FREE PALESTINE

20 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 837!! Soutenez la pétition européenne réclamant la suspension de l’accord d’association entre l’UE & 'Israël'

 

Une initiative citoyenne demande à la Commission européenne de mettre fin à l’accord en raison de violations graves du droit international à Gaza

 

 

Une initiative citoyenne européenne (ICE) en ligne appelle à la suspension complète de l’accord d’association entre l’Union européenne et 'Israël', au motif de violations du droit international humanitaire commises par Tel Aviv dans la bande de Gaza.

 

Dans un communiqué publié sur la plateforme officielle de la Commission européenne, les organisateurs soulignent que "selon la Commission européenne, l’État d’'Israël' est responsable d’un niveau sans précédent de tueries et de blessures de civils, de déplacements massifs de population et de la destruction systématique d’hôpitaux et d’infrastructures médicales à Gaza". Le texte cite également le blocage de l’aide humanitaire, assimilé à "l’utilisation de la famine comme méthode de guerre".

 

L’accord visé, conclu en 2000, est présenté comme la base juridique des relations économiques, commerciales et politiques entre l’UE et 'Israël'. Selon les initiateurs, le maintien de cet accord "contribue à légitimer et à financer un État qui commet des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre". Ils appellent donc la Commission à proposer au Conseil la suspension immédiate de l’accord.

 

Pour que cette demande soit examinée par les institutions européennes, l’initiative doit réunir un million de signatures valides, provenant d’au moins sept États membres, avant le 13 janvier 2027, soit dans la durée d'un an. À ce jour, près de 88.000 signatures ont été collectées.

 

Parmi les soutiens politiques, Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, a relayé l’appel sur les réseaux sociaux. "Il faut suspendre l’accord d’association entre 'Israël' et l’UE", a-t-elle affirmé sur la plateforme américaine X, remerciant l’Alliance de la gauche européenne et les eurodéputés insoumis pour leur engagement dans cette démarche.

 

La guerre entre 'Israël' et le Hamas, déclenchée le 7 octobre 2023, continue de susciter une onde de choc politique et judiciaire sur la scène internationale. La Cour internationale de Justice, saisie par l’Afrique du Sud, a estimé en janvier 2024 qu’il existait un risque plausible de génocide à Gaza, ordonnant à 'Israël' de prévenir de tels actes et de garantir l’acheminement de l’aide humanitaire.

 

De son côté, la Cour pénale internationale a délivré, en novembre 2024, des mandats d’arrêt contre le 1er ministre Benyamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, les accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, notamment pour avoir ciblé des civils et utilisé la famine comme arme.

 

Les bombardements israéliens et la famine ont tué plus de 70.000 personnes dans la bande de Gaza, où la majorité des victimes sont des enfants et des femmes, selon les Nations unies. Malgré un cessez-le-feu signé en octobre 2025, plusieurs organisations internationales dénoncent des violations répétées de l’accord par l’armée israélienne, ainsi qu’une aggravation de la crise humanitaire. Ces éléments nourrissent les critiques croissantes contre le maintien de relations économiques normales entre l’Union européenne et 'Israël'.

 

 

Note MCP: au moment de la mise en page de cet article, le nombre de signatures avoisine déjà les 150.000 signatures. La dynamique est lancée: si chacun fait tourner cette pétition en la multipliant via ses réseaux, le chiffre de 1.000.000 nécessaire pour sa prise en compte par les autorités européennes peut être atteint. Voici le lien à signer et à diffuser au maximum : https://eci.ec.europa.eu/055/public/#/screen/home

 

 

Ümit Dönmez -

 

14.01.26

 

Source: aa.com.tr

19 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 836!! Voilà où mène l'extrême-droite: en 'Israël' est envisagée l'exécution des prisonniers palestiniens

Prison militaire israélienne d’Ofer, près de Ramallah

 

 

Un projet de loi à la Knesset prévoit la pendaison des détenus palestiniens

 

 

Le quotidien israélien (de gauche)  Haaretz a indiqué que la proposition de loi précise explicitement que la peine de mort serait appliquée par pendaison, l’exécution étant effectuée par un agent pénitentiaire spécialement désigné

 

Le texte, déposé par la députée d’extrême-droite Limor Son Har-Melech, du parti Otzma Yehudit dirigé par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, a désormais atteint les deuxième et troisième lectures, alimentant un vif débat parmi  l’ensemble de l’échiquier politique israélien. Aucun calendrier n’a encore été fixé pour le vote final.

 

Selon Haaretz, la loi confère au commissaire du Service pénitentiaire israélien le pouvoir de nommer l’agent chargé de procéder à l’exécution. Le processus serait supervisé par le directeur de la prison, un représentant judiciaire et un membre de la famille du détenu.

 

Le projet de loi autorise toutefois la tenue de l’exécution même en l’absence de certaines de ces personnes, au motif d’éviter tout retard.

 

Le texte prévoit également que les agents pénitentiaires et les autorités de l’État impliqués dans l’application de la peine capitale bénéficieraient d’une immunité civile et pénale totale. Les détails des exécutions seraient publiés sur le site internet du Service pénitentiaire israélien, tandis que l’identité des personnes chargées de l’exécution resterait confidentielle.

 

Le projet interdit toute commutation, appel ou annulation une fois la peine de mort prononcée. Les prisonniers condamnés à mort seraient détenus à l’isolement total, avec des visites strictement limitées au personnel autorisé.

 

En outre, la législation permettrait de prononcer la peine de mort sans requête du procureur général. Les procès seraient conduits devant des juges militaires ayant le grade de lieutenant-colonel ou supérieur, et les exécutions devraient avoir lieu dans un délai de 90 jours après la décision définitive.

 

Le choix de la pendaison comme méthode d’exécution contraste directement avec un communiqué publié par la Knesset sur la plateforme X le 19 novembre dernier, affirmant que les exécutions seraient réalisées par injection létale.

 

Selon des dispositions précédemment publiées par la Knesset, le projet de loi est présenté comme un outil juridique contraignant imposant la peine capitale à toute personne qui tue un juif “uniquement parce qu’il est juif”, y compris celles impliquées dans la planification ou l’exécution de tels actes.

 

La Knesset a approuvé le projet de loi en première lecture le 11 novembre, par 39 voix sur 120 députés, contre 16, selon le diffuseur public israélien.

 

Itamar Ben-Gvir plaide de manière répétée en faveur de l’exécution des détenus palestiniens et a supervisé un durcissement drastique de leurs conditions de détention, alors que se multiplient les rapports faisant état de mauvais traitements et de violations des droits humains fondamentaux.

 

Depuis le début de sa guerre génocidaire, 'Israël' a fortement intensifié les violations à l’encontre des détenus palestiniens, en particulier ceux originaires de Gaza, notamment par la famine, la torture, les violences sexuelles et le refus systématique de soins médicaux, selon des organisations de défense des droits humains.

 

'Israël' a tué plus de 71.000 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, et blessé plus de 170.000 autres lors des attaques menées à Gaza depuis octobre 2023 (selon les chiffres du Ministère de la Santé de Gaza, toujours provisoires-ndlr.MCP).

 

 

Rédaction TRT -

14.01.26

Source: trtfrancais.com

17 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 834!! Un long article, incontournable pour ce w-e: Au-delà des ruines...

 

 

 

Un État libéré du colonialisme en Palestine

 

 

La solution d’un État unique pour la Palestine est évoquée depuis des décennies – tantôt comme un idéal moral, tantôt comme une solution technocratique, tantôt comme une abstraction commode qui évite d’affronter les dures réalités du colonialisme de peuplement.

 

Aujourd’hui, après le 7 octobre 2023 et le génocide qui s’en est suivi à Gaza, on ne peut plus aborder l’idée d’«un État» sous l’angle de la coexistence, de l’équilibre ou de l’optimisme libéral. Il faut l’envisager comme un projet politique post-catastrophe, un projet qui naît non pas de la symétrie, mais de la libération, de la responsabilité et de la réparation de l’histoire.

 

La clarté et les questions soulevées par l’article pertinent de Lara Kilani, «Liberation Is Not Integration: On liberal Zionism, one-state fantasies, and what Palestinians actually want» [La libération n’est pas l’intégration: sionisme libéral, fantasmes d’un État unique et aspirations réelles des Palestiniens], et la réponse sans concession de Rima Najjar, «The Settlers Are Not Leaving: Decolonisation, not coexistence» [Les colons ne partent pas: décolonisation, pas coexistence], replacent le débat sur l’avenir de la Palestine là où il doit être: entre les mains des Palestiniens eux-mêmes. Ces interventions rejettent la conception libérale de la solution à un État unique comme un compromis multiculturel entre deux parties égales. Elles réaffirment au contraire une vérité fondamentale: la Palestine n’est pas un conflit à gérer, mais une structure coloniale à démanteler.

 

D’un point de vue juif antisioniste – défendu depuis des années par le Réseau juif international antisioniste – le rôle des juifs n’est ni de concevoir ni de diriger l’avenir de la Palestine. Il s’agit de démanteler activement le sionisme: en tant qu’idéologie, réseau mondial d’institutions et projet colonial violent. Comme le souligne à juste titre Rima Najjar, la désionisation n’est pas un choix éthique facultatif; c’est une condition sine qua non pour que les Palestiniens puissent envisager une libération selon leurs propres conditions. Pourtant, la question demeure incontournable: que se passera-t-il après la fin de l’occupation? Comment une société peut-elle émerger du génocide, de l’apartheid, des déplacements massifs de population et de l’effacement structurel? Et est-il possible – voire nécessaire – d’imaginer une communauté politique unique, laïque et inclusive après une telle dévastation?

 

Cet essai ne propose pas de solution toute faite. Il expose les conditions, les principes et les questions difficiles, non pas comme des aspirations libérales, mais comme les fondements d’un avenir postcolonial.

 

Est-ce le moment le plus sombre – et la lumière peut-elle encore jaillir? Le 7 octobre et ses conséquences ont brisé les dernières illusions qui soutenaient le prétendu «processus de paix». Le génocide à Gaza a dépouillé 'Israël' de tout camouflage moral. Il a également dévasté la société palestinienne de manière incommensurable – physiquement, psychologiquement et socialement. Parler de réconciliation aujourd’hui risque de paraître obscène si elle ne repose pas d’abord sur la justice.

 

L’histoire, cependant, nous enseigne une leçon amère: les heures les plus sombres imposent souvent une lucidité politique. L’Algérie après la domination française, l’Afrique du Sud après l’apartheid, le Rwanda après le génocide – aucune de ces sociétés n’en est ressortie guérie. Elles en sont ressorties fracturées, en colère, blessées. Pourtant, elles en sont aussi ressorties postcoloniales, l’autorité politique du colonisateur brisée. En Palestine, le dialogue – s’il doit exister – ne peut précéder la libération. Il doit la suivre.

 

 

Quelle forme de dialogue est possible?

 

La première erreur consiste à concevoir le dialogue comme une conversation entre égaux. Sous occupation, le dialogue n’est qu’une domination déguisée. Un dialogue constructif ne peut avoir lieu qu’après la fin de la suprématie politique sioniste.

 

Le dialogue post-libération devra présenter trois caractéristiques essentielles :

 

La centralité palestinienne: les Palestiniens définissent l’ordre du jour, les conditions et le calendrier

La reconnaissance de l’asymétrie: les colons et les bénéficiaires de l’apartheid ne négocient pas d’égal à égal avec les colonisés

La vérité avant la réconciliation: il ne peut y avoir de progrès sans nommer les crimes – dépossession, nettoyage ethnique, incarcération de masse et génocide

 

Tout dialogue après le 7 octobre ne peut être envisagé comme une réconciliation entre égaux. Il doit s’agir d’un processus de vérité post-libération, où les Palestiniens définissent les conditions, le déroulement et les limites de l’engagement. Le dialogue, en ce sens, ne vise pas l’harmonie, mais la prise de conscience, la responsabilisation et la réparation de l’histoire.

 

Aucun avenir politique n’est possible sans le démantèlement des colonies, structures de pouvoir, de privilège et de spoliation foncière. Cela signifie abolir la gouvernance des colonies, les milices armées de colons et les régimes juridiques d’expropriation – et non de simples gels cosmétiques ou des ajustements administratifs. La décolonisation exige la fin de la souveraineté des colons, et non sa réforme.

 

Le droit au retour des Palestiniens est non négociable et fondamental, et non un ajout humanitaire à reporter indéfiniment. Il restaure les Palestiniens en tant que peuple avec une histoire, une continuité et une capacité d’agir, plutôt que comme réfugiés figés dans le temps. Toute vision d’un État unique qui ignore le retour ne fait que reproduire le sionisme sous une forme atténuée.

 

Une Palestine future doit être laïque – non pas pour effacer la religion, mais pour empêcher qu’une religion ne soit instrumentalisée à des fins de pouvoir ou de suprématie étatique. La laïcité est ici un rempart contre la domination, garantissant l’égalité devant la loi pour tous les habitants. Sans elle, la hiérarchie réapparaîtra simplement sous une autre bannière.

 

La Palestine recèle des histoires multiples – arabe, juive, chrétienne, musulmane et autres – mais aucune ne confère une propriété exclusive. Un patrimoine collectif ne peut être reconnu qu’après avoir fait face à l’effacement et au vol de l’histoire, et non comme un substitut à la justice. La mémoire doit être plurielle, mais la responsabilité ne saurait être diluée.

 

Le contrôle colonial en Palestine a toujours été matériel: accaparement des terres, vol d’eau, exploitation de la main-d’œuvre et asphyxie économique. Un avenir juste exige une justice redistributive en matière de terres, d’eau, de logements et d’infrastructures. L’égalité politique sans réparation économique serait une illusion. Le partage équitable des ressources doit être une condition préalable.

 

Des milliers de prisonniers politiques palestiniens incarnent le cœur carcéral de l’occupation. Leur libération, leur réhabilitation et leur reconnaissance publique sont des premiers pas essentiels vers la justice, et non des actes de charité. Aucune réconciliation n’est envisageable tant que la résistance elle-même demeure criminalisée.

 

Jérusalem ne peut rester une ville structurée par l’exclusion, les annulations de titres de séjour et le zonage ethno-religieux. En tant que capitale partagée, elle doit garantir l’égalité d’accès, le rétablissement des droits de propriété et la liberté de culte pour tous. Le caractère moral de tout futur État sera d’abord mis à l’épreuve à Jérusalem.

 

 

Conditions préalables

 

1.Le démantèlement des colonies et des structures sionistes

 

Aucun cadre étatique unique n’est concevable sans le démantèlement des colonies en tant qu’entités politiques. Cela n’implique pas automatiquement l’expulsion de tous les colons, mais requiert:

 

*L’abolition de la gouvernance des colonies, des milices armées et des régimes d’expropriation foncière

*La restitution des terres volées par le biais de mécanismes juridiques contraignants

*L’exclusion du sionisme des structures constitutionnelles, juridiques et militaires

*La décolonisation n’est pas la coexistence. C’est la fin de la souveraineté des colons

 

 

2. Le droit au retour: non négociable et transformateur

 

Le droit au retour des Palestiniens n’est pas une demande humanitaire; c’est la revendication décoloniale fondamentale. Toute vision étatique unique qui le dilue ou le reporte reproduit le sionisme sous une autre forme.

 

Le retour transformera la démographie, la politique et la culture. C’est précisément là l’enjeu. Il restaure les Palestiniens en tant que peuple ayant une continuité historique, et non comme un problème humanitaire à gérer. Les mécanismes de retour nécessiteront une planification, des ressources et des dispositions transitoires, mais leur légitimité est absolue.

 

 

3. Un État laïque: la protection par l’égalité, non par la suprématie

 

La Palestine de demain ne peut être ni juive, ni musulmane, ni chrétienne. Elle doit être laïque, non pas au sens d’effacer la religion, mais en empêchant toute religion de devenir un instrument de pouvoir d’État. La laïcité, ici, ne se réduit pas à la neutralité libérale occidentale. Il s’agit d’une protection contre la domination, garantissant qu’aucune communauté – en particulier une communauté historiquement armée et privilégiée – ne puisse instrumentaliser son identité pour asseoir sa suprématie.

 

 

4. Un patrimoine commun sans effacement

 

La terre de Palestine recèle des histoires multiples: cananéenne, arabe, juive, ottomane, et bien d’autres. Un État libéré reconnaîtrait ce patrimoine pluriel sans permettre à aucun groupe de se servir de l’histoire comme d’une arme.

 

Patrimoine commun ne signifie pas culpabilité égale. Il signifie une gestion partagée après une reddition de comptes.

 

 

5. Un partage équitable des ressources

 

Le colonialisme en Palestine a toujours été matériel: vol d’eau, accaparement des terres, exploitation de la main-d’œuvre et siège. Un État juste doit redistribuer:

 

*L’eau et les terres agricoles

*L’énergie et les infrastructures

*Le logement et l’espace urbain

*La justice économique n’est pas secondaire par rapport à la libération politique ; elle en est le prolongement

 

 

6.  Les prisonniers palestiniens: le premier test de la justice

 

Aucune réconciliation n’est envisageable tant que des milliers de Palestiniens croupissent en prison – beaucoup sans inculpation, beaucoup torturés, beaucoup emprisonnés dès leur enfance. La libération et la réinsertion des prisonniers politiques doivent figurer parmi les premiers actes d’un ordre post-occupation. Ce ne sont pas des criminels; ce sont des survivants d’un régime colonial carcéral.

 

 

7. Jérusalem: partagée, non divisée

 

Jérusalem ne peut appartenir à un seul peuple ni à une seule religion. Elle ne peut pas non plus rester le symbole d’exclusion qu’elle est devenue. En tant que capitale partagée, Jérusalem exigerait:

 

*L’égalité d’accès aux lieux saints

*La fin du zonage ethno-religieux

*Le rétablissement des droits de résidence et de propriété des Palestiniens

*Il ne s’agit pas d’un symbole. Jérusalem incarne le caractère moral de tout futur État

 

Tout cela demeure impossible tant qu’une condition n’est pas remplie : la fin de l’occupation. Sans libération, le dialogue n’est que théâtre; sans justice, la coexistence n’est que coercition. La solution à un seul État n’est pas une utopie de coexistence. C’est un processus long et douloureux, un processus post-libération qui exige l’effondrement du sionisme, le retour des personnes déplacées, la mise en cause des responsables et la reconstruction de la société. Ce dialogue ressemblerait à un processus de recherche de la vérité et de la responsabilité, et non à des ateliers de paix. Il serait inconfortable, accusateur et déstabilisant, précisément parce qu’il affronterait l’histoire au lieu de l’effacer. L’émergence de la lumière dans ces ténèbres ne dépend pas de l’optimisme, mais du courage politique, de la clarté morale et du refus de tout compromis sur la justice. Les Palestiniens décideront de ce que signifie la liberté.

 

Le reste du monde, et en particulier ceux qui ont profité du sionisme, doit décider s’il est prêt à démanteler ce qui a rendu le génocide possible.

 

 

Ranjan Salomon -

09.01.26

Source: ISM (International Solidarity Movment)

16 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 833!! 'Israël' repousse toujours plus sa 'ligne jaune', nouvelle frontière ou nouveau front du génocide

 

 

 

L’armée israélienne repousse progressivement la 'ligne jaune' démarquant sa zone de contrôle, confirmant sa volonté d’annexer le territoire et de procéder au déplacement des Palestiniens de Gaza

 

 

Lundi dernier, l’armée israélienne forçait des familles, réfugiées le long de l’artère principale de la rue Salah al-Din, à fuir encore, menacées par l’avancée progressive de ses troupes. “Les attaques israéliennes en cours sur le terrain et l’extension de la ‘ligne jaune’ visent à envahir davantage le territoire à l’est, réduisant ainsi considérablement la superficie totale où les gens peuvent se réfugier”, expliquait le journaliste Hani Mahmoud sur Al Jazeera.

 

Ce même jour, comme de nombreux autres, des bombardements retentissent en particulier dans les quartiers de Tuffah, Shujayea et Zeitoun, à l’est de la ville de Gaza. “Tout le monde est à l’étroit ici. La population a  doublé et même triplé dans de nombreux quartiers, étant donné qu’aucune de ces personnes ne peut retourner dans son quartier.”

 

Ces attaques repoussent les populations et étendent la zone contrôlée par 'Israël', en flagrante violation du soi-disant “cessez-le-feu” prévu par l’accord de “paix” conclu en octobre dernier.

 

 

La 'ligne jaune', nouvelle frontière…

 

L’accord de “paix” porté par Donald Trump et entré en vigueur en octobre dernier, définissait le retrait provisoire des troupes israéliennes derrière une 'ligne jaune' qui couvrait un périmètre de près de 53% de l’enclave palestinienne. 

 

La seconde phase du plan, dont la mise en œuvre semble compromise, prévoyait le retrait total de Gaza par l’armée israélienne. Pourtant, les déclarations israéliennes ont toujours été en contradiction avec cet engagement, le chef militaire Eyal Zamir allant, en décembre dernier, jusqu’à qualifier la 'ligne jaune' de “nouvelle frontière” entre 'Israël' et la bande de Gaza.

 

Derrière la ligne jaune, les habitants rapportent observer des destructions continues, confirmées par les images satellites. Les habitations et infrastructures y sont méticuleusement rasées, ce qui constitue un crime au regard du droit international, qui interdit la destruction délibérée de biens civils.

 

Selon de nombreux reportages et analyses, 'Israël' projetterait de construire dans sa zone de contrôle des camps de réfugiés “alternatifs et sûrs” où les Gazaouis pourraient être déplacés sans possibilité de retour dans la partie palestinienne de l’enclave. Ce projet soulève de vives inquiétudes car il entraînerait une division de l’enclave palestinienne et le déplacement massif de sa population.

 

Outre la volonté israélienne affichée de pérennisation de la 'ligne jaune', de nombreux observateurs alertent sur le fait qu’'Israël' déplace celle-ci continuellement, rognant peu à peu l’espace où sont contraints de s’entasser 2,2 millions de Palestiniens.

 

 

… ou nouveau front

 

Selon un reportage d’Al Jazeera basé sur l’étude d’images satellites et le témoignages de ses journalistes locaux, la 'ligne jaune' israélienne est matérialisée par 192 blocs de béton peints en jaune, et 34 monticules de terre. Ces marqueurs ont été déplacés progressivement par les soldats israéliens, sur des distances allant jusqu’à 675 mètres, et les images satellites documentent que les bâtiments situés derrière la ligne déplacée ont été détruits.

 

Selon un communiqué du Centre palestinien pour les droits humains (PCHR), le 10 janvier dernier, l’armée israélienne contrôle désormais 60% de la bande de Gaza. “Cette expansion touche désormais des zones telles que le camp de réfugiés de Jabalia et l’est de Khan Younis, les plaçant sous contrôle militaire direct”, précise le PCHR. “Tout cela survient à un moment où la population de la bande de Gaza continue de souffrir d’un manque de logements adéquats, suite à la destruction d’environ 90% des bâtiments dans toute la bande au cours des 26 derniers mois, dans un contexte marqué par les répercussions persistantes de l’agression, le siège et les mauvaises conditions météorologiques qui ont gravement affecté les conditions humanitaires, économiques et sanitaires.”

 

Selon un article du Times of 'Israel' citant des officiels israéliens, 'Israël' prévoirait de reprendre son offensive à Gaza en mars prochain, afin de s’emparer de nouveaux territoires et de repousser la 'ligne jaune' plus à l’ouest, vers la côte de l’enclave.

 

'Israël' invoque pour justifier ces actions un possible échec des négociations en vue de la seconde phase de l’accord de “paix”, sans répondre aux condamnations qui l’accusent d’avoir violé ce même accord plus de 1.200 fois. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les attaques israéliennes ont tué au moins 414 Palestiniens et en ont blessé 1.145 autres.

 

 

Jo Westphal -

13.01.26

Source: Agence Medias Palestine

15 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 832!! Des Gazaouis manifestent face à l’aggravation de la crise humanitaire

 

 

Le froid, les maladies et l’accumulation des déchets menacent les familles déplacées malgré la trêve d’octobre

 

 

 

Des Palestiniens de la bande de Gaza ont organisé une manifestation dimanche, alors que les conditions humanitaires et environnementales continuent de se détériorer jusqu’à des niveaux catastrophiques, après deux années de génocide mené par 'Israël' dans l’enclave côtière.

 

Dans un camp de réfugiés de la ville de Gaza, les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Assez d’injustice et de négligence», «Une épidémie nous menace» et «Les déchets sont partout».

 

Les protestataires ont appelé l’ONU à assumer ses responsabilités et à se tenir aux côtés du peuple de Gaza, alors que la crise humanitaire s’aggrave de jour en jour.

 

 

«Nous voulons reconstruire nos vies»

 

Eylin, une fillette palestinienne déplacée de force à la suite des attaques israéliennes, a déclaré à un correspondant d’Anadolu: ''Nous vivons dans des tentes qui ne nous protègent ni de la chaleur ni du froid.''

 

Elle a ajouté: ''Des enfants et des adultes meurent à cause des maladies, des rongeurs et du froid extrême. Nous voulons reconstruire nos vies et nous avons besoin de maisons qui nous protègent.''

 

 

Les mécanismes de collecte des déchets ne fonctionnent plus

 

Said Akluk, responsable au ministère de la Santé de Gaza, a indiqué que la bande de Gaza ne dispose pas de systèmes adéquats de collecte des déchets.

 

Selon lui, les attaques en cours rendent impossible le transport des ordures vers des décharges situées en dehors des zones résidentielles, dans des conditions sanitaires acceptables.

 

Il a ajouté que les tentes ne respectent même pas les normes minimales d’hygiène, favorisant la propagation des maladies infectieuses. Il a également souligné la prolifération des rongeurs et des insectes, 'Israël' ayant interdit l’entrée de produits de lutte antiparasitaire.

 

S. Akluk a par ailleurs fait état de signalements d’attaques d’animaux errants, touchant notamment des enfants.

 

Depuis le début de l’hiver, 21 Palestiniens sont morts de froid dans la bande de Gaza, où la crise humanitaire s’est aggravée en raison du blocus israélien, des attaques continues et des déplacements massifs de population.

 

 

Une crise humanitaire qui s’aggrave malgré le 'cessez-le-feu'

 

Dans un communiqué, le Bureau des médias du gouvernement de Gaza a affirmé que, malgré l’entrée en vigueur d’un accord de 'cessez-le-feu' le 10 octobre 2025, 'Israël' continue de violer la trêve et de restreindre l’entrée de l’aide humanitaire, aggravant ainsi la catastrophe humanitaire.

 

Le communiqué précise que des centaines de milliers de Palestiniens luttent pour survivre dans des tentes de fortune, sans protection contre le froid intense, la pluie et le vent, et que le manque d’abris, de soins de santé et de moyens de chauffage expose particulièrement les nourrissons et les enfants à des risques mortels.

 

 

Mohamed Majed & Safiye Karabacak -

 

12.01.26

 

Source: aa.com.tr

14 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 831!! Les enfants de Gaza ont trop faim et leurs traumatismes sont trop forts pour pouvoir apprendre

 

 

Les enfants de Gaza perdent non seulement leur école, mais aussi leur espoir, leur identité et leur foi en un avenir qui vaudrait la peine d’être atteint

 

 

 

Après plus de deux ans de combats, de nombreux enfants palestiniens de Gaza sont épuisés sur le plan physique, traumatisés sur le plan émotionnel, et incapables de participer à des activités quotidiennes comme étudier ou jouer, selon un nouveau rapport. Selon cette étude, certains enfants pensent maintenant qu’ils vont être tués parce qu’ils sont gazaouis. Menée par l’université de Cambridge, cette recherche présente la première évaluation détaillée de l’éducation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est depuis le 7 octobre 2023.

 

Selon les chercheurs, il existe un besoin urgent de financement international de l’éducation dans toute la Palestine, que le cessez-le-feu actuel à Gaza se poursuive ou non. À Gaza, le rapport estime que le conflit en cours a presque supprimé l’accès des enfants à l’éducation et, par conséquent, une source déterminante d’identité et de stabilité.

 

 

Une enfance perturbée par la faim et les traumatismes

 

Dans le sillage d’une étude similaire publiée en 2024, le rapport montre comment la guerre a remodelé presque tous les aspects de la vie des enfants de Gaza. Les écoles ont été détruites ou fermées, pendant que la violence, la faim et les traumatismes psychiques ont fait disparaître le sentiment d’une enfance normale.

 

Les enfants décrits dans cette étude sont dans un tel état de privation que certains s’effondrent, épuisés. Parfois, on leur dit de ne pas jouer pour conserver le peu d’énergie qu’ils ont. Avant le récent cessez-le-feu, de nombreux parents et enseignants affrontaient des décisions impossibles: fallait-il aider les enfants à survivre ou les laisser à l’école? Certaines familles n’avaient pour vivre qu’un bol de lentilles par jour.

 

Perte d’espoir et de foi en l’avenir

 

Une des constatations les plus troublantes contenues dans le rapport est la dégradation de l’optimisme des jeunes et de la confiance qu’ils accordent aux institutions mondiales. Des témoins ont dit aux chercheurs que les enfants sont de plus en plus irritables et cessent de croire à des idées comme la paix et les droits humains. “Les élèves posent des questions sur la réalité de ces droits. Ils ont le sentiment qu’ils se font tuer rien que parce qu’ils sont gazaouis”, a dit un membre du personnel d’une organisation internationale.

 

La professeure Pauline Rose, directrice du centre REAL (Research for Equitable Access and Learning, Recherche pour un accès et un apprentissage équitable) au sein de l’université de Cambridge, a souligné la forte aggravation de la situation. “Il y a un an nous disions que l’éducation était attaquée – aujourd’hui les vies des enfants sont sur le point de voler en éclats”, a-t-elle déclaré.

 

Rose a ajouté ceci: alors que les Palestiniens ont témoigné pendant la guerre d’un engagement fort en faveur de l’éducation, le sentiment de désespoir qui s’accroît parmi les jeunes devrait alarmer la communauté internationale. “Nous devons agir davantage pour les soutenir. Nous ne pouvons pas attendre.”

 

Le risque d’une génération perdue

 

Cette étude a été menée par des chercheurs du centre REAL et du Centre for Lebanese Studies (Centre pour les études libanaises), en collaboration avec l’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East, Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient). Elle se base sur des informations provenant d’agences de l’ONU, d’associations et d’ONG, et sur des entretiens avec des travailleurs de l’aide humanitaire, des responsables, des enseignants et des élèves.

 

Les auteurs avertissent du risque grave auquel Gaza est exposée, celui d’une génération «perdue» en raison des effets cumulés d’une éducation perturbée, de souffrances physiques et de traumatismes psychiques.

 

À la date du 1er octobre 2025, l’OCHA (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires) a annoncé que 18.069 étudiants et élèves et 780 enseignants avaient été tués à Gaza, le nombre de blessés s’élevant à 26.391 étudiants et élèves et 3.211 enseignants. L’association Save the Children estime que pendant les combats, 15 enfants ont subi chaque jour des blessures qui les marquaient pour la vie.

 

Les enseignants interviewés en vue de cette étude ont décrit un désespoir général. Certains parents demandaient: “Pourquoi devrais-je me préoccuper de l’éducation de mes enfants si je sais qu’ils vont mourir de faim?” Des groupes de discussion constataient que les enfants avaient «peur de tout», et un autre rapport mentionné dans l’étude indiquait que nombre d’entre eux se sentaient “comme des morts-vivants”.

 

Déjà des années d’apprentissage perdues

 

Les chercheurs estiment que les enfants de Gaza ont déjà manqué l’équivalent de cinq années entières d’éducation en raison de fermetures d’écoles répétées depuis 2020, d’abord à cause du COVID-19 puis à cause de la guerre. Bien que l’UNRWA et le ministère palestinien de l’Éducation aient mis en place des programmes d’enseignement temporaires et à distance, la violence constante, les bâtiments endommagés et la pénurie de ressources élémentaires ont fortement réduit leur efficacité.

 

Ces évaluations tiennent compte de l’impact supplémentaire des traumatismes et de la faim, en intégrant des recherches déjà menées qui montrent que ces deux facteurs ont un effet sur l’apprentissage. En octobre 2025, presque 13.000 enfants de Gaza avaient été traités pour malnutrition aigüe, et 147 d’entre eux en étaient morts.

 

Si les écoles restent fermées jusqu’en septembre 2027, les auteurs calculent que de nombreux adolescents pourraient avoir jusqu’à dix ans de retard par rapport au niveau d’éducation attendu.

 

 

La Cisjordanie et Jérusalem-Est sont aussi touchés

 

En-dehors de Gaza, la situation est également grave. En Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, 891 élèves et 28 enseignants ont été tués ou blessés par des colons ou des soldats israéliens depuis octobre 2023, et des centaines ont été arrêtés, souvent pour des raisons que le Bureau des droits de l’homme des Nations unies décrit comme “arbitraires”. Dans ces zones, les écoles ont affronté des perturbations répétées et des fermetures temporaires ou permanentes. Là, on considère que les enfants ont perdu au moins 2 ans et demi d’enseignement.

 

Dans toute la Palestine, les enseignants décrivent leur profession comme profondément démoralisée et poussée jusqu’à son point de rupture. Un membre du personnel d’une organisation internationale a dit que les éducateurs “travaillaient jour et nuit” pour fournir une forme d’enseignement, quelle qu’elle soit, beaucoup d’entre eux n’ayant pas pris un jour de congé depuis deux ans.

 

Le coût d’une reconstruction de l’éducation

 

Le rapport estime que le coût d’un rétablissement de l’éducation dans toute la Palestine serait d’environ1,38 milliard de dollars US. Yusuf Sayed, professeur en sciences de l’éducation à l’université de Cambridge, a souligné que les enseignants et les conseillers continuent à faire preuve de 'sumud' (résistance persévérante) et se consacraient toujours à la protection de l’identité palestinienne au moyen de l’éducation, mais il a souligné que les besoins sont extrêmes. Des milliers d’enseignants supplémentaires seront nécessaires pour remplacer ceux qui ont disparu et pour soutenir une récupération complète. Il est essentiel d’investir dans la formation d’éducateurs is pour reconstruire le système, a-t-il insisté.

 

L’économie de Gaza étant presque au point mort, on s’attend à ce que l’éducation ait recours à l’aide étrangère dans un avenir proche. Cependant, l’étude indique que la “lassitude des donateurs” va croissant. En 2025, l’OCHA demandait 230,3 millions de dollars US pour l’éducation, or en juillet, elle n’en avait reçu que 5,7% soit environ 9 dollars US par enfant. On estime que la reconstruction complète exigera environ 1.155 dollars US par personne.

 

La Dr Maha Shuayb, directrice du Centre pour les études libanaises, a souligné que l’éducation ne devait pas être reléguée au second plan. “L’éducation et les services destinés aux enfants ne doivent pas être remis à plus tard. Ce sont une source vitale de stabilité et d’un meilleur traitement”, a-t-elle expliqué.

 

Des signes d’espoir malgré la crise

 

Malgré ces sombres résultats, le rapport constate certaines évolutions encourageantes. Pendant le cessez-le-feu du début de 2025, les écoles s’étaient rapidement rouvertes, et les examens Tawjihi pour les diplômés du secondaire avaient repris. Un enseignant voyait ce retour des examens et des salles de classe comme “un miracle”.

 

 

SciTechDaily -

09.01.26

Source: aurdip.org

13 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 830!! Confirmation: l’émigration israélienne record révèle une crise profonde au cœur du projet sioniste

 

 

 

'Israël' est confronté à une vague d’émigration sans précédent: plus de 150.000 citoyens ont quitté le pays ces deux dernières années

 

 

Selon les analystes, ce phénomène représente un défi structurel majeur pour le projet sioniste et la viabilité à long terme de l’État. L’ampleur, les causes et les implications politiques de cet exode ont été examinées en détail dans un récent rapport du magazine +972, qui documente une perte de confiance croissante envers l’État israélien parmi ceux qui choisissent de partir.

 

S’appuyant sur des données officielles israéliennes, le rapport note que l’émigration a fortement augmenté après le retour au pouvoir du gouvernement d’extrême-droite de B. Netanyahu et s’est accélérée brutalement après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et l’offensive israélienne génocidaire qui a suivi à Gaza. Pour la première fois depuis sa création, 'Israël' enregistre plus d’émigrants de longue durée que de personnes de retour au pays. Les chiffres du Bureau central des statistiques (CBS) d’'Israël' montrent qu’en 2023 seulement, 82.800 Israéliens ont quitté le pays pour des séjours prolongés, soit une augmentation de 44% par rapport à l’année précédente. Les départs ont connu une forte hausse immédiatement après octobre 2023 et se sont poursuivis tout au long de 2024, avec près de 50.000 Israéliens partis au cours des huit premiers mois de cette année. En 2025, 70.000 citoyens supplémentaires ont quitté le pays, tandis que seulement 19.000 sont revenus. Depuis l’entrée en fonction du gouvernement actuel, on estime que plus de 200.000 Israéliens ont quitté le pays.

 

Comme le souligne le magazine +972, cette tendance remet en cause un pilier fondamental de l’idéologie sioniste. Depuis 1948, 'Israël' considère l’expansion démographique juive comme essentielle à sa survie, combinant des efforts pour stimuler la natalité avec des politiques visant à attirer les immigrants juifs grâce à la Loi du retour et à d’importantes incitations étatiques. Dans le même temps, l’État a historiquement stigmatisé l’émigration juive, qualifiant ceux qui partent de «yordim» – «ceux qui descendent» – et privant les citoyens résidant à l’étranger du droit de vote.

 

Si 'Israël' accueille aujourd’hui près de la moitié de la population juive mondiale, des vagues d’émigration ont périodiquement suivi des périodes de crise, notamment des ralentissements économiques et des guerres majeures. Ce qui distingue la vague actuelle, cependant, c’est son ampleur, sa rapidité et sa nature politique. Selon le rapport +972, de nombreux Israéliens partent brusquement, achetant des billets aller simple à la dernière minute et sans intention de revenir.

 

Le rapport attribue les origines de ce départ à l’opposition généralisée à la réforme judiciaire de Netanyahu et à la consolidation du pouvoir de l’extrême-droite, religieuse et nationaliste, bien avant octobre 2023. Cependant, l’offensive israélienne contre Gaza a transformé l’émigration en ce que beaucoup de personnes interrogées ont décrit comme une fuite, motivée par la peur, une rupture morale et un effondrement de la confiance dans les institutions étatiques. Les personnes citées par +972 ont pointé du doigt l’incapacité de l’État à protéger les civils le 7 octobre, la normalisation manifeste d’un discours génocidaire au sein de la société israélienne, la dégradation des services publics et leurs inquiétudes quant à la conscription militaire de leurs enfants. D’autres ont déclaré avoir quitté le pays pour éviter toute complicité dans ce que les experts juridiques internationaux et les organisations de défense des droits humains qualifient de plus en plus de génocide.

 

Le profil démographique des personnes qui partent représente une préoccupation stratégique supplémentaire pour l’État israélien. Les émigrants sont majoritairement jeunes, laïcs, instruits et économiquement mobiles – des secteurs essentiels pour les effectifs militaires, les recettes fiscales et l’économie axée sur les technologies. Les médias et les universitaires israéliens alertent depuis longtemps sur la «fuite des cerveaux», mais la vague actuelle dépasse de loin les tendances précédentes.

 

Parallèlement, le rapport de +972 souligne que l’émigration demeure un privilège inégalement réparti au sein de la société israélienne. Nombre de ceux qui peuvent partir possèdent la double nationalité ou ont les moyens économiques de s’installer ailleurs, des avantages refusés à la plupart des Palestiniens et à de nombreux juifs non ashkénazes. Les critiques affirment que la citoyenneté israélienne elle-même fonctionne comme une forme de privilège colonial, permettant aux membres du groupe dominant d’abandonner le projet lorsque son coût politique et moral devient insupportable.

 

Malgré les efforts financés par l’État pour maintenir son influence sur les communautés israéliennes à l’étranger, notamment les initiatives gouvernementales en Europe, l’ampleur des départs a suscité l’inquiétude au sein des instances politiques israéliennes. La croissance démographique a ralenti en 2025 pour la première fois depuis des décennies, principalement en raison de l’émigration, conjuguée à la baisse du taux de fécondité et à la mortalité liée à la guerre.

 

Pour un État qui se définit comme un havre de paix pour les juifs du monde entier, le fait que des dizaines de milliers de citoyens choisissent de partir pendant ce que les dirigeants qualifient de «guerre existentielle» révèle une contradiction fondamentale. Comme l’a déclaré un ancien journaliste israélien cité par +972, si l’État ne peut ni protéger les civils, ni contenir les violences de masse, ni offrir un avenir non marqué par une guerre permanente, «il n’y a plus rien à faire».

 

 

Rédaction Middle East Monitor -

09.01.26

Source: ISM (International Solidarity Movment)

12 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 829!! 'Israël' efface silencieusement les camps de réfugiés palestiniens de la Cisjordanie

 

 

'Israël' a commencé à mettre en œuvre son plan de résolution de la question des réfugiés palestiniens en démolissant son symbole le plus important: le camp de réfugiés

 

 

La semaine dernière, l’armée israélienne a démoli 25 bâtiments résidentiels dans le camp de réfugiés de Nur Shams, à Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie. Ces maisons appartenaient à des dizaines de familles déplacées il y a un an, comme le reste des habitants du camp. Leur déplacement est désormais définitif.

 

«Le quartier a disparu et notre maison est en train d’être démolie par l’armée israélienne», déclare Motaz Jamil, un jeune résident du camp, à Mondoweiss alors qu’il regarde sa maison être rasée. «Nos voisins, nos familles, nos souvenirs tristes et heureux, tout cela est en train d’être effacé.»

 

Ce n’est pas la première fois que la communauté de Jamil est déplacée. En tant que réfugiés, ils sont tous originaires des villages qui parsemaient la côte palestinienne en 1948, lors de la création de l’État d’'Israël'. «Nous avons été déplacés de Jaffa, et aujourd’hui, nous sommes à nouveau déplacés», explique Jamil.

 

Pendant la Nakba, 'Israël' a modifié la géographie de plus de 500 villages palestiniens qu’il a ethniquement nettoyés en 1948. Cela a notamment consisté à démolir des maisons, à planter des forêts sur leurs vestiges et à effacer les traces des personnes qui y vivaient autrefois.

 

Aujourd’hui, les habitants du camp affirment qu’'Israël' fait quelque chose de similaire, en se livrant à un processus de «réaménagement» du camp par le biais d’opérations de démolition à grande échelle. Les résidents interrogés par Mondoweiss affirment que l’objectif est de «tuer l’idée même du camp de réfugiés» en modifiant ses caractéristiques.

 

En janvier 2025, l’armée israélienne a lancé l’«opération Mur de fer», la campagne militaire la plus vaste de ce type visant à éliminer les groupes de résistance dans les villes et les camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie.

 

Quelques années auparavant, en 2022, les communautés de Jenin, Tulkarem et Tubas ont vu la renaissance de groupes armés et à la montée en puissance des «brigades de résistance», principalement basées dans les camps de réfugiés de Jenin, Nur Shams, Tulkarem et al-Far’a. Au cours de la répression qui a suivi et qui a duré plusieurs années, l’armée israélienne a lancé des raids répétés dans les camps de réfugiés, où elle a rencontré des difficultés opérationnelles en raison des ruelles étroites des camps. Lors de sa dernière offensive «Iron Wall», les forces israéliennes ont rasé bon nombre d’entre eux, démolissant des blocs résidentiels entiers et creusant de nouvelles voies militaires au cœur des camps, dans le but de créer «des routes sûres pour nos forces», selon l’armée israélienne.

 

Les derniers ordres de démolition donnés par 'Israël' s’inscrivent dans le prolongement de cette logique: la destruction des maisons palestiniennes non pas parce qu’elles étaient utilisées à des fins militaires, mais parce que l’architecture des camps ne correspond pas à la vision sécuritaire d’'Israël'.

 

La stratégie israélienne visant à «réaménager» les camps s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large visant à modifier les caractéristiques sociales, démographiques et géographiques de la Cisjordanie, en particulier les communautés marginalisées qui ont servi d’incubateurs à la résistance.

 

 

Démolition de maisons pour «les besoins militaires futurs»

 

Faisal Salameh, chef du Comité populaire des camps de réfugiés de Tulkarm, a déclaré à Mondoweiss que les 25 nouveaux bâtiments démolis par l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de Nur Shams abritaient des dizaines de familles. «Plus de 100 familles palestiniennes se retrouvent désormais sans abri», a déclaré M. Salameh, ajoutant que plus de 5.000 familles ont été déplacées des camps de réfugiés de Tulkarem et de Nur Shams depuis le début de l’année 2025, soit plus de 25.000 personnes.

 

Dans tout le nord de la Cisjordanie, plus de 40.000 Palestiniens ont été déplacés de leurs foyers pendant l’opération «Mur de fer». À ce jour, les entrées des deux camps restent bloquées par des monticules de terre, et les réfugiés sont empêchés de retourner chez eux malgré les récentes manifestations organisées par les résidents pour réclamer leur retour.

 

Depuis 2025, l’armée israélienne a démoli environ 2.000 logements appartenant à 2.000 familles dans les deux camps de réfugiés de Tulkarem. Environ 4.000 logements supplémentaires ont subi des dommages partiels dus à des explosions, au vandalisme de l’armée, à des destructions, à des incendies criminels et à des tirs à balles réelles, rendant la plupart d’entre eux impropres à l’habitation, explique M. Salameh.

 

«S’il y a un jour un retour dans les camps, les propriétaires des maisons démolies n’auront plus de maison où retourner», explique-t-il. «Il n’y a pas d’alternative, pas même une lueur d’espoir de fournir aux personnes déplacées un autre logement. Elles ont été poussées hors de la sphère de la vie humaine et laissées sans abri.»

 

Avant la démolition, les résidents dont les maisons avaient été sélectionnées ont contacté le Centre juridique Adalah pour déposer une requête auprès de la Cour suprême israélienne, qui a gelé la décision pendant une semaine. Mais l’armée israélienne a fait appel et la cour a approuvé la demande de l’armée.

 

Même si le ministère public a admis lors de l’audience que les bâtiments visés étaient des habitations civiles non utilisées à des fins militaires et appartenaient à des familles sans aucun lien avec une quelconque activité militaire, la cour a approuvé les démolitions pour des «raisons de sécurité» et un «besoin militaire justifié». Selon Salameh, la décision de la cour d’aller de l’avant était fondée sur l’existence de «documents secrets» qui n’ont pas été divulgués à la défense.

 

Selon Adalah, les autorités israéliennes ont également justifié cette mesure en arguant qu’elle faciliterait les mouvements militaires à l’intérieur du camp «à l’avenir», et «non en raison d’une nécessité militaire existante ou urgente». Les autorités israéliennes ont reconnu qu’il n’y avait aucune urgence immédiate à procéder à la démolition et que la zone était exempte de toute activité de combat depuis plus d’un an.

 

Salameh affirme que les infrastructures des trois camps ont été complètement détruites. «Il n’y a plus de réseau d’égouts, plus de communications, plus d’électricité, plus de rues ni de routes, plus aucune présence humaine», a-t-il déclaré. «Il n’y a aucune justification à la démolition de ces maisons par l’occupant, si ce n’est pour détruire la géographie des camps. Nous, les comités populaires, les forces nationales, les résidents des camps, l’Autorité nationale palestinienne et toutes les autres institutions officielles, rejetons cette politique de démolition continue», a-t-il ajouté.

 

 

La politique de reconstruction

 

Dans une interview accordée à Fox News, le 1er ministre israélien Netanyahu a déclaré vouloir une «coexistence pacifique» entre Palestiniens et Israéliens en Cisjordanie, soulignant que ce territoire devait à terme passer sous domination israélienne. Ce processus a déjà commencé dans les camps de réfugiés, qui sont en train d’être réaménagés selon les plans d’'Israël'.

 

Les forces israéliennes ont commencé à acheminer du matériel de revêtement routier dans certains camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie, après le refus de l’Autorité palestinienne (AP) de le faire.

 

Le refus de l’AP repose sur le rejet des conditions imposées par 'Israël' pour autoriser le début de la reconstruction et le retour des résidents. S’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de Mondoweiss, une source locale affirme que l’AP refuse de poursuivre les plans de repavage sans perspectives claires de compensation pour les familles dont les maisons ont été démolies.

 

«Le revêtement peut sembler mineur, mais il favorise une solution militaire imposée par la force», a déclaré la source, ajoutant que les discussions entre les États-Unis, les Palestiniens et les Israéliens portent sur un ensemble de conditions axées sur la sécurité plutôt que sur les aspects humanitaires. «La position de l’AP est faible car elle est économiquement et financièrement épuisée et craint l’aggravation de la crise dans les camps. Personne n’a présenté de solution pour indemniser les familles, et personne n’a de réponse quant à leur sort.»

 

En substance, 'Israël' rejette toute réinstallation de ces réfugiés en tant que concentration démographique distincte, même en dehors des limites du camp lui-même, selon cette source. «Même l’idée de logements mobiles a été rejetée par 'Israël', qui ne veut pas voir émerger un nouveau camp ou une nouvelle concentration démographique en dehors des camps existants.»

 

Mahmud Khlouf, analyste politique local, affirme que ces démolitions visent à modifier les caractéristiques du camp de réfugiés palestiniens afin qu’il ne ressemble plus à un camp et devienne une extension des villes adjacentes. «Il s’agit d’une tentative d’annexion des camps aux villes les plus proches d’une manière qui sert les intérêts d’'Israël'», explique-t-il, ajoutant que les camps de réfugiés incarnent le droit au retour et la question des réfugiés palestiniens.

 

M. Khlouf ajoute qu’au cours de l’année où les camps de réfugiés ont été vidés, l’armée israélienne les a utilisés comme terrains d’entraînement pour ses forces régulières et de réserve, tirant largement parti des ruelles des camps pour s’entraîner à la guerre urbaine dans des zones densément peuplées. «Nous, les habitants de la région, sommes témoins de l’intensité des tirs quotidiens lors des entraînements avec des armes lourdes et légères», explique M. Khlouf.

 

Quant à savoir quand l’armée israélienne pourrait se retirer des camps, M. Khlouf affirme que cela dépend en grande partie de la capacité d’'Israël' à mettre en œuvre les changements infrastructurels qu’il souhaite réaliser dans les camps. Cela comprend des fortifications, des murs électroniques et en béton, l’installation de tours et la préparation de logements pour les colons dans les avant-postes israéliens voisins qui étaient autrefois des colonies. Évacuées en 2005 dans le cadre de la loi israélienne unilatérale sur le désengagement, quatre colonies israéliennes autour de la région de Jenin sont actuellement en cours de reconstruction, à la suite d’un processus de re-légalisation qui a abouti à l’abrogation de la loi sur le désengagement en juillet 2024.

 

Khlouf dit craindre que l’expérience du nord de la Cisjordanie ne se répète dans le centre et le sud du territoire. «'Israël' attend l’occasion de le faire et est déterminé, avec le soutien des États-Unis, à mettre fin à l’UNRWA», dit-il. «C’est un prélude à la suppression du droit au retour, puis à l’expansion de la construction de colonies.»

 

 

Shatha Hanaysha -

09.01.26

Source: Agence Medias Palestine

11 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 828!! Depuis le “cessez-le-feu”, cinq Palestiniens sont tués en moyenne chaque jour

 

 

 

'Israël' tue cinq enfants lors de nouveaux raids sur la “zone de sécurité” de Gaza

 

 

Hamsa Housou, 11 ans, gisait sans vie sur une table métallique froide à la morgue de l’hôpital Al-Shifa. Son visage et la partie supérieure de son pyjama rayé étaient couverts de sang, tandis qu’un membre de sa famille lui essuyait doucement la bouche et la joue avec un chiffon humide, en pleurant. Elle dormait dans son lit tôt jeudi matin lorsqu’elle a été mortellement touchée par des tirs israéliens. La maison de sa famille à Jabaliya, à l’ouest de la ligne dite “jaune”, se trouve dans une zone considérée comme sûre.

 

“Nous dormions, et soudain, vers 5 heures du matin, il y a eu des détonations, des détonations bruyantes et des obus”, a déclaré l’oncle de Hamsa, Aouni Housou, debout devant son petit corps. “Je vis à l’étage, et j’ai entendu des cris. Nous avons couru en bas et ils ont dit que la petite fille avait été blessée. Nous sommes allés la voir et elle était couverte de sang”.

 

Il a fallu une demi-heure pour qu’une ambulance arrive. Quand ils sont enfin arrivés à l’hôpital, Hamsa était morte.

 

Selon le décompte d’Al Jazeera, cette fillette de 11 ans fait partie des 14 Palestiniens, dont cinq enfants, tués lors d’attaques israéliennes dans la bande de Gaza ces dernières 24 heures. Depuis l’entrée en vigueur du soi-disant cessez-le-feu le 10 octobre, 'Israël' tue des Palestiniens à Gaza presque quotidiennement. Les frappes de missiles, les tirs et les bombardements ont lieu à la fois à l’est de la ligne jaune, occupée par les troupes israéliennes dans le cadre de l’accord initial, et à l’ouest de celle-ci, où la majorité des Palestiniens sont entassés sur moins de la moitié du territoire de Gaza. Au moins 425 Palestiniens ont été tués et plus de 1.200 blessés au cours des trois derniers mois du “cessez-le-feu”, soit près de cinq Palestiniens tués chaque jour.

 

“Toutes les nuits, il y a des bombardements, des tirs, des barrages de feu, des quadroptères. Toutes les nuits. Des éclats d’obus frappent notre maison. De quel cessez-le-feu parle-t-on? Ce cessez-le-feu n’est qu’une mise en scène au vu et au su du monde entier. Pourquoi la tuer?”,  a déclaré A.Housou, en montrant sa nièce sans vie, incapable de retenir ses larmes.

 

Alors que l’attention du monde s’est détournée de Gaza depuis la mise en place du “cessez-le-feu”, le génocide se poursuit, avec des attaques militaires israéliennes quotidiennes et des restrictions sévères sur les produits de première nécessité, notamment les fournitures médicales, la nourriture, les matériaux de construction et d’autres articles.

 

En l’espace d’une seule journée, dans la nuit de mercredi à jeudi soir, l’armée israélienne a frappé des maisons d’habitation, des écoles abritant des Palestiniens déplacés et des campements de tentes. À Mawasi Khan Younis, une zone proche de la mer, deux frappes aériennes distinctes ont tué quatre Palestiniens dans leurs tentes sur la plage, selon l’agence de presse palestinienne Wafa. Un autre Palestinien a été tué lorsqu’'Israël' a bombardé une tente abritant des personnes déplacées dans la zone d’Al-Attar à Khan Younis. Dans le camp de réfugiés de Jabaliya, deux Palestiniens ont été tués lorsque les des raids sur l’école Abu Hussein, qui abritait plusieurs familles déplacées. Dans le quartier d’Al-Tuffah, au nord-est de la ville de Gaza, une frappe aérienne israélienne a frappé un immeuble résidentiel, tuant deux personnes et en blessant cinq autres.

 

“Ma maison est juste à côté de celle qui a été bombardée. J’étais dans cette pièce, à côté de la véranda. Soudain, quelque chose a volé et m’a projeté sur le lit. La fenêtre entière s’est brisée, en mille morceaux. Ma femme a également été projetée sur le lit”, a déclaré Abu Hassan Alwan à Drop Site, debout devant les décombres de l’immeuble d’Al-Tuffah: “Si quelqu’un vous parle de zone sûre, n’en croyez rien. Les Israéliens ont le droit de frapper où ils veulent. Ils frappent toutes les ‘cibles’ possibles et imaginables. Il n’y a pas de zones sûres”, a-t-il ajouté. “Ce cessez-le-feu n’est pas respecté”.

 

Des débris de béton et de la poussière recouvrent un étage entier de la maison tandis que les membres de la famille trient les décombres. Une grosse munition non explosée gisait au milieu d’une pièce. 

 

“Nous avons été choqués par ce qui s’est passé, c’était une catastrophe. Nous sommes dans une zone verte, il y avait un cessez-le-feu, et nous étions tranquillement assis chez nous”, a déclaré Ahmad Akram Alwan, qui possède un terrain près de l’immeuble et se trouvait juste à côté au moment de l’attaque. “Nous n’avons rien à voir avec quoi que ce soit. Et soudain, nous nous retrouvons sous les décombres. Voilà notre situation à Gaza”.

 

Dans un communiqué, le Hamas a qualifié cette vague de bombardements d’“escalade criminelle dangereuse et de violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu. Il s’agit d’une tentative délibérée de perturber la situation, de se soustraire aux obligations de l’accord et d’entraver la transition vers la deuxième phase”.

 

Le cessez-le-feu n’a pas dépassé la phase 1, qui a vu le retrait partiel des troupes israéliennes et l’échange de prisonniers. 'Israël' a au contraire consolidé son contrôle sur plus de 50% de l’enclave en combinant la construction d’infrastructures militaires et la destruction de bâtiments existants, semblant préparer le terrain pour établir une présence permanente dans la majeure partie de la bande de Gaza.

 

 

Abdel Qader Sabbah & Sharif Abdel Kuddus -

08.01.26

Source: substack.com

10 janvier 2026

!!Génocide à Gaza: J 827!! «Autoriser l’aide humanitaire n’est pas une faveur, c’est une obligation»

 

 

Ce 1er janvier, 'Israël' a retiré l’accréditation à 37 ONG étrangères pour travailler en Cisjordanie occupée & à Gaza. L’ONG MSF est directement concernée et dispose de 60 jours pour contester la décision. Sans rétablissement de son statut d’ici le 1er mars, elle devra mettre fin à l’ensemble de ses activités en Palestine

 

 

 

L’ONG française Médecins sans frontières (MSF) figure parmi les 37 ONG qu’'Israël' a refusé de réenregistrer pour l’année 2026. Selon les autorités israéliennes, l’un des employés de MSF aurait été identifié comme un responsable du Jihad islamique palestinien.

 

Claire Sanfilippo, responsable des opérations d’urgence à Gaza, rejette fermement ces accusations qu’elle juge infondées.

 

 

Une punition collective à la population palestinienne

 

Ce mardi, Médecins sans frontières a réagi aux accusations portées par 'Israël' et affirme que l’ONG «réfute catégoriquement les allégations formulées ces derniers jours par les autorités israéliennes. Nous n’employons jamais sciemment de personnes impliquées dans des activités militaires à Gaza. Nous avons mis en place une procédure de sélection et de vérification renforcée pour l’ensemble du personnel», explique Claire Sanfilippo, responsable des opérations d’urgence à Gaza.

 

«La menace d’'Israël' de refuser l’enregistrement de MSF et d’autres organisations non gouvernementales internationales constitue une tentative cynique et délibérée d’empêcher ces organisations de fournir de l’aide à Gaza et en Cisjordanie.»

 

Dans son communiqué publié mardi, MSF affirme qu’'Israël' viole le droit international en infligeant à la population palestinienne une punition collective, en lui refusant l’accès à l’aide médicale et humanitaire.

 

 

«Une mesure injustifiée et scandaleuse»

 

'Israël' semble ne pas avoir toléré le rôle de lanceur d’alerte joué par plusieurs ONG, telles qu’Oxfam, Save the Children (Sauvez les enfants), MSF ou encore Médecins du monde, durant la guerre menée contre Gaza.

 

Pour MSF, si l’organisation a alerté à de nombreuses reprises sur les frappes aériennes visant des civils, la destruction d’hôpitaux ou encore la mort d’enfants tués par balle en pleine tête, la responsabilité n’incombe pas à l’ONG Française. «La responsabilité revient à ceux qui commettent ces atrocités, et non à ceux qui les dénoncent.».

 

'Israël' reproche également à l’ONG de refuser de transmettre la liste de ses employés palestiniens. L’organisation humanitaire dénonce, de son côté, une ingérence inacceptable. «Dans un contexte où les travailleurs médicaux et humanitaires sont intimidés, arbitrairement détenus, attaqués et tués en grand nombre, exiger la liste du personnel comme condition d’accès au territoire est une mesure injustifiée et scandaleuse», conclut MSF.

 

 

15 membres de MSF tués depuis octobre 2023

 

Après avoir interdit et multiplié les tentatives de discrédit contre l’UNRWA, 'Israël' s’en prend désormais aux ONG opérant à Gaza, en recourant aux mêmes méthodes. «Actuellement, MSF soutient un lit d’hôpital sur cinq à Gaza et assure un tiers des accouchements. Cette aide est loin d’être suffisante pour répondre aux besoins des Palestiniens, mais y mettre fin aurait un coût humain terrible», alerte l’ONG.

 

Le communiqué de l’organisation humanitaire conclut par ces mots: «Autoriser l’aide humanitaire n’est pas une faveur. C’est une obligation au regard du droit international. Aujourd’hui plus que jamais, les Palestiniens ont besoin que l’aide soit augmentée, et non réduite».

 

Pour rappel, 15 membres de MSF ont été tués par les forces israéliennes à Gaza depuis octobre 2023!

 

 

Ibrahim Madras -

07.01.25

Source: mizane.info

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