FREE PALESTINE

12 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1101 !! Il a fallu un génocide diffusé en direct pour percer le mur de l’apathie occidentale

 

 

Je n’ai jamais demandé à savoir à quoi ressemble un enfant démembré. 'Israël' m’a imposé cette connaissance.

 

Je n’ai jamais voulu savoir à quoi ressemble l’explosion de la tête d’un nourrisson sous l’effet d’explosifs militaires. Je ne le sais que parce qu’'Israël' m’a forcée à le savoir.

 

Si l’holocauste de Gaza a frappé les Occidentaux avec une telle force, c’est parce qu’il a percé le mur de notre narcissisme occidental de suprématie complètement crétin et de notre culture dominante insipide, nous réveillant brutalement face à quelque chose de réel et de terrifiant.

 

Tout à coup, l’idée que nos bombes tuent des gens au Moyen-Orient n’était plus une vague abstraction située à la périphérie de notre conscience. C’était une réalité qui nous frappait en plein ventre au milieu de la journée, alors que nous faisions tranquillement défiler nos téléphones, nous forçant à courir aux toilettes pour vomir notre déjeuner.

 

Cela nous a rendus personnellement concernés. Nous étions frappés à coups répétés dans l’estomac par l’État d’'Israël', avec le soutien de nos propres gouvernements occidentaux. Les violences infligées aux Palestiniens n’étaient pas quelque chose qui arrivait exclusivement aux Palestiniens ; dans une bien moindre mesure, c’était aussi quelque chose qui arrivait à tous ceux qui en étaient témoins.

 

Les Occidentaux ne sont pas habitués à de telles confrontations. Nous sommes habitués à nous agiter dans notre dystopie contrôlée mentalement, avec nos problèmes de pays riches, nos névroses et nos distractions, notre attention absorbée par les petits plaisirs, les écrans, nos préférences consuméristes et les petites intrigues qui se jouent dans nos cercles sociaux respectifs. Puis, tout à coup, nous nous retrouvons dans la salle de bains à vomir notre sushi parce que notre téléphone vient de nous montrer la chose la plus horriblement inimaginable que nous ayons jamais vue.

 

Et nous savions à tout moment que toute la nausée, l’horreur, la rage et le dégoût que nous ressentions en étant témoins de 'l’holocauste' de Gaza étaient le résultat des actions matérielles de personnes réelles. Les Israéliens provoquaient délibérément autant de dévastation que possible afin de faire avancer leur objectif de longue date consistant à transférer de force tous les Palestiniens hors de Gaza.

 

Nos dirigeants faisaient délibérément traîner les choses et multipliaient les atermoiements depuis leurs tribunes afin de donner à 'Israël' suffisamment de temps pour rendre Gaza inhabitable. Nous comprenions tous que le cauchemar éveillé dont nous étions témoins n’était pas une catastrophe naturelle qui se produisait passivement ; il était activement infligé par des personnes parfaitement conscientes de ce qu’elles faisaient.

 

C’est le genre de chose qui vous change en tant que personne. Qui change toute votre vision du monde. Qui change votre politique. Qui change vos convictions. L’Occidental moyen doit procéder à une profonde restructuration intérieure pour véritablement affronter 'l’holocauste' de Gaza et toutes ses implications.

 

C’est cela, je pense, qui explique principalement pourquoi le génocide des Palestiniens a suscité autant d’attention et de sympathie. C’est parce que le fait qu’il soit diffusé en direct l’a fait nous toucher d’une manière que les autres massacres militaires de masse ne provoquent généralement pas.

 

Les Occidentaux sont tellement saturés de propagande et endoctrinés qu’ils sont, dans une large mesure, indifférents à ce que nos bombes font aux corps humains de l’autre côté du monde. Ce n’est que lorsque nous avons nous-mêmes quelque chose à perdre, comme avec la conscription pendant la guerre du Vietnam, que nous commençons à nous en soucier d’une manière politiquement significative. Gaza nous a donné quelque chose à perdre en entrant dans nos vies par l’intermédiaire de nos appareils électroniques et en nous montrant des choses si bouleversantes qu’elles ont laissé une marque permanente dans nos vies.

 

Gaza nous a forcés à regarder, et nous a forcés à voir, malgré tous les efforts déployés par les propagandistes pour nous empêcher de remarquer de telles choses. C’est pourquoi cette affaire ne disparaît pas. Les gens sont de plus en plus en colère. L’empire a passé trois ans à s’agiter désespérément et sans succès pour nous faire refermer les yeux, et il échoue, encore et encore, et encore.

 

 

Caitlin Johnstone -

08.10.26

Source: arretsurinfo.ch

11 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1100 !! «Tout le monde se contrefout de 'votre' 7 octobre. Tout le monde s’en balance»

 

 

 

Pendant un temps, les gens s’en souciaient, mais 'Israël' a ensuite passé trois ans à montrer au monde entier la raison même pour laquelle le 7 octobre s’était produit. Après avoir été témoins de la cruauté et de la sauvagerie de l’État d’'Israël', les gens ont compris maintenant. Tout le monde comprend.

 

Après le lancement par le Hamas de l’opération 'Déluge d’Al-Aqsa' au matin du 7 octobre, il y a eu un élan d’amour et de sympathie pour 'Israël' à travers le monde entier. Tous les monuments majeurs, de la tour Eiffel à l’Opéra de Sydney en passant par l’Empire State Building, se sont illuminés en bleu et blanc en solidarité avec le peuple israélien.

 

Des hommes mûrs ont pleuré. Bono a définitivement massacré «Pride (In The Name of Love)» en changeant les paroles pour: «Au petit matin, le 7 octobre, alors que le soleil se lève dans le ciel du désert, étoiles de David, ils ont pris votre vie, mais ils n’ont pas pu prendre votre fiertréééée».

 

Quiconque ne suivait pas de très près la question israélo-palestinienne était du côté d’'Israël' ce jour-là.

 

Et puis les bombes ont commencé à tomber.

 

Et à tomber.

 

Et à tomber.

 

Et à tomber...

 

Et à mesure que les bombes tombaient, la cote de popularité d’'Israël' s’effondrait avec elles.

 

Il y a une limite au nombre d’enfants que l’on peut voir déchiquetés en morceaux par les explosifs militaires israéliens avant de commencer à suspecter que le projet sioniste souffre d’une tare terrible.

 

Il y a une limite au nombre de photos et de vidéos publiées par des soldats de l’IDF — posant en sous-vêtements de femmes palestiniennes mortes ou déplacées — que l’on peut voir avant de commencer à se demander si la culture de l’armée israélienne n’est pas profondément malade.

 

Il y a une limite au nombre de sondages israéliens publiés montrant un soutien massif à l’assaut contre Gaza que l’on peut voir avant de commencer à croire que c’est la société israélienne elle-même qui a un problème terrible.

 

Il y a une limite au nombre d’institutions humanitaires de premier plan qui peuvent conclure qu’'Israël' est coupable de génocide avant que l’on ne commence à reconnaître exactement ce que l’on a sous les yeux.

 

Il y a une limite au nombre d’hôpitaux bombardés, au nombre de kilomètres de quartiers complètement rasés, au nombre de récits macabres de prisonniers palestiniens brutalement violés et torturés par des soldats israéliens que l’on peut voir avant que toutes les excuses, justifications et manipulations médiatiques ne cessent de fonctionner. Et une fois que la hasbara ne prend plus, il ne reste plus que vous et la réalité nue de la situation, à vous regarder droit dans les yeux.

 

Les propagandistes et les professionnels du spin se sont pliés en quatre pour essayer de faire passer l’effondrement du soutien mondial à 'Israël' pour une épidémie d’«antisémitisme», mais cela ne marche plus non plus. Tout le monde sait que c’est un mensonge. Personne n’y croit. On a juste l’impression qu’ils insultent notre intelligence.

 

Le 'holocauste' de Gaza est la pire chose que j’aie jamais vue de toute ma vie. Jour après jour, mois après mois, année sanglante après année sanglante, regarder droit dans le canon de ce cauchemar éveillé m’a changé à jamais, et rien en moi n’oubliera jamais les horreurs dont j’ai été témoin. Et le monde est plein de gens qui ont vécu exactement la même expérience que moi.

 

Le soutien à 'Israël' ne reviendra jamais. Lorsque les lumières clignotent et que vous voyez que la pièce dans laquelle vous vous tenez est pleine de scorpions, vous n’allez pas oublier ce que vous avez vu quand la lumière s’éteindra à nouveau.

 

Tous les événements qui se sont produits après le 7 octobre ont montré au monde ce qu’était la vie des Palestiniens avant le 7 octobre. 'Israël' a jeté une pierre en l’air et a passé trois ans à pleurer après que la pierre lui est retombée sur la tête.

 

Les agents de la hasbara se débattent dans tous les sens pour tenter d’effacer tout ce qui s’est passé avant le 7 octobre et de justifier tout ce qui s’est passé depuis, mais leurs mots ne sont plus que des mots. Ils n’ont plus aucun pouvoir. Et maintenant, ce n’est plus qu’une question de temps avant que le monde ne se retourne contre 'Israël' pour réparer les torts du passé et rétablir les choses comme elles devraient l’être.

 

Du fleuve à la mer.

 

 

Caitlin Johnstone -

07.10.26

Source: arretsurinfo.ch

10 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1099 !! 7 octobre: traumatisme, tragédie et ... normalisation de la souffrance palestinienne

 

 

 

Le monde s'émerveille de la résilience palestinienne mais remet rarement en question des décennies d'oppression israélienne qui obligent la communauté à revivre sa douleur encore et encore

 

 

Trois ans, c’est suffisamment long pour qu’un enfant apprenne à parler, à marcher et commence à découvrir le monde.

 

À Gaza, trois ans ont été mesurés autrement: des enfants tués avant d’avoir grandi, des familles effacées des registres d’état civil et des quartiers réduits à des paysages de poussière.

 

Le 7 octobre, le monde marque trois ans depuis l’offensive menée par le Hamas contre 'Israël' et le début de la guerre génocidaire d’'Israël' contre Gaza.

 

Pour les Palestiniens, toutefois, cette date ne marque pas le début de leurs souffrances. Elle marque le moment où des décennies d’occupation, de siège et de dépossession ont éclaté en une campagne visant à rendre Gaza invivable — et où une grande partie du monde a choisi de regarder cela se produire.

 

Depuis trois ans, les Palestiniens de Gaza ont été soumis non seulement à des bombardements, mais à la destruction systématique des conditions nécessaires à la vie collective. Des maisons, des hôpitaux, des universités, des écoles, des boulangeries, des réseaux d’eau, des terres agricoles et des lieux de culte ont été réduits en ruines. Des familles entières ont péri ensemble.

 

Une population massivement déplacée a été à plusieurs reprises sommée de se rendre d’une zone soi‑disant sûre à une autre, pour que ces lieux soient eux aussi attaqués.

 

Selon des estimations prudentes, plus de 74.000 Palestiniens ont été signalés tués. Plus de 21.000 d’entre eux sont des enfants.

 

Le bilan réel sera plus élevé: des corps restent ensevelis sous des immeubles effondrés, tandis que les morts causées par la faim, les maladies et la destruction des services de santé sont plus difficiles à comptabiliser.

 

Environ 1,9 million de personnes ont été déplacées, souvent à plusieurs reprises. Plus de 371.000 logements ont été endommagés ou détruits, presque toutes les écoles ont été touchées et plus de la moitié des hôpitaux de Gaza ne fonctionnent plus.

 

Une évaluation conjointe de l’ONU, de l’UE et de la Banque mondiale indique que le développement humain à Gaza a reculé de 77 ans.

 

 

La violence ne s’est pas limitée à Gaza

 

Depuis octobre 2023, 'Israël' a fortement intensifié ses attaques à travers la Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem‑Est occupée. Plus de 1.100 Palestiniens, dont plus de 240 enfants, ont été tués par les forces israéliennes et des colons illégaux.

 

Les raids militaires, démolitions de maisons, attaques de colons illégaux, extension illégale des implantations et confiscations de terres se sont tous accélérés, forçant des milliers de Palestiniens à quitter leurs foyers et leurs communautés.

 

Tandis que l’attention du monde restait fixée sur Gaza, 'Israël' a profité du moment pour resserrer son contrôle sur la Cisjordanie occupée et faire avancer son annexion illégale.

 

Gaza et la Cisjordanie occupée subissent des formes différentes de violence israélienne, mais l’objectif est le même: effacer les Palestiniens de leurs terres.

 

 

Des noms derrière les chiffres

 

Des chiffres de cette ampleur peuvent rendre l’horreur abstraite. Mais chaque statistique était une personne avec un nom, des habitudes, des disputes, des ambitions et des proches qui l’aimaient.

 

Les morts ne doivent pas être réduits à la preuve d’une catastrophe que le monde avait déjà comprise et qu’il a à plusieurs reprises choisi de ne pas arrêter.

 

L’annonce d’un accord de 'cessez‑le‑feu' en octobre 2025 n’a pas apporté la sécurité non plus. Plus de 1.400 Palestiniens ont été tués depuis. Les forces d’occupation israéliennes contrôlent encore environ les deux tiers de Gaza, tandis que les Palestiniens sont confinés dans une fraction surpeuplée de leurs propres terres.

 

La reconstruction a à peine commencé. Les restrictions continuent d’entraver l’arrivée de matériaux de construction, de fournitures médicales, d’eau potable et des engins nécessaires pour dégager les montagnes de gravats.

 

Un accord de 'cessez‑le‑feu' au cours duquel des Palestiniens continuent d’être tués, déplacés et privés de la possibilité de reconstruire n’est pas la paix. C’est une violence gérée à un rythme que la communauté internationale trouve plus facile à ignorer.

 

Au cours de ces trois années, les Palestiniens ont été à plusieurs reprises loués pour leur «résilience». C’est généralement voulu comme un signe d’admiration. Mais le mot est devenu de plus en plus gênant. Trop souvent, célébrer la résilience palestinienne permet au monde de s’émerveiller de ce qu’un peuple peut endurer sans se demander pourquoi il est encore forcé de l’endurer.

 

Le langage de la résilience peut aussi dépolitiser ce qui se passe. Il rejoue un peuple confronté à l’occupation militaire, à l’apartheid et au génocide comme simple destinataire de sympathie humanitaire.

 

Il transforme des droits en besoins, une responsabilité politique en tragédie, et des crimes dont on peut identifier les auteurs et les complices en une malheureuse catastrophe sans auteur.

 

L’attention se détourne de la machinerie qui produit la souffrance palestinienne pour se concentrer sur l’ingéniosité avec laquelle les Palestiniens y survivent. Cette façon de présenter les choses est commode pour des gouvernements qui publient des déclarations de préoccupation tout en continuant d’armer, de commercer et de protéger diplomatiquement 'Israël'.

 

Les images de Palestiniens cuisinant à côté de maisons en ruines ou donnant des cours dans des tentes sont proposées comme une preuve réconfortante que la vie continue. Pourtant, la célébration de leur débrouillardise peut occulter le fait central: ces maisons n’auraient jamais dû être détruites, et ces enfants devraient apprendre à l’école, pas sous des bâches en plastique entourés de gravats.

 

La résilience, c’est une mère qui emballe ce qui reste de sa vie et fuit pour la septième fois. C’est un père qui cherche dans les décombres une photographie, un extrait d’acte de naissance ou le corps de son enfant. C’est des médecins opérant sans anesthésie, des enseignants rassemblant des enfants dans des tentes, et des familles préparant des repas à partir de presque rien.

 

Ces actes sont extraordinaires, mais les Palestiniens n’auraient jamais dû avoir besoin d’une force aussi extraordinaire simplement pour rester en vie.

 

 

Au‑delà du 7 octobre

 

La fermeté palestinienne — sumud — n’est pas une qualité pittoresque que des étrangers peuvent louer. C’est un refus politique de disparaître.

 

Les Palestiniens reconstruisent parce qu’'Israël' détruit. Ils enseignent parce qu’'Israël' a endommagé ou détruit presque toutes les écoles. Ils cultivent parce que des terres sont saisies. Ils racontent les noms et les histoires des morts parce que l’effacement fait partie du crime.

 

Mais la résilience ne doit jamais servir de substitut à la justice. La survie n’absout pas ceux qui ont armé 'Israël', qui l’ont protégé diplomatiquement ou qui ont continué à commercer avec lui pendant que Gaza était affamé et détruit. Les expressions de sympathie ne peuvent pas non plus effacer trois ans de choix politiques délibérés.

 

En septembre 2025, une Commission d’enquête de l’ONU a conclu qu’'Israël' avait commis un génocide à Gaza. La communauté internationale ne peut plus prétendre que la nature du crime est incertaine. Pourtant, la responsabilité est toujours absente, et l’impunité a permis à la destruction de continuer, même sous la rhétorique d’un 'cessez‑le‑feu'.

 

La réponse appropriée n’est pas un nouveau discours honorant le courage palestinien. C’est un embargo sur les armes, des sanctions et des poursuites contre les responsables. C’est un accès humanitaire sans restriction et une reconstruction conduite par les Palestiniens. C’est mettre fin à l’occupation et à l’apartheid, protéger le droit des réfugiés palestiniens de revenir, et permettre aux Palestiniens de déterminer leur propre avenir plutôt que de leur imposer un nouvel arrangement politique.

 

Trois ans plus tard, les Palestiniens sont toujours vivants, toujours en train de parler et refusent toujours d’abandonner leur revendication sur leur terre et leur humanité. Cette endurance est puissante. Mais elle ne doit pas rassurer le monde.

 

La survie palestinienne n’est pas la conclusion de cette histoire. C’est une accusation contre tous ceux qui ont rendu cette résilience nécessaire.

 

 

Rédaction TRT Afrika -

07.10.26

Source: trtafrika.com

9 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J1098 !! Nouvelles révélations de livraisons d’armes de la France à 'Israël'

 

 

 

Alors que le mouvement de solidarité avec la Palestine, et notamment Stop Arming Israel et BDS France, Urgence Palestine (UP) et l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), appellent à un mois d’actions contre l’armement d’'Israël', un nouveau rapport publié par Urgence Palestine et le Palestinian Youth Movement dévoile la continuité des livraisons de composants et équipements militaires depuis la France vers 'Israël'.

 

 

35 nouvelles livraisons depuis avril

 

Alors que plus de 200 personnes étaient présentes au meeting de lancement du mois contre l’armement, ces révélations sont pour les organisateurs une preuve supplémentaire de la complicité de l’industrie d’armement française dans le génocide en cours en Palestine, quand un précédent rapport listait déjà pas moins de 525 livraisons réalisées entre octobre 2023 et mars 2026 par plusieurs équipementiers français en direction d’'Israël'.

 

La nouvelle enquête dévoile 35 nouvelles livraisons de pièces et composants expédiés depuis 6 régions françaises vers des sites d’Elbit Systems en 'Israël'. Parmi les fournisseurs sont identifiés 4 nouveaux: Carly RCS, Lameco, Sabena Technics, Socitec.

 

Les auteurs du rapport dénoncent une hypocrisie et des mensonges, à la fois de la part du gouvernement, qui prétend que la France ne livre pas d’armes à 'Israël', sauf à usage défensif ou destinées à l’exportation, mais ne garantit aucun contrôle, et de la part des fournisseurs qui acceptent de vendre à Elbit, principal fabricant d’armes israélien, tout en admettant ne pas connaître précisément l’usage final de leurs livraisons.

 

«Ces entreprises ne peuvent pas prétendre ignorer où finissent leurs pièces», commente Thomas Nayla, juriste et membre d’Urgence Palestine. «Elles les livrent à un fabricant d’armes en plein génocide, sans exiger aucune garantie sur leur usage final. Les droits du peuple palestinien à la libération et à la justice ne peuvent plus être sacrifiées par l’Etat français au profit de l’enrichissement par le commerce d’armes.»

 

Plus de 50 syndicats, associations, collectifs et groupes politiques se sont joints à l’appel à ce mois d’actions contre l’armement, se sont félicités les initiateurs lors de ce meeting de lancement, auquel étaient présents plusieurs syndicats dont la CGT. 

 

Les actions à venir prendront la forme de rassemblements, de tractages, de manifestations et de conférences tout au long du mois d’octobre, dans l’optique de tisser des liens avec les salariés et leurs syndicats, de mettre la pression sur les responsables de ces entreprises ou de dénoncer la complicité active de la France avec le génocide en Palestine.

 

Plusieurs manifestations auront lieu, et notamment le 10 octobre prochain en écho à un appel international à la mobilisation. À Paris, 14h place de la République, mais aussi à Nantes, Montpellier, ou encore Grenoble, des marches commémoreront les 3 années écoulées du génocide perpétré par 'Israël' à Gaza, dénonceront la complicité française et exigeront un embargo sur les armes et des sanctions contre 'Israël'.

 

Les syndicats des dockers ont appelé à une journée de mobilisation internationale des ouvriers dockers et travailleurs portuaires le 30 octobre, avec notamment la situation à Gaza au cœur de leurs revendications et le refus du chargement d’armes à destination d’'Israël'.

 

 

Rédaction Agence Medias Palestine -

05.10.26

Source: Agence Medias Palestine

8 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1097 !! L’occupation restreint la liberté de culte à Jérusalem et à Hébron en septembre dernier

 

 

 

 

Chiffres, données et faits...

 

 

Les forces d’occupation et les colons ont effectué 26 incursions dans la mosquée Al-Aqsa au cours du mois de septembre dernier. Les autorités d’occupation ont également interdit l’appel à la prière dans la mosquée Ibrahimi à 150 reprises et l’ont totalement fermée aux musulmans pendant six jours sous prétexte des fêtes juives, soit l’équivalent de 20% des jours du mois, selon une documentation publiée par le ministère des Waqfs et des Affaires religieuses.

 

L’extension des rites juifs publics à l’intérieur de la mosquée Al-Aqsa, l’éloignement de Palestiniens de ses esplanades, ainsi que la fermeture de la mosquée Ibrahimi et l’interdiction de l’appel à la prière sont autant de pratiques simultanées qui placent le bilan des atteintes aux lieux saints en septembre dernier dans un contexte dépassant la simple répétition des incursions, pour s’inscrire dans une restriction de la liberté de culte et des tentatives de modifier la situation existante des deux mosquées.

 

 

Des incursions en hausse et des restrictions visant les fidèles

 

À la mosquée Al-Aqsa, le nombre d’incursions ne suffit pas à mesurer l’ampleur des violations qui les ont accompagnées. Le ministère a constaté une intensification des prières publiques et des prosternations collectives connues sous le nom de «prosternation épique», ainsi que des incursions des forces d’occupation dans les environs de la salle de prière Al-Qibli et du Dôme du Rocher pendant les prêches du vendredi, accompagnées de restrictions visant les fidèles.

 

Le chiffre de 26 correspond au nombre d’incursions documentées par le ministère et non au nombre de colons qui y ont participé. Pour illustrer l’ampleur de la présence des colons sur une période plus longue, le gouvernorat de Jérusalem a recensé l’incursion de 27.830 colons dans la mosquée au cours du troisième trimestre de l’année, de juillet à fin septembre, parallèlement à l’extension des rites collectifs et à l’introduction d’objets de prière et de plantes rituelles, avec la participation de responsables sionistes et de dirigeants des groupes du «Temple».

 

Parallèlement, le gouvernorat a documenté l’émission de 73 décisions d’éloignement au cours des trois mêmes mois, dont 63 visant la mosquée Al-Aqsa. Cinquante de ces décisions ont été prises au seul mois de septembre. Les mesures ont visé des gardiens, des employés, des prédicateurs, des journalistes et des militants, illustrant l’extension des restrictions imposées à la présence palestinienne parallèlement à la période des fêtes juives.

 

Dans ce contexte, le ministère des Waqfs a mis en garde contre les revendications des groupes du «Temple» visant à ouvrir Al-Aqsa aux colons les samedis, estimant qu’elles cherchent à imposer une division temporelle et spatiale de la mosquée. Selon le ministère, le danger de ces revendications réside dans l’élargissement des horaires d’incursion et l’instauration de pratiques portant atteinte au statu quo de la mosquée, parallèlement aux restrictions imposées à l’accès des musulmans.

 

Les rites se sont également étendus au cimetière de Bab Al-Rahma, adjacent au mur oriental d’Al-Aqsa. Le ministère y a documenté des prières collectives et des soufflements dans le shofar au-dessus des tombes musulmanes, élargissant ainsi les atteintes aux environs de la mosquée et à ses sites relevant des waqfs.

 

 

La mosquée Ibrahimi… des restrictions qui s’accumulent

 

À Hébron, le bilan des interdictions de l’appel à la prière et des fermetures s’ajoute à une situation imposée par l’occupation depuis le massacre de la mosquée Ibrahimi en 1994. La fermeture de la mosquée pendant six jours en septembre s’inscrit ainsi dans un système de contrôle des horaires de culte et des espaces accessibles aux fidèles, et non dans une mesure isolée de son contexte historique.

 

Le ministère des Waqfs a indiqué que l’occupation continue également de fermer sa porte orientale et de couvrir ses fenêtres avec des barrières depuis le début de l’année 2025, parallèlement aux incursions répétées de ministres sionistes.

 

Les difficultés d’accès à la mosquée commencent avant même ses portes. En février 2025, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) avait déjà documenté des fermetures répétées et prolongées des points de contrôle menant à la mosquée, à la rue des Martyrs et à Tel Rumeida, affectant les déplacements de milliers de Palestiniens à Hébron.

 

 

Des atteintes qui dépassent les deux mosquées

 

Le bilan du ministère fait également état d’attaques contre d’autres mosquées en Cisjordanie, notamment l’incendie par des colons de la mosquée Imad al-Din Zanki à Nablus, accompagné d’inscriptions racistes sur ses murs, ainsi que l’incursion dans la nouvelle mosquée de Madama et le lancement de grenades lacrymogènes ayant provoqué des cas d’asphyxie. Une salle de prière d’Al-Douaïssat, dans la région d’Al-Jiftlik, dans le gouvernorat de Jéricho, a également été démolie.

 

Les faits rapportés dans le document révèlent plusieurs niveaux d’atteintes à la liberté de culte: de l’interdiction d’accès et de l’interruption de l’appel à la prière à l’intensification des incursions et des rites des colons, jusqu’aux attaques visant directement les bâtiments des mosquées. Entre Jérusalem, Hébron et les autres localités de Cisjordanie, ces mesures s’accumulent et restreignent la capacité des Palestiniens à accéder à leurs lieux saints et à y accomplir leurs rites.

 

 

Rédaction Centre Palestinien d'Informations -

06.10.26

Source: palinfo.com

7 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1096 !! En Cisjordanie, 1.750.000 dollars d’oliviers détruits en une seule semaine

 

 

 

L'agriculture palestinienne directement ciblée

 

 

Avec le début de la saison de la cueillette des olives, les agriculteurs palestiniens de Cisjordanie font face à des pertes qui frappent aussi bien les arbres, dont ils attendent les fruits que les terres auxquelles l’accès leur est interdit.

 

En l’espace d’une seule semaine, le ministère palestinien de l’Agriculture a documenté des attaques sionistes ayant causé au secteur agricole des pertes directes dépassant 1,75 million de dollars, le ciblage des oliviers représentant la majeure partie de ce montant.

 

Le ministère a précisé, dans un communiqué couvrant la période du 25 septembre au 1er octobre 2026, que ses équipes ont enregistré des pertes s’élevant à 1.751.224 dollars, réparties sur sept gouvernorats, dans un contexte d’escalade des agressions contre les terres et les ressources de production agricole.

 

Les dommages comprennent le déracinement, l’incendie et l'arrachage d’arbres, le vol de récoltes, la destruction d’installations agricoles et de ressources en eau, le nivellement de terres, l’interdiction d’accès aux agriculteurs, ainsi que le percement de routes coloniales, l’établissement et l’extension d’avant-postes de colonisation.

 

Les oliviers ont été les plus touchés: le ministère a documenté des dommages subis par 1.582 arbres (déracinés, coupés, ou brûlés), représentant des pertes directes d’environ 1.545.310 dollars, soit près de 88% du total des pertes agricoles enregistrées au cours de la semaine.

 

Ce pourcentage met en évidence le poids des attaques contre les oliviers dans le bilan des dégâts, alors même que les familles d’agriculteurs aspirent à récolter leur production. Le ciblage frappe simultanément les fruits et les arbres, menaçant la capacité des agriculteurs à exploiter leurs terres durant cette saison et au-delà.

 

Le ministère a également enregistré des dégâts affectant les vignes, les amandiers, le cheptel, les infrastructures agricoles, les sources d’eau, les équipements, les infrastructures de base et les cultures en plein champ.

 

Le gouvernorat de Jenin arrive en tête des pertes agricoles avec un montant de 1.050.250 dollars, soit environ 60% du total documenté dans les sept gouvernorats.

 

La diversité des dégâts montre que les attaques s’étendent aux différentes mailles de la chaîne de production: des arbres et récoltes jusqu’à l’eau, aux équipements, aux installations et à l’accès même à la terre. L’agriculteur se retrouve ainsi confronté à la perte de ses biens et de sa récolte, couplée à des obstacles qui entravent sa capacité à poursuivre son travail.

 

Le ministère de l’Agriculture a averti que ces attaques constituent un ciblage continu des piliers de la production, de la sécurité alimentaire et de la résilience des agriculteurs palestiniens.

 

 

Attaques sur le terrain et expansion coloniale

 

Selon le ministère, les données de la semaine révèlent que les agressions sionistes revêtent un caractère complexe combinant le ciblage direct sur le terrain, les mesures officielles et l’expansion coloniale.

 

Brièvement, ce chevauchement inscrit les dommages agricoles dans un contexte plus vaste que la simple détérioration d’une récolte ou la destruction d’une infrastructure: les attaques coïncident avec le nivellement des terres, le percement de routes, ainsi que la création et l’extension d’avant-postes coloniaux, en plus d’empêcher les propriétaires terriens d’accéder à leurs parcelles.

 

Ce bilan intervient alors que les attaques de colons extrémistes sionistes contre les agriculteurs s’intensifient durant la saison de la cueillette des olives, allant de l’agression des cueilleurs au vol des fruits, en passant par la coupe et l’incendie des arbres ou l’entrave à l’accès aux champs.

 

Le ministère a appelé la communauté internationale, les institutions de l’ONU et les organisations de défense des droits humains à assurer la protection des agriculteurs, de leurs terres et de leurs moyens de production, et à œuvrer pour stopper les agressions et l’expansion coloniale.

 

Malgré la gravité des pertes financières, le déracinement d’un olivier engendre un préjudice qui dépasse ces calculs: une saison perdue, une production compromise pour des années et un agriculteur dont les moyens de subsister sur sa terre se réduisent — une équation qui ne vise en fin de compte, que le déplacement et l’annexion.

 

 

Rédaction Centre Palestinien d’Information -

02.10.26

Source: palinfo.com

6 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1095 !! Gaza connaît «la pire crise économique jamais enregistrée dans le monde»

 

 

L’agence onusienne (UNCTAD) décrit un territoire dont l’appareil productif a été presque entièrement détruit et où la quasi-totalité de la population vit dans la pauvreté

 

 

L'UNCTAD a déclaré jeudi 24 septembre que Gaza connaissait “la crise économique la plus sévère jamais enregistrée dans le monde”. L’agence onusienne indique que 92% des établissements économiques de Gaza ont été endommagés ou détruits, que plus de 90% de la population en âge de travailler est sans emploi, et que le PIB par habitant est tombé à l’équivalent de 0,58 dollar par jour.

 

 

La crise économique la plus sévère «jamais enregistrée dans le monde»

 

«L’effondrement de l’économie de Gaza est la crise économique la plus sévère jamais enregistrée dans le monde», a déclaré Pedro Manuel Moreno, secrétaire général par intérim de l’UNCTAD, lors d’une présentation consacrée à la situation économique palestinienne. Les dernières évaluations de l’agence montrent l’ampleur de l’effondrement.

 

En 2024, le produit intérieur brut de Gaza avait déjà chuté de 83% en une seule année. Entre 2023 et 2024, la contraction cumulée atteignait 87%, ramenant le PIB du territoire à seulement 362 millions de dollars. Le PIB annuel par habitant était parallèlement tombé à 161 dollars, soit environ 44 centimes de dollar par jour sur la base des données de 2024.

 

Selon l’UNCTAD, il ne représentait plus que 4,6% du niveau enregistré en Cisjordanie. L’agence estime que deux années d'agressions militaires et de restrictions ont détruit plusieurs décennies de développement économique. La totalité de la population de Gaza a basculé dans ce que l’ONU qualifie de pauvreté multidimensionnelle.

 

 

Neuf entreprises sur dix détruites

 

Les données présentées par l’UNCTAD montrent également que près de neuf établissements économiques sur dix ont été détruits ou endommagés depuis le début du génocide. Les infrastructures, entreprises, terres agricoles et services essentiels ont été massivement touchés. L’UNCTAD souligne également les effets à plus long terme des destructions d’écoles, d’universités et du système sanitaire sur le capital humain et les capacités futures de reconstruction.

 

La situation économique de la Cisjordanie s’est elle aussi fortement détériorée, sous l’effet notamment des restrictions de circulation, de la violence des colons et de la perte d’activités économiques. Mais, selon l’agence onusienne, le cas de Gaza se situe dans une catégorie sans équivalent parmi les grandes crises économiques documentées depuis 1960.La reconstruction nécessitera plusieurs dizaines de milliards de dollars et des années de travaux.

 

 

Deux soldats israéliens tués par leur propre drone

 

Sur le terrain, l’armée israélienne a parallèlement annoncé vendredi la mort de deux réservistes dans un accident impliquant un drone militaire israélien. Les deux soldats opéraient jeudi un petit drone FPV chargé d’explosifs depuis le nord de Gaza. L’appareil s’est écrasé au décollage pour une raison encore inconnue.

 

Les deux soldats se sont approchés du drone quelques minutes plus tard et l’ont ramassé. L’appareil a alors explosé, les blessant mortellement. Ils ont été transportés vers l’hôpital Barzilai, où leur décès a été prononcé.

 

 

Rédaction Mizane -

25.09.26

Source: mizane.info

5 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1094 !! Ce n’est pas seulement Al-Aqsa qui est prise d’assaut…

 

 

 

... les attaques de l’occupation touchent aussi les habitants de Jérusalem et paralysent complètement leur quotidien

 

 

Des cours de la mosquée Al-Aqsa aux marchés de la vieille ville et aux rues de Silwan, les restrictions et les attaques israéliennes se multiplient pendant la fête juive de Soukkot, touchant la liberté de culte, les déplacements et les moyens de subsistance des habitants de Jérusalem.

 

Parallèlement aux incursions de colons et à leurs rites à l’intérieur de la mosquée, la ville connaît des fermetures de routes et de commerces. Le gouvernorat de Jérusalem met en garde contre l’exploitation des fêtes pour imposer de nouvelles réalités au détriment des habitants et de leurs droits.

 

Dans un communiqué publié mardi, le gouvernorat a averti que les attaques de colons contre les habitants de la vieille ville pendant les célébrations de Soukkot constituaient une escalade grave et systématique. Il souligne qu’il ne s’agit plus d’incidents isolés ou ponctuels, mais de faits qui se répètent de manière notable à chaque fête ou occasion religieuse juive.

 

Le gouvernorat précise que ces attaques visent notamment les personnes âgées, les femmes et les commerçants, ainsi que les journalistes et photographes, qui subissent des intimidations et des agressions lorsqu’ils documentent les événements. Les habitants et les professionnels couvrant l’actualité de la ville sont ainsi soumis à une pression constante.

 

Le gouvernorat établit un lien entre ces attaques directes et la transformation des rues et quartiers de Jérusalem, notamment la vieille ville et ses entrées, en espaces de démonstration de force et d’imposition des rites des colons. Selon lui, cela porte atteinte au droit des habitants de Jérusalem à la sécurité, à la libre circulation et à une vie quotidienne normale.

 

 

De l’incursion à Al-Aqsa à la paralysie des marchés

 

Cette mise en garde intervient alors que la mosquée Al-Aqsa connaît de nombreuses incursions pendant les jours de la fête. 1.731 colons ont pénétré lundi dans ses cours sous la protection des forces israéliennes, où ils ont accompli des rites et des prières, tandis que des mesures de sécurité renforcées étaient imposées autour de la mosquée et de la vieille ville.

 

La veille, dimanche, 1.500 colons avaient pénétré dans la mosquée, selon le bilan du gouvernorat de Jérusalem, accomplissant des rites près de la porte Al-Qattanin et introduisant dans les cours ce qui est appelé les «offrandes végétales».

 

Ces pratiques se sont également étendues aux abords de la mosquée. Plusieurs commerçants du marché Al-Qattanin ont été contraints de fermer leurs magasins, tandis que des colons accomplissaient des rites à l’intérieur du marché et priaient à l’extérieur de la porte Hatta.

 

Ces faits montrent que les conséquences des incursions dépassent les murs d’Al-Aqsa: les rites accomplis dans la mosquée et à ses portes s’accompagnent de perturbations de l’activité commerciale et de restrictions d’accès, faisant des marchés et des routes environnantes une partie intégrante de la même situation.

 

 

Des fermetures qui perturbent tous les aspects de la vie

 

À Silwan, le gouvernorat de Jérusalem a indiqué lundi que les forces israéliennes avaient fermé le carrefour de Wadi al-Rababa alors que les élèves se rendaient à leurs écoles, provoquant d’importants embouteillages. Elles ont également fermé la rue Bab al-Asbat en direction du cimetière Bab al-Rahma et de Bab al-Maghariba afin de sécuriser les déplacements des colons participant aux rites.

 

Le gouvernorat considère ces mesures comme une restriction systématique de la circulation des habitants de Jérusalem. Il affirme que la protection des colons lors de leurs incursions à Al-Aqsa s’accompagne de fermetures et de restrictions dans la vieille ville, à Silwan et autour de la mosquée, faisant peser sur les habitants les conséquences de la perturbation des déplacements et des activités.

 

Dans son communiqué consacré aux attaques contre les habitants, le gouvernorat a averti que la combinaison des agressions répétées et des restrictions imposées pendant les fêtes juives créait une situation dangereuse susceptible d’alimenter davantage les tensions dans la ville.

 

Ces avertissements rejoignent son appel à mettre fin à l’exploitation des fêtes religieuses pour modifier la situation à Al-Aqsa et à Jérusalem, à faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il cesse les mesures visant la liberté de culte et le statu quo dans la mosquée, et à documenter les incursions, les attaques et les fermetures en tant que pratiques liées entre elles.

 

Ainsi, l’escalade ne se résume pas au nombre de personnes entrant dans Al-Aqsa, mais à ses répercussions sur la vie quotidienne de la ville: des commerçants contraints de fermer leurs magasins, une route bloquée pour les habitants, des fidèles dont les déplacements sont restreints ou encore un journaliste agressé alors qu’il documente les événements.

 

Ces situations placent le droit des habitants de Jérusalem à vivre, travailler et pratiquer leur culte en sécurité au cœur de leur confrontation quotidienne avec les politiques visant à imposer de nouvelles réalités sur le terrain.

 

 

Rédaction Centre Palestinien d'Informations -

29.09.26

Source: palinfo.com

4 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1093 !! Octobre, un mois d’action pour «bloquer la machine de guerre israélienne»

 

 

 

«3 ans de génocide du peuple palestinien, 3 ans de complicités des entreprises d’armement, de transport et de l’État français», résume le communiqué unitaire de l’AFPS, BDS-France, Stop Arming Israel France et Urgence Palestine.

 

Les quatre organisations appellent, en octobre, à un mois d’actions à travers toute la France pour dénoncer et bloquer l’armement israélien et la complicité française dans celui-ci.

 

Saluant les mobilisations qui ont eu lieu aux cours des trois années écoulées, telles que les blocages des dockers et des syndicats aériens, mais aussi toutes les prises de positions, grèves et rassemblement organisés, les quatre organisations appellent à amplifier et multiplier ces mobilisations.

 

«Le génocide se fabrique près de chez nous», souligne le communiqué. «C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des membres de nos organisations, les associations, les collectifs, les syndicats et les partis politiques soutenant le peuple palestinien, et toute personne de conscience, à participer en octobre 2026 à un mois d’actions contre l’armement d’'Israël' à travers la France.» 

 

Organisées conjointement ou non, ces actions pourront prendre de multiples formes. Les initiateurs de l’appel insistent sur l’importance de tisser des liens localement, avec salarié·es et syndicats, de mettre la pression sur les responsables des entreprises complices ou de dénoncer la complicité active de la France avec le génocide en Palestine. D’autres actions pourront avoir lieu sur la même période dans toute l’Europe.

 

 

[Le Mouvement Citoyen Palestine (MCP) profite de l'occasion pour rappeler à ses lecteurs l'importance du BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) initié et demandé instamment par les Palestiniens. Si nous ne sommes pas capables de modifier nos gestes au quotidien en soutien à la Palestine, tous nos discours ne sont que du vent. Bien souvent, nous continuons nos habitudes quotidiennes sans les remettre en question, par confort. Nous vous rappelons que ce sont ces petits gestes qui alimentent la machine de guerre sioniste. Par exemple, l'enseigne Carrefour ne devrait jamais faire partie de nos magasins dans la mesure où ses dirigeants déclarent ouvertement soutenir l'armée israélienne en lui fournissant des colis alimentaires gratuitement. Tout comme l'enseigne de fast-food MacDo encore trop souvent fréquentée. Nous avons la chance dans nos pays, d'avoir quantité d'autres enseignes auprès desquelles nous approvisionner, tout en veillant à ne pas se fournir en produits israéliens le plus souvent issus des colonies illégales implantées en territoire palestinien].

 

 

«Ensemble, nous avons le pouvoir de faire cesser toute coopération militaire et tout commerce d’armement entre la France et 'Israël' ! » 

 

 

Rédaction Agence Medias Palestine -

Source: Agence Medias Palestine

3 octobre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1092 !! Rassemblement ce dimanche 4 octobre à 15h à l’église du Béguinage

 

 

Appel au cœur et à la conscience de chacun: à 15h venez nombreux place du Béguinage à Bruxelles

 

 

Les grévistes de la faim lancent un appel à tous les citoyens et responsables politiques de Belgique pour qu’ils défendent les droits de l’enfant et les droits humains.

 

Cette grève de la faim, qui réclame la mise en œuvre effective du droit à une vie familiale par l’évacuation et le regroupement familial effectif, ne concerne en effet pas un seul droit humain. C’est un appel au respect et à la garantie effective de tous les droits humains, notamment le droit à la vie, l’interdiction de la torture, le droit à la sécurité et le droit à une vie familiale… Ensemble, faisons entendre notre voix pour la dignité humaine, la famille et les droits humains.

 

«Après des mois d’incertitude éprouvante, d’angoisse de mort, de nuits sans sommeil, d’actions de protestation hebdomadaires, après avoir écrit une lettre ouverte et lancé d’innombrables appels à l’humanité, nous n’avons pratiquement pas été entendus et l’effroyable souffrance de nos familles, de nos enfants, qui tentent depuis bien trop longtemps de survivre au génocide à Gaza, n’a suscité que très peu d’attention.

 

Nous ne demandons ni faveur ni privilège, mais l’application des droits humains et des droits de l’enfant.

C’est aussi un appel à l’empathie et à la solidarité : votre soutien, votre voix peuvent contribuer à sauver des vies et à réunir des familles déchirées.

 

Sauvez nos familles ! Cessez de réduire nos enfants au silence, jusqu’à les laisser mourir! »

 

Des centaines de citoyens belgo-palestiniens, titulaires d’une carte de séjour ou de nationalité belge, ont été séparés de leur famille à Gaza par le génocide. Depuis la Belgique, ils ont entamé une procédure de regroupement familial. Anneleen Van Bossuyt, ministre de l’Asile et de la Migration, a délivré des visas belges aux membres de leurs familles, après un examen particulièrement approfondi par l’Office des étrangers.

 

Mais contrairement à d’autres pays européens (Italie, Pays-Bas, Espagne, France…), notre pays refuse d’évacuer ces personnes de Gaza. Hormis quelques évacuations d’enfants grièvement blessés, la dernière évacuation de titulaires de visas remonte à décembre 2025. Le 11 septembre, Maxime Prévot, ministre des Affaires étrangères, a soumis le dossier au comité restreint du gouvernement. Le MR a réagi froidement; la N-VA a opposé son veto et a même voulu lier ce dossier à la déportation de personnes vers l’Afghanistan ou à leur transfert vers des «return hubs».

 

Il ne s’agit pas seulement d’un blocage sans précédent de la migration légale, mais aussi, de facto, d’une violation du droit humain fondamental à une vie familiale et, tout simplement, du droit à la vie. Des centaines de familles, et surtout des enfants, sont contraintes de vivre inutilement et pendant beaucoup trop longtemps dans des conditions effroyables. Durant cette attente, beaucoup sont tombés malades ou ont été blessés. Certains ont été tués.

 

La Belgique peut sauver des vies, mais la volonté politique fait défaut. Ce gouvernement atteint ainsi un niveau d’indignité morale et humaine sans précédent: il se rend complice d’un génocide.

 

 

House of Compassion, PALFAM et PALFAM SUPPORT -

30.09.26

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