!! Génocide à Gaza: J 1061 !! Inquiétudes sur les disparitions forcées à Gaza
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Une étude révèle des chiffres choquants sur les disparitions forcées à Gaza
Une étude des droits humains a estimé que le nombre total des victimes de la disparition forcée au cours de la guerre génocidaire dans la bande de Gaza, varie entre 2.500 et 3.000 personnes.
Le Centre palestinien pour les disparus et les disparus forcés a publié l’étude en concomitance avec la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, en se basant sur des signalements fournis par des familles de disparus et des cas documentés par le Centre sur le terrain.
L’échantillon documenté et étudié de 317 cas ne représente pas l’ampleur totale du phénomène, mais il révèle plusieurs formes de disparitions liées aux opérations militaires, aux incursions, aux déplacements et aux barrages, ainsi qu’aux mouvements des civils à la recherche de nourriture et d’aide ou à leur retour chez eux pour récupérer les besoins essentiels.
La disparition forcée à Gaza en chiffres
Les données de l’étude montrent que les hommes représentent 95,27% des cas documentés, soit 302 cas, contre 15 cas pour les femmes, soit 4,73%.
L’échantillon comprend 41 enfants de moins de 18 ans, soit 12,93%, et 17 personnes âgées de 60 ans ou plus, soit 5,36%, tandis que le nombre d’adultes âgés de 18 à 59 ans s’élevait à 259 cas, soit 81,70%, souvent contraints à se déplacer dans des zones à haut risque pour obtenir de la nourriture, de l’eau et des médicaments ou récupérer des biens essentiels de leurs maisons.
Où se concentrent les cas de disparition forcée à Gaza? La carte géographique des cas documentés révèle une concentration dans les zones qui ont connu des opérations militaires, des incursions massives et des vagues de déplacements répétées.
Le gouvernorat de Gaza et ses quartiers ont enregistré le plus grand nombre de cas avec 89 cas, soit 28,08%, suivi du gouvernorat du Nord de Gaza, qui comprend Jabalia, Beit Lahia et Beit Hanoun, avec 74 cas, soit 23,34%.
Le gouvernorat de Khan Younis est arrivé en troisième position avec 59 cas, soit 18,61%, suivi du gouvernorat central avec 37 cas, soit 11,67%, et de Rafah avec 32 cas, soit 10,09%.
Le Centre a également documenté 16 cas à l’intérieur des territoires israéliens et des zones frontalières et de passage à hauteur de 5,05%, 8 cas dans les corridors sécurisés et l’axe de Netzarim à hauteur de 2,52%, et deux cas à ce que l’on appelle la ligne jaune à hauteur de 0,63%.
Ces chiffres indiquent une concentration des cas dans des environnements liés aux opérations militaires, aux barrages, aux incursions et à la difficulté de circulation des civils.
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Comment les personnes ont-elles disparu ?
Les données du centre montrent que les incursions directes dans les maisons et le blocus des quartiers étaient en tête des circonstances précédant les disparitions, avec 76 cas.
L’étude a enregistré 60 cas de personnes disparues lors de la tentative de vérifier leurs maisons ou de revenir pour récupérer des fournitures, tandis que 42 personnes ont disparu lors de la fuite ou en passant par des barrages militaires.
Le Centre a également documenté 39 cas lors de tentatives de sécuriser de la nourriture ou en attendant des camions d’aide, et 23 cas liés à la présence dans les zones frontalières.
La disparition s’est étendue aux établissements médicaux et humanitaires. L’étude a enregistré 22 cas liés au blocus ou à l’invasion des hôpitaux ou aux opérations de transfert des patients, en plus de 10 cas pendant le travail journalistique et la couverture de terrain.
L’étude a également documenté 6 cas lors de la collecte de bois, et deux cas d’enfants disparus près de la ligne jaune, tandis que 37 cas se sont produits dans des circonstances variées ou sans informations suffisantes pour en déterminer le contexte avec précision.
La faim et le déplacement poussent les civils vers des zones dangereuses
Certaines des situations documentées sont liées aux tentatives des civils d’assurer des besoins essentiels qui ne sont plus disponibles dans leurs zones de déplacement.
Les témoignages des familles indiquent que la faim et l’insécurité alimentaire ont poussé des personnes à se diriger vers des zones d’attente d’aide, notamment Zikim, Netzarim et d’autres sites autour de Khan Younis.
Dans d’autres cas, des déplacés sont retournés dans des zones qu’ils avaient précédemment quittées ou dans des maisons endommagées pour récupérer de la nourriture, des vêtements, des médicaments et d’autres fournitures qu’ils n’avaient pas pu transporter lors de leur déplacement.
Le Centre souligne que comprendre les cas de disparition nécessite d’étudier les circonstances qui les ont précédés, et non de se contenter de déterminer le lieu où ils se sont produits, surtout lorsque le déplacement des civils est lié à la nécessité de se procurer de la nourriture, des médicaments ou de répondre aux besoins de leurs familles.
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Les mouvements des disparus étaient-ils surveillés ?
Les informations recueillies par le Centre indiquent qu’une partie des mouvements des personnes avant leur disparition a été surveillée par des avions de reconnaissance et de surveillance, notamment lors des déplacements entre les zones, en se dirigeant vers les points d’aide ou en retournant chez elles.
La base de données du Centre comprend des cas où des familles et des témoins ont déclaré que des personnes avaient été vues pendant le siège des forces israéliennes dans les zones où elles se trouvaient ou lors de leurs arrestations, avant que tout contact ne soit perdu et que les informations concernant leur sort ne disparaissent.
Le Centre estime que la répétition de ces faits dans différentes régions et catégories nécessite une enquête sur la possibilité d’un schéma plus large de disparition des civils, tout en soulignant que la détermination de la responsabilité et l’existence d’une politique systématique nécessitent des enquêtes indépendantes et un examen des preuves liées à chaque cas.
Les familles des personnes disparues font face à un obstacle majeur, à savoir la difficulté d’accéder à l’information.
Le Centre indique une augmentation du nombre de signalements, la destruction des infrastructures et la difficulté d’accès à de vastes zones du secteur, en plus de l’absence d’informations officielles suffisantes sur le sort de nombreuses personnes dont les nouvelles ont été perdues.
Il indique également que le Comité international de la Croix-Rouge n’a pas pu accéder à toutes les personnes détenues ni vérifier leurs conditions, ce qui augmente la souffrance de leurs familles et les laisse sans informations sur leur localisation ou leurs conditions de détention.
Le Centre palestinien pour les disparus et les disparus forcés estime que le nombre de personnes soupçonnées d’avoir été victimes de disparitions forcées dans la bande de Gaza se situe entre 2.500 et 3.000 personnes.
Dans un autre registre, les estimations sur le terrain des personnes qui seraient encore sous les décombres des bâtiments et installations détruits varient entre 4.000 et 5.000 martyrs.
Le Centre souligne la nécessité de ne pas confondre les deux catégories: les personnes soupçonnées d’avoir été victimes de disparition forcée sont celles dont le sort est inconnu dans des circonstances pouvant inclure la détention ou la disparition. Il est crucial de révéler le sort des disparus forcés et de garantir le droit de leurs familles à connaître la vérité et à obtenir justice.
Rédaction Palinfo -
30.08.26
Source: pallinfo.com
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