FREE PALESTINE

1 septembre 2026

!! Génocide à Gaza: J 1060 !! Regarder plus loin que les apparences souvent trompeuses

 

 

 

Le régime colonial génocidaire sioniste: pari perdu !

 

 

Résumé de la situation, en quelques dates et faits marquants récents:

 

«Après plusieurs décennies d’occupation israélienne d’une part, et de résistance palestinienne d’autre part, en septembre 1993, la direction de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) et le gouvernement israélien signèrent sur la pelouse de la Maison Blanche, sous l’œil ‘ému’ de Bill Clinton, et devant les caméras du monde entier, une Déclaration de Principes sur les arrangements intérimaires d’autonomie. Ce sont les Accords d’Oslo1;

 

en septembre 1995, Yasser Arafat et Itzhak Rabin signèrent les Accords sur l’extension de l’autonomie par découpage des zones A, B et C dans les Territoires palestiniens occupés. Ce sont les Accords d’Oslo2, incluant ’quelques années de transition’ pour la création de l’Etat palestinien à l’horizon 1999. On connaît les suites. Durant cette période, ‘Israël’ a plus que doublé ses colonies, alors que les Accords en prévoyaient le gel avant leur démantèlement pour la plupart! Et 1999 arriva, sans qu’aucune lueur d’espoir ne permette aux Palestiniens de voir se dessiner les bribes de leur État pourtant promis sous l’égide des puissances internationales;

 

lorsque Yasser Arafat démocratiquement élu Président de la Palestine dirigeait son peuple, et que face aux multiples promesses bafouées et trahies par ‘Israël’ la jeunesse palestinienne excédée finit par réagir à la visite provocatrice d’Ariel Sharon sur l’Esplanade des Mosquées, le gouvernement israélien – qui trouvait en cela écho à Washington – confronté au début d’une 2è Intifada, déclara de manière unilatérale, qu’il n’avait pas d’interlocuteur avec lequel dialoguer en la personne d’un «terroriste»… Aucune avancée n’a été réalisée en faveur d’une paix juste et de l’avènement d’un Etat palestinien… Bien au contraire. Le recul fut évident;

 

lorsque, après le sanglant mois d’avril 2002 et sa meurtrière opération ‘Remparts de Protection’ décrétée par l’Etat major israélien, le Quartette (USA, UE, Russie et ONU) adopta sa ‘Feuille de route’, les plus naïfs crurent encore à l’engagement de la Communauté internationale pour imposer aux belligérants une solution partagée. On connaît les suites de cette Feuille, rebaptisée depuis, ‘de déroute’;

 

lorsque Mahmud Abbas, l’un des architectes des Accords d’Oslo (dont les textes ne mentionnent jamais le mot «occupation»), et reconnu jusqu’en ‘Israël’ pour être un modéré du Fatah, succéda à Yasser Arafat – dont l’empoisonnement à Paris n’est pas à exclure – les commentaires étaient unanimes pour décréter que les choses allaient bouger puisque le gouvernement israélien pouvait «enfin» entamer le dialogue tant attendu pour l’instauration d’une paix durable et la reconnaissance des deux États. Là encore, des mots, de belles phrases, de pompeuses déclarations sans que rien ne change hormis la poursuite meurtrière de la politique israélienne;

 

lorsque Ariel Sharon ordonna pendant l’été 2005 le retrait unilatéral de la Bande de Gaza des quelques colonies qui s’y étaient indûment implantées, les médias occidentaux qui nous inondaient quotidiennement de leurs images déchirantes des pauvres colons que l’armée du pays arrachait à leurs verdoyantes propriétés, multipliaient dans le même temps les dithyrambes pour annoncer qu’un jour nouveau s’était levé dans la région et que, vraiment cette fois, les espoirs de paix n’avaient jamais été aussi proches – oubliant soigneusement d’expliquer que nombre de ces colons s’étaient déjà implantés à l’époque, sur les hauteurs du Sinaï égyptien, avant d’en être délogés de la même émouvante manière contre de confortables dédommagements financiers; et avant de toucher la mise une seconde fois en quittant Gaza et d’aller pour la plupart s’installer en Cisjordanie, dans l’espoir de toucher le pactole à une troisième reprise, en cas d’accord de paix avec les Palestiniens qui obtiendraient sans doute alors, le démantèlement de nombreuses colonies. Là aussi, derrière les apparences, tout est bien calculé;

 

les déclarations des plus hauts élus politiques ne tarissaient pas d’éloges, se concurrençaient dans la surenchère panégyrique à l’égard du 1er Ministre israélien. Le rusé général – aux mains baignées de sang – était même promu par G. W. Bush, «homme de paix»... Bref, comme toujours dans la bouche de ces démagogues, n’importe quoi! Et bien sûr, sans le moindre résultat quant à un Etat palestinien repoussé cette fois par l’administration américaine pour l’horizon 2010… Le contrôle de Gaza s’effectuait dorénavant à moindre coûts pour ‘Israël’ qui peut intervenir en toute impunité depuis l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur de cette Bande de terre laminée. Avec cet atout supplémentaire, que débarrassée des colonies, cette zone peut désormais être la cible de destructions massives, à l’aide de n’importe quel type d’armement, sans crainte d’indisposer les colons et leur famille. Ce qui, à terme, constitue une menace redoutable pour les Gazaouis. Hier occupée, la Bande de Gaza est aujourd’hui assiégée. Voilà la dramatique différence;

 

peu après, lorsque Ehud Olmert prit la place d’Ariel Sharon – tombé dans un coma approprié – dans la fonction de 1er Ministre et à la tête du parti Kadima, la presse une fois encore, annonça les lueurs d’espoir que suscitait une nouvelle génération dans la conduite des affaires. Chacun a pu voir ce qu’il en fut;

 

lorsque début 2006, pressé par la Communauté internationale qui voulait en terminer avec les pratiques douteuses de la vieille équipe Fatah et préconisait la tenue d’élections démocratiques, le Hamas fut porté au pouvoir par les urnes, sous strict contrôle international, le gouvernement israélien toujours en parfaite synchronisation avec celui des USA – et malheureusement avec la diplomatie européenne – put reprendre sa rengaine d’absence de partenaire avec lequel dialoguer, et en profita pour étrangler un peu plus, une population déjà épuisée;

 

puis, même la proposition de 2002 du prince saoudien Abdallalh, devenu roi ensuite, reprise en grandes pompes cinq ans plus tard, début 2007 à Riyad, d’une ‘normalisation’ des relations de tous les pays arabes avec ‘Israël’ à la condition du retrait de l’armée et des colons sur la ligne de ’67 et en gros, à l’application des Résolutions de l’ONU, n’y a rien fait;

 

résultat: non seulement un État Palestinien viable est au point mort, mais les futures frontières de celui-ci sont de plus en plus éparses et étriquées… attestant de son impossibilité. Les seules choses qui avancent, sans frein, sont toujours les mêmes: l’occupation et ses conséquences effroyables pour les familles palestiniennes; la colonisation endémique par vols quotidiens d’hectares de terres; la paupérisation croissante d’une population que l’occupant n’hésite même plus à affamer dans l’indifférence générale de nos exemplaires ‘démocraties fières de leurs ‘valeurs’; et le Mur de l’apartheid…» - ‘La Démocratie Mensonge’ – extrait – Ed. M.Pietteur – 2008

 

Ainsi, après avoir refusé des décennies durant, toutes les concessions palestiniennes, pensant que la force militaire s’imposerait, et contrairement aux apparences, la colonie ‘Israël’ finira par tout perdre. Faisant suite à ce qui précède et à l’assidue résistance du peuple palestinien, quelques années plus tard, en 2014 j’écrivais: «Au-delà des apparences, la Palestine balaiera l’entité sioniste»: https://www.mondialisation.ca/au-dela-des-apparences-la-palestine-balaiera-lentite-sioniste/5411822

 

Avec l’élection en 2016 du président Trump, la situation s’est encore détériorée pour les Palestiniens. J’écrivais pourtant qu’imaginer ces derniers comme les Indiens d’Amérique était une erreur, ceux-là ne se laisseraient jamais éradiquer ni enfermer dans des réserves comme ce le fut pour ceux-ci: https://www.mondialisation.ca/les-palestiniens-ne-sont-pas-les-indiens-des-etats-unis-damerique/5625919

 

En 2019, j’anticipais la déconvenue du régime sioniste en cas de nouvelle agression: https://www.mondialisation.ca/toute-tentation-de-guerre-pourrait-etre-la-derniere-pour-israel/5636677

 

Vu l’enchaînement et la tournure des événements, et malgré les cadeaux inouïs de l’administration Trump à la colonie ‘Israël’, je confirmais en 2020 que la reconquête de la Palestine était indubitablement entamée: https://www.mondialisation.ca/bientot-la-reconquete-de-la-palestine-occupee/5647047

 

Enfin, je concluais ces observations et le patient cheminement de la résistance palestinienne – malgré certaines trahisons inhérentes à ce genre de situation – annonçant l’effondrement probable de la ‘dernière colonie européenne’: https://www.mondialisation.ca/israel-derniere-colonie-europeenne-au-bord-de-leffondrement/5656762

 

Sans même parler des réactions au livre «La Démocratie Mensonge», à chaque article j’ai essuyé les quolibets des uns et le déni méprisant des autres sans oublier ceux qui n’avaient que leur joker favori «d’antisémitisme» aux lèvres, me rappelant au passage l’éternité annoncée d’’Israël’ en adéquation avec une vague promesse divine qui en aurait été faite à ceux-là se considérant comme ‘élus’, et consignée dans quelque grimoire poussiéreux.

 

Depuis, il y a eu les évènements inédits du 07 octobre 2023. Cela change-t-il la donne de manière fondamentale? Pour les populations de Gaza et dans l’immédiat, oui, assurément. Le prix payé est effroyable. Comme lors de toute lutte décoloniale. Mais, pour la marche entamée par la résistance contre l’occupation, non, que du contraire. Celle-ci a gagné une bataille essentielle, impensable il y a quelques mois, à peine: ce que l’on appelle ‘le narratif’ israélien soutenu depuis l’origine par une propagande qui se chiffre en millions de dollars, et avec l’appui massif de l’Europe y voyant une manière de racheter ses fautes passées, s’est complètement effondré, partout dans le monde. Cet État israélien présenté comme parangon de la démocratie au Moyen-Orient, a sidéré, choqué, dégoûté les citoyens du monde entier par ses pratiques génocidaires barbares et totalement contraires aux ‘valeurs’ défendues par l’Occident qui se retrouve ainsi pris à revers. Et c’est toute l’architecture de l’impérialisme occidental inique qui s’en voit secoué avec ses coutures qui craquent de partout. Et tant mieux! Un nouvel équilibre sortira de la résistance et remplacera celui imposé par la force hégémonique occidentale en tête de laquelle les États-Unis, eux aussi sérieusement chamboulés par l’intraitable et déterminée résistance iranienne.

 

Dresser et analyser le tableau d’une situation géopolitique après coup n’est pas aisé et les erreurs d’appréciation sont nombreuses. En brosser l’analyse de manière anticipée est un pari difficile auquel peu se risquent, car les chances de le perdre ou de le gagner sont en principe équivalentes et soumises à l’improbable.

 

Or, plutôt que d’écouter la doxa ambiante répétée en boucle par les larbins de service toujours très sûrs de leur redoutable puissance militaire, il faut lire les événements pour ce qu’ils sont et écouter les premiers concernés qui en général s’expriment clairement sur leur détermination ainsi que sur les moyens pour y parvenir - il est évidemment question des populations, pas de leurs gouvernements la plupart du temps aussi corrompus que les nôtres. Cela est vrai depuis toujours: que ce soit en Algérie, en Inde, au Vietnam, au Timor, en Afghanistan, en Irak, au Yémen, au Liban, en Iran,... et depuis plus de 75 ans en Palestine, la résistance explique régulièrement qu’elle finira par bouter les occupants hors de ses frontières, et cela par tous les moyens dont elle se dotera et quel que soit le prix et le temps nécessaires pour y parvenir.

 

Le ‘collapse’ d‘’Israël’ est entamé. Et si être ‘responsable’ signifie ‘anticiper’, les gouvernements devraient commencer à penser à l’après. Un ‘État’ peut disparaître et renaître sous une autre forme, pas une population ni encore moins une réalité géographique et culturelle. La Palestine historique est une réalité et ses habitants également. C’est dès à présent qu’il convient d’anticiper le changement qui se profile, passant d’un régime d’apartheid à l’émergence d’un nouvel État dont les principaux acteurs répètent à qui veut l’entendre que celui-ci sera le lieu de tous ses habitants, quels que soient leur origine, leur culture, leur religion ou non, et basé sur les critères d’une démocratie ouverte et moderne.

 

Sur ce bout de terre déclarée ‘trois fois sainte’, mais surtout ensanglantée par tant de luttes, l’avenir est définitivement palestinien, et non, israélien!

 

 

Daniel Vanhove -

28.08.26

31 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1059 !! Selon les experts, un «tsunami» d’émigration redessine l’avenir d’'Israël'

 

 

 

De plus en plus d’Israéliens quittent le pays à l’approche d’élections cruciales prévues dans les prochains mois, inversant une tendance qui avait soutenu 'Israël' pendant des décennies

 

 

Une étude publiée ce mois-ci par l’administration fiscale israélienne s’ajoute à une série de rapports suggérant qu’à mesure que le gouvernement israélien devient plus radical et plus ancré à droite, un nombre croissant d’Israéliens — généralement parmi les plus instruits et les plus aisés — fuient un pays que beaucoup disent ne plus reconnaître.

 

L’étude a révélé que l’émigration était non seulement plus élevée en 2023 et 2024 que les années précédentes, mais aussi que les émigrants appartenaient à des tranches d’imposition plus élevées.

 

De nombreux Israéliens qui se définissent comme libéraux estiment que le gouvernement du 1er ministre Netanyahu a rendu le pays moins laïque et affaibli l’indépendance de ses institutions, en particulier celle du pouvoir judiciaire.

 

Les efforts du gouvernement visant à affaiblir le contrôle judiciaire en 2023 ont poussé des dizaines de milliers d’Israéliens à descendre dans la rue pour protester contre ce qu’ils considéraient comme une tentative de transformer fondamentalement la nature de leur pays.

 

L’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023 et la réponse qui s’en est suivie ont accentué les inquiétudes de l’élite israélienne éduquée sur  la nature même du gouvernement. 'Israël' a de fait déclenché un génocide à Gaza, tuant plus de 73.500 Palestiniens, tout en menant des guerres sur plusieurs fronts dans la région. Si de nombreux Israéliens ne sont pas nécessairement opposés à ces guerres sur le principe, leur caractère sans fin apparente, ainsi que l’incapacité du gouvernement à obtenir les victoires qu’il avait promises, entretiennent chez beaucoup d’entre eux le sentiment d’être prisonniers d’un cycle de conflit permanent.

 

Une enquête menée en août par l’Université de Tel-Aviv a également conclu que l’ampleur de l’émigration augmentait, la majorité des personnes quittant le pays étant parmi les plus instruites et les plus prospères.

 

Près de 270.000 Israéliens ont quitté le pays au cours des trois dernières années, selon cette étude, qui s’appuie sur des données du Bureau central des statistiques. Plus de 86.500 Israéliens sont partis en 2023, suivis d’environ 91.500 en 2024, puis d’un nombre similaire en 2025.

 

'Israël' fait face à un «tsunami» d’émigration, a averti Gilad Kariv, membre de l’opposition et président de la commission parlementaire israélienne chargée de l’immigration, de l’intégration et des affaires de la diaspora. Selon lui, le gouvernement ne fait rien pour remédier à cette situation.

 

 

Stigmatisation

 

Les analystes et observateurs ont souvent souligné le sentiment de stigmatisation qui accompagne ceux qui quittent 'Israël'. Beaucoup d’Israéliens, en particulier ceux situés à droite de l’échiquier politique, considèrent instinctivement l’immigration vers 'Israël' comme une aspiration naturelle des juifs du monde entier.

 

Dans les années 1970, l’ancien 1er ministre Yitzhak Rabin avait qualifié les Israéliens quittant le pays de «ribambelle de mauviettes», une expression reprise par la suite dans différents courants de la politique israélienne. La terminologie utilisée pour parler de migration comporte en elle-même un jugement de valeur: aliyah, le terme hébreu désignant l’immigration juive vers 'Israël', signifie «ascension», tandis que les émigrants sont traditionnellement appelés yordim, «ceux qui descendent».

 

Le solde migratoire d’'Israël' s’est déjà trouvé dans le négatif, mais seulement sur de courtes périodes, souvent en réponse à des crises économiques de courte durée, explique le démographe et statisticien israélien Sergio DellaPergola. D’autres pays, comme l’Irlande et la Nouvelle-Zélande, ont également connu des périodes où l’émigration dépassait l’immigration. Mais, selon lui, un flux sortant aussi important et durable est particulièrement préoccupant pour 'Israël'.

 

«Cette fois-ci, le rôle joué par l’économie n’est pas clairement établi», a déclaré DellaPergola à Al Jazeera. «Il se peut que certains partent pour saisir des opportunités professionnelles individuelles, mais, dans une très large mesure, nous voyons des gens partir en raison d’un sentiment persistant d’incertitude concernant leur sécurité,  et de préoccupations quant à l’orientation politique du pays.»

 

DellaPergola estime que la place prise par des personnalités considérées comme «extrémistes» a approfondi la polarisation politique en 'Israël'. Il cite notamment l’exemple du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, qui a récemment appelé à l’assassinat de 30 à 40 Palestiniens à Gaza chaque nuit. Il soutient toutefois que ces figures sont avant tout des instruments de la stratégie politique de Netanyahu, plutôt que des forces indépendantes.

 

«Ne vous y trompez pas: ce sont tous des musiciens dans un orchestre dirigé par Netanyahu», a-t-il déclaré.

 

 

Une importance économique cruciale

 

Selon Michael Ben-Gad, professeur à City St George’s, University of London, il est essentiel de retenir les jeunes, les personnes instruites et les citoyens aux idées libérales pour maintenir la croissance dont dépendent des économies jeunes comme celle d’'Israël'.

 

Il rappelle les inquiétudes exprimées il y a des décennies par des économistes tels que Dan Ben-David, qui avait averti que l’avenir économique — et donc politique — d’'Israël' dépendrait de sa capacité à innover et à se développer.

 

Pourtant, alors que la demande de compétences dans les domaines de l’innovation et du développement atteint des niveaux sans précédent, les Israéliens les mieux qualifiés pour répondre à cette demande sont surreprésentés parmi ceux qui quittent le pays, selon une étude qualitative de Lilach Lev Ari, professeure spécialisée dans l’immigration et la démographie à l’Oranim College, dans le nord d’'Israël'.

 

«Le profil devient beaucoup plus spécifique, en particulier parmi ceux qui immigrent aux États-Unis», explique Lev Ari à propos de la récente vague d’émigrants. «De plus en plus, ce sont des jeunes familles très instruites et très performantes qui quittent le pays — en partie, selon beaucoup d’entre elles, à cause des réformes juridiques, de l’atmosphère sociopolitique et de la guerre.»

 

«Nous sommes en train de perdre des personnes compétentes, mais toutes ne partent pas», a-t-elle ajouté, tout en soulignant qu’il n’y avait pas lieu de paniquer. «Il s’agit cependant d’une vague croissante d’émigration qui dure depuis presque trois ans, et c’est un phénomène qui devrait nous alarmer.»

 

L’économiste politique Shir Hever partage l’idée que l’émigration massive depuis 'Israël' constitue une «évènement gigantesque», mais estime que de nombreux Israéliens abordent le problème sous un mauvais angle.

 

Selon lui, une grande partie du débat s’est concentrée sur le départ de professionnels très rémunérés et très visibles, comme les médecins, alors que l’on accorde trop peu d’attention aux infirmiers et aux autres personnels essentiels, dont la perte pourrait être tout aussi dommageable.

 

L’importance accordée au développement et à la technologie révélerait également, selon lui, quelque chose de plus fondamental sur la nature de l’État israélien.

 

«Les économistes israéliens aiment dire que la survie de l’État israélien dépend de sa capacité à conserver son avance dans la recherche et le développement. Mais pourquoi? Pourquoi cela serait-il vrai alors que ce n’est pas le cas pour d’autres États, comme la Roumanie?»

 

«Peut-être que cela n’est vrai que parce qu’'Israël' a besoin de cette avance, parce qu’il s’agit, en fin de compte, d’un projet de colonisation.»

 

 

Simon Speakman Cordall -

20.08.26

Source: Agence Medias Palestine

30 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1058 !! Quatre familles sur cinq vivant dans des abris à travers la bande de Gaza sont confrontées à une situation de famine critique ou catastrophique

 

 

 

 

«Les Nations unies ont déclaré jeudi que quatre familles sur cinq vivant dans des abris à travers la bande de Gaza sont confrontées à une situation de famine critique ou catastrophique, tandis que 94% des Palestiniens de ce territoire ont besoin d’une aide pour se loger, et de produits ménagers de première nécessité, alors que l’offensive militaire israélienne, le blocus et les restrictions imposées à l’aide humanitaire se poursuivent

 

 

Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré jeudi que 94% de la population de Gaza avait actuellement besoin d’un abri et de produits ménagers de première nécessité, alors que les Palestiniens continuent de subir les conséquences de la campagne militaire israélienne et du blocus imposé au territoire.

 

M. Dujarric a fait ces déclarations lors d’un point presse à New-York, alors qu’il faisait le point sur l’évolution de la situation en Palestine et dans l’ensemble de la région. Cette conférence s’est tenue pendant la semaine de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque année le 19 août.

 

S’appuyant sur des rapports du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), M. Dujarric a indiqué que des civils à Gaza continuaient d’être tués, blessés ou de subir d’autres préjudices à la suite des frappes aériennes, des tirs d’artillerie et des tirs d’armes à feu israéliens (…).

 

M. Dujarric a déclaré que de nombreux abris étaient déjà confrontés à des pénuries de carburant, d’électricité et de produits ménagers de première nécessité, des conditions qui ont gravement affecté la capacité des personnes à dormir, à préparer leurs repas, à se laver, à stocker de la nourriture et de l’eau, à disposer d’un éclairage adéquat et à faire face aux températures extrêmes.

 

M. Dujarric a également indiqué que les corps de 50 Palestiniens retrouvés sous les décombres avaient été inhumés jeudi. Parmi les victimes figuraient 19 enfants tués il y a plus de deux ans.»

 

 

Rédaction IMEMC -

22.08.28

Source: aurdip.org

29 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1057 !! 125 pays contraints d’arrêter Netanyahu avec le mandat d’arrêt de la CPI

 

 

 

Le 1er ministre israélien Benjamin Netanyahu est confronté à une restriction drastique des voyages internationaux: 125 pays, légalement liés par l'adhésion à la Cour pénale internationale (CPI), sont tenus de l'arrêter s'il entre sur leur territoire, selon un rapport.

Netanyahu "ne peut pas visiter 125 pays aujourd'hui", y compris les principaux États occidentaux qui sont parmi les plus proches alliés et partenaires commerciaux d''Israël', a rapporté lundi l'édition hébraïque du Times of Israel.

Les médias israéliens ont déclaré que parmi les grands pays concernés figurent la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Canada.

La restriction découle d'un mandat d'arrêt émis par la CPI en novembre 2024 contre Netanyahu pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis lors de la campagne génocidaire d''Israël' à Gaza, qui a fait plus de 73.500 morts (recensés à ce jour-ndlr.MCP) parmi les Palestiniens et blessé plus de 17.500 depuis sa création en octobre 2023.

Le tribunal de La Haye blâme Netanyahu pour le crime de guerre de famine comme méthode de guerre, ainsi que pour les crimes contre l’humanité de meurtre, de persécution et d’autres actes inhumains.

L’impact pratique est déjà devenu évident dans les voyages internationaux de Netanyahu, car ses avions ont opté pour des itinéraires alternatifs pour éviter l’espace aérien dans les États membres de la CPI.
 

Netanyahu a évité les événements dans les pays où l’ordre pourrait être exécuté, y compris le Forum économique mondial à Davos, en Suisse, étant donné que la Suisse est un État membre de la CPI, indique le rapport. Depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance du tribunal, Netanyahu n’a visité qu’un seul État membre de la CPI où cette ordonnance est appliquée: la Hongrie, en avril 2025.

Le rapport note que la restriction n’est pas simplement un inconvénient diplomatique, déclarant que «si Netanyahu ne peut pas visiter la plupart des pays du monde, y compris la plupart des puissances occidentales, il est impossible de considérer cela comme une 'position internationale supérieure' mais plutôt comme un isolement international».

Netanyahu peut techniquement voyager dans environ 70 pays qui ne sont pas membres de la CPI, mais la plupart n’entretiennent pas de relations diplomatiques avec 'Israël' ou ont des relations tendues avec le régime.

Pendant ce temps, Washington a intensifié sa campagne de pression sur la CPI depuis que le tribunal a rendu l'ordonnance du tribunal. Le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que l’administration du président américain Donald Trump travaillait à «démanteler» le tribunal.

Les États-Unis ont imposé des sanctions aux responsables de la CPI impliqués dans l’enquête israélienne et ont fait pression sur les États membres de la Cour pour qu’ils se retirent de l’institution.

 

Rédaction médias israéliens -

26.08.26

Source: almanar.com

28 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1056 !! Le régime génocidaire sioniste utilise les cerfs-volants comme prétexte pour justifier l’escalade des attaques contre Gaza

 

 

 

'Israël' a interdit aux groupes palestiniens de lancer des « cerfs-volants, drones et ballons » depuis l’enclave déchirée par la guerre

 

 

Un enfant de 4 ans figurait parmi les trois Palestiniens tués dimanche lors de frappes aériennes israéliennes dans le centre de Gaza, alors que le 1er ministre B. Netanyahu menaçait d’intensifier les attaques en réponse au lancement présumé de cerfs-volants en papier depuis cette enclave déchirée par la guerre.

 

Dimanche, Israël a tiré des missiles sur un entrepôt à al-Zawayda, le réduisant en ruines, puis mené des frappes près de la rue Salah al-Din, tuant Muhammad Abdel Salam Taha, âgé de 4 ans.

 

Les frappes de drones israéliens ont également visé le sud de Khan Younis et une tente abritant des personnes déplacées à l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa, à Deir el-Balah, faisant de nouvelles victimes.



Au milieu des décombres d’al-Zawayda, le témoin Abu Ahmed exprime son désespoir face à cette violence incessante. «Il n’y a pas de 'cessez-le-feu'; il n’y a rien. Nous voulons des solutions; nous voulons vivre en paix», dit-il.



Ces bombardements meurtriers interviennent alors que des experts des affaires palestiniennes et israéliennes avertissent que le gouvernement fabrique de toutes pièces une crise sécuritaire autour de jouets d’enfants afin de faire échouer les accords de 'cessez-le-feu', d’imposer des changements démographiques et d’assurer la survie politique de Netanyahu.



Après l’attaque, Netanyahu et son ministre de la Défense, I. Katz, ont publié une déclaration commune menaçant de riposter sévèrement au sujet de ces jouets. Ils ont également menacé de procéder à l’expulsion forcée des Palestiniens des zones «utilisées comme sites de lancement de cerfs-volants, de drones et de ballons».

 

«Il n’y aura pas de retour à la situation qui prévalait avant le 7 octobre 2023», indique le communiqué conjoint, ajoutant qu’'Israël' ne permettra pas au Hamas ni à aucun autre groupe de Gaza «de menacer à nouveau nos communautés et de compromettre le sentiment de sécurité de nos citoyens».

 

Ces attaques ont eu lieu alors même que l’armée israélienne a reconnu que les cerfs-volants récupérés ne contenaient aucun explosif et étaient simplement pilotés par des enfants. Alors que le communiqué conjoint fait mention de «cerfs-volants, drones et ballons», les inspections militaires ont confirmé n’avoir trouvé que 10 cerfs-volants en papier, tous totalement dépourvus d’explosifs et lancés par des enfants dans des camps de déplacés.

 

L’analyste politique palestinien Hussam Shaheen, interrogé par Al Jazeera, affirme que les allégations concernant des drones lancés depuis Gaza sont inventées de toutes pièces. «C’est une affirmation fausse et sans fondement; cela n’existe pas. Cela a été démenti, et il n’existe absolument aucune preuve permettant d’établir un quelconque lien avec des drones», a-t-il déclaré.

 

Adel Shadid, expert des affaires israéliennes, explique à Al Jazeera que cette menace est entièrement fabriquée de toutes pièces par les médias hébreux sous la houlette du pouvoir militaire. «C’est clairement une intention délibérée d’exploiter ces cerfs-volants en papier comme prétexte, et toute cette affaire pourrait bien être une invention», a déclaré M. Shadid.

 

 

Armes nucléaires contre cerfs-volants en papier

 

Les analystes soulignent l’absurdité des affirmations d’'Israël' concernant ces jouets.

 

L’analyste politique palestinien Hussam Shaheen indique à Al Jazeera que ces cerfs-volants ne constituent qu’un prétexte fallacieux pour se soustraire à des engagements politiques.

 

«Il est inconcevable qu’un État se prétendant une grande puissance dotée d’un arsenal nucléaire considère un cerf-volant en papier lancé par un enfant palestinien comme une menace pour sa sécurité», déclare M. Shaheen.

 

Il souligne également l’impossibilité logistique du récit israélien, en rappelant que ce sont des Palestiniens déplacés qui font voler ces cerfs-volants dans des camps encerclés par les forces d’invasion.

 

«Près de 70% de la bande de Gaza est toujours sous le contrôle de l’armée israélienne; comment peut-on donc parler de cerfs-volants en papier pénétrant tout cet espace et constituant une menace pour la sécurité?», ajoute M. Shaheen.

 

 

Survie électorale

 

Cette escalade soudaine coïncide avec le rejet par Israël d’une feuille de route en 15 points pour un 'cessez-le-feu', soutenue par les États-Unis et que le Hamas avait déjà acceptée, laissant les experts penser que ces violences sont directement liées aux prochaines élections d’octobre.

 

Shaheen souligne que la classe politique s’appuie sur la violence pour gagner des voix, notant que les Palestiniens sont historiquement utilisés comme un atout électoral. «Les sondages d’opinion indiquent que les chances de Netanyahu de former un gouvernement sont désormais nulles», déclare Shadid à Al Jazeera.

 

Les experts soulignent que le fait d’exagérer la menace que représentent les cerfs-volants en papier sert un objectif stratégique plus sinistre: redessiner les réalités démographiques sur le terrain.

 

«Netanyahu n’a pas besoin de faire des cerfs-volants en papier un problème majeur; son objectif premier est plutôt de pousser les Palestiniens vers le déplacement et d’échapper à tout engagement politique», explique Shaheen à Al Jazeera.

 

Suleiman Bisharat, chercheur en sciences politiques, explique que le gouvernement utilise délibérément ces prétextes fallacieux pour instiller un climat de peur au sein de la société israélienne, afin de rallier le soutien de l’opinion publique en faveur d’un recours disproportionné à la force.

 

«Il est vrai que l’on pourrait considérer ces prétextes comme superficiels et fragiles, mais en fin de compte… 'Israël' les intègre dans son équation sécuritaire», déclare Bisharat.

 

 

Rédaction Al Jazeera -

24.08.26

Source: Agence Medias Palestine

27 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1055 !! La souris qui veut devenir un éléphant

 

 

'Israël' et les «stéroïdes» de l’aide américaine

 

 

Ben-Gvir, obèse et transpirant, physiquement plus repoussant que Goering, plus sanguinaire que Himmler, exige désormais que 30 à 40 Palestiniens soient tués chaque jour parce qu’ils ne sont «pas dignes de vivre», une expression issue de l’Allemagne nazie et qui, en réalité, résume bien le génocide en cours à Gaza.

 

Dans le cas d’'Israël', les Palestiniens ne sont pas dignes de vivre parce qu’ils sont des animaux humains ou les insectes et les serpents que les rabbins, les politiciens et les généraux sionistes les ont décrits comme tels depuis des décennies. Une fois classés dans cette catégorie, il est plus facile de les tuer, de les écraser, de les enterrer sous des tonnes de béton afin qu’ils meurent dans l’ombre, seuls et invisibles.

 

L’évêque Desmond Tutu disait que le sionisme était pire que l’apartheid, mais personne ne devrait hésiter à aller plus loin et à le comparer au nazisme. Bon nombre de nazis étaient des gentlemen comparés à la racaille meurtrière que sont Ben Gvir et les gangsters qui l’entourent au sein de la cabale connue sous le nom de «gouvernement» d’'Israël'.

 

Le sionisme est une idéologie fanatique, qui s’apparente davantage à une secte, pourrait-on dire, mais il a tout de même son propre extrême, à savoir les croyances et les comportements encore plus meurtriers des colons de Cisjordanie, de Netanyahu, de Ben-Gvir, de Smotrich et d’autres comme eux.

 

Leur sionisme partage avec le nazisme et l’État islamique les mêmes caractéristiques: violence extrême, haine sectaire, persécution d’un groupe ciblé et rejet de toutes les lois sauf les leurs.

 

Les parallèles entre le nazisme et le sionisme, tant sur le plan idéologique que dans leur recours à la violence de masse, sont évidents pour ceux qui sont prêts à les observer et à faire fi des cris stridents d’«antisémitisme».

 

Qui sont d’ailleurs les véritables Sémites? Certainement pas les Israéliens juifs d’origine européenne. Ils n’ont aucun lien vivant ni génétique avec le Moyen-Orient antique. Les Sémites, si l’on veut employer ce terme, sont les Palestiniens, qui vivent depuis d’innombrables générations dans le bassin méditerranéen des civilisations antiques. Les recherches ADN montrent qu’ils sont en très grande majorité d’origine cananéenne ou «levantine» de l’âge du bronze.

 

Les Palestiniens juifs ont la même lignée ancestrale, mais ce n’est pas le cas des sionistes. Ils sont arrivés en Palestine en tant qu’intrus européens n’ayant aucun lien vivant ou génétique avec la Palestine, ni avec la géographie de la Palestine, ni avec le peuple palestinien, ni même avec les juifs de Palestine, qu’ils considéraient avec mépris. Ils étaient des étrangers, tant sur le plan culturel qu’historique, sur le sol palestinien.

 

Les croisés étaient soutenus par les ressources des rois, princes, papes et cardinaux européens; les sionistes, par les gouvernements européens, mais le résultat fut le même. Les uns comme les autres ont mis la main sur la Palestine. Les croisés ont régné du XIè au XIIIè siècle; quant à la durée de l’«État croisé» sioniste, elle reste à déterminer.

 

Le bassin méditerranéen est une zone de conflit depuis des milliers d’années, mais il s’est toujours agi de guerres et non de génocides. Un camp l’emporte, des soldats meurent sur le champ de bataille, des civils sont tués et exploités, leurs biens sont confisqués ou ils sont réduits en esclavage, mais ils ne sont pas exterminés et il n’y a pas non plus d’intention de les exterminer.

 

«Carthago delenda est» était le cri qui s’éleva au Sénat romain deux siècles avant notre ère – «Carthage doit être détruite» – mais elle ne l’a jamais été, pas totalement. Rendez-vous aujourd’hui à Carthage et vous pourrez vous promener parmi les ruines de cette banlieue périphérique de Tunis.

 

Comparez cela à Gaza, dont 90% ont été rasés. Si 'Israël' parvient à ses fins, le reste sera bientôt totalement détruit, car 'Israël' ne veut rien laisser de la Palestine, de sorte qu’avec le temps, quel que soit le temps que cela prendra, elle aura entièrement disparu et le mensonge selon lequel elle a toujours été juive sera plus facile à faire gober.

 

Carthage était une cité phénicienne; son bassin d’influence couvrait ce qui est aujourd’hui la Syrie, la Palestine et le Liban. Gaza est aujourd’hui Carthage, mais en bien pire et détruite avec un bilan humain bien plus lourd, non pas comme la conséquence inévitable de la guerre (car Gaza n’est pas une guerre mais un génocide), mais parce que l’extermination de la population civile était un objectif dès le départ. Comme en 1948, la «guerre» était un moyen nécessaire pour parvenir à cette fin.

 

Parmi tous les massacres perpétrés dans le bassin méditerranéen et ses environs au cours des millénaires, rien n’est comparable aux horreurs commises par les sionistes. Aucune partie d’une civilisation antique n’a été aussi complètement détruite.

 

Gaza restera dans les mémoires pendant des milliers d’années. Elle ne sera jamais oubliée. Le sionisme est une tache sur l’histoire juive qui ne pourra être effacée que par le rejet total de cette excroissance parasitaire qu’il représente.

 

À l’instar des croisades, le massacre de Gaza n’a pas été perpétré par des autochtones contre d’autres autochtones, mais par des étrangers, tant par leurs origines ethniques que par leur provenance.

 

Ils étaient laïcs et n’utilisaient la religion que comme une arme pour servir leur cause, détournant ses symboles et transformant l’Étoile de David en un symbole de menace et de destruction imminente. Il n’y a peut-être qu’un seul danger plus grand pour le judaïsme dans sa longue histoire: le nazisme. Mais alors que le nazisme menaçait la vie des juifs et les symboles du judaïsme – ses bibliothèques et ses lieux de culte – le sionisme est un poignard enfoncé en plein cœur spirituel de cette religion. Aucun antisémite ne pourrait être un ennemi plus dangereux.

 

Comme les preuves sont balayées aussi vite que possible, on ne saura jamais combien de personnes ont été massacrées à Gaza jusqu’à présent. Des gens continuent d’être tués chaque jour, ce n’est donc pas encore fini, mais le chiffre actuel, proche de 80.000, ne repose que sur les corps qui ont pu être comptés et est bien loin du chiffre réel, qui pourrait s’élever à des centaines de milliers.

 

Même en se basant sur ce chiffre minimal, jamais, au cours des milliers d’années d’histoire documentée du bassin méditerranéen et de ses environs, un tel massacre n’a eu lieu – non pas un massacre gratuit dans le feu de l’action, mais une volonté froide, calculée et impitoyable d’exterminer la population et de disperser les survivants au-delà des frontières de Gaza. Voilà ce que le sionisme a apporté aux terres centrales du Moyen-Orient.

 

À quel moment de cette histoire les civils, y compris les femmes et les enfants, ont-ils été considérés comme des soldats à part entière, que l’on pouvait tuer sans scrupule? Des civils sont souvent tués ou massacrés dans le feu de l’action, lors d’actes de vengeance ou de représailles, mais jamais par dizaines de milliers.

 

Le mobile est également tout à fait différent. 'Israël' a identifié comme ennemi l’ensemble de la population de Gaza, et non les civils formés à la guérilla, fabriquant leurs propres armes et affrontant l’ennemi en t-shirt, jean et baskets. L’ennemi, ce sont aussi bien les enfants que les adultes. Personne n’est épargné.

 

Les Israéliens invoquent la vengeance comme motif. Après le 7 octobre 2023, cela est sans doute vrai. Soudain, les rôles s’étaient inversés. Ce n’étaient plus les milliers de Gazaouis que les Israéliens avaient tués au cours de leurs opérations de «tonte de pelouse» menées depuis des décennies, mais plusieurs centaines de colons juifs civils, ainsi que des centaines de soldats et de gardes armés des colonies.

 

La vengeance était certes l’un des motifs, mais un motif secondaire dans l’esprit des responsables politiques et des commandants militaires qui planifiaient l’opération à Gaza. La destruction de Gaza et de sa population, ainsi que la colonisation juive de Gaza et son annexion finale à 'Israël', constituaient leurs motivations et leurs objectifs profonds.

 

À l’instar de la Syrie occupée et du sud du Liban, l’objectif est d’obtenir davantage d’«espace vital», ou Lebensraum, comme l’appelaient les nazis lorsqu’ils tournaient leur regard vers la Pologne. Cette expression s’inscrit parfaitement à la jonction entre l’idéologie nazie et l’idéologie sioniste.

 

Le mot «stéroïdes» revient fréquemment dans le discours israélien récent. Il existe de nombreux types de stéroïdes, mais celui auquel on fait référence ici est le stéroïde anabolisant destiné à la prise de masse musculaire.

 

On en trouve de nombreuses variantes: le Hamas qualifié par Netanyahu d’«État islamique sous stéroïdes»; l’attaque de Naftali Bennett contre le Qatar et l’implication d’Erdogan dans les propositions du comité de «paix» pour Gaza qualifiées d’«Oslo sous stéroïdes»; le rôle du Qatar en tant que «soft power» sous stéroïdes; un colloque palestinien à New York qualifié d’«antisionisme» sous stéroïdes; l’allègement des sanctions contre l’Iran qualifié de «terrorisme» sous stéroïdes; la prochaine attaque d’'Israël' contre l’Iran qualifiée d’«Opération Lion en pleine ascension» sous stéroïdes; et les «calomnies» de la propagandiste britannique Melanie Phillips contre 'Israël' qualifiées de «manipulation psychologique sous stéroïdes».

 

Il y a toutefois une omission dans cette liste qui pèse plus lourd que toutes les autres. Il s’agit d’'Israël' sous stéroïdes: d’abord le stéroïde du soutien britannique, puis les stéroïdes anabolisants que constituent le soutien sans fin des États-Unis en matière d’armement, de politique et d’économie depuis plus de 70 ans. C’est ce qui a permis à 'Israël' d’être ce qu’il est, de conquérir toute la Palestine et de dévaster les pays voisins.

 

Les conséquences potentielles de l’utilisation de stéroïdes pour développer la masse musculaire chez l’être humain sont bien connues. Aussi impressionnants que puissent être les muscles au départ, l’usage constant de stéroïdes peut entraîner un rétrécissement des testicules, des maladies hépatiques, des tumeurs du foie, des crises cardiaques et des AVC pouvant entraîner la mort, ainsi que des troubles mentaux. Ce corps hors de contrôle qu’est 'Israël' présente les mêmes symptômes de maladie.

 

Le culturiste accro aux stéroïdes ne peut pas s’arrêter. Quelqu’un doit l’arrêter, et il devra alors se contenter d’une vie réduite. De la même manière, dans son propre intérêt, l’approvisionnement d’'Israël' en stéroïdes dangereux aurait dû être interrompu il y a des décennies.

 

Sans la force artificielle procurée par les stéroïdes, il aurait été ramené aux dimensions du petit État qu’il est. Les stéroïdes l’ont transformé en une souris qui veut devenir un éléphant. Sans les stéroïdes que constituent les armes et l’aide économique américaines, il n’aurait pas pu intimider ses voisins, envahir, occuper, piller, assassiner et, finalement, commettre un génocide ouvert, flagrant et annoncé à l’avance. Il aurait été contraint de traiter les Palestiniens et ses anciens voisins d’égal à égal.

 

Même aux yeux des sionistes, une dépendance excessive vis-à-vis des États-Unis a été jugée dangereuse, mais pour être ce qu’il est et ce qu’il souhaite rester, 'Israël' doit compter sur quelqu’un. Le problème, c’est que personne ne se bouscule pour endosser le rôle de l’oncle infiniment indulgent, au détriment de son neveu.

 

Que se passera-t-il si les États-Unis décident de mettre fin à leur aide, ce qui semble être la direction qu’ils prennent? Amnesty International figurait parmi les 111 organisations appelant les sénateurs américains à soutenir une résolution de Bernie Sanders visant à bloquer les ventes d’armes à 'Israël'. La résolution a été rejetée, mais une douzaine de sénateurs qui avaient auparavant voté en faveur des ventes d’armes ont cette fois voté contre. À la Chambre des représentants, en juin dernier, 98 démocrates ont voté en faveur d’un amendement visant à réduire l’aide à 'Israël', contre 103 qui s’y sont opposés. Ces votes sont encore minoritaires, mais ces chiffres étaient inimaginables il y a encore quelques années.

 

Les signes avant-coureurs sont là, mais Netanyahu mord vigoureusement la main qui l’a nourri, lui et 'Israël', en particulier celle de Donald Trump. Il semble déterminé à lui rendre la vie aussi difficile que possible avant les élections de mi-mandat, probablement pour le faire chanter afin qu’il se lance dans une nouvelle guerre à grande échelle contre l’Iran, tout en le laissant faire ce qu’il veut au Sud-Liban. Leurs positions sont diamétralement opposées, mais il joue ses besoins électoraux contre ceux de Trump.

 

Quel que soit le vainqueur, cela n’aura aucune incidence sur la dégradation lente et régulière de la position d’'Israël' aux États-Unis, accompagnée de réductions, en fin de compte constantes et croissantes, des «stéroïdes» que constituent les livraisons d’armes et l’aide économique.

 

 

Jeremy Salt -

19.08.26

Source: arretsurinfo.ch

26 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1054 !! La révolution ne se fera pas à coups de hashtags

 

 

 

L’écran est un piège. Il capte votre attention et vous procure le sentiment d’agir tout en veillant à ce que vous restiez seul, atomisé et inoffensif

 

 

Gil Scott-Heron nous disait déjà en 1970 que la révolution ne serait pas télévisée. Il avait compris que la télévision n’est pas un vecteur neutre de vérité, mais un mécanisme de contrôle, une sorte de narcotique qui transforme les citoyens en spectateurs et la vie politique en divertissement. Mais Scott-Heron n’aurait pas pu prévoir le piège encore plus parfait qui nous attendait: un système où les spectateurs se prennent pour des acteurs, où les opprimés confondent l’expression de leur angoisse avec l’exercice de leur pouvoir, et où être témoin d’un génocide s’intègre sans problème dans ce même fil d’actualité qui vous vend des baskets et des trucs et astuces pour les rencontres amoureuses.

 

La révolution ne sera pas télévisée. Elle ne sera pas non plus tweetée, partagée, hashtagguée ou publiée. Votre fil d’actualité est le lieu où les révolutions vont mourir.

 

Depuis trois ans, la population de Gaza est exterminée au cours de ce que les chercheurs, les organisations de défense des droits de l’homme et la Cour internationale de justice elle-même qualifient de génocide (très) plausible. Les images sont partout. Des enfants sans vie sortis grisâtres des décombres. Des hôpitaux bombardés jusqu’à n’être que des cratères. Des générations entières rayées des registres d’état civil. Le viol, la torture et la famine utilisés comme armes de guerre contre une population innocente et piégée. Et nous avons tout vu. Nous l’avons vu en haute définition, en temps réel, sur nos téléphones en attendant notre café. Nous l’avons partagé. Nous l’avons commenté. Nous y avons ajouté nos emojis de cœurs brisés, nos légendes “plus jamais ça”, nos drapeaux dans nos biographies.

 

Et tout ça n’a servi à rien. Les bombes n’ont pas cessé de tomber. Le siège n’a pas pris fin. Les massacres se sont propagés au Liban, en Cisjordanie, et vers d’autres territoires encore. Trois ans d’atrocités parmi les plus documentées de l’histoire de l’humanité, et cette documentation n’aura sauvé personne.

 

 

La visibilité, ce n’est pas le pouvoir. La prise de conscience, ce n’est pas l’action

 

C’est la grande révélation de notre époque, et nous refusons de l’affronter: la visibilité n’est pas le pouvoir. La prise de conscience n’est pas l’action. Toute cette architecture des réseaux sociaux repose sur le postulat que s’exprimer équivaut à participer, que partager équivaut à être solidaire, que l’expression d’une indignation morale est moralement équivalente à la résistance. C’est un mensonge. C’est peut-être le mensonge le plus efficace jamais proféré à une population qui se croit libre.

 

Les plateformes numériques privées sur lesquelles nous menons notre soi-disant activisme ne sont pas des places publiques. Ce ne sont que des machines privées conçues pour capter l’attention humaine, la vendre aux annonceurs et gérer de façon algorithmique les limites du discours recevable. Non seulement elles ne parviennent pas à amplifier la dissidence, mais elles la contiennent activement. Votre publication sur Gaza est “shadow-bannée”, sa portée est restreinte, elle n’est montrée qu’à ceux qui sont déjà d’accord avec vous. Vous ne vous adressez pas au reste du monde. Vous murmurez dans une pièce hermétique conçue pour donner l’impression d’être un stade. L’algorithme veille à ce que vous ne prêchiez qu’aux convertis. Et il s’assure que vous confondiez les applaudissements de ces convertis avec les signes d’un changement.

 

Vous n’y croyez pas ? Allez sur YouTube. Vous y verrez des chaînes gigantesques comptant des millions d’abonnés dont vous n’avez jamais entendu parler: des univers entiers de contenu qui prospèrent dans des recoins de la plateforme qui ne vous ont jamais été présentés. L’algorithme a choisi de ne pas vous les faire découvrir.

 

Regardez maintenant les canaux qui traitent de la Palestine, du génocide ou du commerce des armes, qui survivent tant bien que mal avec quelques dizaines de milliers d’abonnés, parfois des centaines de milliers s’ils ont de la chance, perpétuellement démonétisés et censurés. L’infrastructure de diffusion n’est pas défaillante. Elle fonctionne précisément comme prévu. Votre monde vous semble immense. Mais ce n’est qu’une cage.

 

 

L’activisme sans risque

 

Chris Hedges a écrit un jour que la classe libérale, en capitulant face au pouvoir des entreprises, a abandonné son rôle de conscience de la nation. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui est encore plus dégradant: la conscience elle-même a été prise en otage, commercialisée et réduite à l’inertie. La figure de proue libérale, l’influenceur progressiste, la personnalité de gauche suivie par un public: ces personnages incarnent l’esthétique de la dissidence sans en payer le prix. Ils organisent des flux d’indignation vertueuse. Ils ont développé leur image de marque sur la souffrance d’autrui.

 

C’est précisément de cela que l’un de nos contacts palestiniens les plus crédibles a accusé Norman Finkelstein: un homme qui a un jour déclaré publiquement avoir tourné le dos à la Palestine pour refaire surface des années plus tard en tant que voix critique de premier plan, alors que le génocide a rendu la cause impossible à ignorer. Par respect pour sa vie privée, je ne nommerai pas ce contact, mais son argument tient la route: lorsque le militantisme fait carrière, peut-on accuser le militant de tirer profit de la souffrance?

 

Le génocide est un contenu. La résistance est un style. Et jamais cela n’exige de ces personnages qu’ils risquent quoi que ce soit: leur confort, leur sécurité, leur statut social, leur emploi, ni même leur après-midi.

 

Pendant ce temps, la monstruosité de la mort opère sans entrave. Les États-Unis continuent de fournir les bombes. Les gouvernements européens continuent de fournir une couverture diplomatique, des contrats d’armement et une légitimité idéologique à un projet colonialiste de peuplement qui a totalement renoncé à tout semblant de retenue. Et les pays des BRICS, à l’exception de l’Iran, poursuivent leurs échanges commerciaux avec ce pays. Les rafles de l’ICE s’intensifient dans les villes américaines, torturant et abusant sexuellement des mineurs dans les centres de détention, brisant des familles lors d’opérations menées à l’aube. Une tactique qui fait écho aux pires régimes autoritaires de l’histoire. Et quelle est la réaction? Une publication. Un partage. Une story qui disparaît au bout de 24 heures. Nous avons perfectionné l’art de ressentir sans agir, de savoir sans faire, d’être témoin sans intervenir.

 

 

La soupape de sécurité: les réseaux sociaux comme doudou psychologique

 

La fonction la plus insidieuse de l’activisme sur les réseaux sociaux n’est pas son incapacité à produire le changement. C’est son aptitude à procurer le ressenti psychologique d’avoir fait bouger les choses. C’est là son véritable objectif au sein du système. C’est une soupape de décompression. Elle permet à la rage et au chagrin qui pourraient autrement déboucher sur une action collective ingérable de se dissiper sans danger dans le vide numérique.

 

Le génocide vous met en colère? Publiez un message. Appréciez la petite gratification neurochimique que procurent les “j’aime” et les partages. Vivez ce sentiment éphémère de communion avec ceux qui ont aussi publié des messages. Puis (et c’est là l’essentiel), reprenez le cours de votre journée. Allez travailler. Payez vos impôts dont une partie finance les munitions mêmes que vous venez de dénoncer. Le système reste intact. Votre conscience a été apaisée sans que le pouvoir n’ait rien à y perdre.

 

L’erreur est de croire que “ne jamais cesser de parler” revient à ne jamais cesser de se battre. Ce n’est pas le cas, et ça ne l’a jamais été.

 

Le mouvement des droits civiques n’a pas triomphé grâce à des campagnes de sensibilisation. Le régime de l’apartheid en Afrique du Sud n’est pas tombé parce que les gens ont partagé du contenu infographique. La guerre de libération algérienne ne s’est pas terminée parce que les Français ont exprimé leur tristesse face aux massacres. Ces luttes ont nécessité la présence de gens dans la rue, des perturbations économiques durables, des sacrifices personnels, des conséquences juridiques, ainsi que d’être prêt à être frappé, emprisonné, licencié et mis au ban de la société. Elles exigent que les gens matérialisent leur opposition — qu’elle coûte quelque chose au système. Un partage ne coûte rien. Un “j’aime” ne coûte rien. Et le pouvoir ne réagit pas à ce qui ne coûte rien.

 

 

#Révolution

 

La révolution ne se fait pas à coups de hashtags, elle ne sera pas non plus virale. Elle ne fera pas partie des tendances. Elle ne sera pas optimisée pour susciter l’engagement. Elle ne s’accompagnera pas de boutons de partage ni de rubriques de commentaires. Elle ne tiendra pas dans un tweet, une vidéo Reel ou une publication en carrousel. Elle sera dérangeante, impopulaire et invisible pour l’algorithme. Elle exigera des efforts qui ne peuvent être accomplis depuis un écran: le risque physique, le sacrifice du confort, la disparition de cette image de soi soigneusement construite. Elle exigera de nous que nous soyons moins intéressants en ligne et plus efficaces dans le monde réel.

 

Chaque minute passée à rédiger la publication parfaite sur une atrocité est une minute gâchée qui aurait pu être consacrée à organiser un syndicat de locataires, à bloquer une livraison d’armes, à confronter un politicien en personne, ou à créer des institutions parallèles capables de soutenir la résistance sur plusieurs années, et pas seulement le temps d’un cycle d’actualité. Chaque heure passée à débattre avec des inconnus dans les rubriques de commentaires est une heure non dédiée à la présence physique avec des militants, à établir la confiance et développer la discipline dont les véritables mouvements ont besoin. L’écran est un piège. Il capte votre attention et vous procure le sentiment d’agir tout en veillant à ce que vous restiez seul, atomisé et inoffensif. Personne n’y échappe. Moi non plus.

 

Ceux qui détiennent le pouvoir le savent parfaitement. Ils n’ont pas peur de vos publications. Ils ont peur de ce que vous pourriez faire si vous cessiez de publier et commenciez à agir. Ils ont peur des grèves générales, du blocus des ports, de la désobéissance civile qui perturbe les flux commerciaux et la machine de guerre. Ils ont peur d’une action collective organisée, disciplinée et soutenue qui leur impose des coûts qu’ils ne pourront ignorer. Ils n’ont pas peur des hashtags. Ils n’ont jamais eu peur des hashtags.

 

Le peuple de Gaza ne peut pas être sauvé qu’avec une prise de conscience. Il a besoin que nous fassions en sorte que sa souffrance devienne politiquement et économiquement insupportable pour ceux qui la permettent. Il a besoin que nous agissions de manière concrète, et pas seulement pour faire bonne figure. Et chaque fois que nous substituons l’apparence à l’action, nous devenons complices de l’atrocité même que nous prétendons combattre.

 

Posez vos téléphones. La révolution se fera sans hashtag.

 

 

Karim -

22.08.26

Source: substack.com

25 août 2026

!! Génocide à gaza: J 1053 !! Le régime colonial génocidaire est effrayé par le déclin de son récit officiel…

 

 

L’entité génocidaire s’attaque aux écoles  et à l’éducation Palestinienne

 

 

Le ciblage des écoles palestiniennes en Cisjordanie occupée ne se résume plus à des décisions administratives ou à des violations des règles de construction, comme le justifient les autorités de l’occupation, mais fait désormais partie d’une scène récurrente qui affecte l’un des éléments les plus importants de la résilience palestinienne.

 

À Masafer Yatta , au sud d’Hébron, les ordres de démolition d’écoles se poursuivent, alors que les habitants vivent sous la pression des déplacements forcés, des attaques de colons et des restrictions de circulation, transformant l’école, d’un lieu d’éducation, en un symbole de la lutte pour la survie, et l’avenir de centaines d’enfants est en jeu avec un nouvel ordre de démolition.

 

 

 

Le ciblage des établissements scolaires s’est étendu après que les forces d’occupation ont notifié à l’école primaire Khillat al-Daba’ de Masafer Yatta sa démolition imminente. Selon l’organisation de défense des droits humains Al-Baydar, l’école accueille des élèves du CP au CM1.

 

Cette décision menace non seulement le bâtiment scolaire, mais aussi le droit des enfants à l’éducation, car l’école est la seule option pour les enfants de la communauté, tandis que sa démolition signifie que les élèves devront parcourir de longues distances ou abandonner l’école en l’absence d’alternatives.

 

 

Quelques jours auparavant, les forces d’occupation ont pris d’assaut la zone de Shaab al-Batim accompagnées de bulldozers et ont démoli deux salles et une unité de santé de l’école, selon la direction de l’éducation de Yatta.

 

L’école accueille environ 60 élèves, garçons et filles, issus des communautés voisines, et sa démolition s’inscrit dans une série d’avis de fermeture qui ont touché 15 écoles à Masafer Yatta et dans le désert environnant, menaçant la stabilité du processus éducatif à l’approche de la rentrée scolaire.

 

Les autorités locales estiment que le ciblage des écoles s’inscrit dans une politique visant à resserrer l’étau autour des communautés palestiniennes, car l’absence d’écoles pousse de nombreuses familles à envisager de partir, notamment en raison de la difficulté pour les enfants d’accéder à d’autres écoles.

 

 

L’école primaire mixte d’Al-Rifai’ya figure également sur la liste des établissements menacés de démolition, bien qu’elle accueille environ 190 élèves, garçons et filles, et qu’elle desserve une communauté d’environ 800 Palestiniens.

 

Le directeur de l’école, Adel Jabour, confirme que l’établissement, construit en briques et doté de toits en zinc, représente le seul accès à l’éducation pour les enfants, et prévient que la mise en œuvre de la décision de démolition privera les élèves de leur droit fondamental à l’éducation.

 

Les souffrances des élèves ne s’arrêtent pas à la menace de démolition, car ils subissent quotidiennement des attaques de colons sur le chemin de l’école, ce qui rend l’accès à l’éducation extrêmement dangereux.

 

Le maire de Khallat al-Miyah, Majdi al-Adra, souligne que ce qui se passe ne vise pas une école en particulier, mais reflète plutôt une politique continue visant à réduire la présence palestinienne, rappelant la démolition de l’école Khallat Amira l’année dernière et de l’école Safa auparavant, au moment même où les avis de fermeture d’écoles dans la région se multiplient.

 

 

La menace ne se limite pas aux écoles primaires, puisque le lycée pour filles Ziv est menacé de démolition depuis des années.

 

L’activiste Osama Makhamra affirme que le tribunal de l’occupation a rejeté l’appel contre la décision de démolition de l’école, rendue en 2016, alors même qu’elle compte 251 élèves, ce qui la maintient sous la menace d’une démolition à tout moment et expose des centaines d’élèves au risque de perdre leur droit à l’éducation.

 

 

Ces incidents ne semblent pas être des cas isolés, puisque les Nations Unies confirment que plus de 80 écoles palestiniennes en Cisjordanie font actuellement l’objet d’ordres de démolition ou d’ordres similaires.

 

L’organisation internationale note également que les travailleurs humanitaires ont pu atteindre plus de 60.000 élèves depuis le début de l’année grâce à des programmes d’éducation de rattrapage et de soutien scolaire, en plus de réhabiliter 30 écoles et de fournir une aide au transport, un soutien psychosocial et juridique, mais elle avertit qu’un manque de financement menace la poursuite de ces efforts.

 

 

24 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1052 !! Le secteur agricole dans la bande de Gaza

 

 

 

Un rapport du ministère de l'Agriculture palestinien publié fin juillet 2026, a documenté la destruction totale subie par le secteur agricole dans la bande de Gaza, pendant cette agression continue contre la population civile

 
Le rapport a confirmé que le secteur agricole de Gaza a subi pendant l’offensive militaire des destructions à grande échelle, entraînant l'effondrement quasi complet des infrastructures de production agricole, avec des dommages dépassant 87% dans la plupart des secteurs, selon l'analyse des images aériennes haute résolution, les systèmes d'information géographique (SIG) et les bases de données agricoles officielles.
Selon le rapport approuvé par plusieurs organisations agricoles internationales, les pertes totales du secteur agricole dans l’enclave palestinienne ont atteint environ 3,49 milliards de dollars américains, dont 1,90 milliard de dommages directs et 1,59 milliard de dommages indirects.
Il a été indiqué que le secteur de la production végétale a connu une forte baisse de la production des cultures, ce qui a entraîné une réduction de la capacité à fournir de la nourriture localement, en raison de dommages touchant environ 158, 909 km2  sur un total de 182, 247 km2, avec un taux global de dommages de 87,1%.
L’agression horrible a directement provoqué un effondrement presque complet du système d'irrigation agricole, avec la mise hors service d'environ 8.700 puits agricoles, en plus de la détérioration de 3.828 bassins d'eau, ainsi que la destruction de 1.371 kilomètres de conduites aquifères.
Dans le secteur de la production animale, le taux de pertes a atteint environ 90,3%, avec des dommages affectant plus de 5.450 fermes de ruminants et environ 2.300 fermes de volailles, en plus de la mort d'environ 69.000 ruminants et 2,79 millions d'oiseaux, ainsi que la détérioration de 28.400 ruches, reflétant des pertes giganteques dans le système de production animale.
Et selon le rapport, les ressources du secteur de la pêche n'ont pas été épargnées par la guerre d'extermination, avec environ 1.674 moyens de pêche affectés, 7 fermes aquacoles endommagées et environ 450 bassins à double usage touchés, en plus de la destruction de l'unique écloserie de poissons, ce qui a entraîné un arrêt quasi total des activités de pêche et de production piscicole.
Concernant les infrastructures agricoles, environ 93 pépinières ont été gravement endommagées, 18 incubateurs et 134 chambres froides agricoles également presque complètement détruits, sans parler des destructions massives dans les centres gouvernementaux, les laboratoires vétérinaires, les stations expérimentales et de traitement de l'eau, ainsi que les graves dommages subis par les installations et les ports des pêcheurs et les infrastructures de services qui leur sont associées.
Le ministère palestinien de l'Agriculture a confirmé que cette destruction sans précédent a entraîné une paralysie quasi totale du système de production agricole, ainsi qu'une baisse sans précédent de la sécurité alimentaire pour les habitants du secteur, en plus de la perte de sources de revenu pour des milliers de familles, ce qui a augmenté la dépendance à l'aide humanitaire et aux secours.
Avec leur volonté, quelques paysans palestiniens de Gaza ont essayé de reprendre leurs actions. Ils ont réussi malgré les conditions très difficiles de la remise en état d’environ 24 hectares de serres endommagées, principalement dans le sud de la bande de Gaza, une reprise timide et entravée, mais encourageante.
Ces prémices de reprise restent fragiles, et largement entravées. Les agriculteurs de Gaza souhaitent relancer la production sur chaque parcelle disponible, mais ils doivent pour cela avoir accès à des intrants et à leurs terres.
Dans l’ensemble de l’enclave illégalement assiégée et occupée, les coûts de production ont augmenté de manière spectaculaire, certaines semences ayant vu leur prix multiplié par dix, alors que des milliers d’hectares sont devenus inaccessibles ou impropres à la culture en raison des opérations militaires et des débris de guerre. 
La pénurie de semences, d’engrais, de pesticides et de carburant continue de paralyser le secteur. En outre, l’occupation actuelle par l’armée israélienne de plus de 65% de l’enclave rend dangereux voire impossible pour nombre d’agriculteurs d’accéder à leurs terres situées aux alentours de la ligne jaune.
Dans ce contexte sombre, le ministère de l'Agriculture a appelé toutes les institutions de la communauté internationale, les organisations onusiennes et les donateurs à agir immédiatement pour soutenir la relance, la réhabilitation et la récupération du secteur agricole, reconstruire ses infrastructures, et permettre aux agriculteurs, aux pêcheurs et aux éleveurs de reprendre la production, afin de renforcer la sécurité alimentaire et soutenir la reprise économique dans la bande de Gaza.
Et malgré le soi-disant accord de 'cessez-le-feu' du 10 octobre 2025, la situation humanitaire dans le secteur ne s’est pas améliorée en raison du refus de l’occupation de respecter ses engagements, y compris l’ouverture des points de passage et l’introduction des quantités convenues d’aide alimentaire, humanitaire et médicale, ainsi que de matériaux de construction.
 
 
Ziad Medoukh -
21.08.26
23 août 2026

!! Génocide à Gaza: J 1051 !! Urgence absolue — la Belgique doit agir pour mettre fin aux violations du droit international

 

 

 

À l’attention du Gouvernement fédéral belge

 

 

Madame, Monsieur,

 

nous vous écrivons avec une profonde inquiétude et un sentiment d’urgence face à la catastrophe qui frappe la population palestinienne.

 

Il ne suffit plus de condamner, de déplorer ou de prendre des mesures symboliques. Lorsque des populations civiles sont massivement tuées, déplacées et privées des conditions essentielles à leur survie, l’inaction politique et le maintien de relations susceptibles de contribuer à ces violations posent eux-mêmes une question fondamentale de responsabilité.

 

L’interdiction des marchandises provenant des colonies israéliennes constitue un minimum. Elle ne peut en aucun cas constituer la réponse complète de la Belgique. Les relations économiques, financières, militaires et institutionnelles doivent également être examinées lorsqu’elles sont susceptibles de contribuer au maintien de l’occupation, de la colonisation ou de graves violations du droit international.

 

Nous demandons donc au gouvernement belge d’assumer pleinement ses responsabilités et de prendre sans délai toutes les mesures nécessaires pour que la Belgique ne contribue, directement ou indirectement, à de telles violations.

 

Nous demandons au gouvernement belge de ne pas limiter son action aux seuls produits provenant des colonies israéliennes.

 

La question posée aujourd’hui concerne les relations de la Belgique avec l’État d’'Israël' dans leur ensemble, notamment lorsqu’elles peuvent contribuer à des violations graves du droit international humanitaire ou au maintien de l’occupation.

 

Une interdiction limitée aux produits des colonies ne saurait constituer une réponse suffisante. Nous demandons que la Belgique examine et mette en œuvre, dans le respect de ses obligations juridiques, des mesures relevant du Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), ainsi que toute autre mesure nécessaire pour empêcher que des acteurs belges ou des institutions publiques contribuent à des violations du droit international.

 

Nous demandons notamment :

 

  • un embargo sur les exportations, importations et transferts de matériel militaire avec 'Israël', ainsi que sur les composants et technologies susceptibles d’être utilisés à des fins militaires;
  • la suspension des relations économiques et commerciales avec 'Israël' jusqu'à la fin des violations du droit international ou au maintien de l’occupation;
  • la mise en œuvre de mesures de boycott institutionnel et économique dans les domaines relevant de la compétence belge;
  • le désinvestissement des fonds publics belges de toutes les entreprises israélienne;
  • l’adoption de sanctions économiques et diplomatiques ciblées à l’égard d’'Israël' et des acteurs responsables ou complices de violations graves du droit international;
  • la suspension des accords ou coopérations institutionnelles concernés qui est incompatible avec les obligations internationales de la Belgique;
  • une interdiction strict de toutes les importations en provenance d’'Israël', et pas uniquement celles provenant des colonies;
  • la transparence complète concernant les licences d’exportation, les investissements publics, les marchés publics, les coopérations institutionnelles et les relations économiques entre la Belgique et 'Israël';
  • le soutien à des mesures européennes coordonnées, afin que l’Union européenne ne puisse continuer à entretenir des relations privilégiées avec 'Israël' sans condition effective de respect du droit international.

 

La Belgique doit également examiner ses propres relations économiques et financières avec les entreprises qui tirent profit de l’occupation ou participent à des activités dans les territoires palestiniens occupés.

 

Le BDS ne doit pas être réduit à une simple question de consommation individuelle. Il s’agit également d’examiner les responsabilités des États, des institutions publiques, des fonds d’investissement et des entreprises lorsqu’ils entretiennent des relations susceptibles de contribuer à des violations du droit international.

 

Face à l’urgence humanitaire actuelle, nous considérons que les déclarations de préoccupation ne suffisent plus. La Belgique doit agir concrètement, immédiatement et à la hauteur de la gravité de la situation.

 

Il ne s’agit plus seulement de condamner les colonies. Il s’agit de déterminer si les relations entretenues avec l’État d’'Israël' et les acteurs qui participent à ses politiques sont compatibles avec les obligations internationales de la Belgique.

 

Nous demandons donc que ces relations soient rompues sans délai et que toutes les mesures juridiquement possibles soient prises afin que la Belgique ne contribue pas, directement ou indirectement, à la poursuite de violations graves du droit international.

 

 

L’urgence est aujourd’hui absolue

 

La Belgique ne peut pas prétendre défendre le droit international tout en fermant les yeux sur les conséquences concrètes de ses propres relations économiques et militaires. Le principe de cohérence doit s’appliquer: lorsqu’une situation implique des violations graves du droit international, les États ont le devoir de ne pas contribuer à leur maintien et de prendre les mesures raisonnables à leur disposition pour y mettre fin.

 

Nous vous demandons donc de passer immédiatement des déclarations aux actes.

 

Il faut mettre fin aux complicités économiques, financières et militaires qui peuvent contribuer à la catastrophe en cours. Il faut protéger les populations civiles. Il faut faire respecter le droit international. Et il faut agir maintenant.

 

L’histoire jugera les gouvernements non seulement sur leurs déclarations, mais sur les décisions qu’ils auront prises — ou refusé de prendre — lorsque l’urgence était manifeste.

 

Nous vous demandons de prendre vos responsabilités.

 

Maintenant.

 

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.

 

[envoyé à: Info & contact cabinet - kabinet Prévot,Prévot Maxime - CELAEBZ,bernard.quintin@quintin.belgium.be, info@matz.fed.be, hallo@vincent.fed.be, info@bihet.belgium.be, Contact Kabinet Premierinfo@beenders.fed.beinfo@clarinval.belgium.beinfo@migratie-mi.be, info@verlinden.belgium.beinfo@simonet.belgium.bekabinet.francken@mil.be, Vandenbroucke Fed Infoinfo@crucke.fed.be, info@kcfin.be

 
 
Nordine Saïdi -
21.08.26
Derniers commentaires
Recevez nos infos gratuites
Archives