FREE PALESTINE

6 septembre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1065 !! 5 experts de l’ONU interpellent la France sur le harcèlement judiciaire et politique visant Rima Hassan

 

 

 

Des experts de l’ONU s’inquiètent des nombreuses procédures visant l’eurodéputée Rima Hassan, et de l’effet dissuasif qu’elles pourraient avoir sur toute personne souhaitant s’exprimer publiquement sur la situation à Gaza et en Palestine

 

 

«Nous craignons que ces mesures ne constituent un harcèlement politique et judiciaire à l’encontre de Mme Hassan et s’inscrivent dans une tendance croissante de répression par les autorités françaises des voix qui défendent les droits du peuple palestinien.»

 

C’est en ces mots que 5 rapporteurs de l’ONU, respectivement chargés des droits humains et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, du droit à la liberté d’opinion et d’expression, du droit de réunion pacifique et d’association ainsi que de l’indépendance des juges et avocats et du droit à la vie privée, ont interpellé le gouvernement français sur ses obligations en matière de libertés fondamentales.

 

 

Un « harcèlement judiciaire et politique » 

 

Le courrier, adressé à la fin du mois de juin, a été rendu public hier. Il y détaille les nombreuses procédures auxquelles est confrontée l’eurodéputée Rima Hassan, en dépit de son immunité parlementaire. 

 

Rima Hassan a fait l’objet, depuis le 7 octobre 2023, de 16 plaintes dont 13 ont été classées sans suite. Ces affaires ont donné lieu à des procédures exceptionnelles, que l’intéressée qualifie d’«abusives», notamment suite aux révélations par le Canard enchaîné de l’ampleur des moyens policiers mis à disposition d’une enquête concernant un post sur les réseaux sociaux citant le militant japonais Kōzō Okamoto, dont le traçage de son téléphone bien au-delà des dates concernées. «Nous sommes dans un réel scandale d’État», affirmait-elle alors, interrogée par l’Agence Média Palestine.

 

Outre la disproportion des moyens employés dans cette affaire, Rima Hassan avait dénoncé un interrogatoire excédant les faits reprochés: «On m’a demandé mon rapport à la laïcité, et si j’étais musulmane. Ils m’ont demandé de détailler ce que je pensais idéologiquement de l’islam, et quelle était ma pratique de la religion musulmane.Ce qui bien évidemment, n’a rien à voir avec l’objet du tweet qui concernait Kōzō Okamoto, de l’armée rouge japonaise, une organisation (dissoute dans les années 2000) qui ne se revendiquait aucunement de l’islam. Ça n’avait donc aucun rapport», expliquait-elle alors, ajoutant que «certaines personnes subissent donc une double peine, parce que nous devons aussi payer pour ces biais racistes, islamophobes et d’islamophobie d’État.»

 

Dans leur courrier, les rapporteurs demandent officiellement à la France de s’expliquer sur les fondements et la proportionnalité de la garde à vue de Rima Hassan, les fuites d’informations vers les médias, la répétition des auditions et les mesures de surveillance.

 

Les experts se disent «vivement» inquiets de ces procédures, «lesquelles semblent témoigner d’un harcèlement judiciaire et politique et pourraient constituer des violations de plusieurs droits humains, notamment les droits à l’égalité et à la non-discrimination, à la vie privée, aux libertés d’expression, d’opinion, de réunion pacifique et d’association, et au droit de prendre part dans la vie publique.»

 

 

Effet dissuasif

 

Au-delà du cas de Rima Hassan, les rapporteurs s’inquiètent de l’effet dissuasif que pourraient avoir de telles procédures sur toute personne souhaitant s’exprimer publiquement sur la situation à Gaza et en Palestine.

 

Plus fondamentalement, ils demandent au Gouvernement d’expliquer comment l’utilisation répétée de l’infraction d’«apologie du terrorisme» est compatible avec les obligations internationales de la France en matière de liberté d’expression et quelles mesures sont prises pour empêcher que cette infraction ne serve à restreindre indûment le discours politique et la défense des droits humains.

 

Si elle ne constitue pas une condamnation de l’ONU, cette interpellation de ses experts reste embarrassante pour la France, dont les lois encadrant l’«apologie du terrorisme» ont déjà été critiquée par les défenseurs des droits et libertés. 

 

L’an dernier, un rapport de la Fédération internationale des droits humains (FIDH) pointait une tendance inquiétante à la criminalisation du mouvement de soutien à la Palestine et appelait la France à réformer ses législations antiterroristes, en précisant dans la loi que «la critique d’un État, la participation à des manifestations pacifiques ou l’expression de slogans politiques ne peuvent, en soi, être assimilés à une infraction terroriste.»

 

Le mois dernier, une requête a été déposée auprès de la Cour européenne des droits humains (CEDH) pour contester l’utilisation du délit d’«apologie du terrorisme» contre les expressions de solidarité avec la Palestine. 

 

Le cabinet de Rima Hassan estime, dans un communiqué de presse, que cette interpellation des 5 rapporteurs spéciaux de l’ONU est un nouvel «avertissement politique majeur sur la régression de l’État de droit en France et l’instrumentalisation de la justice à des fins de répression du débat politique.» 

 

 

Rédaction Agence Medias Palestine -

01.09.26

Source: Agence Medias Palestine

5 septembre 2026

!! Génocide à Gaza: 1064 !! L’Europe critique les génocidaires mais leur procure les armes

 

 

 

L'habituel double langage (à vomir) des autorités européennes 

 

 

Entre la condamnation politique de la guerre à Gaza et la poursuite de la coopération militaire, le double discours de ces pays européens – Espagne, Finlande, Allemagne et Grèce – est flagrant, et le fossé se creuse entre le discours politique adopté par ces capitales concernant la guerre génocidaire contre Gaza et leurs politiques réelles en matière d’intérêts militaires et sécuritaires.

 

Alors que les gouvernements européens brandissent les étendards des droits de l’homme et du droit international, annoncent des restrictions ou des sanctions contre l’entité occupante et menacent de mettre fin à leur coopération militaire avec, les faits rapportés par le journal hébreu Maariv révèlent la poursuite de diverses formes de coopération en matière de défense et de sécurité entre l’entité occupante et un certain nombre de pays européens, y compris des pays qui ont adopté des positions politiques fermes à l’égard de la guerre.

 

Dans ce contexte, les cas de l’Espagne, de la Finlande, de l’Allemagne et de la Grèce se distinguent, où les considérations sécuritaires, économiques et stratégiques semblent plus tenaces que les principes invoqués par ces pays lorsqu’il s’agit des droits des Palestiniens.

 

Les pays européens se sont toujours présentés comme les principaux défenseurs des droits humains et du droit international, et ont lié leurs relations extérieures à ces principes, mais la relation avec l’entité génocidaire révèle, selon le rapport Maariv, les limites de ces slogans lorsqu’ils se heurtent à des intérêts directs.

 

Un État capable de prendre position politiquement et de publier des déclarations condamnant les politiques d’occupation peut simultanément maintenir des accords de défense ou une coopération dans le domaine des technologies militaires, sous prétexte que ses intérêts sécuritaires ou économiques ne lui permettent pas de rompre complètement.

 

C’est là que réside le paradoxe: les droits humains apparaissent comme un principe immuable tant qu’ils ne contredisent pas les intérêts, mais ils deviennent un sujet de négociation dès lors que les armes, les technologies et les contrats de défense entrent en jeu.

 

 

L’Espagne en offre l’exemple le plus révélateur. En septembre 2025, Madrid a adopté une loi imposant de larges restrictions aux relations militaires avec l’entité sioniste, une mesure qui, politiquement, semblait refléter une position ferme sur la guerre à Gaza. Toutefois, la loi prévoit des exceptions permettant au gouvernement d’approuver certaines activités et certains accords lorsqu’il estime que l’application intégrale des restrictions pourrait nuire aux «intérêts nationaux généraux».

 

Selon Maariv, certaines activités et transactions liées à la sécurité se sont poursuivies après l’entrée en vigueur de la loi, tirant parti du mécanisme d’exceptions. Le gouvernement espagnol a autorisé Airbus à continuer d’utiliser des technologies sionistes dans des projets stratégiques, après avoir constaté qu’un arrêt total de leur utilisation risquait d’affecter les capacités de production, les perspectives d’emploi et les projets de défense pour lesquels il n’existe pas d’alternatives immédiates.

 

Ainsi, l’embargo imposé par Madrid, en tant que position politique et morale envers l’entité génocidaire, n’a pas pu résister de manière absolue aux considérations économiques et de défense.

 

 

La situation n’est guère différente en Finlande. Alors que le débat politique et public s’est intensifié dans le pays au sujet de la guerre à Gaza, Helsinki a maintenu sa coopération en matière de défense avec l’État occupant.

 

D’après un rapport de Maariv, l’accord de coopération en matière de sécurité entre les deux pays a été prolongé en 2024 jusqu’en 2034, pour une durée de dix ans. Cet accord porte notamment sur la recherche et le développement ainsi que sur l’acquisition d’équipements de défense. La Finlande dépend également de l’industrie israélienne pour des systèmes militaires importants, tels que les missiles «Fronde de David» et Gabriel, ce qui complique un désengagement rapide.

 

La contradiction est ici flagrante: le gouvernement peut adopter des positions politiques critiques envers l’entité sioniste, mais lorsqu’il s’agit de systèmes de défense et de sécurité, les calculs deviennent tout autres, selon le journal hébreu Maariv.

 

 

L’Allemagne, qui adopte un discours politique critiquant certaines politiques du gouvernement sioniste, continue en même temps d’approfondir ses relations de défense avec ce dernier, et le système «Flèche 3» se distingue comme l’un des accords de coopération en matière de défense les plus importants entre les deux pays.

 

Cette relation révèle que les intérêts sécuritaires peuvent transcender les divergences politiques, notamment au vu de la guerre menée par la Russie en Ukraine et des préoccupations croissantes en matière de sécurité en Europe.

 

En matière de renforcement des capacités de défense, les principes que Berlin utilise dans son discours politique semblent perdre de leur importance face aux besoins en technologies et en systèmes militaires.

 

 

En Grèce, le paradoxe est encore plus flagrant avec la poursuite de la coopération militaire avec l’entité occupante malgré les critiques adressées à la guerre à Gaza.

 

Selon un article de Maariv, Athènes a signé avec l’entité occupante un contrat de défense d’une valeur d’environ trois milliards d’euros, l’un des plus importants contrats d’exportation d’armements de l’histoire des relations entre les deux pays.

 

Ainsi, tandis que les déclarations politiques européennes continuent de souligner la nécessité de respecter les droits humains et de protéger les civils, l’argent et les contrats de défense continuent de circuler bien au-delà du langage des déclarations et des condamnations.

 

 

La guerre en Ukraine explique en grande partie le maintien de ces relations. Les pays européens ont augmenté leurs dépenses de défense et recherchent des systèmes militaires ayant fait leurs preuves et pouvant être rapidement mis en service.

 

Dans certaines régions, il n’existe pas d’alternatives européennes facilement accessibles à la technologie sioniste, ce qui rend l’abandon des systèmes sionistes coûteux et complexe. De plus, les inquiétudes croissantes à l’égard de la Russie incitent les pays baltes à rechercher des capacités de défense supplémentaires, notamment des systèmes sionistes.

 

Ainsi, l’équation européenne est devenue claire: en matière de sécurité, l’intérêt national prime; et en matière de politique, le langage des droits humains et du droit international est mis en avant.

 

À l’inverse, l’entité génocidaire occupant tire profit de cette duplicité européenne. Les industries de défense ont enregistré des exportations record de 19,2 milliards de dollars en 2025, selon les chiffres du rapport Maariv, soit une augmentation de près de 30% en un an et plus du double en cinq ans.

 

L’entité génocidaire ne considère pas ces exportations comme un simple commerce, mais comme un moyen de renforcer ses relations stratégiques avec d’autres pays et de consolider la présence de ses industries militaires sur leurs marchés.

 

 

Le problème que révèlent ces faits n’est pas que les États défendent leurs intérêts nationaux; c’est normal dans les relations internationales, mais le problème réside dans la contradiction entre la rhétorique et la pratique.

 

Si les droits humains et le droit international sont des principes indivisibles, pourquoi ces principes font-ils l’objet d’exceptions en matière de contrats d’armement, de technologie et d’intérêts économiques?

 

Si la protection des civils est un principe fondamental, comment peut-on concilier la condamnation politique des violations avec le maintien de relations militaires et sécuritaires avec le parti qui est la cible de ces critiques?

 

La réponse, comme le révèlent les cas européens eux-mêmes, semble être que les principes n’ont pas toujours le même poids dans les cercles décisionnels; lorsque l’intérêt national, la sécurité, l’économie et l’industrie militaire entrent en jeu, les slogans passent au second plan.

 

L’histoire de l’«embargo sur les armes» imposé par l’Europe à l’entité génocidaire révèle en fin de compte une crise plus profonde qu’une simple divergence de politiques; il s’agit d’une crise de crédibilité.

 

L’Europe, qui se présente comme un modèle en matière de respect des droits humains et du droit international, se trouve confrontée à une véritable épreuve: peut-elle traduire ses positions politiques en actions concrètes, même lorsque le coût est économique ou sécuritaire?

 

Ou bien ces principes resteront-ils applicables aux adversaires et alliés faibles, tandis que les intérêts nationaux justifieront leur suspension lorsqu’il s’agit de l’entité génocidaire?

 

Ainsi, le problème ne semble pas se limiter à une simple «interdiction des armes», mais révèle plutôt un double standard: une rhétorique morale en public et des calculs intéressés dans les instances décisionnelles.

 

En conclusion, la véritable épreuve d’un principe ne réside pas dans sa proclamation lorsque son application est aisée, mais dans la capacité à s’y conformer même lorsqu’il entre en conflit avec des intérêts particuliers. Dans le cas sioniste, les faits rapportés par Maariv indiquent qu’une partie de l’Europe trouve encore dans ses intérêts sécuritaires et économiques un moyen de contourner ce qu’elle proclame comme principes.

 

 

Rédaction Palinfo -

01.09.26

Source: palinfo.com

4 septembre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1063 !! Le silence médiatique sur le génocide en cours à Gaza n'est pas synonyme de capitulation de la résistance

 

 

 

 

Des combattants du Hamas déjouent une mission des forces spéciales israéliennes à Gaza

 

 

Une unité israélienne a été détectée dans la ville de Gaza le 1er septembre, déclenchant des affrontements majeurs et la mort de plusieurs civils palestiniens alors que Tel-Aviv menait des frappes aériennes intensives sur le quartier de Katiba, selon de nombreux rapports et témoignages.

 

Ismail Thawabta, directeur du Bureau des médias du gouvernement de Gaza, a déclaré que la présence de cette unité ayant été détectée, l’armée a lancé des frappes brutales pour couvrir son retrait. Cette opération a donné lieu à une véritable atrocité.

 

Au moins trois personnes ont été tuées lors des frappes israéliennes, dont deux enfants. “Une unité spéciale israélienne s’est infiltrée dans l’ouest de la ville de Gaza avant d’être découverte et encerclée, déclenchant des affrontements dans la zone. Les forces israéliennes ont lancé des frappes aériennes intensives, des tirs de drones et des bombes fumigènes autour de Katiba… pour tenter d’assurer le retrait de l’unité infiltrée”, a rapporté Palestine Chronicle, citant des sources sur le terrain.

 

Quds News Network (QNN) a également rendu compte de ces affrontements. Et le site Al-Majd al-Amini avait rapporté plus tôt mardi que “une unité spéciale israélienne a tenté de mener une opération de sécurité contre un membre de la résistance, mais les services de sécurité ont fait échouer la missionCet échec est une source d’embarras pour l’armée d’occupation”, ajoute le rapport.

 

Al-Quds al-Ikhbariya a indiqué dans un autre reportage que des combattants du Hamas ont tenté de capturer des membres d’une force spéciale israélienne infiltrée dans la zone, mais que la couverture aérienne israélienne les en a empêchés.

 

D’autres informations indiquent que cette unité aurait pu dépendre d’une milice palestinienne soutenue par 'Israël', très nombreuses dans la bande de Gaza.

 

Ces informations coïncident avec les déclarations du ministre israélien de la Guerre, Israel Katz, selon lesquelles un haut responsable du Hamas aurait été arrêté par les forces d’occupation à Gaza.

 

“L’activité de nos troupes dans la ville de Gaza se poursuit sans relâche. Il y a peu, un haut responsable du Hamas a été arrêté. Telle est notre politique: nous n’attendons pas que les menaces se concrétisent, nous traquons les terroristes du Hamas, les neutralisons et détruisons leurs infrastructures terroristes”, a déclaré mardi le ministre de la Guerre à l’occasion d’un événement.

 

Le ministre n’a fourni aucun autre détail sur cette prétendue arrestation. Pendant ce temps, les attaques quotidiennes d’'Israël' à travers toute la bande de Gaza se poursuivent.

 

Depuis que les États-Unis ont lancé leur soi-disant plan de paix et de cessez-le-feu à Gaza en octobre 2025, plus de 1.300 Palestiniens ont été tués par le génocide israélien qui se déroule actuellement dans toute la bande de Gaza.

 

L’acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza reste également sévèrement restreint par Tel-Aviv, contrairement à ce qu’affirme encore aujourd’hui l’ambassadeur américain en 'Israël', Mike Huckabee, sioniste chrétien fort peu chrétien: “Je n’ai jamais vu un cas de génocide plus incompétent que ce que nous voyons avec 'Israël'… 'Israël' a fait entrer plus de nourriture à Gaza que dans n’importe quelle zone de guerre de l’histoire de l’humanité”.

 

À l’heure actuelle, le bilan de plus de deux ans de génocide israélien, qui a débuté en octobre 2023, s’élève à plus de 73.500 morts. Cependant, la destruction par 'Israël' du système de santé à Gaza rend extrêmement difficile le décompte des victimes par les autorités.

 

Des milliers de corps sont toujours disparus ou enfouis sous les décombres, tandis que les armes thermobariques fournies par Washington et utilisées par 'Israël' en ont incinéré des milliers d’autres, selon plusieurs sources.

 

Des chercheurs et revues médicales telles que The Lancet ont indiqué que le nombre réel serait bien plus élevé – potentiellement de l’ordre de centaines de milliers, en incluant les victimes indirectes.

 

 

Rédaction The Cradle -

01.09.26

Source: substack.com

3 septembre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1062 !! Cisjordanie: la violence des colons israéliens dépasse «le point de rupture»

 

 

 

Les troupes israéliennes «se sont tenues et ont regardé» alors que les colons menaient un nouveau pogrom en Cisjordanie

 

 

Le pogrom a pris pour cible Qusra près de Nablus, et a suivi l'enlèvement d'un militant britannique par des colons armés dans une autre partie du territoire occupé.

 

Aucune arrestation n’a été effectuée au sujet de la dernière attaque de colons contre la ville palestinienne de Qusra en Cisjordanie occupée au cours du week-end, ont confirmé les médias hébreux le 30 août – tandis que les familles palestiniennes sont toujours piégées et que les colons et les troupes d’occupation restent dans la région.

 

Selon les rapports israéliens, l’armée israélienne «passait» et «permettait» à l’attaque d’avoir lieu. Certains des colons illégaux qui ont participé au pogrom de samedi ont publié leurs photos en ligne ainsi que dans les médias, mais Tel-Aviv n’a pris aucune mesure contre eux, a déclaré la chaîne israélienne Channel 12.

 

Des dizaines de colons avaient attaqué samedi l'une des maisons assiégées, où des civils palestiniens sont piégés depuis plusieurs semaines.

 

Les troupes israéliennes auraient été appelées à dégager les colons, mais n’auraient pas organisé de détentions et n’auraient «pas été prises et auraient permis aux extrémistes qui se déchaînent d’attaquer une maison à la périphérie de la ville», a rapporté le Times of Israel.

 

Qusra, située près de la ville de Nablus, a fait l'objet d'attaques répétées de colons. Depuis trois semaines, les familles palestiniennes y sont assiégées par les colons dans leurs maisons.

 

Les forces d’occupation qui ont été déployées dans la ville n’ont rien fait pour empêcher de nouvelles attaques, renforçant et facilitant le siège des familles Abu Rida et Hassan tout en faisant des déclarations publiques condamnant la violence des colons.

 

L'électricité et l'approvisionnement en eau de la ville ont été ciblés et coupés par les colons. Ces colons extrémistes tentent depuis quatre mois de mettre en place de nouveaux avant-postes illégaux dans la région.

 

Les rapports hébreux ont coïncidé dimanche avec la confirmation que la police israélienne détient en détention un militant britannique qui a été enlevé par des colons armés le 29 août.

 

Les colons auraient remis l’activiste à la police israélienne, qui a déclaré avoir arrêté l’homme britannique – identifié comme Finn Joughin – et enquêter sur les allégations des colons selon lesquelles il «aurait agressé un mineur».

 

Des images vidéo montrent l'activiste qui tente de bloquer un enfant de colons juifs et d'autres colons de harceler des habitants de la ville d'Umm al-Kheir, en Cisjordanie, où des tentatives d'établir des avant-postes illégaux restent en cours.

 

«Des enfants de colons de l’avant-poste ont volé un ballon à des enfants palestiniens à Umm al-Khair, puis ont appelé des adultes armés sur les lieux, et ils ont kidnappé le militant», a déclaré Nadav Weiman de l’organisation 'Breaking the Silence'.

 

L’enlèvement de Joughin est survenu quelques jours après que Londres ait déclaré qu’il était prêt à imposer une interdiction commerciale sur les colonies illégales en Cisjordanie occupée.

 

Selon un rapport de la Commission palestinienne de colonisation et de résistance des murs (CWRC) publié le 28 août, les colons israéliens illégaux et les soldats d'occupation ont été directement derrière près de 89% des incendies criminels contre des biens palestiniens en Cisjordanie occupée depuis le début de 2023.

 

Les colonies se développent rapidement alors que Tel-Aviv continue de promouvoir une politique d'annexion de facto. Le Centre d’Information de Palestine 'Mo’ata' a documenté 4.560 agressions perpétrées par des bandes de colons dans diverses régions de la Cisjordanie depuis le début de l’année en cours, un indicateur de l’escalade des crimes des colons contre les Palestiniens.

 

 

Mise en page & traduction MCP -

30.08.26

Source: thecradle.co

2 septembre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1061 !! Inquiétudes sur les disparitions forcées à Gaza

 

 

 

Une étude révèle des chiffres choquants sur les disparitions forcées à Gaza

 

 

Une étude des droits humains a estimé que le nombre total des victimes de la disparition forcée au cours de la guerre génocidaire dans la bande de Gaza, varie entre 2.500 et 3.000 personnes.

 

Le Centre palestinien pour les disparus et les disparus forcés a publié l’étude en concomitance avec la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, en se basant sur des signalements fournis par des familles de disparus et des cas documentés par le Centre sur le terrain.

 

L’échantillon documenté et étudié de 317 cas ne représente pas l’ampleur totale du phénomène, mais il révèle plusieurs formes de disparitions liées aux opérations militaires, aux incursions, aux déplacements et aux barrages, ainsi qu’aux mouvements des civils à la recherche de nourriture et d’aide ou à leur retour chez eux pour récupérer les besoins essentiels.

 

 

La disparition forcée à Gaza en chiffres

 

Les données de l’étude montrent que les hommes représentent 95,27% des cas documentés, soit 302 cas, contre 15 cas pour les femmes, soit 4,73%.

 

L’échantillon comprend 41 enfants de moins de 18 ans, soit 12,93%, et 17 personnes âgées de 60 ans ou plus, soit 5,36%, tandis que le nombre d’adultes âgés de 18 à 59 ans s’élevait à 259 cas, soit 81,70%, souvent contraints à se déplacer dans des zones à haut risque pour obtenir de la nourriture, de l’eau et des médicaments ou récupérer des biens essentiels de leurs maisons.

 

Où se concentrent les cas de disparition forcée à Gaza? La carte géographique des cas documentés révèle une concentration dans les zones qui ont connu des opérations militaires, des incursions massives et des vagues de déplacements répétées.

 

Le gouvernorat de Gaza et ses quartiers ont enregistré le plus grand nombre de cas avec 89 cas, soit 28,08%, suivi du gouvernorat du Nord de Gaza, qui comprend Jabalia, Beit Lahia et Beit Hanoun, avec 74 cas, soit 23,34%.

 

Le gouvernorat de Khan Younis est arrivé en troisième position avec 59 cas, soit 18,61%, suivi du gouvernorat central avec 37 cas, soit 11,67%, et de Rafah avec 32 cas, soit 10,09%.

 

Le Centre a également documenté 16 cas à l’intérieur des territoires israéliens et des zones frontalières et de passage à hauteur de 5,05%, 8 cas dans les corridors sécurisés et l’axe de Netzarim à hauteur de 2,52%, et deux cas à ce que l’on appelle la ligne jaune à hauteur de 0,63%.

 

Ces chiffres indiquent une concentration des cas dans des environnements liés aux opérations militaires, aux barrages, aux incursions et à la difficulté de circulation des civils.

 

 

Comment les personnes ont-elles disparu ?

 

Les données du centre montrent que les incursions directes dans les maisons et le blocus des quartiers étaient en tête des circonstances précédant les disparitions, avec 76 cas.

 

L’étude a enregistré 60 cas de personnes disparues lors de la tentative de vérifier leurs maisons ou de revenir pour récupérer des fournitures, tandis que 42 personnes ont disparu lors de la fuite ou en passant par des barrages militaires.

 

Le Centre a également documenté 39 cas lors de tentatives de sécuriser de la nourriture ou en attendant des camions d’aide, et 23 cas liés à la présence dans les zones frontalières.

 

La disparition s’est étendue aux établissements médicaux et humanitaires. L’étude a enregistré 22 cas liés au blocus ou à l’invasion des hôpitaux ou aux opérations de transfert des patients, en plus de 10 cas pendant le travail journalistique et la couverture de terrain.

 

L’étude a également documenté 6 cas lors de la collecte de bois, et deux cas d’enfants disparus près de la ligne jaune, tandis que 37 cas se sont produits dans des circonstances variées ou sans informations suffisantes pour en déterminer le contexte avec précision.

 

 

La faim et le déplacement poussent les civils vers des zones dangereuses

 

Certaines des situations documentées sont liées aux tentatives des civils d’assurer des besoins essentiels qui ne sont plus disponibles dans leurs zones de déplacement.

 

Les témoignages des familles indiquent que la faim et l’insécurité alimentaire ont poussé des personnes à se diriger vers des zones d’attente d’aide, notamment Zikim, Netzarim et d’autres sites autour de Khan Younis.

 

Dans d’autres cas, des déplacés sont retournés dans des zones qu’ils avaient précédemment quittées ou dans des maisons endommagées pour récupérer de la nourriture, des vêtements, des médicaments et d’autres fournitures qu’ils n’avaient pas pu transporter lors de leur déplacement.

 

Le Centre souligne que comprendre les cas de disparition nécessite d’étudier les circonstances qui les ont précédés, et non de se contenter de déterminer le lieu où ils se sont produits, surtout lorsque le déplacement des civils est lié à la nécessité de se procurer de la nourriture, des médicaments ou de répondre aux besoins de leurs familles.

 

 

Les mouvements des disparus étaient-ils surveillés ?

 

Les informations recueillies par le Centre indiquent qu’une partie des mouvements des personnes avant leur disparition a été surveillée par des avions de reconnaissance et de surveillance, notamment lors des déplacements entre les zones, en se dirigeant vers les points d’aide ou en retournant chez elles.

 

La base de données du Centre comprend des cas où des familles et des témoins ont déclaré que des personnes avaient été vues pendant le siège des forces israéliennes dans les zones où elles se trouvaient ou lors de leurs arrestations, avant que tout contact ne soit perdu et que les informations concernant leur sort ne disparaissent.

 

Le Centre estime que la répétition de ces faits dans différentes régions et catégories nécessite une enquête sur la possibilité d’un schéma plus large de disparition des civils, tout en soulignant que la détermination de la responsabilité et l’existence d’une politique systématique nécessitent des enquêtes indépendantes et un examen des preuves liées à chaque cas.

 

Les familles des personnes disparues font face à un obstacle majeur, à savoir la difficulté d’accéder à l’information.

 

Le Centre indique une augmentation du nombre de signalements, la destruction des infrastructures et la difficulté d’accès à de vastes zones du secteur, en plus de l’absence d’informations officielles suffisantes sur le sort de nombreuses personnes dont les nouvelles ont été perdues.

 

Il indique également que le Comité international de la Croix-Rouge n’a pas pu accéder à toutes les personnes détenues ni vérifier leurs conditions, ce qui augmente la souffrance de leurs familles et les laisse sans informations sur leur localisation ou leurs conditions de détention.

 

Le Centre palestinien pour les disparus et les disparus forcés estime que le nombre de personnes soupçonnées d’avoir été victimes de disparitions forcées dans la bande de Gaza se situe entre 2.500 et 3.000 personnes.

 

Dans un autre registre, les estimations sur le terrain des personnes qui seraient encore sous les décombres des bâtiments et installations détruits varient entre 4.000 et 5.000 martyrs.

 

Le Centre souligne la nécessité de ne pas confondre les deux catégories: les personnes soupçonnées d’avoir été victimes de disparition forcée sont celles dont le sort est inconnu dans des circonstances pouvant inclure la détention ou la disparition. Il est crucial de révéler le sort des disparus forcés et de garantir le droit de leurs familles à connaître la vérité et à obtenir justice.

 

 

Rédaction Palinfo -

30.08.26

Source: pallinfo.com

1 septembre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1060 !! Regarder plus loin que les apparences souvent trompeuses

 

 

 

Le régime colonial génocidaire sioniste: pari perdu !

 

 

Résumé de la situation, en quelques dates et faits marquants récents:

 

«Après plusieurs décennies d’occupation israélienne d’une part, et de résistance palestinienne d’autre part, en septembre 1993, la direction de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) et le gouvernement israélien signèrent sur la pelouse de la Maison Blanche, sous l’œil ‘ému’ de Bill Clinton, et devant les caméras du monde entier, une Déclaration de Principes sur les arrangements intérimaires d’autonomie. Ce sont les Accords d’Oslo1;

 

en septembre 1995, Yasser Arafat et Itzhak Rabin signèrent les Accords sur l’extension de l’autonomie par découpage des zones A, B et C dans les Territoires palestiniens occupés. Ce sont les Accords d’Oslo2, incluant ’quelques années de transition’ pour la création de l’Etat palestinien à l’horizon 1999. On connaît les suites. Durant cette période, ‘Israël’ a plus que doublé ses colonies, alors que les Accords en prévoyaient le gel avant leur démantèlement pour la plupart! Et 1999 arriva, sans qu’aucune lueur d’espoir ne permette aux Palestiniens de voir se dessiner les bribes de leur État pourtant promis sous l’égide des puissances internationales;

 

lorsque Yasser Arafat démocratiquement élu Président de la Palestine dirigeait son peuple, et que face aux multiples promesses bafouées et trahies par ‘Israël’ la jeunesse palestinienne excédée finit par réagir à la visite provocatrice d’Ariel Sharon sur l’Esplanade des Mosquées, le gouvernement israélien – qui trouvait en cela écho à Washington – confronté au début d’une 2è Intifada, déclara de manière unilatérale, qu’il n’avait pas d’interlocuteur avec lequel dialoguer en la personne d’un «terroriste»… Aucune avancée n’a été réalisée en faveur d’une paix juste et de l’avènement d’un Etat palestinien… Bien au contraire. Le recul fut évident;

 

lorsque, après le sanglant mois d’avril 2002 et sa meurtrière opération ‘Remparts de Protection’ décrétée par l’Etat major israélien, le Quartette (USA, UE, Russie et ONU) adopta sa ‘Feuille de route’, les plus naïfs crurent encore à l’engagement de la Communauté internationale pour imposer aux belligérants une solution partagée. On connaît les suites de cette Feuille, rebaptisée depuis, ‘de déroute’;

 

lorsque Mahmud Abbas, l’un des architectes des Accords d’Oslo (dont les textes ne mentionnent jamais le mot «occupation»), et reconnu jusqu’en ‘Israël’ pour être un modéré du Fatah, succéda à Yasser Arafat – dont l’empoisonnement à Paris n’est pas à exclure – les commentaires étaient unanimes pour décréter que les choses allaient bouger puisque le gouvernement israélien pouvait «enfin» entamer le dialogue tant attendu pour l’instauration d’une paix durable et la reconnaissance des deux États. Là encore, des mots, de belles phrases, de pompeuses déclarations sans que rien ne change hormis la poursuite meurtrière de la politique israélienne;

 

lorsque Ariel Sharon ordonna pendant l’été 2005 le retrait unilatéral de la Bande de Gaza des quelques colonies qui s’y étaient indûment implantées, les médias occidentaux qui nous inondaient quotidiennement de leurs images déchirantes des pauvres colons que l’armée du pays arrachait à leurs verdoyantes propriétés, multipliaient dans le même temps les dithyrambes pour annoncer qu’un jour nouveau s’était levé dans la région et que, vraiment cette fois, les espoirs de paix n’avaient jamais été aussi proches – oubliant soigneusement d’expliquer que nombre de ces colons s’étaient déjà implantés à l’époque, sur les hauteurs du Sinaï égyptien, avant d’en être délogés de la même émouvante manière contre de confortables dédommagements financiers; et avant de toucher la mise une seconde fois en quittant Gaza et d’aller pour la plupart s’installer en Cisjordanie, dans l’espoir de toucher le pactole à une troisième reprise, en cas d’accord de paix avec les Palestiniens qui obtiendraient sans doute alors, le démantèlement de nombreuses colonies. Là aussi, derrière les apparences, tout est bien calculé;

 

les déclarations des plus hauts élus politiques ne tarissaient pas d’éloges, se concurrençaient dans la surenchère panégyrique à l’égard du 1er Ministre israélien. Le rusé général – aux mains baignées de sang – était même promu par G. W. Bush, «homme de paix»... Bref, comme toujours dans la bouche de ces démagogues, n’importe quoi! Et bien sûr, sans le moindre résultat quant à un Etat palestinien repoussé cette fois par l’administration américaine pour l’horizon 2010… Le contrôle de Gaza s’effectuait dorénavant à moindre coûts pour ‘Israël’ qui peut intervenir en toute impunité depuis l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur de cette Bande de terre laminée. Avec cet atout supplémentaire, que débarrassée des colonies, cette zone peut désormais être la cible de destructions massives, à l’aide de n’importe quel type d’armement, sans crainte d’indisposer les colons et leur famille. Ce qui, à terme, constitue une menace redoutable pour les Gazaouis. Hier occupée, la Bande de Gaza est aujourd’hui assiégée. Voilà la dramatique différence;

 

peu après, lorsque Ehud Olmert prit la place d’Ariel Sharon – tombé dans un coma approprié – dans la fonction de 1er Ministre et à la tête du parti Kadima, la presse une fois encore, annonça les lueurs d’espoir que suscitait une nouvelle génération dans la conduite des affaires. Chacun a pu voir ce qu’il en fut;

 

lorsque début 2006, pressé par la Communauté internationale qui voulait en terminer avec les pratiques douteuses de la vieille équipe Fatah et préconisait la tenue d’élections démocratiques, le Hamas fut porté au pouvoir par les urnes, sous strict contrôle international, le gouvernement israélien toujours en parfaite synchronisation avec celui des USA – et malheureusement avec la diplomatie européenne – put reprendre sa rengaine d’absence de partenaire avec lequel dialoguer, et en profita pour étrangler un peu plus, une population déjà épuisée;

 

puis, même la proposition de 2002 du prince saoudien Abdallalh, devenu roi ensuite, reprise en grandes pompes cinq ans plus tard, début 2007 à Riyad, d’une ‘normalisation’ des relations de tous les pays arabes avec ‘Israël’ à la condition du retrait de l’armée et des colons sur la ligne de ’67 et en gros, à l’application des Résolutions de l’ONU, n’y a rien fait;

 

résultat: non seulement un État Palestinien viable est au point mort, mais les futures frontières de celui-ci sont de plus en plus éparses et étriquées… attestant de son impossibilité. Les seules choses qui avancent, sans frein, sont toujours les mêmes: l’occupation et ses conséquences effroyables pour les familles palestiniennes; la colonisation endémique par vols quotidiens d’hectares de terres; la paupérisation croissante d’une population que l’occupant n’hésite même plus à affamer dans l’indifférence générale de nos exemplaires ‘démocraties fières de leurs ‘valeurs’; et le Mur de l’apartheid…» - ‘La Démocratie Mensonge’ – extrait – Ed. M.Pietteur – 2008

 

Ainsi, après avoir refusé des décennies durant, toutes les concessions palestiniennes, pensant que la force militaire s’imposerait, et contrairement aux apparences, la colonie ‘Israël’ finira par tout perdre. Faisant suite à ce qui précède et à l’assidue résistance du peuple palestinien, quelques années plus tard, en 2014 j’écrivais: «Au-delà des apparences, la Palestine balaiera l’entité sioniste»: https://www.mondialisation.ca/au-dela-des-apparences-la-palestine-balaiera-lentite-sioniste/5411822

 

Avec l’élection en 2016 du président Trump, la situation s’est encore détériorée pour les Palestiniens. J’écrivais pourtant qu’imaginer ces derniers comme les Indiens d’Amérique était une erreur, ceux-là ne se laisseraient jamais éradiquer ni enfermer dans des réserves comme ce le fut pour ceux-ci: https://www.mondialisation.ca/les-palestiniens-ne-sont-pas-les-indiens-des-etats-unis-damerique/5625919

 

En 2019, j’anticipais la déconvenue du régime sioniste en cas de nouvelle agression: https://www.mondialisation.ca/toute-tentation-de-guerre-pourrait-etre-la-derniere-pour-israel/5636677

 

Vu l’enchaînement et la tournure des événements, et malgré les cadeaux inouïs de l’administration Trump à la colonie ‘Israël’, je confirmais en 2020 que la reconquête de la Palestine était indubitablement entamée: https://www.mondialisation.ca/bientot-la-reconquete-de-la-palestine-occupee/5647047

 

Enfin, je concluais ces observations et le patient cheminement de la résistance palestinienne – malgré certaines trahisons inhérentes à ce genre de situation – annonçant l’effondrement probable de la ‘dernière colonie européenne’: https://www.mondialisation.ca/israel-derniere-colonie-europeenne-au-bord-de-leffondrement/5656762

 

Sans même parler des réactions au livre «La Démocratie Mensonge», à chaque article j’ai essuyé les quolibets des uns et le déni méprisant des autres sans oublier ceux qui n’avaient que leur joker favori «d’antisémitisme» aux lèvres, me rappelant au passage l’éternité annoncée d’’Israël’ en adéquation avec une vague promesse divine qui en aurait été faite à ceux-là se considérant comme ‘élus’, et consignée dans quelque grimoire poussiéreux.

 

Depuis, il y a eu les évènements inédits du 07 octobre 2023. Cela change-t-il la donne de manière fondamentale? Pour les populations de Gaza et dans l’immédiat, oui, assurément. Le prix payé est effroyable. Comme lors de toute lutte décoloniale. Mais, pour la marche entamée par la résistance contre l’occupation, non, que du contraire. Celle-ci a gagné une bataille essentielle, impensable il y a quelques mois, à peine: ce que l’on appelle ‘le narratif’ israélien soutenu depuis l’origine par une propagande qui se chiffre en millions de dollars, et avec l’appui massif de l’Europe y voyant une manière de racheter ses fautes passées, s’est complètement effondré, partout dans le monde. Cet État israélien présenté comme parangon de la démocratie au Moyen-Orient, a sidéré, choqué, dégoûté les citoyens du monde entier par ses pratiques génocidaires barbares et totalement contraires aux ‘valeurs’ défendues par l’Occident qui se retrouve ainsi pris à revers. Et c’est toute l’architecture de l’impérialisme occidental inique qui s’en voit secoué avec ses coutures qui craquent de partout. Et tant mieux! Un nouvel équilibre sortira de la résistance et remplacera celui imposé par la force hégémonique occidentale en tête de laquelle les États-Unis, eux aussi sérieusement chamboulés par l’intraitable et déterminée résistance iranienne.

 

Dresser et analyser le tableau d’une situation géopolitique après coup n’est pas aisé et les erreurs d’appréciation sont nombreuses. En brosser l’analyse de manière anticipée est un pari difficile auquel peu se risquent, car les chances de le perdre ou de le gagner sont en principe équivalentes et soumises à l’improbable.

 

Or, plutôt que d’écouter la doxa ambiante répétée en boucle par les larbins de service toujours très sûrs de leur redoutable puissance militaire, il faut lire les événements pour ce qu’ils sont et écouter les premiers concernés qui en général s’expriment clairement sur leur détermination ainsi que sur les moyens pour y parvenir - il est évidemment question des populations, pas de leurs gouvernements la plupart du temps aussi corrompus que les nôtres. Cela est vrai depuis toujours: que ce soit en Algérie, en Inde, au Vietnam, au Timor, en Afghanistan, en Irak, au Yémen, au Liban, en Iran,... et depuis plus de 75 ans en Palestine, la résistance explique régulièrement qu’elle finira par bouter les occupants hors de ses frontières, et cela par tous les moyens dont elle se dotera et quel que soit le prix et le temps nécessaires pour y parvenir.

 

Le ‘collapse’ d‘’Israël’ est entamé. Et si être ‘responsable’ signifie ‘anticiper’, les gouvernements devraient commencer à penser à l’après. Un ‘État’ peut disparaître et renaître sous une autre forme, pas une population ni encore moins une réalité géographique et culturelle. La Palestine historique est une réalité et ses habitants également. C’est dès à présent qu’il convient d’anticiper le changement qui se profile, passant d’un régime d’apartheid à l’émergence d’un nouvel État dont les principaux acteurs répètent à qui veut l’entendre que celui-ci sera le lieu de tous ses habitants, quels que soient leur origine, leur culture, leur religion ou non, et basé sur les critères d’une démocratie ouverte et moderne.

 

Sur ce bout de terre déclarée ‘trois fois sainte’, mais surtout ensanglantée par tant de luttes, l’avenir est définitivement palestinien, et non, israélien!

 

 

Daniel Vanhove -

28.08.26

31 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1059 !! Selon les experts, un «tsunami» d’émigration redessine l’avenir d’'Israël'

 

 

 

De plus en plus d’Israéliens quittent le pays à l’approche d’élections cruciales prévues dans les prochains mois, inversant une tendance qui avait soutenu 'Israël' pendant des décennies

 

 

Une étude publiée ce mois-ci par l’administration fiscale israélienne s’ajoute à une série de rapports suggérant qu’à mesure que le gouvernement israélien devient plus radical et plus ancré à droite, un nombre croissant d’Israéliens — généralement parmi les plus instruits et les plus aisés — fuient un pays que beaucoup disent ne plus reconnaître.

 

L’étude a révélé que l’émigration était non seulement plus élevée en 2023 et 2024 que les années précédentes, mais aussi que les émigrants appartenaient à des tranches d’imposition plus élevées.

 

De nombreux Israéliens qui se définissent comme libéraux estiment que le gouvernement du 1er ministre Netanyahu a rendu le pays moins laïque et affaibli l’indépendance de ses institutions, en particulier celle du pouvoir judiciaire.

 

Les efforts du gouvernement visant à affaiblir le contrôle judiciaire en 2023 ont poussé des dizaines de milliers d’Israéliens à descendre dans la rue pour protester contre ce qu’ils considéraient comme une tentative de transformer fondamentalement la nature de leur pays.

 

L’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023 et la réponse qui s’en est suivie ont accentué les inquiétudes de l’élite israélienne éduquée sur  la nature même du gouvernement. 'Israël' a de fait déclenché un génocide à Gaza, tuant plus de 73.500 Palestiniens, tout en menant des guerres sur plusieurs fronts dans la région. Si de nombreux Israéliens ne sont pas nécessairement opposés à ces guerres sur le principe, leur caractère sans fin apparente, ainsi que l’incapacité du gouvernement à obtenir les victoires qu’il avait promises, entretiennent chez beaucoup d’entre eux le sentiment d’être prisonniers d’un cycle de conflit permanent.

 

Une enquête menée en août par l’Université de Tel-Aviv a également conclu que l’ampleur de l’émigration augmentait, la majorité des personnes quittant le pays étant parmi les plus instruites et les plus prospères.

 

Près de 270.000 Israéliens ont quitté le pays au cours des trois dernières années, selon cette étude, qui s’appuie sur des données du Bureau central des statistiques. Plus de 86.500 Israéliens sont partis en 2023, suivis d’environ 91.500 en 2024, puis d’un nombre similaire en 2025.

 

'Israël' fait face à un «tsunami» d’émigration, a averti Gilad Kariv, membre de l’opposition et président de la commission parlementaire israélienne chargée de l’immigration, de l’intégration et des affaires de la diaspora. Selon lui, le gouvernement ne fait rien pour remédier à cette situation.

 

 

Stigmatisation

 

Les analystes et observateurs ont souvent souligné le sentiment de stigmatisation qui accompagne ceux qui quittent 'Israël'. Beaucoup d’Israéliens, en particulier ceux situés à droite de l’échiquier politique, considèrent instinctivement l’immigration vers 'Israël' comme une aspiration naturelle des juifs du monde entier.

 

Dans les années 1970, l’ancien 1er ministre Yitzhak Rabin avait qualifié les Israéliens quittant le pays de «ribambelle de mauviettes», une expression reprise par la suite dans différents courants de la politique israélienne. La terminologie utilisée pour parler de migration comporte en elle-même un jugement de valeur: aliyah, le terme hébreu désignant l’immigration juive vers 'Israël', signifie «ascension», tandis que les émigrants sont traditionnellement appelés yordim, «ceux qui descendent».

 

Le solde migratoire d’'Israël' s’est déjà trouvé dans le négatif, mais seulement sur de courtes périodes, souvent en réponse à des crises économiques de courte durée, explique le démographe et statisticien israélien Sergio DellaPergola. D’autres pays, comme l’Irlande et la Nouvelle-Zélande, ont également connu des périodes où l’émigration dépassait l’immigration. Mais, selon lui, un flux sortant aussi important et durable est particulièrement préoccupant pour 'Israël'.

 

«Cette fois-ci, le rôle joué par l’économie n’est pas clairement établi», a déclaré DellaPergola à Al Jazeera. «Il se peut que certains partent pour saisir des opportunités professionnelles individuelles, mais, dans une très large mesure, nous voyons des gens partir en raison d’un sentiment persistant d’incertitude concernant leur sécurité,  et de préoccupations quant à l’orientation politique du pays.»

 

DellaPergola estime que la place prise par des personnalités considérées comme «extrémistes» a approfondi la polarisation politique en 'Israël'. Il cite notamment l’exemple du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, qui a récemment appelé à l’assassinat de 30 à 40 Palestiniens à Gaza chaque nuit. Il soutient toutefois que ces figures sont avant tout des instruments de la stratégie politique de Netanyahu, plutôt que des forces indépendantes.

 

«Ne vous y trompez pas: ce sont tous des musiciens dans un orchestre dirigé par Netanyahu», a-t-il déclaré.

 

 

Une importance économique cruciale

 

Selon Michael Ben-Gad, professeur à City St George’s, University of London, il est essentiel de retenir les jeunes, les personnes instruites et les citoyens aux idées libérales pour maintenir la croissance dont dépendent des économies jeunes comme celle d’'Israël'.

 

Il rappelle les inquiétudes exprimées il y a des décennies par des économistes tels que Dan Ben-David, qui avait averti que l’avenir économique — et donc politique — d’'Israël' dépendrait de sa capacité à innover et à se développer.

 

Pourtant, alors que la demande de compétences dans les domaines de l’innovation et du développement atteint des niveaux sans précédent, les Israéliens les mieux qualifiés pour répondre à cette demande sont surreprésentés parmi ceux qui quittent le pays, selon une étude qualitative de Lilach Lev Ari, professeure spécialisée dans l’immigration et la démographie à l’Oranim College, dans le nord d’'Israël'.

 

«Le profil devient beaucoup plus spécifique, en particulier parmi ceux qui immigrent aux États-Unis», explique Lev Ari à propos de la récente vague d’émigrants. «De plus en plus, ce sont des jeunes familles très instruites et très performantes qui quittent le pays — en partie, selon beaucoup d’entre elles, à cause des réformes juridiques, de l’atmosphère sociopolitique et de la guerre.»

 

«Nous sommes en train de perdre des personnes compétentes, mais toutes ne partent pas», a-t-elle ajouté, tout en soulignant qu’il n’y avait pas lieu de paniquer. «Il s’agit cependant d’une vague croissante d’émigration qui dure depuis presque trois ans, et c’est un phénomène qui devrait nous alarmer.»

 

L’économiste politique Shir Hever partage l’idée que l’émigration massive depuis 'Israël' constitue une «évènement gigantesque», mais estime que de nombreux Israéliens abordent le problème sous un mauvais angle.

 

Selon lui, une grande partie du débat s’est concentrée sur le départ de professionnels très rémunérés et très visibles, comme les médecins, alors que l’on accorde trop peu d’attention aux infirmiers et aux autres personnels essentiels, dont la perte pourrait être tout aussi dommageable.

 

L’importance accordée au développement et à la technologie révélerait également, selon lui, quelque chose de plus fondamental sur la nature de l’État israélien.

 

«Les économistes israéliens aiment dire que la survie de l’État israélien dépend de sa capacité à conserver son avance dans la recherche et le développement. Mais pourquoi? Pourquoi cela serait-il vrai alors que ce n’est pas le cas pour d’autres États, comme la Roumanie?»

 

«Peut-être que cela n’est vrai que parce qu’'Israël' a besoin de cette avance, parce qu’il s’agit, en fin de compte, d’un projet de colonisation.»

 

 

Simon Speakman Cordall -

20.08.26

Source: Agence Medias Palestine

30 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1058 !! Quatre familles sur cinq vivant dans des abris à travers la bande de Gaza sont confrontées à une situation de famine critique ou catastrophique

 

 

 

 

«Les Nations unies ont déclaré jeudi que quatre familles sur cinq vivant dans des abris à travers la bande de Gaza sont confrontées à une situation de famine critique ou catastrophique, tandis que 94% des Palestiniens de ce territoire ont besoin d’une aide pour se loger, et de produits ménagers de première nécessité, alors que l’offensive militaire israélienne, le blocus et les restrictions imposées à l’aide humanitaire se poursuivent

 

 

Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré jeudi que 94% de la population de Gaza avait actuellement besoin d’un abri et de produits ménagers de première nécessité, alors que les Palestiniens continuent de subir les conséquences de la campagne militaire israélienne et du blocus imposé au territoire.

 

M. Dujarric a fait ces déclarations lors d’un point presse à New-York, alors qu’il faisait le point sur l’évolution de la situation en Palestine et dans l’ensemble de la région. Cette conférence s’est tenue pendant la semaine de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque année le 19 août.

 

S’appuyant sur des rapports du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), M. Dujarric a indiqué que des civils à Gaza continuaient d’être tués, blessés ou de subir d’autres préjudices à la suite des frappes aériennes, des tirs d’artillerie et des tirs d’armes à feu israéliens (…).

 

M. Dujarric a déclaré que de nombreux abris étaient déjà confrontés à des pénuries de carburant, d’électricité et de produits ménagers de première nécessité, des conditions qui ont gravement affecté la capacité des personnes à dormir, à préparer leurs repas, à se laver, à stocker de la nourriture et de l’eau, à disposer d’un éclairage adéquat et à faire face aux températures extrêmes.

 

M. Dujarric a également indiqué que les corps de 50 Palestiniens retrouvés sous les décombres avaient été inhumés jeudi. Parmi les victimes figuraient 19 enfants tués il y a plus de deux ans.»

 

 

Rédaction IMEMC -

22.08.28

Source: aurdip.org

29 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1057 !! 125 pays contraints d’arrêter Netanyahu avec le mandat d’arrêt de la CPI

 

 

 

Le 1er ministre israélien Benjamin Netanyahu est confronté à une restriction drastique des voyages internationaux: 125 pays, légalement liés par l'adhésion à la Cour pénale internationale (CPI), sont tenus de l'arrêter s'il entre sur leur territoire, selon un rapport.

Netanyahu "ne peut pas visiter 125 pays aujourd'hui", y compris les principaux États occidentaux qui sont parmi les plus proches alliés et partenaires commerciaux d''Israël', a rapporté lundi l'édition hébraïque du Times of Israel.

Les médias israéliens ont déclaré que parmi les grands pays concernés figurent la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Canada.

La restriction découle d'un mandat d'arrêt émis par la CPI en novembre 2024 contre Netanyahu pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis lors de la campagne génocidaire d''Israël' à Gaza, qui a fait plus de 73.500 morts (recensés à ce jour-ndlr.MCP) parmi les Palestiniens et blessé plus de 17.500 depuis sa création en octobre 2023.

Le tribunal de La Haye blâme Netanyahu pour le crime de guerre de famine comme méthode de guerre, ainsi que pour les crimes contre l’humanité de meurtre, de persécution et d’autres actes inhumains.

L’impact pratique est déjà devenu évident dans les voyages internationaux de Netanyahu, car ses avions ont opté pour des itinéraires alternatifs pour éviter l’espace aérien dans les États membres de la CPI.
 

Netanyahu a évité les événements dans les pays où l’ordre pourrait être exécuté, y compris le Forum économique mondial à Davos, en Suisse, étant donné que la Suisse est un État membre de la CPI, indique le rapport. Depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance du tribunal, Netanyahu n’a visité qu’un seul État membre de la CPI où cette ordonnance est appliquée: la Hongrie, en avril 2025.

Le rapport note que la restriction n’est pas simplement un inconvénient diplomatique, déclarant que «si Netanyahu ne peut pas visiter la plupart des pays du monde, y compris la plupart des puissances occidentales, il est impossible de considérer cela comme une 'position internationale supérieure' mais plutôt comme un isolement international».

Netanyahu peut techniquement voyager dans environ 70 pays qui ne sont pas membres de la CPI, mais la plupart n’entretiennent pas de relations diplomatiques avec 'Israël' ou ont des relations tendues avec le régime.

Pendant ce temps, Washington a intensifié sa campagne de pression sur la CPI depuis que le tribunal a rendu l'ordonnance du tribunal. Le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que l’administration du président américain Donald Trump travaillait à «démanteler» le tribunal.

Les États-Unis ont imposé des sanctions aux responsables de la CPI impliqués dans l’enquête israélienne et ont fait pression sur les États membres de la Cour pour qu’ils se retirent de l’institution.

 

Rédaction médias israéliens -

26.08.26

Source: almanar.com

28 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1056 !! Le régime génocidaire sioniste utilise les cerfs-volants comme prétexte pour justifier l’escalade des attaques contre Gaza

 

 

 

'Israël' a interdit aux groupes palestiniens de lancer des « cerfs-volants, drones et ballons » depuis l’enclave déchirée par la guerre

 

 

Un enfant de 4 ans figurait parmi les trois Palestiniens tués dimanche lors de frappes aériennes israéliennes dans le centre de Gaza, alors que le 1er ministre B. Netanyahu menaçait d’intensifier les attaques en réponse au lancement présumé de cerfs-volants en papier depuis cette enclave déchirée par la guerre.

 

Dimanche, Israël a tiré des missiles sur un entrepôt à al-Zawayda, le réduisant en ruines, puis mené des frappes près de la rue Salah al-Din, tuant Muhammad Abdel Salam Taha, âgé de 4 ans.

 

Les frappes de drones israéliens ont également visé le sud de Khan Younis et une tente abritant des personnes déplacées à l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa, à Deir el-Balah, faisant de nouvelles victimes.



Au milieu des décombres d’al-Zawayda, le témoin Abu Ahmed exprime son désespoir face à cette violence incessante. «Il n’y a pas de 'cessez-le-feu'; il n’y a rien. Nous voulons des solutions; nous voulons vivre en paix», dit-il.



Ces bombardements meurtriers interviennent alors que des experts des affaires palestiniennes et israéliennes avertissent que le gouvernement fabrique de toutes pièces une crise sécuritaire autour de jouets d’enfants afin de faire échouer les accords de 'cessez-le-feu', d’imposer des changements démographiques et d’assurer la survie politique de Netanyahu.



Après l’attaque, Netanyahu et son ministre de la Défense, I. Katz, ont publié une déclaration commune menaçant de riposter sévèrement au sujet de ces jouets. Ils ont également menacé de procéder à l’expulsion forcée des Palestiniens des zones «utilisées comme sites de lancement de cerfs-volants, de drones et de ballons».

 

«Il n’y aura pas de retour à la situation qui prévalait avant le 7 octobre 2023», indique le communiqué conjoint, ajoutant qu’'Israël' ne permettra pas au Hamas ni à aucun autre groupe de Gaza «de menacer à nouveau nos communautés et de compromettre le sentiment de sécurité de nos citoyens».

 

Ces attaques ont eu lieu alors même que l’armée israélienne a reconnu que les cerfs-volants récupérés ne contenaient aucun explosif et étaient simplement pilotés par des enfants. Alors que le communiqué conjoint fait mention de «cerfs-volants, drones et ballons», les inspections militaires ont confirmé n’avoir trouvé que 10 cerfs-volants en papier, tous totalement dépourvus d’explosifs et lancés par des enfants dans des camps de déplacés.

 

L’analyste politique palestinien Hussam Shaheen, interrogé par Al Jazeera, affirme que les allégations concernant des drones lancés depuis Gaza sont inventées de toutes pièces. «C’est une affirmation fausse et sans fondement; cela n’existe pas. Cela a été démenti, et il n’existe absolument aucune preuve permettant d’établir un quelconque lien avec des drones», a-t-il déclaré.

 

Adel Shadid, expert des affaires israéliennes, explique à Al Jazeera que cette menace est entièrement fabriquée de toutes pièces par les médias hébreux sous la houlette du pouvoir militaire. «C’est clairement une intention délibérée d’exploiter ces cerfs-volants en papier comme prétexte, et toute cette affaire pourrait bien être une invention», a déclaré M. Shadid.

 

 

Armes nucléaires contre cerfs-volants en papier

 

Les analystes soulignent l’absurdité des affirmations d’'Israël' concernant ces jouets.

 

L’analyste politique palestinien Hussam Shaheen indique à Al Jazeera que ces cerfs-volants ne constituent qu’un prétexte fallacieux pour se soustraire à des engagements politiques.

 

«Il est inconcevable qu’un État se prétendant une grande puissance dotée d’un arsenal nucléaire considère un cerf-volant en papier lancé par un enfant palestinien comme une menace pour sa sécurité», déclare M. Shaheen.

 

Il souligne également l’impossibilité logistique du récit israélien, en rappelant que ce sont des Palestiniens déplacés qui font voler ces cerfs-volants dans des camps encerclés par les forces d’invasion.

 

«Près de 70% de la bande de Gaza est toujours sous le contrôle de l’armée israélienne; comment peut-on donc parler de cerfs-volants en papier pénétrant tout cet espace et constituant une menace pour la sécurité?», ajoute M. Shaheen.

 

 

Survie électorale

 

Cette escalade soudaine coïncide avec le rejet par Israël d’une feuille de route en 15 points pour un 'cessez-le-feu', soutenue par les États-Unis et que le Hamas avait déjà acceptée, laissant les experts penser que ces violences sont directement liées aux prochaines élections d’octobre.

 

Shaheen souligne que la classe politique s’appuie sur la violence pour gagner des voix, notant que les Palestiniens sont historiquement utilisés comme un atout électoral. «Les sondages d’opinion indiquent que les chances de Netanyahu de former un gouvernement sont désormais nulles», déclare Shadid à Al Jazeera.

 

Les experts soulignent que le fait d’exagérer la menace que représentent les cerfs-volants en papier sert un objectif stratégique plus sinistre: redessiner les réalités démographiques sur le terrain.

 

«Netanyahu n’a pas besoin de faire des cerfs-volants en papier un problème majeur; son objectif premier est plutôt de pousser les Palestiniens vers le déplacement et d’échapper à tout engagement politique», explique Shaheen à Al Jazeera.

 

Suleiman Bisharat, chercheur en sciences politiques, explique que le gouvernement utilise délibérément ces prétextes fallacieux pour instiller un climat de peur au sein de la société israélienne, afin de rallier le soutien de l’opinion publique en faveur d’un recours disproportionné à la force.

 

«Il est vrai que l’on pourrait considérer ces prétextes comme superficiels et fragiles, mais en fin de compte… 'Israël' les intègre dans son équation sécuritaire», déclare Bisharat.

 

 

Rédaction Al Jazeera -

24.08.26

Source: Agence Medias Palestine

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