FREE PALESTINE

15 avril 2014

Christophe Oberlin parle de la situation actuelle à Gaza

Christophe Oberlin parle de la situation actuelle à Gaza et de pourquoi celle-ci ne saurait être réduite à une crise humanitaire. Il parle du gouvernement du Hamas et de ses accomplissements malgré l'occupation israélienne. Il souligne l'hypocrisie des gouvernements occidentaux qui imposent un blocus sur la population de Gaza pour les punir d'avoir élu un gouvernement qui résiste à l'occupation israélienne. il relate aussi les répercussions pour Gaza du coup d'Etat en Egypte et de la fermeture des tunnels entre l'Egypte et la bande de Gaza.

Christophe Oberlin dirige régulièrement des équipes françaises et étrangères dans la bande de Gaza où il s’est rendu encore en novembre dernier. Au fil de ses missions il a tissé des liens professionnels étroits mais aussi amicaux avec des hauts responsables du Hamas, et notamment avec l’ancien ministre de la Santé, Bassim Naïm.

Note: cet entretien à servi de base pour un article par écrit. La bande son est publiée ici dans sa totalité uniquement à titre de référence.

https://soundcloud.com/cup-vaud/entretien-avec-christophe

 

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13 avril 2014

Soutien à la résistance maqdisie palestinienne

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AL-Quds au cœur de la Palestine et de la nation :
Soutien à la résistance maqdisie palestinienne (7)

mercredi 19 mars 2014, par "Baladi"

A l’occasion des fêtes juives, l’entité sioniste a commencé à appliquer le partage dans le temps de la mosquée al-Aqsa : pendant deux jours, les fidèles musulmans ont été interdits d’entrer à la mosquée, alors que les colons y entraient en masse. Le partage du lieu a également été mis en place : les colons se sont précipités vers le dôme du Rocher, et lorsque les musulmans ont été autorisés à y entrer (plus de 50 ans) ils n’ont pu prier que dans la mosquée al-Qibali, située dans la partie sud de la mosquée al-Aqsa. La mosquée al-Aqsa est en train d’être partagée, par petits coups, et les régimes de la Ligue arabe et du conseil islamique croient accomplir leurs devoirs en publiant des communiqués, où ils réclament aux instances internationales d’assumer leurs responsabilités, c’est-à-dire laisser faire l’entité coloniale. Par ailleurs, les travaux d’excavation les plus importants menés par l’occupant à Wadi Helwa, arrivent à leur phase finale, par la destruction systématique de vestiges musulmans et arabes, datant de la période canaanite, abbasside et ottomane, mais toujours aucune trace de vestiges juifs, malgré les 20 mètres de profondeur.

Al-Quds occupée : asphyxie et purification ethnico-religieuse

Les enfants maqdisis sont la cible de la barbarie sioniste : s’imaginant pouvoir stopper la colère et la détermination des Maqdisis, les forces de l’occupation s’en prennent aux enfants : le 4 mars, trois enfants âgés de 13 ans sont arrêtés et emmenés au poste du quartier al-Wad, dans la vieille ville. Le 5 mars, un enfant est arrêté à l’intérieur de la mosquée al-Aqsa. Le 10 mars, l’enfant Abdel Rahman Barbar est arrêté à son domicile.

Le 7 mars, sept jeunes sont arrêtés près de la porte al-Maghariba, qui donne accès à la mosquée. Le 9 mars, deux jeunes frères âgés de 20 et 22 ans sont arrêtés. Le 6 mars, Shirine Issawi et son frère Shadi sont arrêtés à leur domicile à Issawiya. Ils sont toujours en prison, le report de leur comparution devant le tribunal de l’occupation est remise sans cesse.

Le centre Wadi Helwa indique dans son rapport l’arrestation de 170 Maqdisis depuis le début de l’année 2014, notamment dans la vieille ville et le bourg d’al-Issawiya, dont 75 enfants.

L’occupant décide d’arrêter et d’emprisonner à nouveau Sheikh Raed Salah, qui a déclaré « mon arrestation et détention n’entament en rien ma détermination, je resterai tel que je suis, car j’ai confiance que bientôt, al-Quds et la mosquée al-Aqsa seront libérées ». Pour une affaire remontant à 2007, le tribunal de l’occupant a condamné le sheikh à 8 mois de prison ferme et 8 mois avec sursis. Les comités de la résistance en Palestine ont considéré que cette condamnation vise à éloigner les symboles de la résistance maqdisie de la ville, pour faciliter le projet de la judaïsation.

45.000 Maqdisis privés d’eau ! L’occupation sioniste poursuit ses tentatives d’expulser les Palestiniens du camp She’fat, Ras Shehadé, Ras Khamis en les privant d’eau pendant trois jours. Le président du comité populaire du camp She’fat a accusé l’UNRWA de ne pas se soucier des réfugiés et lui a demandé de porter plainte contre la municipalité de l’occupation pour respecter l’accord conclu entre l’UNRWA et l’Etat d’occupation en 1956.

Ziad Hammouri, directeur du centre al-Quds pour les droits sociaux et économiques, a mis en garde contre l’utilisation de la carte bio-magnétique délivrée par l’occupant aux Maqdisis, car son utilisation menace 150.000 Palestiniens de se voir retirer leur « permis » de vivre dans leur ville occupée. Le plan sioniste vise, d’après lui, la réduction du taux des Maqdisis de 35% à 12%, la carte bio-magnétique étant un des outils de contrôle des Maqdisis.

L’occupant contraint Mohammad Samara à démolir sa maison dans Beit Hanina, au nord de la ville, sous le prétexte que sa maison construite en tôle n’a pas eu l’autorisation des colons. M. Samara a déclaré que l’occupant avait déjà démoli sa maison le 30 janvier 2012, pour les mêmes prétextes.

Le 26 février, un mur s’effondre à Wadi Helwa, à cause des excavations menées par l’occupant dans le bourg de Selwan, au sud de la mosquée al-Aqsa. 4 familles palestiniennes furent touchées.

L’occupant distribue 17 ordres de démolition au nord de Izariyé, à l’est d’al-Quds, pour poursuivre le plan E1, menaçant d’expulsion les bédouins d’al-Jahhalin. 250 citoyens palestiniens bédouins vivent dans cette zone menacée par la colonisation.

L’occupant prolonge la fermeture de deux associations de bienfaisance dans le bourg de Selwan, pour un an. L’association de bienfaisance de Selwan fondée en 1978 accueille dans sa maternelle des centaines d’enfants maqdisis, et le club islamique de Selwan fondé en 1993 est spécialisé dans le sport.

Un nouveau parc colonial est envisagé sur les terres du quartier Sawwané, dans at-Tur, à l’est des murs de la ville d’al-Quds. Ce parc permettrait de surplomber la vieille ville et ses quartiers ainsi que la mosquée al-Aqsa et l’Eglise de l’Agonie.

Un site électronique sioniste a indiqué que le ministre sioniste de l’habitation a approuvé un plan de la municipalité de l’occupation consistant à réserver un quartier spécial pour l’armée de l’occupation dans la colonie Ramot, au nord de la ville d’al-Quds. La commission de planification et de construction dans la municipalité de l’occupation a approuvé le 18 février la construction d’une tour pour le KKL en plein centre de la ville, près de l’hôtel Sheraton Plaza, rue du roi Georges. L’assocation coloniale « Atirat Kehanim » s’est emparée du bâtiment de la poste centrale rue Salaheddine, le 13 mars.

Le centre Wadi Helwa a dévoilé que l’occupant avait l’intention de construire une nouvelle colonie dans la partie Est du quartier Wadi Helwa, sous la dénomination de « centre touristique ». Il s’agirait d’installer cette colonie sur 1200 dunums, sur deux étages, avec un musée de « l’histoire juive ». Ce projet est sous la direction du gouvernement, et la supervision de l’association « Elad ». La même association essaie de s’emparer du waqf musulman dans la zone des palais omeyyades, au sud et ouest de la mosquée al-Aqsa.

Le syndicat des journalistes palestiniens dénonce l’utilisation d’unités spéciales « les arabisants » pour attaquer les journalistes dans la ville d’al-Quds. Il réclame l’intervention des organismes juridiques, arabes et internationaux, pour obliger l’Etat de l’occupation à cesser les intimidations et les menaces contre les journalistes. Il faut rappeler que les « arabisants » (musta’ribin) appartiennent à des unités spéciales chargées d’enlever les militants palestiniens, en se déguisant et se faisant passer pour des Palestiniens. Ils ont jusque là commis des dizaines d’assassinats de combattants.

Le prisonnier maqdisi Ma’mun Ali Ahmad Farhan, 21 ans, du camp de She’fat, a été condamné à 5 ans de prison ferme, pour lancement de coktails molotov sur les soldats de l’occupation le 8 mars 2013.

L’organe législatif des colons organise une séance pour étudier le programme scolaire des écoles de l’UNRWA, le 24/2, considérant que l’UNRWA enseigne « le droit au retour et la lutte armée ». Les députés ont protesté auprès des pays qui financent cet organisme international chargé des réfugiés palestiniens. Il faut rappeler que l’UNRWA assure une présence dans la ville d’al-Quds, étant responsable du camp She’fat, qui rassemble les réfugiés originaires des territoires occupés en 1948.

Al-Quds occupée : les lieux saints

Les organismes de l’Etat colonial discutent de la « souveraineté juive » sur la mosquée al-Aqsa, malgré les protestations jordaniennes et arabes. Bien que la discussion dans la Knesset sioniste n’ait abouti à aucune décision, le fait même de soulever la question représente un grave danger pour les lieux saints en Palestine occupée. La député sioniste Miri Rigev a par ailleurs déclaré qu’elle a l’intention de former une commission pour étudier les raisons qui empêchent les juifs « d’entrer dans la mosquée al-Aqsa », considérant que les juifs doivent y pénétrer trois à cinq heures par jour.

Le 19/2, le colon député Moshe Feglin profane la mosquée al-Aqsa, précédé par 18 colons, et suivi le 20/2 par 76 colons, et les forces sionistes arrêtent les employés du département des Awqafs musulmans. Le 25/2, la police de l’occupant investit la mosquée et blesse 20 fidèles pour les disperser. Selon l’institution Al-Aqsa et le patrimoine, le nombre de colons ayant profané la mosquée au cours du mois de janvier s’élève à 1061 colons, et au début du mois du février, 659 colons.

75 colons profanent la mosquée al-Aqsa le 2 mars ; 40 colons profanent la mosquée le 5 mars. Accompagné du consul italien, 20 colons étudiants investissent la mosquée le 4 mars, ainsi que 15 membres des services de sécurité sionistes. 97 soldates sionistes investissent la mosquée le 18 mars et 120 soldats le 19 mars.

Le 6 mars, les forces de l’occupation brutalisent le jeune Khalil Sawan, qui assistait aux cours dispensés dans la mosquée, pendant que 60 colons profanaient tranquillement la mosquée.

Le 9 mars, les associations sionistes du « temple » décident d’organiser un congrès pour « imposer la souveraineté juive » sur la mosquée. Le 10 mars, 60 colons et des touristes investissent la mosquée.

L’occupation envisage de faire taire les appels à la prière à partir des mosquées de la ville d’al-Quds. Prétextant le calme et la tranquillité des colons, c’est toute la Palestine occupée qui est visée par cette mesure. Le mufti général d’al-Quds et des terres palestiniennes a dénoncé ce plan, disant que les mosquées sont un waqf islamique, et que personne n’a le droit d’intervenir dans leur gestion. Pour le conseil islamo-chrétien pour le soutien à al-Quds, cette décision est une agression et une violation du droit international.

Al-Quds occupée : résistance palestinienne

Affrontant l’interdiction d’entrer dans la mosquée al-Aqsa, le vendredi 28 février, des centaines de fidèles ont tenu à accomplir leurs prières en face de la mosquée, pendant que des milliers de jeunes ont accompli leurs prières devant les barrages militaires.

Cela s’est répété le 11 mars, lorsque les maqdisis ont tenu à accomplir leurs prières dans l’ancienne ville, autour de la mosquée et devant ses portes. Des centaines de fidèles se sont ainsi massés devant les policiers de l’occupation. Les centaines de jeunes qui se trouvaient devant la porte Hatta ont affronté la police en essayant de briser le blocus. Celle-ci a tiré sur la foule, blessant le journaliste de l’agence palestinienne WAFA, et arrêtant des jeunes.

Le 26 février, des jeunes Maqdisis ont mis le feu à un centre de la police sioniste, à la porte al-Asbat, protestant contre l’assassinat du prisonnier Jihad Tawil. Des affrontements ont eu lieu entre les jeunes et les forces de répression, et se sont étendus jusqu’au quartier Ras al-Amoud, lieu de naissance du martyr. Les affrontements ont duré jusqu’à très tard dans la nuit.

Trois écoles situées dans Jabal Mukabbir ont fermé les portes pour ne pas recevoir le maire de l’occupation, Nir Barakat le 4 mars.

Une manifestation s’est déroulée le 9 mars avec la population de Anata, dans la zone Khan al-Akhdar, à l’est de la ville d’al-Quds, pour protester contre la confiscation de 1000 dunums de leurs terres. La manifestation fut durement réprimée par les forces de l’occupation qui ont arrêté 13 militants.

Le 24/2, les élèves affrontent les forces de l’occupation au passage de She’fat, lorsque celles-ci ont provoqué les jeunes en exigeant leurs cartes d’identité, avant de se rendre à leurs écoles. La police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes, des dizaines d’élèves ont été asphyxiés et un enfant de 10 ans a été touché par une balle en caoutchouc. Des affrontements ont eu lieu le 22/2 entre des jeunes et les forces de l’occupation sur le chemin al-Wad, dans la vieille ville.

Le 23/2, 55 jeunes Maqdisis ont organisé la campagne « al-Quds d’abord » dans la porte al-Amoud. Il s’agit d’organiser des activités sociales et économiques avec la participation des institutions maqdisies.

Le mouvement Fateh dans la ville d’al-Quds a appelé la population à défendre la mosquée al-Aqsa contre les agressions répétées. Ahmad Assaf, porte parole du Fateh a déclaré que « la mosquée al-Aqsa fait partie de notre doctrine et de nos constantes, il ne peut être que Palestinien, arabe et islamique ».

Le département des relations arabes dans l’OLP a considéré que le marathon prévu par l’occupation dans la ville d’al-Quds est « une agression caractérisée et un défi au droit international ». Il a réclamé le boycott du marathon et une campagne de presse la plus large possible pour le faire échouer.

Le directeur de la mosquée al-Aqsa, Najeh Bkayrat, a déclaré que « les négociations sur lesquelles insiste l’AP assurent une couverture à l’occupant pour poursuivre ses agressions.

Le membre du bureau politique du mouvement Hamas, Mahmoud Zahhar, a déclaré que seule la résistance pouvait faire cesser les agressions sionistes contre la mosquée al-Aqsa et la ville d’al-Quds.

« Briser le silence », opération déclenchée le 12 mars contre l’enveloppe des colonies entourant Gaza, par le mouvement du Jihad islamique, fut une riposte aux agressions et assassinats, commis ces derniers temps, par l’occupant. Le communiqué du Jihad islamique a expiqué que cette opération avait pour but de montrer à l’occupant qu’il ne peut incessamment tuer et réprimer, sans riposte de la résistance.

Al-Quds occupée : destruction du patrimoine livresque des Maqdisis

Dimanche 16 mars, une chaîne humaine a rassemblé des lecteurs et lectrices maqdisis de tout âge, autour des murs de la vieille ville, pour affirmer l’attachement des Palestiniens à leur patrimoine livresque et culturel que l’occupant tente de détruire. Lors de l’occupation d’une partie de la ville en 1948, les sionistes ont détruit des dizaines de bibliothèques privées, saccagé et volé leur contenu.

Il y a quelques années, Muhammad Kallâb rappelait : « Avant la colonisation sioniste de la partie orientale de la ville, plus de 60 bibliothèques publiques contenant des ouvrages les plus divers et des œuvres rares, existaient dans la ville d’al-Quds. Parmi ces bibliothèques publiques, citons : la bibliothèque de la mosquée al-Aqsa, la bibliothèque Khalidiya, bibliothèque du tribunal, Dar al-Kutub al-Fakhriya, la bibliothèque Khaliliya, bibliothèque de l’école Salhiya, bibliothèque de l’institut arabe, bibliothèque de la zawiya Bukhariya, bibliothèque de l’école al-Ashrafiya al-Sultâniya, Bibliothèque al-Budayrî, bibliothèque de l’école Aminiya, etc…

Avant l’invasion sioniste en 1967, les bibliothèques d’al-Quds renfermaient plus de 100.000 ouvrages et plus d’un demi-million de documents et registres historiques. Depuis cette date, la ville subit un viol et un vol caractérisés pour effacer ce patrimoine et judaïser cette partie de la ville. »

Al-Quds occupée : solidarité

La Ligue des Etats arabes proteste auprès de l’ONU contre les violations « israéliennes » dans la ville d’al-Quds et la mosquée al-Aqsa. Cependant, puisque les protestations verbales ne servent à rien, alors que la mosquée est en train d’être partagée dans le temps et l’espace, M. Rassim Ubaydat, membre du conseil de l’action nationale et civile dans al-Quds, a déclaré qu’il n’y a aucun soutien réel et sérieux à la population maqdisie, mis à part des déclarations et des communiqués. Il a avoué que l’Autorité palestinienne ne versait à la ville d’al-Quds que 14 millions de dollars américains par an, ce qui constitue 1% de son budget, contre 37% de son budget pour les services sécuritaires.

Il a précisé que ce faible taux accordé à la ville d’al-Quds tient aux pressions exercées sur l’AP par les pays donateurs qui définissent la destination de leur « aide ». Quant à l’occupation, elle consacre 129 millions de dollars par an rien que pour judaïser la ville d’al-Quds, en plus des sommes consacrées (de 574 à 861 millions de dollars) à la colonisation, sans oublier les dons accordés par les milliardaires juifs aux projets de l’entité coloniale.

Le Parlement arabe a demandé à l’ONU le 7 mars d’assumer ses responsabilités envers al-Quds contre les autorités de l’occupation. On se demande cependant quelle est la responsabilité de ce Parlement, qui se contente d’appeler les autres à assumer leurs responsabilités. C’est le résultat de l’abandon de la Palestine entre les mains de la communauté internationale, ONU et autres organismes, qui a progressivement entamé toute crédibilité des instances arabes.

Le Parlement jordanien réclame l’expulsion de l’ambassadeur sioniste de la Jordanie, à cause de la politique de judaïsation menée par l’occupant. Depuis plusieurs années, le parlement jordanien ne cesse de réclamer la fermeture de l’ambassade sioniste, mais la décision reste aux mains du roi. C’est la « démocratie » jordanienne, tant appréciée par l’Occident. L’Institution Internationale al-Quds a demandé, dans un message envoyé au gouvernement jordanien, de se plier aux réclamations du parlement.

Le « defense for Children International » a produit un court film sur l’école « al-Itarat » menacée de destruction par les forces de l’occupation. Elle est située dans Khan al-Ahmar, à l’est d’al-Quds, et scolarise les enfants des Arabes Jahhalin. Fondée en 2009, dans la zone dite C, elle accueille 70 élèves. En novembre 2013, les colons de « Kfar Adomim » ont réclamé sa destruction.

Dans un article, dr. Hanna Issa secrétaire général du conseil islamo-chrétien de soutien à la ville d’al-Quds, propose de multiplier les sites internet et les pages facebook portant sur la situation dans la ville d’al-Quds, afin de contrer la propagande sioniste dans le monde et ce, dans la majorité des langues. Selon lui, une telle démarche est capable de modifier l’opinion internationale quand elle réalisera qu’elle est trompée par la propagande mensongère de l’occupant. De plus, des communiqués de la part des associations de solidarité avec le peuple palestinien portant sur la situation dans la capitale palestinienne occupée peuvent rappeler à l’opinion publique l’enfer vécu par les Maqdisis.

(Mars 2014 - "Baladi")

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09 avril 2014

Interview : Leila Khaled

Pour moi, la Palestine est le paradis. Elle mérite nos sacrifices. ( Leila Khaled )

Pour le site "Le Mur a des 0reilles "

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Pour l'audio et l'entretien en anglais, c'est ICI.

Traduction : "Pour la Palestine" (JM Flémal)



LMADO s’entretient avec Leila Khaled, icône palestinienne et responsable du Département des réfugiés et du droit au retour au sein du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).

Frank Barat, pour LMADO. Comment allez-vous, Leila ? Que faites-vous actuellement à Amman ?


Leila Khaled. Je vais bien tant que je fais partie de la lutte pour la liberté, pour notre droit au retour et pour un État indépendant avec Jérusalem comme capitale. Je sais que cela ne se fera pas dans un futur proche, mais je me bats quand même. Ici, à Amman, je suis la responsable du Département des réfugiés et du droit au retour au sein du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).

LMADO. Vous êtes une réfugiée palestinienne, l’une parmi six millions. Pensez-vous toujours que vous retournerez un jour ? Et que faites-vous des conditions des réfugiés palestiniens au Liban, à qui on refuse leurs droits les plus élémentaires et qu’on critique pourtant parce qu’ils essaient d’améliorer leur existence au Liban, du fait que cela pourrait affecter leur droit au retour en Palestine ?

LK. Les Palestiniens ont été répartis dans différents pays. Chaque pays a eu un impact sur les gens qui y vivent. Ceux du Liban, dans les années 1970 et 1980, jusqu’en 1982, étaient ceux qui contribuaient le plus à la lutte armée, qui contribuaient à défendre la révolution. Israël attaquait et envahissait sans cesse, et a également occupé certaines parties du pays. Après 1982, la principale mission des Palestiniens a été d’obtenir leurs droits, leurs droits civiques et sociaux, dont ils sont privés, au Liban. Cela les mettra en mesure d’être impliqués dans la lutte pour le droit au retour. Les Palestiniens en général considèrent le droit au retour comme un concept et une culture. Chaque Palestinien vous dira qu’il se bat pour ses droits sociaux et ses droits civiques, mais cela veut dire qu’il se prépare à son propre retour. Les deux sont inséparables.

LMADO. Cette dernière décennie, la question des réfugiés, dans les négociations, est devenue de plus en plus démodée, c’est quelque chose qui n’est plus un droit inaliénable, mais qui reste toutefois négociable. La même chose vaut pour la dernière fournée, les « négociations Kerry ». Que faites-vous de cela ? Et que pensez-vous qu’il va se produire après le 29 avril, quand les négociations seront censées prendre fin ?

LK.
Le FPLP et moi-même, personnellement, sommes opposés aux négociations depuis 1991. Le problème, c’est que les deux parties sont cramponnées à leurs fusils. Les Israéliens pensent que la Palestine est le pays des Juifs du monde entier. Les Palestiniens sont sûrs que le pays leur appartient et qu’ils ont été forcés de le quitter en 1947/1948. Quand ce conflit passe d’un stade au suivant, les deux camps sont considérés tout autant dans leur droit mais le fait c’est que nous, nous ne sommes pas considérés de la sorte (ce n’est qu’une illusion). La direction a choisi d’aller pour les accords d’Oslo, pensant que ce serait un pas en avant pour réaliser les principaux droits des Palestiniens. Certaines personnes l’ont cru mais elles ont découvert, après vingt ans, que c’était une absurdité. Cela a amené une catastrophe sur nous. Il y a plus de colonies que jamais, deux fois plus qu’avant Oslo, le nombre de colons a doublé, ils ont confisqué plus de terres encore et, bien sûr, ils ont construit le Mur. Le mur de l’apartheid. Israël est un État d’apartheid. Ces négociations, ici, sont censées aider Israël et non les Palestiniens. Nous avons déjà vu de près ce qu’Israël entend par négocier, Israël ne respecte jamais ses promesses, ses obligations, et poursuit tout simplement son projet, qui est de faire un enfer des vies palestiniennes. Mon parti et moi-même sommes opposés à cette dernière fournée de négociations aussi, naturellement. Et particulièrement celles-ci. Les Américains soutiennent un projet israélien qui ne fera qu’aider Israël. Il y avait un accord, sponsorisés par les Américains, qui disait que vous deviez cesser les implantations en Cisjordanie et que 104 prisonniers devaient être libérés à trois dates différentes. Cette fois, les Israéliens ont dit « non, nous ne respecterons pas cet accord et nous ne libérerons pas le derniers contingent de prisonniers." Quoi qu’il en soit, ces gens qui ont été libérés sont souvent remis en prison peu de temps après, de toute façon. C’est à cela que les Israéliens font allusion quand ils parlent de la politique des portes tournantes. Les politiciens disent que les prisonniers devraient être libérés, mais, par la suite, on les arrête de nouveau. Nombre d’entre eux sont déjà de retour en prison. On déduit très clairement de cela que les Israéliens ne sont pas disposés à faire la paix avec les Palestiniens. Ils tirent aussi avantage du fait que les Arabes sont occupés par bien d’autres problèmes et qu’ils ne soutiennent pas les Palestiniens. Par conséquent, personne ne va condamner Israël quand il fait fi des accords qu’il signe.

En plus, qu’est-ce qu’il veut, Kerry ? Quel est son plan ? Personne ne le sait. Ce ne sont que des mots. Il n’y a rien d’écrit. La direction devrait refuser ce que Kerry propose. Quoi qu’il en soit, Kerry n’est pas retourné à Ramallah avec une autre proposition. Ce qui signifie que l’Autorité palestinienne va recourir à sa seconde option et retourner aux Nations unies. Et alors, aujourd’hui, aux infos, les États-Unis ont dit une fois de plus qu’ils s’opposeraient à une telle démarche. Qu’est-ce tout cela signifie ?

Je pense réellement qu’il nous faut d’abord considérer la nature de l’État d’Israël. Secundo, nous devons en comprendre davantage à propos de leurs projets et plans. Tertio, nous savons que les Israéliens sont bien plus puissants que nous à certains égards. Mais nous aussi nous sommes puissants. Tout cela dépend de notre peuple. Nous avons la volonté de faire face aux défis auxquels les Israéliens nous confrontent. Il y a un proverbe anglais qui dit ceci : « Là où il y a une volonté, il y a un chemin. » Nous croyons toujours que c’est notre droit et nous devons nous battre pour ce droit. Nous avons lutté, nous luttons toujours et nous lutterons encore. D’une génération à l’autre. La liberté a besoin de gens forts qui continuent à se battre pour leurs rêves. C’est pourquoi je ne pense pas qu’il y aura un accord cette fois. Les Américains veulent toujours prolonger les négociations. Cela ne servira à rien.

LMADO. Si les négociations n’apportent pas la paix aux Palestiniens, qu’est-ce qui le fera ? Qu’est-ce que la direction devrait faire ?

LK. Résister ! C’est comme cela qu’on réalise ses droits en tant que peuple. L’histoire nous l’a prouvé. Aucun peuple n’a gagné sa liberté sans se battre. Là où il y a occupation, il y a résistance. Ce n’est pas une invention palestinienne. En fait, nous allons lancer un appel en faveur d’une conférence qui se tiendra sous les auspices de l’ONU, précisément pour appliquer les résolutions décidées par cette organisation à propos de la question palestinienne. La Résolution 194 demande à Israël d’accepter le retour des réfugiés. Bien ! Mettons donc l’ONU sous les feux de la rampe. Organisons une conférence qui rappellera la chose aux gens. Le problème, c’est que les références à toutes les négociations qui ont eu lieu ont été  élaborées par les Américains dont nous savons qu’ils sont partiaux, et ce, en faveur d’Israël.

LMADO. L’OLP signifie Organisation de libération de la Palestine. Pensez-vous qu’elle a perdu son sens réel ? En 2008, Bassam Shaka m’a dit qu’avant tout, ce sont l’OLP avait besoin, c’était de retourner à ses racines en tant que mouvement de libération…

LK. Aucune libération ne peut être menée à bien sans résistance. Mon parti n’a pas changé. Il est resté collé à son programme d’origine. Nous appelons à l’escalade, dans la résistance. Les gens parlent de résistance populaire. Cela ne signifie pas que des manifestations. Se servir d’armes est également populaire. Nous avons des gens qui sont prêts à se battre.

LMADO. Que signifie la résistance pacifique et non violente pour quelqu’un comme vous, qui a choisi la résistance armée comme moyen de libération ?

LK. La résistance revêt plus d’un aspect. Il peut y avoir tous les genres de résistance. La non violente et la violente. Je n’ai pas de problème avec les gens qui choisissent la non-violence. Nous ne libérerons pas notre pays par la seule lutte armée. D’autres genres de résistance sont nécessaires. La résistance politique, la diplomatique, la non violente. Nous devons utiliser tout ce que nous avons. Depuis plus de dix ans, maintenant, les gens manifestent à Bil’in, à Nabi Saleh… Ils protestent contre le mur et contre l’annexion des terres. Comment Israël traite-t-il cette affaire ? Par la violence, les gaz lacrymogènes, les bombes… Pensez-vous qu’il soit acceptable d’utiliser une armée, avec un arsenal impressionnant, contre des gens qui brandissent des banderoles ? Je suis pour le fait de recourir à toutes les sortes de résistance. Nous ne pouvons pas dire que la résistance non violente à elle seule réalisera nos droits. Nous sommes face à un État d’apartheid,     au sionisme en tant que mouvement, aux Américains et, en général, à l’Occident, qui soutient Israël. Quand l’équilibre des forces changera, alors nous pourrons envisager de penser à négocier.

LMADO. Il est toujours plus facile de plaider la cause de la résistance armée quand le grand public sait qui est l’oppresseur et qui est l’opprimé. Vos actions en 1969 et 1970 tournaient autour de cette question, non ? Faire connaître la Palestine. Pensez-vous que le processus éducationnel consistant à montrer un autre visage de la Palestine, à montrer que les Palestiniens ont une légitimité et ont raison, a été suffisamment utilisé depuis les années 1970 ?

LK. Prenons l’exemple du Vietnam. Ou de l’Algérie et de l’Afrique du Sud. Il a fallu du temps aux gens pour convaincre le monde entier de la légitimité de leur combat. Cela a pris du temps. À la fin, le monde a compris que ceux qui sont opprimés ont le droit de résister de la façon qu’ils veulent. Personne ne peut nous imposer une forme de résistance. Nous n’avons pas réalisé nos buts. Puis l’Intifada a éclaté et le monde entier nous a pris au sérieux. Nous avons obtenu le soutien de gens dans le monde entier. Pourtant, nous n’avons pas atteints nos objectifs, parce que la direction n’était pas assez courageuse à l’époque pour imprimer une escalade à l’Intifada, pour la porter à un niveau supérieur. Israël était prêt à accepter de se retirer de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Mais notre direction nous a fait faux bond. L’Intifada était le choix du peuple. Si vous remontez au début de la résistance et de la prise des armes. C’était une nécessité pour les Palestiniens, après 1967. Nous dépendions des pays arabes pour réinstaurer notre patrie. Mais ils nous ont fait faux bond aussi. Israël a occupé une plus grande partie encore de la Palestine. Nous avons donc décidé de prendre notre sort en main nous-mêmes, en nous lançant dans la lutte armée. Aujourd’hui, les gens attendent mais ils comprennent que ces négociations ne nous mèneront nulle part. Nos expériences passées avec Israël nous ont montré qu’on ne pouvait leur faire confiance. Ils ne respectent pas leur parole. Ils ne cessent de nous menacer. Abou Mazen n’est pas un partenaire pour la paix ? Qui l’est ? Sharon ? Netanyahu ? Ce gouvernement de droite ? Ce n’est pas un gouvernement, c’est un gang, essentiellement, qui représente les colons, les fascistes, les racistes. Le mensonge a commencé au siècle dernier. En prétendant que c’était la terre des Juifs. La Bible la leur avait donnée. Est-ce démocratique ? Le monde, en 1948, a accepté ce mensonge. Dieu nous a promis la terre ! Comme si Dieu était un agent Il s’agit d’un projet colonial. Voilà le principal problème de ce conflit.

LMADO. La lutte vise à mettre un terme au projet colonial d’implantations israéliennes, puis de mettre un terme à l’apartheid. Que se passera-t-il, à votre avis, le lendemain ? Le lendemain de la victoire ? Une solution à l’algérienne, ou une solution à la sud-africaine ?

LK. Nous avons toujours proposé la solution la plus humaine. Un endroit où chacun vit sur une base égalitaire. Juifs, musulmans, je ne me préoccupe pas de la religion de la personne. Je crois en l’être humain lui-même. Les êtres humains peuvent s’asseoir ensemble et peuvent décider ensemble de l’avenir de ce pays. Mais je ne puis accepter de ne pas avoir le droit, là,  maintenant, de retourner dans ma ville. Comme six millions de Palestiniens. On ne nous permet pas d’aller là. Nous proposons une solution humaine et démocratique. Personne ne peut me dire que nous ne pouvons décider du sort de notre pays parce que nous sommes des réfugiés. Ce qui nous est arrivé est un précédent, dans l’histoire, pour autant que je sache.  On chasse des gens de leurs maisons et un autre peuple, venu de très, très loin, prend leur place. Les Israéliens étaient des citoyens d’autres pays. Grâce à diverses organisations, Israël, avant 1948, a mis sur pied une armée. OK, mais il n’y avait pas de société. Ils ont amené des gens de l’extérieur. Même aujourd’hui, il y a d’énormes contradictions dans ce pays et dans cette société. Les gens proviennent de diverses cultures, certains ne parlent même pas hébreu. Nous ne voulons pas plus de sang, mais nous sommes obligés de résister. Nous avons le droit de vivre dans notre patrie. Quand les Israéliens comprendront que tant qu’ils ne changeront pas, ce conflit sera interminable, ils accepteront notre solution. Certains Israéliens l’ont déjà compris, qu’il n’était pas possible de continuer à se battre éternellement. En vue de quoi ?

LMADO. Pouvez-vous nous parler du rôle des femmes dans la résistance ? Et pensez-vous que vos actions, les détournements en 1969 et 1970, ont fait davantage pour la Palestine, ou pour les femmes dans le monde, ou pour les deux ?


LK.
Les détournements n’étaient qu’une tactique. Nous voulions libérer nos prisonniers et nous étions obligés d’adopter une position très forte. Nous devions également tirer une sonnette, à l’adresse du monde entier, pour dire que nous, les Palestiniens, ne sont pas que des réfugiés. Nous sommes un peuple avec un but politique et humain. Le monde nous a donné des tentes, des vêtements de seconde main et de la nourriture. Ils ont construit des camps pour nous. Mais nous étions bien plus que cela. Aujourd’hui, il y a des plans pour mettre un terme aux camps, parce qu’ils sont des témoins de 1948. Les femmes, en tant que partie constituante de notre peuple, ressentent les mêmes injustices. Et ainsi donc elles s’impliquent. Les femmes donnent la vie. Et ainsi donc elles sentent le danger, et même davantage que les hommes. Quand elles sont concernées, elles sont plus fidèles à la révolution parce qu’elles défendent les vies de leurs enfants aussi. Quand j’ai donné naissance à deux enfants, j’ai été de plus en plus convaincue que je devais faire de mon mieux pour les défendre et leur bâtir un meilleur avenir. Je ressenti ce qu’éprouvaient les femmes qui avaient perdu leurs enfants. Ainsi donc, je pense que mes actions ont eu un impact sur les deux, pour répondre à votre question. Le slogan du front populaire était celui-ci : « Hommes et femmes ensemble dans la lutte pour la libération de notre patrie. » Le FPLP a appliqué la chose en donnant une place aux femmes dans l’armée. En même temps, les femmes ont également joué un rôle important dans la défense du front intérieur, les familles. Des milliers de femmes palestiniennes sont aujourd’hui responsables de leur famille. Après toutes les guerres, les massacres, les arrestations, les assassinats par Israël, ces femmes ont protégé leurs familles en les empêchant d’être dispersées. Et aussi, aujourd’hui, les femmes reçoivent une éducation, elles travaillent, elles voyagent, elles vont à l’université, etc. Avant la révolution, ce n’était pas le cas. Maintenant, ce l’est. Et c’est un must. Vous pouvez vous rendre compte que les femmes sont impliquées dans de nombreux aspects de la lutte et de la société. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de la Palestine.

LMADO. Lina Makboul, qui a réalisé le film « Leila Khaled : Hijacker » laisse entendre dans sa dernière question dans le film que vos actions ont fait plus de tort que tout autre chose au peuple palestinien. Le film se termine juste après la question. Qu’aviez-vous répondu ?

LK. Elle m’a dit qu’elle l’avait fait dans des buts cinématographiques. Mais je n’ai pas aimé cela. Le fait que les gens ne pouvaient entendre ma réponse. Ma réponse était non, bien sûr ! Mes actions étaient ma contribution à mon peuple, à la lutte. Nous n’avions blessé personne. Nous avions déclaré au monde entier que nous étions un peuple, que nous subissions une injustice, et que le monde devait nous aider à atteindre notre but. Je suis restée assise avec Lina pendant des heures et des heures, vous savez, à lui raconter toute l’histoire. Elle m’a dit par la suite que la TV suédoise ne voulait uniquement que cette question.  

LMADO. Réfléchissez-vous parfois au passé ? Qu’est-ce qui a été fait, qu’est-ce qu’on aurait pu faire, qu’est-ce qu’on aurait pu faire différemment, quand vous voyez l’état actuel des choses Qu’est-ce qui a mal tourné ?

LK. Récemment, mon parti a tenu sa septième conférence et a revu ses positions. Nous avons alors élaboré un programme pour élargir nos relations avec les forces progressistes du monde entier, et tout particulièrement au niveau arabe. Nous avons également décidé de renforcer notre structure intérieure. J’ai aussi appris que je devais revoir mes propres positions, ma propre pensée. Chaque année, vers décembre, je regarde en arrière vers le passé et je décide alors de faire quelque chose l’année prochaine. Cette année, j’ai décidé d’arrêter de fumer, et c’est ce que j’ai fait.

LMADO. Mabruck!

LK
. J’ai pris cette décision et il m’a été facile de l’appliquer.

LMADO. Pourquoi, à votre avis, la Palestine est-elle devenue un tel symbole du mouvement de solidarité ?

LK. La Palestine, pour moi, c’est le paradis. Les religions parlent de paradis. Pour moi, la Palestine est le paradis. Elle mérite nos sacrifices.

Leila Khaled, avec en main, la célèbre photo prise en 1969, après le détournement d'avion.

Photo : Revolutionary Lives

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Pétition: Liberté immédiate et inconditionnelle de Mohammed Qassim Al Azraq

Pétition:

Liberté immédiate et inconditionnelle de Mohammed Qassim Al Azraq

 

Mohammed Qassim Al Azraq (27ans) - le coordonnateur des activités du Lajee Center - a été arrêté le 26 mars lorsque les soldats israéliens ont pris d'assaut le camp de réfugiés d'Aïda à Bethléem, et ont pillé sa maison. Ces derniers mois ont été marqués par une intense escalade de la violence et des arrestations perpétrées à l’encontre de protestataires pacifiques dans toute la Cisjordanie. La violence subie par les prisonniers politiques en général est alarmante.

Depuis son arrestation, Mohammed a été détenu dans le centre d’interrogatoire de Al Jalameh. Ses geôliers n'ont pas fourni de raison claire justifiant son arrestation, ni de d’accusation pour une quelconque infraction. Comme le ministre des Affaires des Prisonniers, Issa Qaraque, l’a communiqué, l'état de santé de Mohammed Al Azraq s'est détérioré en raison des conditions d’interrogatoire très sévères qui lui ont été infligées. L'avocat de Mohammed a demandé son transfert à l’hôpital car il souffre de blessures sévères et de problèmes gastro-intestinaux suite à des coups et de mauvais traitements.

Ces pratiques violent clairement l'article 5 et 9 de la Déclaration des droits de l'homme qui stipulent qu’aucun être humain ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants, ainsi que nul ne peut être soumis à une arrestation arbitraire, la détention ou l'exil.

Comme il n'y a pas d’ACCUSATION CLAIRE envers Mohammed, et en raison des CONDITIONS MÉDICALES GRAVES dont il souffre actuellement, nous demandons la libération immédiate de Mohammed Al Azraq.

SIGNEZ LA PÉTITION

 

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06 avril 2014

Le camp de Jénine phare de la résistance

 

 

dimanche 23 mars 2014, par Fadwa Nassar

 

Trois martyrs sont tombés à l’aube du 22 mars, dans le camp de Jénine : Hamza Abul Heija (22 ans), des Brigades al-Qassam, Mahmoud Abu Zina (27 ans), des Brigades al-Quds et Yazan Jabbarin (23 ans), des Brigades des martyrs d’al-Aqsa. Trois martyrs qui symbolisent l’unité du fusil et de la résistance à l’occupation. Les martyrs Abul Heija et Abu Zina étaient recherchés et poursuivis par les services sécuritaires de l’Autorité Palestinienne, depuis plusieurs mois. Hamza Abul Heija, des Brigades al-Qassam, est le fils du dirigeant du Hamas, sheikh Jamal Abul Heija, prisonnier depuis 2002. Ayant vécu en prison dans la même cellule en 2004, Mohamad Kanaané (Abnaa al-Balad) dit à son propos : « Un peuple ayant en son sein de telles statures ne peut que remporter la victoire ».

 

Le camp de Jénine est devenu la « bête noire » de l’occupant et des services sécuritaires de l’Autorité Palestinienne, parce qu’il a refusé et refuse toujours d’être pacifié, par les nombreuses ONGs qui y végètent pour détourner son peuple de la voie de la résistance, et par les multiples initiatives, nationales et internationales, qui veulent le soumettre. Mais le camp de Jénine, c’est le camp de la résistance et de l’unité des formations combattantes. Nul besoin de grands discours appelant à l’unité, nul besoin d’appels à la fraternité ou à la lutte, le souvenir du martyr Mahmoud Tawalbeh et du martyr Abu Jandal tombés en 2002 lors de la défense du camp, reste vif car ses racines sont profondes, aussi profondes que l’histoire du peuple palestinien.

 

Le camp de Jénine indique une nouvelle fois la chemin de la libération : la lutte unie des formations combattantes contre l’occupation, l’auto-défense contre les services sécuritaires de l’Autorité Palestinienne et surtout, l’enracinement au sein des masses populaires. Dans un ouvrage récent paru sur « la résistance populaire palestinienne », Linda Tabar et Alaa al-Izza, qui ont limité leur étude à la Cisjordanie occupée, mettent en valeur l’expérience du camp de Jénine, où la résistance armée est non seulement soutenue par les réfugiés du camp, mais aussi protégée et sans cesse alimentée. Selon les deux auteurs, le camp de Jénine et sa résistance restent le seul exemple d’une lutte qui brise les cadres des accords d’Oslo (démantèlement du territoire et du peuple palestiniens) précisément à cause de l’unité des combattants et du peuple, ce qui en fait une résistance populaire armée, et à cause de leur refus de se soumettre à la « réalité ».

 

C’est le chemin de sheikh Bassam Saadi qui, à peine libéré de prison, est déjà recherché par l’occupant et les forces sécuritaires de l’Autorité, qui n’ont pas hésité à investir sa maison et à casser les meubles, et dont l’épouse Nawal Saadi est tenue prisonnière depuis plus d’un an. Plusieurs membres des Brigades des martyrs al-Aqsa sont toujours prisonniers et tous les martyrs tombés pour la défense du camp et de la Palestine, toutes formations confondues, inspirent, par leur conduite de leur vivant et par leur martyre, les jeunes et moins jeunes, femmes et hommes du camp.

 

La résistance populaire armée dérange. D’abord, l’ennemi qui réalise l’impossibilité de pacifier le camp, car tous les jours, ce sont de nouveaux combattants qui prennent la relève de ceux qui tombent, car dans le camp de Jénine, et même dans la région de Jénine, c’est l’esprit de la résistance qui prévaut, apprise non dans les livres, mais dans le sang qui abreuve cette terre tant aimée et cette cause sacrée. Lorsqu’au lendemain du martyre des trois combattants, ce dimanche 23 mars, l’occupant investit le village de ‘Arrabe pour kidnapper sheikh Khodr Adnane, dirigeant au mouvement du Jihad islamique, ce sont tous les jeunes de ‘Arrabe qui ont accouru et protégé sheikh Adnane, avant de repousser l’occupant. Dans le camp de Jénine et aux alentours, les hommes et femmes de la résistance, les enfants et les familles de la résistance, sont prêts au martyre pour défendre la seule voie assurant la dignité du peuple palestinien. Deux des blessés au cours de cette incursion sanglante de l’occupation dans le camp de Jénine ont expliqué qu’ils voulaient tout simplement transporter le corps du martyr Hamza Abul Heija à sa famille. Des snipers installés sur les toits leur ont tiré dessus.

 

Sont également dérangés par l’unité des combattants et de la résistance tous ceux qui misent sur d’autres options et d’autres voies, ainsi que tous ceux qui se frottent les mains lorsque des frictions apparaissent entre ces branches armées. Ce qui explique pourquoi leurs médias n’ont pas jugé important de diffuser les paroles et les gestes des martyrs avant qu’ils ne soient tués, ni leur combat unitaire, ni le rassemblement unitaire des formations combattantes à Gaza, ni les paroles des dirigeants du Hamas et du Jihad islamique.

 

Cependant, un communiqué commun des Brigades al-Quds et al-Qassam, publié juste après l’incursion sanglante des sionistes, annonce que « le sang des martyrs du camp de Jénine ne partira pas vainement, il sera une malédiction qui poursuivra les sionistes assassins » et que « notre peuple et notre résistance poursuivront l’ennemi jusqu’à ce qu’il quitte notre terre ». Les formations de la résistance ont également fait porter la responsabilité de ces assassinats à l’Autorité palestinienne qui poursuit ce qui est appelé la « ccopération sécuritaire » avec l’ennemi, et qui poursuit les négociations, avant de conclure que « la résistance sera l’expression véritable de la conscience de notre peuple, de ses choix et décisions ». Dans leur communiqué, les Brigades de la résistance insistent sur l’affrontement armé qui a opposé les combattants aux forces de l’occupation, car dans le camp et la région de Jénine, c’est dans la lutte armée contre l’ennemi sioniste que se forge l’unité et que se concrétise la lutte pour la libération de la Palestine.

 

(23-03-2014 - Fadwa Nassar)

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Détenus dans les geôles sionistes : « Nés libres, nous le resterons » (28)

Détenus dans les geôles sionistes : « Nés libres, nous le resterons » (28)

jeudi 3 avril 2014, par "Baladi"

Fin mars, devait être appliquée la quatrième vague de libération de 30 prisonniers, anciens détenus avant les accords d’Oslo en 1993, dont 14 des territoires palestiniens occupés en 48. Au cours des précédentes étapes de la libération des anciens prisonniers, l’entité sioniste a exclu tout Palestinien vivant dans les territoires occupés en 1948, les considérant comme une « affaire interne » à l’Etat colonial, prétextant qu’ils portent la « citoyenneté israélienne ». L’accord pour libérer les anciens détenus avant les accords d’Oslo n’est pas un « cadeau » des sionistes, mais c’est ce qu’il devait faire lors de ces accords. Les anciens prisonniers sont demeurés 21 ans supplémentaires en prison, parce que le négociateur palestinien n’avait pas assez insisté sur la nécessité de « blanchir » les prisons, en application de tout accord.

La libération des 30 prisonniers n’a pas eu lieu. La question des prisonniers de 48, notamment les plus anciens d’entre eux, est devenue l’enjeu qui dévoile le degré de l’engagement de l’AP envers le peuple palestinien, c’est-à-dire que reculer sur ce dossier peut entraîner d’autres reculs, aussi importants ou plus, comme la question du retour des réfugiés à leur pays, leurs terres et leurs villages et villes occupés en 48. Pour les sionistes, les plus ultras menacent des démissionner si ces prisonniers sont libérés, d’autres menacent de les tuer, d’autres leur supprimer les droits sociaux. Certains proposent d’en faire l’objet d’un « deal » avec les Etats-Unis. Pendant tout le mois de mars, les sionistes ont joué de la surenchère, craignant la libération de Palestiniens emprisonnés depuis plus de 30 ans.

De leur côté, les résistants prisonniers concernés ont refusé, dans une lettre, d’être libérés sous conditions, comme le maintien des négociations au-delà du mois d’avril, et ils réclament d’être libérés selon l’accord conclu avec les Etats-Unis, avant le début des négociations. Pour eux, si l’AP devait reculer encore une fois à cause d’eux, ils préfèrent alors demeurer en prison et être libérés, la tête haute, telle qu’ils l’ont gardée plus de trente ans en prison. Le pire est que face à l’attitude sioniste, l’AP n’envisage rien, sinon de recourir aux organismes internationaux.

Prisonniers grévistes de la faim dans les prisons de l’occupation

Ameer Shammas, qui a début son mouvement de grève de la faim le 9 janvier. Agé de 24 ans, il est de la ville d’al-Khalil. Il se trouve à présent dans un hôpital de l’occupation.

Ahmad al-Khatib (30 ans) a débuté la grève de la faim vers la mi-mars, en protestation contre les moyens utilisés lors de son interrogatoire par les services de renseignements de l’occupant après son arrestation

Ayman Ibteich mène une grève de la faim depuis le 14 février, protestant contre la détention « administrative ».

Daoud Hamdan (33 ans), de Shawawra, dans la région de Bethlehem, a débuté la grève de la faim le 31 mars dernier, protestant contre sa détention « administrative », qui n’est pas la première. Il est le frère du prisonnier libéré Ayman Hamdan, qui a mené une grève de la faim pendant 129 jours.

Le prisonnier Saleh Salahat (37 ans) de Bethlehem, qui mène une grève de la faim avec le prisonnier Daoud Hamdan, contre la détention « administrative », dès le 31 mars.

Wahid Abu Maria, depuis le 9 janvier 2014, a cessé début avril son mouvement de grève. Un accord est intervenu pour qu’il soit libéré en octobre prochain. Au cours du mois de mars, le tribunal militaire de Ofer avait confirmé sa détention, dans une séance tenue à l’hôpital Wofelson, où se trouve le prisonnier depuis la détérioration de son état de santé. Le procureur avait réclamé le renouvellement de sa détention pour trois mois supplémentaires, prétendant qu’il « menace la sécurité de l’Etat ».

Aref Hraybat a arrêté la grève de la faim, commencée le 14 février, après que le procureur militaire de l’occupation ait accepté le renouvellement une seule fois de la détention « administrative ».

Les deux prisonniers grévistes de la faim, Mu’ammar Banat et Akram Fissisi ont arrêté leur lutte après 70 jours de grève de la faim, après que le procureur sioniste ait accepté leur demande de fixer la date de leur fin de la détention « administrative », pour le mois de mai prochain.

Liberté pour le soldat jordanien prisonnier Ahmad Daqamsa, détenu par le régime jordanien. Après 17 ans de détention (condamné à la perpétuité en 1997), le résistant qui a tiré sur un groupe de touristes « israéliens » en Jordanie mène la grève de la faim. Sa libération immédiate a été réclamée par le Parlement jordanien et des groupes de militants actifs, notamment après l’assassinat du juge palestino-jordanien Raed Zuayter, au barrage qui sépare la Palestine occupée de la Jordanie. Son maintien en prison est réclamé par l’entité coloniale sioniste.

L’alimentation forcée des prisonniers grévistes de la faim signifie leur mise à mort, déclare le responsable de l’association Mahjat al-Quds, chargée des prisonniers et libérés et située dans la bande de Gaza. Yasser Salah a déclaré que les autorités de l’occupation craignent les grévistes de la faim et la recrudescence des luttes menées contre la détention « administrative ». La loi adoptée sur l’alimentation forcée des grévistes indique que les grèves ont eu leur effet, mais qu’il faut à tout prix empêcher son application car l’alimentation forcée des prisonniers grévistes de la faim a déjà assassiné plusieurs prisonniers, comme Ali Jaafari, Rassem Halawi, Anas Dawla, dans les années 80, et parce que l’alimentation forcée des grévistes signifie la destruction de tout espoir de pouvoir lutter pour leurs droits.

Libérer les prisonniers malades

Il y a un an, le 2 avril, tombait martyr le prisonnier résistant Maysara Abu Hamdiyé que les autorités sionistes ont laissé mourir, alors qu’il était atteint de cancer et qu’il pouvait être soigné. La disparition du résistant Maysara Abu Hamdiyé, fait prisonnier alors qu’il était en bonne santé, dévoile les conditions de détention et la négligence médicale intentionnelle des autorités de l’occupation, qui refusent de considérer le caractère humain des résistants faits prisonniers.

Dans une lettre envoyée par le résistant prisonnier Iyad Abu Nasser, il affirme souffrir de l’estomac depuis plusieurs années. Le médecin sioniste qu’il a consulté lui a affirmé que son mal ne peut être soigné. Le résistant avait subi une opération chirurgicale en 2007 où les chirugiens ont oublié des fils à l’intérieur de la blessure, ce qui n’a été découvert qu’en 2010 lors d’une troisième opération. Le résistant a été arrêté en 1983, et condamné à 18 ans de prison.

Le résistant Thaer Halahla, atteint d’hépatite B, virus inoculé par les médecins de la prison, a lancé un appel pour faire libérer tous les prisonniers malades, notamment Mu’tassem Raddad, Khlaed Shawish, Mansour Mowqada, Murad Abu Ulayq, Mu’tazz Abidu et Yusri al-Masri. Il a été transféré à l’hôpital après que d’autres maux se sont emparés de son corps.

Le résistant prisonnier Yusri al-Masri, atteint de cancer, a été transféré au dispensaire de la prison Eshel, après la détérioration de son état de santé. La direction de la prison refuse son transfert à l’hôpital pour qu’il soit examiné et traité.

Le résistant Fouad Shawbaki, enlevé par l’armée coloniale de la prison de Ariha en Cisjordanie, et condamné à 20 ans de prison, est atteint de cancer.

Le résistant des Brigades al-Qassam, Majdi Hammad, prisonnier libéré lors de l’accord d’échange de 2011, est décédé par suite de graves maladies. Il était condamné à 6 perpétuités et trente ans, et a été prisonnier pendant 20 ans. Il avait été détenu dans la plupart des prisons sionistes, à Ascalan, Nafha, Ramlé. Son décès, quelques années après sa libération, est dû aux conditions de détention dans les prisons de l’occupation et à cause de médicaments inappropriés administrés par l’occupant. Dans une interview accordée à al-Jazeera plusieurs mois avant son martyre, Majdi Hammad avait expliqué que l’administration carcérale de la prison de Nafha lui a administré pendant 4 ans un médicament pour soigner ses poumons alors qu’il était cardiaque. 206 prisonniers palestiniens sont décédés par suite de ces traitements médicaux inappropriés.

Abolir la détention « administrative »

Après 2 mois et demi de grève de la faim pour obtenir la fin de sa détention « administrative », Akram Banat est libérable le 31 mai prochain, selon la décision du tribunal militaire de Ofer. Selon le Club des prisonniers, ce serait le dernier ordre d’arrestation et de détention « administrative » à l’encontre de Banat. Il avait été arrêté le 20 août 2013.

L’occupation a renouvelé, pour la troisième fois la détention « administrative » du membre du Hamas, Nabil Naïm Natché, 57 ans, qui est malade, pour 6 mois supplémentaires.

Le tribunal militaire de Ofer a prolongé la détention « administrative », pour la seconde fois, de Youssef Mohammad Abu Ghalmé détenu depuis le 4 octobre 2013 dans la prison du Naqab. De Beit Furik, à l’est de la ville de Nablus, Youssef Abu Ghalmé a été emprisonné plusieurs fois avant sa dernière détention.

Le prisonnier Ameer Shamas (23 ans) qui mène une grève de la faim contre sa détention « administrative » depuis le 11 janvier, a subi le renouvellement de sa détention pour 6 mois supplémentaires.

Prisonnières palestiniennes

La résistante prisonnière Loma Ibrahim Hadayda a déclaré, après avoir été libéré : « les prisonnières réclament un large mouvement de solidarité pour les faire libérer » car les conditions de détention dans la prison Hasharon empirent et manquent du minimum pour les êtres humains. « Les prisonnières souffrent des mauvais traitements à longueur de journée. La direction de la prison ne cesse de les opportuner, soit en procédant au compte à tout moment, soit en cognant contre les murs des cellules, soit en fermant la récréation pour les empêcher d’y aller en signe de punition ». Elle a indiqué avoir laissé 17 prisonnières dans Hasharon vivant dans des cellules froides, et souffrant de malnutrition. Les prisonnières sont obligés d’acheter à la cantine de la prison ce dont elles ont besoin. La prisonnière libérée Loma Hadayda, qui avait été arrêtée le 13 octobre 2013, a été libérée le 25 mars dernier. Elle a affirmé que 6 prisonnières étaient malades et leur état nécessite des soins réguliers, mais rien n’est fait pour les soulager.

Répression

Le plus jeune prisonnier palestinien, âgé de 14 ans, férocement torturé par l’occupation. Rashid Rishq, originaire de la ville occupée d’al-Quds, a été arrêté le 10 février 2014, et est détenu dans la prison Hasharon, dans la section des jeunes. Il a témoigné avoir été torturé dès son arrestation, dans sa maison. Trois soldats l’ont malmené et entraîné jusqu’à une jee militaire où ils se sont mis à le frapper sauvagement. Puis il fut emmené dans une salle près de la porte al-Khalil, dans al-Quds, où se trouvent des machines et des moteurs. Il est attaché et frappé, puis jeté au sol et piétiné. Puis il est emmené à la prison al-Moskobiyya, où il est interrogé brutalement pendant 30 jours. Il a été devêtu et menacé de viol, empêché de dormir et obligé de nettoyer les salles d’interrogatoire.

Incursion des forces de répression dans la section 25 de la prison de Naqab. 120 prisonniers palestiniens ont été déplacés vers un emplacement nommé « caravane » parce qu’il manque de tout. Ce déplacement va durer trois jours, selon la direction de la prison, et les prisonniers n’ont pu emmener leurs affaires personnelles, qui devraient être également fouillées.

Incursion dans les sections 6 et 8 de la prison Shatta, où les prisonniers ont été sommés de se devêtir pour des fouilles. Les prisonniers ont refusés. Les incursions ont été menées dans les autres sections et toutes les cellules ont été vidées. Les appareils électriques détenus par les prisonniers ont été cassés, leurs vêtements mélangés ont été aspergés d’huile, et les prisonniers ont été menacés d’interdiction de visites familiales et de « cantine », et ils ont été imposés chacun de 200 shekels. Les prisonniers ont retourné leurs repas, sept fois de suite, protestant contre la répression et la destruction de leurs biens personnels.

La famille de la détenue Nawal Saadi, du camp de Jénine, a été interdite de visite.

Les résistants détenus dans la prison du Naqab se sont soulevés contre la direction de la prison qui a procédé à des fouilles dégradantes des membres de leurs familles venus les visiter. Ils ont également découvert des caméras à l’intérieur de leurs cellules posées par l’administration carcérale pour les espionner.

Les forces spéciales investissent la section 5 de la prison Ramon le 27 mars, prétextant vouloir procéder à des fouilles généralisées. Ces fouilles ont été menées la nuit, à 11 h du soir. Tous les prisonniers ont été déplacés pendant une heure. Les caméras qui avaient été placées dans les cellules ont été enlevées, lorsque les prisonniers ont menacé de mener des luttes dures si ces appareils découverts n’étaient pas supprimés.

Une vague d’arrestations dans la région de Bethlehem (le camp de Aïda et le village Takou’) et une vague d’arrestations dans le village d’al-Yamoun, dans la région de Jénine au cours de la dernière semaine de mars. Une autre vague d’arrestations a été menée dans al-Quds, où plusieurs enfants ont été arrêtés.

La résistance prisonnière Nuheil Abu Aycha est enchaînée avant et pendant toute visite familiale, en vue de briser le moral de la résistante et de sa famille. Bien qu’ayant été arrêtée le 14/3/2013, Nuheil n’a toujours pas comparu devant un tribunal. Les policiers de l’occupation justifient l’enchaînement de la résistante disant qu’elle est « agressive » et qu’elle constitue une menace à l’occupation. La résistante est accusée d’appartenir à une formation résistante et de participer à une tentative de kidnapping d’un soldat sioniste. Le tribunal a plusieurs fois ajourné sa comparution, et la dernière fois, c’est pour comparaître à nouveau le 14 mai prochain.

Shirine Issawi, kidnappée avec son frère Shadi, du bourg al-Issawiya dans al-Quds, est toujours en prison. Sa détention est sans cesse renouvelée pour interrogatoires. Son frère Medhat a été également arrêté. Le 2 avril, les charges retenues contre Shirine et Medhat Issawi sont « le transfert d’argent et de lettres pour le Hamas et le Jihad islamique ».

Isolement de 20 prisonniers dans des cellules individuelles : Darrar Abu Sissi, Mohammad Shaalan, Sami Abu Usayli, Mahmoud Zahran, ont été isolés dans la section de l’isolement de la prison de Eschel, et Kifah Hattab, gréviste de la faim, dans la prison de Haddarim, Hussam Umar et Moussa Soufan dans la section de l’isolement de la prison de Ramleh, et Ibrahim Hamed, dans la prison de Ohali Kedar. Nourredine A’mar dans la section d’isolement de la prison de Shatta ainsi que Mourad Mahmoud Nimr dans la section de Ascalan, Ramez al-Haj et Nahar Saadi, Khodr Dabaya, Shadi Wishahi, Nour Hamdan, Alaa Hammad, Mohmmad Boll, Iyad Fawaghra et Islam Wishahi. Le résistant Ibrahim Hmaed, des Brigades al-Qassam, est isolé depuis le 9 janvier.

Le président du conseil des colonies en Cisjordanie occupée a déclaré que les prisonniers palestiniens étaient des « animaux », et a réclamé leur liquidation physique.

Un tribunal militaire sioniste a condamné le résistant Muhammad Farajne (20 ans) de Taybé, dans les territoires occupés en 48, à la prison à perpétuité. Il est accusé d’avoir fait exploser le bus 142 lors de la guerre des 8 jours contre la bande de Gaza, en 2012.

L’occupation renouvelle la détention d’une centaine de Palestiniens arrêtés et en attente de passer devant des tribunaux. Le tribunal de Salem prolonge la détention de Mona Qaadan de Arraba, pour la 13ème fois le 12 /3 jusqu’au 10 avril. Arrêtée le 13 novembre 2012, elle n’a toujours pas comparue devant un tribunal sioniste.

(Avril, 2014 - "Baladi")

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05 avril 2014

Palestine et révolution arabe. Entretien avec Gilbert Achcar

Palestine et révolution arabe. Entretien avec Gilbert Achcar

 

Aux lendemains de la défaite arabe de 1967, les combattants palestiniens établis aux quatre coins du Moyen-Orient prennent la relève de la résistance à Israël. Entre la Jordanie et le Liban, les forces armées palestiniennes construisent jusqu’à la fin des années 1970 des rapports de force au sein des pays arabophones, tant et si bien que certaines fractions de la résistance se considèrent aussi comme les fers de lance d’une révolution arabe. Dans cet entretien, Gilbert Achcar fait le bilan de cette séquence politique – et commence par évoquer son mythe fondateur, la bataille du camp de Karameh, premier succès militaire du Fatah en Transjordanie dans un face à face avec quatre colonnes blindées israéliennes.

Source

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02 avril 2014

17 avril journée mondiale pour les prisonniers palestiniens à Bruxelles

Bruxelles

Jeudi 17 avril
17:30 - 19:30
Place De La Monnaie
1000 Région de Bruxelles-Capitale

Le 17 avril est la journée mondiale pour les prisonniers palestiniens. Nous vous appelons à la solidarité pour la libération de tous les prisonniers palestiniens !
Luk Vervaet, Association des familles & ami(e)s des détenus
Nadia Boumazzoughe, Femmes contre le blocus de Gaza

17avril

Le Mouvement Citoyen Palestine soutient activement l'appel du 17 avril et invite ses sympathisant-e-s à y participer.

- Affichettes : 


LA CAUSE DES PRISONNIERS PALESTINIENS :
" Depuis 1967, plus de 850 000 Palestiniens (20% de la population totale et 40% de la population masculine) ont été emprisonnés par les autorités israéliennes.
Les prisonniers palestiniens sont le plus souvent détenus en Israël même, en violation de la IVe Convention de Genève. Leur procès, devant un tribunal militaire d’exception, se déroule en hébreu (une langue qu’ils ne comprennent généralement pas) et aboutit dans 99% des cas à une condamnation à une peine de prison.
On comptait au 1er janvier 2014, plus de 5000 prisonniers palestiniens dont 181 avaient moins de 18 ans, 14 étaient membres du Conseil législatif (parlement) palestinien, et 12 femmes.
Lors de leur arrestation et pendant toute leur détention, les prisonniers palestiniens sont soumis à des mauvais traitements, à la torture, et à la négligence médicale ainsi que l’ont dénoncé de grandes organisations de droits de l’Homme. Plus de 1200 prisonniers malades nécessitant des soins médicaux adéquats, dont 177 sont atteints de plusieurs maladies graves comme le cancer et l’insuffisance cardiaque et rénale, croupissent dans plusieurs prisons israéliennes.
Selon l’Unicef, chaque année, ce sont environ 700 enfants palestiniens de 12 à 17 ans qui sont en détention. A partir de 14 ans, ils peuvent être condamnés jusqu’à dix ou vingt ans de prison pour jet de pierres.
145 détenus le sont sous le régime de la détention administrative (voir la brochure sur la détention administrative élaborée par l’ACAT, la LDH, l’AFPS et la Plateforme Palestine).
Cette procédure permet à l’armée israélienne de détenir une personne pour une période de six mois renouvelables indéfiniment. Le détenu administratif est emprisonné sans accusation ni jugement, le plus souvent sur la base de preuves qualifiées de « secrètes » par l’armée et qui ne sont donc accessibles ni au détenu ni à son avocat".

(texte : Plateforme des ONG françaises pour la Palestine qui travaillent à réaliser le documentaire : Palestine : la case prison - Un documentaire pour défendre la cause des prisonnier(e)s politiques et d'opinion palestinien(e)s)

 

Bruxelles

Jeudi 17 avril
17:30 - 19:30
Place De La Monnaie
1000 Région de Bruxelles-Capitale

Appel du Mouvement Citoyen Palestine à l'occasion de la journée internationale

pour les prisonniers palestiniens du 17 avril 2014.

Nous exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers politiques palestiniens détenus par Israël, car ils sont victimes d’un système judiciaire illégal et injuste qui découle du système de discrimination raciale mis en place par Israël. En particulier, nous exigeons la fin des pratiques suivantes :

 

  • La détention administrative,

  • La torture et les mauvais traitements,

  • La détention en isolement,

  • L’usage, dans les territoires occupés palestiniens, de tribunaux militaires qui jugent illégalement des civils.

  • L’usage des « éléments de preuves à caractère secret » qui est une atteinte flagrante au droit à une procédure judiciaire régulière et équitable.

  • Les arrestations opérées au sein de catégories vulnérables de la population incluant les enfants, les handicapés, les personnes âgées et les malades. »

 

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Vivre en cage à Gaza

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Article initialement publié dans « CQFD » page 4 -N°de janvier 2014

 

 

 

Vivre en cage à Gaza

 

Depuis 7 ans, le blocus israëlien a transformé Gaza en un véritable laboratoire, où près de 1.800.000 personnes survivent sans pouvoir quasiment sortir dans la pauvreté, le chômage et les pires pénuries. À l’étranglement israélien s’ajoute le blocus égyptien par « mesure sécuritaire » depuis que le coup d’État de l’armée égyptienne, laquelle accuse le Hamas de collusion avec les Frères Musulmans. Pierre Stambul a pu passer deux jours fin décembre dans cette cage avec le réseau de soutien international Unadikum.

 

 

 

Ils tuent et ne sont jamais sanctionnés.

 

Le 24 décembre, l’armée israélienne a attaqué la bande de Gaza avec les chars et l’aviation en 15 endroits différents. Un char israélien a pulvérisé à 800 m de distance une maison dans un camp de réfugiés. Une dangereuse terroriste, la petite Hala, trois ans, est morte. Sa mère est ses frères ont été bléssés-e-s. À l’hôpital, la famille nous a demandé de filmer et de témoigner. Deux jours auparavant, un autre redoutable terroriste, un chiffonnier qui recyclait les ordures, avait été abattu sans motif par un snipper israélien. En 7 ans de blocus, 150 paysans et des milliers d’animaux qui avaient l’outrecuidance d’approcher trop près la « barrière de sécurité » – pour reprendre le vocabulaire de l’occupant – ont perdu la vie. « Pourquoi la justice internationale protège-t-elle les criminels de guerre israéliens ? », s’interroge le militant des droits de l’homme Khalil Shaheen. Quand les soldats de Tsahal ne tirent pas sur les paysans, ils visent les pêcheurs. La marine israélienne interdit aux pêcheurs de s’éloigner à plus de 3 Km des côtes mais viole ses propres lois puisqu’elle a confisqué des bateaux à 700 mètres des côtes et tué deux pêcheurs. Les quelque 4200 pêcheurs sont réduits à la misère. « Le droit international permet de cultiver et de pêcher. Israël viole ce droit en disant que c’est contraire à sa sécurité », explique Mohamed al-Bakri, secrétaire général du syndicat des comités de travailleurs agricoles (UAWC) (1).

 

 

Comment la pénurie est organisée
Gaza est aussi une terre agricole. La superficie agricole a diminuée d’1/3 à 1/5 de la bande en 7 ans. Les Israéliens interdisent la commercialisation des produits et les fraises pourrissent sur place. Les paysans survivent avec 1/2 hectare de terre en moyenne. Gaza est autosuffisant en légumes et en poulet mais tout le reste doit être importé (œufs, viande rouge, poisson). Lors des récentes inondations 3 000 serres ont été inondées, le blocus israélien empêche de les remplacer.
L’eau à Gaza vient de Cisjordanie par l’aquifère. Les Israéliens ont creusé des puits sur la frontière tous les 100 m pour capter cette eau. Résultat, il manque à Gaza 40 % de l’eau nécessaire à son agriculture. La nappe phréatique est envahie par la mer et l’eau, devenue saumâtre, est impropre à la consommation.
En Egypte, l’essence est subventionnée et ne coûte que 0,12 euro le litre. Avant que le gouvernement égyptien ne bloque la frontière et ne détruise les tunnels, on trouvait de l’essence à Gaza. À présent, elle vient d’Israël, est rare et hors de prix. Les charrettes remplacent souvent les voitures. Conséquence de cette pénurie de pétrole, il n’y a en moyenne que 6 heures d’électricité par jour. Alors c’est la débrouille : groupes électrogènes, lampes de poche sont indispensables, mais ne garantissent rien.
Dans les hôpitaux, on manque de médicaments, d’hygiène, de médecins qualifiés. Les grands malades essaient de partir à l’étranger, mais sortir n’est pas évident et ça coûte très cher.
Un énorme effort est entrepris pour l’éducation. Il y a très peu d’illettrés. On compte à Gaza 100000 étudiant-e-s dans 5 universités. Au bout du compte, il y a 35000 chômeurs diplômés et d’autres survivent avec des petits boulots. Le chômage total ou partiel touche 60% de la population. L’économie a été détruite.
 « Sans solution politique, on continuera à manquer d’eau, de terre, de médecins, d’éducation et ça va exploser », ajoute Mohamed al-Bakri.

 

Colère et auto-organisation
Tous nos interlocuteurs/trices disent la même chose : la désunion palestinienne, l’existence de deux gouvernements, deux parlements, deux lois sont un scandale : « ils ne pensent qu’à leur propre intérêt », « ils ont perdu toute légitimité », « cette désunion est une victoire de l’occupant », « nous avons un grand problème de leadership », « rien ne changera avec Abou Mazen ». « Il n’y aura pas de troisième Intifada à cause de la division palestinienne, pense Ziad Medoukh, responsable du département de français a l’université al-Aqsa de Gaza. Depuis la mort d’Arafat, il n’y a plus de leadership. La direction à prendre vient de l’extérieur de la société palestinienne et non de l’intérieur. Les deux gouvernements profitent de l’occupation pour garder le pouvoir. Ces deux gouvernements ont perdu la légitimité. Les deux sont en échec. Mais ils savent que la population ne va pas se révolter contre eux. »
L’impopularité des deux gouvernements est certaine. « Notre rêve, c’est un seul État. Notre référence c’est Mandela, [mais] nos dirigeants sont stupides, estime Eyad Al Alam, avocat au Centre palestinien des droits de l’homme (PCHR). On a deux parlements, deux gouvernements, deux lois. Pourquoi n’y a-t-il pas réunification ? Je me fous des relations Fatah-Hamas. On voudrait des élections mais Israël contrôle tout et ne laissera pas faire .»
Le PCHR fait partie de ce grand réseau d’associations qui viennent au secours des pauvres et des exclu-e-s, qui permettent à la population de s’organiser, d’exiger le droit de « vivre comme un être humain normal ». Le PCHR enquête sur toutes les exactions, même sur les violences interpalestiniennes. Il aide les prisonniers politiques, combat la torture, dénonce l’impunité de l’occupant et la complicité occidentale. Il a fourni aux enquêteurs de l’ONU (Dugard, Falk, Goldstone) une grande aide pour leurs rapports.« Comme Palestinien, j’ai été victimisé et maltraité. La Naqba est en moi. Je suis né ici, c’est mon pays. Un Russe obtient la nationalité et moi, je n’ai rien. La loi vient du pouvoir, pas de la morale. Avec la globalisation, j’ai espoir que les barrières disparaîtront. Pourquoi la communauté internationale accepte-t-elle cette punition collective ? », s’indigne Khalil Shaheen.
Politiquement, il existe une gauche palestinienne dont le parti le plus important est le FPLP. Ce parti a payé un très lourd tribut à son rôle dans la résistance (le secrétaire général Ahmed Saadat a été condamné à la prison à vie et le précédent a été assassiné). Il essaie aujourd’hui de renouveler ses cadres et d’unifier un troisième pôle face au Fatah et au Hamas. Il se concentre aussi sur l’action sociale du FPLP : les jardins d’enfants, les projets, les instituts, les hôpitaux (comme à Jabaliya), les ONG, l’aide aux agriculteurs et aux pêcheurs ». Dans son programme, il exige la fin des négociations avec Israël.
Aujourd’hui les accords d’Oslo sont plus que jamais morts. On est passé à une lutte antiapartheid sur un espace unique. L’hypocrisie des discours de la France, de l’Union Européenne et les Etats-Unis renforce l’économie israélienne et le blocus. Avec Ziad Medoukh la discussion se porte sur le boycott: « La notion est peu développée en Palestine parce que les marchés sont captifs. Il y a peu de produits israéliens, pas de produits des colonies mais les Palestiniens n’ont aucune marge de manœuvre. « Toutes les formes de solidarité sont les bienvenues. Mais la priorité, c’est de lever un blocus qui dure depuis 7 ans. S’il n’y a pas un mouvement comparable à ce qui s’est fait en Afrique du Sud, ça ne marchera pas ».

 

Pierre Stambul

 

Coprésident de l’Union Juive Française pour la Paix

 

1. Le syndicat des travailleurs agricoles UAWC appartient à Via Campesina. Il organise les paysans et les pêcheurs, établit des programmes de développement (tracteurs, étanchéité, filets de pêche).

01 avril 2014

50 femmes bloquées au Caire : Sisi l’a payé cher ! (Video)

Ci-dessous une vidéo d’Isabelle, l’une des participantes à la Coalition internationale des Femmes contre le blocus de Gaza, qui montre à quel point les actuels dirigeants sanguinaires égyptiens se sont trouvés complètement impuissants face à une cinquantaine de femmes. Un sit-in spectaculaire de 48 H, au milieu de l’aéroport, au vu et au su de tous, pour un régime qui condamne à 5 ans de prison toute participation à un rassemblement non autorisé, c’est raté en termes d’image !

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