de carburants. Pour Omar Sharkir, directeur exécutif de l’organisation de défense des droits humains Democracy for the Arab world now, «cette tactique empêche les Gazaouis de se protéger de la chaleur extrême et participe au crime de génocide, en rendant l’enclave invivable».

 

En même temps, les bombardements et tirs continuent, alors qu’'Israël' occupe près de 70% de la bande de Gaza: depuis le début de ce 'cessez-le-feu' de 275 jours, l’armée israélienne a fait 1.122 morts et 3.599 blessés parmi les Palestiniens, faisant grimper le bilan de cette «guerre génocidaire» à plus de 73.300 morts depuis le 7 octobre 2023, d’après le ministère de la Santé de Gaza, dont les chiffres font consensus.

 

Or, «alors que les problèmes immédiats et visibles (démolitions, frappes aériennes) retiennent l’attention, les conséquences climatiques sont progressives, mais leur effet cumulatif est cataclysmique», estime Omar Sharkir. Pour lui, le génocide continue ainsi de manière lente et moins visible.

 

 

Écocide continu depuis un siècle

 

Ces effets ne se font pas ressentir seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie occupée et pour les citoyens palestiniens d’'Israël'. Interdiction de rénovation et de construction de puits, entassement démographique, accaparement des terres, interdiction de se rendre à la mer ou dans des parcs naturels: des chercheurs dénoncent un «apartheid environnemental et climatique». Les Israéliens bénéficient par exemple de 165 litres d’eau par jour, selon l’Unicef, contre 73 litres en Cisjordanie, d’après Amnesty International, et 6 litres à Gaza!

 

«L’expression “apartheid climatique” rend, certes, compte du fait que les Palestiniens sont privés des mêmes capacités d’adaptation au changement climatique que les Israéliens, mais la question doit aussi porter sur l’utilisation de cette privation comme arme à des fins de colonisation et de nettoyage ethnique», dénonce Gabriella Neubert, chercheuse au sein du Groupe arabe pour la protection de la nature.

 

Pour cette organisation, la tactique n’est pas récente, mais s’inscrit dans un «écocide» continu depuis la colonisation britannique, au début du XXe siècle. «Après la privatisation et l’exploitation des terres sous le mandat britannique [1920-1948], c’est l’occupation israélienne [depuis 1948] qui a provoqué un véritable effondrement écologique», explique Gabriella Neubert. Face à la destruction, la seule voie possible reste, selon elle, le «soumoud»: la résistance active des Palestiniens contre l’effacement.

 

 

Philippe Pernot (depuis Beyrouth) -

22.07.26

Source: reporterre.net

1 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1029 !! La France « va devoir nous répondre »

 

 

 

Cinq organisations de défense des droits humains ont déposé le 22 juillet, un recours devant le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative. Elles reprochent au gouvernement de ne pas avoir pris de mesures suffisantes pour empêcher les acteurs économiques et financiers français de contribuer au maintien de l’occupation israélienne du Territoire palestinien occupé

 

 

C’est une procédure inédite qui vise directement l’État français. Le Centre international de justice pour les Palestiniens (ICJP), Law for Palestine, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), l’Association des juristes pour le respect du droit international (JURDI) et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ont saisi le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative française, reprochant à l’État un manquement dans la prise de mesures effectives permettant de respecter ses obligations au titre du droit international concernant le Territoire palestinien occupé.

 

Ce recours ne surgit pas du jour au lendemain. Fin mars 2025, les organisations avaient adressé une mise en demeure au 1er ministre, au ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ainsi qu’au ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, leur demandant de se conformer aux obligations internationales de la France.

 

Ces obligations découlent notamment de l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) sur les conséquences juridiques des politiques et pratiques israéliennes dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. Faute d’une réponse satisfaisante de l’exécutif, les ONG ont donc franchi l’étape judiciaire.

 

 

Un « recours pour excès de pouvoir-injonction »

 

Sur le plan juridique, l’action prend la forme d’un recours pour excès de pouvoir assorti d’une demande d’injonction (REP-injonction). Cette procédure permet à un juge administratif, au-delà de la simple annulation d’un acte, d’exercer un pouvoir de contrainte directe sur l’administration pour lui imposer l’adoption de mesures plus effectives. Elle a notamment été mobilisée ces dernières années dans le contentieux climatique, pour contester l’inaction systémique de l’État face au réchauffement — sur le modèle de «l’Affaire du siècle».

 

 

Petit rappel (non limitatif...)

« Facilitation de l’annexion » et implication des entreprises

 

Sur le fond, les organisations requérantes font valoir qu’'Israël' exerce depuis des décennies un contrôle illégal sur le territoire et les ressources palestiniennes, avec le soutien d’États tiers et d’acteurs privés qui tirent un bénéfice économique de l’occupation, sans que des mesures effectives ne soient prises contre les crimes commis dans le cadre de l’occupation à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est.

 

Nathalie Tehio, présidente de la LDH, a mis en garde contre le fait que «l’implication croissante des entreprises risque de faciliter l’annexion de la Cisjordanie» et a affirmé que «la France doit adopter des mesures contraignantes pour garantir le respect du droit international, y compris l’avis consultatif de la CIJ».

 

De son côté, Tayab Ali, directeur de l’ICJP, a souligné que «ce recours vise à dépasser les simples déclarations de préoccupations pour aller vers une véritable obligation de rendre des comptes, en affirmant que les obligations juridiques internationales doivent pouvoir être mises en œuvre devant des tribunaux indépendants».

 

Au-delà du cas français, les organisations voient dans cette procédure un test pour l’ensemble des États tiers. Elles considèrent que le recours offre une occasion importante de clarifier la portée des obligations des États à la suite de l’avis consultatif de la CIJ de 2024, et d’établir des lignes directrices sur la manière dont les gouvernements doivent encadrer la conduite des entreprises opérant dans les territoires occupés ou avec des entités qui y sont implantées.

 

Cette action s’inscrit dans un contexte de mobilisation ancienne d’ONG et d’élus autour du rôle d’entreprises françaises, notamment des banques, des groupes industriels ou de transport, dont les activités ont été associées à des infrastructures ou financements liés aux colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, sans que cela n’ait jusqu’ici donné lieu à une action contentieuse directe contre l’État devant le Conseil d’État.

 

 

Les citoyens ont assez de choix pour éviter cette enseigne complice

Des entreprises françaises régulièrement pointées du doigt en marge du recours

 

Si ce recours du 22 juillet ne cite nommément aucune entreprise, plusieurs groupes français reviennent régulièrement dans les campagnes parallèles menées par ces mêmes ONG sur la complicité économique avec la colonisation. Carrefour est l’un des cas les plus documentés: l’essentiel de sa complicité se trouve dans la signature d’accords de franchise avec des sociétés israéliennes directement impliquées dans la colonisation — Electra Consumer Products ainsi que sa filiale Yenot Bitan, mais aussi la banque Hapoalim et la société Juganu, ce qui lui permet d’exploiter des magasins situés sur des colonies illégales en Cisjordanie comme Neve Ya’akov, Ma’ale Adumim, Ariel et Alfei Menashe. Le distributeur a retiré ces derniers mois les produits de sa propre marque de ces magasins franchisés, mais les ONG jugent ce geste «cosmétique», les accords de franchise avec les partenaires israéliens n’ayant pas été remis en cause, tandis que son PDG Alexandre Bompard continue de prétendre à la «stricte neutralité» du groupe.

 

Le secteur financier a lui aussi été visé dans des rapports antérieurs. Un rapport de 2017 pointait déjà cinq grands groupes bancaires et d’assurance français: BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE et AXA, accusés de gérer des participations financières ou de détenir des actions dans des banques et entreprises israéliennes contribuant au financement des colonies dans le territoire palestinien occupé. AXA a depuis pris ses distances: le groupe a mis fin à ses investissements dans les banques israéliennes concernées. D’autres entreprises françaises ont également été citées pour des raisons différentes, notamment dans le secteur des infrastructures: Veolia et Alstom ont été mentionnées pour avoir construit un tramway reliant le centre de Jérusalem à des implantations israéliennes des alentours, tandis que l’opérateur France Télécom a été pointé pour son soutien à l’opérateur Partner Communications.

 

Ces différents dossiers, documentés depuis plusieurs années par les ONG signataires du recours, illustrent le vide que la procédure devant le Conseil d’État entend justement combler: en l’absence de cadre contraignant, les entreprises françaises restent libres de nouer ou de maintenir des partenariats commerciaux avec des acteurs économiques implantés dans les colonies, sans que l’État français ne dispose aujourd’hui d’un mécanisme pour les en empêcher.

 

 

Et maintenant ?

 

Le Conseil d’État doit désormais examiner la recevabilité du recours avant de se prononcer, le cas échéant, sur le fond — c’est-à-dire sur la question de savoir si l’action de l’administration française, jusqu’ici fondée sur des déclarations diplomatiques et des positions de principe contre la colonisation, est suffisante au regard de ses obligations internationales.

 

Une décision qui pourrait, si elle donne raison aux ONG, contraindre le gouvernement à adopter des mesures contraignantes inédites à l’égard des acteurs économiques et financiers français actifs dans le Territoire palestinien occupé.

 

 

Rédaction Agence Medias Palestine -

23.07.26

Source: Agence Medias Palestine

31 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1028 !! Les États membres de la CPI votent à la majorité la destitution du procureur Karim Khan

 

 

Francesca Albanese: «L’éviction de Karim Khan s’inscrit parfaitement dans la lutte pour neutraliser le mandat d’arrêt contre Netanyahu»

 

 

La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés a déclaré que l’éviction du procureur en chef de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, ne pouvait être dissociée de la campagne lancée pour faire annuler le mandat d’arrêt contre le 1er ministre israélien Benjamin Netanyahu.

 

«L’éviction de Khan s’inscrit parfaitement dans la lutte pour neutraliser le mandat d’arrêt contre Netanyahu. La coïncidence est un luxe que le droit international ne peut plus se permettre», a écrit Francesca Albanese sur X.

 

«Cela prouve que la justice menace bel et bien l’'Israël' de l’apartheid et ses alliés. Si la CPI est paralysée, les avocats et les juges du monde entier doivent en faire davantage.»

 

La déclaration d’Albanese faisait suite à un article des médias israéliens indiquant que le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, avait «joué un rôle actif» dans les initiatives d’éviction de Khan.

 

L’article citait un haut responsable israélien affirmant que «Saar a supervisé un groupe de travail dédié et a déployé des efforts diplomatiques intensifs pour obtenir le renvoi de Khan».

 

La décision de Khan de demander des mandats d’arrêt contre Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant en mai 2024, pour des crimes de guerre présumés à Gaza, a déclenché une campagne féroce de menaces et de sanctions à son encontre ainsi que contre ceux qui soutiennent le travail de la Cour sur la Palestine.

 

Francesca Albanese, avocate italienne spécialisée dans les droits de l’homme qui occupe ce mandat de l’ONU depuis 2022, réagissait au vote des États membres de la CPI — lors d’une session extraordinaire à New York — sur la destitution de Khan pour des allégations de mauvaise conduite.

 

82 des 125 États parties à la Cour ont soutenu cette éviction lors d’un scrutin secret, dépassant ainsi le seuil requis de 63 voix. 13 ont voté contre et 15 se sont abstenus. C’est la première fois qu’un procureur en exercice de la CPI est évincé.

 

 

« Le camp pro-apartheid »

 

Albanese avait précédemment accusé un «camp pro-apartheid» de chercher à évincer Khan. En mars, après que Middle East Eye (MEE) ait révélé qu’un comité de trois experts juridiques nommés par l’organe de contrôle de la Cour avait innocenté Khan à l’unanimité, Albanese a écrit que «le camp pro-apartheid s’efforce déjà de l’évincer QUOI QU’IL ARRIVE: ceux qui défendent la justice doivent veiller à ce que cette tentative échoue».

 

Le comité a conclu que les constatations des enquêteurs de l’ONU «n‘établissent ni faute ni manquement au devoir au regard du cadre applicable».

 

Le Bureau de l’Assemblée des États parties, un organe exécutif composé de 21 diplomates, a voté quelques semaines plus tard pour écarter cette conclusion.

 

MEE a révélé ce mois-ci que le Bureau avait également modifié les règles de vote, fusionnant un scrutin prévu en deux étapes en une motion unique et abaissant le seuil effectif requis pour une révocation.

 

Albanese a été sanctionnée par l’administration de D. Trump en juillet 2025, quelques jours après avoir publié un rapport citant plus de 60 entreprises qui, selon elle, tiraient profit de l’occupation israélienne.

 

Khan est le premier responsable de la CPI à être visé par le même décret présidentiel, en février 2025, en raison des mandats d’arrêt demandés à l’encontre de Netanyahu et de Gallant.

 

11 responsables de la CPI avaient été sanctionnés à la fin de l’année dernière, notamment les deux procureurs adjoints et plusieurs juges ayant statué contre 'Israël'.

 

Les mandats d’arrêt visant Netanyahu et Gallant restent en vigueur et ne peuvent être retirés que par des juges. 'Israël' réclame l’abandon de ces mandats.

 

S’exprimant avant que la révocation du procureur ne soit officiellement confirmée, Saar a appelé la Cour à abandonner les mandats d’arrêt contre les responsables israéliens, réitérant l’affirmation israélienne — démentie par les faits — selon laquelle ces mandats avaient été émis à la hâte pour détourner l’attention d’accusations d’inconduite sexuelle.

 

«Ces mandats, émis contre un pays qui n’est même pas membre de la CPI, n’auraient jamais dû être demandés et doivent être révoqués immédiatement», a-t-il écrit sur X.

 

Depuis l’émission des mandats par les juges de la chambre préliminaire en novembre 2024, 'Israël' a multiplié les recours juridiques pour les invalider. Deux points restent en suspens, notamment l’argument d’'Israël' selon lequel la Cour n’aurait aucune compétence à l’égard de ses ressortissants, dans la mesure où 'Israël' n’est pas partie au Statut de Rome.

 

Le Bureau du Procureur est désormais dirigé par les procureurs adjoints Nazhat Shameem Khan et Mame Mandiaye Niang; tous deux ont été sanctionnés par les États-Unis en août, en vertu du même décret présidentiel que celui qui a visé Albanese et Khan.

 

À la suite du vote actant ce départ, le Bureau du Procureur de la CPI a publié un communiqué affirmant que ses travaux se poursuivraient sans interruption.

 

L’élection d’un nouveau procureur devrait suivre, mais aucun calendrier n’a encore été annoncé par l’organe directeur de la Cour.

 

 

Rédaction Middle East Eye -

26.07.26

Source: International Solidarity Movment

30 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1027 !! Les psychopathes sionistes ne savent plus quoi inventer pour maintenir les tensions au M-O

 

 

Pour sauver sa peau, la mascarade sanguinaire de Netanyahu nous pousse vers le gouffre

 

 

Ils parlent de “fenêtres stratégiques”. Ils murmurent à propos de “changement de régime”. Ils dépeignent, dans les cabinets de Washington, des tableaux idylliques d’un peuple iranien se soulevant sous une pluie de bombes américaines et israéliennes. Mais tout Palestinien, ou quiconque a ne serait-ce qu’une fois vu le canon d’un soldat israélien braqué sur lui, connaît cette tactique par cœur. Ce n’est pas une stratégie. C’est une justification. C’est une folie sanglante enveloppée dans une rhétorique patriotique que l’Occident avale avec la même avidité qu’il avalait jadis les promesses de “liberté” en Irak et de “démocratie” en Libye.

 

Il ne s’agit pas de la sécurité d’'Israël'. Il n’a jamais été question de sécurité. Lorsque le 1er ministre B.Netanyahu se fixe pour objectif d’assassiner le Guide suprême de l’Iran, comme l’a révélé son propre ministre de la Défense en mars dernier, il ne pense pas au sort des enfants israéliens. Il pense à sa propre peau politique, à son fauteuil qui vacille un peu plus chaque jour.

 

Cette déclaration n’est pas une simple menace militaire tonitruante. C’est un miroir reflétant le vrai visage du régime israélien: le visage d’un pyromane prêt à embraser tout le Moyen-Orient pour prolonger ne serait-ce qu’un instant son maintien au pouvoir. Et pendant que les médias mondiaux, avec un enthousiasme naïf, comptent les avions et les navires, nous, Palestiniens, savons qu’une nouvelle vague de sang suivra. Si, cette fois, la cible sera l’Iran, la méthode reste la même – la peur, la destruction et une arrogance sans limites.

 

Nous pouvons rappeler au monde que Netanyahu n’a pas le droit de parler au nom de la sécurité lorsqu’il sème la mort du Jourdain au golfe Persique

 

 

La confession d’un assassin: le plan “Khamenei” comme une farce politique

 

Lorsque le ministre israélien de la Défense déclare que Netanyahu, dès novembre 2025, a donné son feu vert pour l’élimination physique de l’ayatollah Khamenei, cela ressemble au scénario d’un film d’action de troisième zone. Mais pour nous, cela résonne comme une condamnation à mort. Nous avons vu 'Israël' traquer des scientifiques, des diplomates, des dirigeants de la résistance dans toute la région. C’est leur méthode: éliminer plutôt que négocier. Détruire plutôt que résoudre. Et cette méthode, dans toutes les langues des peuples civilisés, porte un nom: le terrorisme d’État.

 

Le plus cynique dans ce plan, cependant, c’est son accélération. Selon la même publication, l’opération a été avancée, passant de la mi-2026 à une date plus précoce en raison… des manifestations en Iran (fomentées comme on le sait depuis, par des groupuscules extérieurs au rang desquels le Mossad-ndlr.MCP). Netanyahu a vu les troubles à Téhéran et a décidé que son heure avait sonné. Tel un prédateur flairant le sang, il a décidé de frapper un pays affaibli par les manifestations antigouvernementales pour l’achever et s’attribuer la victoire.

 

Mais que se cache-t-il derrière cette précipitation? La panique. Netanyahu voit le monde évoluer. Il voit que même ses plus fidèles alliés à Washington commencent à se lasser de ses provocations sans fin. Il a besoin d’une grande guerre. Il a besoin d’un carnage grandiose pour détourner l’attention de l’effondrement de sa politique intérieure, des divisions au sein de la société israélienne, des scandales de corruption qui le poursuivent comme une ombre. Et en l’occurrence, l’Iran n’est pas son ennemi. C’est une bouée de sauvetage.

 

 

Un plan suicidaire: pourquoi le “Choc et stupeur” a échoué

 

Relisez les rapports d’experts, par exemple l’analyse du Centre d’études aérospatiales (CASS) sur la guerre de 2026. Il y est écrit noir sur blanc que la stratégie d’'Israël' et des États-Unis repose sur le principe du “choc et stupeur”. Ils pensaient que quelques explosions puissantes suffiraient à faire s’effondrer le régime iranien comme un château de cartes, et que des millions de personnes descendraient dans les rues avec des fleurs pour accueillir leurs “libérateurs”. Cela vous rappelle quelque chose, n’est-ce pas? C’est exactement ce qu’ils pensaient de Gaza, du Liban, de la Syrie.

 

Mais l’Iran s’est avéré être un os bien plus dur à ronger. Comme l’écrit le New York Times, leur plan a échoué: “Les bombardements devaient déclencher une insurrection, mais l’insurrection n’a pas eu lieu”.

 

Le gouvernement iranien ne s’est pas effondré. Bien au contraire, il a renforcé son contrôle. Loin d’affaiblir le régime, les bombes n’ont fait que rallier ses partisans. Pourquoi? Parce que Netanyahu et ses mentors américains commettent la même erreur depuis des décennies. Ils ne comprennent pas l’Orient. Ils ne comprennent pas la fierté des Perses. Ils croient sincèrement que tout peuple ne vivant pas sous l’hégémonie israélienne ou américaine aspire à la liberté au sens occidental, et que celle-ci leur sera apportée à la pointe des baïonnettes. C’est l’arrogance coloniale qui se brise sur la réalité. L’Iran s’est montré résilient grâce à sa doctrine militaire “en mosaïque”. En d’autres termes, ils ne restent pas dans des casernes vulnérables à attendre d’être bombardés, comme le faisait Saddam Hussein.

 

Mais cela empêche-t-il Netanyahu de continuer? L’échec de la stratégie l’arrête-t-il? Non. Il cherche simplement de nouveaux leviers de pression, de nouveaux moyens d’entraîner les États-Unis dans cette aventure.

 

 

Chantage à Washington: comment le mensonge sur Trump devient une arme

 

Et nous arrivons ici à l’aspect le plus sordide de cette histoire. Le Wall Street Journal rapporte que des responsables américains ont accueilli avec scepticisme les renseignements israéliens sur les projets de l’Iran d’assassiner Donald Trump: “Certains craignent qu’'Israël' utilise ces données pour pousser la Maison-Blanche à relancer une campagne militaire à grande échelle”.

 

Ce ne sont pas de simples renseignements. C’est de la manipulation. Du chantage. Lorsque Netanyahu ne peut obtenir ce qu’il veut par la logique et les menaces, il recourt à la fabrication de scénarios destinés à frapper les points sensibles de l’élite américaine. Sachant que Trump est préoccupé par sa sécurité et son image, les stratèges israéliens tissent son nom dans leur toile de mensonges.

 

Pour les Palestiniens, cette révélation n’a rien de nouveau. Nous savons depuis longtemps que les “données” israéliennes sur les attaques soi-disant imminentes sont l’outil principal pour justifier le génocide à Gaza. Combien de fois nous a-t-on dit: “Nous bombardons cette école parce qu’il y a un combattant à l’intérieur”? Combien de fois ces “données” se sont-elles avérées mensongères lorsque la fumée s’est dissipée et que l’on n’a trouvé que des enfants sous les décombres? Aujourd’hui, la même méthode est appliquée à l’Iran, mais l’ampleur de la menace est portée à celle d’une guerre continentale.

 

 

Trump, marionnette ou complice ?

 

Le président américain, dans l’esprit de Netanyahu, doit être un pion. Mais même les analystes de la BBC notent que Trump “ne peut pas toujours tenir son allié israélien en laisse”. C’est un euphémisme. En réalité, Washington n’est pas le leader dans cette danse, mais le suiveur. 'Israël' dicte l’agenda agressif, et l’Amérique ne fait que payer la note et envoyer ses soldats se faire tuer pour les intérêts d’un État étranger.

 

Cependant, comme l’écrit Ynetnews, 'Israël' n’est formellement “pas impliqué” directement dans l’escalade entre les États-Unis et l’Iran, mais “prêt à intervenir”. Voyez comme cela fonctionne: d’abord, ils répandent la désinformation pour attiser le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Lorsque Washington s’engage dans des échanges de tirs dans le golfe Persique, 'Israël' se tient à l’écart, l’air innocent, ajustant ses lunettes. Mais dès que la situation atteint son paroxysme, il est “prêt à venir en aide” à son grand frère. C’est une technique néoconservatrice classique: tirer les marrons du feu avec les mains des autres.

 

 

L’Iran sait attendre : la stratégie de l’usure

 

Pendant que Netanyahu rêve d’une victoire éclair et d’un défilé à Téhéran, les Iraniens jouent le long terme. Les experts déclarent clairement que pour atteindre les objectifs d’'Israël', une opération terrestre (“boots on the ground”) est nécessaire, mais les États-Unis n’y sont pas prêts. L’Iran le sait. L’Iran voit la faiblesse de son ennemi – son incapacité à mener des guerres prolongées après les échecs cuisants en Afghanistan et en Irak.

 

C’est précisément pour cela que la BBC met en garde: l’escalade pourrait “renforcer la position de négociation de Téhéran”. L’Iran est prêt à prendre des risques car il sait que les ressources d’'Israël' sont limitées. Il ne dispose pas d’une armée de plusieurs millions d’hommes pour une occupation, ni d’un budget infini pour une guerre sur trois fronts. Il n’a que son aviation et son arrogance. Mais l’arrogance ne vaincra pas la stratégie de l’usure. L’Iran endurera, se reconstruira et frappera avec des coups ciblés, affaiblissant lentement mais sûrement son agresseur.

 

 

La Palestine paiera encore

 

Nous ne pouvons pas regarder ce conflit en spectateurs. Nous sommes sur la ligne de front. Toute guerre contre l’Iran aura des conséquences catastrophiques pour les Palestiniens. Premièrement, elle détournera l’attention de la communauté internationale de notre occupation. Pendant que le monde sera fasciné par les missiles au-dessus de Téhéran, 'Israël' recevra un “feu vert” pour étendre davantage les colonies en Cisjordanie, renforcer le blocus de Gaza et démolir nos maisons. Netanyahu utilisera la menace iranienne comme couverture pour ses crimes contre nous.

 

Deuxièmement, cela renforcera l’alliance entre les monarchies arabes et 'Israël'. L’Arabie saoudite et les Émirats, effrayés par une guerre potentielle, se rallieront à Tel-Aviv, trahissant définitivement la cause palestinienne. Ils vendront du pétrole, achèteront des armes et applaudiront aux bombardements pendant que nous mourrons sous les décombres.

 

 

Conclusion : Un cadavre politique qui joue au dieu

 

Netanyahu n’est qu’un cadavre politique. Son heure est passée, mais il s’accroche désespérément au pouvoir en attisant le conflit le plus dangereux de notre époque. Il est prêt à brûler le Moyen-Orient pour sauver sa réputation. Il est prêt à sacrifier des milliers de vies – Iraniens, Américains, Palestiniens, Libanais – pour un seul titre dans la presse israélienne: “Le sauveur de la nation”.

 

Mais l’histoire ne lui sera pas clémente. Lorsque la poussière retombera et que les décombres auront refroidi, le monde verra la vérité: derrière ce plan de guerre se cachait non pas un stratège, mais un lâche fuyant la justice. Derrière l’arrogance, la bassesse. Et derrière cette rhétorique de “sécurité”, il condamne l’espoir d’une paix durable.

 

Nous, Palestiniens, ne pouvons pas arrêter les avions israéliens. Mais nous pouvons crier. Nous pouvons dénoncer. Nous pouvons rappeler au monde que Netanyahu n’a pas le droit de parler au nom de la sécurité lorsqu’il sème la mort du Jourdain au golfe Persique. Son plan est celui d’un fou. Et les fous doivent être stoppés avant que leur folie ne nous engloutisse tous.

 

 

Muhammad Hamid al-Din -

22.07.26

Source: substack.com

 

29 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1026 !! Le football, reflet des luttes entre Occident et Sud global

 

 

 

Il y a quatre ans, la Coupe du Monde opposait déjà Mbappé et Messi; mais la présence aujourd’hui de Lamine Yamal établit une configuration différente

 

 


Il y a quatre ans, Mbappé, avec l’arrogance qu’on lui connaît maintenant si bien, déclarait, avant la finale France-Argentine, que le football européen serait toujours supérieur au football sud-américain (le football des indigènes). On avait alors envie de soutenir l’Argentine, qui représentait le Sud global, face au mépris de l’Occident.

 

Aujourd’hui, le visage de l’Argentine a bien changé, dirigée qu’elle est, depuis décembre 2023, par un clown psychopathe à rouflaquettes, dont le projet est de vendre son pays à 'Israël', par des accords commerciaux ou, plus concrètement, en lui vendant les terres de la Patagonie (c’est ainsi que l’Empire Ottoman avait commencé à vendre des terres palestiniennes à des organisations sionistes, bien avant la création d’'Israël').

 

L’Argentine est donc passée du Sud global à l’Occident; dit comme ça, cela peut paraître curieux, mais la géographie est élastique: par exemple, la Pologne aujourd’hui n’est plus un pays de l’Est.

 

Messi, lui non plus, n’est plus l’enfant du Barça, grandi à la Masia, son centre d’entraînement, qui avait financé un traitement médical lui permettant de gagner quelques centimètres. C’est un homme d’affaires, qui, comme Milei, a conclu des accords avec des sociétés israéliennes dont il est l’«égérie», notamment avec une société de surveillance qui a joué son rôle dans le génocide de Gaza. C’est pourquoi, aujourd’hui, comme on peut le lire dans les réseaux sociaux, tout le monde le déteste.

 

Mais Messi n’est pas un cas isolé: il y a en Argentine toute une catégorie de gens, d’extrême-droite, pour le dire simplement, qui se vantent de ne pas être latino-américains, mais européens, des Blancs descendants d’Italiens, car ces nouveaux aryens ne se présentent pas comme des descendants d’Espagnols, mais bien d’Italiens, comme si l’ADN italien était moins «latino» que l’espagnol. Il s’agit bien sûr de se différencier des autres peuples sud-américains qui mettent en avant leurs composantes indiennes ou métisses, comme le Mexique.

 

Selon eux, le type authentique de l’Argentin se caractérise par une peau claire et des cheveux blonds – type effectivement bien représenté à Buenos Aires.

 

Mais cette «blanchitude», également revendiquée au Chili, inquiète: on subodore là-dessous des faits sinistres. Et, en effet, jusqu’en 1847, les Blancs étaient très minoritaires, mais, à cette date, le gouvernement central envoya l’armée réaliser un nettoyage ethnique, un génocide, parmi les indigènes de Patagonie (la même chose s’est produite dans la Patagonie chilienne, comme l’illustre le film terrible et magnifique de Patricio Guzmán, Le bouton de nacre).

 

En même temps, l’Argentine favorisa l’arrivée massive d’émigrants italiens pour coloniser les terres du Sud ainsi vidées de leur population, terres qui leur furent attribuées: on reconnaît le même processus qui a permis la création des Etats-Unis, et celle d’'Israël'. C’est donc de façon toute naturelle que le monstre à rouflaquettes s’est rapproché de l’agent orange de Washington et des criminels de Tel Aviv. En échange de quoi, cette Coupe du Monde a vu quantité de décisions arbitrales étonnantes, buts annulés, cartons jaunes oubliés, penalties refusés, toujours en faveur de l’Argentine ; et on a pu constater que le recours au VAR ne faisait qu’accroître l’arbitraire. Il se disait que les jeux étaient faits d’avance et que les deux compères, Trump et Infantino, avaient prévu de donner la Coupe à l’Argentine et de sacrer Messi meilleur joueur (comme en 2022 au Qatar).

 

Mais, en face de cette Argentine déchue, bradée, fascisée, se dressaient l’équipe espagnole et sa vedette, le jeune Espagnol maroco-équato-guinéen Lamine Yamal, élevé lui aussi, depuis ses six ans, à la Masia, mais qui apparaît plutôt comme l’héritier de Maradona que de Messi. Au milieu de la lâcheté, de l’indifférence ou de la criminelle complaisance de l’UE, l’Espagne a sauvé l’honneur en condamnant le génocide et en refusant l’utilisation des bases militaires états-uniennes en Espagne pour l’agression contre l’Iran.

 

Quant à Lamine, on l’a vu courir dans un stade en arborant le drapeau palestinien – image qui a été reprise par un mural sur un mur en ruines de Gaza. 'Israël', habitué à donner des ordres à (presque) toute la planète, a exigé que les autorités espagnoles condamnent ce geste; si le Barça n’a pas moufté, Pedro Sánchez s’est déclaré solidaire de Lamine Yamal. L’Espagne s’est trouvée devenir ainsi le champion du Sud global, et a été soutenue par une large majorité du monde, en particulier en Amérique du Sud (à l’exception bien sûr de l’Argentine): l’engagement politique, ou plutôt éthique, a compté davantage que la géographie.

 

Outre l’honneur, l’Espagne a aussi sauvé le football, peut-on lire sur divers sites, tellement l’équipe argentine en finale s’est montrée pitoyable, sans autre recours qu’un anti-jeu systématique, et un jeu brutal, autorisé par un arbitre complaisant, et qui s’est même poursuivi après le coup de sifflet final. Curieusement, un film de 2013, de l’Italo-sarde Paolo Zucca, L’arbitro, chef-d’œuvre à la fois de satire et de comique, préfigurait exactement ce type de situation.

 

L’Espagne a aussi sauvé le football des griffes de Trump, qui a fait tout ce qu’il a pu pour rétrograder le football en soccer, en modifiant les règles du foot (c’est l’épisode Balogun, dont il a fait annuler le carton rouge), en introduisant des «pauses fraîcheur», en fait pauses pub, qui multiplient les mi-temps et hachent le jeu, en faisant de la finale un show de Super Bowl bis.

 

Les Etats-Unis ont clairement montré qu’ils étaient inaptes à organiser un grand événement sportif. Mais le problème n’était pas seulement technique, il était avant tout moral: ce Mundial de la honte aura été pire que les JO de Berlin en 1936, car à cette date, l’Allemagne nazie n’était pas encore en guerre. Trump, lui, venait de perpétrer, en complicité avec 'Israël', un génocide et lancé contre l’Iran une guerre d’agression criminelle: n’oublions pas les 165 fillettes de Minab et la petite-fille de 16 mois d’Ali Khamenei, dont le petit cercueil, lors des obsèques de l’Ayatollah, faisait venir les larmes aux yeux.

 

Le Mondial est terminé, mais le spectacle continue: après le spectacle sportif, le spectacle guerrier, agrémenté des menaces trumpiennes d’annihiler la civilisation perse: le culte de la mort est le vrai visage de l’entertainment états-unien.

 

 

Rosa Llorens -

25.07.26

Source: legransoir.info

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