FREE PALESTINE

30 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1119 !! «La solidarité avec la Palestine ne peut pas prendre de pause»

 

 

 

Dans une vidéo diffusée par l'UNRWA Espagne, Pep Guardiola, ancien entraîneur de Manchester City, lance un appel à la solidarité internationale avec les réfugiés palestiniens

 
 
 

À travers un message consacré aux victimes civiles, aux enfants et aux familles déplacées, Pep Guardiola prolonge ses précédentes prises de position contre le génocide à Gaza. Son appel intervient alors que l'UNRWA subit des restrictions israéliennes et des difficultés de financement.

 

Dans une vidéo publiée dimanche 18 octobre par l'UNRWA Espagne, Pep Guardiola prononce un plaidoyer contre l'indifférence internationale face au sort des Palestiniens. Le technicien catalan refuse notamment que les victimes du génocide israélien soient réduites à des bilans chiffrés. «Ce ne sont pas des statistiques», déclare-t-il, rappelant que derrière chaque victime se trouvent des noms, des visages, des familles, des rêves et des souvenirs.

 

«Ce ne sont pas des dommages collatéraux. Ce sont des filles et des garçons», poursuit-il, dénonçant un vocabulaire militaire qui tend, selon lui, à masquer la réalité humaine des bombardements. Son intervention insiste particulièrement sur le sort des enfants palestiniens. Guardiola évoque ceux qui cherchent leurs parents sous les décombres, souffrent de la faim ou grandissent dans des conditions de survie extrêmes.

 

L'ancien entraîneur de Manchester City refuse également de présenter la résilience quotidienne des Palestiniens comme une situation normale. «Nous admirons profondément la résilience du peuple palestinien. Mais il ne devrait pas avoir à être résilient», affirme-t-il, ajoutant qu'aucun enfant ne devrait apprendre à survivre avant d'apprendre à vivre.

 

 

Maintenir la question palestinienne dans le débat public

 

La vidéo s'inscrit dans une campagne de soutien à l'UNRWA. Présente à Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie, l'organisation fournit notamment des services éducatifs, des soins médicaux, une assistance alimentaire et une protection aux populations déplacées. Mais son action est fragilisée par les restrictions imposées par 'Israël' et les difficultés de financement rencontrées par les organismes humanitaires.

 

Plusieurs mesures adoptées par 'Israël' ont considérablement compliqué ses activités, suscitant de nombreuses protestations internationales. Dans ce contexte, Guardiola invite directement les spectateurs à contribuer financièrement à l'action humanitaire de l'organisation. «La solidarité avec la Palestine ne peut pas prendre de pause. Notre responsabilité non plus», insiste-t-il.

 

L'ancien entraîneur appelle également à maintenir la question palestinienne dans le débat public. «Le silence aujourd'hui est une manière de prendre parti, mais nous ne pouvons pas détourner le regard», affirme-t-il, avant de rappeler que la Palestine a besoin de justice et de paix.

 

 

Un engagement répété malgré les critiques

 

Cette nouvelle prise de parole prolonge plusieurs interventions publiques de Pep Guardiola en faveur des Palestiniens. En juin 2025, lors de la remise d'un doctorat honorifique par l'université de Manchester, il avait déclaré que les images provenant de Gaza lui faisaient mal «dans tout le corps». En novembre suivant, à l'occasion d'un match de solidarité entre la Catalogne et la Palestine, il avait dénoncé l'inaction internationale: «Le monde a abandonné la Palestine. Nous n'avons absolument rien fait.»

 

Le 29 janvier 2026, lors d'un concert caritatif organisé à Barcelone, il avait de nouveau évoqué les enfants palestiniens cherchant leurs proches sous les décombres. Ces interventions lui ont valu de nombreuses marques de soutien, mais également des critiques. En février, le Conseil représentatif des juifs du Grand Manchester lui avait reproché ses déclarations, craignant qu'elles contribuent à alimenter l'antisémitisme.

 

 

Rédaction Mizane -

20.10.26

Source: mizane.info

 

29 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1118 !! 'NAZA': le miroir que l’Occident refuse de regarder

 

 

Ce nouveau film primé nous réduit au silence non pas à cause de la monstruosité de ce qu''Israël' a fait, mais parce qu'il constitue la preuve irréfutable de notre propre monstruosité, héritée de notre passé colonial, raciste et génocidaire jamais répudié, et qu''Israël' parachève pour nous

 

 

Je viens de voir NAZA, un documentaire dans lequel 24 officiers du renseignement et soldats israéliens sont filmés en train d’expliquer comment, au cours des trois dernières années, ils s’y sont pris pour rayer systématiquement Gaza de la carte.

 

Ils l’ont fait tandis que presque toutes les capitales occidentales choisissaient soit de garder le silence, soit d’assister activement le massacre.

 

Les entretiens filmés se déroulent de nuit, sur le toit d’un immeuble du centre de Tel-Aviv. Les visages des participants sont masqués par l’obscurité, tandis que, à l’arrière-plan, on aperçoit des silhouettes humaines non identifiables vaquer à leurs occupations dans des appartements et des bureaux éclairés: regarder la télévision, étendre le linge, être assis à un bureau.

 

Contrairement à la Mostra de Venise, où le film a reçu une ovation debout record de 25 minutes, la projection à guichets fermés à laquelle j’ai assisté a accueilli NAZA par un silence stupéfait. Le générique a défilé. Les lumières se sont rallumées. Nous avons marché péniblement vers la sortie. Personne n’a dit un mot. Cela me semblait une réaction bien plus appropriée que celle de Venise. Depuis, je me demande ce que signifiait exactement notre silence stupéfait.

 

Était-ce le choc devant les horreurs infligées à Gaza? Pas vraiment. Presque rien de la destruction et des tueries de masse n’était montré. Nous avons vu bien, bien davantage du génocide, diffusé en direct sur nos smartphones.

 

Était-ce le fait qu’aucun des interviewés ne semblait considérer le chiffre officiel de près de 75.000 morts à Gaza, et de 175.000 mutilés, comme une fiction inspirée par le Hamas, ainsi que le gouvernement israélien continue de le prétendre, les médias occidentaux lui emboîtant le pas? En réalité, la forte impression que donnent ces initiés de l’armée est que le véritable bilan des morts est probablement bien plus élevé.

 

 

Tuer par algorithme

 

Était-ce l’étonnant manque de conscience de soi et de réflexion chez la plupart des interviewés, qui parlaient d’un ton sec — le plus souvent avec indifférence — des aspects techniques des systèmes d’IA innovants d’'Israël', lesquels pilotaient la sélection des cibles afin de détruire des maisons et de tuer des Palestiniens à une échelle industrielle sans précédent?

 

Choisis parmi plus de 100 militaires israéliens qui se sont entretenus hors caméra avec les cinéastes, les 24 retenus comprenaient certains qui avaient contribué à concevoir ce qu’ils appelaient une «usine» à assassiner des Palestiniens.

 

D’autres faisaient fonctionner cette chaîne de production, tuant par algorithme, comme s’ils jouaient, selon leurs mots, à un «jeu vidéo».

 

Selon les soldats interrogés, pour chaque personne soupçonnée d’appartenir au Hamas, quel que soit son rang, aussi subalterne soit-il, 'Israël' autorisait la mort de 20 à plus de 100 NAZA — l’acronyme hébreu désignant les passants Palestiniens non impliqués, y compris des femmes et des enfants.

 

Lorsque le Hamas a mené son attaque d’une journée contre 'Israël' en octobre 2023, l’armée israélienne affirmait que le groupe comptait environ 30.000 combattants. En outre, 'Israël' — et sa machinerie d’IA — a relié à la même organisation une portion bien plus large de la population, ne serait-ce que parce que des individus travaillaient pour les branches politiques, bureaucratiques et administratives du gouvernement de Gaza, des enseignants aux médecins et aux infirmières.

 

L’intervieweur du film, Yuval Abraham, a soumis à l’un des interviewés une simple observation sur l’arithmétique. Selon la logique de la doctrine NAZA d’'Israël' — qui permet potentiellement des dizaines de morts civils pour chaque cible liée au Hamas — la quasi-totalité des 2 millions d’habitants de Gaza étaient considérés comme des «dommages collatéraux» acceptables.

 

Le responsable du renseignement a médité ce point pendant un certain temps, comme si cela ne lui était jamais venu à l’esprit, avant de reconnaître que c’était bien ça.

 

 

Les boucliers humains d’'Israël'

 

Le silence stupéfait était-il notre dégoût devant la décision d’'Israël' de lancer des frappes sur des personnes suspectées d’appartenir au Hamas précisément au moment où le plus grand nombre possible de civils serait tué à leurs côtés?

 

'Israël' a appelé l’un de ses principaux programmes d’IA «Where’s daddy?» («Où est Papa?») parce que, en suivant l’emplacement des téléphones et en écoutant les appels, le système était capable de signaler quand les suspects étaient le plus susceptibles d’être chez eux, passant la nuit loin des combats, avec leurs familles.

 

Un interviewé a donné l’exemple d’une fillette de 12 ans qui a téléphoné pour dire à sa mère que papa était à la maison et demander quand elle rentrerait. Les mots «papa» et «rentrer» ont suffi à déclencher une alerte du système d’IA, préparant une frappe militaire. De telles attaques, a avoué l’officier, sont conçues pour tuer les enfants et les voisins se trouvant dans le rayon de l’explosion.

 

Plusieurs interviewés chargés de la surveillance ont noté avoir entendu des enfants dans le domicile d’un suspect peu avant d’autoriser une attaque. D’autres ont entendu les cris des enfants immédiatement après l’explosion, mutilés par l’explosion ou en état de choc devant les corps déchiquetés autour d’eux, ou les deux.

 

À un moment du film, la caméra interrompt les entretiens pour tourner autour du quartier général de l’armée israélienne, la Kirya, au milieu des gratte-ciel étincelants du centre de Tel-Aviv. Selon les lois de la guerre, la Kirya serait une cible militaire légitime. Son emplacement risque intentionnellement de transformer les habitants de la plus grande ville d’'Israël' en boucliers humains.

 

À l’inverse, des militants palestiniens dormant chez eux avec leurs familles ne constituent pas une cible militaire légitime. Pourtant, le programme «Where’s daddy?» impliquait qu’'Israël' fasse des enfants palestiniens des boucliers humains à une échelle industrielle, dans la plus grossière des violations du droit international.

 

 

«Je ne faisais qu’obéir aux ordres»

 

Le silence stupéfait était-il notre malaise face au soldat qui a volontiers avoué qu’'Israël' avait commis un «génocide» à Gaza — et que, dès le départ, son objectif, et celui de tous ceux avec qui il travaillait, était de tuer autant de Palestiniens qu’ils pouvaient se le permettre sans subir de conséquence? Selon ses propres mots, il a personnellement utilisé les systèmes d’IA militaires d’'Israël' pour superviser la mort de «milliers» de Palestiniens. Il a qualifié cette période de sa carrière militaire de «follement amusante».

 

Un autre interviewé, responsable du meurtre de masse de Palestiniens, a fait observer que non seulement il servait dans la plus prestigieuse unité de renseignement d’'Israël', la 8200, mais qu’il avait décroché l’un des postes les plus convoités de l’unité. Il a noté à quel point d’autres officiers enviaient sa position dans la machine à tuer automatisée.

 

Le silence stupéfait était-il notre révulsion devant le fait que, interviewé après interviewé, ils rationalisaient leur participation au massacre et à la mutilation de plusieurs dizaines de milliers d’enfants de Gaza par des variantes de l’excuse «Je ne faisais qu’obéir aux ordres»? L’un se qualifiait de «petit rouage» dans la machinerie du meurtre.

 

Le silence stupéfait était-il notre malaise devant le participant qui a noté avoir été élevé dans la haine des Allemands à cause de l’Holocauste, mais qui a ensuite admis avoir désormais du mal à voir la différence entre ce que les nazis ont fait et ce qu’il a fait à Gaza? 

 

Le silence stupéfait naissait-il de la reconnaissance, par le public, que les actes sans friction et impersonnels de surveillance, de sélection de cibles et d’exécution par l’IA à Gaza sont déjà en train d’être déployés bien plus près de chez nous?

 

Que des jeunes gens intelligents, soucieux de leur carrière, obéissants, exactement comme ceux qui ont conçu le système d’IA israélien de contrôle absolu, de surveillance inéluctable, de meurtre sans sentiment, sont en train de concevoir pour nous le même système automatisé de juge, de jury et de bourreau?

 

Ce que nous voyons à l’écran est le prototype d’un nouveau type d’État sécuritaire dopé à l’IA, qui servira de Panoptique impitoyable dans lequel nous serons tous prisonniers. Un État où même l’apparence démocratique de dirigeants responsables devant les gouvernés s’effondre.

 

 

L’horreur intérieure

 

Le choc du public, je le soupçonne, tenait à toutes ces choses. Mais il y avait une raison encore plus profonde pour laquelle NAZA nous a laissés sans voix. Ce film ne parle pas de l’horreur tangible et visible de Gaza — une horreur dont nous avons tant vu à nos écrans au cours des trois dernières années. Il parlait de quelque chose de plus caché, de bien plus proche de nous. Il parlait de l’horreur tapie en chacun de nous. Ce que la philosophe germano-juive Hannah Arendt a appelé «la banalité du mal».

 

Nous avons été stupéfaits, je crois, en réalisant que les 24 Israéliens sur l’écran — dont chacun a admis, souvent sans émotion, parfois avec un peu de fierté, avoir commis les plus monstrueux des crimes — auraient pu être notre fils ou notre fille, notre frère ou notre sœur.

 

La seule raison d’applaudir, me semblait-il, était de couvrir la petite voix calme de la conscience qui demande: «Aurais-je pu faire comme eux? Mes enfants l’auraient-ils pu?»

 

NAZA est un coup de poing dans le ventre non parce qu’il nous apprend quoi que ce soit que nous ne savions ou ne soupçonnions déjà à propos d’'Israël' et de Gaza. Les journalistes palestiniens de l’enclave nous ont montré chaque jour les preuves du génocide, avant que chacun ne soit éliminé par la machinerie d’IA d’'Israël' — dans le plus grand massacre de professionnels des médias jamais enregistré.

 

Non, le film nous dit quelque chose de bien plus honteux. Il nous dit qui nous sommes. Il nous dit exactement sur quoi reposent les piliers de notre «civilisation» occidentale.

 

Les privilèges occidentaux d’aujourd’hui ont été bâtis sur une longue histoire de colonialisme nu et raciste — de cupidité, de pillage, d’esclavage, de génocide — auquel nous n’avons jamais véritablement renoncé ni que nous avons jamais abandonné.

 

'Israël' poursuit cette tradition pour nous, à la fois en affinant l’efficacité technique du colonialisme par une expérimentation meurtrière et sans fin sur une population palestinienne captive, et en occultant notre propre complicité dans cette barbarie.

 

C’est la raison pour laquelle il a été si facile à nos dirigeants de se faire les complices du génocide d’'Israël': fournir les bombes, transmettre le renseignement, assurer la couverture diplomatique, excuser les «excès», écraser les manifestations.

 

NAZA nous réduit au silence non pas à cause de la monstruosité de ce qu’'Israël' a fait, mais parce qu’il constitue la preuve irréfutable de notre propre monstruosité. Nos sociétés ont tout regardé et n’ont rien fait. Nous sommes tous coupables.

 

 

Jonathan Cook -

22.10.26

Source: mondialisation.ca

28 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1117 !! Le «Conseil de paix» est un échec cuisant, et les Palestiniens en paient le prix

 

 

 

Il promettait d’apporter une «paix durable»: Gaza devait être reconstruite; les opérations militaires devaient cesser; une «aide totale» devait être fournie; et une force internationale de stabilisation devait être mise en place. Il a échoué sur tous les plans

 

 

Il y a près de 25 ans, «Sir» Tony Blair a joué le rôle peu glorieux de porte-parole international de George W. Bush, en faisant accepter au public britannique l’invasion illégale de l’Irak. Aujourd’hui, l’ancien 1er ministre fait office de porte-voix à un autre président américain, Donald Trump.

 

Karl Marx a fait remarquer que l’histoire se répète, d’abord comme une tragédie, puis comme une farce. Cette remarque résume parfaitement le rôle de Tony Blair en tant que membre fondateur de haut rang du «Conseil pour la paix» de Trump.

 

La semaine dernière, lors d’une réunion du Conseil pour la paix [Board of Peace] en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, Blair a eu l’audace de faire la leçon aux Palestiniens sur la nécessité d’abandonner l’expression «Free Palestine».

 

Ce sinistre individu a expliqué: «Les Palestiniens vivant à Gaza n’ont pas besoin d’un slogan, ils ont besoin d’une solution.» Mais quelle solution le Conseil pour la paix de Blair avait-il à proposer? Prétendument un plan de relance de 2,45 milliards de dollars, destiné à la reconstruction, à l’acheminement de l’aide et peut-être au déploiement attendu d’une Force internationale de stabilisation (FIS).

 

Au cours des trois dernières années, 'Israël' a provoqué l’anéantissement de Gaza. L’ampleur des dégâts est telle qu’on estime le coût de la reconstruction de Gaza à 71,4 milliards de dollars.

 

Comme 'Israël' restreint l’entrée des matériaux de construction essentiels, les travaux de réparation à Gaza sont menés à l’aide de débris recyclés. Une nouvelle reconstruction à grande échelle n’a même pas encore commencé.

 

Comme l’a lui-même admis Nickolay Mladenov, du Board of Peace: «Nous sommes très loin de la reconstruction de la bande de Gaza.» On ne peut pas dire qu’une reconstruction significative ait eu lieu. Et on ne sait même pas d’où proviendront ces 2,45 milliards de dollars. Les finances opaques du Board of Peace ne l’ont pas aidé à lever des fonds. De plus, il est douteux qu’'Israël' autorise la reconstruction d’un territoire qu’il s’est employé à détruire pendant des années.

 

Si l’on en croit l’histoire récente, ces 2,45 milliards de dollars ne verront jamais le jour, sans parler des 71 milliards de dollars réellement nécessaires. En février dernier, les membres du Conseil pour la paix s’étaient engagés à verser 17 milliards de dollars à l’organisation. Seuls environ 300 millions de dollars de cette somme ont été effectivement versés.

 

Gardez à l’esprit que nous approchons à grands pas de l’anniversaire de la proclamation par le président Trump d’une «paix éternelle», lorsqu’il avait annoncé un accord avec le Hamas qui permettrait de ramener les captifs israéliens chez eux et, se vantait-il, de mettre fin aux bombardements de Gaza.

 

Gaza devait être reconstruite. Les opérations militaires devaient cesser. Une «aide totale» devait être envoyée à la bande de Gaza sans ingérence. Aucun Palestinien ne devait être expulsé. Une force internationale de stabilisation devait être mise en place. Les normes juridiques les plus élevées devaient être respectées.

 

Un an plus tard, il est embarrassant de se rappeler l’accueil crédule que ces annonces avaient suscité. En Grande-Bretagne, tant The Telegraph que The Times ont défendu l’idée que Trump devrait se voir décerner le prix Nobel de la paix…

 

Tony Blair a bien évidemment salué «la vision du président visant à promouvoir la paix et la prospérité». Aucune de ces promesses n’a été tenue, à l’exception de celle du mouvement Hamas, qui a libéré les captifs restants; les dépouilles des personnes décédées ont été récupérées ou leur sort a été entièrement élucidé avant le début de l’année 2026.

 

Mais les opérations militaires israéliennes se sont poursuivies. Depuis l’imposition du «cessez-le-feu» de Trump, plus de 1.400 Palestiniens ont été assassinés; 4.996 ont été blessés. En août, au moins 300 enfants avaient été tués, ce qui signifie qu’en moyenne, un enfant de Gaza a été tué chaque jour depuis le début du «cessez-le-feu». Dans le langage courant, cela n’a rien d’un cessez-le-feu: un grand nombre de civils palestiniens continuent de mourir.

 

Chose incroyable, dans son rapport de mai au Conseil de sécurité de l’ONU, le Conseil de la paix a insisté sur le fait que «le cessez-le-feu a tenu». Ce qui se rapproche le plus d’une protestation contre le massacre des Palestiniens par 'Israël' a pris la forme de vagues remarques formulées par l’envoyé du Conseil de la paix à Gaza, Nickolay Mladenov, devant le Conseil de sécurité de l’ONU le mois dernier.

 

Il a déclaré: «Chaque recours à la force qui ne répond pas à une menace immédiate, et chaque incident que le mécanisme de désescalade n’a pas été chargé de résoudre, coûte au processus quelque chose qu’il est très, très difficile de récupérer.» C’est vrai dans une certaine mesure, mais ce n’est de loin pas assez fort, direct ou catégorique.

 

Il est impossible d’estimer combien d’autres Palestiniens, en plus de ceux tués directement par l’action militaire israélienne, ont trouvé la mort. Par exemple, on rapporte qu’au moins 1.268 malades palestiniens sont décédés parce que leurs évacuations médicales ont été retardées ou refusées.

 

Une fois de plus, nous n’avons trouvé aucun commentaire de la part du Conseil de la paix.
L’acheminement et la distribution d’une aide humanitaire «complète», qui, selon la promesse du plan de paix, devaient «se dérouler sans ingérence», ont été continuellement entravés par 'Israël'.

 

Un rapport qui donne à réfléchir, publié le mois dernier par l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA, constate: «Le volume de l’aide humanitaire autorisée à entrer dans la bande de Gaza a diminué tout au long de l’année 2026», ajoutant qu’entre mars et mai 2026, «plus de 42% des missions de livraison d’aide prévues vers la bande de Gaza ont été annulées ou entravées par les autorités israéliennes, la majorité d’entre elles concernant des fournitures médicales, d’eau et d’assainissement essentielles».

 

Le responsable de mission en Palestine de Médecins Sans Frontières (MSF) qualifie cela de «politique d’usure délibérée», ajoutant: «Ces politiques ne se contentent pas de retarder l’aide; elles démantèlent les systèmes mêmes sur lesquels les populations comptent pour survivre.»

 

Une fois encore, le Conseil de la paix n’a pas réagi. En effet, dans son rapport de mai, il a imputé au Hamas l’échec de l’acheminement de l’aide humanitaire à grande échelle. En réalité, 'Israël' classe de nombreux articles essentiels comme étant à «double usage», notamment les ciseaux, les béquilles, les fauteuils roulants et les prothèses. On a appris la semaine dernière que plus de 900 fauteuils roulants offerts par deux associations caritatives australiennes à l’intention des enfants blessés et amputés de Gaza avaient été bloqués par 'Israël'.

 

On peut, au mieux, qualifier cela de sordide, étant donné que Gaza est devenue la région où l’on recense le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant de l’histoire moderne. Aucune intervention, cependant, de la part du Conseil de la paix.

 

Les déclarations des ministres israéliens tournent régulièrement en dérision le plan de paix, qui prévoyait que «personne ne sera contraint de quitter Gaza… Nous encouragerons les gens à rester et leur offrirons la possibilité de construire une meilleure Gaza».

 

Le ministre de la Défense, Israel Katz, ne cache pas l’intention du gouvernement israélien d’organiser une expulsion massive des Palestiniens. Le ministre de la Sécurité, Itamar Ben-Gvir, a également proposé un plan d’expulsion massive des Palestiniens. Bien que ces déclarations contredisent manifestement les garanties données dans le plan de paix, le Conseil pour la paix reste muet.

 

La seule réaction qui s’apparente le plus à une protestation que nous ayons pu trouver est une déclaration anonyme faite lundi par un responsable du Conseil pour la paix au Times of Israel, selon laquelle «il est indéniable que les opinions de plus en plus extrémistes en 'Israël' rendent plus difficile ce que nous essayons de faire».

 

Ce genre de murmure de protestation sotto voce et dont l’origine n’est même pas identifiée, est une échappatoire et ne représente en tout état de cause que le point de vue d’un seul individu anonyme. Il n’y a aucun signe concret de la Force internationale de stabilisation promise.

 

L’engagement selon lequel le Conseil de la paix «s’appuierait sur les meilleures normes internationales pour créer une gouvernance moderne et efficace au service de la population de Gaza» est une plaisanterie de mauvais goût. La preuve la plus flagrante que le Conseil de la paix a les normes les plus basses réside dans sa charte, qui confère à Donald Trump un pouvoir dictatorial à vie.

 

Outre les pouvoirs de Trump, une grande partie du personnel du Conseil de la paix est composée de proches du président. Le comité exécutif ne compte aucun Palestinien ni aucun Arabe. Pour être honnête, le Conseil de la paix n’est pas resté totalement inactif, puisqu’il a proposé une poignée de projets mal ficelés.

 

En janvier de cette année, Jared Kushner a présenté un «plan directeur» pour Gaza comprenant une zone de «tourisme côtier», 180 tours d’habitation, des résidences, un «complexe industriel, des centres de données, des installations de fabrication de pointe», ainsi qu’un nouveau port et un nouvel aéroport.

 

En février, il a été rapporté que des responsables du Conseil pour la paix envisageaient de créer et de mettre en circulation une cryptomonnaie de type «stablecoin» à Gaza.

 

Au début du mois, Jeremy Greenstock, ancien ambassadeur de Tony Blair auprès des Nations Unies, a déclaré que le Conseil de la paix avait chargé Blair de transmettre à l’Autorité palestinienne un message humiliant, selon lequel celle-ci devait «supprimer de tous les programmes scolaires palestiniens toute mention du mot Palestine» si elle souhaitait être prise au sérieux. (Un porte-parole de Blair a qualifié ce récit d’affabulation.)

 

En juillet, le Conseil a vanté une feuille de route pour le désarmement palestinien et le retrait israélien de Gaza. La mise en œuvre de ce plan est entourée de flou, et le texte a été rapidement rejeté par les ministres israéliens. Aucun progrès tangible n’a été réalisé, et la manière dont le désarmement et le retrait israélien seront menés reste obscure.

 

Cela met en lumière un problème fondamental. Le texte du «plan de paix» prévoit que le retrait sera «fondé sur des normes, des étapes clés et des échéances liées à la démilitarisation qui seront convenues entre les FDI, les ISF, les garants et les États-Unis». L’accord de l’armée israélienne étant requis, 'Israël' dispose d’un droit de veto sur son propre retrait du territoire qu’il occupe.

 

L’hiver approche. 'Israël' continue de massacrer les Palestiniens. Les souffrances sont incalculables. Les historiens s’étonneront que le Conseil de sécurité de l’ONU – y compris la Grande-Bretagne de Keir Starmer – ait voté en faveur du projet de Trump sans la moindre voix dissidente (la Russie et la Chine se sont abstenues; aucun n’a voté contre).

 

 

Peter Oborne & Talal Hangari -

22.10.26

Source: afrique-asie.fr

27 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1116 !! Scandale des armes pour 'Israël'

 

 

 

Plus de 60 organisations françaises tirent la sonnette d’alarme !

 

 

Plus de 60 organisations, associations, syndicats et partis politiques français ont appelé à l’arrêt du transfert d’armes et d’équipements militaires vers l’Occupation sioniste, ainsi qu’à l’intensification des actions populaires et syndicales pour faire pression sur le gouvernement et les entreprises impliqués dans la coopération militaire avec cette dernière. Cet appel s’accompagne de la revendication de fournir les ressources nécessaires à l’enseignement public et aux universités, plutôt que de les orienter vers les guerres.

 

Cet appel s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de mobilisation qui se déroule en France durant ce mois d’octobre, à l’initiative de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), de la campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS France), de la campagne «Stop Arming 'Israel' France» et du mouvement «Urgence Palestine», avec la participation d’organisations de défense des droits humains, de syndicats de travailleurs, de partis politiques et de groupes de solidarité.

 

Les contestataires ont souligné la nécessité de stopper tous les transferts d’armes et de composants militaires vers l’Occupation, et de mettre fin à la coopération dans le domaine de l’armement et des technologies utilisées pour la surveillance et la répression, estimant que la poursuite de ces relations contribue à fournir un soutien matériel et technique aux opérations militaires sioniste contre le peuple palestinien.

 

 

Mobilisations sur le terrain et pressions sur les entreprises

 

Depuis son lancement début octobre, la campagne a donné lieu à des actions et des manifestations dans plusieurs villes françaises, notamment Paris, Toulouse, Montpellier, Nantes, Dijon et Grenoble, ainsi qu’à des activités de sensibilisation au sein des établissements d’enseignement et d’ingénierie, visant à mettre en lumière le rôle des entreprises et des moyens de transport dans l’acheminement d’équipements militaires vers l’Occupation.

 

D’après ce qu’a rapporté l’Association France Palestine Solidarité, les pressions syndicales et populaires ont contribué à inciter la compagnie 'Air France' à annuler l’expédition d’équipements militaires destinés à la société 'Elbit Systems Land' à bord d’un vol à destination de Tel-Aviv le 8 octobre courant, après la révélation du chargement et sa médiatisation.

 

La campagne cherche à élargir le cercle de pression sur les entreprises dont les activités sont liées au commerce d’armes avec l’entité sioniste, à inciter les travailleurs et les syndicats à refuser de participer au transport d’équipements militaires, et à exiger des autorités françaises une plus grande transparence concernant les licences d’exportation d’armes.

 

 

L’éducation face aux dépenses militaires

 

Les protestataires ont établi un lien entre l’arrêt de l’armement du régime sioniste et la défense de l’enseignement public et des universités, affirmant qu’il est indispensable de réorienter les ressources financières vers les établissements d’enseignement et les besoins des étudiants, plutôt que de soutenir les industries militaires et la coopération liée aux guerres.

 

Ces revendications coïncident avec des mobilisations étudiantes et syndicales observées en France ces dernières semaines, comprenant des protestations au sein des écoles et universités ainsi que des rassemblements de rue, exigeant la fin de l’armement de l’Occupation et rejetant toute restriction à l’encontre des mouvements de solidarité avec la Palestine.

 

Les organisateurs ont appelé à la poursuite des actions jusqu’à la fin du mois d’octobre, avec la possibilité de les prolonger, dans le but de mettre un terme au transfert d’armes et d’équipements militaires vers l’Occupant et de stopper toute coopération dans le développement des technologies de surveillance et de répression.

 

 

Exigences d’arrêt de la coopération militaire

 

Les contestataires participants soulignent que l’arrêt des cargaisons d’armes ne se limite pas à l’interdiction d’exporter des armes finies, mais englobe également les pièces détachées, les composants et les matériaux entrant dans la fabrication d’équipements militaires, en plus de réviser les relations commerciales et techniques qui permettent la continuité de cette coopération.

 

Ces démarches s’inscrivent dans le cadre d’efforts plus larges menés par des groupes de solidarité, des syndicats et des partis français, afin de faire pression sur le gouvernement pour qu’il prenne des mesures concrètes pour mettant fin à la coopération militaire avec le gouvernement d’extrême droite sioniste, dirigé par le criminel B. Netanyahu, et plaçant les obligations légales et les droits humains au premier plan des considérations régissant la politique d’exportation d’armes.

 

 

Rédaction Centre Palestinien d'Information -

24.10.26

Source: palinfo.com

26 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1115 !! A Hébron, après la liquidation de 2 soldats par la résistance, offensive israélienne inédite

 

 

 

Plus de 200 familles déplacées et 2.500 habitants menacés de déplacement forcé à Deir Baha et Al-Jilda

 

 

Depuis vendredi, les forces d’occupation israéliennes ont contraint quelque 1.500 habitants à quitter leurs maisons dans les quartiers de Deir Baha et d’Al-Jilda, dans la ville d’Hébron, tandis qu’environ 2.500 autres habitants risqueraient d’être déplacés de force dans les prochaines heures. Cette offensive, qui se poursuit dans le gouvernorat, a entraîné le déplacement de plus de 200 familles, désormais sans abri.

 

Le gouverneur d’Hébron, Khaled Doudine, a déclaré à WAFA lors d’un entretien téléphonique que l’offensive en cours avait provoqué le déplacement de plus de 200 familles. Il a appelé à une intervention internationale et juridique urgente pour mettre fin aux violations commises par les forces d’occupation.

 

Il a précisé que le gouvernorat, en coordination avec ses institutions et les représentants des clans locaux, s’employait à mettre en place un comité chargé de gérer la crise et de venir en aide aux personnes déplacées et aux familles touchées, après la proclamation de l’état d’urgence vendredi.

 

De son côté, le maire d’Hébron, Yussef al-Jaabari, a indiqué à WAFA que les forces d’occupation prévoyaient de déplacer de force quelque 2.500 habitants des deux quartiers, qui couvrent une superficie totale d’environ 350 dunums. Il a précisé que les mesures prises concernaient quelque 200 familles. Les forces israéliennes ont apposé des marquages sur les maisons évacuées et distribué des avis sommant les familles encore présentes de quitter leurs logements sans emporter leurs véhicules, a-t-il ajouté.

 

Dans le cadre du renforcement des restrictions militaires imposées au gouvernorat d’Hébron, les forces d’occupation ont également fermé le carrefour et la route principale menant au village de Kharsa à l’aide de remblais de terre et de blocs de béton, entravant ainsi l’accès à plusieurs villages et localités. Elles ont aussi fermé plusieurs entrées du camp de réfugiés d’Al-Arroub, qui constitue un point de passage vers le gouvernorat de Bethléem. Dans le sud de la ville d’Hébron, elles ont fermé toutes les entrées et les routes et maintenu les portails métalliques fermés en permanence.

 

L’offensive israélienne contre le gouvernorat d’Hébron se poursuit depuis vendredi. Elle a notamment été marquée par la démolition de bâtiments et de commerces dans le secteur de Farsh al-Hawa, des perquisitions et des fouilles de domiciles, ainsi que l’arrestation d’au moins 13 Palestiniens. Les forces d’occupation ont également fermé les accès à la ville, aux villages, aux localités et aux camps de réfugiés.

 

Par ailleurs, des familles ont été contraintes de passer la nuit à la belle étoile après avoir été forcées de quitter leurs maisons. Selon des médias israéliens, les forces israéliennes ont commencé à prendre le contrôle de bâtiments dans la ville afin de renforcer leur contrôle sur les axes routiers menant aux colonies.

 

Netanyahu a ajouté qu’avec le ministre de la Défense, Israel Katz, ils envisageaient une opération d’envergure en Cisjordanie, «d’une ampleur inédite depuis la guerre des Six Jours», en référence à 1967.

 

 

Rédaction Wafa -

24.10.26

Source: french.wafa.ps

25 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1114 !! À Gaza, des sacs de sable pour tenir tête aux inondations

 

 

 

Ravagé par deux ans de guerre, Ahmed Al-Omari se prépare, comme des centaines de milliers d’autres familles, à affronter un nouvel hiver de froid et de pluies torrentielles. Dans les camps de fortune et les bâtiments endommagés, les habitants tentent de protéger leurs abris précaires contre les inondations, faute de solutions plus sûres

 

 

Dans l’urgence, Ahmed et d’autres jeunes hommes remplissent de sable des sacs qui contenaient autrefois de la farine distribuée par le Programme alimentaire mondial (PAM). Ils espèrent ainsi empêcher l’eau de pluie d’envahir leurs abris.

 

«Ce sont des sacs de farine que nous allions chercher au péril de notre vie, juste pour pouvoir manger», a-t-il confié à ONU Info, en référence aux dangers auxquels sont exposés les civils lorsqu’ils tentent d’obtenir de l’aide dans la bande de Gaza.

 

«Aujourd’hui, ces mêmes sacs nous servent à contenir du sable pour faire barrage aux eaux de pluie. Chaque année, nous subissons des inondations ; nous avons donc installé ces sacs dans l’espoir d’empêcher, tant bien que mal, l’eau de pénétrer à l’intérieur», a-t-il expliqué.

 

 

Abris de fortune

 

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), entre 1,8 et 1,9 million de personnes à Gaza ont besoin d’une forme ou d’une autre d’aide en matière d’hébergement. Alors que les pluies ont déjà commencé, les inquiétudes grandissent quant à la capacité des abris de fortune à résister aux intempéries. Le phénomène climatique El Niño, dont les effets pourraient aggraver les conditions météorologiques dans les mois à venir, ajoute à ces préoccupations.

 

Les agences humanitaires tentent d’acheminer autant de matériel d’hébergement que possible avant l’hiver, a expliqué Karl Baker, coordinateur régional de crise à l’OIM pour Gaza, depuis Amman, en Jordanie.

 

«Nous savons que les pluies ont déjà commencé et que le volume de marchandises que nous parvenons à faire entrer à Gaza ne suffira pas à répondre aux besoins de la population», a-t-il averti.

 

Les préparatifs ont été freinés par le manque de financements, qui s’est fait sentir dès le début de l’année. «Les fonds sont arrivés assez tard dans l’année. Ils commencent à être disponibles, mais pas à la hauteur des besoins», a précisé M. Baker.

 

 

Des chaînes d’approvisionnement perturbées

 

Les difficultés d’acheminement compliquent davantage la préparation à l’hiver. L’OIM dépend de fournisseurs situés notamment en Chine, en Inde et au Pakistan, tandis que les marchandises transitent par la Jordanie, l’Égypte et 'Israël' avant d’atteindre Gaza.

 

«L’autre point, bien entendu, est que le conflit régional ne fait que s’intensifier. Cela perturbe les voies commerciales», a souligné M. Baker. Les perturbations du transport maritime mondial affectent ainsi les quantités de marchandises disponibles et les délais de livraison.

 

La qualité des abris constitue une autre source d’inquiétude. À Gaza, les tentes ne durent généralement qu’environ six mois. Les déplacements répétés des familles fragilisent encore ces structures, souvent détruites ou abandonnées lorsque leurs occupants doivent fuir précipitamment.

 

«Le fait de devoir déplacer en permanence une tente ou une structure temporaire a, disons, nui à la qualité des abris actuellement disponibles à Gaza», a expliqué M. Baker. «Il est nécessaire d’améliorer cette qualité, soit en fournissant des matériaux plus durables, soit en apportant davantage d’équipements adaptés aux solutions temporaires».

 

 

Entre bâtiments menaçant de s’effondrer et tentes inondables

 

Pour de nombreuses familles, le choix se résume à une alternative périlleuse: rester dans un bâtiment endommagé ou s’installer sous une tente vulnérable aux intempéries.

 

Plus de 4.000 bâtiments présenteraient des risques d’effondrement. Lors d’un exposé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, Ramiz Alakbarov, coordinateur spécial par intérim pour le processus de paix au Moyen-Orient, a indiqué que l’ONU travaillait avec les communautés locales pour évacuer les personnes vivant dans des bâtiments dangereux. Mais faute de solutions de remplacement, beaucoup sont contraintes de se réfugier dans des abris de fortune.

 

Évoquant une récente visite à Gaza, M. Alakbarov a décrit le dilemme auquel sont confrontées les familles: quitter des logements dans lesquels elles venaient de revenir ou rester dans des bâtiments susceptibles de s’effondrer.

 

L’espace disponible pour se mettre à l’abri se réduit également. Selon M. Baker, seule une trentaine de pour cent du territoire de Gaza est désormais accessible à la majeure partie de la population. Dans les sites de déplacement, les conditions de vie continuent de se détériorer, tandis que de nombreuses familles restent exposées aux inondations sans possibilité réelle de trouver refuge ailleurs.

 

 

Des abris renforcés avec les moyens du bord

 

À Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, Mohammed Barhoum et ses fils tentent eux aussi de renforcer leur abri. Déplacée depuis Rafah, la famille récupère des tiges métalliques dans les décombres pour consolider sa tente.

 

Cette opération n’est pas sans danger, en raison de l’instabilité des débris et de la présence de restes explosifs de guerre. «Chaque année, en hiver, cette zone est inondée en raison de fortes précipitations», explique M. Barhoum. «Cette année, nous avons décidé de renforcer nos tentes à l’aide de tiges métalliques. C’est une nouvelle expérience ; nous verrons bien ce que cela donne. Nous espérons que la situation sera meilleure que la dernière fois».

 

 

Des matériaux durables toujours difficiles à acheminer

 

Les solutions plus solides que l’OIM pourrait normalement fournir dans une situation d’urgence restent difficiles à acheminer à Gaza. Une grande partie des matériaux durables destinés à la construction d’abris est soumise aux restrictions israéliennes sur les biens à «double usage», en vigueur depuis 2008.

 

Ces matériaux comprennent notamment des tôles pour les toitures, du ciment pour les sols et des éléments permettant de construire des murs plus résistants au vent. Autant d’équipements susceptibles de mieux protéger les familles contre les intempéries, mais dont l’entrée à Gaza est soumise à des restrictions pour des raisons de sécurité invoquées par les autorités israéliennes.

 

L’OIM négocie régulièrement avec ces dernières pour faciliter leur acheminement, a indiqué M. Baker. «C’est une situation qui se produit au quotidien, jusqu’à cinq fois par jour: nous tentons de négocier, ou nous cherchons à nous assurer que nous avons bien compris leurs préoccupations, afin d’y apporter les ajustements nécessaires», a-t-il déclaré. «Pour notre part, nous devons continuer à plaider pour que des biens plus durables puissent être acheminés».

 

Alors que l’hiver s’installe, les familles de Gaza continuent ainsi de bricoler des protections de fortune, transformant des sacs de farine en digues contre la pluie et des débris métalliques en armatures pour leurs tentes. Des solutions précaires, qui témoignent de l’urgence d’acheminer des abris plus résistants à une population toujours privée de logement sûr.

 

 

Rédaction ONU Info -

19.10.26

Source: news.un.org

24 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1113 !! Des travailleurs de 100 ports se mobilisent contre l’armement de l’Occupation

 

 

 

 

Le boycott atteint les chaînes d'approvisionnement

 

 

Le vendredi 30 octobre 2026, des syndicats et groupes d’ouvriers de près de 100 ports répartis sur 17 pays préparent des grèves et des manifestations pour exiger l’arrêt du transport d’armes et de marchandises liées à la guerre génocidaire sioniste.

 

Sous le slogan «Les dockers ne travaillent pas pour la guerre», cette initiative vise à faire pression sur les compagnies maritimes et suscite des inquiétudes en 'Israël' quant à l’impact sur la chaîne d’approvisionnement. Selon un rapport du ministère des Affaires de la Diaspora publié par Walla, il s’agit de la 2ᵉ édition de la «Journée internationale d’action», avec une participation estimée à 5 fois supérieure à celle de février dernier (qui comptait 20 ports dans 6 pays).

 

 

Grèves dans des ports principaux

 

Portée par l’alliance «Ports in Action» et la campagne «Pas de port pour le génocide» avec le soutien du mouvement BDS, la mobilisation a pour centres principaux:

 

Italie et Grèce: Grèves de 24 heures prévues dans de grands ports italiens (Gênes, Livourne, Gioia Tauro, Trieste) et au port grec du Pirée.

 

France: Appels à des grèves et des ralentissements de travail à Marseille-Fos et Le Havre.

 

Autres pays engagés: Espagne, Inde, Suède, Portugal, Turquie, Maroc, Danemark, Irlande et États-Unis. (Note: les actions iront des débrayages effectifs aux manifestations et déclarations de solidarité selon les sites).

 

 

Inquiétude israélienne face à la perturbation des approvisionnements

 

L’inquiétude de l’Occupation porte sur la perturbation du fret direct ainsi que des cargaisons passant par les ports intermédiaires. Le blocage d’une seule escale peut retarder l’ensemble de la traversée et imposer des surcoûts d’exploitation aux transporteurs. Le rapport israélien y voit une tentative de déplacer le boycott du terrain populaire et numérique vers l’infrastructure du commerce international et de la logistique.

 

 

De la solidarité à la pression sur les entreprises

 

Les organisateurs visent à dépasser la simple déclaration de solidarité en tirant parti du rôle clé des dockers pour bloquer le matériel militaire et le fret lié à l’effort de guerre. Cette action s’inscrit dans la continuité des campagnes menées, depuis octobre 2023, pour imposer un coût commercial aux entreprises impliquées et interrompre les flux maritimes vers 'Israël'. Le test décisif sera la capacité du mouvement à concrétiser ces appels sur le terrain le 30 octobre prochain.

 

 

Rédaction Centre Palestinien d'Information -

22.10.26

Source: palinfo.com

23 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1112 !! « Médiacide » à Gaza

 

 

 

Francesca Albanese dénonce la complicité des médias occidentaux

 

 

La rapporteuse spéciale aux Nations Unies Francesca Albanese présentera lundi prochain devant l’Assemblée générale des Nations Unies son nouveau rapport intitulé «La vérité sous les décombres», qui pointe une ensemble de pratiques israéliennes qui entravent la liberté d’informer et l’accès à la vérité, pratiques qui relèvent selon elle d’un «médiacide».

 

Le rapport identifie trois formes d’atteintes: l’élimination délibérée des journalistes palestiniens d’une part, dans le but de priver le monde de témoins des crimes israéliens à Gaza, ainsi que «le rôle joué par certains segments des médias israéliens dans la normalisation et la promotion de la haine, l’incitation au génocide et sa négation» d’autre part. En troisième lieu, le rapport pointe «le rôle joué par les médias internationaux influents et les plateformes numériques dans la mise à l’écart des voix palestiniennes et la reproduction des discours israéliens, la normalisation des contre-vérités juridiques, ce qui finit par légitimer les atrocités.»

 

Pour Francesca Albanese, ces trois éléments constituent une atteinte à la vérité qui ne serait pas seulement concomitante au génocide, mais serait «intrinsèque à la violence génocidaire qu’elles visent à dissimuler.»

 

 

Éliminer les témoins

 

La première partie du rapport d’Albanese compile les crimes israéliens commis directement à l’encontre des journalistes palestiniens et de leur proches.

 

Près de 300 journalistes assassinés à Gaza en trois ans, et plus de 400 autres blessés. Au moins 70 d’entre eux portaient des gilets ou casques de presse, ou circulaient à bord de véhicules professionnels clairement identifiables comme tels, et une partie d’entre eux ont été assassinés dans des «doubles-frappes». Le rapport indique une pratique israélienne de ciblage des journalistes telle que des médias comme Reuters ont cessé de communiquer aux autorités israéliennes les positions de leurs correspondant-es (une mesure initialement censée les protéger d’éventuelles attaques, et que l’agence de presse a finalement considérée comme potentiellement dangereuse pour ses employé-es).

 

Les domiciles et bureaux des journalistes sont si souvent pris pour cible par l’armée israélienne que le rapport relève que les travailleurs de la presse peinent à louer des locaux, professionnels ou privés, car les propriétaires craignent qu’ils ne deviennent la cible d’attaques. Les proches des journalistes sont également la cible de menaces et d’attaques répétées de l’armée israélienne, avec plus de 710 d’entre elles et eux assassiné-es depuis octobre 2023.

 

L’armée israélienne mène en parallèle une campagne de délégitimation de ces travailleurs et travailleuses de la presse, allant selon certaines informations jusqu’à créer une cellule spécialement dédiée chargée d’apporter, après leur mort, la preuve que les journalistes assassiné-es auraient été des «agents du Hamas». Francesca Albanese rappelle que dans le droit international «ni l’affiliation, ni la situation professionnelle, ni les opinions exprimées n’atteignent le seuil de la participation aux hostilités» qui pourrait justifier une attaque à l’encontre d’un-e journaliste. «'Israël' inverse cette norme, en qualifiant les journalistes de 'terroristes' ou d’'agents du Hamas' – souvent à titre posthume et sur la base de preuves non divulguées ou discréditées – afin de légitimer des homicides illicites.»

 

«Les attaques militaires contre les journalistes s’accompagnent systématiquement de campagnes de diffamation ayant pour but de les présenter comme des cibles militaires légitimes», dénonce le rapport, qui pointe également des intimidations systématiques et l’emprisonnement de journalistes, avec plus de 100 d’entre eux incarcérés depuis 2023, dont 30 sont encore en détention. Le rapport renvoie aux nombreuses autres études qui ont révélé la torture subie par les prisonnier-es palestiniens, et souligne que les séquelles des sévices subis en prison constituent un frein à la reprise d’activité des journalistes libéré-es.

 

 

La presse israélienne fait l’apologie du génocide

 

La seconde partie du rapport de Francesca Albanese porte sur la campagne incitative au génocide menée par 'Israël', et notamment par l’intermédiaire de ses médias. «Les médias israéliens ne se contentent pas de relayer ou d’amplifier ces discours; dans de nombreux cas, ils incitent explicitement à la violence, y compris au génocide, contribuant ainsi à la normalisation des atrocités criminelles», affirme l’auteure du rapport. Dans ce qui est décrit comme une campagne visant à «façonner les conditions dans lesquelles la réalité est perçue et comprise», 'Israël' a imposé, tout au long du génocide encore en cours à Gaza, des restrictions drastiques à l’accès aux médias étrangers tout en mobilisant ses propres médias et plateformes numériques pour diffuser un discours haineux, la censure, la désinformation et la négation, «en normalisant la haine anti-palestinienne et, parfois, l’incitation au génocide.»

 

Le rapport souligne une censure généralisée des médias en 'Israël', pratique déjà présente avant octobre 2023 mais qui s’est accélérée, avec 1.635 articles interdits et 6.265 expurgés en 2024, soit 21 interventions par jour. Les médias israéliens indépendants dissidents, accusés de «nuire à la légitimité d’'Israël'», sont la cible de sanctions. À l’inverse, les médias pro-gouvernementaux bénéficient d’un traitement préférentiel, notamment d’un accès privilégié aux responsables gouvernementaux et aux lieux soumis à des restrictions d’accès. De nombreuses lois encadrent et poussent à l’auto-censure les journalistes «dissidents», et les médias étrangers sont soumis à un ensemble de restrictions d’accès qui semble «injustifié, inutile et disproportionné, et ne vise qu’à empêcher une couverture indépendante de la situation.»

 

Les médias israéliens pro-gouvernementaux relaient une propagande gouvernementale qui tend à déshumaniser les Palestiniens et leurs journalistes, affirmant qu’«il n’y a pas d’innocents» dans la bande de Gaza, dont les habitants ne seraient «pas des civils» et qui serait peuplée de «deux millions et demi de terroristes». Albanese accuse le gouvernement d’avoir manqué à son obligation, en vertu de conventions internationales dont il est signataire, de condamner toute incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence. «'Israël' ne se contente pas de manquer à ces obligations, mais il les inverse, en accordant un traitement préférentiel aux médias concernés».

 

 

Le rôle de la presse internationale dans le consentement au génocide

 

Le troisième axe développé par le rapport de Francesca Albanese est la responsabilité des médias traditionnels occidentaux. Analysant la couverture de médias traditionnels supposés fiables et objectifs, le rapport décrit des «tentatives d’influence de l’opinion publique par la sélection de contenus, par leur diffusion à grande échelle et par d’autres formes de déformation emportent des conséquences graves sur les droits humains du peuple palestinien et de ceux qui défendent ses droits.»

 

Cette partialité s’explique d’abord par le fait que la plupart de ces médias puisent abondamment dans les sources israéliennes, relayant des éléments de langage, une lecture de la situation et parfois même des allégations et fausses informations avancées par l’armée, le gouvernement et les médias israéliens. «L’accès produit l’influence», martèle le rapport: présenter le génocide en cours comme une conséquence des attaques palestiniennes du 7 octobre, entourer de prudence les sources palestiniennes et l’utilisation de termes comme «nettoyage ethnique» ou «génocide», parler d’un territoire «contesté» plutôt qu’«occupé» pour désigner Gaza ou encore nier l’approbation tacite des autorités israéliennes des avants-postes en Cisjordanie occupée, sont autant de manières de nier la continuité du projet colonial israélien, de la Nakba au génocide.

 

Francesca Albanese prend aussi l’exemple de ce qu’elle nomme un «camouflage humanitaire», lorsque les grands médias occidentaux ont repris des termes relevant du droit international humanitaire, tels que les «zones sûres» ou les «ordres d’évacuations» pour légitimer un déplacement forcé de populations civiles. Ces éléments de langage ont été repris sans être remis en question, «donnant ainsi l’impression qu’il existe une préoccupation humanitaire malgré les preuves de plus en plus nombreuses attestant le contraire», à commencer par les nombreux bombardements israéliens ciblant directement ces zones supposément «sûres». Cette pratique se poursuit aujourd’hui, où l’on continue d’appeler «cessez-le-feu» une séquence dans laquelle plus de 1.500 Palestiniens ont été assassinés par 'Israël'.

 

Dans l’ensemble de ces pratiques, Francesca Albanese pointe des répercussions concrètes, comme la suspension du financement de l’UNRWA par plusieurs pays, et une tentative de façonnage de l’opinion publique qui est exposée à «une répartition inégale de l’empathie» et à «un système qui fixe quelles voix sont entendues et quelles souffrances sont reconnues». La rapporteuse de l’ONU souligne que ce traitement médiatique n’est pas seulement un relais indirect, mais qu’il relève intrinsèquement de la violence génocidaire à l’encontre du peuple palestinien.

 

«Pris dans leur ensemble, ces phénomènes font partie intégrante du génocide en cours», explique la conclusion du rapport. «Le génocide ne réside pas seulement dans la destruction d’êtres humains, mais aussi dans la destruction des conditions politiques et morales et des pièces à conviction qui rendent cette destruction visible, compréhensible et susceptible d’être attaquée en justice. Lorsque les témoins sont réduits au silence, lorsque le langage de la déshumanisation devient la norme et lorsque la vérification indépendante cède la place aux affirmations des coupables, la violence se pare des atours de la légitimité et l’impunité devient plus facile à maintenir.» 

 

 

Jo Westphal -

20.10.26

Source: Agence Medias Palestine

22 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1111 !! De nouvelles funérailles de 75 martyrs à Gaza révèlent toujours plus l’ampleur de la guerre génocidaire

 

 

 

Le mouvement Hamas a déclaré que les funérailles de 75 martyrs, dont les corps et les restes ont été retrouvés dans le quartier d’Al-Daraj, à Gaza, après avoir été inaccessibles pendant une longue période, révèlent l’ampleur de la tragédie humanitaire provoquée par la guerre génocidaire et des crimes commis contre les civils, dont les conséquences continuent d’apparaître.

 

Dans un communiqué publié ce dimanche, le mouvement a ajouté qu’environ 8.000 corps se trouvent toujours sous les décombres des maisons et des bâtiments détruits dans la bande de Gaza. Les équipes de la Défense civile ne peuvent pas les récupérer en raison d’un manque criant d’équipements et d’engins lourds. Cette situation aggrave les souffrances de milliers de familles qui attendent de pouvoir récupérer les corps de leurs proches et leur offrir une sépulture digne.

 

Hamas a appelé l’ONU, la communauté internationale et les médiateurs à intervenir immédiatement et à faire pression sur les forces d’occupation pour autoriser l’entrée de tous les équipements nécessaires et envoyer des équipes de secours spécialisées afin d’appuyer la Défense civile et d’accélérer les opérations de récupération des corps.

 

Le mouvement a également demandé l’activation des mécanismes internationaux d’enquête et de responsabilisation concernant les crimes de l’occupation, afin que leurs responsables ne restent pas impunis.

 

Samedi, dans la soirée et au cours de la matinée du lendemain, des Palestiniens ont organisé les funérailles des corps et des restes de 75 martyrs récupérés par les équipes de la Défense civile dans les bâtiments détruits du quartier d’Al-Daraj, au nord-est de la ville de Gaza. Leurs familles et leurs proches étaient présents pour leur adresser un dernier adieu.

 

Les opérations de recherche et de récupération continuent de se heurter à d’importantes difficultés. Le porte-parole de la Défense civile, Mahmud Bassal, avait averti, dans des déclarations publiées le 10 octobre dernier, que les capacités de son organisation diminuaient en raison du manque d’engins lourds et du maintien des restrictions israéliennes sur l’entrée du matériel de secours et de maintenance. Il estimait entre 8.000 et 10.000 le nombre de corps encore ensevelis sous les décombres.

 

Mahmud Bassal a également expliqué que les équipes éprouvaient des difficultés à identifier les corps en état de décomposition avancée ou carbonisés. L’absence d’équipements d’analyse ADN complique davantage l’identification des victimes et la remise de leurs restes à leurs familles.

 

 

Rédaction Centre Palestinien d'Information -

18.10.26

Source: palinfo.com

21 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1110 !! En roue libre depuis toujours, les colons s'en prennent aux huiles occidentales...

 

 

 

 

Les colons étendent le cercle des cibles: une journaliste américaine et des diplomates agressés

 

 

Les attaques des colons sionistes en Cisjordanie occupée ne se limitent plus aux agriculteurs palestiniens, à leurs terres et à leurs biens. En deux jours consécutifs, elles se sont étendues aux journalistes étrangers et aux diplomates européens, lors d’une campagne agressive intensifiée qui met à nouveau en lumière les dangers de la violence de ses colons, ainsi que l’incapacité — ou le refus — des autorités d’Occupation d’y mettre fin et d’en responsabiliser les auteurs.

 

Le 16 octobre, la photojournaliste américaine Heidi Levine, travaillant pour le Washington Post, a été grièvement blessée alors qu’elle couvrait l’actualité d’une attaque de colons contre des Palestiniens récoltant des olives près du village d’Abu Falah, au nord-est de Ramallah. Le lendemain, des colons cagoulés ont attaqué des diplomates européens et des représentants de l’Église catholique dans la localité de Taibeh, un incident qui a élargi le cercle des condamnations internationales.

 

 

Une photojournaliste rouée de coups

 

Selon le Washington Post, Mme Levine documentait les agressions de colons contre des Palestiniens pendant la saison de la cueillette des olives et portait une veste identifiée «Presse», lorsque des hommes cagoulés l’ont attaquée, l’ont jetée à terre, l’ont frappée à coups de pied et de bâtons.

 

Le journal a précisé que ses blessures comprennent quatre vertèbres fracturées au niveau de la colonne vertébrale, une côte cassée ainsi que de nombreuses contusions, nécessitant son hospitalisation urgente.

 

Dans son témoignage auprès du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Mlle Levine a déclaré avoir été rouée de coups de pied après avoir été plaquée au sol, affirmant pourtant s’être clairement identifiée auprès des agresseurs comme journaliste américaine. Le CPJ a souligné que son sac, son appareil photo et son téléphone lui ont été volés pendant l’agression.

 

Le CPJ estime que cette attaque ne constitue pas un incident isolé, mais s’inscrit dans un schéma récurrent d’agressions et de harcèlements ciblant les journalistes palestiniens et étrangers qui couvrent les attaques de colons en Cisjordanie.

 

La gravité de l’attaque dépasse la simple blessure d’une journaliste dans l’exercice de ses fonctions: cibler ceux qui documentent ces exactions menace l’accès du public aux faits et sape la capacité des médias à rendre compte de la réalité sur le terrain, en particulier dans les zones où les agriculteurs sont menacés ou empêchés d’accéder à leurs terres.

 

 

Les diplomates également pris pour cible

 

Le 17 octobre, des colons cagoulés ont attaqué des diplomates européens et des représentants de l’Église catholique dans la zone de Taibeh, au nord-est de Ramallah, selon l’agence Associated Press.

 

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a déclaré que l’agression visait le consul général de son pays auprès des Palestiniens, ainsi que des diplomates français et polonais et des représentants religieux. Un maire français a également été agressé, et un véhicule diplomatique belge a été endommagé.

 

M. Prévot a lié cet incident à la politique de colonisation sioniste, annonçant son intention de faire pression pour l’imposition de sanctions européennes accrues contre les responsables de ces agressions et ceux qui les soutiennent. Il a rappelé que les autorités de l’entité usurpatrice sioniste, en tant que puissance occupante, portent la responsabilité de protéger les Palestiniens et d’assurer la sécurité des diplomates et des journalistes, soulignant la nécessité de mettre fin à l’impunité.

 

L’incident revêt une importance particulière puisqu’il s’est produit lors d’une action de solidarité avec les Palestiniens pendant la récolte des olives — une période durant laquelle les familles palestiniennes subissent des attaques récurrentes ciblant leurs arbres, leurs récoltes et leurs moyens de subsistance.

 

 

Washington exige des actes de la part d’'Israël'

 

Les blessures infligées à Mme Levine ont provoqué de vives réactions aux États-Unis, où des responsables et des membres du Congrès ont réclamé une enquête approfondie et des poursuites contre les coupables.

 

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que Washington était vivement préoccupé par les images en circulation et avait demandé à l'entité occupante sioniste de prendre des mesures plus fermes pour stopper les attaques de colons, ajoutant attendre des informations complémentaires de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

 

De son côté, la direction du Washington Post a demandé l’ouverture d’une enquête complète et un suivi rigoureux de ses conclusions, tandis que le CPJ a insisté sur le fait que la répétition des attaques contre les journalistes couvrant la saison des olives exige des mesures concrètes pour les protéger et condamner les agresseurs.

 

En réaction, les autorités d’Occupation ont déclaré avoir ouvert des enquêtes. Le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié l’attaque contre les diplomates d’acte violent, tandis que l’armée a indiqué que la visite n’avait pas été coordonnée avec elle et qu’aucune force militaire n’était présente sur les lieux. Aucune arrestation n’avait été annoncée au moment de la publication des rapports.

 

 

La saison des olives révèle une crise de responsabilité

 

Ces deux événements surviennent dans un contexte d’intensification des violences durant la saison de la cueillette des olives. Citant l’ONG israélienne de droits humains Yesh Din, Reuters a rapporté que les colons ont mené au moins 170 attaques contre des Palestiniens depuis le 27 septembre, date marquant le début de la saison.

 

De son côté, l’agence Associated Press, s’appuyant sur les données du ministère palestinien de la Santé, a fait état de quatre Palestiniens tués et de plus de cent blessés depuis le début de la récolte, selon un bilan publié le 17 octobre.

 

Ces faits posent à nouveau la question de la responsabilité: les condamnations officielles et l’ouverture d’enquêtes ne suffisent pas à stopper les violences à moins d’être accompagnées de mesures claires pour protéger les civils, les journalistes et les observateurs internationaux, et pour traduire en justice les auteurs de ces actes.

 

Entre un agriculteur privé de sa récolte, une journaliste battue alors qu’elle documentait les faits et des diplomates agressés lors d’une visite de solidarité, le cercle des victimes de la violence des colons ne cesse de s’élargir. Ces incidents démontrent que la protection des Palestiniens, leur droit d’accéder à leurs terres et la garantie pour les journalistes d’exercer leur métier restent le véritable test de la détermination de la communauté internationale face à ces agressions.

 

 

Rédaction Centre Palestinien d'Information -

19.10.26

Source: palinfo.com

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