FREE PALESTINE

9 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J1098 !! Nouvelles révélations de livraisons d’armes de la France à 'Israël'

 

 

 

Alors que le mouvement de solidarité avec la Palestine, et notamment Stop Arming Israel et BDS France, Urgence Palestine (UP) et l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), appellent à un mois d’actions contre l’armement d’'Israël', un nouveau rapport publié par Urgence Palestine et le Palestinian Youth Movement dévoile la continuité des livraisons de composants et équipements militaires depuis la France vers 'Israël'.

 

 

35 nouvelles livraisons depuis avril

 

Alors que plus de 200 personnes étaient présentes au meeting de lancement du mois contre l’armement, ces révélations sont pour les organisateurs une preuve supplémentaire de la complicité de l’industrie d’armement française dans le génocide en cours en Palestine, quand un précédent rapport listait déjà pas moins de 525 livraisons réalisées entre octobre 2023 et mars 2026 par plusieurs équipementiers français en direction d’'Israël'.

 

La nouvelle enquête dévoile 35 nouvelles livraisons de pièces et composants expédiés depuis 6 régions françaises vers des sites d’Elbit Systems en 'Israël'. Parmi les fournisseurs sont identifiés 4 nouveaux: Carly RCS, Lameco, Sabena Technics, Socitec.

 

Les auteurs du rapport dénoncent une hypocrisie et des mensonges, à la fois de la part du gouvernement, qui prétend que la France ne livre pas d’armes à 'Israël', sauf à usage défensif ou destinées à l’exportation, mais ne garantit aucun contrôle, et de la part des fournisseurs qui acceptent de vendre à Elbit, principal fabricant d’armes israélien, tout en admettant ne pas connaître précisément l’usage final de leurs livraisons.

 

«Ces entreprises ne peuvent pas prétendre ignorer où finissent leurs pièces», commente Thomas Nayla, juriste et membre d’Urgence Palestine. «Elles les livrent à un fabricant d’armes en plein génocide, sans exiger aucune garantie sur leur usage final. Les droits du peuple palestinien à la libération et à la justice ne peuvent plus être sacrifiées par l’Etat français au profit de l’enrichissement par le commerce d’armes.»

 

Plus de 50 syndicats, associations, collectifs et groupes politiques se sont joints à l’appel à ce mois d’actions contre l’armement, se sont félicités les initiateurs lors de ce meeting de lancement, auquel étaient présents plusieurs syndicats dont la CGT. 

 

Les actions à venir prendront la forme de rassemblements, de tractages, de manifestations et de conférences tout au long du mois d’octobre, dans l’optique de tisser des liens avec les salariés et leurs syndicats, de mettre la pression sur les responsables de ces entreprises ou de dénoncer la complicité active de la France avec le génocide en Palestine.

 

Plusieurs manifestations auront lieu, et notamment le 10 octobre prochain en écho à un appel international à la mobilisation. À Paris, 14h place de la République, mais aussi à Nantes, Montpellier, ou encore Grenoble, des marches commémoreront les 3 années écoulées du génocide perpétré par 'Israël' à Gaza, dénonceront la complicité française et exigeront un embargo sur les armes et des sanctions contre 'Israël'.

 

Les syndicats des dockers ont appelé à une journée de mobilisation internationale des ouvriers dockers et travailleurs portuaires le 30 octobre, avec notamment la situation à Gaza au cœur de leurs revendications et le refus du chargement d’armes à destination d’'Israël'.

 

 

Rédaction Agence Medias Palestine -

05.10.26

Source: Agence Medias Palestine

8 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1097 !! L’occupation restreint la liberté de culte à Jérusalem et à Hébron en septembre dernier

 

 

 

 

Chiffres, données et faits...

 

 

Les forces d’occupation et les colons ont effectué 26 incursions dans la mosquée Al-Aqsa au cours du mois de septembre dernier. Les autorités d’occupation ont également interdit l’appel à la prière dans la mosquée Ibrahimi à 150 reprises et l’ont totalement fermée aux musulmans pendant six jours sous prétexte des fêtes juives, soit l’équivalent de 20% des jours du mois, selon une documentation publiée par le ministère des Waqfs et des Affaires religieuses.

 

L’extension des rites juifs publics à l’intérieur de la mosquée Al-Aqsa, l’éloignement de Palestiniens de ses esplanades, ainsi que la fermeture de la mosquée Ibrahimi et l’interdiction de l’appel à la prière sont autant de pratiques simultanées qui placent le bilan des atteintes aux lieux saints en septembre dernier dans un contexte dépassant la simple répétition des incursions, pour s’inscrire dans une restriction de la liberté de culte et des tentatives de modifier la situation existante des deux mosquées.

 

 

Des incursions en hausse et des restrictions visant les fidèles

 

À la mosquée Al-Aqsa, le nombre d’incursions ne suffit pas à mesurer l’ampleur des violations qui les ont accompagnées. Le ministère a constaté une intensification des prières publiques et des prosternations collectives connues sous le nom de «prosternation épique», ainsi que des incursions des forces d’occupation dans les environs de la salle de prière Al-Qibli et du Dôme du Rocher pendant les prêches du vendredi, accompagnées de restrictions visant les fidèles.

 

Le chiffre de 26 correspond au nombre d’incursions documentées par le ministère et non au nombre de colons qui y ont participé. Pour illustrer l’ampleur de la présence des colons sur une période plus longue, le gouvernorat de Jérusalem a recensé l’incursion de 27.830 colons dans la mosquée au cours du troisième trimestre de l’année, de juillet à fin septembre, parallèlement à l’extension des rites collectifs et à l’introduction d’objets de prière et de plantes rituelles, avec la participation de responsables sionistes et de dirigeants des groupes du «Temple».

 

Parallèlement, le gouvernorat a documenté l’émission de 73 décisions d’éloignement au cours des trois mêmes mois, dont 63 visant la mosquée Al-Aqsa. Cinquante de ces décisions ont été prises au seul mois de septembre. Les mesures ont visé des gardiens, des employés, des prédicateurs, des journalistes et des militants, illustrant l’extension des restrictions imposées à la présence palestinienne parallèlement à la période des fêtes juives.

 

Dans ce contexte, le ministère des Waqfs a mis en garde contre les revendications des groupes du «Temple» visant à ouvrir Al-Aqsa aux colons les samedis, estimant qu’elles cherchent à imposer une division temporelle et spatiale de la mosquée. Selon le ministère, le danger de ces revendications réside dans l’élargissement des horaires d’incursion et l’instauration de pratiques portant atteinte au statu quo de la mosquée, parallèlement aux restrictions imposées à l’accès des musulmans.

 

Les rites se sont également étendus au cimetière de Bab Al-Rahma, adjacent au mur oriental d’Al-Aqsa. Le ministère y a documenté des prières collectives et des soufflements dans le shofar au-dessus des tombes musulmanes, élargissant ainsi les atteintes aux environs de la mosquée et à ses sites relevant des waqfs.

 

 

La mosquée Ibrahimi… des restrictions qui s’accumulent

 

À Hébron, le bilan des interdictions de l’appel à la prière et des fermetures s’ajoute à une situation imposée par l’occupation depuis le massacre de la mosquée Ibrahimi en 1994. La fermeture de la mosquée pendant six jours en septembre s’inscrit ainsi dans un système de contrôle des horaires de culte et des espaces accessibles aux fidèles, et non dans une mesure isolée de son contexte historique.

 

Le ministère des Waqfs a indiqué que l’occupation continue également de fermer sa porte orientale et de couvrir ses fenêtres avec des barrières depuis le début de l’année 2025, parallèlement aux incursions répétées de ministres sionistes.

 

Les difficultés d’accès à la mosquée commencent avant même ses portes. En février 2025, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) avait déjà documenté des fermetures répétées et prolongées des points de contrôle menant à la mosquée, à la rue des Martyrs et à Tel Rumeida, affectant les déplacements de milliers de Palestiniens à Hébron.

 

 

Des atteintes qui dépassent les deux mosquées

 

Le bilan du ministère fait également état d’attaques contre d’autres mosquées en Cisjordanie, notamment l’incendie par des colons de la mosquée Imad al-Din Zanki à Nablus, accompagné d’inscriptions racistes sur ses murs, ainsi que l’incursion dans la nouvelle mosquée de Madama et le lancement de grenades lacrymogènes ayant provoqué des cas d’asphyxie. Une salle de prière d’Al-Douaïssat, dans la région d’Al-Jiftlik, dans le gouvernorat de Jéricho, a également été démolie.

 

Les faits rapportés dans le document révèlent plusieurs niveaux d’atteintes à la liberté de culte: de l’interdiction d’accès et de l’interruption de l’appel à la prière à l’intensification des incursions et des rites des colons, jusqu’aux attaques visant directement les bâtiments des mosquées. Entre Jérusalem, Hébron et les autres localités de Cisjordanie, ces mesures s’accumulent et restreignent la capacité des Palestiniens à accéder à leurs lieux saints et à y accomplir leurs rites.

 

 

Rédaction Centre Palestinien d'Informations -

06.10.26

Source: palinfo.com

7 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1096 !! En Cisjordanie, 1.750.000 dollars d’oliviers détruits en une seule semaine

 

 

 

L'agriculture palestinienne directement ciblée

 

 

Avec le début de la saison de la cueillette des olives, les agriculteurs palestiniens de Cisjordanie font face à des pertes qui frappent aussi bien les arbres, dont ils attendent les fruits que les terres auxquelles l’accès leur est interdit.

 

En l’espace d’une seule semaine, le ministère palestinien de l’Agriculture a documenté des attaques sionistes ayant causé au secteur agricole des pertes directes dépassant 1,75 million de dollars, le ciblage des oliviers représentant la majeure partie de ce montant.

 

Le ministère a précisé, dans un communiqué couvrant la période du 25 septembre au 1er octobre 2026, que ses équipes ont enregistré des pertes s’élevant à 1.751.224 dollars, réparties sur sept gouvernorats, dans un contexte d’escalade des agressions contre les terres et les ressources de production agricole.

 

Les dommages comprennent le déracinement, l’incendie et l'arrachage d’arbres, le vol de récoltes, la destruction d’installations agricoles et de ressources en eau, le nivellement de terres, l’interdiction d’accès aux agriculteurs, ainsi que le percement de routes coloniales, l’établissement et l’extension d’avant-postes de colonisation.

 

Les oliviers ont été les plus touchés: le ministère a documenté des dommages subis par 1.582 arbres (déracinés, coupés, ou brûlés), représentant des pertes directes d’environ 1.545.310 dollars, soit près de 88% du total des pertes agricoles enregistrées au cours de la semaine.

 

Ce pourcentage met en évidence le poids des attaques contre les oliviers dans le bilan des dégâts, alors même que les familles d’agriculteurs aspirent à récolter leur production. Le ciblage frappe simultanément les fruits et les arbres, menaçant la capacité des agriculteurs à exploiter leurs terres durant cette saison et au-delà.

 

Le ministère a également enregistré des dégâts affectant les vignes, les amandiers, le cheptel, les infrastructures agricoles, les sources d’eau, les équipements, les infrastructures de base et les cultures en plein champ.

 

Le gouvernorat de Jenin arrive en tête des pertes agricoles avec un montant de 1.050.250 dollars, soit environ 60% du total documenté dans les sept gouvernorats.

 

La diversité des dégâts montre que les attaques s’étendent aux différentes mailles de la chaîne de production: des arbres et récoltes jusqu’à l’eau, aux équipements, aux installations et à l’accès même à la terre. L’agriculteur se retrouve ainsi confronté à la perte de ses biens et de sa récolte, couplée à des obstacles qui entravent sa capacité à poursuivre son travail.

 

Le ministère de l’Agriculture a averti que ces attaques constituent un ciblage continu des piliers de la production, de la sécurité alimentaire et de la résilience des agriculteurs palestiniens.

 

 

Attaques sur le terrain et expansion coloniale

 

Selon le ministère, les données de la semaine révèlent que les agressions sionistes revêtent un caractère complexe combinant le ciblage direct sur le terrain, les mesures officielles et l’expansion coloniale.

 

Brièvement, ce chevauchement inscrit les dommages agricoles dans un contexte plus vaste que la simple détérioration d’une récolte ou la destruction d’une infrastructure: les attaques coïncident avec le nivellement des terres, le percement de routes, ainsi que la création et l’extension d’avant-postes coloniaux, en plus d’empêcher les propriétaires terriens d’accéder à leurs parcelles.

 

Ce bilan intervient alors que les attaques de colons extrémistes sionistes contre les agriculteurs s’intensifient durant la saison de la cueillette des olives, allant de l’agression des cueilleurs au vol des fruits, en passant par la coupe et l’incendie des arbres ou l’entrave à l’accès aux champs.

 

Le ministère a appelé la communauté internationale, les institutions de l’ONU et les organisations de défense des droits humains à assurer la protection des agriculteurs, de leurs terres et de leurs moyens de production, et à œuvrer pour stopper les agressions et l’expansion coloniale.

 

Malgré la gravité des pertes financières, le déracinement d’un olivier engendre un préjudice qui dépasse ces calculs: une saison perdue, une production compromise pour des années et un agriculteur dont les moyens de subsister sur sa terre se réduisent — une équation qui ne vise en fin de compte, que le déplacement et l’annexion.

 

 

Rédaction Centre Palestinien d’Information -

02.10.26

Source: palinfo.com

6 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1095 !! Gaza connaît «la pire crise économique jamais enregistrée dans le monde»

 

 

L’agence onusienne (UNCTAD) décrit un territoire dont l’appareil productif a été presque entièrement détruit et où la quasi-totalité de la population vit dans la pauvreté

 

 

L'UNCTAD a déclaré jeudi 24 septembre que Gaza connaissait “la crise économique la plus sévère jamais enregistrée dans le monde”. L’agence onusienne indique que 92% des établissements économiques de Gaza ont été endommagés ou détruits, que plus de 90% de la population en âge de travailler est sans emploi, et que le PIB par habitant est tombé à l’équivalent de 0,58 dollar par jour.

 

 

La crise économique la plus sévère «jamais enregistrée dans le monde»

 

«L’effondrement de l’économie de Gaza est la crise économique la plus sévère jamais enregistrée dans le monde», a déclaré Pedro Manuel Moreno, secrétaire général par intérim de l’UNCTAD, lors d’une présentation consacrée à la situation économique palestinienne. Les dernières évaluations de l’agence montrent l’ampleur de l’effondrement.

 

En 2024, le produit intérieur brut de Gaza avait déjà chuté de 83% en une seule année. Entre 2023 et 2024, la contraction cumulée atteignait 87%, ramenant le PIB du territoire à seulement 362 millions de dollars. Le PIB annuel par habitant était parallèlement tombé à 161 dollars, soit environ 44 centimes de dollar par jour sur la base des données de 2024.

 

Selon l’UNCTAD, il ne représentait plus que 4,6% du niveau enregistré en Cisjordanie. L’agence estime que deux années d'agressions militaires et de restrictions ont détruit plusieurs décennies de développement économique. La totalité de la population de Gaza a basculé dans ce que l’ONU qualifie de pauvreté multidimensionnelle.

 

 

Neuf entreprises sur dix détruites

 

Les données présentées par l’UNCTAD montrent également que près de neuf établissements économiques sur dix ont été détruits ou endommagés depuis le début du génocide. Les infrastructures, entreprises, terres agricoles et services essentiels ont été massivement touchés. L’UNCTAD souligne également les effets à plus long terme des destructions d’écoles, d’universités et du système sanitaire sur le capital humain et les capacités futures de reconstruction.

 

La situation économique de la Cisjordanie s’est elle aussi fortement détériorée, sous l’effet notamment des restrictions de circulation, de la violence des colons et de la perte d’activités économiques. Mais, selon l’agence onusienne, le cas de Gaza se situe dans une catégorie sans équivalent parmi les grandes crises économiques documentées depuis 1960.La reconstruction nécessitera plusieurs dizaines de milliards de dollars et des années de travaux.

 

 

Deux soldats israéliens tués par leur propre drone

 

Sur le terrain, l’armée israélienne a parallèlement annoncé vendredi la mort de deux réservistes dans un accident impliquant un drone militaire israélien. Les deux soldats opéraient jeudi un petit drone FPV chargé d’explosifs depuis le nord de Gaza. L’appareil s’est écrasé au décollage pour une raison encore inconnue.

 

Les deux soldats se sont approchés du drone quelques minutes plus tard et l’ont ramassé. L’appareil a alors explosé, les blessant mortellement. Ils ont été transportés vers l’hôpital Barzilai, où leur décès a été prononcé.

 

 

Rédaction Mizane -

25.09.26

Source: mizane.info

5 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1094 !! Ce n’est pas seulement Al-Aqsa qui est prise d’assaut…

 

 

 

... les attaques de l’occupation touchent aussi les habitants de Jérusalem et paralysent complètement leur quotidien

 

 

Des cours de la mosquée Al-Aqsa aux marchés de la vieille ville et aux rues de Silwan, les restrictions et les attaques israéliennes se multiplient pendant la fête juive de Soukkot, touchant la liberté de culte, les déplacements et les moyens de subsistance des habitants de Jérusalem.

 

Parallèlement aux incursions de colons et à leurs rites à l’intérieur de la mosquée, la ville connaît des fermetures de routes et de commerces. Le gouvernorat de Jérusalem met en garde contre l’exploitation des fêtes pour imposer de nouvelles réalités au détriment des habitants et de leurs droits.

 

Dans un communiqué publié mardi, le gouvernorat a averti que les attaques de colons contre les habitants de la vieille ville pendant les célébrations de Soukkot constituaient une escalade grave et systématique. Il souligne qu’il ne s’agit plus d’incidents isolés ou ponctuels, mais de faits qui se répètent de manière notable à chaque fête ou occasion religieuse juive.

 

Le gouvernorat précise que ces attaques visent notamment les personnes âgées, les femmes et les commerçants, ainsi que les journalistes et photographes, qui subissent des intimidations et des agressions lorsqu’ils documentent les événements. Les habitants et les professionnels couvrant l’actualité de la ville sont ainsi soumis à une pression constante.

 

Le gouvernorat établit un lien entre ces attaques directes et la transformation des rues et quartiers de Jérusalem, notamment la vieille ville et ses entrées, en espaces de démonstration de force et d’imposition des rites des colons. Selon lui, cela porte atteinte au droit des habitants de Jérusalem à la sécurité, à la libre circulation et à une vie quotidienne normale.

 

 

De l’incursion à Al-Aqsa à la paralysie des marchés

 

Cette mise en garde intervient alors que la mosquée Al-Aqsa connaît de nombreuses incursions pendant les jours de la fête. 1.731 colons ont pénétré lundi dans ses cours sous la protection des forces israéliennes, où ils ont accompli des rites et des prières, tandis que des mesures de sécurité renforcées étaient imposées autour de la mosquée et de la vieille ville.

 

La veille, dimanche, 1.500 colons avaient pénétré dans la mosquée, selon le bilan du gouvernorat de Jérusalem, accomplissant des rites près de la porte Al-Qattanin et introduisant dans les cours ce qui est appelé les «offrandes végétales».

 

Ces pratiques se sont également étendues aux abords de la mosquée. Plusieurs commerçants du marché Al-Qattanin ont été contraints de fermer leurs magasins, tandis que des colons accomplissaient des rites à l’intérieur du marché et priaient à l’extérieur de la porte Hatta.

 

Ces faits montrent que les conséquences des incursions dépassent les murs d’Al-Aqsa: les rites accomplis dans la mosquée et à ses portes s’accompagnent de perturbations de l’activité commerciale et de restrictions d’accès, faisant des marchés et des routes environnantes une partie intégrante de la même situation.

 

 

Des fermetures qui perturbent tous les aspects de la vie

 

À Silwan, le gouvernorat de Jérusalem a indiqué lundi que les forces israéliennes avaient fermé le carrefour de Wadi al-Rababa alors que les élèves se rendaient à leurs écoles, provoquant d’importants embouteillages. Elles ont également fermé la rue Bab al-Asbat en direction du cimetière Bab al-Rahma et de Bab al-Maghariba afin de sécuriser les déplacements des colons participant aux rites.

 

Le gouvernorat considère ces mesures comme une restriction systématique de la circulation des habitants de Jérusalem. Il affirme que la protection des colons lors de leurs incursions à Al-Aqsa s’accompagne de fermetures et de restrictions dans la vieille ville, à Silwan et autour de la mosquée, faisant peser sur les habitants les conséquences de la perturbation des déplacements et des activités.

 

Dans son communiqué consacré aux attaques contre les habitants, le gouvernorat a averti que la combinaison des agressions répétées et des restrictions imposées pendant les fêtes juives créait une situation dangereuse susceptible d’alimenter davantage les tensions dans la ville.

 

Ces avertissements rejoignent son appel à mettre fin à l’exploitation des fêtes religieuses pour modifier la situation à Al-Aqsa et à Jérusalem, à faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il cesse les mesures visant la liberté de culte et le statu quo dans la mosquée, et à documenter les incursions, les attaques et les fermetures en tant que pratiques liées entre elles.

 

Ainsi, l’escalade ne se résume pas au nombre de personnes entrant dans Al-Aqsa, mais à ses répercussions sur la vie quotidienne de la ville: des commerçants contraints de fermer leurs magasins, une route bloquée pour les habitants, des fidèles dont les déplacements sont restreints ou encore un journaliste agressé alors qu’il documente les événements.

 

Ces situations placent le droit des habitants de Jérusalem à vivre, travailler et pratiquer leur culte en sécurité au cœur de leur confrontation quotidienne avec les politiques visant à imposer de nouvelles réalités sur le terrain.

 

 

Rédaction Centre Palestinien d'Informations -

29.09.26

Source: palinfo.com

4 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1093 !! Octobre, un mois d’action pour «bloquer la machine de guerre israélienne»

 

 

 

«3 ans de génocide du peuple palestinien, 3 ans de complicités des entreprises d’armement, de transport et de l’État français», résume le communiqué unitaire de l’AFPS, BDS-France, Stop Arming Israel France et Urgence Palestine.

 

Les quatre organisations appellent, en octobre, à un mois d’actions à travers toute la France pour dénoncer et bloquer l’armement israélien et la complicité française dans celui-ci.

 

Saluant les mobilisations qui ont eu lieu aux cours des trois années écoulées, telles que les blocages des dockers et des syndicats aériens, mais aussi toutes les prises de positions, grèves et rassemblement organisés, les quatre organisations appellent à amplifier et multiplier ces mobilisations.

 

«Le génocide se fabrique près de chez nous», souligne le communiqué. «C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des membres de nos organisations, les associations, les collectifs, les syndicats et les partis politiques soutenant le peuple palestinien, et toute personne de conscience, à participer en octobre 2026 à un mois d’actions contre l’armement d’'Israël' à travers la France.» 

 

Organisées conjointement ou non, ces actions pourront prendre de multiples formes. Les initiateurs de l’appel insistent sur l’importance de tisser des liens localement, avec salarié·es et syndicats, de mettre la pression sur les responsables des entreprises complices ou de dénoncer la complicité active de la France avec le génocide en Palestine. D’autres actions pourront avoir lieu sur la même période dans toute l’Europe.

 

 

[Le Mouvement Citoyen Palestine (MCP) profite de l'occasion pour rappeler à ses lecteurs l'importance du BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) initié et demandé instamment par les Palestiniens. Si nous ne sommes pas capables de modifier nos gestes au quotidien en soutien à la Palestine, tous nos discours ne sont que du vent. Bien souvent, nous continuons nos habitudes quotidiennes sans les remettre en question, par confort. Nous vous rappelons que ce sont ces petits gestes qui alimentent la machine de guerre sioniste. Par exemple, l'enseigne Carrefour ne devrait jamais faire partie de nos magasins dans la mesure où ses dirigeants déclarent ouvertement soutenir l'armée israélienne en lui fournissant des colis alimentaires gratuitement. Tout comme l'enseigne de fast-food MacDo encore trop souvent fréquentée. Nous avons la chance dans nos pays, d'avoir quantité d'autres enseignes auprès desquelles nous approvisionner, tout en veillant à ne pas se fournir en produits israéliens le plus souvent issus des colonies illégales implantées en territoire palestinien].

 

 

«Ensemble, nous avons le pouvoir de faire cesser toute coopération militaire et tout commerce d’armement entre la France et 'Israël' ! » 

 

 

Rédaction Agence Medias Palestine -

Source: Agence Medias Palestine

3 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1092 !! Rassemblement ce dimanche 4 octobre à 15h à l’église du Béguinage

 

 

Appel au cœur et à la conscience de chacun: à 15h venez nombreux place du Béguinage à Bruxelles

 

 

Les grévistes de la faim lancent un appel à tous les citoyens et responsables politiques de Belgique pour qu’ils défendent les droits de l’enfant et les droits humains.

 

Cette grève de la faim, qui réclame la mise en œuvre effective du droit à une vie familiale par l’évacuation et le regroupement familial effectif, ne concerne en effet pas un seul droit humain. C’est un appel au respect et à la garantie effective de tous les droits humains, notamment le droit à la vie, l’interdiction de la torture, le droit à la sécurité et le droit à une vie familiale… Ensemble, faisons entendre notre voix pour la dignité humaine, la famille et les droits humains.

 

«Après des mois d’incertitude éprouvante, d’angoisse de mort, de nuits sans sommeil, d’actions de protestation hebdomadaires, après avoir écrit une lettre ouverte et lancé d’innombrables appels à l’humanité, nous n’avons pratiquement pas été entendus et l’effroyable souffrance de nos familles, de nos enfants, qui tentent depuis bien trop longtemps de survivre au génocide à Gaza, n’a suscité que très peu d’attention.

 

Nous ne demandons ni faveur ni privilège, mais l’application des droits humains et des droits de l’enfant.

C’est aussi un appel à l’empathie et à la solidarité : votre soutien, votre voix peuvent contribuer à sauver des vies et à réunir des familles déchirées.

 

Sauvez nos familles ! Cessez de réduire nos enfants au silence, jusqu’à les laisser mourir! »

 

Des centaines de citoyens belgo-palestiniens, titulaires d’une carte de séjour ou de nationalité belge, ont été séparés de leur famille à Gaza par le génocide. Depuis la Belgique, ils ont entamé une procédure de regroupement familial. Anneleen Van Bossuyt, ministre de l’Asile et de la Migration, a délivré des visas belges aux membres de leurs familles, après un examen particulièrement approfondi par l’Office des étrangers.

 

Mais contrairement à d’autres pays européens (Italie, Pays-Bas, Espagne, France…), notre pays refuse d’évacuer ces personnes de Gaza. Hormis quelques évacuations d’enfants grièvement blessés, la dernière évacuation de titulaires de visas remonte à décembre 2025. Le 11 septembre, Maxime Prévot, ministre des Affaires étrangères, a soumis le dossier au comité restreint du gouvernement. Le MR a réagi froidement; la N-VA a opposé son veto et a même voulu lier ce dossier à la déportation de personnes vers l’Afghanistan ou à leur transfert vers des «return hubs».

 

Il ne s’agit pas seulement d’un blocage sans précédent de la migration légale, mais aussi, de facto, d’une violation du droit humain fondamental à une vie familiale et, tout simplement, du droit à la vie. Des centaines de familles, et surtout des enfants, sont contraintes de vivre inutilement et pendant beaucoup trop longtemps dans des conditions effroyables. Durant cette attente, beaucoup sont tombés malades ou ont été blessés. Certains ont été tués.

 

La Belgique peut sauver des vies, mais la volonté politique fait défaut. Ce gouvernement atteint ainsi un niveau d’indignité morale et humaine sans précédent: il se rend complice d’un génocide.

 

 

House of Compassion, PALFAM et PALFAM SUPPORT -

30.09.26

2 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1091 !! Nouvelle interpellation citoyenne

 

 

 

Objet: Palestine – respect du droit international, protection des populations civiles et mise en œuvre des engagements de la Belgique

 

Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Vice-Premier ministre,
Mesdames, Messieurs les membres du gouvernement,

 

nous vous écrivons parce que nous refusons que la Belgique se contente de déclarations de principe alors que la population palestinienne continue de subir une situation humanitaire et politique d’une gravité extrême.

 

La Belgique affirme régulièrement son attachement au droit international, à la protection des populations civiles, aux droits humains et au multilatéralisme. En septembre 2025, le gouvernement fédéral avait lui-même annoncé une série de mesures concernant notamment l’aide humanitaire à Gaza, les sanctions contre les colons violents, les exportations d’armes, les colonies israéliennes et l’action de la Belgique au niveau européen.

 

Nous vous demandons aujourd’hui simplement: qu’est devenu cet engagement et quelles mesures ont effectivement été mises en œuvre?

 

Le 24 septembre 2026, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est exprimé devant l’AG des Nations unies. Il y a rejeté les accusations de génocide concernant Gaza, qualifiant celles-ci de «plus grand mensonge du siècle», tout en défendant l’action de son gouvernement. Son intervention a été marquée par le départ de nombreuses délégations de la salle. Au-delà de cette déclaration politique, ce sont surtout les faits sur le terrain qui doivent retenir notre attention.

 

Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), la situation humanitaire à Gaza demeure extrêmement grave. Au 25 septembre 2026, 94% de la population avait besoin d’un abri et d’une aide ménagère de base, tandis que 65% des ménages vivaient encore dans des tentes ou des abris de fortune offrant une protection très limitée. Les besoins concernent notamment l’eau, l’assainissement, les soins de santé, la nourriture, les équipements de protection et les matériaux nécessaires aux abris.

 

OCHA souligne également que l’entrée de matériaux essentiels pour les abris, d’outils, de machines, de générateurs et d’autres équipements demeure fortement contrainte, alors même que des centaines de milliers de personnes vivent dans des conditions extrêmement précaires et que les besoins sont aggravés par les risques liés aux intempéries et à l’hiver.

 

Cette situation ne peut pas être considérée comme une simple conséquence regrettable d’un conflit. Elle pose directement la question du respect du droit international humanitaire et des obligations qui incombent aux États.

 

Le Secrétaire général des Nations unies a lui-même rappelé en septembre 2026 que le droit international, y compris le droit international humanitaire, devait être respecté et que toutes les parties devaient se conformer aux décisions de la Cour internationale de Justice. Il a également décrit la situation humanitaire à Gaza comme toujours intolérable et dénoncé les restrictions persistantes à l’accès humanitaire.

 

La situation en Cisjordanie est elle aussi extrêmement préoccupante. Les opérations militaires, les restrictions de déplacement, les démolitions, les violences de colons et l'expansion des colonies continuent d'affecter directement les conditions de vie de la population palestinienne.

 

Dans son rapport du 25 septembre 2026, OCHA faisait notamment état du déplacement de 147 Palestiniens en une seule semaine à la suite de démolitions, soit plus de trois fois la moyenne hebdomadaire enregistrée depuis le début de l’année. L’organisation rapporte également des restrictions de déplacement perturbant l’accès aux services essentiels et des déplacements temporaires de familles.

 

Le gouvernement belge lui-même a récemment condamné le projet E1 et rappelé que les colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé sont illégales au regard du droit international. La Belgique a également déclaré que l’expansion des colonies menaçait la viabilité d’une solution à deux États.

 

Dans ce contexte, les déclarations appelant à reproduire en Cisjordanie les opérations menées à Gaza doivent être prises au sérieux et faire l’objet d’une réponse politique claire. La question qui se pose à la Belgique est donc simple: quels sont les actes qui correspondent à ses propres déclarations?

 

En septembre 2025, le gouvernement fédéral annonçait notamment vouloir renforcer l’interdiction des exportations d’armes, sanctionner les colons violents, prendre des mesures concernant les colonies israéliennes, poursuivre les violations du droit international et renforcer la pression au niveau européen.

 

Depuis lors, certaines mesures ont effectivement été engagées. En juillet 2026, le gouvernement fédéral a notamment adopté un projet réglementant spécifiquement les marchandises provenant des colonies israéliennes situées dans le territoire palestinien occupé. Mais ces mesures soulèvent précisément une nouvelle question: sont-elles suffisantes au regard de la situation actuelle et des obligations internationales de la Belgique? Nous vous demandons donc de répondre publiquement et précisément aux questions suivantes:

 

1. Concernant Gaza et le respect du droit international

 

Quelle analyse le gouvernement belge fait-il aujourd’hui de la situation à Gaza au regard du droit international humanitaire et des mesures conservatoires ordonnées par la Cour internationale de Justice?

Quelles mesures la Belgique prend-elle afin de garantir qu’aucune activité relevant de sa compétence ne contribue à des violations du droit international?

Quelles démarches diplomatiques la Belgique entreprend-elle pour garantir un accès humanitaire effectif, continu et sans entrave à Gaza?

 

2. Concernant les exportations, le transit et le soutien militaire

 

Quelles mesures concrètes la Belgique a-t-elle prises depuis les engagements annoncés en septembre 2025 afin de renforcer l’interdiction des exportations d’armes susceptibles de contribuer à des violations du droit international?

La Belgique garantit-elle qu’aucun équipement, composant, technologie ou service relevant de sa juridiction ne contribue aux opérations militaires israéliennes lorsqu’il existe un risque sérieux de violation du droit international humanitaire?

Quelles procédures de contrôle sont actuellement appliquées à cet égard?

 

3. Concernant les colonies israéliennes

 

Comment le gouvernement entend-il mettre pleinement en œuvre les mesures concernant les produits issus des colonies israéliennes?

Quelles autres mesures économiques la Belgique envisage-t-elle concernant les activités contribuant directement au maintien ou à l’expansion de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés?

La Belgique est-elle disposée à défendre au niveau européen des mesures communes et contraignantes à cet égard?

 

4. Concernant les sanctions

 

Quelles sanctions nationales la Belgique a-t-elle effectivement adoptées depuis les engagements de septembre 2025 contre les personnes responsables de violations graves du droit international?

 

Le gouvernement entend-il élargir ces mesures lorsque les mécanismes européens existants ne permettent pas de répondre à la gravité de la situation?

 

5. Concernant l’Union européenne

 

Quelle position la Belgique défend-elle actuellement au sein du Conseil de l’Union européenne concernant les relations entre l’Union européenne et 'Israël'?

 

La Belgique soutient-elle des mesures européennes concrètes lorsque les obligations découlant du droit international ne sont pas respectées?

 

Quels mécanismes de pression diplomatique et économique le gouvernement belge est-il prêt à soutenir?

 

6. Concernant la Cisjordanie

 

Quelles mesures la Belgique entend-elle prendre face à l’expansion des colonies, aux violences de colons, aux démolitions et aux déplacements forcés de populations palestiniennes?

 

Quelles démarches la Belgique entreprend-elle pour empêcher une nouvelle escalade en Cisjordanie?

 

Comment entend-elle concrètement donner suite à ses propres déclarations concernant le caractère illégal des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés?

 

7. Concernant la population civile palestinienne

 

Quelles mesures supplémentaires la Belgique entend-elle prendre pour garantir l’accès de la population palestinienne à l’aide humanitaire, aux soins de santé, à l’eau, à la nourriture, aux abris et aux infrastructures essentielles?

Quel soutien supplémentaire la Belgique entend-elle apporter aux organisations humanitaires présentes sur le terrain?

Et surtout, quel calendrier le gouvernement fixe-t-il pour la mise en œuvre de ces mesures?

 

Nous ne vous demandons pas une nouvelle déclaration de 'préoccupation'. Nous vous demandons de rendre compte de l’action de la Belgique.

 

La Belgique est un État membre de l’UE, membre des Nations unies et partie aux principaux instruments du droit international humanitaire et des droits humains. Elle dispose de leviers diplomatiques, économiques, juridiques et politiques. Ces leviers doivent être utilisés de manière cohérente avec les principes que notre pays affirme défendre.

 

Nous refusons également les doubles standards. Le droit international doit être appliqué de manière universelle. Le respect du droit international doit être le même pour tous. Les vies palestiniennes ont la même valeur que les vies israéliennes.

 

C’est précisément parce que nous affirmons l’universalité des droits humains que nous demandons à la Belgique d’agir avec la même exigence lorsqu’il s’agit de protéger la population palestinienne.

 

Nous ne vous demandons donc pas uniquement ce que vous pensez de la politique du gouvernement israélien. Nous vous demandons ce que la Belgique entend faire face à cette situation.

 

Nous vous demandons également de préciser publiquement les mesures que le gouvernement entend prendre, les instruments juridiques et politiques qu’il compte mobiliser et le calendrier de leur mise en œuvre. Notre question est finalement très simple:

 

Qu’avez-vous fait des engagements pris par la Belgique en 2025?

 

Et surtout: Quelles mesures concrètes le gouvernement belge entend-il prendre, et dans quel délai, pour que la Belgique contribue effectivement au respect du droit international et à la protection de la population civile palestinienne?

 

Nous demandons que cette réponse soit publique, précise et vérifiable. Parce qu’en matière de droit international, les principes ne peuvent avoir de sens que s’ils s’appliquent également lorsque leur mise en œuvre est politiquement difficile.

 

La Belgique doit être cohérente avec les principes qu’elle affirme défendre. Nous vous remercions dès lors de bien vouloir apporter une réponse circonstanciée à cette interpellation.

 

Veuillez recevoir, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Vice-Premier ministre, Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement, nos salutations citoyennes.

 

[envoyé à : Contact Kabinet Premier, Info & contact cabinet - kabinet Prévot,  bernard.quintin@quintin.belgium.be, info@matz.fed.be, hallo@vincent.fed.be, info@bihet.belgium.be, info@beenders.fed.be, info@clarinval.belgium.be, info@migratie-mi.be,  info@verlinden.belgium.be, info@simonet.belgium.be, kabinet.francken@mil.be, Vandenbroucke Fed Info, info@crucke.fed.be, info@kcfin.be, Prévot Maxime - CELAEBZ]

 

 

Nordine Saïdi -
30.09.26
1 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1090 !! Le ministre israélien Bezalel Smotrich appelle à la guerre en Cisjordanie occupée

 

 

 

Les commentaires de Smotrich interviennent alors que les autorités israéliennes annoncent la fermeture militaire complète d’une semaine à travers la Cisjordanie occupée, citant la fête juive Soukkot

 

 

Le ministre des Finances d’extrême-droite, Bezalel Smotrich, a déclaré que l’armée israélienne devrait «partir en guerre» en Cisjordanie occupée et répéter ce qu’elle «a fait à Gaza».

 

Utilisant un terme biblique pour la Cisjordanie occupée, le ministre a déclaré à Ynet News dans une interview publiée dimanche qu’'Israël' devait «partir en guerre en Judée-Samarie, pour y faire ce que nous avons fait à Gaza, pour démanteler l’Autorité palestinienne, qui est une autorité terroriste».

 

Smotrich répondait à une question sur la façon dont 'Israël' devrait combattre les «tensions sécuritaires» croissantes en Cisjordanie occupée, où la violence israélienne contre les Palestiniens ne cesse de croître depuis l’éruption de la guerre génocidaire d’'Israël' contre Gaza en octobre 2023, mais les attaques se sont considérablement intensifiées cette année.

 

«Nous devons dire», ont-il déclaré, «tout comme vous avez démantelé le Hamas à Gaza, il n’y aura pas d’infrastructure terroriste en Judée-Samarie. Pas de terroristes, pas d’armes, pas de tunnels.»

 

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a enregistré plus de 1.330 attaques liées aux colons contre des Palestiniens en Cisjordanie de janvier à fin juillet, soit en moyenne six par jour, le taux le plus élevé depuis environ 20 ans.

 

Divers groupes de colons, souvent soutenus ou protégés par des soldats israéliens, ont attaqué les Palestiniens de plusieurs manières, notamment des fusillades, assiégeant des maisons et se livrant à d’autres formes de violence communautaire que les experts ont qualifiées de «pogroms».

 

Les groupes de défense des droits de l'homme avertissent que les colons sont de plus en plus armés d'armes transmises par l'armée et portent des uniformes militaires lors d'attaques, brouillant la frontière entre les colons et les soldats.

 

 

Fermeture militaire

 

Ces commentaires interviennent alors que les autorités israéliennes ont annoncé une fermeture militaire complète à travers la Cisjordanie occupée, citant la fête juive de Soukkot. Les restrictions accrues à la circulation des Palestiniens devraient rester en place jusqu'au 3 octobre.

 

Pendant ce temps, à Jérusalem-Est occupée, des centaines d’Israéliens ont pris d’assaut les cours de la mosquée Al-Aqsa sous une protection élevée de la police israélienne dimanche.

 

L’agence de presse palestinienne Wafa a rapporté que les Israéliens sont entrés dans l’enceinte par la porte marocaine et ont accompli des rituels talmudiques, alors que les forces israéliennes augmentaient les restrictions autour de la mosquée et de la vieille ville de Jérusalem.

 

 

Rédaction Al Jazeera -

27.09.26

Source: aljazeera.com

30 septembre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1089 !! « Où pouvons-nous aller ? »

 

 

La « ligne jaune » israélienne se referme sur les Palestiniens de Gaza

 

Ola Ishtiwi est assise avec ses enfants devant les vestiges de leur maison, dans le quartier d'Al-Tuffah, à l'est de Gaza-ville, dans l'enclave palestinienne. À quelques mètres de là, une série de blocs de ciment peints marque ce qui est désormais appelé la « ligne jaune ».

 
Établie après l'annonce de l'accord de 'cessez-le-feu' entre 'Israël' et le Hamas, en octobre 2025, cette ligne divise Gaza en deux. La majeure partie de la population palestinienne est confinée dans la zone ouest, tandis que la zone est se retrouve sous contrôle militaire israélien.
 

Au départ, la « ligne jaune » laissait environ 47% du territoire de Gaza à la population palestinienne. Mais, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), les forces israéliennes l'ont progressivement déplacée.

 

Les Palestiniens vivent désormais sur moins de 40% de la superficie de Gaza, a indiqué l'ONU. Ce déplacement de la ligne a, dans de nombreux cas, contraint les familles vivant près de cette ligne à fuir.

 

 

Déplacés, encore et encore

 

Pour Ibtisam Malika, qui vit dans le quartier de Zeitoun, près de la ligne, cette situation se traduit par un cycle incessant de déplacements, de retours, puis de nouvelles fuites.

 

« Tous les deux ou trois mois, nous sommes forcés de partir et de laisser nos affaires derrière nous », raconte-t-elle. « Nous n'en pouvons plus. Nous avons perdu la moitié de nos enfants dans la guerre, et il ne reste plus de nous que des fragments ».

 

 

Nulle part où aller

 

Quelque 2,1 millions de personnes — presque toute la population de Gaza — sont aujourd'hui déplacées et vivent dans la zone délimitée par la « ligne jaune », selon l'ONU.

 

Nombre d'entre elles vivent près des blocs peints en jaune. Des habitants des quartiers d'Al-Tuffah et de Zeitoun, dans l'est de la Gaza-ville, expliquent y être restés parce qu'ils n'ont nulle part où aller.

 

Les familles vivent en alerte permanente, redoutant de devoir abandonner leurs biens et fuir à la hâte si la situation sécuritaire se dégrade.

 

Pour Safaa Mushtaha, habitante d'Al-Tuffah, la question de savoir où sa famille pourrait aller est devenue une préoccupation quotidienne.

 

« Où irons-nous ? C'est une question que nous nous posons depuis trois ans », dit-elle. « Nous avons accepté de vivre près de la ligne jaune, mais cela est devenu insupportable ».

 

 

Des besoins humanitaires immenses

 

Selon l'ONU, il est devenu plus difficile de trouver des endroits plus sûrs où installer des camps pour les personnes déplacées. Une grande partie des terrains adaptés se trouve dans des zones interdites ou soumises à des restrictions, à l'est, au sud et au nord de la « ligne jaune », ou au-delà.

 

D'après la dernière évaluation d'OCHA sur les abris, quelque 1,98 million de personnes, soit 94% de la population de Gaza, ont besoin d'une aide liée à l'hébergement et aux articles non alimentaires.

 

En outre, 84% des familles vivent dans des conditions extrêmement difficiles, dans des abris ou sous des tentes qui ne les protègent pas suffisamment des intempéries.

 

 

« Ce n'est pas une vie »

 

Pour Ola Ishtiwi, le quotidien près de la ligne jaune est devenu extrêmement difficile. « Nous ne savons pas quoi faire ni où aller », confie-t-elle à ONU Info. « Nous n'avons pas de tente et nous n'avons pas d'argent ».

 

Ahmed Arhim, qui vit dans le quartier de Zeitoun, explique que les tirs et le bruit des drones empêchent les habitants de dormir, en particulier les enfants.

 

« Nous ne dormons pas toutes les nuits », dit-il. « Les enfants ne peuvent pas dormir. Ils ont peur et font pipi sur eux. Beaucoup d'habitants sont déjà partis. Nous sommes déplacés chaque jour, toujours déplacés. Ce n'est pas une vie ».

 

 

« Le bain de sang à Gaza doit cesser »

 

Ces témoignages ont été recueillis alors que les agences des Nations Unies signalent la poursuite des opérations militaires et des frappes israéliennes à Gaza, malgré le 'cessez-le-feu' entré en vigueur l'an dernier.

 

Selon la dernière mise à jour humanitaire d'OCHA, les autorités locales ont fait état de 1.334 morts et 4.429 blessés depuis l'annonce du 'cessez-le-feu', le 10 octobre 2025.

 

« Le bain de sang à Gaza doit cesser », a déclaré récemment le Bureau des droits de l'homme de l'ONU. Il a indiqué que, durant cinq jours fin août, 24 Palestiniens, dont quatre enfants et une femme, avaient été tués lors d'attaques israéliennes, dont 21 dans des frappes aériennes.

 

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