FREE PALESTINE

5 mars 2026

!!Génocide à Gaza: J 881!! Mettre fin à l’impunité d’'Israël'

 

Le groupe de La Haye réunit 35 pays pour agir concrètement

 

 

L’Afrique du Sud et la Colombie, coprésidentes du Groupe de La Haye, ont convoqué une réunion d’urgence sur la situation en Palestine à La Haye ce 4 mars 2026. À ce jour, 35 États d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et d’Europe ont confirmé leur participation. Par ailleurs, un Congrès des peuples organisé par la société civile se tiendra le 7 mars à Amsterdam en présence de nombreuses personnalités.

 

Créé en janvier 2025 durant le génocide à Gaza pour coordonner des actions gouvernementales concrètes visant à mettre la pression économique et politique sur 'Israël', le groupe de La Haye convoque une réunion d’urgence ce 4 mars dans la ville hôte des institutions de droit international: «Alors qu’'Israël' étend unilatéralement sa présence illégale en Cisjordanie occupée à travers des mesures largement condamnées comme une annexion de facto et restreint encore une fois sévèrement l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza […] l’Afrique du Sud et la Colombie, en tant que coprésidentes du Groupe de La Haye, réuniront des gouvernements du monde entier à La Haye le 4 mars 2026 afin de promouvoir une action étatique coordonnée et concrète pour mettre fin à l’impunité, réduire la complicité et faire respecter le droit international.»

 

Pas moins de 35 pays ont confirmé leur présence à cette réunion, parmi lesquels la Chine, le Brésil, le Chili, Cuba, l’Uruguay, l’Espagne, la Suisse, la Suède, le Danemark, la Norvège, l’Egypte, la Malaisie, l’Indonésie, le Qatar, l’Arabie Saoudite, l’Algérie ou encore la Tunisie. La réunion se déroulera en présence des ambassadeurs de ces États à la Haye mais aussi auprès de la Cour internationale de justice (CIJ) et de la Cour pénale internationale (CPI).

 

La rapporteure spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens a également annoncé sa présence à la réunion. «L’heure est venue d’un multilatéralisme décolonisé, fondé sur des droits et des obligations universels, appliqué avec intégrité et exempt de deux poids, deux mesures. Puissent les États européens et arabes se joindre à cet effort indispensable», a écrit Francesca Albanese sur son compte X.

 

 

Une alternative au Board of peace colonial de Trump?

 

Le groupe de La Haye se présente comme une plateforme de coordination d’action des États, réunissant des gouvernements attachés à la défense du droit international ; une sorte d’alternative au «Conseil de la paix» de Donald Trump vu comme une offensive néocoloniale du président des États-Unis pour miner et saper l’autorité du droit international et des Nations Unies. Il est intéressant de noter que certains des pays présents lors des réunions du groupe de la Haye sont également membres du Conseil de la Paix de Donald Trump comme le Qatar, l’Arabie Saoudite, l’Egypte ou l’Indonésie. Dans les couloirs de la diplomatie internationale, on appelle cela multi-track diplomacy, une stratégie à plusieurs voies visant à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et qui démontre l’hésitation de ces pays à se ranger corps et âme derrière Washington et 'Israël', en explorant différentes stratégies diplomatiques sans compromettre l’une ou l’autre.

 

La réunion du 4 mars est la quatrième grande rencontre organisée par le Groupe de la Haye qui a déjà coordonné trois conférences majeures à La Haye, Bogota et New York durant l’année 2025. Son but: «passer des paroles aux actes et préserver l’intégrité du système juridique international». Plusieurs gouvernements participants ont depuis commencé à appliquer leurs obligations légales au niveau national. Le groupe liste les mesures suivantes: interdiction des exportations militaires et à double usage vers 'Israël', refus des transferts d’armes israéliennes dans les ports, interdiction des navires transportant des armes vers 'Israël' sous pavillon national, révision des contrats publics afin d’empêcher les institutions et fonds publics de soutenir l’occupation illégale d’'Israël', poursuite en justice pour les crimes internationaux et soutien à la compétence universelle pour que les auteurs de ces crimes soient tenus responsables.

 

La réunion du 4 mars 2026 a porté sur l’évaluation de la mise en œuvre de ces mesures annoncées et étudié des propositions visant à «renforcer les mécanismes transnationaux de répression nécessaires pour s’attaquer aux facteurs matériels qui facilitent le génocide et les crimes de guerre». 

 

Parallèlement à cette réunion, un évènement se tiendra à Amsterdam le 7 mars à l’initiative d’organisations de défense du peuple palestinien issues de la société civile internationale. Intitulé La Nakba n’a jamais pris fin – Congrès des peuples en soutien au Groupe de La Haye, il réunira des personnalités comme la militante écologiste Greta Thunberg, Francesca Albanese ou l’ancien chef du Parti travailliste britannique, le député Jeremy Corbyn. 

 

 

Meriem Laribi -

03.03.26

Source: Agence Medias Palestine

4 mars 2026

!!Génocide à Gaza: J 880!! Nouveau témoignage reçu de notre ami Ziad Medoukh

 

 

S’accrocher à un petit espoir ou attendre désespérément un changement et une amélioration

 
 
Fin février 2026, 4 mois et demi après l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu, la situation est toujours tragique et dramatique. La population continue de souffrir au quotidien, aucune amélioration n’est soulignée.
5 aspects importants : Les bombardements continuent, moins intensivement c’est vrai, mais avec chaque jour des attaques sanglantes et des incursions militaires de la part des chars et des blindés de l’occupation. Pendant ces 4 mois de cessez-le feu, on compte 623 morts et 1850 blessés palestiniens.
Autre point très important : selon la 2e phase du plan de Trump, les forces de l’occupation devaient se retirer de toute la bande de Gaza, or, chaque jour, la ligne jaune avance au point qu’aujourd’hui, 62 % de la bande de Gaza est occupée par l’armée israélienne.
Les Palestiniens qui veulent se rendre sur les décombres de leurs maisons pour y récupérer un peu de leurs biens se font tirer dessus par des snipers ou des drones. Déjà 160 Palestiniens sont morts, à 100/200 mètres de la ligne jaune, alors qu’ils étaient du bon côté (du côté autorisé).
Troisièmement : Le gouvernement de technocrates palestiniens qui a été nommé il y a 2 mois et avait reçu un accueil favorable des Américains, de l’autorité palestinienne, des partis politiques ainsi que de la population, de l’Union européenne et de la Ligue arabe, est toujours bloqué en Égypte et ne peut pas entrer à Gaza.
Interdire à ce gouvernement de technocrates palestiniens d’entrer complique tout parce qu’il n’y a personne aujourd’hui à Gaza pour gérer la situation, ni gouvernement, ni autorité, tout est aléatoire notamment en ce qui concerne la situation humanitaire. Il faudrait pouvoir constater la réalité pour pouvoir aider la population.
Il y a, c’est vrai, quelques organisations internationales qui continuent de fonctionner mais avec beaucoup de difficultés. On a besoin d’un gouvernement, de ce gouvernement de technocrates qui avait été approuvé par le Conseil de la paix, un gouvernement avec des facilités et des compétences pour gérer et redonner ainsi un peu d’espoir à le population civile.
Quatrièmement : L’ouverture du passage de Rafah.
En réalité, ce passage n’est que très partiellement ouvert. La priorité est donnée aux malades et aux blessés mais les autorisations ne sont données qu’au compte-gouttes. 15000 personnes attendent de pouvoir être évacuées.
Jusqu’à présent, par jour, seuls 15 malades chroniques ou blessés et une trentaine d’accompagnants sont autorisés à sortir de la bande de Gaza par jour alors que moins de 40 personnes ont pu retourner chez elles, à Gaza.
C’est scandaleux ! Les autorités israéliennes disent avoir ouvert le passage mais ce sont elles qui contrôlent tout, tant à l’entrée qu’à la sortie.
L’arrivée de l’aide humanitaire est toujours limitée. Il y a, c’est vrai, une petite amélioration en ce qui concerne la nourriture mais tout coûte très cher, notamment dans la ville de Gaza. Les organisations internationales sont débordées mais essaient de satisfaire les besoins énormes de la population, notamment des plus pauvres.
Même les promesses du Conseil de la paix dans sa réunion le 19 février à Washington de reconstruire la bande de Gaza et apporter un soutien urgent pour les Palestiniens de Gaza n’ont pas beaucoup d’échos, car pour la population civile, le plus important c’est le concret et l’application des décisions.
Comment vivre à Gaza ?
80% de la population civile de la bande de Gaza n’ont plus de revenu. Ils ont tout perdu et vivent de l’aide humanitaire, sous tentes dans les camps de déplacés. Mais, avec le peu de camions qui sont autorisés à entrer dans la bande de Gaza, les organisations internationales ne peuvent satisfaire les besoins que de 50% de la population. Les autres continuent donc de souffrir de l’insécurité alimentaire.
18% des Palestiniens de Gaza sont des fonctionnaires de l’autorité palestinienne ou du gouvernement de Gaza. Ils reçoivent 50% de leur salaire mais ils ne bénéficient pas de l’aide humanitaire qui est réservée aux plus démunis. Ils doivent tout acheter eux-mêmes, la nourriture sur le marché, l’eau potable, le bois, les médicaments, l’accès à internet, etc. Pour se soigner, ils doivent payer des médecins privés.
2% de citoyens sont soit commerçants, soit employés par des ONG internationales. Ces 2% de la population ont un revenu qui leur permet d’acheter de la marchandise dans les marchés, d’aller au café et au restaurant ou de se procurer des produits de luxe. Mais ils sont une minorité et on peut donc dire que la situation reste dramatique pour toute la population civile dans la bande de Gaza.
L’occupation profite de cette atmosphère d’incertitude pour poursuivre sa politique coloniale et continuer à imposer sa force militaire sur la Cisjordanie (déplacement de population, démolition de maisons et incursions de colons très violents, déplacements forcés de la population (notamment à Jenine et au nord de la Cisjordanie occupée), etc.
La colonisation a déjà avalé 73% de la Palestine. Avec le plan de colonisation annoncé, elle prendrait les 98% des terres palestiniennes, directement par la colonisation et indirectement par de nouvelles lois imposées aux Palestiniens de Cisjordanie occupée. Si on croit les chiffres, il ne resterait pour les Palestiniens que les villes de Ramallah, Naplouse, une partie de Hébron et une partie de Bethlehem. Presque toutes les autres villes et villages seraient annexées par les colonies illégales.
Personnellement, je viens d’avoir 60 ans le 18 février, j’essaie de tenir bon avec ma famille et les gens autour de moi. J’essaie de remonter le moral des jeunes. Je m’occupe de trois centres éducatifs et avec le soutien des solidaires francophone, j’essaie de leur fournir des fournitures scolaires, des vêtements, des repas chauds, des fruits, et, quand certaines choses sont disponibles sur le marché, des chaises et des tables.
On organise des activités de soutien psychologique pour les enfants traumatisés avec des jeunes francophones.
J’essaie de garder espoir mais c’est difficile.
Je continue d’écrire, de témoigner, de publier des articles et des livres, et d’échanger avec les amis, les solidaires francophones. Ce n’est pas toujours évident dans le contexte de Gaza actuellement.
J’ai été très affecté par la mort de Leila Shahid, cette femme exceptionnelle qui incarnait la Palestine en toute dignité, cette diplomate et humaniste, j’ai eu la chance de la rencontrer plusieurs fois en France et à Gaza, elle représentait le combat d’un peuple en quête de sa liberté.
Les Palestiniens attendent un changement et des améliorations mais l’attente est très longue et les choses n’avancent pas.
On essaie de tenir bon, de supporter l’insupportable et de garder ce petit espoir qui nous maintient en vie.
 
Ziad Medoukh -
27.02.26
3 mars 2026

!!Génocide à Gaza: J 879!! Comme nous le répétons depuis toujours: il n'y a pas de réel parti d'opposition en 'Israël' dès qu'il s'agit de voler les terres palestiniennes

 

 

Le leader «libéral» de l’opposition israélienne partage l’avis de Mike Huckabee selon lequel la Bible donne à 'Israël' le droit de s’étendre de l’Égypte à l’Irak

 

 

Tout le monde parle de l’interview de Tucker Carlson avec l’ambassadeur américain en 'Israël', Mike Huckabee. Elle a été vue des millions de fois, et s’il y a un élément qui a retenu l’attention, c’est l’opinion de Huckabee selon laquelle 'Israël' avait un droit biblique sur les terres situées entre l’Euphrate en Irak et le Nil en Égypte.

 

Carlson a été choqué et l’a pressé de questions à ce sujet: «Qu’est-ce que cela signifie? 'Israël' a-t-il droit à cette terre? Parce que vous faites référence à la Genèse, vous dites que c’est l’acte original.»

 

Huckabee a été clair: «Ce serait bien s’il prenait tout.»

 

Certains ont été choqués. Des hasbaristes israéliens comme Eylon Levy ont tenté d’apaiser les esprits, répondant sur X que «littéralement personne» ayant du pouvoir en 'Israël' ne croit cela et que penser ainsi relève «d’un fantasme délirant issu de l’imagination antisémite». Il a ajouté: «Arrêtez de répandre des conneries conspirationnistes sans intérêt.»

 

Même le journaliste de Haaretz Gideon Levy a estimé que Huckabee était un extrémiste qui ne représentait ni les États-Unis ni 'Israël', «il représente à peine ses fous», a-t-il écrit. «Huckabee s’exprime avec une audace que même Ben-Gvir et Kahane n’oseraient pas», tel était le titre de l’article de Levy: «Ce n’est pas pour rien que Carlson a déclaré: Cet homme ne représente pas mon pays; il représente 'Israël'. Ce n’est ni l’un ni l’autre, Carlson. Cet homme ne représente pas 'Israël'; il représente à peine ses fous. Mais il est tout à fait possible qu’il représente une Amérique en devenir, dont le secrétaire d’État Marco Rubio a récemment loué "l’héritage chrétien" de l’Occident lors d’un discours à Munich.»

 

Mais ensuite, le leader de l’opposition israélienne «libérale» Yair Lapid a prouvé que les Levy avaient tort. Lors d’une conférence de presse lundi pour son parti Yesh Atid («Il y a un avenir»), Lapid a répondu à une question d’un journaliste religieux de Kipa News«Bonjour monsieur. L’ambassadeur Huckabee a déclaré cette semaine, et nous connaissons l’influence de l’administration américaine sur le gouvernement ici, qu’il soutient le contrôle israélien de l’Euphrate au Nil, ce qui signifie le contrôle du Liban, de la Jordanie et de la Syrie. Êtes-vous d’accord avec cela ou pensez-vous qu’il faille y mettre un terme?»

 

Lapid a répondu: "Écoutez, je ne pense pas avoir de désaccord sur le plan biblique concernant les frontières d’origine d’'Israël'. La dernière fois que j’ai vérifié, l’Euphrate se trouvait en Irak. Je ne pense pas que les Américains aient éprouvé un grand soulagement lorsqu’ils sont entrés en Irak. Je soutiens tout ce qui permettra aux juifs d’avoir un territoire vaste, étendu et fort, ainsi qu’un refuge sûr pour nous, pour nos enfants et pour les enfants de nos enfants. C’est ce que je soutiens."

 

Lapid a été interpellé sur la taille de ce futur Etat juif:

«À quel point vaste ?»

"Autant que possible."

«Jusqu’à l’Irak ?»

 

"La discussion porte sur la sécurité. Le fait que nous soyons sur la terre de nos ancêtres… La position de Yesh Atid est la suivante: le sionisme est fondé sur la Bible. Notre mandat sur la terre d’'Israël' est biblique. Les frontières bibliques d’'Israël' sont claires. Il y a également des considérations de sécurité, de politique et de temps. Nous avons été en exil pendant 2.000 ans… Vous ne voulez pas vraiment entendre tout ce discours, n’est-ce pas? Au moins, vous ne l’attendiez pas… La réponse est: il y a ici des considérations pratiques. Au-delà des considérations pratiques, je crois que notre titre de propriété sur la terre d’'Israël' est la Bible, donc les frontières sont les frontières bibliques."

 

«Attendez, donc fondamentalement, la grande et vaste terre d’'Israël'?»

 

''Fondamentalement, le grand et vaste 'Israël', autant que possible dans les limites de la sécurité israélienne et des considérations de politique israélienne''.

 

Voilà, vous savez tout. La Bible est notre titre de propriété. Comme l’a dit le premier 1er ministre israélien, David Ben Gurion. 

 

Lapid a énoncé son principe «un maximum de juifs sur un maximum de terres avec un maximum de sécurité et un minimum de Palestiniens» il y a plus de dix ans. Aujourd’hui, il affirme que le «maximum de terres» n’est qu’une question d’urgence – de « considérations pratiques».

 

Un leader de l’opposition israélienne «libéral» et «laïc» vient de nous dire que «le sionisme est fondé sur la Bible».

 

Je pense que nous devons le croire. Nous devons cesser de parler de Netanyahu, Ben-Gvir, Smotrich et Huckabee. C’est le sionisme, imbécile.

 

 

Jonathan Ofir -

25.02.26

Source: Agence Medias Palestine

2 mars 2026

!!Génocide à Gaza: J 878!! Donald Trump, idiot utile de Tel-Aviv

 

 

La décision de D. Trump de suivre le plan israélien d’une guerre contre l’Iran est une preuve supplémentaire – s’il en fallait encore – de son manque d’intelligence, de recul et de maîtrise qu’il eût fallu garder, quand de multiples avertissements, venus de tous cotés, l’ont pourtant mis en garde d’une telle malencontreuse initiative.

 

Son intervention officielle lamentable, affublé d’une casquette tel un ado dans un moment d’une telle gravité, et évoquant l’Iran comme régime le plus terroriste qui soit dans ce discours usé jusqu’à la corde, non seulement ne convainc plus personne, mais ajoute à la bêtise de l’individu. Celui-là même que les plus abrutis sacraient « faiseur de paix. »

 

Depuis des décennies, s’il est un régime terroriste par excellence, c’est sans l’ombre d’un doute celui des États-unis eux-mêmes, à l’origine de quantité d’interventions guerrières dans le monde, sans la moindre justification plausible et toutes, basées sur des mensonges et une propagande fallacieuse. Se disputant la première place avec le régime israélien dont les crimes à l’encontre des Palestiniens sont incessants et s’étalent, pour les plus sceptiques, depuis le 07 octobre 2023 de long en large sur les écrans du monde entier, à travers leur génocide avéré à Gaza.

 

Lors des dernières négociations à Genève, l’Iran avait pourtant déclaré que les pourparlers avec les États-unis avaient avancé dans la bonne direction, ayant concédé ce qu’il n’avait jamais accepté auparavant, à savoir, la possibilité de remettre son programme nucléaire sous total contrôle de l’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique). Dès lors, pourquoi et quels sont les réels mobiles de cette attaque ?

 

Les médias occidentaux, comme à leur habitude, ne donneront qu’une vision partielle et biaisée de l’information, et vanteront les prouesses des armées américano-israéliennes et leurs ‘frappes chirurgicales’ sur l’Iran. Mais déjà, d’autres médias informent de manière plus objective de la réponse iranienne. Ainsi, selon le média libanais Al Mayadeen, « Les missiles de représailles ont visé différentes zones des territoires occupés, frappant Haïfa, Tel-Aviv et le nord de la Palestine occupée. Les sirènes continuent de retentir dans tous les territoires occupés après le lancement de plusieurs salves de missiles.(…) environ 25 tirs de missiles depuis l’Iran vers ‘Israël’ ont été détectés depuis 10 heures ce matin, soit un total d’environ 220 missiles. Des explosions ont également été entendues dans de nombreux États arabes du Golfe qui abritent des bases militaires américaines, notamment en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis (EAU), à Bahreïn, au Koweït et au Qatar. »

 

Le radar American AN/FPS-132 au Qatar, avant destruction

Contrairement à la réponse iranienne précédente, lors de la guerre américano-israélienne des 12 jours en juin 2025, le conflit s’est donc immédiatement étendu à toute la région, ciblant les bases américaines que les régimes arabes fantoches y ont laissées s’installer. La fracture de la région risque de s’amplifier de manière dangereuse, au plus grand bénéfice du régime sioniste dont les ambitions régionales sont étalées voire revendiquées au grand jour… pour autant qu’il survive à cet épisode.

 

Par ailleurs, toujours selon Al Mayadeen, « Le Corps des gardiens de la révolution iranienne (CGRI) a mené des frappes de représailles qui ont visé et détruit le radar américain AN/FPS-132 stationné sur une base américaine au Qatar (…) ce système radar américain, utilisé pour détecter les missiles balistiques, a une portée opérationnelle signalée d'environ 5.000 kilomètres. Le radar d'alerte précoce AN/FPS-132 est considéré comme un élément clé de l'infrastructure de défense antimissile américaine (…) son coût a été estimé à plus d’un milliard de dollars. Selon la télévision d'État iranienne, le radar a été détruit à l'aide de l'UAV Shahed-136.»

 

Les autorités de l’Iran avaient averti que, selon leur protocole de la guerre, la réponse à toute éventuelle attaque contre le territoire iranien serait immédiate et proportionnelle. Il semble à ce stade, que les responsables attendent de voir si le duo criminel poursuivra ses bombardements ou s’il reviendra à la raison en optant pour la voie diplomatique. Peu de chance, pour cette dernière option, dès lors que les autorités militaires américaines ont annoncé la poursuite de leurs bombardements dans les prochains jours.

 

En attendant, il se dit que la réponse militaire iranienne est à l’étude et s’adaptera au choix des assaillants.

 

Dans tous les cas, Donald Trump vient sans doute de perdre magistralement les prochaines élections de mi-mandat, de manière anticipée. Son caractère impulsif, son ego maladif et sa cervelle de punaise lui ont joué le mauvais tour de se laisser piéger par plus rusé que lui en la personne du criminel de guerre Benjamin Netanyahu, sous mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale.

 

Au moment de terminer ce billet, l’information du décès du guide suprême Ali Khamenei semble se confirmer. De son côté, le Croissant Rouge iranien annonce déjà plus de 200 victimes et 750 blessés. Le reste du monde n’a plus qu’à retenir son souffle…

 

 

Daniel Vanhove -

28.02.26

1 mars 2026

!!Génocide à Gaza: J 877!! Interpellation citoyenne: obligation à tous les Etats de 'prévenir' d'un génocide et non d'attendre!

 

 

Madame, Monsieur,

 

je vous interpelle en tant que responsable politique européen·ne face à des faits qui ne relèvent plus du débat diplomatique, mais du droit international pénal. Ce qui se déroule à Gaza constitue, au regard des éléments disponibles, un processus génocidaire en cours.

 

Malgré l’annonce répétée d’un cessez-le-feu, les forces armées d''Israël' continuent de tuer des civils palestiniens, y compris des enfants, dans l’espace public. Des enfants abattus alors qu’ils ramassaient du bois pour se chauffer, après des mois passés sous des tentes, dans un territoire délibérément privé d’infrastructures vitales, d’électricité, d’eau potable et de soins.

 

Depuis 2023, plus de 72.000 Palestiniens ont été tués.
Plus de 80% du territoire de Gaza a été détruit.
Des blessé·es meurent faute d’évacuation médicale.
Des nourrissons sont morts de froid.
Des journalistes ont été ciblés en violation flagrante du droit international humanitaire.
Les infrastructures de l’UNRWA ont été bombardées lors d’attaques sans précédent contre une agence des Nations-Unies.

 

Ces faits ne sont ni isolés ni accidentels. Ils s’inscrivent dans une logique systématique de destruction d’un groupe national, par:


– les homicides de masse,

– les atteintes graves à l’intégrité physique et mentale,

– la soumission intentionnelle à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction partielle ou totale.

 

Ces critères correspondent strictement à la définition du génocide telle qu’énoncée dans la Convention de 1948. La Cour internationale de Justice a d’ailleurs reconnu l’existence d’un risque plausible de génocide, déclenchant l’obligation pour tous les États signataires – dont la Belgique et l’Union européenne – de prévenir, et non d’attendre.

 

Dans ce contexte, je vous interpelle également sur une question trop souvent éludée:


celle des ressortissant·es belges et européen·nes possédant une double nationalité ayant servi ou servant dans l’armée israélienne, une armée aujourd’hui accusée de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide.

 

Pouvez-vous indiquer:


– quelles mesures votre gouvernement / l’Union européenne prend pour identifier, prévenir et poursuivre, le cas échéant, la participation de ses ressortissant·es à une armée engagée dans des crimes internationaux?


– comment justifiez-vous l’absence de poursuites ou d’enquêtes sérieuses, alors même que le principe de compétence universelle permet d’agir?

 

Je vous pose dès lors des questions précises, auxquelles vous êtes politiquement et juridiquement tenu·e de répondre:

 

  1. Pouvez-vous confirmer la cessation totale et vérifiable de toute exportation d’armes, de composants militaires ou de technologies à usage dual vers 'Israël'?

  2. À défaut, comment justifiez-vous cette coopération au regard de l’obligation de prévenir le génocide imposée par le droit international?

  3. Soutenez-vous explicitement les plaintes internationales en cours, notamment celles visant des entreprises d’armement européennes accusées de complicité?

  4. Êtes-vous prêt·e à soutenir publiquement les procédures devant la Cour pénale internationale et à coopérer pleinement avec elles?

  5. Êtes-vous disposé·e à soutenir des sanctions effectives, tant que les crimes se poursuivent et que l’impunité demeure?

 

Le droit international ne reconnaît ni la neutralité, ni l’ambiguïté, face à un génocide. Il ne reconnaît que la responsabilité: responsabilité d’agir, responsabilité de prévenir, responsabilité de ne pas être complice.

 

Chaque contrat maintenu, chaque abstention, chaque silence institutionnel engage durablement la responsabilité politique de celles et ceux qui gouvernent aujourd’hui. L’Europe ne pourra pas prétendre, demain, qu’elle ne savait pas.

 

Je vous demande donc clairement:


– de reconnaître publiquement la réalité d’un processus génocidaire à Gaza,
– de suspendre toute coopération militaire avec 'Israël',
– de soutenir activement les plaintes et mécanismes judiciaires internationaux,
– et d’agir contre l’implication de ressortissant·es européen·nes dans ces crimes.

 

Votre réponse est attendue. 

 

Veuillez agréer, Madame / Monsieur, l’expression d’une interpellation citoyenne ferme et déterminée.

 

[Courriel envoyé à:  Contact Kabinet Premier, Info & contact cabinet - kabinet Prévotmaxime.prevot@lesengages.be, cab.ae@diplobel.fed.be]

 

 

Nordine Saïdi -
24.02.26
28 février 2026

!!Génocide à Gaza: J 876!! Le «Conseil de la Paix» de Trump révèle l’avenir sombre que les États-Unis & 'Israël' ont planifié pour Gaza

 

 

On dit que là où il y a de la fumée, il y a du feu. Mais parfois, la fumée est destinée à créer l’illusion d’un incendie

 

 

C’est le cas du «Conseil de la Paix» de Donald Trump, dont le nom est spécieux, et qui s’est réuni cette semaine pour la première fois. Groupe hétéroclite d’autoritaires et de larbins de Trump, ce que les discours ont bien reflété. Un dirigeant après l’autre a offert des platitudes creuses et des éloges dithyrambiques, quoique fictifs, envers le président américain.

 

Il y a quelque chose de surréaliste à voir Trump convoquer un «Conseil de la Paix» alors qu’il se prépare à ce qui ressemble de plus en plus à une attaque inévitable et désastreuse contre l’Iran, tout en déclarant allègrement qu’il a apporté «la paix au Moyen-Orient» pendant qu’'Israël' continue de massacrer des civils palestiniens en masse.

 

Mais au-delà des effets de théâtre et de l’hypocrisie, rien dans ce «Conseil de la Paix» ne change quoi que ce soit. Son impact à Gaza est actuellement nul; les conditions, les tueries et les tensions y seraient identiques même sans ce «Conseil de la Paix».

 

Il est néanmoins important de suivre des rassemblements comme celui que Trump a convoqué jeudi. Même si ce qui y a été discuté n’a pour l’instant aucune pertinence pour la vie sur le terrain, cela reste révélateur de ce qu’'Israël' et ses alliés cherchent à construire sur les ruines du génocide. Et les perspectives pour Gaza sont très sombres.

 

 

La réalité s’invite au «Conseil de la Paix»

 

Une attention légitime a été portée au fait que Trump a invité à la fois B. Netanyahu et V. Poutine à siéger au Conseil. Ces deux hommes font face à des accusations de crimes de guerre pour lesquelles ils sont recherchés par la Cour pénale internationale.

 

'Israël' a accepté de rejoindre le Conseil juste avant que Netanyahu ne rencontre Trump la semaine dernière. La Russie n’a pas répondu à l’invitation. Et il n’y a, de manière très significative, aucune présence palestinienne au sein du Conseil. Cette semaine, l’administration Trump a annoncé avoir établi une «communication» bilatérale formelle entre le Conseil de la Paix et l’Autorité palestinienne, un organe qui n’est plus crédible aux yeux de la plupart des Palestiniens. Le contact palestinien, et encore moins leur participation, reste donc minime au mieux.

 

Les membres actuels du Conseil de la Paix sont:

 

L' Albanie, l'Argentine, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, Bahreïn, la Bulgarie, le Cambodge, l'Égypte, El Salvador, la Hongrie, l'Indonésie, 'Israël', la Jordanie, le Kazakhstan, le Kosovo, le Koweït, la Mongolie, le Maroc, le Pakistan, le Paraguay, le Qatar, l'Arabie saoudite, la Turquie, les Émirats arabes unis, l'Ouzbékistan et le Vietnam

 

C’est une liste d’États autoritaires et de dirigeants désireux de gagner les faveurs de D. Trump. Il est notable que seule une poignée d’États d’Europe de l’Est aient rejoint le groupe, et aucun d’entre eux, à l’exception d’'Israël', n’est un allié traditionnel des États-Unis.

 

Une vingtaine d’autres États ont envoyé des observateurs à la réunion du Conseil, tout comme l’Union européenne, mais beaucoup ont déjà clairement indiqué qu’ils ne le rejoindraient pas (même le Pape a refusé), et souhaitaient manifestement simplement être dans la salle pour avoir un aperçu direct de ce qui s’y passerait.

 

Et ce qui s’est passé était très peu de chose. Bien que l’accent ait été techniquement mis sur Gaza, presque rien de substantiel n’est sorti de la réunion concernant la Palestine. Trump a déclaré que les États-Unis donneraient 10 milliards de dollars au Conseil de la Paix, mais il n’a pas précisé à quoi cet argent serait destiné ni comment il entendait le lever, étant donné que c’est le Congrès, et non le président, qui contrôle les finances des États-Unis.

 

Trump a également déclaré que le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, les Émirats arabes unis, le Maroc, Bahreïn, le Qatar, l’Arabie saoudite, l’Ouzbékistan et le Koweït débloqueraient 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza. Mais tout cela n’est que fumée, car le «plan de reconstruction» de Gaza reste hors de portée. 'Israël' contrôle plus de la moitié de la bande de Gaza, mène des attaques quotidiennes et meurtrières, et fait tout ce qui est en son pouvoir pour préparer le terrain à une nouvelle vague de génocide à grande échelle.

 

Le Hamas et les autres factions palestiniennes — dont aucune, rappelons-le, n’a jamais accepté de désarmer — sont sur le point de se voir contraints d’abandonner leur droit de résister au siège et à l’occupation israéliens, pourtant garanti par le droit international.

 

Aucun des États ayant promis des troupes n’a l’intention que celles-ci affrontent les factions palestiniennes; elles sont plutôt supposées constituer une force de maintien de la paix, assurant la sécurité aux côtés d’une police palestinienne.

 

Mais cette police, que les États-Unis tentent de constituer à partir de gangs armés palestiniens qui travaillent soit pour 'Israël', soit sont de simples bandits indépendants, ne se met pas en place de sitôt non plus. Dans ces conditions, aucun des alliés de Trump n’enverra ni troupes ni fonds à Gaza pour son Conseil de la Paix, quoi qu’ils lui aient dit en le flattant à Washington cette semaine.

 

 

Peu de répit en vue à Gaza

 

Le Conseil de la Paix a réussi à obtenir l’approbation du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que le «Plan de paix en 20 points» profondément défaillant de Trump. Cette combinaison signifie que la fiction consistant à apporter la «paix» à Gaza a conféré au Conseil une certaine apparence de légitimité; il a été vendu comme un moyen de mettre fin au «fauchage de gazon» israélien périodique qui, après le 7 octobre, s’est transformé en une horreur génocidaire ayant horrifié un monde occidental normalement complaisant.

 

La vérité, comme je l’ai déjà noté, est que Trump a des ambitions bien plus grandes pour le Conseil de la Paix. C’est pourquoi il a créé le soi-disant «Conseil exécutif», qui sera l’instrument qu’il entend utiliser pour gouverner Gaza afin de la transformer en une ville touristique sur la Méditerranée avec un nombre réduit de Palestiniens servant de «domestiques autochtones» pittoresques pour les touristes, dans la vision raciste de Trump et de Jared Kushner.

 

Le Conseil de la Paix, comme Trump l’a laissé entendre lors de ses remarques, est destiné à défier les Nations Unies et à servir de vecteur au pouvoir personnel et familial de Trump même après qu’il aura quitté ses fonctions. "Le Conseil de la Paix va quasiment surveiller les Nations Unies et s’assurer que cela fonctionne correctement", a-t-il déclaré à son audience.

 

Pendant ce temps, Gaza reste dans l’impasse. Le comité technocratique qui est censé prendre en charge l’administration quotidienne et les responsabilités civiques à Gaza (et représente toute l’étendue de la participation des Palestiniens à la gestion de leur propre vie) est toujours en Égypte, son entrée à Gaza étant bloquée par 'Israël'.

 

Mais ils ont un nom: le Comité national pour l’administration de Gaza (CNAG). Ils ont même un logo, qui ressemble beaucoup à celui de l’Autorité palestinienne, ce qui a donné aux Israéliens une raison de se plaindre même de cela.

 

Tout cela reste accessoire et ne constitue guère plus qu’une distraction. Les dirigeants israéliens sont impatients de reprendre la violence intense qui a écrasé Gaza pendant deux ans.

 

Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar représentait 'Israël' à la réunion du Conseil de la Paix, et a clairement indiqué que la menace d’une violence majeure est très réelle. "Distingués dirigeants, tous les plans précédents pour Gaza ont échoué parce qu’ils n’ont jamais traité les problèmes fondamentaux: la terreur, la haine, l’incitation et l’endoctrinement", a-t-il déclaré à l’assemblée. "Au cœur du plan global du président Trump se trouvent le désarmement du Hamas et du Jihad islamique, la démilitarisation de la bande de Gaza et la déradicalisation de la société palestinienne."

 

Les propos de Sa’ar faisaient écho aux propres menaces de Netanyahu. "Le Hamas sera très bientôt confronté à un dilemme. Déposer les armes à l’amiable ou par la force", a-t-il déclaré devant un public de soldats israéliens jeudi.

 

Pendant ce temps, des personnalités encore plus extrémistes, comme la membre de la Knesset Limor Son Har-Melech du parti kahaniste 'Pouvoir juif' d’Itamar Ben-Gvir, ont rejoint un rassemblement du groupe radical de colons Nahala plus tôt cette semaine pour s’infiltrer dans Gaza — sous la pleine protection de l’armée israélienne, naturellement — afin d’y planter des arbres en prévision du retour des colonies israéliennes.

 

«'Là où les juifs règnent sur leurs ennemis' n’est pas seulement un verset du Livre d’Esther, c’est la réalité que nous construisons ici sur le terrain. Gaza sera juive, car c’est la seule façon de garantir la victoire et la vraie sécurité pour le peuple d’Israël», a-t-elle déclaré lors de la cérémonie.

 

Nahala prévoit une marche vers Gaza à Pâques, qui commence le 1er avril. Si Netanyahu obtient ce qu’il veut, Har-Melech sera frustrée parce que l’invasion à grande échelle de Gaza aura repris d’ici là. Peut-être cela prendra-t-il plus de temps si le calendrier de Trump impose un délai. Mais cela arrive.

 

Voilà la situation dans laquelle se trouvent les Palestiniens de Gaza: pris en étau entre la folie des colons radicaux et les rêves expansionnistes du gouvernement israélien. Le génocide les regarde en face dans tous les cas, tandis que la communauté internationale joue la comédie pour amadouer D. Trump, que les armes américaines affluent vers 'Israël' et que ses navires de guerre se préparent à écraser l’Iran.

 

Le «Conseil de la Paix» n’est même pas suffisamment pertinent par rapport à cette réalité pour mériter d’être une blague.

 

 

Mitchell Plitnick -

23.02.26

Source: Agence Medias Palestine

27 février 2026

!!Génocide à Gaza: J 875!! En 11 ans, les Palestiniens ont obtenu 66 permis de construire en Cisjordanie...

 

 

... contre 22.000 pour les colons israéliens illégaux !

 

 

Les autorités israéliennes n’ont accordé que 66 permis de construire à des Palestiniens en Cisjordanie occupée sur une période de 11 ans, tandis que 22.000 permis ont été délivrés à des colons illégaux, a rapporté dimanche un journal israélien cité par l’agence Anadolu.

 

Selon le quotidien Haaretz, seuls 66 permis de construire ont été délivrés à des Palestiniens entre 2009 et 2020, contre 22.000 permis accordés à des colons israéliens illégaux durant la même période.

 

«La majeure partie de la Cisjordanie étant interdite à la construction pour les Palestiniens, les habitants sont contraints de construire sans permis», a commenté le journal.

 

Haaretz cite les démolitions massives menées par les autorités israéliennes depuis janvier dans le quartier de Taawun, au sud de Naplus, dans le nord de la Cisjordanie.

 

Ce quartier, situé en zone C, «n’a reçu aucun permis de construire des autorités israéliennes, bien qu’il soit éloigné de toute colonie ou route d’accès», précise le quotidien. Al-Taawun, ajoute le journal, n’est qu’un exemple de l’accélération du rythme des démolitions en Cisjordanie.

 

Rien qu’en janvier, l’armée israélienne a démoli 24 bâtiments palestiniens en zone C, faute de permis de construire.

 

 

Hausse des démolitions

 

Haaretz, citant le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), indique qu’au moins 2.461 bâtiments palestiniens ont été démolis ces deux dernières années pour défaut de permis de construire, contre 4.984 au cours des neuf années précédentes.

 

Environ 3.500 personnes ont ainsi perdu leur logement durant cette période, précise le journal. OCHA n’a pas précisé si ces démolitions ont eu lieu exclusivement en zone C ou dans l’ensemble de la Cisjordanie.

 

Selon Haaretz, cette campagne de démolitions menée ces deux dernières années a coïncidé avec le déplacement d’environ 80 communautés palestiniennes, conséquence de l’expansion rapide des fermes et avant-postes illégaux des colons.

 

Les accords d’Oslo II de 1995 ont divisé la Cisjordanie en trois zones administratives: la zone A, sous contrôle palestinien total; la zone B, sous administration civile palestinienne et contrôle sécuritaire israélien; et la zone C, sous contrôle civil et sécuritaire israélien total, qui couvre environ 61% de la Cisjordanie.

 

Les Palestiniens affirment qu’'Israël' délivre rarement des permis de construire en zone C, empêchant de fait toute construction ou tout aménagement du territoire.

 

Les Palestiniens perçoivent ces mesures comme un prélude à l’annexion formelle de la Cisjordanie et une étape vers l’annexion de facto de vastes portions du territoire, des mesures qui, selon eux, compromettraient le cadre de la solution à deux États approuvé par l’ONU.

 

Dans un arrêt historique rendu en juillet 2024, la Cour internationale de Justice a déclaré illégale l’occupation par 'Israël' des territoires palestiniens et a exigé l’évacuation de toutes les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

 

 

Rédaction Middle East Monitor -

22.02.26

Source: ISM (International Solidarity Movment)

26 février 2026

!!Génocide à Gaza: J 874!! Le génocide continue, avec l’approbation internationale unanime

 

 

 

La communauté internationale a une fois de plus démontré son approche fragmentée du droit international, de l’ordre international et des droits humains

 

 

Non seulement les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont dérogé à la procédure habituelle en approuvant le plan américain en 20 points, qui place Gaza entre les mains du président Donald Trump et du 1er ministre israélien B. Netanyahu, mais la communauté internationale est désormais alignée sur des intérêts coloniaux israéliens.

 

Tandis que l’attention se porte sur le cessez-le-feu, l’aide humanitaire et la reconstruction de Gaza (cette dernière n’étant qu’une simple clause rhétorique), Netanyahu persiste à vouloir poursuivre le génocide, sous prétexte d’éliminer et de désarmer le Hamas.

 

Plus de deux années de génocide n’ont ni éliminé ni désarmé le Hamas. Le secrétaire du Cabinet israélien, Yossi Fuchs, a déclaré que le gouvernement israélien avait demandé à Trump un délai de 60 jours pour donner au Hamas l’opportunité de désarmer. Sans désarmement du Hamas et démilitarisation de Gaza – les tunnels faisant une fois de plus partie intégrante du discours sécuritaire israélien – aucune reconstruction ne sera possible à Gaza.

 

''J’entends encore aujourd’hui des affirmations selon lesquelles la reconstruction de Gaza sera autorisée avant la démilitarisation – cela n’arrivera pas'', avait déclaré Netanyahu lors d’une conférence de presse télévisée fin janvier.

 

Depuis, la position d’'Israël' est restée inchangée. La communauté internationale n’a pas protesté, car elle a intégré le mouvement de résistance à un discours sécuritaire qui, techniquement, n’a rien à voir avec l’Occident, puisque le Hamas concentre sa résistance uniquement en Palestine colonisée.

 

Disposer d’un avantage militaire qualitatif, du soutien de grands gouvernements occidentaux en matière de fourniture d’armes et de surveillance, et pourtant avoir besoin de 60 jours supplémentaires pour démilitariser Gaza, est clairement contradictoire si l’on prend le discours de Netanyahu au pied de la lettre.

 

La destruction de Gaza, ainsi que l’occupation militaire israélienne de plus de la moitié de ce territoire, constituent la première phase du plan israélien, même si la communauté internationale a brûlé les étapes diplomatiques. La deuxième phase du plan israélien entraînera davantage de pertes en vies humaines et territoriales palestiniennes, retardera la reconstruction de Gaza jusqu’à la conclusion d’un nouveau cessez-le-feu qui sera violé à maintes reprises, puis peut-être, initiera la troisième phase où la démilitarisation de Gaza et l’élimination du Hamas serviront encore de prétexte à un génocide colonial.

 

Pendant ce temps, les Palestiniens de Gaza sont toujours privés d’aide humanitaire, et plusieurs organisations humanitaires ne peuvent plus opérer dans le territoire.

 

Derrière toutes les façades déployées par les États-Unis, l’UE et l’ONU, le constat est clair: 'Israël' continuera d’agir en toute impunité, et les limites de cette impunité ne cessent de s’étendre. La communauté internationale s’opposera-t-elle au discours sécuritaire d’'Israël'? Non pas parce qu’elle soutiendrait soudainement le Hamas ou le peuple palestinien qu’'Israël' massacre pour des gains territoriaux, mais parce que le discours israélien est à la fois incohérent et illogique.

 

Cependant, la Commission européenne, par exemple, n’a pas seulement approuvé la mise en œuvre du plan américain pour Gaza. Elle a également déclaré s’attendre au désarmement du Hamas, sans toutefois préciser par quels moyens. L’accord tacite avec 'Israël' pour la poursuite du génocide à Gaza pèse bien plus lourd que la préoccupation feinte de désarmer le Hamas.

 

 

Ramona Wadi -

18.02.26

Source: ISM (International Solidarity Movment)

25 février 2026

!!Génocide à Gaza: J 873!! L’initiative citoyenne pour la suspension de l’accord UE-Israël obtient les seuils minimums dans 7 pays

 

 

L’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) pour suspendre l’Accord d’association entre l’Union Européenne (UE) et 'Israël', lancée mi-janvier, a récolté 461.427 signatures à l’heure où nous publions ces lignes, soit près de la moitié du nombre requis.

 

Pour qu’une initiative citoyenne européenne soit valable, elle doit recueillir au moins un million de signatures valides et obtenir les seuils minimums dans au moins 7 pays. C’est désormais chose faite: la Belgique, la Finlande, la France, l’Irlande, l’Italie, l’Espagne et la Suède ont largement franchi le seuil requis. La France est en tête avec 204.252 signatures représentant 350% des 58.320 qu’elle était censé obtenir.

 

L’initiative tarde à se faire connaître dans certains pays, avec 5 pays en dessous de 5% de l’objectif (la Roumanie, la Lettonie, la Hongrie, la Tchéquie et l’Estonie). Il incombe encore aux militant-es du réseau de l’alliance de la gauche européenne (ELA), dépositaires du texte, de partager et de convaincre dans ces pays pour récolter les signatures nécessaires.

 

En France, les citoyens peuvent continuer de signer et à faire circuler le texte. Les seuils minimums étant atteint dans 7 pays, ce n’est plus qu’une question de nombre: les Français et les Belges peuvent faire la différence s’ils poursuivent la mobilisation.

 

Les organisations syndicales à travers l’Europe peuvent aussi appeler à signer la pétition sur leurs propres supports de communication. Interpellez vos représentants syndicaux et faites remonter la pétition.

 

Relayez, relayez, relayez au maximum, svp... Le génocide ne s'arrête pas et se poursuit chaque jour. Et fort de son impunité, le régime terroriste israélien étend maintenant son emprise et ses méthodes criminelles sur toute la Cisjordanie et Jérusalem. Ils veulent nous avoir à l'usure: montrez-leur que nous n'abdiquerons pas!

 

 

L’initiative est ouverte aux signatures ici

24 février 2026

!!Génocide à Gaza: J 872!! Un article à relayer à nos instances politiques pour qu'elles sévissent contre leurs ressortissants s'ils sont coupables à Gaza

 

 

 

Qui sont les ressortissants étrangers qui combattent dans la guerre israélienne contre Gaza?

 

 

De nouvelles données révèlent qu’un grand nombre de ressortissants étrangers – originaires d’Amérique du Nord, d’Europe, d’Afrique et d’Amérique latine – ont servi dans l’armée israélienne pendant la guerre génocidaire contre Gaza, ce qui a suscité des enquêtes juridiques dans plusieurs pays concernant leur responsabilité potentielle.

 

 

Points clés

 

Des dizaines de milliers de détenteurs de passeports étrangers ont servi dans l’armée d’occupation israélienne pendant le génocide perpétré par 'Israël' à Gaza.

 

Les contingents les plus importants provenaient des États-Unis et de plusieurs pays européens.

 

Des plaintes ont été déposées dans divers États, faisant état d’une possible implication dans de graves violations du droit international.

 

La législation nationale de certains pays pourrait criminaliser la participation à des forces armées étrangères.

 

Les gouvernements subissent une pression croissante pour enquêter sur leurs ressortissants de retour au pays.

 

 

Une présence militaire multinationale

 

Les données publiées par le média d’investigation Declassified UK révèlent une structure militaire qui dépasse largement le cadre de l’implication d’un seul pays. Le contingent le plus important provenait des États-Unis, avec 12.135 binationaux et 1.207 multinationaux, suivis de la France (6.127 et 337), de la Russie (5.067 et 102), de l’Allemagne (3.901 et 292) et de l’Ukraine (3.210 et 56).

 

Les données recensent 1.686 binationaux et 383 multinationaux au Royaume-Uni, 1.675 en Roumanie, 85 en Pologne, 1.668 en Pologne et 149 au Canada, et 1.185 en Italie et 339 dans les pays du Sud.

 

Des chiffres comparables ont également été observés en Europe et dans les pays du Sud, notamment en Italie (828 et 100), aux Pays-Bas (559 et 86), au Brésil (505 et 91), en Argentine (609 et 56) et en Australie (502 et 119). Des contingents plus petits, mais néanmoins significatifs, ont été recensés en provenance d’Afrique du Sud (415 et 74), d’Éthiopie (1.387 et 29), de Suisse (373 et 135), de Belgique (406 et 65), d’Autriche (390 et 54), d’Espagne (372 et 79), de Hongrie (885 et 53) et de République tchèque (309 et 22).

 

Au total, les données publiées par Declassified UK indiquent que plus de 50.000 soldats possédaient la nationalité israélienne ainsi qu’au moins une autre nationalité (binationaux). Ces chiffres suggèrent que la participation à la guerre s’inscrivait dans un vaste réseau transnational plutôt que de constituer des cas isolés de volontaires étrangers.

 

 

Défis juridiques dans différentes juridictions

 

L’ampleur de la participation a suscité des plaintes et des demandes d’enquête dans plusieurs pays. Selon le rapport, Paul Heron, du Public Interest Law Centre, a déclaré qu’"il ne saurait y avoir d’impunité lorsque des preuves crédibles lient des ressortissants britanniques à de graves violations du droit international".

 

Une plainte déposée auprès de la police métropolitaine de Londres accuse certaines personnes d’être impliquées dans des actes tels que des «assassinats ciblés de civils et de travailleurs humanitaires» et des attaques indiscriminées (Declassified UK).

 

Des experts juridiques ont également fait référence à la loi britannique sur le service militaire à l’étranger (Foreign Enlistment Act), qui interdit aux citoyens de combattre pour des États étrangers engagés dans une guerre contre des pays en paix avec la Grande-Bretagne. Des questions juridiques similaires se posent dans d’autres juridictions où des ressortissants ont servi à l’étranger.

 

 

Responsabilité des États au regard du droit international

 

La question dépasse la simple responsabilité individuelle.

 

Les conclusions de la Cour internationale de Justice ont mis en garde les États contre toute aide au maintien de l’occupation et ont reconnu un risque sérieux de génocide à Gaza.

 

Des juristes soutiennent donc que les gouvernements doivent déterminer si les actions de leurs ressortissants sont susceptibles d’entraîner des obligations d’enquête ou de poursuite en vertu du droit international.

 

 

Preuves et cas individuels

 

L’enquête a permis d’identifier des individus précis, filmés lors d’opérations génocidaires à Gaza, notamment grâce à des images montrant des ressortissants étrangers opérant dans des zones civiles et fouillant des maisons abandonnées pendant les déplacements de population.

 

Selon des organisations de défense des droits humains, les documents en accès libre et les preuves issues des réseaux sociaux pourraient mener à d’autres identifications et à des poursuites judiciaires dans plusieurs pays.

 

 

Rédaction The Palestine Chronicle -

13.02.26

Source: ISM (International Solidarity Movment)

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