!! Génocide à Gaza: J 1012 !! La justice internationale commence chez soi - Interpellation officielle
Depuis des mois, la Belgique multiplie les déclarations sur le respect du droit international, la défense des droits humains et la lutte contre l’impunité. Pourtant, une question simple reste soigneusement évitée:
Que fait la Belgique lorsque certains de ses propres citoyens pourraient être impliqués dans des crimes de guerre commis dans les territoires palestiniens occupés?
Nous attendons toujours qu’un média d’enquête, une grande organisation de défense des droits humains ou — soyons audacieux — un parti politique belge pose enfin la question qui dérange:
- Combien de citoyens belges ou belgo-israéliens servent ou ont servi dans l’armée israélienne?
- Combien vivent dans des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée?
- Combien ont participé à des opérations militaires faisant l’objet d’enquêtes internationales pour de possibles crimes de guerre ou crimes contre l’humanité?
Cette demande n’est pas une attaque contre une communauté. Elle n’est pas une accusation collective. Elle est une exigence élémentaire: l’application universelle du droit.
Car si la Belgique affirme croire à la justice internationale, elle doit commencer par regarder ce qui se passe lorsque les personnes potentiellement concernées possèdent un passeport belge.
Depuis des années, la Belgique affirme qu’aucun criminel de guerre ne doit échapper à la justice. Pourtant, une question demeure: cette exigence vaut-elle réellement pour tout le monde?
Un citoyen belge qui participe à une guerre étrangère, qui rejoint une armée impliquée dans des violations graves du droit international ou qui participe à un projet de colonisation reconnu comme illégal par une grande partie de la communauté internationale doit-il être considéré différemment parce qu’il possède une double nationalité?
La réponse devrait être évidente: Non !
Une appartenance nationale, religieuse ou culturelle ne peut jamais effacer une responsabilité individuelle.
Des enquêtes journalistiques ont montré que des citoyens européens, notamment français, ont rejoint les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée malgré leur illégalité au regard du droit international.
https://www.youtube.com/watch?v=RgncU5SEZ2c
Ces enquêtes ont démontré l’existence de réseaux d’incitation, d’accompagnement et d’installation de citoyens européens dans des colonies construites sur des terres palestiniennes occupées.
Alors une question évidente se pose: combien de Belges participent à cette entreprise de colonisation?
Pourquoi n’existe-t-il aucune transparence publique sur ce sujet? Pourquoi les médias belges enquêtent-ils si peu sur les ressortissants belges présents dans ces territoires? Pourquoi aucun responsable politique belge ne demande un état des lieux clair?
Voilà la contradiction fondamentale.
La Belgique condamne certaines occupations.
Elle condamne certains crimes de guerre.
Elle réclame parfois des sanctions contre certains États.
Mais lorsqu’il s’agit d’examiner les responsabilités possibles de citoyens belges liés à 'Israël', le silence devient assourdissant.
Ce silence pose une question politique majeure: le droit international est-il réellement universel ou dépend-il de l’identité de ceux qui pourraient le violer?
Car un principe juridique qui ne s’applique qu’aux faibles n’est plus un principe juridique. C’est un instrument politique.
Nous demandons des réponses, pas des excuses
La Belgique doit immédiatement répondre à plusieurs questions:
- Combien de Belgo-Israéliens sont actuellement membres de l’armée israélienne?
- Combien résident dans des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé?
- Les autorités belges disposent-elles d’informations concernant une éventuelle participation de ressortissants belges à des opérations militaires faisant l’objet d’enquêtes internationales?
- Des enquêtes judiciaires ont-elles été ouvertes lorsque des indices existent?
- Le parquet fédéral belge applique-t-il réellement la compétence universelle pour les crimes internationaux?
Ces questions ne sont pas extrêmes. Ce qui est extrême, c’est de demander justice pour certains crimes et de détourner le regard lorsque les suspects pourraient être nos propres citoyens.
La justice internationale commence chez soi
La Belgique ne peut pas prétendre défendre les droits humains dans les discours internationaux tout en refusant d’examiner les responsabilités possibles de ses propres ressortissants.
La question n’est donc pas: «Êtes-vous pour ou contre 'Israël'?»
La question est beaucoup plus simple: êtes-vous pour ou contre l’idée qu’un citoyen belge puisse répondre devant la justice s’il existe des preuves de sa participation à des crimes de guerre?
Une démocratie sérieuse ne protège pas les individus soupçonnés de crimes internationaux.
Elle enquête.
Elle juge.
Elle applique le droit.
Le moment est venu pour que la Belgique sorte du silence.
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