Les commentaires de Smotrich interviennent alors que les autorités israéliennes annoncent la fermeture militaire complète d’une semaine à travers la Cisjordanie occupée, citant la fête juive Soukkot
Le ministre des Finances d’extrême-droite, Bezalel Smotrich, a déclaré que l’armée israélienne devrait «partir en guerre» en Cisjordanie occupée et répéter ce qu’elle «a fait à Gaza».
Utilisant un terme biblique pour la Cisjordanie occupée, le ministre a déclaré à Ynet News dans une interview publiée dimanche qu’'Israël' devait «partir en guerre en Judée-Samarie, pour y faire ce que nous avons fait à Gaza, pour démanteler l’Autorité palestinienne, qui est une autorité terroriste».
Smotrich répondait à une question sur la façon dont 'Israël' devrait combattre les «tensions sécuritaires» croissantes en Cisjordanie occupée, où la violence israélienne contre les Palestiniens ne cesse de croître depuis l’éruption de la guerre génocidaire d’'Israël' contre Gaza en octobre 2023, mais les attaques se sont considérablement intensifiées cette année.
«Nous devons dire», ont-il déclaré, «tout comme vous avez démantelé le Hamas à Gaza, il n’y aura pas d’infrastructure terroriste en Judée-Samarie. Pas de terroristes, pas d’armes, pas de tunnels.»
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a enregistré plus de 1.330 attaques liées aux colons contre des Palestiniens en Cisjordanie de janvier à fin juillet, soit en moyenne six par jour, le taux le plus élevé depuis environ 20 ans.
Divers groupes de colons, souvent soutenus ou protégés par des soldats israéliens, ont attaqué les Palestiniens de plusieurs manières, notamment des fusillades, assiégeant des maisons et se livrant à d’autres formes de violence communautaire que les experts ont qualifiées de «pogroms».
Les groupes de défense des droits de l'homme avertissent que les colons sont de plus en plus armés d'armes transmises par l'armée et portent des uniformes militaires lors d'attaques, brouillant la frontière entre les colons et les soldats.
Fermeture militaire
Ces commentaires interviennent alors que les autorités israéliennes ont annoncé une fermeture militaire complète à travers la Cisjordanie occupée, citant la fête juive de Soukkot. Les restrictions accrues à la circulation des Palestiniens devraient rester en place jusqu'au 3 octobre.
Pendant ce temps, à Jérusalem-Est occupée, des centaines d’Israéliens ont pris d’assaut les cours de la mosquée Al-Aqsa sous une protection élevée de la police israélienne dimanche.
L’agence de presse palestinienne Wafa a rapporté que les Israéliens sont entrés dans l’enceinte par la porte marocaine et ont accompli des rituels talmudiques, alors que les forces israéliennes augmentaient les restrictions autour de la mosquée et de la vieille ville de Jérusalem.
La « ligne jaune » israélienne se referme sur les Palestiniens de Gaza
Ola Ishtiwi est assise avec ses enfants devant les vestiges de leur maison, dans le quartier d'Al-Tuffah, à l'est de Gaza-ville, dans l'enclave palestinienne. À quelques mètres de là, une série de blocs de ciment peints marque ce qui est désormais appelé la « ligne jaune ».
Établie après l'annonce de l'accord de 'cessez-le-feu' entre 'Israël' et le Hamas, en octobre 2025, cette ligne divise Gaza en deux. La majeure partie de la population palestinienne est confinée dans la zone ouest, tandis que la zone est se retrouve sous contrôle militaire israélien.
Au départ, la « ligne jaune » laissait environ 47% du territoire de Gaza à la population palestinienne. Mais, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), les forces israéliennes l'ont progressivement déplacée.
Les Palestiniens vivent désormais sur moins de 40% de la superficie de Gaza, a indiqué l'ONU. Ce déplacement de la ligne a, dans de nombreux cas, contraint les familles vivant près de cette ligne à fuir.
Déplacés, encore et encore
Pour Ibtisam Malika, qui vit dans le quartier de Zeitoun, près de la ligne, cette situation se traduit par un cycle incessant de déplacements, de retours, puis de nouvelles fuites.
« Tous les deux ou trois mois, nous sommes forcés de partir et de laisser nos affaires derrière nous », raconte-t-elle. « Nous n'en pouvons plus. Nous avons perdu la moitié de nos enfants dans la guerre, et il ne reste plus de nous que des fragments ».
Nulle part où aller
Quelque 2,1 millions de personnes — presque toute la population de Gaza — sont aujourd'hui déplacées et vivent dans la zone délimitée par la « ligne jaune », selon l'ONU.
Nombre d'entre elles vivent près des blocs peints en jaune. Des habitants des quartiers d'Al-Tuffah et de Zeitoun, dans l'est de la Gaza-ville, expliquent y être restés parce qu'ils n'ont nulle part où aller.
Les familles vivent en alerte permanente, redoutant de devoir abandonner leurs biens et fuir à la hâte si la situation sécuritaire se dégrade.
Pour Safaa Mushtaha, habitante d'Al-Tuffah, la question de savoir où sa famille pourrait aller est devenue une préoccupation quotidienne.
« Où irons-nous ? C'est une question que nous nous posons depuis trois ans », dit-elle. « Nous avons accepté de vivre près de la ligne jaune, mais cela est devenu insupportable ».
Des besoins humanitaires immenses
Selon l'ONU, il est devenu plus difficile de trouver des endroits plus sûrs où installer des camps pour les personnes déplacées. Une grande partie des terrains adaptés se trouve dans des zones interdites ou soumises à des restrictions, à l'est, au sud et au nord de la « ligne jaune », ou au-delà.
D'après la dernière évaluation d'OCHA sur les abris, quelque 1,98 million de personnes, soit 94% de la population de Gaza, ont besoin d'une aide liée à l'hébergement et aux articles non alimentaires.
En outre, 84% des familles vivent dans des conditions extrêmement difficiles, dans des abris ou sous des tentes qui ne les protègent pas suffisamment des intempéries.
« Ce n'est pas une vie »
Pour Ola Ishtiwi, le quotidien près de la ligne jaune est devenu extrêmement difficile. « Nous ne savons pas quoi faire ni où aller », confie-t-elle à ONU Info. « Nous n'avons pas de tente et nous n'avons pas d'argent ».
Ahmed Arhim, qui vit dans le quartier de Zeitoun, explique que les tirs et le bruit des drones empêchent les habitants de dormir, en particulier les enfants.
« Nous ne dormons pas toutes les nuits », dit-il. « Les enfants ne peuvent pas dormir. Ils ont peur et font pipi sur eux. Beaucoup d'habitants sont déjà partis. Nous sommes déplacés chaque jour, toujours déplacés. Ce n'est pas une vie ».
« Le bain de sang à Gaza doit cesser »
Ces témoignages ont été recueillis alors que les agences des Nations Unies signalent la poursuite des opérations militaires et des frappes israéliennes à Gaza, malgré le 'cessez-le-feu' entré en vigueur l'an dernier.
Selon la dernière mise à jour humanitaire d'OCHA, les autorités locales ont fait état de 1.334 morts et 4.429 blessés depuis l'annonce du 'cessez-le-feu', le 10 octobre 2025.
« Le bain de sang à Gaza doit cesser », a déclaré récemment le Bureau des droits de l'homme de l'ONU. Il a indiqué que, durant cinq jours fin août, 24 Palestiniens, dont quatre enfants et une femme, avaient été tués lors d'attaques israéliennes, dont 21 dans des frappes aériennes.
Un immeuble endommagé par les bombardements israélien s'effondre
«L’immeuble qui s’est effondré, composé de six étages avec quatre appartements résidentiels par étage, avait été directement pris pour cible pendant la guerre génocidaire, ce qui a affaibli son intégrité structurelle et a finalement provoqué son effondrement», a déclaré le Bureau des médias du gouvernement de Gaza, ajoutant qu’il tenait «l’occupation israélienne et la communauté internationale pour pleinement et directement responsables» de ce tragique événement.
Une centaine de personnes, dont la moitié d’enfants, vivaient dans cet immeuble délabré, faute de meilleure solution. En effet, alors que plus de 371.888 logements ont été détruits ou endommagés par les bombardements israéliens au cours des trois années écoulées, et que l’armée israélienne occupe plus de 60% de l’enclave, les Gazaouis n’ont que peu d’options pour s’abriter.
«Un ami de mon père lui a dit qu’il y avait un appartement inoccupé au troisième étage. Il était très endommagé, mais ma famille voulait quitter la tente et échapper à ces conditions de vie difficiles», raconte Hayat al-Ajlah, une survivante, sur Al Jazzera. Elle ajoute que nombreux membres de sa famille élargie se trouvaient dans l’immeuble lorsque la tragédie a frappé, car ils se préparaient pour une fête: un mariage familial prévu la semaine prochaine. «Nous ne nous attendions pas du tout à cette tragédie. Toute ma famille est soit morte, soit blessée.»
Cet effondrement intervient alors que des alertes ont été lancées concernant plus de 2.000 bâtiments endommagés dans toute la bande de Gaza qui risquent de s’effondrer, dont beaucoup abritent des Palestiniens déplacés. Les équipes de secours ont mis en garde contre les dangers que représentent ces structures endommagées pour les résidents, dangers aggravés par le manque d’équipements spécialisés nécessaires aux opérations de sauvetage.
Prévenir l’hiver et l’aggravation des conditions de vie
Les personnels de secours et équipes humanitaires alertent sur l’aggravation à prévoir de ces risques avec l’arrivée de l’hiver, les vents violents, pluies et inondations menaçant encore davantage les constructions fragilisées par la guerre génocidaire israélienne.
À l’approche de la saison des pluies, les partenaires humanitaires encouragent les habitants à quitter volontairement les bâtiments endommagés et les zones inondables. Cependant, les restrictions imposées à l’entrée des fournitures humanitaires, notamment les tentes, les bâches et d’autres articles essentiels, continuent d’entraver les efforts d’intervention. L’hiver dernier, selon l’UNICEF, au moins 11 enfants de la bande de Gaza, dont des nourrissons, sont morts d’hypothermie.
Mais la météo n’est qu’un facteur aggravant de conditions de vies impossibles sciemment imposées par 'Israël' aux Palestiniens de la bande de Gaza assiégée. Les pénuries d’huile moteur, de pneus et de pièces détachées pour les véhicules, et notamment les ambulances, ont entraîné la suspension des services de transport du personnel, conduisant le ministère de la Santé et ses partenaires à annoncer qu’ils passeraient à des modalités de fonctionnement d’urgence à compter du 16 septembre, en donnant la priorité aux services vitaux et d’urgence tout en réduisant les activités de soins de santé de routine.
Le siège et les bombardements israéliens ont également engendré une crise des déchets catastrophique. La semaine dernière, le site de décharge temporaire d’Al Berka 2, à Deir al-Balah, a atteint environ 170% de sa capacité, tandis que le site de décharge temporaire d’Al Shallal, à Nuseirat, a cessé ses activités après avoir atteint sa pleine capacité, faisant peser le risque d’une accumulation rapide de déchets solides dans le centre de Gaza, polluant les sols et les eaux et multipliant les vecteurs de maladies qui menacent les conditions de santé publique déjà fragiles.
Dans ces conditions, les maladies infectieuses se répandent rapidement. Dans son dernier rapport, l’OCHA alerte sur une explosion des cas d’impétigo, une infection cutanée bactérienne très contagieuse touchant principalement les jeunes enfants, avec un total de 45.190 cas signalés entre le 2 août et le 12 septembre. Un nouveau cas de paralysie flasque aiguë, un syndrome souvent lié à la polio, a été signalé, portant le total cumulé à 21 en 2026.
De nouvelles attaques israéliennes meurtrières
Si ces conditions de vies dramatiques sont dangereuses pour les Palestiniens, le danger principal auquel il et elle restent confrontés presque quotidiennement sont les attaques aériennes, terrestres et maritimes de l’armée israélienne. Cette semaine encore, les soldats israéliens ont assassiné et blessé plusieurs palestiniens.
Mardi 15 septembre en fin de journée, une «double-frappe» israélienne a causé la mort de deux Palestiniens: le secouriste Sharif Shadi Labad, et Mohammad Abdul Zinati, un écolier de 15 ans qui rentrait de l’école lors de la première frappe et a accouru pour venir en aide au blessé. Ces «doubles-frappes» ont été largement dénoncées comme une stratégie israélienne destinée à cibler, lors d’une seconde frappe sur un même site à quelques minutes d’intervalle, les secouristes, journalistes et civils précipités sur les lieux.
L’agence Wafa rapporte, mercredi 16 septembre, une série d’attaques israéliennes qui ont coûté la vie à deux Palestiniens, dans le quartier de Tuffah à Gaza, a assassiné un Palestinien et dans la zone d’al-Jawazat, à l’ouest de la ville de Gaza. Une autre frappe a visé l’entrée ouest de la ville d’Al-Zawaida, dans le centre de Gaza, blessant grièvement un Palestinien. Une autre encore a blessé plusieurs Palestiniens, dont des enfants, frappés dans leur d’Al-Mawasi, à l’ouest de Khan Yunis.
Wafa rapporte également le meurtre par 'Israël', jeudi 17 septembre, de Muhammad Nasser al-Bayouk, tué lors d’une frappe de drone ciblant la zone d’al-Maslakh, au sud de Khan Yunis. Un autre Palestinien a également été blessé par des tirs de l’armée israélienne au nord de la ville de Hamad, au nord-ouest de Khan Yunis, tandis que l’artillerie israélienne reprenait ses bombardements sur les quartiers est de la ville de Gaza.
Vendredi 18 septembre, une frappe aérienne israélienne visant une moto a tué un Palestinien et en a blessé plusieurs autres, dont un enfant dont l’état est critique, selon les médias palestiniens. L’armée israélienne a également ouvert le feu dans les camps de réfugiés de Nuseirat et d’al-Bureij, situés au centre de la bande de Gaza. Ces attaques contre des tentes abritant des personnes déplacées ont fait plusieurs blessés.
Au moins quatre Palestiniens, dont un enfant, fils du responsable de la santé de Gaza, ont été tués samedi 19 septembre lors d’une vague d’attaques israéliennes menées dans toute la bande de Gaza, et notamment le quartier de Shujayea et sur le quartier du marché de Sheikh Radwan, dans la ville de Gaza, et à Jabalia, dans le nord de l’enclave.
Dimanche 20 septembre, une femme a été grièvement blessée par des tirs de soldat-es israéliens aux abords de Jabalia al-Balad. Une fillette a également été touchée à la cuisse à l’ouest du camp de réfugiés de Halawa, tandis qu’un garçon a été blessé par des tirs de drone israélien à l’est du camp de réfugiés d’Al-Bureij, dans le centre de Gaza. Des navires de la marine d’occupation israélienne ont également ouvert le feu sur des pêcheurs près du littoral, dans la région d’Al-Zahra, au centre de Gaza.
Au moins quatre Palestiniens ont été tués lors d’attaques israéliennes menées dans toute la bande de Gaza lundi 21 septembre, dont un garçon de 11 ans. Des responsables de l’hôpital Nasser, situé dans la ville de Khan Yunis, au sud de la bande de Gaza, ont déclaré que le corps de l’enfant, Ismail al-Bardawil, avait été amené à l’hôpital après que des chars israéliens aient ouvert le feu sur des tentes abritant des personnes déplacées dans la zone d’al-Mawasi.
Une femme a été tuée lors d’une autre attaque israélienne près de Deir el-Balah, au centre de la bande de Gaza. Selon Al Jazeera, il s’agissait d’une mère de 31 ans, qui a été touchée à la tête par des tirs de chars israéliens dans le camp de réfugiés de Bureij. Des responsables de l’hôpital al-Shifa de la ville de Gaza ont déclaré qu’un autre homme, Mohsen Ahmed Bahjat, est décédé après avoir été touché à la tête par un tir de drone à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza. Quelques heures plus tard, un Palestinien a été tué par un drone israélien dans le centre-ville de Khan Yunis.
Invité sur le plateau de la chaîne Al Mayadeen suite au rapprochement diplomatique entre Rabat et Tel-Aviv, Ahmed Ouihmane, président de l'Observatoire marocain contre la normalisation, tire la sonnette d'alarme
Brandissant des unes de presse provocatrices diffusées au Maroc, il dénonce un projet d'ingénierie identitaire visant à fabriquer une «identité judéo- amazigh». Au-delà du cas marocain, le militant met en garde contre un plan de déstabilisation plus large ciblant l'ensemble du Maghreb, de l'Algérie à la Mauritanie en passant par la Libye.
«Ce qui s'est produit n'est qu'un détail. Le véritable projet est de faire du Maroc un Royaume sacré pour les enfants d''Israël'». C’est par ces mots que s'est exprimé Ahmed Ouihmane, président de l'Observatoire marocain contre la normalisation, sur la chaîne Al Mayadeen, suite à l'annonce du rehaussement des relations diplomatiques entre le Maroc et 'Israël'.
Pour illustrer ses propos, il a brandi un journal imprimé au Maroc dont le titre à la Une affichait: «Le Maroc, royaume des Israéliens». Il s'est étonné de constater que ce journal soit librement vendu dans les kiosques marocains sans que cela ne suscite la moindre indignation ou interrogation. Il a également mentionné un autre magazine, publié en français, arborant la manchette: «Maroc, terre juive».
Selon lui, ces publications s'inscrivent dans une tentative d'inventer de «nouvelles identités», faisant référence aux «identités meurtrières» conceptualisées par Amin Maalouf et analysées par le regretté Anis Naccache dans son ouvrage La Confédération levantine. Plus précisément, il dénonce la création de toutes pièces d'une identité judéo-amazigh.
Ahmed Ouihmane a tenu à préciser: «Je m'adresse à vous en tant qu'Amazigh. J'affirme à nos frères du Levant que 99% des Amazighs sont des hommes libres. Ils se comptent par millions, sont fiers de leur foi musulmane, de leur arabité et de leur histoire, tout en revendiquant haut et fort leur amazighité, à l'opposé de ce que véhicule la propagande sioniste».
Il conclut en avertissant que le Maroc n'est pas la seule cible de cette dynamique globale: «L'objectif ne se limite pas au Maroc. Ils préparent le retour d'une décennie noire en Algérie. Regardez la Libye ; elle a déjà été divisée en trois régions, et ils préparent une quatrième région destinée à réinstaller des migrants africains pour modifier la démographie locale. La Mauritanie est, elle aussi, directement visée».
Jacob Cohen
Les rouages de la fabrication identitaire
Les avertissements d'Ahmed Ouihmane font écho aux travaux de l'écrivain et militant antisioniste Jacob Cohen. Ce dernier est l'une des figures majeures à avoir théorisé et documenté ce qu'il décrit comme un projet d'influence israélien visant à promouvoir l'«identité judéo-amazigh». Il consacre des passages entiers au Maroc comme étant un laboratoire de la normalisation culturelle et sociétale avec 'Israël'.
Dans son roman à clé, LePrintempsdesSayanim, Jacob Cohen décrit le fonctionnement des sayanim (les «collaborateurs» de la diaspora aidant le Mossad). Il y aborde la manière dont des réseaux culturels et associatifs au Maghreb sont mobilisés pour fabriquer de nouvelles appartenances régionales et détacher certaines communautés (notamment amazighes) du sentiment d'appartenance arabo-musulmane.
Dans Nouvelles judéo-maghrébines, il traite des dynamiques communautaires entre juifs et musulmans dans le Maghreb actuel et en France. Il y analyse comment l'histoire commune est instrumentalisée à des fins idéologiques, notamment pour promouvoir un «roman national» réinventé autour du judaïsme berbère.
À travers ses nombreux livres et articles, l’écrivain antisioniste développe une analyse axée sur plusieurs points pour expliquer la promotion du judaïsme berbère.
Selon Jacob Cohen, l'État d''Israël' applique depuis le milieu du XXè siècle la «doctrine des périphéries» (théorisée à l'origine par David Ben Gurion). C’est la stratégiedu «diviser pour régner» qui consiste à chercher des alliances avec des minorités non-arabes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Kurdes, Maronites, Amazighs) pour affaiblir le bloc panarabe.
Il dénonce la manière dont des chercheurs, associations et diplomates pro-israéliens mettent excessivement l'accent sur l'histoire de la reine Kahina ou le prétendu prosélytisme judaïque chez les Amazighs avant l'arrivée de l'Islam. Pour Cohen, l'objectif de cette promotion du«Judaïsme berbère» est d'accréditer l'idée d'un lien «organique et pré-islamique» indissoluble entre les juifs et les Amazighs.
Jacob Cohen a, par ailleurs, documenté à plusieurs reprises l'apparition d'associations d'«amitié judéo-amazighe» au Maroc et dans la diaspora européenne à partir des années 2000. Il affirme que ces structures reçoivent des financements et des invitations à des colloques universitaires en 'Israël' pour former des relais d'opinion et normaliser la présence israélienne au Maghreb.
Enfin, il soutient que le discours sioniste exploite les revendications culturelles et linguistiques légitimes des populations amazighes pour canaliser leur mécontentement vers un sentiment anti-arabe et anti-islamique.
L'universitaire et analyste politique Ahmed Bensaada s'inscrit pleinement dans cette grille de lecture géopolitique. Dans ses essais et interventions consacrés à l'ingérence étrangère et aux «révolutions colorées», il théorise l'exploitation des failles identitaires et régionales comme un levier stratégique de déstabilisation. Bensaada analyse le rapprochement entre certains milieux pro-israéliens et des factions identitaires au Maghreb non pas comme une démarche d'ouverture culturelle, mais comme une application directe de la «doctrine des périphéries». Selon lui, la promotion d'un récit binaire opposant l'élément amazigh à l'élément arabo-islamique s'inscrit dans un plan de sous-traitance géopolitique — ce qu'il qualifie parfois de recours à des «informateurs indigènes» — destiné à morceler la cohésion nationale des pays d'Afrique du Nord (notamment en Algérie et au Maroc) et à légitimer la normalisation avec 'Israël'.
Ahmed Ben Saada
Le MAK, l’informateur indigène d'Israël en Algérie
Dans cette mécanique d'ingénierie identitaire décortiquée par Ahmed Bensaada, le MAK, classé organisation terroriste en Algérie, se positionne comme un relais local de la doctrine des périphéries, le mouvement dirigé par le guignol Ferhat Mehenni s'est inscrit dans une logique de rupture radicale avec l'État-nation algérien. La visite officielle du chef du MAK en 'Israël' en 2012, conjuguée à ses déclarations réitérées en faveur de la diplomatie israélienne et à l'ouverture affichée vers Tel-Aviv, illustrent la concrétisation de cette alliance géopolitique.
En instrumentalisant les revendications culturelles amazighes — pourtant partagées par une majorité de citoyens attachés à la souveraineté nationale — le MAK joue ainsi le rôle d'exécutant d'une stratégie d'infiltration extérieure. Il alimente le récit séparatiste, cherche à créer des fractures régionales artificielles et offre un point d'ancrage idéologique permettant à des acteurs étrangers d'isoler l'Algérie et de fragiliser sa cohésion territoriale.
Cependant, cette stratégie d'infiltration par le biais de la question Amazigh se heurte à une réalité incontournable: le MAK ne dispose d'aucun ancrage populaire, ni en Algérie ni en Kabylie. Les citoyens algériens, dans toute leur diversité culturelle et linguistique, demeurent pleinement conscients des plans machiavéliques visant à ébranler leur cohésion nationale.
Après avoir échoué à instrumentaliser la carte de l'extrémisme religieux lors de la tragique «décennie noire» des années 1990 — une option qu'ils n'ont d'ailleurs jamais totalement abandonnée — les ingénieurs de la déstabilisation tentent aujourd'hui de jouer la carte de la rupture identitaire. Mais cette démarche est, elle aussi, peine perdue. Fort de son histoire et instruit par les épreuves du passé, le peuple algérien identifie clairement ces méthodes d'ingérence extérieures et refuse d'être le terreau de la fragmentation de son propre pays.
Face aux manœuvres de déstabilisation, la réponse du peuple algérien réside dans sa propre essence: dans son entièreté, par-delà les régions et les langues, il se vit et se pense en Amazigh, véritablement, en homme libre.
Selon un rapport du ministère palestinien de l’éducation de l’Autorité palestinienne de Ramallah, publié fin septembre 2026 sur le secteur éducatif dans la bande de Gaza, à l’occasion de la rentrée scolaire 2026/2027 commencée le 19 septembre, alors en Cisjordanie occupée et Jérusalem, l’année scolaire a repris le 5 septembre.
Dans ce rapport, le ministère a évoqué au début le retour de 846.000 élèves dans les établissements scolaires en Cisjordanie et Jérusalem dans les écoles publiques, privées et celles de l’UNRWA, malgré toutes les difficultés, présence des soldats israéliens, attaques sanglantes des colons et check-points de l’armée.
Pour le secteur éducatif dans la bande de Gaza, après une année scolaire perdue entre octobre 2023 et septembre 2024, à cause des bombardements intensifs, le déplacement forcé et l’insécurité, mais à partir du mois d’octobre 2024, les cours ont repris dans des centres éducatifs visés et dans des tentes éducatives dans les camps des déplacés, même si seulement 72% des élèves ont bénéficié de cette scolarité dans des conditions très compliquées.
Le rapport indique que 700 nouveaux points éducatifs, centres et tentes, et 25 nouvelles écoles ont accueilli les élèves pour la nouvelle rentrée 2026-2027, qui a connu le retour de 475.639 élèves dans 17.200 écoles, centres éducatifs et tentes éducatives partout dans la bande de Gaza.
Le taux de scolarisation pour cette rentrée est de 86%, et cela est un signe positif en dépit de la destruction de plus de 325 écoles pendant cette agression horrible, sans oublier l’assassinat de 9.300 élèves et 1.500 enseignants.
Le rapport montre l’importance de l’éducation pour les Palestiniens, comme un enjeu, un signe d’espoir, et une forme de résistance par la non-violence. La priorité pour les Palestiniens de Gaza, même horrifiés, même effrayés, reste l’éducation.
L’éducation est une priorité pour les familles, la société, les enseignants. En effet, les cours ont repris dans toutes les régions, soit dans des tentes, dans des centres éducatifs, dans quelques écoles privées, publiques ou de l’UNRWA, et à l’université. Cela montre l’importance de l’éducation devenue forme de résistance, de résilience pour la population palestinienne.
Il y a 3 types d’école: les tentes éducatives dans lesquelles sont donnés les cours, les centres éducatifs, mêmes visés, où beaucoup d’élèves sont inscrits, et enfin, les écoles publiques dans lesquelles s’étaient tout d’abord réfugiées les personnes déplacées suite aux bombardements et qui ont été libérées pour permettre la reprise des cours. Ces écoles sont visées ou partiellement détruites mais heureusement, quelques classes sont encore utilisables. Elles sont soit publiques, soit gérées par l’UNRWA.
Les déplacés s'étaient installés dans des écoles publiques ou gérées par l’UNRWA qui n’avaient pas été complètement détruites par les bombardements. Mais aujourd’hui, pour permettre aux enfants et aux collégiens de retourner à l’école, les déplacés ont décidé de quitter ces bâtiments - qui disposaient d’un certain confort, de fenêtres et de portes - pour aller à nouveau vivre sous tentes dans des conditions très difficiles.
Les cours dans les tentes éducatives sont gratuits: celles-ci ont souvent été installées par des organisations internationales (par ex. l’UNICEF) ou offertes par des donateurs privés locaux ou internationaux.
En ce qui concerne les cours donnés dans les centres éducatifs, il est demandé une petite participation symbolique aux parents pour la location des locaux – souvent dans des immeubles partiellement détruits, et pour pouvoir payer les professeurs et un peu de matériel scolaire.
Par contre, pour les écoles publiques gérées par le Ministère de l’éducation publique et celles organisées par le service de l’éducation de l’UNRWA, les cours sont totalement gratuits.
Le rapport a salué le travail énorme du service de l’éducation de l’UNRWA, qui malgré le manque de moyens, l’absence des financements par beaucoup de pays et les difficultés sur place, essaie d’aider les centres éducatifs et les tentes éducatives par du matériel éducatif, des fournitures scolaires et des formations pour les enseignants afin de sauver ce secteur très important pour toute la population palestinienne.
On peut donc dire que malgré leurs préoccupations quotidiennes et les conditions inhumaines, malgré la fragilité du 'cessez-le-feu', et les conséquences sociales, économiques et psychologiques de l’agression terrible, l’éducation reste prioritaire pour les habitants de Gaza.
Envoyer les enfants à l’école dans de telles conditions démontre que les Palestiniens gardent l’espoir, qu’ils pensent à l’avenir et mettent tout en œuvre pour former une nouvelle génération basée sur la liberté d’expression, la démocratie, la justice et la paix.
Au moins 5 milices palestiniennes soutenues par 'Israël' opèrent depuis des complexes situés à proximité de bases militaires israéliennes, dans des zones situées à l’est de la ligne jaune
Depuis l’entrée en vigueur du soi-disant 'cessez-le-feu' il y a près d’un an, ces complexes ont été modernisés et agrandis, tant en taille qu’en sophistication, selon une analyse préliminaire de Forensic Architecture. Bon nombre de ces aménagements ressemblent à des infrastructures militaires israéliennes, avec des talus de protection, des casernes, des clôtures et des bâtiments.
Au moins un complexe situé à Rafah-Est comprend de nouveaux magasins, des salles de classe et une aire de jeux.
Bien qu’il y ait eu quelques scissions et défections, les cinq principales milices palestiniennes soutenues par 'Israël' sont les suivantes:
Les Forces du Nord / Armée populaire à Beit Lahia, dirigées par Ashraf Al-Mansi
les Forces de défense populaires à Shujaïya, à l’est de la ville de Gaza, dirigées par Rami Halas
les Forces de la patrie libre dans le centre et l’est de Gaza, près de Deir al-Balah, dirigées par Shawqi Abu Nasira
la Force d’intervention antiterroriste au sud-est de Khan Younis, dirigée par Hussam al-Astal
les Forces populaires / Service antiterroriste à Rafah-Est, dirigées par Ghassan Al-Duhaini
Bon nombre des chefs de milices qui se sont hissés au pouvoir en collaboration avec 'Israël' pendant le génocide à Gaza sont d’anciens chefs de gangs ayant un passé criminel, et sont associés à des groupes djihadistes, ou sont d’anciens membres des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne qui ont tous été mis à l’écart après la prise de contrôle de l’enclave par le Hamas en 2007.
“Ces milices ne sont pas seulement soutenues par 'Israël'. Ces milices ont été créées par 'Israël'”, a déclaré à Drop Site News Muhammad Shehada, écrivain et analyste originaire de Gaza et chercheur invité au Conseil européen des relations étrangères. “Ce sont l’armée israélienne (IDF) et le Shin Bet [les services du renseignement intérieurs israéliens] qui ont recruté, financé, formé, hébergé, logé et nourri ces bandes, qui les ont rassemblées et qui ont attribué à chacune d’entre elles un territoire très précis où elles opèrent”.
Quatre des cinq complexes où sont basées ces milices sont situés tout près de la “ligne jaune” — la ligne de démarcation de la zone de contrôle israélienne — et tous se trouvent à proximité de bases militaires israéliennes.
'Israël' a établi près de 40 bases militaires dans des zones de Gaza situées à l’est de la ligne jaune. Un complexe de milice situé à l’est de Khan Yunis, juste sur la ligne jaune, se trouve à moins d’un kilomètre de deux bases militaires israéliennes.
Au départ, l’objectif principal d’'Israël' concernant ces gangs était de piller systématiquement l’aide humanitaire entrant à Gaza à partir de mai 2024 environ, tandis que les troupes israéliennes restaient les bras croisés sans intervenir.
“C’était leur première utilité pour 'Israël': piller systématiquement l’aide humanitaire tout en permettant à 'Israël' de nier toute implication de manière plausible”, a déclaré Shehada. “Ils ont fini par les équiper d’uniformes de police arborant des logos palestiniens pour faire croire qu’ils constituent une sorte d’autorité légitime, soutenue par une opération de propagande et de guerre psychologique”. Il a ajouté: “Ils sont soudainement devenus une milice organisée, et plus de simples bandits”.
Les membres des milices bénéficient d’une relative liberté de mouvement accordée par l’armée israélienne, ainsi que d’un accès privilégié aux ressources comme les armes et les soins médicaux en 'Israël'. Les milices ont également mené des raids armés et des attaques contre des Palestiniens vivant près de la ligne jaune, en coordination avec l’armée israélienne qui les a appuyées par des tirs d’artillerie et un soutien aérien.
Au moins un complexe à Rafah-Est comprend de nouveaux magasins, des salles de classe et une aire de jeux. Une vidéo publiée le 2 avril 2026 montre l’intérieur d’une salle de classe climatisée, située dans l’enceinte de la milice du Service de lutte contre le terrorisme. Dans la vidéo, on voit Ghassan Al-Duhaini — qui a pris la tête de la milice des Forces populaires, également connue sous le nom de Service de lutte contre le terrorisme, après l’assassinat de son ancien chef Yasser Abu Shabbab — faire le tour d’une salle de classe tandis que des écoliers suivent un cours. Ces complexes ne sont pas ouverts à tous les Palestiniens, mais sont réservés à une poignée d’élus, notamment aux familles des personnes affiliées aux milices.
Depuis l’entrée en vigueur du soi-disant 'cessez-le-feu' il y a près d’un an, 'Israël''' renforce ses bases militaires dans la partie orientale du territoire qu’il contrôle, et construit une barrière physique isolant les Palestiniens de la majeure partie de la bande de Gaza. Parallèlement, les complexes des milices palestiniennes soutenues par 'Israël' ont également été modernisés et fortifiés, notamment à l’aide de matériaux de construction israéliens tels que les murs en T (une barrière structurelle ou un panneau mural en forme de T).
La poursuite de la construction et de la fortification des bases militaires israéliennes et des complexes des milices palestiniennes intervient malgré l’absence totale de reconstruction dans la partie occidentale de Gaza, où la quasi-totalité des Palestiniens de Gaza ont été parqués. 'Israël' n’a pas autorisé l’entrée de matériaux et d’équipements de reconstruction à Gaza au cours de l’année écoulée, en violation de l’accord de 'cessez-le-feu'. Des centaines de milliers de Palestiniens vivent dans des camps de tentes délabrés ou cherchent refuge dans des bâtiments gravement endommagés par l’offensive israélienne et menacés d’effondrement. La semaine dernière, lors d’un incident qui n’est que le dernier en date, au moins 21 Palestiniens, dont 12 enfants, ont été tués et 45 autres blessés lors de l’effondrement d’un immeuble résidentiel à Gaza. On estime que plus de 100 personnes, dont 50 enfants, s’étaient réfugiées dans ce bâtiment.
“Ce qu’il faut savoir à propos de ces gangs, c’est que leurs structures sont totalement non viables”, a déclaré Shehada. “Elles ont été créées artificiellement par le gouvernement israélien, l’armée et le Shin Bet — et la seule chose qui les unit, ce sont essentiellement les pots-de-vin qu’elles reçoivent de l’armée israélienne, la protection que celle-ci leur accorde, ainsi que le territoire sur lequel elles sont autorisées à vivre, avec des privilèges accrus par rapport au reste de la population de l’ouest de Gaza. Si tout cela disparaît, les gangs se désintègrent”.
L’analyse de Forensic Architecture
À Gaza, au moins 5 milices palestiniennes opèrent dans la zone placée sous contrôle militaire israélien. Il s’agit de groupes armés palestiniens soutenus par 'Israël', qui leur fournit des ressources et leur assure la liberté de mouvement.
Leurs camps sont situés dans la zone contrôlée par 'Israël', entre des bases militaires.
Les milices bénéficient d’une liberté de mouvement
Ce camp de Khan Younis est situé sur la “ligne jaune”, à moins d’un kilomètre de deux bases militaires israéliennes.
Depuis le cessez-le-feu, les camps des milices se sont développés
Un autre complexe de milice est situé près d’une base militaire israélienne à l’est de Rafah. Ce groupe, connu sous le nom de “Service de lutte contre le terrorisme”existait avant le cessez-le-feu, mais sa présence s’est renforcée depuis.
Alors qu’'Israël' a continué à démolir des bâtiments à proximité, de nouvelles structures ont été ajoutées au complexe. Des vidéos montrent qu’il abrite désormais des magasins, des salles de classe et une aire de jeux — des installations auxquelles seuls les membres de la milice et leurs familles ont accès.
'Israël' a autorisé les milices à utiliser des engins de chantier et des matériaux israéliens.
Ces aménagements présentent des similitudes avec les infrastructures militaires israéliennes
Bon nombre de ces aménagements partagent des éléments architecturaux communs avec les infrastructures militaires israéliennes: talus, casernes, clôtures et bâtiments.
Une large majorité de citoyens ne veulent pas de vos guerres annoncées
Au personnel politique et leurs relais médiatiques obséquieux : STOP !, aux discours belliqueux des responsables politiques européens.
Basta ! Y en a marre ! La coupe est pleine ! N’en rajoutez plus ! Vous êtes devenus inaudibles, et le (très) peu de crédibilité qui vous restait est désormais à zéro !! Preuve en est: le « désastre » selon les propres termes du chancelier Merz aux élections régionales de Berlin de ce week-end, où son parti n’a même pas atteint 5% des voix. Du jamais vu dans l’histoire du parti, depuis 1949 ! Voilà ce qu’il en coûte de vouloir nier la réalité, s’acharner à alimenter la guerre contre la Russie dans un esprit revanchard, et continuer à soutenir aveuglément le régime génocidaire sioniste de peur de réveiller d’anciens cauchemars. Avec pour conséquence, la percée fulgurante d’un parti d’extrême-droite (AFD) dont l’histoire nous a déjà enseigné ce qu’il en advient, une fois au pouvoir. Merci du cadeau !
«En psychologie clinique, lorsqu’un individu voit sa mégalomanie complètement anéantie par une réalité implacable, il manifeste souvent ce qu’on appelle le ‘complexe de Samson’: l’envie d’abattre les piliers du temple et de détruire tous ceux qui s’y trouvent plutôt que d’endurer la honte de la défaite. L’establishment atlantiste européen a atteint ce stade de décompensation psychiatrique.»
Aussi, terminé, vos discours alarmistes qui nous annoncent une guerre imminente voire inévitable avec la Russie, qu’en réalité vous avez trompée lors de longues négociations où avec patience et pendant des années, le président Poutine vous rappelait vos promesses de ne pas vous approcher des frontières russes via l’OTAN carnassière et jamais rassasiée, lors du démantèlement de l’URSS et alors que du côté russe, le Pacte de Varsovie était abandonné, comme promis.
Vos harangues, amplifiées chaque jour un peu plus par des médias mis au pas, ne trompent personne et un nombre toujours plus grand de citoyens ont compris que cette dangereuse mise en scène n’est utilisée que pour masquer vos incompétences à une gestion saine et équilibrée d’un pays qui à la sortie des urnes (qu’il conviendrait de mieux vérifier), vous a plébiscité pour ‘faire le job’.
La population européenne ne vous écoute plus et se détourne de vos discours guerriers. Vous et vos pairs qui n’avez de cesse de nous parler de guerre, ne récoltez plus les voix des urnes. Les gens veulent la paix, pour eux et leurs enfants. Nombreux sont ceux qui se rappellent ce que vous tentez de leur faire oublier des souffrances et des désastres qu’une guerre entraîne. Vous êtes discrédités un peu plus chaque jour, que ce soit en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Italie pour ne parler que de quelques grands pays européens, ainsi que dans les plus petits où les électeurs vous tournent le dos.
Et les responsables de l’UE ne valent pas mieux ! Ces anonymes fonctionnaires surpayés et non-élus par les citoyens, qui leur empoisonnent la vie à travers la multiplication de directives administratives et de décrets absurdes rejetés de toutes parts n’ont plus l’adhésion des citoyens. Cette usine à gaz est devenue indigeste pour le plus grand nombre. Et les plus enthousiastes du départ en ont finalement un dégoût avéré. Le ‘Politburo’ n’est plus à Moscou, mais à Bruxelles, comme le soulignait à juste titre le président Poutine.
Chacun voit bien qu’à travers ces mises en garde répétées de la menace russe, vous servez le grand capital au détriment du bien-être social. Vous détricotez tous les acquis que nos aînés ont mis des décennies à arracher. La précarité se répand comme une traînée de poudre. La pauvreté s’installe. Les sans-abris n’ont jamais été aussi nombreux. La vie chère devient impayable pour de plus en plus de familles. Malgré vos chiffres trafiqués, le chômage est en hausse partout. Les faillites battent des records. Tout comme les suicides. Les décisions que vous avez accepté de prendre pour suivre les sordides projets états-uniens au détriment du bien-être des populations et au profit d’une opération militaire visant à s’emparer des richesses russes à bon compte sont un véritable fiasco.
Depuis des décennies, vous nous avez trompés sur la question de l’autonomie de la Palestine, puis sur la pandémie du C.19 et ses faux-vax, maintenant sur un régime nazi des plus corrompus que vous soutenez à bout de bras. Tout cela au nom de ‘’nos valeurs’’. Comment pouvez-vous croire que vous ayez encore la moindre crédibilité au niveau de la population ? Votre silence et votre inaction – quand ce n’est pas une complicité implicite – face au génocide à Gaza a définitivement scellé votre infamie. Vos ‘’valeurs’ et votre conception du droit à géométrie variable, on les connaît. Ce sont celles du pouvoir et de l’argent, via une ingénierie fiscale de haut vol et ses détournements de fonds exorbitants dans des paradis fiscaux. Vous êtes devenus de vrais mafieux.
La jeunesse ukrainienne est sacrifiée. Le pays a perdu près de la moitié de sa population. Et votre clown de service à la tête du pays a bâti son patrimoine et celui de ses associés via une corruption endémique que tout le monde connaît. Mais le comble soit que vous persistiez ! Aucun de vous n’a le courage d’admettre qu’il s’est trompé. Aucun ne reconnaît ses erreurs. Au contraire, vous multipliez les mensonges et inventez des narratifs fallacieux, renouvelés à chaque échec que vous impose la Russie, pour tenter de vous en sortir. Vous foncez toujours plus loin et plus profondément dans un trou sans fond, béant comme votre bêtise, mais qu’importe, puisque vous le faites avec nos impôts ! Que vous faudra-t-il pour comprendre le ras-le-bol citoyen ? Que ces derniers perdent patience et passent à la vitesse supérieure ? Puisque vous ne les écoutez ni ne vous préoccupez sérieusement d’eux, voulez-vous qu’ils s’occupent de vous d’un peu plus près ?
«Les pantins atlantistes occidentaux ont cessé d’être des hommes d’État. Ce sont des joueurs idéologiquement dérangés qui ont tout perdu, y compris leur jugement, et qui cherchent désormais à mettre la main sur le détonateur nucléaire caché sous la table, en hurlant que si leur glorieux ordre unipolaire ne peut survivre, alors rien ni personne d’autre ne mérite de survivre non plus.» (Voir : https://ssofidelis.substack.com/p/larchitecture-de-lillusion-part-1)
Assez d’argent englouti pour accumuler toujours plus vos outils de mort, nous exigeons de le consacrer et le réorienter pour favoriser des outils de vie.
Nous ne voulons pas de votre projet guerrier contre la Russie qui a dit et répété qu’elle n’avait aucune intention de s’en prendre aux pays européens, malgré vos provocations incessantes. Vous avez déjà amplement sacrifié l’Ukraine… en plus des économies européennes, tout en échouant dans vos sordides calculs. Ressaisissez-vous, dénoncez les manœuvres de l’OTAN qui de toutes façons a perdu son pari, ou dégagez !, avant que nous nous en occupions et que ce pays proxy qu’est devenu l’Ukraine ne devienne le trou noir de l’Europe, et nous y absorbe dans son collapse dont vous êtes directement responsables !
Face aux Houthis, l’Arabie saoudite sollicite l'aide... d''Israël' !
Sous la pression face aux Houthis du Yémen, l'Arabie saoudite se tourne vers 'Israël' pour renforcer ses capacités de renseignement et de défense. Une coopération sécuritaire qui se développe malgré le gel, pour l'heure, de la 'normalisation' politique entre les deux pays.
Selon plusieurs sources régionales, le royaume saoudien aurait sollicité, par l’intermédiaire du Commandement central américain pour le Moyen-Orient (Centcom), une assistance israélienne face aux Houthis. Riyad chercherait notamment à obtenir des renseignements sur les dirigeants du mouvement yéménite, ses installations militaires ainsi que ses capacités en matière de missiles et de drones. Ce rapprochement «rouvre la voie à un élargissement des accords d’Abraham», s’est félicité un responsable sécuritaire israélien.
Une réunion discrète sous l'égide des États-Unis
La prise de contrôle militaire et économique par les rebelles yéménites du détroit de Bab el-Mandeb, passage stratégique pour le commerce mondial, a poussé les chefs militaires de neuf pays de la région à se réunir discrètement la semaine dernière dans une station de ski en Allemagne, sous la supervision des États-Unis.
Parmi les participants figuraient le général Eyal Zamir, chef d'état-major israélien, mais également ses homologues d'Arabie saoudite et du Qatar, deux pays qui n'entretiennent pas (officiellement-ndlr.MCP) de relations diplomatiques avec 'Israël'. Au cœur des discussions figuraient «les possibilités de renforcer la coopération en matière de sécurité au Moyen-Orient», laissant entrevoir les contours d'une alliance informelle.
Selon des responsables américains, 'Israël' a commencé à transmettre aux pays du Golfe des renseignements sur les Houthis recueillis par le Mossad.
Vers un rapprochement diplomatique entre Riyad et Tel-Aviv?
Le commandant du Centcom, Brad Cooper, s'est par ailleurs rendu ces derniers jours en Arabie saoudite, où il a rencontré le prince héritier Mohammed ben Salmane ainsi que plusieurs hauts responsables du royaume. Riyad aurait ainsi sollicité, par l'intermédiaire du Commandement central américain pour le Moyen-Orient (Centcom), une assistance israélienne face aux houthistes.
Sur le plan diplomatique, la question est désormais de savoir si l'existence d'un ennemi commun peut favoriser un rapprochement entre 'Israël' et l'Arabie saoudite. Jusqu'à présent, Riyad a refusé de rejoindre les accords d'Abraham, qui impliquent une reconnaissance d''Israël' et qui ont été conclus en 2020, lors du premier mandat de Donald Trump, entre 'Israël', les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc.
Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien, exige au préalable qu''Israël' accepte la création d'un État palestinien, une perspective qui paraît aujourd'hui très improbable.
« Les Saoudiens recalculent actuellement leur trajectoire »
Un responsable israélien a affirmé mardi soir que ce rapprochement sécuritaire «rouvre la voie à un élargissement des accords d'Abraham. Les Saoudiens recalculent actuellement leur trajectoire», a-t-il ajouté, estimant que les intérêts communs avec 'Israël' apparaissent désormais plus clairement.
Contrairement aux déclarations du président états-unien Donald Trump, qui affirmait lors d’une visite en Irlande récente qu’«il ne se passe pratiquement rien en ce moment à Gaza», l’armée israélienne a encore bombardé l’enclave palestinienne, faisant grimper chaque jour davantage le sinistre bilan de son génocide. Au moins 73.789 Palestiniens ont été assassinés, et 174.798 autres blessés depuis le 7 octobre 2023.
Jour après jour
Lundi 14 septembre, un Palestinien a été tué par des tirs israéliens dans la zone d’al-Mawasi, à Rafah. Lors d’une attaque séparée, au moins 10 personnes ont été blessées dans la ville de Gaza, dont plusieurs grièvement. Les équipes médicales rapportent qu’un missile israélien a ciblé une tente abritant des réfugiés en face du stade Al-Yarmuk. L’un des blessés a été prononcé mort dans la soirée.
Dimanche 13 septembre, une frappe de drone israélien a touché un véhicule civil dans le quartier de Tal al-Hawa, à l’ouest de la ville de Gaza, tuant deux Palestiniens. La frappe a provoqué l’incendie du véhicule alors qu’il circulait dans le quartier et blessé plus de 13 personnes, qui ont été transportées à l’hôpital. Le personnel médical à expliqué à l’agence Reuters avoir dû solliciter les habitants du quartier afin de pouvoir identifier les défunts, dont les corps ont été sévèrement altérés par la force de l’explosion.
Samedi 12 septembre, une femme enceinte, Iman Shalouf, âgée de 27 ans, est décédée des suites de blessures subies quelques jours plus tôt lors de tirs israéliens au sud de Khan Younis.
Vendredi 11 septembre, une frappe de drone près du camp de Sumud à Al-Mawasi, près de Khan Yunis, a tué Jihad Ismail, 33 ans, et blessé 12 autres personnes.
Jeudi 10 septembre, des avions de combat israéliens ont tué une famille de quatre personnes. Le père, la mère et leurs deux filles âgées de 8 et 12 ans ont été pris pour cible dans leur lotissement de Beit Lahia. Zuhair Al-Haisami, un voisin des victimes, a déclaré que la frappe aérienne avait touché leur maison à 02h du matin, alors qu’ils dormaient. «Il n’y a pas de trêve», martèle-t-il dans une interview. «Il ne se passe pas un seul jour sans qu’il y ait des martyrs ou des blessés.»
Par ailleurs, jeudi, des hélicoptères israéliens ont ouvert le feu aux abords du camp de Jabalia, et des tirs d’artillerie ont été signalés dans le nord de Gaza, ainsi que des frappes ciblant le quartier d’al-Daraj, à l’est de la ville de Gaza, faisant au moins trois blessés, dont un dans un état critique. Plusieurs Palestiniens ont également été blessés après qu’un drone israélien a pris pour cible la mosquée Al-Haq, à l’ouest du camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre de Gaza, selon des sources locales.
Le système de soin au bord de l’effondrement
Ces frappes presque quotidiennes et les blessés qu’elles causent viennent saturer plus encore un système de soin au bord de l’effondrement, après bientôt 3 ans de bombardements et de siège israéliens.
Des soignants de l’hôpital Al-Ahli Arab, situé à Gaza, ont déclaré jeudi à l’agence de presse palestinienne Wafa que le générateur principal de l’établissement avait cessé de fonctionner en raison de la pénurie de carburant et de pièces détachées. Cette panne a entraîné la suspension des activités du service d’imagerie médicale de l’hôpital, notamment du seul scanner disponible dans le nord de Gaza, et conduit à une réduction des services médicaux ainsi qu’au report d’opérations chirurgicales.
Le 15 août dernier, le ministère de la Santé de Gaza a averti que seules 12 des 34 stations de production d’oxygène de la bande de Gaza étaient encore opérationnelles, tandis que seuls quatre des 30 appareils servant à remplir les bouteilles d’oxygène fonctionnaient encore. Il en résulte une très dangereuse pénurie d’oxygène à usage médical, alors qu’'Israël' classe les bouteilles d’oxygène, les dispositifs associés et les générateurs électriques parmi les biens «à double usage» interdisant ainsi leur entrée ou celle de leurs pièces de rechange par les points de passage fermés.
Le 13 septembre, le syndicat des opérateurs de bus publics de Gaza a annoncé suspendre le transport des médecins et des infirmiers à compter du 16 septembre en raison du manque de pièces de rechange et de carburant; le ministère de la Santé a qualifié cette mesure de «condamnation à mort» pour les soins aux patients.
Les dernières données du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations unies révèlent que depuis mars, seuls 13.445 litres d’huile moteur, une huile nécessaire au fonctionnement des générateurs des réseaux d’eau, d’assainissement et des hôpitaux, ont été autorisés par 'Israël' à entrer à Gaza, contre près de 93.000 en attente.
Volker Türk: l’exhumation des dépouilles de Palestiniens après trois ans exacerbe le traumatisme de leurs proches
Dans un communiqué publié aujourd’hui, mardi 15 septembre, le Haut commissaire aux droits humain de l’ONU Volker Türk déclare que les fouilles en cours dans la bande de Gaza, qui ont permis d’extraire des décombres plus de 630 corps ou restes humains entre novembre 2025 et septembre 2026, soulignent l’importance d’une enquête internationale afin d’évaluer de possibles violations et crimes de guerre par 'Israël'.
Entre le 27 juin et le 27 août, la Protection civile a signalé avoir récupéré 233 corps sur un total estimé à 407 qui seraient ensevelis sous les décombres de 20 bâtiments détruits, dont la majorité était située dans la ville de Gaza. Ce mois-ci, l’agence a indiqué avoir exhumé 96 corps et restes humains sur un site du quartier d’Al-Zaytoun, au sud-est de la ville de Gaza, qui aurait été bombardé en novembre 2023. La plupart de ces restes ont été exhumés à mains nues, car 'Israël' continue de bloquer l’entrée d’engins lourds et de carburant dans l’enclave palestinienne.
«C’est déchirant pour les familles des personnes disparues, qui ont attendu si longtemps, de voir enfin leurs pires craintes se confirmer», commente Volker Türk, qui ajoute que «le droit des familles à connaître le sort de leurs proches ne s’arrête pas à l’identification et à un enterrement digne ; elles méritent de connaître toute la vérité.»
Le Haut commissaire de l’ONU dit craindre que ces découvertes ne soient que «la partie émergée de l’iceberg» et rappelle ses vives inquiétudes formulées au cours des trois années écoulées «concernant les choix d’'Israël' en matière de méthodes et de moyens de guerre, notamment l’utilisation massive d’armes explosives à large rayon d’action dans des zones densément peuplées, car ces choix n’ont pas permis d’assurer une distinction effective entre civils et combattants.»
«La découverte d’un grand nombre de dépouilles sous les décombres de la ville de Gaza ravive ces inquiétudes concernant les crimes de guerre et autres crimes atroces», ajoute-t-il, appelant à l’ouverture urgente au passage d’enquêteurs internationaux.
La ligne jaune continue son avancée destructrice
Volker Türk ajoute enfin que «de vastes zones de Gaza ont été rasées par les bombardements israéliens ou par des opérations de démolition et de déblaiement menées à l’aide d’engins lourds et d’explosifs. Aujourd’hui, des bulldozers continuent de raser les zones où l’armée israélienne est déployée, couvrant plus de 70% du territoire de Gaza, sans aucun respect pour le caractère sacré des défunts gisant sous les décombres.»
Établie après l’annonce de l’accord de 'cessez-le-feu' en octobre 2025, la ligne jaune divise Gaza en deux, la majeure partie de la population palestinienne est confinée dans la zone ouest, tandis que la zone est se retrouve sous contrôle militaire israélien, où les Palestiniens n’ont pas le droit de retourner.
Si la «ligne jaune» laissait environ 47% du territoire de Gaza à la population palestinienne, les forces israéliennes l’ont progressivement déplacée, détruisant les structures derrière elles et contraignant les Palestiniens à de nouveaux déplacements. Quelque 2,1 millions de personnes sont aujourd’hui contraintes dans le peu d’espace restant, dont la densité est supérieure à celle du siège de Srebenica.
«Tous les deux ou trois mois, nous sommes forcés de partir et de laisser nos affaires derrière nous», raconte Ibtisam Malika, habitante du quartier de Zeitoun, près de la ligne. «Nous n’en pouvons plus. Nous avons perdu la moitié de nos enfants dans la guerre, et il ne reste plus de nous que des fragments.»
Le Maroc accepte de renforcer les liens avec 'Israël' à l’ensemble des ambassades à l’occasion de l’anniversaire des accords d’Abraham, alors qu’'Israël' mène son pire assaut contre les Palestiniens depuis la Nakba
Le Maroc et 'Israël' ont convenu mercredi d'élever leur relation diplomatique avec les ambassades à part entière, avec les ambassadeurs résidents, une importante mise à niveau des bureaux de liaison que les deux pays ont maintenus depuis leur adhésion aux Accords d'Abraham en 2020.
L’accord a été négocié lors d’une réunion à New York organisée par l’ambassadeur américain aux Nations Unies, Mike Waltz, réunissant le ministre israélien des Affaires étrangères, Gédéon Saar, et le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.
Les deux parties ont convenu d'ouvrir des ambassades complètes et de nommer des ambassadeurs, de reprendre les vols commerciaux directs, de faire progresser deux accords économiques bilatéraux sur la protection des investissements et la double imposition d'ici la fin de l'année et de planifier des visites de haut niveau dans les mois à venir.
Une déclaration commune publiée par la mission américaine auprès de l'ONU a déclaré que les relations diplomatiques complètes entre le Maroc et 'Israël' servaient l'intérêt commun des deux pays et faisaient avancer "la cause de la paix".
Cette annonce est intervenue un jour après le sixième anniversaire des accords d’Abraham, le cadre initié par l’administration Trump au cours de son premier mandat pour normaliser les relations entre les États arabes et musulmans à majorité et 'Israël'. Le Maroc a été parmi les premiers à se joindre, aux côtés des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Soudan et du Kazakhstan, à des échanges qui impliquaient en grande partie des garanties de sécurité et des incitations économiques américaines en échange d’une normalisation avec 'Israël'. Dans le cas du Maroc, Washington a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental dans le cadre de l'accord.
La mise à niveau arrive à un moment qui expose la faillite morale de tout cadre qui récompense 'Israël' avec une légitimité arabe plus profonde. La guerre d''Israël' contre Gaza a tué près de 74.000 Palestiniens (chiffre actualisé-ndlr.MCP) depuis octobre 2023, détruit 90% de l'infrastructure civile du territoire, et déplacé presque toute la population à plusieurs reprises. Une ampleur de destruction que les historiens, les juristes et les plus grands corps mondiaux de spécialistes du génocide ont décrit comme l'assaut le plus grave contre les Palestiniens depuis la Nakba de 1948.
Dans le même temps, les ministres israéliens encouragent ouvertement le nettoyage ethnique de Gaza, appelant à son dépeuplement et à la saisie de ses terres pour la colonisation juive, tandis que le meurtre en Cisjordanie occupée atteint des niveaux jamais vus depuis des décennies.
La Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre les dirigeants israéliens pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. La Cour internationale de Justice a jugé l'occupation illégale. La décision du Maroc d'approfondir ses liens avec 'Israël' en ce moment n'est pas un acte diplomatique neutre, mais un choix politique d'étendre la légitimité et le partenariat à un État qui réalise ce que ses propres ministres décrivent comme un nettoyage ethnique.
Des millions de Marocains sont descendus dans la rue à plusieurs reprises pour protester contre le génocide d’'Israël' et pour s’opposer à la normalisation de leur gouvernement avec lui.
Alors que de plus en plus de gouvernements imposent des embargos sur les armes, sanctionnent les colons, interdisent le commerce des colonies et poursuivent les soldats israéliens pour des crimes de guerre, et alors que l'opinion publique mondiale se retourne brusquement contre 'Israël', le Maroc a avancé dans la direction opposée, choisissant ce moment pour ouvrir des ambassades et reprendre les vols avec un État que les tribunaux du monde tiennent pour responsable.