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16 mars 2022

Al-Quds: les habitants du quartier Sheikh Jarrah imposent un recul à l’occupant israélien

Source: Externe

La Cour suprême israélienne a annulé une ordonnance d’expulsion, donnant ainsi raison aux habitants du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est

 

Le 1er mars, la Cour suprême d’Israël a suspendu l’expulsion de quatre familles palestiniennes dans le quartier de Karam al-Jaouni, dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est.

Selon la décision, les familles al-Kurdal-JaouniSkafi et Qassem resteront dans leurs foyers pendant que le ministère israélien de la Justice examinera les documents de propriété soumis pour les parties de Sheikh Jarrah en question. Selon Al Jazeera, ce processus pourrait prendre des années s’il est un jour terminé.

Pendant ce temps, les quatre familles palestiniennes déposeront un montant symbolique de 2400 shekels (740 dollars) par an sur un compte bancaire. Si le ministère israélien de la Justice se prononce contre les quatre familles, l’argent sera transféré à la colonie de 'Nahalat Shimon'.

En 2021, les familles palestiniennes concernées de Sheikh Jarrah ont rejeté à l’unanimité une proposition d’accord de la Cour suprême, selon laquelle les habitants du quartier seraient considérés comme des “locataires protégés” de 'Nahalat Shimon' et non comme des propriétaires officiels.

Selon la proposition, la colonie 'Nahalat Shimon' s’abstiendrait de mesures d’expulsion pendant 15 ans après la signature ou jusqu’à ce que la propriété soit déterminée.

Des familles palestiniennes vivent dans le quartier de Sheikh Jarrah depuis 1956 en vertu d’un accord entre le gouvernement jordanien et l’Office de secours et de travaux des Nations-Unies (UNRWA) pour les réfugiés de Palestine.

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Cependant, à la suite de l’annexion par Israël de Jérusalem-Est après l’avoir occupée en 1967 – une opération totalement illégale au regard du droit international – des dizaines de milliers de familles palestiniennes de Jérusalem-Est ont été expulsées de force et leurs maisons menacées de démolition.

Pendant ce temps, les politiques israéliennes excluent quasiment pour les Palestiniens la possibilité de construire de nouvelles maisons.

S’adressant à Al-Monitor, Hosni Abu Hussein, un avocat des familles palestiniennes du quartier de Sheikh Jarrah, a déclaré que la décision de la Cour suprême n’avait pas simplement “gelé” l’expulsion des quatre familles, comme l’a rapporté la presse israélienne. “Cette décision n°2401/2021 de 100 pages stipule que la décision d’expulsion est définitivement annulée”, a-t-il expliqué.

Abu Hussein a ajouté: “C’est la première fois que la Cour suprême examine une affaire de propriété foncière après que les familles palestiniennes aient soumis leurs titres de propriété, notant que pour la première fois, la cour a déclaré que les documents des colons sont discutables.

Abdel-Fattah Skafi vit dans sa maison à Sheikh Jarrah avec 17 autres membres de sa famille. Ils avaient obtenu la maison en 1956 auprès de l’UNRWA, qui fournissait des maisons aux familles déplacées de Jérusalem-Ouest en 1948.

“Nous avons obtenu l’annulation de la mesure d’expulsion grâce à la fermeté des habitants du quartier depuis 1972 et grâce au rejet des propositions d’accord en échange du départ de nos maisons”, a déclaré Skafi à Al-Monitor.

Aref Hammad, responsable du comité du logement du quartier de Sheikh Jarrah, vit dans le quartier depuis 1956 dans une maison fournie par l’UNRWA après que sa famille ait été chassée de la ville de Haïfa après 1948.

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Aujourd’hui, 18 membres de la famille, dont 8 enfants, vivent dans cette maison. «La décision du tribunal ouvre la voie à la vraie bataille pour prouver la véritable propriété des terres de Sheikh Jarrah», a-t-il déclaré à Al-Monitor.

Hammad a souligné que les tribunaux israéliens avaient ignoré toutes les preuves de propriété fournies par les familles palestiniennes, telles que des documents provenant des archives ottomanes et du tribunal de la charia à Jérusalem. “Les tribunaux considéraient les familles palestiniennes comme des locataires sans droits.”

Ahmad Rwaidy, conseiller du Bureau présidentiel pour les affaires de Jérusalem, a déclaré à Al-Monitor: “Selon le droit international, le système judiciaire israélien n’a pas d’autorité légale sur les familles palestiniennes de Sheikh Jarrah, qui vivent sous occupation israélienne, sauf pour servir les intérêts des habitants de Sheikh Jarrah, en vertu de la IVè Convention de Genève de 1949 et de la Convention de La Haye de 1907.”

Il a noté que la décision de la Cour suprême révélait le manque d’intégrité des tribunaux israéliens. "C’est la preuve que l’occupation a deux systèmes judiciaires: un système judiciaire raciste qui couvre le gouvernement israélien pour le déplacement forcé des Palestiniens à Jérusalem-Est, et un autre qui traite favorablement les Israéliens”, a expliqué Rwaidy.

Le militant de Jérusalem Mohammed Abu al-Hummus, a déclaré à Al-Monitor que la décision n'élimine pas le danger qui plane sur les habitants de Sheikh Jarrah, comme en témoignent les provocations du député fascisant de la Knesset Itmar Ben Gvir, qui est resté dans le quartier et a rallié des ultras parmi les colons pour protester contre la décision.

Ben Gvir a attaqué les familles palestiniennes à Sheikh Jarrah et a accusé la police de l’occupation et les juges de se ranger du côté des Palestiniens, et donc les habitants de Sheikh Jarrah restent en situation de danger.

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Jawad Siam, directeur du centre d’information Wadi Hilweh à Silwan, a déclaré à Al-Monitor: “La pression  politique exercée par l’administration du président américain Joe Biden et l’Union européenne sur Israël ainsi que par les médias internationaux a contribué à mobiliser l’opinion publique internationale contre les expulsions à Sheikh Jarrah, parce qu’elles violent le droit international, et parce que Israël est une puissance occupante qui n’a pas le pouvoir d’émettre des ordonnances d’expulsion. C’est sur cela que la Cour suprême a fondé sa décision, ainsi que la volonté du gouvernement actuel dirigé par Naftali Bennett qui veut [en cette période] éviter un nouveau conflit avec la résistance palestinienne à Gaza, comme cela s’est produit en mai 2021.”

Mai Abu Hasaneen (Gaza) -

12.03.22

Source: Chronique de Palestine

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