FREE PALESTINE

29 juillet 2014

Interview de MADS GILBERT, LE MEDECIN URGENTISTE NORVEGIEN

Mads Gilbert: « Cette guerre est un crime contre l’humanité »

-EXCLUSIF-  MADS GILBERT, LE MEDECIN URGENTISTE  NORVEGIEN QUI INVITE BARACK OBAMA A VENIR VOIR LA REALITE D’UNE SITUATION TRAGIQUE SE LIVRE A « COEUR OUVERT ».

Mads Gilbert le médecin urgentiste qui a écrit une lettre ouverte à Obama @Frédéric Helbert

Mads Gilbert à l’hôpital Shifa de GAZA @Frédéric Helbert

Gaza, Hôpital Shifa. Entretien sans détour avec Mads GILBERT.

Mads Gilbert - Ma lettre ouverte à Obama, je ne pensais pas qu’elle aurait un tel écho. Non vraiment pas. En fait nous avions vécu une journée et une nuit très dure. Nous avions reçu plus d’une centaine de blessés. C’était l’enfer! J’ai fini vers 5h du matin. Je me suis retrouvé épuisé, dans ma chambre, et j’avais besoin d’évacuer la pression. Alors je me suis mis à écrire comme je le fais souvent. C’est venu spontanément comme un cri du coeur. J’ai envoyé ce que j’avais écrit à quatre ou cinq amis, et puis cela a échappé à mon contrôle. La lettre a parcouru Internet, ça a fait un effet boule de neige. Et au bout du compte le tour du monde!

Frédéric Helbert: Avez-vous reçu une réponse?

- Non! Rien, mais je ne suis malheureusement pas étonné. Les leaders et chefs d’état de la communauté internationale, comme ceux des Etats-Unis, ou le gouvernement israélien, sont totalement déconnectés du terrain. Des réalités humaines. Ils sont devenus distants, insensibles, « vaccinés » ignorant la souffrance des populations. Obama dit qu’Israel a le droit de se défendre? Personne ne peut s’élever contre le principe, mais ce n’est pas de la défense! C’est une attaque massive, d’Israel contre tout le peuple palestinien. Des crimes de guerre sont commis tous les jours. Moi, j’ai voulu humblement partager mes sentiments avec le Président des Etats-Unis. Nous sommes deux êtres humains. Nous avons tous les deux un coeur. Je voulais qu’il voit ce que je vois. Je voulais lui montrer la réalité palestinienne.  La réalité c’est un massacre sans précédent ici. Des tueries de masse, des atrocités visant le peuple palestinien.  C’est plus d’un millier de morts! C’est 50% des victimes qui sont des femmes ou des enfants. Je voudrais monter à Obama ces gens ordinaires, ces civils, amputés, les corps criblés de fragments de bombes, tailladés à mort par ces fléchettes normalement destinées à percer le blindage d’un char, où horriblement  brulés. Je voudrais qu’il voit de ces yeux l’infinie souffrance de ces gens ordinaires et innocents. Causée par une armée si puissante, bâtie et alimentée grâce à l’argent américain, au soutien américain, aux armes US. Quand j’ai écrit, je me posais la question à moi-même en fait. Comment tout cela est-possible? Je couchais mes sentiments sur le papier. Des sentiments contenus pendant les si dures heures de notre travail de médecins urgentistes. Pour les victimes c’est l’enfer, pour nous c’est dur aussi, mais on doit rester fort dans la tempête et on le reste. En sachant que chaque fois qu’une bombe tombe, des civils palestiniens sont inévitablement tués où blessés. 

FH- Mais rien n’a changé. Obama et les autres sont impuissants ou laissent faire. Des armes terrifiantes sont utilisées comme ces bombes à fléchettes d’acier ou autres…

- Cela va beaucoup plus loin! Toutes les conventions internationales, toutes les « lois de la guerre » sont bafouées. La première arme de destruction terrible, c’est le siège de la Bande de Gaza. Une punition collective aux conséquences  inimaginables!  Ce siège est contraire l’article 33 je crois  de la Convention de Genève. Le siège de Gaza devenue une prison à ciel ouvert, ce châtiment collectif est totalement illégal.  Second point:  L’usage totalement disproportionné de la force. Comparez les bilans! Ceux des civils touchés: des centaines et des centaines de mort d’un coté, moins de 4 où 5 de l’autre. Le troisième point illégal c’est qu’il est interdit de bombarder sans discriminations zones civiles et militaires, en prétextant que le Hamas utilise la population comme « bouclier humain ». Ce territoire est si petit que tout est forcément imbriqué. Les israéliens utilisent toujours le même argument pour commettre le pire. Je suis désolé de devoir le rappeler, mais si l’on regarde l’histoire des mouvements de résistance, comme celui qui lutta contre l’occupant allemand en France, on s »aperçoit qu’ils ils cachaient leurs armes partout, y compris dans des zones civiles. Je ne cautionne pas cela, pas plus que je n’ai une quelconque sympathie pour le Hamas, mais il y a une vraie hypocrisie à clamer que la résistance combattante, composée désormais de plusieurs groupes, d’ordinaires opposés, faisant pour l’heure front commun, utilise systématiquement la population pour se protéger. C’est une propagande que l’on martele coté israélien pour tout justifier. Que voulriez-vous qu’elle fasse la résistance? Qu’elle se mette à découvert sur une colline déserte et qu’elle attende les F-16?

FH- On vous a vu montrer beaucoup de compassion à l’égard des victimes que vous soignez. Vous avez-meme embrassé le front d’un enfant mourant…

- Mais c’est la moindre des choses. Je suis tellement impressionné par la retenue admirable des blessés, par le courage de ces enfants parfois atrocement touchés, par leur regards… La détresse des parents aussi me bouleverse. Cela fait partie de ma conception du métier. Je fais ce que j’ai à faire sur le plan médical. Je donne le maximum, mais c’est mon devoir aussi d’essayer d’apporter du réconfort, en parlant doucement aux victimes, à leurs pères, leurs mères, leurs frères, leurs soeurs. Un regard, un geste tendre peuvent beaucoup pour ces gens simples confrontés à la tragédie, pour les enfants, les nourrissons,  qui souffrent sans rien dire, et sans comprendre pourquoi on leur a fait cela. J’essaie d’apporter un peu d’humanité dans cet océan de douleurs. Mais je ne sais plus parfois où est l’humanité, quand j’entends les cris terribles de désespoir de ceux qui viennent de perdre un proche. Ce sont des moments insoutenables. Je ne m’y habituerai jamais!

FH: Voyez-vous une solution pour enrayer la spirale guerrière?

Déjà le gouvernement israélien et les égyptiens pourraient ouvrir leurs frontières! Et permettre à la population civile de fuir. Les combattants eux veulent rester et affronter l’armée israélienne. OK. Mais qu’on ouvre les frontières pour permettre aux civils de fuir, et aux blessés d’être soignés correctement. Si vous êtes brave et courageux  Monsieur Netanyahu, ouvrez-donc les frontières! Mais Israel boucle plus que jamais Gaza, et use de ses F-16, ses hélicoptères d’attaque « Apache », pour viser délibérément des femmes et des enfants et à c’est vraiment dégueulasse. Je ne dis pas cela en l’air. Je me base sur ce que je vois tous les jours à l’hôpital. Les israéliens dans leur rhétorique sont pris à leur propre piège! Ils affirment que les bombardements sont ciblés, qu’ils ont un taux de réussite de 90%. Alors que nous médecins, nous avons affaire à des milliers de victimes civiles palestiniennes! Vous ne pouvez dire que les opérations ciblées sont une réussite, alors que des centaines de femmes, d’enfants, de vieillards, sont tués! Où alors on en revient à l’idée que les populations civiles sont délibérément visées! L’armée israélienne sait pertinemment qu’elle tue des civils en masse. Il n’y a aucun doute possible. C’est un massacre, un crime monstrueux. Cela ne relève pas du crime de guerre uniquement. C’est un crime contre l’humanité! Je suis satisfait  qu’une enquête internationale ait été ordonnée. Car Cela ne concerne pas uniquement ce conflit. Si on laisse Israel faire en toute impunité, qui seront les prochaines victimes? Si on laisse Monsieur Obama et monsieur Netanyahu agir ainsi avec les armes les plus sophistiqués du monde contre des femmes et des enfants où va t-on? Sommes-nous, nous les occidentaux légitimes à condamner fermement des mouvements comme Boko-Aram, par exemple où les  états dits « voyous » quand nous laissons tuer des femmes et des enfants sans rien faire. Pour moi, et encore une fois je le dis comme toubib rompu à la médecine d’urgence, ce que fait Israel n’est rien moins que du « terrorisme d’état »…

FH: Comment pouvez vous expliquer que la société Israélienne puisse dans sa grande majorité approuver une telle opération, et soutenir une armée qui frappe si durement des civils?

- Je ne me l ‘explique pas. Ils sont devenus fous à mes yeux.  Je constate mais je n’ai aucune explication rationnelle. J’imagine ce qu’ils diraient – à juste titre- si la situation était inversée. Et si elle l’était je serai comme mon devoir de médecin me l’impose aux cotés de leurs victimes. Je ne comprends pas non plus. l’inertie internationale, pire, le soutien aveugle de grandes nations comme la France derrière Israel. J’aime la France. Ce pays porte des valeurs universelles, et a longtemps été un soutien exceptionnel pour les palestiniens. La France, qui siège au Conseil de Sécurité, faisait entendre sa voix en faveur du peuple de Palestine. Aujourd’hui elle les abandonne, elle tourne le dos à des populations qui vivent l’un des pire moments de leur histoire.  Elle soutient Israel. Je crois que votre gouvernement, votre président, votre premier ministre surtout, celui des Affaires étrangères, mélangent tout. Leur référence c’est l’holocauste, mais les palestiniens n’ont rien à voir avec l’holocauste! Ils se battent pour leurs droits, pour récupérer leur terre, avoir un pays, vivre normalement, et sont épuisés par le siège, les guerres qui se succèdent, 3 en 6 ans,  le déni permanent de leurs droits. Que la France les ait abandonné dans les circonstances actuelles est pour eux un coup terrible… 

L’entretien s’arrête brutalement. On vient chercher Mads Gilbert, que tout le monde appelle à l’hôpital « DoctorMads » pour tenter de sauver un palestinien entre la vie et la mort…

Mads Gilbert face à l'urgence absolue @Frédéric Helbert

Mads Gilbert face à l’urgence absolue @Frédéric Helbert

Le chirurgien "aux manettes" face à un cas quasi-déséspéré @Frédéric Helbert

Le chirurgien « aux manettes » traitant cas quasi-déséspéré @Frédéric Helbert

Le combat contre la mort en salle de réanimation d'urgence @ Frédéric Helbert DR

Le combat contre la mort en salle de réanimation d’urgence @ Frédéric Helbert DR

Interview et photos: Frédéric Helbert.

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Lettre de Gaza d’un médecin norvégien

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Lettre de Gaza d’un médecin norvégien

lundi 21 juillet 2014 - 05h:03

Mads Gilbert


« Mon respect pour les blessés est infini, leur détermination contenue en pleine souffrance, dans l’agonie et le choc... », écrit le docteur Mads Gilbert.

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Un médecin palestinien évacue le corps d’une petite fille à Chajaya, en banlieue est de Gaza, pilonnée le 20 juillet 2014 [afp.com-Thomas Coex]

Gaza - dimanche 20 juillet 11h 06 -

Chers amis,

La nuit dernière a été extrême. L’invasion « terrestre » de Gaza a amené des dizaines de véhicules surchargés de toutes sortes de Palestiniens blessés, mutilés, déchiquetés, sanglants, tremblants, agonisant – de tous âges, tous des civils, tous innocents.

Les héros dans les ambulances et dans tous les hôpitaux de Gaza travaillent en équipes de 12 à 24 heures, gris de fatigue et de charges de travail inhumaines (sans aucune rémunération depuis 4 mois à Shifa). Ils soignent, trient, essaient de démêler l’incompréhensible chaos de corps, de tailles, de membres - des humains marchant, ne marchant plus, respirant, ne respirant plus, saignant. DES ETRES HUMAINS !

Maintenant, traités une fois de plus comme des bêtes par « l’armée la plus morale du monde » (sic !)

Mon respect pour les blessés est infini, leur détermination contenue en pleine souffrance, dans l’agonie et le choc. Mon admiration pour le staff de volontaires est infinie ; être proche du « soumoud » palestinien me donne la force, même si par moments j’ai seulement envie de crier, de serrer quelqu’un contre moi, de pleurer, de sentir la peau et la chevelure de l’enfant chaud, couvert de sang, de nous protéger en nous tenant dans les bras indéfiniment – mais nous ne pouvons pas nous le permettre, et eux non plus ne peuvent pas.

Des visages de cendre – Oh NON ! Pas encore un chargement de dizaines de mutilés saignants !

Nous avons déjà des lacs de sang sur le sol des Urgences, des piles de pansements saturés de sang à dégager – oh – les nettoyeurs, partout, déblaient rapidement le sang et les serviettes, les cheveux, les vêtements, les canules – vestiges de mort – ils les enlèvent tous pour en préparer de nouveaux, pour recommencer le tout.

Plus de 100 cas sont arrivés à Shifa ces dernières 24 heures. Assez pour un grand hôpital bien entraîné avec tout ce qu’il faut, mais ici – il n’y a presque rien : pas d’électricité, d’eau, de matériel jetable, de médicaments, de tables d’opération modulables, d’instruments, de moniteurs – ils sont tous rouillés comme s’ils sortaient de musées des cliniques de jadis. Mais ils ne se plaignent pas, ces héros. Ils continuent avec ce qu’ils ont, comme des guerriers, de front, extrêmement déterminés.

Et comme je vous écris ces mots, seul, sur un lit, mes larmes coulent, les larmes chaudes mais inutiles de la douleur et de la colère, de la rage et de la peur. Cela n’est pas vraiment en train de se passer !

Et alors, juste maintenant, l’orchestre de la machine de guerre israélienne redémarre sa répugnante symphonie, juste maintenant : des salves d’artillerie depuis les navires de guerre juste au bas des plages, les rugissants F-16, les drones écœurants (en arabe : zennanis : les bourdons), et les Apache en pagaille.

Tous produits et payés par les Etats-Unis.

M. Obama, avez-vous un cœur ?

Je vous invite, passez donc une nuit, juste une, avec nous à Shifa. Déguisé en nettoyeur peut-être.

J’en suis convaincu à 100 % : cela changerait l’Histoire.

Personne ayant un cœur ET du pouvoir ne peut sortir d’une nuit à Shifa sans être déterminé à mettre fin au massacre du peuple palestinien.

Mais les sans-cœurs et sans-pitié ont fait leurs calculs et planifié d’autres massacres « dahyia » contre Gaza.

Les fleuves de sang continueront à couler la nuit qui vient. Je peux entendre comment ils ont accordé leurs instruments de mort.

Je vous en prie. Faites ce que vous pouvez. Ceci tout CECI ne peut pas continuer.

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* Mads Frederick Gilbert MD PhD est Professeur et Chef de clinique
Clinique de médecine d’Urgence
Hôpital Universitaire de Norvège du Nord (UNN)

Lire également :

- Témoignage : Israël utilise Gaza comme terrain d’expérimentation pour des armes interdites - 16 juillet 2014
- Une voix à Gaza : « ce n’est pas une opération militaire mais une agression brutale » - 11 juillet 2014

20 juillet 2014 - Middle East Monitor - Vous pouvez consulter ce texte à :
https://www.middleeastmonitor.com/a...
Traduction : Info-Palestine.eu - AMM

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27 juillet 2014

Ces autorités des pays de l’UE qui importent elles-mêmes les conflits du P-O

palestine 47 a 2014

Ces autorités des pays de l’UE qui importent elles-mêmes les conflits du P-O

Il y a peu, quelques responsables de l’UE semblaient grandement s’inquiéter du sort de certains de leurs ressortissants s’étant rendus en Syrie pour aller s’y battre, au point d’évoquer le sujet lors du dernier G7 de début juin et d’y prendre des mesures fermes à l’encontre de ces jeunes citoyens européens mais de culture arabe ou musulmane.

La prise de conscience semblait telle que le sujet a fait l’objet de déclarations officielles au cours de laquelle le Président français a dit le 4 juin dernier : « Nous avons décidé d’une coopération pour prévenir, dissuader et punir ce type de mouvement, qui peut mettre en cause notre propre sécurité (…) Il y a une prise de conscience de ce qui est à l’œuvre depuis plus d’un an et demi, et de la menace que peut représenter le retour en Europe d’individus endoctrinés et entraînés sur ces terrains de guerres » a encore dit Normal 1er.

De son côté, la Ministre belge de l’Intérieur, Mme. Milquet s’est vantée d’avoir mis sur pied une série de mesures pour traiter de la problématique de ces Belges partant et rentrant de Syrie, par  le renforcement du personnel au sein de la cellule « Terrorisme » de la police judiciaire fédérale de Bruxelles, la mise en place d’une « Task Force Syrie » comprenant tous les services de sécurité ainsi qu’une plate-forme destinée aux « Returnees »… En Belgique, rien qu’à utiliser l’anglais pour désigner les décisions donnent à certains l’impression que la moitié du travail est déjà fait et qu’on est bien en face de décisions sérieuses. C’est dire la soumission, inconsciente ou non, à la langue de l’Empire…

La plate-forme en question « …vise à screener, sur base des informations disponibles, toute personne belge ou non, résidant en Belgique et revenant de Syrie. Pour chaque profil, selon les éléments du dossier, il y aura une répartition entre services entraînant soit une arrestation, soit un suivi judiciaire, soit, si il n'y a pas de dossier judiciaire ouvert, un suivi par un service de renseignements ou par la police locale. »

La Ministre a encore rappelé qu’elle travaillait de concert avec ses collègues européens touchés par le même phénomène, et tout particulièrement avec ses collègues français qu’elle rencontrait pour collaborer au mieux sur le dossier.

Ainsi, le 1er Ministre belge Mr. Di Rupo, toujours prompt à répéter « qu’Israël a le droit de se défendre » en a remis une louche en demandant « une intensification de la collaboration entre les différents Etats Membres concernant les personnes qui partent combattre en Syrie et retournent ensuite dans leur pays »… des fois qu’on n’aurait pas compris.

Et pour enfoncer le clou, la Ministre belge de la Justice Mme. Turtelboom a annoncé que la problématique des combattants syriens serait à nouveau abordée lors du conseil des Ministres européens de l'Intérieur et de la Justice, qui devait se tenir quelques jours plus tard.

Ce week-end, dans cette région du Proche-Orient où certains Etats sèment impunément la désolation, le gouvernement belge vient de confirmer la mort d’un soldat belgo-israélien lors des massacres perpétrés à Gaza. Et dans la foulée, estime qu’environ 50 citoyens ayant la double nationalité, belge et israélienne, « servent » pour l’instant sous les couleurs du drapeau d’Israël.

Reste donc à voir maintenant, si les dispositions aussi volontaristes affichées par ces (ir)responsables lorsqu’il s’agit de ressortissants basanés seront étendues à celles et ceux qui vont combattre dans l’armée d’occupation israélienne – dont TOUTES les Résolutions de l’ONU restent inappliquées et désignent de la sorte Israël comme pays « hors la loi »  – qui violente, blesse et massacre des civils palestiniens en protégeant bien souvent de plus, les colons sionistes dans leurs exactions.

Si ces mêmes Ministres mettent autant d’énergie dans ce que l’on a pu voir lors de la question des départs et retours en Syrie que les départs et retours pour servir dans l’armée israélienne, on pourra se dire qu’un pas a été fait dans la bonne direction. Si en revanche, ceux qui vont tuer délibérément « du Palestinien » peuvent rentrer au pays sans inquiétude, il faudra en conclure qu’aucune parole politique n’a désormais la moindre valeur, et dès lors ne mérite plus l’écoute des citoyens, leur approche de la Justice étant toujours à géométrie variable… Ou en d’autres mots, inexistante, ce qui pour des Etats qui vantent leur démocratie à chaque occasion, est un fameux reniement de leurs propres valeurs. Ceux-là pourront continuer à utiliser leurs formules râpées « de ne pas vouloir l’importation du conflit chez nous », ils devraient se rendre compte qu’ils en sont les premiers importateurs par leurs comportements profondément injustes et inéquitables ! Et ils pourront bien continuer à interdire certaines manifestations, cela soulignera d’autant combien ces autistes vivent désormais en-dehors de toute réalité des préoccupations et des questions citoyennes…

Les citoyens de mieux en mieux informés sur les enjeux de nos sociétés tireront eux-mêmes les conclusions quant à l’avenir de cette UE-là, dont chacun se souviendra qu’en 2006 ces mêmes Ministres avaient rejeté le résultat des élections palestiniennes à Gaza pourtant contrôlées par leurs émissaires pour en vérifier l’organisation et les valider… et remportées alors par le Hamas !

 

Daniel Vanhove –

26.07.14

Observateur civil

Auteur

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26 juillet 2014

“It’s Pales’time”

 

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“It’s Pales’time”



Ils sont comme enfermés dans un camp. Où y a forte concentration... Et on les déporte. Et on les humilie. Et on les traumatise. Les palestiniens d’aujourd’hui sont les juifs d’hier. La victime a oublié parce qu’elle était bourrée. Elle est devenue bourreau. C’est mal barré. Comme elle a souffert, on l’excuse. Elle finira jamais derrière les barreaux.

 

Les sionistes sont comme le gruyere: ils ont des trous de mémoire. Ils crient “plus jamais ça”. Mais ça, ça s’applique pas à eux. Eux ils peuvent. C’est comme les blacks. Ils ont le droit de s’appeler nègre, mais quand toi tu le dis, t’es un raciste. Ils font aux autres ce qu’ils ont pas aimé qu’on leur fasse. Mais y a qu’eux qui ne le voient pas. Ou alors ils font semblant. Parce que, clairement, l’histoire se répete...

 

ils ont gazé gaza. Ils ont faire taire les gazouillis. Ils ont brulé le gazon. Ils ont éteint la vie et ont pété l’interrupteur. Ils ont laissé la nuit. L’ONU leur refuse la lumière. Et ils avancent dans le noir. Et on leur lance des balles. Ils tentent de les repousser avec leur battes. Mais elles explosent entre leur pattes.

 

Parce qu’on les laisse tricher. Qu’ils ont acheté l’arbitre et qu’on connait déja le vainqueur. C’est bon, on a compris qu’au premier coup tu m’avais mis echec et mat... Mais t’étais pas obligé de tuer tous mes pions... et leur familles... et leur amis...Tu pouvais juste lui faire une passe, t’étais pas obligé de me faire un petit pont. On pouvait juste se parler. Mais vous etes sourds-muets. Dieu connait votre place.

 

Ils se sont tellement mentis, qu’ils ont fini par y croire. Personne n’a une assez bonne mémoire pour faire carrière dans le mensonge.

Ils voient des terroristes. Je vois des gens térrorisés.

Ils voient une brindille dans l’oeil de l’autre. On voit une poutre sous leur nez.

Ils voient des menaces potentielles. Nous, on appelle ça des enfants.

Le vocable est différent. Nous quand on dit: “on a des Potes dans le ciel”. C’est pas dans des F16, c’est au figuré...

 

It’s Pales’time...

Youness Mernissi

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Palestine : Monsieur le Président, vous égarez la France

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23 juillet 2014 |  Par Edwy Plenel
De l’alignement préalable sur la droite extrême israélienne à l’interdiction de manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, sans compter l’assimilation de cette solidarité à de l’antisémitisme maquillé en antisionisme, François Hollande s’est engagé dans une impasse. Politiquement, il n’y gagnera rien, sauf le déshonneur. Mais, à coup sûr, il y perd la France. Parti pris en forme de lettre ouverte.

 

Monsieur le Président, cher François Hollande, je n’aurais jamais pensé que vous puissiez rester, un jour, dans l’histoire du socialisme français, comme un nouveau Guy Mollet. Et, à vrai dire, je n’arrive pas à m’y résoudre tant je vous croyais averti de ce danger d’une rechute socialiste dans l’aveuglement national et l’alignement international, cette prétention de civilisations qui se croient supérieures au point de s’en servir d’alibi pour justifier les injustices qu’elles commettent.
Vous connaissez bien ce spectre molletiste qui hante toujours votre famille politique. Celui d’un militant dévoué à son parti, la SFIO, d’un dirigeant aux convictions démocratiques et sociales indéniables, qui finit par perdre politiquement son crédit et moralement son âme faute d’avoir compris le nouveau monde qui naissait sous ses yeux. C’était, dans les années 1950 du siècle passé, celui de l’émergence du tiers-monde, du sursaut de peuples asservis secouant les jougs colonisateurs et impériaux, bref le temps de leurs libérations et des indépendances nationales.
Guy Mollet, et la majorité de gauche qui le soutenait, lui opposèrent, vous le savez, un déni de réalité. Ils s’accrochèrent à un monde d’hier, déjà perdu, ajoutant du malheur par leur entêtement, aggravant l’injustice par leur aveuglement. C’est ainsi qu’ils prétendirent que l’Algérie devait à tout prix rester la France, jusqu’à engager le contingent dans une sale guerre, jusqu’à autoriser l’usage de la torture, jusqu’à violenter les libertés et museler les oppositions. Et c’est avec la même mentalité coloniale qu’ils engagèrent notre pays dans une désastreuse aventure guerrière à Suez contre l'Égypte souveraine, aux côtés du jeune État d’Israël.
Mollet n’était ni un imbécile ni un incompétent. Il était simplement aveugle au monde et aux autres. Des autres qui, déjà, prenaient figure d’Arabes et de musulmans dans la diversité d’origines, la pluralité de cultures et la plasticité de croyance que ces mots recouvrent. Lesquels s’invitaient de nouveau au banquet de l’Histoire, s’assumant comme tels, revendiquant leurs fiertés, désirant leurs libertés. Et qui, selon le même réflexe de dignité et de fraternité, ne peuvent admettre qu’aujourd’hui encore, l’injustice européenne faite aux Juifs, ce crime contre l’humanité auquel ils n’eurent aucune part, se redouble d’une injustice durable faite à leurs frères palestiniens, par le déni de leur droit à vivre librement dans un État normal, aux frontières sûres et reconnues.
Vous connaissez si bien la suite, désastreuse pour votre famille politique et, au-delà d’elle, pour toute la gauche de gouvernement, que vous l’aviez diagnostiquée vous-même, en 2006, dans Devoirs de vérité (Stock). « Une faute, disiez-vous, qui a été chèrement payée : vingt-cinq ans d’opposition, ce n’est pas rien ! » Sans compter, auriez-vous pu ajouter, la renaissance à cette occasion de l’extrême droite française éclipsée depuis la chute du nazisme et l’avènement d’institutions d’exception, celles d’un pouvoir personnel, celui du césarisme présidentiel. Vingt-cinq ans de « pénitence », insistiez-vous, parce que la SFIO, l’ancêtre de votre Parti socialiste d’aujourd’hui, « a perdu son âme dans la guerre d’Algérie ».
Vous en étiez si conscient que vous ajoutiez : « Nous avons encore des excuses à présenter au peuple algérien. Et nous devons faire en sorte que ce qui a été ne se reproduise plus. » « Nous ne sommes jamais sûrs d’avoir raison, de prendre la bonne direction, de choisir la juste orientation, écriviez-vous encore. Mais nous devons, à chaque moment majeur, nous poser ces questions simples : agissons-nous conformément à nos valeurs ? Sommes-nous sûrs de ne pas altérer nos principes ? Restons-nous fidèles à ce que nous sommes ? Ces questions doivent être posées à tout moment, au risque sinon d’oublier la leçon. »
Eh bien, ces questions, je viens vous les poser parce que, hélas, vous êtes en train d’oublier la leçon et, à votre tour, de devenir aveugle au monde et aux autres. Je vous les pose au vu des fautes stupéfiantes que vous avez accumulées face à cet énième épisode guerrier provoqué par l’entêtement du pouvoir israélien à ne pas reconnaître le fait palestinien. J’en dénombre au moins sept, et ce n’est évidemment pas un jeu, fût-il des sept erreurs, tant elles entraînent la France dans la spirale d’une guerre des mondes, des civilisations et des identités, une guerre sans issue, sinon celle de la mort et de la haine, de la désolation et de l’injustice, de l’inhumanité en somme, ce sombre chemin où l’humanité en vient à se détruire elle-même.
Les voici donc ces sept fautes où, en même temps qu’à l’extérieur, la guerre ruine la diplomatie, la politique intérieure en vient à se réduire à la police.

Une faute politique doublée d’une faute intellectuelle

1. Vous avez d’abord commis une faute politique sidérante. Rompant avec la position traditionnellement équilibrée de la France face au conflit israélo-palestinien, vous avez aligné notre pays sur la ligne d’offensive à outrance et de refus des compromis de la droite israélienne, laquelle gouverne avec une extrême droite explicitement raciste, sans morale ni principe, sinon la stigmatisation des Palestiniens et la haine des Arabes.
Votre position, celle de votre premier communiqué du 9 juillet, invoque les attaques du Hamas pour justifier une riposte israélienne disproportionnée dont la population civile de Gaza allait, une fois de plus, faire les frais. Purement réactive et en grande part improvisée (lire ici l’article de Lenaïg Bredoux), elle fait fi de toute complexité, notamment celle du duo infernal que jouent Likoud et Hamas, l’un et l’autre se légitimant dans la ruine des efforts de paix (lire là l’article de François Bonnet).
Surtout, elle est inquiétante pour l’avenir, face à une situation internationale de plus en plus incertaine et confuse. À la lettre, ce feu vert donné à un État dont la force militaire est sans commune mesure avec celle de son adversaire revient à légitimer, rétroactivement, la sur-réaction américaine après les attentats du 11-Septembre, son Patriot Act liberticide et sa guerre d’invasion contre l’Irak. Bref, votre position tourne le dos à ce que la France officielle, sous la présidence de Jacques Chirac, avait su construire et affirmer, dans l’autonomie de sa diplomatie, face à l’aveuglement nord-américain.
Depuis, vous avez tenté de modérer cet alignement néoconservateur par des communiqués invitant à l’apaisement, à la retenue de la force israélienne et au soulagement des souffrances palestiniennes. Ce faisant, vous ajoutez l’hypocrisie à l’incohérence. Car c’est une fausse compassion que celle fondée sur une fausse symétrie entre les belligérants. Israël et Palestine ne sont pas ici à égalité. Non seulement en rapport de force militaire mais selon le droit international.
En violation de résolutions des Nations unies, Israël maintient depuis 1967 une situation d’occupation, de domination et de colonisation de territoires conquis lors de la guerre des Six Jours, et jamais rendus à la souveraineté pleine et entière d’un État palestinien en devenir. C’est cette situation d’injustice prolongée qui provoque en retour des refus, résistances et révoltes, et ceci d’autant plus que le pouvoir palestinien issu du Fatah en Cisjordanie n’a pas réussi à faire plier l’intransigeance israélienne, laquelle, du coup, légitime les actions guerrières de son rival, le Hamas, depuis qu’il s’est imposé à Gaza.
Historiquement, la différence entre progressistes et conservateurs, c’est que les premiers cherchent à réduire l’injustice qui est à l’origine d’un désordre tandis que les seconds sont résolus à l’injustice pour faire cesser le désordre. Hélas, Monsieur le Président, vous avez spontanément choisi le second camp, égarant ainsi votre propre famille politique sur le terrain de ses adversaires.
2. Vous avez ensuite commis une faute intellectuelle en confondant sciemment antisémitisme et antisionisme. Ce serait s’aveugler de nier qu’en France, la cause palestinienne a ses égarés, antisémites en effet, tout comme la cause israélienne y a ses extrémistes, professant un racisme anti-arabe ou antimusulman. Mais assimiler l’ensemble des manifestations de solidarité avec la Palestine à une résurgence de l’antisémitisme, c’est se faire le relais docile de la propagande d’État israélienne.
Mouvement nationaliste juif, le sionisme a atteint son but en 1948, avec l’accord des Nations unies, URSS comprise, sous le choc du génocide nazi dont les Juifs européens furent les victimes. Accepter cette légitimité historique de l’État d’Israël, comme a fini par le faire sous l’égide de Yasser Arafat le mouvement national palestinien, n’entraîne pas que la politique de cet État soit hors de la critique et de la contestation. Être antisioniste, en ce sens, c’est refuser la guerre sans fin qu’implique l’affirmation au Proche-Orient d’un État exclusivement juif, non seulement fermé à toute autre composante mais de plus construit sur l’expulsion des Palestiniens de leur terre.
Confondre antisionisme et antisémitisme, c’est installer un interdit politique au service d’une oppression. C’est instrumentaliser le génocide dont l’Europe fut coupable envers les Juifs au service de discriminations envers les Palestiniens dont, dès lors, nous devenons complices. C’est, de plus, enfermer les Juifs de France dans un soutien obligé à la politique d’un État étranger, quels que soient ses actes, selon la même logique suiviste et binaire qui obligeait les communistes de France à soutenir l’Union soviétique, leur autre patrie, quels que soient ses crimes. Alors qu’évidemment, on peut être juif et antisioniste, juif et résolument diasporique plutôt qu’aveuglément nationaliste, tout comme il y a des citoyens israéliens, hélas trop minoritaires, opposés à la colonisation et solidaires des Palestiniens.
Brandir cet argument comme l’a fait votre premier ministre aux cérémonies commémoratives de la rafle du Vél’ d’Hiv’, symbole de la collaboration de l’État français au génocide commis par les nazis, est aussi indigne que ridicule. Protester contre les violations répétées du droit international par l’État d’Israël, ce serait donc préparer la voie au crime contre l’humanité ! Exiger que justice soit enfin rendue au peuple palestinien, pour qu’il puisse vivre, habiter, travailler, circuler, etc., normalement, en paix et en sécurité, ce serait en appeler de nouveau au massacre, ici même !

Une atteinte sécuritaire aux libertés fondamentales

Que ce propos soit officiellement tenu, alors même que les seuls massacres que nous avons sous les yeux sont ceux qui frappent les civils de Gaza, montre combien cette équivalence entre antisémitisme et antisionisme est brandie pour fabriquer de l’indifférence. Pour nous rendre aveugles et sourds. « L’indifférence, la pire des attitudes », disait Stéphane Hessel dans Indignez-vous !, ce livre qui lui a valu tant de mépris des indifférents de tous bords, notamment parce qu’il y affirmait qu’aujourd’hui, sa « principale indignation concerne la Palestine, la bande de Gaza, la Cisjordanie ».
Avec Edgar Morin, autre victime de cabales calomnieuses pour sa juste critique de l’aveuglement israélien, Stéphane Hessel incarne cette gauche qui ne cède rien de ses principes et de ses valeurs, qui n’hésite pas à penser contre elle-même et contre les siens et qui, surtout, refuse d’être prise au piège de l’assignation obligée à une origine ou à une appartenance. Cette gauche libre, Monsieur le Président, vous l’aviez conviée à marcher à vos côtés, à vous soutenir et à dialoguer avec vous, pour réussir votre élection de 2012. Maintenant, hélas, vous lui tournez le dos, désertant le chemin d’espérance tracé par Hessel et Morin et, de ce fait, égarant ceux qui vous ont fait confiance.
3. Vous avez aussi commis une faute démocratique en portant atteinte à une liberté fondamentale, celle de manifester. En démocratie, et ce fut une longue lutte pour l’obtenir, s’exprimer par sa plume, se réunir dans une salle ou défiler dans les rues pour défendre ses opinions est un droit fondamental. Un droit qui ne suppose pas d’autorisation. Un droit qui n’est pas conditionné au bon vouloir de l’État et de sa police. Un droit dont les abus éventuels sont sanctionnés a posteriori, en aucun cas présumés a priori. Un droit qui, évidemment, vaut pour les opinions, partis et colères qui nous déplaisent ou nous dérangent.
L’histoire des manifestations de rue est encombrée de désordres et de débordements, de violences où se disent des souffrances délaissées et des colères humiliées, des ressentiments parfois amers, dans la contestation d’un monopole étatique de la seule violence légitime. Il y en eut d’ouvrières, de paysannes, d’étudiantes… Il y en eut, ces temps derniers, dans la foulée des manifestations bretonnes des Bonnets rouges, écologistes contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, conservatrices contre le mariage pour tous. Il y eut même une manifestation parisienne aux banderoles et slogans racistes, homophobes, discriminatoires, celle du collectif « Jour de colère » en janvier dernier (lire ici notre reportage).
S’il existe une spécialité policière dite du maintien de l’ordre, c’est pour nous apprendre à vivre avec cette tension sociale qui, parfois, déborde et où s’expriment soudain, dans la confusion et la violence, ceux qui se sentent d’ordinaire sans voix, oubliés, méprisés ou ignorés – et qui ne sont pas forcément aimables ou honorables. Or voici qu’avec votre premier ministre, vous avez décidé, en visant explicitement la jeunesse des quartiers populaires, qu’un seul sujet justifiait l’interdiction de manifester : la solidarité avec la Palestine, misérablement réduite par la propagande gouvernementale à une libération de l’antisémitisme.
Cette décision sans précédent, sinon l’atteinte au droit de réunion portée fin 2013 par Manuel Valls, alors ministre de l’intérieur, toujours au seul prétexte de l’antisémitisme (lire ici notre position à l’époque), engage votre pouvoir sur le chemin d’un État d’exception, où la sécurité se dresse contre la liberté. Actuellement en discussion au Parlement, l’énième loi antiterroriste va dans la même direction (lire là l’article de Louise Fessard), en brandissant toujours le même épouvantail pour réduire nos droits fondamentaux : celui d’une menace terroriste dont l’évidente réalité est subrepticement étendue, de façon indistincte, aux idées exprimées et aux engagements choisis par nos compatriotes musulmans, dans leur diversité et leur pluralité, d’origine, de culture ou de religion. 
Accepter la guerre des civilisations à l’extérieur, c’est finir par importer la guerre à l’intérieur. C’est en venir à criminaliser des opinions minoritaires, dissidentes ou dérangeantes. Et c’est ce choix irresponsable qu’a d’emblée fait celui que vous avez, depuis, choisi comme premier ministre, en désignant à la vindicte publique un « ennemi intérieur », une cinquième colonne en quelque sorte peu ou prou identifiée à l’islam. Et voici que hélas, à votre tour, loin d’apaiser la tension, vous vous égarez en cédant à cette facilité sécuritaire, de courte vue et de peu d’effet.
4. Vous avez également commis une faute républicaine en donnant une dimension religieuse au débat français sur le conflit israélo-palestinien. C’est ainsi qu’après l’avoir réduit à des « querelles trop loin d’ici pour être importées », vous avez symboliquement limité votre geste d’apaisement à une rencontre avec les représentants des cultes. Après avoir réduit la diplomatie à la guerre et la politique à la police, c’était au tour de la confrontation des idées d’être réduite, par vous-même, à un conflit des religions. Au risque de l’exacerber.
Là où des questions de principe sont en jeu, de justice et de droit, vous faites semblant de ne voir qu’expression d’appartenances et de croyances. La vérité, c’est que vous prolongez l’erreur tragique faite par la gauche de gouvernement depuis que les classes populaires issues de notre passé colonial font valoir leurs droits à l’égalité. Il y a trente ans, la « Marche pour l’égalité et contre le racisme » fut rabattue en « Marche des Beurs », réduite à l’origine supposée des marcheurs, tout comme les grèves des ouvriers de l’automobile furent qualifiées d’islamistes parce qu’ils demandaient, entre autres revendications sociales, le simple droit d’assumer leur religion en faisant leurs prières.
Cette façon d’essentialiser l’autre, en l’espèce le musulman, en le réduisant à une identité religieuse indistincte désignée comme potentiellement étrangère, voire menaçante, revient à refuser de l’admettre comme tel. Comme un citoyen à part entière, vraiment à égalité c’est-à-dire à la fois semblable et différent. Ayant les mêmes droits et, parmi ceux-ci, celui de faire valoir sa différence. De demander qu’on l’admette et qu’on la respecte. D’obtenir en somme ce que, bien tardivement, sous le poids du crime dont les leurs furent victimes, nos compatriotes juifs ont obtenu : être enfin acceptés comme français et juifs. L’un et l’autre. L’un avec l’autre. L’un pas sans l’autre.

Un antiracisme oublieux et infidèle

Si vous pensez spontanément religion quand s’expriment ici même des insatisfactions et des colères en solidarité avec le monde arabe, univers où dominent la culture et la foi musulmanes, c’est paradoxalement parce que vous ne vous êtes pas résolus à cette évidence d’une France multiculturelle. À cette banalité d’une France plurielle, vivant diversement ses appartenances et ses héritages, qu’à l’inverse, votre crispation, où se mêlent la peur et l’ignorance, enferme dans le communautarisme religieux. Pourtant, les musulmans de France font de la politique comme vous et moi, en pensant par eux-mêmes, en inventant par leur présence au monde, à ses injustices et à ses urgences, un chemin de citoyenneté qui est précisément ce que l’on nomme laïcisation.
C’est ainsi, Monsieur le Président, qu’au lieu d’élever le débat, vous en avez, hélas, attisé les passions. Car cette réduction des musulmans de France à un islam lui-même réduit, par le prisme sécuritaire, au terrorisme et à l’intégrisme est un cadeau fait aux radicalisations religieuses, dans un jeu de miroirs où l’essentialisation xénophobe finit par justifier l’essentialisation identitaire. Une occasion offerte aux égarés en tous genres.
5. Vous avez surtout commis une faute historique en isolant la lutte contre l’antisémitisme des autres vigilances antiracistes. Comme s’il fallait la mettre à part, la sacraliser et la différencier. Comme s’il y avait une hiérarchie dans le crime contre l’humanité, le crime européen de génocide l’emportant sur d’autres crimes européens, esclavagistes ou coloniaux. Comme si le souvenir de ce seul crime monstrueux devait amoindrir l’indignation, voire simplement la vigilance, vis-à-vis d’autres crimes, de guerre ceux-là, commis aujourd’hui même. Et ceci au nom de l’origine de ceux qui les commettent, brandie à la façon d’une excuse absolutoire alors même, vous le savez bien, que l’origine, la naissance ou l’appartenance, quelles qu’elles soient, ne protègent de rien, et certainement pas des folies humaines.
Ce faisant, votre premier ministre et vous-même n’avez pas seulement encouragé une détestable concurrence des victimes, au lieu des causes communes qu’il faudrait initier et promouvoir. Vous avez aussi témoigné d’un antiracisme fort oublieux et très infidèle. Car il ne suffit pas de se souvenir du crime commis contre les juifs. Encore faut-il avoir appris et savoir transmettre la leçon léguée par l’engrenage qui y a conduit : cette lente accoutumance à la désignation de boucs émissaires, essentialisés, caricaturés et calomniés dans un brouet idéologique d’ignorance et de défiance qui fit le lit des persécutions.
Or comment ne pas voir qu’aujourd’hui, dans l’ordinaire de notre société, ce sont d’abord nos compatriotes d’origine, de culture ou de croyance musulmane qui occupent cette place peu enviable ? Et comment ne pas comprendre qu’à trop rester indifférents ou insensibles à leur sort, ce lot quotidien de petites discriminations et de grandes détestations, nous habituons notre société tout entière à des exclusions en chaîne, tant le racisme fonctionne à la manière d’une poupée gigogne, des Arabes aux Roms, des Juifs aux Noirs, et ainsi de suite jusqu’aux homosexuels et autres prétendus déviants ?
Ne s’attarder qu’à la résurgence de l’antisémitisme, c’est dresser une barrière immensément fragile face au racisme renaissant. Le Front national deviendrait-il soudain fréquentable parce qu’il aurait, selon les mots de son vice-président, fait « sauter le verrou idéologique de l’antisémitisme » afin de « libérer le reste » ? L’ennemi de l’extrême droite, confiait à Mediapart la chercheuse qui a recueilli cette confidence de Louis Aliot, « n’est plus le Juif mais le Français musulman » (lire ici notre entretien avec Valérie Igounet).
De fait, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), dont vous ne pouvez ignorer les minutieux et rigoureux travaux, constate, de rapport en rapport annuels, une montée constante de l’intolérance antimusulmane et de la polarisation contre l’islam (lire nos articles ici et ). Dans celui de 2013, on pouvait lire ceci, sous la plume des sociologues et politologues qu’elle avait sollicités : « Si on compare notre époque à celle de l’avant-guerre, on pourrait dire qu’aujourd’hui le musulman, suivi de près par le Maghrébin, a remplacé le juif dans les représentations et la construction d’un bouc émissaire. »
L’antiracisme conséquent est celui qui affronte cette réalité tout en restant vigilant sur l’antisémitisme. Ce n’est certainement pas celui qui, à l’inverse, pour l’ignorer ou la relativiser, brandit à la manière d’un étendard la seule lutte contre l’antisémitisme. Cette faute, hélas, Monsieur le Président, est impardonnable car non seulement elle distille le venin d’une hiérarchie parmi les victimes du racisme, mais de plus elle conforte les moins considérées d’entre elles dans un sentiment d’abandon qui nourrit leur révolte, sinon leur désespoir. Qui, elles aussi, les égare.
6. Vous avez par-dessus tout commis une faute sociale en transformant la jeunesse des quartiers populaires en classe dangereuse. Votre premier ministre n’a pas hésité à faire cet amalgame grossier lors de son discours du Vél’ d’Hiv’, désignant à la réprobation nationale ces « quartiers populaires » où se répand l’antisémitisme « auprès d’une jeunesse souvent sans repères, sans conscience de l’Histoire et qui cache sa “haine du Juif ” derrière un antisionisme de façade et derrière la haine de l’État d’Israël ».
Mais qui l’a abandonnée, cette jeunesse, à ces démons ? Qui sinon ceux qui l’ont délaissée ou ignorée, stigmatisée quand elle revendique en public sa religion musulmane, humiliée quand elle voit se poursuivre des contrôles policiers au faciès, discriminée quand elle ne peut progresser professionnellement et socialement en raison de son apparence, de son origine ou de sa croyance ? Qui sinon ceux-là même qui, aujourd’hui, nous gouvernent, vous, Monsieur le Président et, surtout, votre premier ministre qui réinvente cet épouvantail habituel des conservatismes qu’est l’équivalence entre classes populaires et classes dangereuses ?

Une jeunesse des quartiers populaires stigmatisée

Cette jeunesse n’a-t-elle pas, elle aussi, des idéaux, des principes et des valeurs ? N’est-elle pas, autant que vous et moi, concernée par le monde, ses drames et ses injustices ? Par exemple, comment pouvez-vous ne pas prendre en compte cette part d’idéal, fût-il ensuite dévoyé, qui pousse un jeune de nos villes à partir combattre en Syrie contre un régime dictatorial et criminel que vous-même, François Hollande, avez imprudemment appelé à « punir » il y a tout juste un an ? Est-ce si compliqué de savoir distinguer ce qui est de l’ordre de l’idéalisme juvénile et ce qui relève de la menace terroriste, au lieu de tout criminaliser en bloc en désignant indistinctement des « djihadistes » ?
Le pire, c’est qu’à force d’aveuglement, cette politique de la peur que, hélas, votre pouvoir assume à son tour, alimente sa prophétie autoréalisatrice. Inévitablement, elle suscite parmi ses cibles leur propre distance, leurs refus et révoltes, leur résistance en somme, un entre soi de fierté ou de colère pour faire face aux stigmatisations et aux exclusions, les affronter et les surmonter. « On finit par créer un danger, en criant chaque matin qu’il existe. À force de montrer au peuple un épouvantail, on crée le monstre réel » : ces lignes prémonitoires sont d’Émile Zola, en 1896, au seuil de son entrée dans la mêlée dreyfusarde, dans un article du Figaro intitulé « Pour les Juifs ».
Zola avait cette lumineuse prescience de ceux qui savent se mettre à la place de l’autre et qui, du coup, comprennent les révoltes, désirs de revanche et volonté de résister, que nourrit un trop lourd fardeau d’humiliations avec son cortège de ressentiment. Monsieur le Président, je ne mésestime aucunement les risques et dangers pour notre pays de ce choc en retour. Mais je vous fais reproche de les avoir alimentés plutôt que de savoir les conjurer. De les avoir nourris, hélas, en mettant à distance cette jeunesse des quartiers populaires à laquelle, durant votre campagne électorale, vous aviez tant promis au point d’en faire, disiez-vous, votre priorité. Et, du coup, en prenant le risque de l’abandonner à d’éventuels égarements.
7. Vous avez, pour finir, commis une faute morale en empruntant le chemin d’une guerre des mondes, à l’extérieur comme à l’intérieur. En cette année 2014, de centenaire du basculement de l’Europe dans la barbarie guerrière, la destruction et la haine, vous devriez pourtant y réfléchir à deux fois. Cet engrenage est fatal qui transforme l’autre, aussi semblable soit-il, en étranger et, finalement, en barbare – et c’est bien ce qui nous est arrivé sur ce continent dans une folie destructrice qui a entraîné le monde entier au bord de l’abîme.
Jean Jaurès, dont nous allons tous nous souvenir le 31 juillet prochain, au jour anniversaire de son assassinat en 1914, fut vaincu dans l’instant, ses camarades socialistes basculant dans l’Union sacrée alors que son cadavre n’était pas encore froid. Tout comme d’autres socialistes, allemands ceux-là, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, finirent assassinés en 1919 sur ordre de leurs anciens camarades de parti, transformés en nationalistes et militaristes acharnés. Mais aujourd’hui, connaissant la suite de l’histoire, nous savons qu’ils avaient raison, ces justes momentanément vaincus qui refusaient l’aveuglement des identités affolées et apeurées.
Vous vous souvenez, bien sûr, de la célèbre prophétie de Jaurès, en 1895, à la Chambre des députés : « Cette société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage. » Aujourd’hui que les inégalités provoquées par un capitalisme financier avide et rapace ont retrouvé la même intensité qu’à cette époque, ce sont les mêmes orages qu’il vous appartient de repousser, à la place qui est la vôtre.
Vous n’y arriverez pas en continuant sur la voie funeste que vous avez empruntée ces dernières semaines, après avoir déjà embarqué la France dans plusieurs guerres africaines sans fin puisque sans stratégie politique (lire ici l’article de François Bonnet). Vous ne le ferez pas en ignorant le souci du monde, de ses fragilités et de ses déséquilibres, de ses injustices et de ses humanités, qui anime celles et ceux que le sort fait au peuple palestinien concerne au plus haut point.
Monsieur le Président, cher François Hollande, vous avez eu raison d’affirmer qu’il ne fallait pas « importer » en France le conflit israélo-palestinien, en ce sens que la France ne doit pas entrer en guerre avec elle-même. Mais, hélas, vous avez vous-même donné le mauvais exemple en important, par vos fautes, l’injustice, l’ignorance et l’indifférence qui en sont le ressort.

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Plainte auprès de la Cour de GAZA auprès de la Cour Pénale Internationa

شكوى من وزيرالعدل في فلسطين والنائب العام

لمحكمة غزة لدى المحكمة الجنائية الدولية

Complaint addressed by the palestinian Minister of Justice and the public prosecutor of
Court of GAZA
to the International Criminal Court


Plainte du Ministre de la Justice de PALESTINE et du Procureur Général

de la Cour de GAZA auprès de la Cour Pénale Internationale

 

 

 

Une plainte du Ministre de la Justice de PALESTINE et du Procureur Général de la Cour de GAZA sera déposée demain matin vendredi 25 juillet auprès de la Cour Pénale internationale par Maitre Gilles DEVERS, avocat au barreau de Lyon, qui en a reçu mandat.

 

Maitre Gilles DEVERS donnera à la suite une conférence de presse demain vendredi 25 juillet à 9 heures à la Maison du Barreau de Paris 2, rue de HARLAY - 75001 Métro Châtelet
L’accès à la conférence est strictement réservé à la presse.

 

M/S Christophe Oberlin and Gilles Devers seated at the press conference
M/S Journalists
SOT, Christophe Oberlin, Surgeon (in English): "As a result of the continuing military occupation, the blockade and armed aggression, Palestine is not able to exercise its judicial power. Therefore, Mr. Saleem Al-Saqqa, Palestinian Minister of Justice, and Mr. Ismail Jabr, Public Prosecutor of the Court of Gaza, have decided to transfer that function to the ICC, the only authority in a position to hold an inquiry and do justice to the people of Palestine."
W/S Press
SOT Christophe Oberlin, Surgeon (in English): "Manslaughter, attacks against civilians, attacks causing excessive loss of human lives, injuries and damage, destruction and appropriation of property, crime of colonisation, crime of apartheid, violation of the rules for a fair trial."
C/U Mandate giving Gilles Devers the authority to file the complaint in the name of Saleem Al-Saqqa and Ismail Jabr
W/S The Napoleon Bridge in Paris

SCRIPT

Palestinian officials submitted a complaint to the International Criminal Court in Paris on Friday morning over Israeli conduct since it began Operation Protective Edge on July 8.

Palestinian Minister of Justice, Saleem Al-Saqqa, and Public Court Prosecutor of Gaza, Ismail Jabr, both instigated the legal process, calling on ICC Prosecutor, Fatou Bensouda, to investigate alleged war crimes. As an international criminal law prosecutor, under article 15.1 of the Rome statute, Bensouda has the authority to carry out their request.

According to the UN office for the Coordination of Humanitarian Affairs, 789 Palestinians have been killed since the Israeli assault in Gaza began. Two Israeli civilians and 35 IDF soldiers have also lost their lives.

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Le Ministre palestinien de la Justice dépose une plainte auprès de la CIJ, en déclarant :

« Les soldats israéliens n’ont de respect pour rien ».

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Un enfant palestinien blessé par les tirs israéliens, reçoit des soins à l’hôpital al-Shifa dans la ville de Gaza, le 20 juillet - Photo : APA/Ali Jadallah

Un avocat français, Gilles Dever, a déclaré vendredi qu’il avait déposé une plainte devant la Cour pénale internationale (CPI), au nom du Ministre palestinien de la Justice qui accuse l’armée israélienne de « crimes de guerre ».

Plus de 830 Palestiniens ont été assassinés dans l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, lancée le 7 juillet.

La plainte vise « les crimes de guerre commis par l’armée israélienne en juin et juillet 2014, en Palestine » dans le cadre de l’opération connue sous le nom de protection Edge, a déclaré Gilles Devers aux journalistes.

« Israël, puissance occupante, est en train de mener une opération militaire qui viole le principe et la forme de tout ce qui fait la base du droit international, » a-t-il dit.

« Chaque jour, de nouveaux crimes sont commis et plus de 80 pour cent des victimes sont des civils. Les enfants, les femmes, les hôpitaux, les écoles des Nations Unies ... les soldats israéliens ne respectent rien. »

« Il s’agit d’une attaque militaire contre la population palestinienne. »

L’offensive israélienne a fait plus de 5200 blessés palestiniens, selon les services d’urgence à Gaza.

Trente-trois soldats israéliens et trois civils ont également trouvé la mort.

L’Autorité palestinienne, qui a le statut d’État observateur aux Nations Unies, n’a pas encore adhéré à la CPI basée à La Haye, en raison de ce qui selon Gilles Devers, étaient des querelles « politiques » sur le statut des Palestiniens.

Mais selon Devers, la plainte est tout à fait recevable.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a décidé de lancer une enquête sur l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, sa responsable Navi Pillay disant que les actions militaires de l’État israélien pourraient constituer des crimes de guerre.


Palestine : Bien sûr que ce sont des crimes, et il faudra les juger

Gilles Dever - Actualités du Droit - 23 juillet 2014

Le droit repose sur la qualification des faits : tout montre qu’Israël commet, sous nos yeux, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, et les auteurs – des exécutants aux commanditaires – devront être jugés.

Les définitions des crimes de droit international résultent d’un long processus, qui a conduit à définir des règles si fortes qu’elles sont reconnues par tous les Etats, ou presque, et qu’elles doivent être appliquées même en temps de guerre. Ces règles sont devenues de droit coutumier, donc opposable même aux Etats voyous qui comptent s’en tirer en refusant de ratifier les traités.

La meilleure – et incontestée – définition de ces crimes résulte du traité de Rome de 1998, qui a institué la Cour Pénale Internationale.

La guerre repose sur l’usage de la force armée, et donc suppose de causer des pertes – matérielles et humaines – aux troupes adverses. Il faut donc frapper plus fort que la partie adverse, pour l’emporter, mais tout n’est pas permis. Le concept souvent mis en avant est celui de la proportionnalité. C’est effectivement une donnée pertinente, mais elle est très insuffisante, car nombre d’actes sont déclarés illicites en eux-mêmes. Par exemple, viser et bombarder des établissements de santé – Israël l’a fait sur cinq hôpitaux, avec des victimes et des destructions – est toujours un crime de guerre. La question de la proportionnalité ne se pose pas.

I – Quels sont les faits

1/ 2 juin, le gouvernement d’union

Après le constat de l’échec de la phase dite des négociations entre la Palestine et Israël, l’ensemble des forces politiques palestiniennes – et non pas seulement le Fatah et le Hamas comme on l’entend tous les jours – ont conclu le 23 avril 2014 un accord de réconciliation, avec la constitution d’un gouvernement d’union nationale le 2 juin 2014, ayant pour mission notamment d’organiser des élections générales.

Les dirigeants israéliens ont dénoncé cet accord, et ils ont immédiatement engagé un processus de sanctions collectives en bloquant les droits de douanes destinés à l’ANP (Accord de Paris), car le grand péril pour eux est l’unité du peuple palestinien. C’est dire qu’immédiatement, le gouvernement israélien se place dans la logique des punitions collectives, interdites par le droit international… et les principes élémentaires d’humanité.

2/ 12 juin, le rapt et le 13, la déclaration de Netanyahou

Le 12 juin, dans la région de Hébron, de jeunes Israéliens résidant dans les colonies illégales, qui rentraient à leur domicile en faisant de l’auto-stop, ont été pris en rapt. Il n’y a eu aucune revendication politique. Les corps des trois jeunes ont été retrouvés le 30 juin. Il s’agissait d’un évènement relevant du banditisme.

Dès le lendemain, le 13 juin, le premier ministre israélien a imputé le fait « au Hamas », annonçant des représailles du plus haut niveau : « Ils ont été enlevés par des gens du Hamas. Il y aura de graves conséquences ».

Le Hamas a démenti toute implication, et a dit être totalement étranger à ces faits de banditisme. Depuis cette date, aucun élément n’est venu apporter le moindre élément prouvait faire suspecter une implication du Hamas dans ce rapt, suivi de la mort des trois jeunes.

Il est clair que dirigeants d’Israël ont instrumentalité ces faits, avec un double but :

- créer une tension telle qu’elle pourrait remettre en cause le gouvernement d’union nationale,

- préparer une opération militaires contre la population de Gaza et la Résistance armée à Gaza.

3/ Une répression irraisonnée en Cisjordanie

Les dirigeants israéliens ont d’abord conduit une répression irraisonnée en Cisjordanie, sans aucun rapport avec la recherche des auteurs. La répression a été très dure, causant des blessés et des morts, et il a été procédé à des arrestations par centaine, de manière totalement arbitraire, dès lors qu’il n’existait aucun indice entre le rapt et les arrestations.

Plusieurs députés palestiniens ont été arrêtés. Les dirigeants israéliens ont profité des circonstances pour arrêter de nombreuses personnes sans griefs, mais simplement parce qu’ils faisaient partie de l’accord de libération de détenus conclus il y a deux ans. Il s’agit d’une vengeance. L’opinion internationale a dénoncé des rafles.

Il faut rappeler que les Palestiniens arrêtées ne bénéficient d’aucune garantie de droit en Israël. Ils sont transférées sur le territoire de la puissance occupante pour être incarcérées, ce qui est contraire à la 4° Convention de Genève. Alors qu’il s’agit de civils, ils sont jugés par des tribunaux miliaires, et sans respect des règles du fair trial. Enfin, la pratique des mauvais traitements et de la torture est systématique.

Les médias ont rendus publics l’agression commise à Jérusalem par les forces de sécurité, s’agissant d’un mineur, de nationalité des Etats-Unis d’Amérique. Mais ces violences sont systématiques.

Une députée israélienne, dénommée Ayelet Shaked, a exposé qu’il fallait exterminer les femmes palestiniennes car elles donnent la vie aux enfants. Elle n’a pas été exclue de son parti. Dans ce climat de haine, les extrémistes israéliens de Jérusalem ont pris en otage un jeune mineur Palestiniens pour le brûler vif.

4/ L’attaque contre le territoire de Gaza

Les dirigeants israéliens ont alors engagé leur cœur de leur action, c’est-à-dire frapper la population de Gaza et la Résistance armée, par une large offensive lancée le 8 juillet. Le processus conduisant à cette opération est parlant.

Les agressions miliaires, aériennes et navales, contre la population de Gaza sont permanentes. Elles s’ajoutent au blocus illégal, qui interdit même les exportations directes depuis Gaza, montrant que le but est de punir la population, en lui infligeant collectivement un traitement inhumain et dégradant. Les indications ont été données ci-dessus montrant les effets désastreux du blocus sur la vie sanitaire et sociale de la population de Gaza.

A partir de la mi-juin, soit lors du rapt de Hébron, l’aviation israélienne a généralisé des raids sur le territoire de Gaza, afin de mettre la population sous pression et de détruire des biens ou des personnes, en visant des installations de la Résistance, mais aussi des militants, leurs familles et leurs biens. Il s’agissait de pures représailles, car les groupes armées respectaient la trêve conclue.

Les dirigeants politiques palestiniens ont dénoncé ces exactions et ces exécutions sommaires. Le but évident de l’armée d’Israël était d’obliger les groupes résistants palestiniens à se défendre, pour ensuite en faire le prétexte à une agression militaire de grande ampleur.

De fait, les groupes armés ont répliqués dans un objectif de légitime défense, avec des moyens bien inférieurs à l’agresseur israélien.

C’est dans ces conditions que, mettant en œuvre ses déclarations du 13 juin 2014, le gouvernement israélien a annoncé qu’il engageait une offensive militaire de grande ampleur contre la population de Gaza. Les dirigeants se sont contredits entre eux sur les objectifs militaires, démontrant a contrario que les objectifs annoncés étaient factices, le but étant la sanction collective, et la recherche du soutien de l’opinion publique interne. Cette agression montre surtout que les dirigeants israéliens n’offrent globalement aucune solution politique, organisant l’avenir d’Israël sur la négation des droits du peuple palestinien.

De fait, les opérations militaires conduites se caractérisent par leur sauvagerie. Israël n’a pas d’autre perspective que l’élimination du peuple. Le président Mahmoud ABBAS a dénoncé une opération génocidaire, comme l’ont fait d’autres Etat, dont la Turquie.

Cette opération miliaire s’accompagne de conditions très dures pour la population, avec les destructions de biens collectifs, conduisant à des coupures d’électricité et des privations de l’eau potable.

II - Que dit le droit international ?

1/ Un conflit armé international

Une guerre ou pas une guerre ? Oui, c’est une guerre, dite asymétrique. Mais, pour le droit, la qualification est celle de conflit armé – qui est certain – et de conflit armé international. L’Etat d’Israël dit qu’il fait la guerre au Hamas, ce qui n’est que de la com’. Il agresse un peuple, qui se défend par les armes. C’est être contaminé par la propagande que faire l’assimilation « Gaza-Hamas ». Gaza, c’est une ville un territoire, partie de l’Etat qu’est la Palestine.

Le problème d’Israël n’est pas le Hamas, mais la population palestinienne. Israël veut éradiquer le Hamas. Une lubie, mais bon… Question : que propose-t-il pour que la population palestinienne de Gaza vive libre comme tous les peuples du monde ? Depuis 1967, l’Etat d’Israël a assigné des adresses aux Palestiniens, qui se trouvent ainsi depuis cette date interdit de circuler au sein des territoires palestiniens, et les réfugiés sont interdits d’accéder à la Palestine, leur terre.

Il s’agit donc bien d’un conflit armé international, mais ce conflit s’inscrit dans un épisode militaire depuis 1967. Juridiquement, Israël est puissance occupante depuis cette date, même après son retrait de Gaza, dès lorsqu’il exerce un contrôle miliaire sur le pays. En droit international, la puissance occupante doit la projection à la population occupée. Ici, elle l’attaque, lui vole ses terres, la ruine économiquement et la martyrise. Même notre si peu regardant Ministre des affaires étrangères a demandé hier la « fin des massacres ».

La qualification à retenir est donc celle opérante pour les conflits internationaux.

2/ Les crimes de guerre

Les crimes de guerre sont définis à l’article 8, et le a) fait directement référence au texte des quatre conventions de Genève de 1949. Au regard de la situation palestinienne, trois infractions définies par le a) sont pertinentes :

« i) L’homicide intentionnel ;

« ii) La torture ou les traitements inhumains, y compris les expériences biologiques ;

« vii) La déportation ou le transfert illégal ou la détention illégale ».

Viennent ensuite, définies au b) les autres violations graves des lois et coutumes applicables aux conflits armés internationaux. De la longue liste, je retiens cinq infractions, commises à maintes reprises par l’armée is

« i) Le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement part aux hostilités ;

« ii) Le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des biens de caractère civil, c’est-à-dire des biens qui ne sont pas des objectifs militaires ;

« iv) Le fait de diriger intentionnellement une attaque en sachant qu’elle causera incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens de caractère civil ou des dommages étendus, durables et graves à l’environnement naturel qui seraient manifestement excessifs par rapport à l’ensemble de l’avantage militaire concret et direct attendu ;

« v) Le fait d’attaquer ou de bombarder, par quelque moyen que ce soit, des villes, villages, habitations ou bâtiments qui ne sont pas défendus et qui ne sont pas des objectifs militaires ;

« ix) Le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, à l’enseignement, à l’art, à la science ou à l’action caritative, des monuments historiques, des hôpitaux et des lieux où des malades ou des blessés sont rassemblés, à condition qu’ils ne soient pas des objectifs militaires ».

Voilà. Je ne fais pas de commentaire : chacun peut se rendre ses conclusions au vu des informations.

3/ Crimes contre l’humanité

Les crimes contre l’humanité sont définis à l’article 7. Lisez bien le texte : il faut 1) une attaque systématique contre la population civile, et 2) une des infractions listées. Pour Gaza, beaucoup peuvent jouer.

Statut CPI, Article 7 – Crimes contre l’humanité

« 1. Aux fins du présent Statut, on entend par crime contre l’humanité l’un quelconque des actes ci-après lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque :

« a) Meurtre ;

« d) Déportation ou transfert forcé de population ;

« e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ;

« f) Torture ;

« h) Persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste au sens du paragraphe 3, ou en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour ;

« j) Crime d’apartheid ;

« k) Autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale.

4/ La légitime défense

Les règles sont fixes par l’article 31, et elles, permettent de faire entrer la proportion dans le débat.

« Une personne n’est pas responsable pénalement si, au moment du comportement en cause […] :

« c) Elle a agi raisonnablement pour se défendre, pour défendre autrui ou, dans le cas des crimes de guerre, pour défendre des biens essentiels à sa survie ou à celle d’autrui ou essentiels à l’accomplissement d’une mission militaire, contre un recours imminent et illicite à la force, d’une manière proportionnée à l’ampleur du danger qu’elle courait ou que couraient l’autre personne ou les biens protégés. Le fait qu’une personne ait participé à une opération défensive menée par des forces armées ne constitue pas en soi un motif d’exonération de la responsabilité pénale au titre du présent alinéa ;

« d) Le comportement dont il est allégué qu’il constitue un crime relevant de la compétence de la Cour a été adopté sous la contrainte résultant d’une menace de mort imminente ou d’une atteinte grave, continue ou imminente à sa propre intégrité physique ou à celle d’autrui, et si elle a agi par nécessité et de façon raisonnable pour écarter cette menace, à condition qu’elle n’ait pas eu l’intention de causer un dommage plus grand que celui qu’elle cherchait à éviter. Cette menace peut être :

« i) Soit exercée par d’autres personnes ;

« ii) Soit constituée par d’autres circonstances indépendantes de sa volonté.

Le texte de référence est le c), qui est une rédaction classique : une personne agit raisonnablement pour se défendre contre un recours imminent et illicite à la force, d’une manière proportionnée à l’ampleur du danger qu’elle courait ou que couraient l’autre personne ou les biens protégés. Un bilan 500 morts et 1500 blessés n’est ni raisonnable – surtout au vu des attaques contre les civils, qui sont illicites par nature – ni proportionné pour répondre à tirs de roquettes, qui n’ont fait que des blessés légers et des dégradations de bien limitées. Le massacre du quartier de Chijaya le 20 juillet, les tirs ciblés contre des enfants jouant sur la plage ou les tirs contre les hôpitaux n’entrent dans aucune logique de « proportion ».

Le d) a été plus discuté, car il laisse entendre que des crimes de guerre ou des crimes contre humanité pourraient bénéficier de la légitime défense. Mais les conditions fixées sont strictes que l’hypothèse est très fermée. Il faudrait prouver « une menace de mort imminente » ou équivalente, une action conduite de façon raisonnable pour écarter cette menace, et sans causer de dommage plus grand que celui que l’on cherche à éviter. Le texte peut jouer à propos de la résistance armée.

L’un des éléments saillants de l’analyse est la déclaration du 13 juin du premier ministre israélien : « Ils ont été enlevés par des gens du Hamas. Il y aura de graves conséquences ». L’agression a été montée de toute pièce, en espérant faire tomber le gouvernent d’union, et la légitime défense ne peut même pas être invoquée, les deux parties observant une trêve armée depuis de longs mois.

25 juillet 2014 - Middle East Eye - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.middleeasteye.net/news/p...
Traduction : Info-Palestine.eu

 

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BDS, Justice pour la Palestine

Global BDS Movement

Justice pour la Palestine

La coordination européenne des comités et associations de soutien à la Palestine (ECCP) basée à Bruxelles,
lance un appel à la solidarité avec le peuple palestinien.

Pierre Galand
Jeudi 24 Juillet 2014

Dans le cadre actuel des négociations engagées pour un cessez-le-feu à Gaza, les revendications de la partie palestinienne, présentées par le Hamas et l’Autorité palestinienne, ne sont rien d’autres que les résolutions adoptées par le Conseil et l’Assemblée générale des Nations Unies. Un peuple occupé, placé par l’occupant sous blocus, est en droit de résister et a, selon les normes des conventions internationales et de la Charte des Nations Unies, le choix des moyens pour obtenir la fin de cette occupation et la levée du blocus qui le privent de sa liberté et de ses échanges sociaux, économiques, culturels avec l’extérieur. C’est en ces termes qu’il y a lieu d’aborder la question de Gaza et de sa population de plus de 1,8 million d’habitants emprisonnés sur quelque 360 km2.

Refusant toute négociation avec les représentants élus de Gaza, Israël se place en situation d’occupant et d’oppresseur colonial. Il oblige ainsi la population à user de sa légitime défense. Mais Israël, se présentant comme l’agressé, inverse tout simplement les réalités du terrain. Son usage totalement disproportionné de la force, non pour se défendre mais pour punir toute une population est un crime de guerre, ainsi que l’a précisé la Fédération Internationale des Droits de l’Homme. En s’attaquant à des civils - femmes, enfants et vieillards, en détruisant les infrastructures et équipements publics - hôpitaux, écoles, centrales électriques, circuits d’eau potable, en détruisant les approvisionnements médicamenteux et alimentaires, en détruisant les maisons et des quartiers entiers, Israël commet une fois de plus des crimes contre l’humanité déjà dénoncés en 2009 par le rapport Goldstone et en mars 2013 par le Tribunal Russell sur la Palestine.

Les Etats et les entreprises qui, directement ou indirectement, apportent un soutien à l’Etat agresseur, se rendent complices de ces crimes.
En décrétant le Hamas « organisation terroriste », les pays occidentaux se placent de facto du côté de l’agresseur qui refuse officiellement toute négociation avec une instance politique élue démocratiquement. L’ancien président US Carter, de nombreux élus occidentaux comme moi-même avons pu observer en 2006 la régularité des élections législatives qui amenèrent au pouvoir les représentants du Hamas. Rappelons-nous qu’en son temps, ce sont les mêmes pays qui, pour soutenir le gouvernement sud-africain de l’apartheid, avaient qualifié l’ANC et son chef Nelson Mandela de terroristes. Qu’on apprécie ou non le Hamas, il est le représentant des populations de Gaza et sa résistance est légitime et soutenue aujourd’hui par le peuple palestinien tout entier.
Le gouvernement israélien, en se lançant une nouvelle fois dans une guerre contre Gaza, a cru pouvoir - une fois encore - abuser de l’impunité dont il bénéficie de la part de responsables politiques occidentaux. Toutefois, il n’a pas prévu que cette guerre coaliserait et rendrait sa volonté de résister à tout un peuple. La suprématie militaire israélienne impose un coût humain inacceptable pour les Palestiniens mais la résistance de ceux-ci a - cette fois aussi - un prix inattendu pour le gouvernement et l’armée. Cette guerre provoque au sein de la population israélienne de fortes réactions d’opposition d’une part grandissante de l’opinion publique et de la presse.

Le renouveau de la résistance dans l’ensemble de la Palestine pourrait être, pour Israël, ce que le Vietnam fut pour les Etats-Unis.

Ceux et celles qui se présentent comme la Communauté internationale vont-ils enfin condamner cette inacceptable agression israélienne qui se poursuit en violation de l’ensemble du droit humanitaire et des conventions internationales notamment la Quatrième Convention de Genève ? Entretemps, une droite sioniste et pro-sioniste s’obstine à vouloir justifier les positions bellicistes et coloniales d’Israël. La plus radicale soutient les faucons de l’extrême-droite du gouvernement au nom de leur indéfectible et aveugle soutien à Israël. Parmi eux, une frange d’extrémistes n’hésite pas à proclamer - pour des motifs idéologiques et religieux - qu’Israël doit rejeter les Palestiniens en Jordanie afin que la Palestine historique du mandat britannique revienne entièrement à Israël. Ils soutiennent qu’Israël est l’Etat des Juifs et d’eux-seuls. Ils nient tout à la fois le droit des Palestiniens à un Etat et aux Palestiniens vivant en Israël d’y bénéficier d’une citoyenneté égale à celle des juifs. La première conséquence étant la création d’un Etat d’apartheid. Une autre droite tout aussi sioniste, si elle ne développe pas ces thèses des ultras, déploie cependant des efforts importants pour détourner l’attention des décideurs et de l’opinion publique sur un terrain particulièrement dangereux : Israël, « la seule démocratie du Proche-Orient », est le seul réel allié des Occidentaux dans la région. Ces derniers perdraient une position stratégique en ne défendant pas ce petit Etat né de la Shoah et vaillant défenseur des « valeurs occidentales » face à un monde arabe « fourbe et incertain ». Ils agitent avec des moyens non négligeables une série d’angoisses latentes parmi nos populations, qui reposent tantôt sur les mythes de l’envahisseur, tantôt sur les risques d’une immigration incontrôlable et inassimilable. Pour eux, n’importe qu’elle manifestation ou revendication exprimée par les Européens originaires de l’autre rive de la Méditerranée est l’expression d’un antisémitisme redoutable. Ont-ils oublié ceux qui, en Europe, durant la guerre du Vietnam, brûlèrent des drapeaux américains sans jamais remettre en cause les Etats-Unis ni leur contribution inestimable à la chute du nazisme en 1945. Tout en se disant prêts à l’existence de deux Etats, leur obsession ou stratégie est de faire campagne contre le retour de l’antisémitisme, campagne qui s’apparente à une manière de détourner l’attention du public des raisons mêmes du courroux des manifestants à savoir la guerre d’occupation, de colonisation et de spoliation menée par Israël contre les Palestiniens. Cela étant dit, tout acte d’antisémitisme est et doit rester condamnable.

Aujourd’hui, avec les Israéliens qui dénoncent la guerre et l’occupation de la Palestine, avec les Palestiniens qui luttent pour leur droit à un Etat libéré de l’occupant israélien, le mouvement de solidarité internationale s’élargit et se renforce en Amérique, en Europe et dans le monde. Il pèsera de plus en plus pour forcer l’ONU, son Conseil de sécurité et les gouvernements à prendre des mesures pour la mise en œuvre des résolutions multiples qui fixent les droits et obligations permettant à la Palestine d’exister et de coexister avec ses voisins et parmi eux, un Etat d’Israël guéri de ses projets annexionnistes.
Face à l’incurie actuelle des responsables politiques mondiaux, le mouvement de solidarité doit amplifier une action solidaire et énergique de la société civile et des opinions publiques. La réponse la plus appropriée est celle du BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) lancée par plus de 174 associations palestiniennes. De son ampleur dépendra aussi le changement d’attitude des responsables publics aux Etats-Unis et en Europe comme ce fut le cas durant la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Bruxelles, le 24 /07/2014
Pierre Galand, ancien Sénateur belge, président de E.C.C.P (coordination européenne des ONG et des comités de soutien à la Palestine

Lire aussi  : Rien d’autre que la levée totale du blocus de Gaza…

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Le droit pour Israël de se défendre: La « solution » pour Gaza

Feiglin-hitler

Le droit pour Israël de se défendre:

La « solution » pour Gaza

Manlio Dinucci

Le secrétaire-général de l’ONU Ban Ki-moon, à l’ombre du secrétaire d’Etat USA John Kerry dont il apprécie l’ « engagement dynamique », est en train de chercher à Jérusalem la façon de « mettre fin à la crise de Gaza ». Il semble cependant ignorer que quelqu’un l’a déjà trouvée. Le vice-président de la Knesset, Moshe Feiglin, a en fait présenté le plan pour « une solution à Gaza ».
Il s’articule en sept phases.


1) L’ultimatum, donné à la « population ennemie », à qui est intimé d’abandonner les aires où se trouvent les combattants du Hamas, « en se transférant dans le Sinaï, non éloigné de Gaza ».


2) L’attaque, déclenchée par les forces armées israéliennes « à travers tout Gaza avec la force maximale (et non pas avec une fraction minuscule) », touchant tous les objectifs militaires et infrastructurels « sans aucune considération pour les boucliers humains et les dommages environnementaux ».


3) Le siège, simultané à l’attaque, afin que « rien ne puisse entrer à Gaza ou sortir de Gaza ».


4) La défense, pour « frapper avec la pleine force et sans considération pour les boucliers humains » n’importe quel lieu d’où soit partie une attaque contre Israël ou contre ses forces armées.


5) La conquête, opérée par les forces armées israéliennes qui, après avoir « assoupli » les objectifs par leur puissance de feu, « conquerront l’entière Gaza, en utilisant tous les moyens nécessaires pour minimiser tout dommage à nos soldats, sans aucune autre considération ».


6) L’élimination, opérée par les forces armées israéliennes, qui « anéantiront à Gaza tous les ennemis armés » et « traiteront en accord avec le droit international la population ennemie qui n’a pas commis de méfaits et s’est séparée des terroristes armés, à laquelle il sera autorisé de quitter Gaza ».


7) La souveraineté sur Gaza, « qui deviendra pour toujours une partie d’Israël et sera peuplée de juifs », contribuant à « alléger la crise de l’habitat en Israël ». Aux habitants arabes, qui « selon les sondages désirent pour la majorité quitter Gaza », sera offerte « une généreuse aide pour l’émigration internationale », qui sera cependant concédée seulement à « ceux qui ne sont pas impliqués dans des activités anti-israéliennes ». Les arabes qui choisiront de rester à Gaza recevront un permis de séjour en Israël et, après un certain nombre d’années, « ceux qui acceptent la domination, les règles et le mode de vie de l’Etat juif sur sa propre terre» pourront devenir citoyens israéliens.


Ce plan n’est pas le fruit de l’esprit d’un fanatique singulier, mais d’un homme politique qui est en train de recueillir un consensus croissant en Israël. Moshe Feiglin est le chef de Manhigut Yehudit (Leadership juif), la plus grande faction à l’intérieur du Comité central du Likoud, c’est-à-dire le parti de gouvernement. Dans l’élection pour la direction du Likoud en 2012, il a fait campagne contre Netanyahu, obtenant 23% des voix. Depuis lors son ascension est continue, si bien qu’en juillet il a ajouté à sa charge de vice-président de la Knesset celle de membre de l’influente Commission des affaires étrangères et défense.


Si l’on examine le plan que Feiglin est en train de promouvoir activement, que ce soit en Israël ou à l’étranger (surtout aux Etats-Unis et au Canada), on voit que l’actuelle opération militaire israélienne contre Gaza comprend presque intégralement les quatre premières des sept phases prévues. Sous cet éclairage, on comprend que le déplacement des colons israéliens hors de Gaza en 2005 avait pour objectif de laisser le champ libre aux forces armées israéliennes pour l’opération « Plomb durci » de 2008/2009. On comprend que l’actuelle opération « Bordure de protection » n’est pas contingente mais, comme les autres, est une partie organique d’un plan précis (soutenu au moins par une partie consistante du Likoud) pour occuper de façon permanente et coloniser Gaza, en expulsant la population palestinienne. Et Feiglin a sûrement déjà, aussi, prêt, le plan pour « une solution en Cisjordanie ».

Edition de vendredi 25 juillet 2014 de il manifesto sous le titre « La "soluzione" del Likud per Gaza »
http://ilmanifesto.info/la-soluzione-del-likud-per-gaza/
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
Texte du plan de Moshe Feiglin : http://www.voltairenet.org/article184845.html

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25 juillet 2014

Tués volontairement par Israël, ils avaient un nom, un prénom, une vie

Tués volontairement par Israël, ils avaient un nom, un prénom, une vie

Posted By Mouna M. On 25 juillet 2014 @ 9:14

In Gaza Playing Football Might Kill Your Kids
A Gaza, jouer au football peut tuer vos enfants – via @ReturnPal [2]

Déshumanisés, les Palestiniens sont, dans la presse française et étrangère – à quelques exceptions près -, des anonymes. Liquidés physiquement, ils sont arrachés à la mémoire collective.

Sur son site, l’International Middle East Media Center [3] (IMEMC) une comptabilité nominatives des tueries d’Israël.

Selon les derniers chiffres confirmés, il y aurait à ce jour au moins 714 martyrs et plus de 5 200 blessés. Le bilan est plus lourd, mais l’IMEMC ne publie que les noms des personnes dont la mort a été confirmée.

Cette liste a été traduite par Mouna M. [4], nouvelle collaboratrice sur Al-Kanz, chargée de la traduction anglais-français, français-anglais. Les noms des nourrissons, enfants, adolescents, ont été mis en gras. Israël assassin.

Tués vendredi 25 juillet

Ashraf Ibrahim Hasan Najjar, 13 ans, Khan Younis
Mahmoud Jihad Awad Abdin, 12 ans, Khan Younis
Ahmad Talal Najjar, Khan Younis
Mohammad Abdullah Najjar, Khan Younis
Sana’ Hasan Ali al-Astal, Khan Younis
Nabil Mahmoud Mohammad al-Astal, 12 ans, Khan Younis
Ashraf Mahmoud Mohammad al-Astal, Khan Younis
Maram Rajeh Fayyad, 26 ans, Deir al-Balah
Mahmoud Suleiman al-Astal, 17 ans, Khan Younis
Laila Ibrahim Zo’rob, 40 ans, Rafah
Mahmoud As’ad Ghaban, 24 ans, Beit Lahia
Ibrahim Jihad Abu Laban, 27 ans, Zeitoun – Gaza
Mahmoud Jihad Awad Abdin, 12 ans, Khan Younis
Ibrahim Sheikh Omar, 36 mois, Gaza
Shaima’ Hussein Abdul-Qadder Qannan (enceinte), 23 ans, Gaza

Tués jeudi 24 juillet

Bassam Khaled Abu Shahla, 44 ans, Khan Younès
Ahmad Rif’at Ar-Roqab, 23 ans, Khan Younès
Salman Salman al-Breem, 27 ans, Khan Younès
Mohammad Ismael al-Astal, 17 ans, Khan Younès
Ismael Mohammad al-Astal, 48 ans, Khan Younès
Ahmad Mohammad Ismael al-Astal, 20 ans, Khan Younès
Ahmad Ismael Mohammad al-Astal, 19 ans
Mohammad Saleh Mohammad al-Astal, 18 ans
Tha’er Omran Khamis al-Astal, 30 ans
Mohammad Hasan Abdul-Qader al-Astal, 43 ans, Khan Younès
Milad Omran al-Astal, 29 ans, Khan Younès
Mohammad Omran Khamis al-Astal, 33 ans, Khan Younès
Malak Amin Ahmad al-Astal, 24 ans, Khan Younès
Ahmad Thaer Omran al-Astal, 33 ans, Khan Younès
Amin Thaer Omran al-Astal, 3 ans, Khan Younès
Nada Thaer Omran al-Astal, 5 ans, Khan Younès

Yazid Sa’ad al-Batsh, 23 ans, Gaza
Ibrahim Abdullah Abu Aita, 67 ans, Jabalia
Ahmad Ibrahim Abdullah Abu Aita, 30 ans, Jabalia
Jamila Salim Abu Aita, 65 ans, Jabalia
Adham Ahmad Abu Aita, 11 ans, Jabalia
Khalil Nasser Aita Wishah, 21 ans, province centrale
Mohammad Ibrahim Abu Aita, 32 ans, Jabalia
Ahmad Ibrahim Said al-Qar’an, 26 ans, province centrale
Hadi Abdul-Hamid Abdul Nabi, 18 mois, Jabalia
Yahia Ibrahim Abu ‘Arbaid, Beit Hanoun
Mohammad Suleiman an-Najjar, Khuza’a, Khan Younès
Bilal Zayad ‘Alwan, 20 ans, Jabalia
Majed Mohammad, 26 ans, Jabalia
Mohammed Ibrahim Abu Daqqa, 42 ans, Khuza’a, Khan Younès
Akram Ibrahim Abu Daqqa, 50 ans, Khuza’a, Khan Younès
Salameh al-Rade’a, toddler, Nord de Gaza
Ismail Hussein Abu Rjeila, Khan Younès
Nafez Suleiman Qdeih, 35 ans, Khan Younès
Nabil Shehda Qdeih, 45 ans, Khan Younès
Baker an-Najjar, 13 ans, Khan Younès
Mohammad Ahmad Najjar, Khan Younès
Anwar Ahmad Najjar, Khan Younès
Anwar Ahmad Abu Daqqa, Khan Younès
Mousa Abu Daqqa, Khan Younès
Adli Khalil Abu Daqqa, Khan Younès
Ahmad Abdul-Karim Ahmad Hasan, Khan Younès
‘Ola Abu Aida, 27 ans, Zahra, Khan Younès
Ahmad Abdul-Karim Hasan, Zahra, Khan Younès
Mohammad Ismael Khader, Zahra, Khan Younès
Anas Akram Skafi, 18 ans, Shujaeyya, Gaza
Sa’ad Akram Skafi, 18 ans (frère jumeau) Shujaeyya – Gaza
Mohammad Jihad Matar, Beit Hanoun
Amna Jihad Matar, Beit Hanoun
Tamam Mohammad Hamad, Beit Hanoun
Khader Khalil al-Louh, 50 ans, Atatra, Nord de Gaza
Ramsi Mousa Abu Reeda, Khan Younès
Mohammad Abu Yousef, Khan Younès
Ahmad Qdeih, Khan Younès
Rami Qdeih, Khan Younès
Khader Khalil al-Louh, 50 ans, Nord de Gaza

Tués mercredi 23 juillet

Hasan Abu Hayyin, 70 ans, Shujaeyya, Gaza
Abdul-Rahman Abu Hayyin, 24 ans
Osama Bahjat Rajab, 34 ans, Beit Lahia
Mohammad Daoud Hammouda, 33 ans, Beit Lahia
Hamza Ziyada Abu ‘Anza, 18 ans, Khan Younès
Saddam Ibrahim Abu Assi, 23 ans, Khan Younès Blessé grièvement mardi, mort mercredi
Wisam ‘Ala Najjar, 17 ans, Khan Younès
Mohammad Mansour al-Bashiti, 7 ans, Khan Younès

Bassam Abdullah Abu T’eimi, 23 ans, Khan Younès
Mohammad Na’im Abu T’eimi, 25 ans, Khan Younès
Ismail Abu Tharifa, Khan Younès
Zeinab Abu Teir, enfant, Khan Younès
Mohammad Radi Abu Redya, 22 ans, Khan Younès
Shama Shahin, Khan Younès (épouse de Mohammad)
Mojahed Marwan Skafi, 20 ans, Shuja’eyya, Gaza
Adnan Ghazi Habib, 23 ans, Centre de Gaza
Ibrahim Ahmad Shbeir, 24 ans, Khan Younès
Mustafa Mohammad Mahmoud Fayyad, 24 ans, Nord de Gaza
Nidal Hamad al-‘Ejla, 25 ans, Gaza
Khalil Abu Jame’, Khan Younès
Husam al-Qarra, Khan Younès
Rabea’ Qassem, 12 ans, Nord de Gaza
Hasan Salah Abu Jamous, 29 ans, Khan Younès
Mahmoud Yousef Khaled al-‘Abadla, 22 ans, Khan Younès
Nour Abdul-Rahim al-‘Abadla, 22 ans, Khan Younès
Mohammad Farid al-Astal, Khan Younès
Mohammad Abdul-Ra’ouf ad-Dadda, 39 ans, Gaza
Ahmad Mohammad Bolbol, Gaza

Tués mardi 22 juillet

Naji Jamal al-Fajm, 26 ans, Khan Younès
Ebtehal Ibrahim ar-Remahi, Deir al-Balah
Yousef Ibrahim ar-Remahi, Deir al-Balah
Eman Ibrahim ar-Remahi, Deir al-Balah
Salwa Abu Mneifi, Khan Younès
Salwa Abu Mneifi, Khan Younès
Abdullah Ismael al-Baheessy, 27 ans, Deir al-Balah
Mos’ab Saleh Salama, 19 ans, Khan Younès
Ibrahim Nasr Haroun, 38 ans, Nusseirat
Mahmoud Suleiman Abu Sabha, 55 ans, Khan Younès
Hasan Khader Baker, 60 ans, ville de Gaza
Wa’el Jamal Harb, 32 ans, Rafah
Suleiman Abu Daher, 21 ans, Khan Younès
Haitham Samir al-Agha, 26 ans, Khan Younès
Fatima Hasan Azzam, 70 ans, Gaza
Mariam Hasan Azzam, 50 ans, Gaza
Yasmeen Ahmad Abu Mour, 2 ans, Rafah
Samer Zuheri Sawafiri, 29 ans, Rafah
Mohammad Mousa Fayyad, 36 ans, Khan Younès
Mona Rami al-Kharwat, 4 ans, Gaza
Soha Na’im al-Kharwat, 25 ans, Gaza
Ahmad Salah Abu Siedo, 17 ans, Gaza
Mohammad Khalil Ahl, 65 ans, Gaza, (corps trouvé mardi, mort dimanche pendant le massacre de Shuja’eyya)
Mahmoud Salim Daraj, 22 ans, Jabalia
Radhi Abu Hweishel, 40 ans, Nusseirat
Obeida Abu Hweishel, 15 ans, Nusseirat
Yousef Abu Mustafa, 27 ans, Nusseirat
Nour al-Islam Abu Hweishel, 12 ans, Nusseirat
Yousef Fawza Abu Mustafa, 20 ans, Nusseirat
Hani Awad Sammour, 27 ans, Khan Younès
Ahmad Ibhrahim Shbeir, 24 ans, Nusseirat
Mohammad Jalal al-Jarf, 24 ans, Khan Younès
Raed Salah, 22 ans, Al-Boreij
Ahmad Nassim Saleh, 23 ans, Al-Boreij
Mahmoud Ghanem, 22 ans, Al-Boreij
Mustafa Mohammad Mahmoud Fayyad, 24 ans
Ahmad Issam Wishah, 29 ans, province centrale
Ahmad Kamel Abu Mgheiseb, 35 ans, province centrale
Raed Abdul-Rahman Abu Mgheiseb, 35 ans, province centrale
Nader Abdul-Rahman Abu Mgheiseb, 35 ans, province centrale
Ahmad Mohammad Ramadan, 30 ans, province centrale
Khalaf Atiyya Abu Sneima, 18 ans, Rafah
Khalil Atiyya Abu Sneima, 20 ans, Rafah
Samih Abu Jalala, 64 ans, Rafah
Hakima Nafe’ Abu ‘Adwan, 75 ans, Rafah
Najah Nafe’ Abu ‘Adwan, 85 ans, Rafah
Mohammad Shehada Hajjaj, 31 ans, Rafah
Fawza Saleh Abdul-Rahman Hajjaj, 66 ans, Rafah
Rawan Ziad Jom’a Hajjaj, 28, ans, ville de Gaza
Mos’ab Nafeth al-Ejla, 30 ans, Shuja’eyya, Gaza
Tareq Fayeq Hajjaj, 22 ans, Gaza
Ahmad Ziad Hajjaj, 21 ans, Gaza
Hasan Sha’ban Khamisy, 28 ans, al-Maghazi, Gaza
Ahmad As’ad al-Boudi, 24 ans, Beit Lahia
Ahmad Salah Abu Seedo, 17 ans, Gaza
Salem Khalil Salem Shammaly, 23 ans, Shuja’eyya, Gaza (mort dimanche, corps retrouvé mardi)
Ibrahim Sammour, 38 ans, Khan Younès
Atiyya ad-Da’alsa, Nusseirat
Abdullah Awni al-Farra, 25 ans, Khan Younès
Hamada ‘Olewa, Zaitoun (trouvée sous les décombres de sa maison)
Ibrahim Sobhi al-Fayre, Jabalia
Rafiq Mohammad Qlub, Jabalia
Ahmad Abu Salah, Khan Younès
Mohammad Abdul-Karim Abu Jame’, Khan Younès
Amjad al-Hindi, ville de Gaza

Tués lundi 21 juillet

Shahinaz Walid Mohammad Abu Hamad, 1 an, Khan Younès
Husam Abu Qeinas, 5 ans, Khan Younès

Somoud Nassr Siyam, 26 ans, ville de Gaza
Bader Nabil Siyam, 25 ans, ville de Gaza
Ahmad Ayman Mahrous Siyam, 17 ans, ville de Gaza
Mustafa Nabil Mahrous Siyam, 12 ans, ville de Gaza
Ghaida Nabil Mahrous Siyam, 8 ans, ville de Gaza
Dalal Nabil Mahrous Siyam, 8 mois, ville de Gaza

Kamal Mahrous Salama Siyam, 27 ans, ville de Gaza
Mohammad Mahrous Salaam Siyam, 25 ans, ville de Gaza
Shireen Mahmoud Salaam Siyam, 32 ans, ville de Gaza
Ahmad Suleiman Abu Saoud, 34 ans, Khan Younès
Manwa Abdul-Baset as-Sabe, 37 ans, Beit Hanoun
Kamal Balal al-Masri, 22 ans, Beit Hanoun
Bilal Jabr Mohammad al-Ashab, 22 ans, ville de Gaza
Raed Ismail al-Bardawil, 26 ans, Rafah
Zakariya Masoud al-Ashqar, 24 ans, centre de Gaza
Abdullah Matroud Abu Hjeir, 16 ans, centre de Gaza
Ahmad Salhoub, 34 ans, centre de Gaza
Raed Issam Daoud, 30 ans, ville de Gaza
Younis Ahmad Younis Sheikh al-Eid, 23 ans, Rafah
Rajae Hammad Mohammad, 38 ans, Gaza
Ahmad Khale Daghmash, 21 ans, Gaza
Mahmoud Hasan an-Nakhala, Gaza
Saleh Badawi, 31 ans, Gaza
Kamal Mas’oud, 21 ans, Gaza
Mohammad Samih al-Ghalban, Gaza
Majdi Mahmoud al-Yazeji, 56 ans, al-Karama, Gaza
Mayar al- Yazeji, 2, al-Karama, Gaza
Anas al- Yazeji, 5, al-Karama, Gaza
Yasmin Naif al-Yazeji, al-Karama, Gaza
Safinaz al-Yazeji, al-Karama, Gaza
Tamer Nayef Jundiyya, 30 ans, Gaza
Kamel Jundiyya, 32 ans, Gaza
Rahma Ahmad Jundiyya, 50 ans
Mohammad Mahmoud al-Maghrebi, 24 ans
Ibrahim Shaban Bakron, 37 ans
Yousef Ghazi Hamdiyya, 25 ans, Gaza
Motaz Jamal Hamdiyya, 18 ans, Gaza
Aaed Jamal Hamdiyya, 21 ans, Gaza
Yasmin al-Qisas, ville de Gaza
Lamia Eyad al-Qisas, ville de Gaza
Nismaa Eyad al-Qisas, ville de Gaza
Arwa al-Qisas, ville de Gaza
Aya Yassr al-Qisas, ville de Gaza
Aisha Yassr al-Qisas, ville de Gaza
Aliya Siyam, ville de Gaza
Fayza Sabr Siyam, ville de Gaza
Samia Siyam, ville de Gaza
Fadi Azmi Buryam, Deir al-Balah
Ayman Salaam Buryam, Deir al-Balah
Salaam Abdul-Majeed Buryam, Deir al-Balah
Karim Ibrahim Atiya Barham, 25 ans, Khan Younès
Nidal Ali Daka, 26 ans, Khan Younès
Nidal Jamaa Abu Asy, 43 ans, Khan Younès
Fatima Ahmad al-Arja, Rafah
Atiya Yusef Dardouna, 26 ans, Jabalia
Ibrahim Deib Ahmad al-Kilani, 53 ans (père de Yassr, Elias, Susan, Reem et Yasmeen) , ville de Gaza
Yassr Ibrahim Deib al-Kilani, 8 ans, ville de Gaza
Elias Ibrahim Deib al-Kilani, 4 ans, ville de Gaza
Susan Ibrahim Deib al-Kilani, 11 ans, ville de Gaza
Reem Ibrahim Deib al-Kilani, 12 ans, ville de Gaza
Yasmeen Ibrahim Deeb al-Kilani, 9 ans, ville de Gaza

Taghrid Shoeban Mohammad al-Kilani, 45 ans, ville de Gaza
Aida Shoeban Mohammad Derbas, 47 ans, ville de Gaza
Mahmoud Shoeban Mohammad Derbas, 37 ans, ville de Gaza
Sura Shoeban Mohammad Derbas, 41 ans, ville de Gaza
Aynas Shoeban Mohammad Derbas, 30 ans, ville de Gaza
Fadi Bashir al-Ablala, 22 ans, Khan Younès

Tués dimanche 20 juillet

Salem Ali Abu Saada, Khan Younès
Mohammad Yusef Moammer, 30 ans, Rafah
Hamza Yousef Moammer, 26 ans, Rafah
Anas Yousef Moammar, 16 ans
Hosni Mahmoud al-Absi, 56 ans, Rafah
Suheib Ali Joma Abu Qoura, 21 ans, Rafah
Ahmad Tawfiq Mohammad Zanoun, 26 ans, Rafah
Hamid Soboh Mohammad Fojo, 22 ans, Rafah
Najah Saad al-Deen Daraji, 65 ans, Rafah
Abdullah Yusef Daraji, 3 ans, Rafah
Mohammed Rajaa Handam, 15 ans, Rafah

Yusef Shaaban Ziada, 44 ans, Al Bureij
Jamil Shaaban Ziada, 53 ans, Al Bureij
Shoeban Jamil Ziada, 12 ans, Al Bureij (fils de Jamil)
Soheiib Abu Ziada, Al Bureij
Mohammad Mahmoud al-Moqaddma, 30 ans, Al Bureij
Raed Mansour Nayfa, Shujaeyya (ville de Gaza)
Fuad Jaber, Medic, Shujaeyya (ville de Gaza)
Mohammad Hani Mohammad al-Hallaq, 2 ans, al-Rimal, Gaza
Kenan Hasan Akram al-Hallaq, 6 ans, al-Rimal, Gaza

Hani Mohammad al-Hallaq, 29 ans, al-Rimal, Gaza
Suad Mohammad al-Hallaq, 62 ans, al-Rimal, Gaza
Saje Hasan Akram al-Hallaq, 4 ans, al-Rimal, Gaza
Hala Akram Hasan al-Hallaq, 27 ans, al-Rimal, Gaza
Samar Osama al-Hallaq, 29 ans, al-Rimal, Gaza
Ahmad Yassin, al-Rimal, Gaza
Ismael Yassin, al-Rimal, Gaza
Aya Bahjat Abu Sultan, 15 ans, Beit Lahia
Ibrahim Salem Joma as-Sahbani, 20 ans, Shujaeyya – Gaza
Aref Ibrahim al-Ghalyeeni, 26 ans, Shujaeyya – Gaza
Osama Khalil Ismael al-Hayya, 30 ans, Shujaeyya – Gaza (père de Umama et Khalil)
Hallah Saqer Hasan al-Hayya, 29 ans, Shujaeyya – Gaza (mère de Umama et Khalil)
Umama Osama Khalil al-Hayya, 9 ans, Shujaeyya – Gaza
Khalil Osama Khalil al-Hayya, 7 ans, Shujaeyya – Gaza

Rebhi Shehta Ayyad, 31 ans, Shujaeyya – Gaza
Yasser Ateyya Hamdiyya, 28 ans, Shujaeyya – Gaza
Esra Ateyya Hamdiyya, 28 ans, Shujaeyya – Gaza
Akram Mohammad Shkafy, 63 ans, Shujaeyya – Gaza
Eman Khalil Abed Ammar, 9 ans, Shujaeyya – Gaza
Ibrahim Khalil Abed Ammar, 13 ans, Shujaeyya – Gaza
Asem Khalil Abed Ammar, 4 ans, Shujaeyya – Gaza

Eman Mohammad Ibrahim Hamada, 40 ans, Shujaeyya – Gaza
Ahmad Ishaq Yousef Ramlawy, 33 ans, Shujaeyya – Gaza
Ahmad Sami Diab Ayyad, 27 ans, Shujaeyya – Gaza
Fida Rafiq Diab Ayyad, 24 ans, Shujaeyya – Gaza
Narmin Rafiw Diab Ayyad, 20 ans, Shujaeyya – Gaza
Ahmad Mohammad Ahmad Abu Zanouna, 28 ans
Tala Akram Ahmad al-Atawy, 7 ans, Shujaeyya – Gaza
Tawfiq Barawi Salem Marshoud, 52 ans, Shujaeyya – Gaza
Hatem Ziad Ali Zabout, 24 ans, Shujaeyya – Gaza
Khaled Riyadh Mohammad Hamad, 25 ans, Shujaeyya – Gaza (journaliste)
Khadija Ali Mousa Shihada, 62 ans, Shujaeyya – Gaza
Khalil Salem Ibrahim Mosbeh, 53 ans, Shujaeyya – Gaza
Adel Abdullah Eslayyem, 2 ans, Shujaeyya – Gaza
Dina Roshdi Abdullah Eslayyem, 2 ans, Shujaeyya – Gaza
Rahaf Akram Ismael Abu Joma, 4 ans, Shujaeyya – Gaza
Shadi Ziad Hasan Eslayyem, 15 ans, Shujaeyya – Gaza
Ala Ziad Hasan Eslayyem, 11 ans, Shujaeyya – Gaza

Sherin Fathi Othman Ayyad, 18 ans, Shujaeyya – Gaza
Adel Abdullah Salem Eslayyem, 29 ans, Shujaeyya – Gaza
Fadi Ziad Hasan Eslayyem, 10 ans, Shujaeyya – Gaza
Ahed Saad Mousa Sarsak, 30 ans, Shujaeyya – Gaza
Aisha Ali Mahmoud Zayed, 54 ans, Shujaeyya – Gaza
Abed-Rabbo Ahmad Zayed, 58 ans, Shujaeyya – Gaza
Abdul-Rahman Akram Sheikh Khalil, 24 ans, Shujaeyya – Gaza
Mona Suleiman Ahmad Sheikh Khalil, 49 ans
Heba Hamed Mohammad Sheikh Khalil, 13 ans, Shujaeyya – Gaza
Abdullah Mansour Radwan Amara, 23 ans, Shujaeyya – Gaza
Issam Atiyya Said Skafy, 26 ans, Shujaeyya – Gaza
Ali Mohammad Hasan Skafy, 27 ans, Shujaeyya – Gaza
Mohammad Hasan Skafy, 53 ans, Shujaeyya – Gaza
Ala Jamal ed-Deen Barda, 35 ans, Shujaeyya – Gaza
Omar Jamil Sobhi Hammouda, 10 ans, Shujaeyya – Gaza
Ghada Jamil Sobhi Hammouda, 10 ans, Shujaeyya – Gaza

Ghada Ibrahim Suleiman Adwan, 39 ans, Shujaeyya – Gaza
Fatima Abdul-Rahim Abu Ammouna, 55 ans, Shujaeyya – Gaza
Fahmi Abdul-Aziz Abu Said, 29 ans, Shujaeyya – Gaza
Ghada Sobhi Saadi Ayyad, 9 ans, Shujaeyya – Gaza
Mohammad Ashraf Rafiq Ayyad, 6 ans, Shujaeyya – Gaza
Mohammad Raed Ehsan Ayyad, 6 ans, Shujaeyya – Gaza
Mohammad Rami Fathi Ayyad, 2 ans, Shujaeyya – Gaza
Mohammad Raed Ehsan Akeela, 19 ans, Shujaeyya – Gaza
Mohammad Ziad Ali Zabout, 23 ans, Shujaeyya – Gaza
Mohammad Ali Mohared Jundiyya, 38 ans, Shujaeyya – Gaza
Marah Shaker Ahmad al-Jammal, 2 ans, Shujaeyya – Gaza
Marwan Monir Saleh Qonfid, 23 ans, Shujaeyya – Gaza
Maisa Abdul-Rahman Sarsawy, 37 ans, Shujaeyya – Gaza
Marwa Salman Ahmad Sarsawy, 13 ans, Shujaeyya – Gaza
Mos’ab el-Kheir Salah ed-Din Skafi, 27 ans, Shujaeyya – Gaza
Mona Abdul-Rahman Ayyad, 42 ans, Shujaeyya – Gaza
Halla Sobhi Sa’dy Ayyad, 25 ans, Shujaeyya – Gaza
Younis Ahmad Younis Mustafa, 62 ans, Shujaeyya – Gaza
Yousef Salem Hatmo Habib, 62 ans, Shujaeyya – Gaza
Fatima Abu Ammouna, 55 ans, Shujaeyya – Gaza
Ahmad Mohammad Azzam, 19 ans, Shujaeyya – Gaza
Ismael al-Kordi, Shujaeyya – Gaza
Fatima Ahmad Abu Jame’, 60 ans, Khan Younès
Sabah Abu Jame’, 35 ans, belle-fille de Fatima et sa famille :
Razan Tawfiq Ahmad Abu Jame’, 14 ans, Khan Younès
Jawdat Tawfiq Ahmad Abu Jame’, 13 ans, Khan Younès
Aya Tawfiq Ahmad Abu Jame’, 12 ans, Khan Younès
Haifaa Tawfiq Ahmad Abu Jame’, 9 ans, Khan Younès
Ahmad Tawfiq Ahmad Abu Jame’, 8 ans, Khan Younès
Maysaa Tawfiq Ahmad Abu Jame’, 7 ans, Khan Younès
Tawfiq Tawfiq Ahmad Abu Jame’, 4 ans, Khan Younès

Shahinaz Walid Muhammad Abu Jame’, 29 ans, enceinte, autre belle-fille de Fatima et sa famille :
Fatmeh Taysir Ahmad Abu Jame’ 12 ans, Khan Younès
Ayub Taysir Ahmad Abu Jame’ 10 ans, Khan Younès
Rayan Taysir Ahmad Abu Jame’, 5 ans, Khan Younès
Rinat Taysir Ahmad Abu Jame’, 2 ans, Khan Younès
Nujud Taysir Ahmad Abu Jame’, 4 mois, Khan Younès

Yasmin Ahmad Salameh Abu Jame’, 25 ans, enceinte, une autre belle-fille de Fatima, et sa famille :
Batul Bassam Ahmad Abu Jame’, 4 ans , Khan Younès
Soheila Bassam Ahmad Abu Jame’, 3 ans , Khan Younès
Bisan Bassam Ahmad Abu Jame’, 6 mois , Khan Younès

Yasser Ahmad Muhammad Abu Jame’ 27 ans, fils de Fatima
Fatima Riad Abu Jame’, 26 ans, enceinte, femme de Yasser et belle-fille de Fatima
Sajedah Yasser Ahmad Abu Jame’, 7 ans, Khan Younès
Siraj Yasser Ahmad Abu Jame’, 4 ans, Khan Younès
Noor Yasser Ahmad Abu Jame’, 2 ans, Khan Younès
Husam Husam Abu Qeinas, 7 ans, petit-fils de Fatima

Tués samedi 19 juillet

Yahia Bassam as-Serry, 20 ans, Khan Younès
Mohammad Bassam as-Serry, 17 ans, Khan Younès
Mahmoud Rida Salhiyya, 56 ans, Khan Younès
Mustafa Rida Salhiyya, 21 ans, Khan Younès
Mohammad Mustafa Salhiyya, 22 ans, Khan Younès
Waseem Rida Salhiyya, 15 ans, Khan Younès
Ibrahim Jamal Kamal Nassr, 13 ans, Khan Younès

Rushdi Khaled Nassr, 24 ans, Khan Younès
Mohammad Awad Faris Nassr, 25 ans, Khan Younès
Ahmad Mahmoud Hasan Aziz, 34 ans, Beit Hanoun
Said Ali Issa, 30 ans, Juhr ed-Deek, Central Gaza
Raed Walid Laqan, 27 ans, Khan Younès
Mohammad Jihad al-Qara, 29 ans, Khan Younès
Rafat Ali Bahloul, 36 ans, Khan Younès
Bilal Ismail Abu Doqqa, 33 ans, Khan Younès
Mohammad Ismail Sammour, 21 ans, Khan Younès
Eyad Ismael ar-Raqab, 26 ans, Khan Younès
Mohammad Atallah Odah Saadat, 25 ans, Beit Hanoun
Mohammad Rafiq ar-Rohhal, 22 ans, Beit Lahia
Mohammad Ziad ar-Rohhal, 6 ans, Beit Lahia
Mohammad Ahmad Abu Zanouna, 37 ans, ville de Gaza
Mahmoud Abdul-Hamid al-Zweidi, 23 ans, Beit Lahia
Dalia Abdel-Hamid al-Zweidi, 37 ans, Beit Lahia
Rowiya Mahmoud al-Zweidi, 6 ans, Beit Lahia
Naghm Mahmoud al-Zweidi, 2 ans, Beit Lahia

Mohammad Khaled Jamil al-Zweidi, 20 ans, Beit Lahia
Amr Hamouda, 7 ans, Beit Lahia
Mohammad Riziq Mohammad Hamouda, 18 ans
Momen Taysir al-Abed Abu Dan, 24 ans, province centrale
Abdul-Aziz Samir Abu Zaitar, 31 ans, province centrale
Mohammad Ziad Zabout, 24 ans, ville de Gaza
Hatem Ziad Zabout, 22 ans, ville de Gaza
Fadal Mohammad al-Bana, 29 ans, Jabalia
Mohammad Abdul-Rahman Abu Hamad, 25 ans, Beit Lahia
Maali Abdul-Rahman Suleiman Abu Zeid, 24 ans, province centrale
Mohammad Ahmad as-Saidi, 18 ans, Khan Younès
Abdul-Rahman Mohammad Odah, 23 ans, province centrale
Tariq Samir Khalil al-Hatou, 26 ans, province centrale
Mahmoud al-Sharif, 24 ans, province centrale
Mohammad Fathi al-Ghalban, 23 ans, Khan Younès
Mahmoud Anwar Abu Shabab, 16 ans, Rafah
Ahmad Abu Thurayya, 25 ans, province centrale
Abdullah Ghazi al-Masri, 30 ans, province centrale
Ayman Hisham an-Na’ouq, 25 ans, province centrale
Aqram Mahmoud al-Matouq, 37 ans, Jabalia

Tués vendredi 18 juillet

Majdi Suleiman Jabara, 22 ans, Rafah
Faris Juma al-Mahmoum, 5 mois, Rafah

Omar Eid al-Mahmoum, 18 ans, Rafah
Nassim Mahmoud Nassier, 22 ans, Beit Hanoun
Karam Mahmoud Nassier, 20 ans, Beit Hanoun
Salmiyya Suleiman Ghayyadh, 70 ans, Rafah
Rani Saqer Abu Tawila, 30 ans, ville de Gaza
Hammad Abdul-Karim Abu Lehya, 23 ans, Khan Younès
Mohammad Abdul-Fattah Rashad Fayyad, 26 ans, Khan Younès
Mahmoud Mohammad Fayyad, 25 ans, Khan Younès
Amal Khader Ibrahim Dabbour, 40 ans, Beit Hanoun
Ismail Yousef Taha Qassim, 59 ans, Beit Hanoun
Ahmad Fawzi Radwan, 23 ans, Khan Younès
Mahmoud Fawzi Radwan, 24 ans, Khan Younès
Bilal Mahmoud Radwan, 23 ans, Khan Younès
Monther Radwan, 22 ans, Khan Younès
Hani As’ad Abdul-Karim Shami, 35 ans, Khan Younès
Mohammad Hamdan Abdul-Karim Shami, 35 ans, Khan Younès
Husam Musallam Abu Issa, 26 ans, Gaza
Ahmad Ismael Abu Musallam, 14 ans, ville de Gaza
Mohammad Ismael Abu Musallam, 15 ans, ville de Gaza
Wala Ismael Abu Musallam, 13 ans, ville de Gaza

Naim Mousa Abu Jarad, 23 ans, Beit Hanoun
Abed Mousa Abu Jarad, 30 ans, Beit Hanoun
Siham Mousa Abu Jarad, 26 ans, Beit Hanoun
Raja Oliyyan Abu Jarad, 31 ans, Beit Hanoun
Haniyya Abdul-Rahman Abu Jarad, 3 ans, Beit Hanoun
Samih Naim Abu Jarad, 1 an, Beit Hanoun
Mousa Abul-Rahman Abu Jarad, 6 mois, Beit Hanoun
Ahlam Mousa Abu Jarad, 13 ans, Beit Hanoun

Husam Musallam Abu Aisha, 26 ans, Jahr al-Deek
Mohammad Saad Mahmoud Abu Sa’da , Khan Younès
Ra’fat Mohammad al-Bahloul, 35 ans, Khan Younès
Wala al-Qarra, 20 ans, Khan Younès
Abdullah Jamal as-Smeiri, 17 ans, Khan Younès
Ahmad Hasan Saleh al-Ghalban, 23 ans, Khan Younès
Hamada Abdullah Mohammad al-Bashiti, 21 ans, Khan Younès
Hamza Mohammad Abu Hussein, 27 ans, Rafah
Ala Abu Shabab, 23 ans, Rafah
Mohammad Awad Matar, 37 ans, Rafah
Bassem Mohammad Mahmoud Madhi, 22 ans, Rafah
Ahmad Abdullah al-Bahnasawi, 25 ans, Um An-Nasr
Saleh Zgheidy, 20 ans, Rafah
Mahmoud Ali Darwish, 40 ans, Nusseirat, Centre de Gaza
Yousef Ibrahim al-Astal, 23 ans, Khan Younès
Imad Hamed E’lawwan, 7 ans, Gaza
Qassem Hamed E’lawwan, 4 ans, Gaza (frère de Imad)
Sarah Mohammad Bustan, 13 ans, Gaza

Rezeq Ahmad al-Hayek, 2 ans, Gaza
Mustafa Faisal Abu Sneina, 32 ans, Rafah
Imad Faisal Abu Sneina, 18 ans, Rafah
Nizar Fayez Abu Sneina, 38 ans, Rafah
Ismail Ramadan al-Loulahi, 21 ans, Khan Younès
Ghassan Salem Mousa Abu Azab, 28 ans, Khan Younès
Ahmad Salem Shaat, 22 ans, Khan Younès
Mohammad Salem Shaat, 20 ans, Khan Younès
Amjad Salem Shaat, 15 ans, Khan Younès
Mohammad Talal as-Sane, 20 ans, Rafah

Tués jeudi 17 juillet

Mohammad Mahmoud Al-Qadim, 22 ans, Deir al-Balah
Mohammad Abdul-Rahman Hassouna, 67 ans, Rafah
Zeinab Mohammad Said al-Abadla, 71 ans, Khan Younès
Ahmad Reehan, 23 ans, Beit Lahia
Salem Saleh Fayyad, 25 ans, ville de Gaza
Abdullah Salem al-Atras, 27 ans, Rafah
Bashir Mohammad Abdul-Al, 20 ans, Rafah
Mohammad Ziyad Ghanem, 25 ans, Rafah
Mohammad Ahmad al-Hout, 41 ans, Rafah
Fulla Tariq Shuhaibar, 8 ans, ville de Gaza
Jihad Issam Shuhaibar, 10 ans, ville de Gaza
Wasim Issam Shuhaibar, 9 ans, ville de Gaza
Rahaf Khalil al-Jbour, 4 ans, Khan Younès
Yassin al-Humaidi, 4 ans, ville de Gaza
(succomba à des blessures antérieures)
Ismail Youssef al-Kafarneh, Beit Hanoun
Hamza Hussein al-Abadala, 29 ans, Khan Younès
Abed Ali Ntheir, 26 ans, ville de Gaza
Mohammad Shadi Ntheir, 15 ans, vill e de Gaza
Mohammad Salem Ntheir, 4 ans, ville de Gaza

Salah Saleh ash-Shafe’ey, Khan Younès

Tués mercredi 16 juillet

Mohammad Ismael Abu Odah, 27 ans, Rafah
Mohammad Abdullah Zahouq, 23 ans, Rafah
Ahmed Adel Nawajha, 23 ans, Rafah
Mohammad Taisir Abu Sharab, 23 ans, Khan Younès
Mohammad Sabri ad-Debari, Rafah
Farid Mahmoud Abu-Doqqa, 33 ans, Khan Younès
Ashraf Khalil Abu Shanab, 33 ans, Rafah
Khadra Al-Abed Salama Abu Doqqa, 65 ans, Khan Younès
Omar Ramadan Abu Doqqa, 24 ans, Khan Younès
Ibrahim Ramadan Abu Doqqa, 10 ans, Khan Younès
Ahed Atef Bakr, 10 ans, plage de Gaza
Zakariya Ahed Bakr, 10 ans, plage de Gaza
Mohammad Ramiz Bakr, 11 ans, plage de Gaza
Ismail Mahmoud Bakr, 9 ans, plage de Gaza

Mohammad Kamel Abdul-Rahman, 30 ans, Sheikh Ejleen, ville de Gaza
Husam Shamlakh, 23 ans, Sheikh Ejleen, ville de Gaza
Usama Mahmoud Al-Astal, 6 ans, Khan Younès (succomba à des blessures antérieures lors de l’attaque d’une mosquée)
Hussein Abdul-Nasser al-Astal, 23 ans, Khan Younès
Kawthar al-Astal, 70 ans, Khan Younès
Yasmin al-Astal, 4 ans, Khan Younès
Kamal Mohammad Abu Amer, 38 ans, Khan Younès
Akram Mohammad Abu Amer, 34 ans, Khan Younès (frère de Kamal, blessé au cours de la même attaque, succomba à ses blessures plus tard dans la journée)
Hamza Raed Thary, 6 ans, Jabalia (fut blessé quelques jours auparavant lors d’une attaque au cours de laquelle beaucoup de civils, dont des enfants, furent tués alors qu’ils jouaient sur la plage à Jabalia)
Abdul-Rahman Ibrahim Khalil as-Sarhi, 37 ans, ville de Gaza

Tués mardi 15 juillet

Abdullah Mohammad al-Arjani, 19 ans, Khan Younès
Suleiman Abu Louly, 33 ans, Rafah
Saleh Said Dahleez, 20 ans, Rafah
Yasser Eid al-Mahmoum, 18 ans, Rafah
Ismael Fattouh Ismael, 24 ans, ville de Gaza
Khalil Sh’aafy, Juhr Ed-Deek, Gaza
Sobhi Abdul-hamid Mousa, 77 ans, Khan Younès

Tués lundi 14 juillet

Adham Abdul-Fattah Abdul-Aal, 27 ans
Hamid Suleiman Abu al-Araj, 60 ans, Deir al-Balah
Abdullah Mahmoud Baraka, 24 ans, Khan Younès
Tamer Salem Qdeih, 37 ans, Khan Younès
Ziad Maher an-Najjar, 17 ans, Khan Younès
Ziad Salem ash-Shawy, 25 ans, Rafah
Mohammad Yasser Hamdan, 24 ans, Gaza
Mohammad Shakib al-Agha, 22 ans, Khan Younès
Ahmed Younis Abu Yousef, 22 ans, Khan Younès
Sara Omar Sheikh al-Eid, 4 ans, Rafah
Omar Ahmad Sheikh al-Eid, 24 ans, Rafah
Jihad Ahmad Sheikh al-Eid, 48 ans, Rafah
Kamal Atef Yousef Abu Taha, 16 ans, Khan Younès
Ismael Nabil Ahmad Abu Hatab, 21 ans, Khan Younès
Boshra Khalil Zorob, 53 ans, Rafah
Atwa Amira al-Amour, 63 ans, Khan Younès

Tués dimanche 13 juillet

Ezzeddin Bolbol, 25 ans, Rafah
Rami Abu Shanab, 25 ans, Deir al-Balah
Fawziyya Abdul-al, 73 ans, ville de Gaza
Moayyad al-Araj, 3 ans, Khan Younès
Husam Ibrahim Najjar, 14 ans, Jabalia

Hijaziyya Hamed al-Hilo, 80 ans, ville de Gaza
Ruwaida abu Harb Zawayda, 30 ans, Centre de Gaza
Haitham Ashraf Zorob, 21 ans, Rafah
Laila Hassan al-Odaat, 41 ans, al-Maghazi
Hussein Abdul-Qader Mheisin, 19 ans, Gaza
Qassem Talal Hamdan, 23 ans, Beit Hanoun
Maher Thabet abu Mour, 23 ans, Khan Younès
Mohammad Salem Abu Breis, 65 ans, Deir al-Balah
Moussa Shehda Moammer, 60 ans, Khan Younès
Hanadi Hamdi Moammer, 27 ans, Khan Younès
Saddam Mousa Moammer, 23 ans, Khan Younès

Tués samedi 12 juillet

Anas Yousef Qandil, 17 ans, Jabalia
Islam Yousef Mohammad Qandil, 27 ans, Jabalia
Mohammad Edrees Abu Sneina, 20 ans, Jabalia
Abdul-Rahim Saleh al-Khatib, 38 ans, Jabalia
Husam Thieb ar-Razayna, 39 ans, Jabalia
Ibrahim Nabil Hamada, 30 ans, at-Tuffah, ville de Gaza
Hasan Ahmad Abu Ghush, 24, at-Tuffah, ville de Gaza
Ahmad Mahmoud al-Bal’awy, 26 ans, at-Tuffah, ville de Gaza
Ali Nabil Basal, 32 ans, at-Tuffah, ville de Gaza
Mohammad Bassem al-Halaby, 28 ans, Ouest de la ville de Gaza
Mohammad Sweity (Abu Askar), 20 ans, Ouest de la ville de Gaza
Khawla al-Hawajri, 25 ans, camp de réfugiés de Nuseirat
Ola Wishahi, 31 ans, Mabarra, association pour handicapés à Jabalia
Suha Abu Saade, 38 ans, Mabarra, association pour handicapés à Jabalia
Mohammad Edrees Abu Sweilem, 20 ans, Jabalia
Rateb Subhi al-Saifi, 22 ans, Sheikh Radwan, ville de Gaza
Azmi Mahmoud Obeid, 51 ans, Sheikh Radwan, ville de Gaza
Nidal Mahmoud Abu al-Malsh, 22 ans, Sheikh Radwan, ville de Gaza
Suleiman Said Obeid, 56 ans, Sheikh Radwan, ville de Gaza
Mustafa Muhammad Inaya, 58 ans, Sheikh Radwan, ville de Gaza
Ghassan Ahmad al-Masri, 25 ans, Sheikh Radwan, ville de Gaza
Rifat Youssef Amer, 36 ans, al-Saftawi
Rifat Syouti, ouest de la ville de Gaza
Nahedh Naim al-Batsh, 41 ans, Khan Younès
Baha Majed al-Batsh, 28 ans, Khan Younès
Qusai Issam al-Batsh, 12 ans, Khan Younès
Aziza Yousef al-Batsh, 59 ans, Khan Younès
Ahmad Noman al-Batsh, 27 ans, Khan Younès
Mohammad Issam al-Batsh, 17 ans, Khan Younès
Yahia Ala Al-Batsh, 18 ans, Khan Younès
Jalal Majed al-Batsh, 26 ans, Khan Younès
Mahmoud Majed al-Batsh, 22 ans, Khan Younès
Majed Sobhi al-Batsh, Khan Younès
Marwa Majed al-Batsh, 25 ans, Khan Younès
Khaled Majed al-Batsh, 20 ans, Khan Younès
Ibrahim Majed al-Batsh, 18 ans, Khan Younès
Manar Majed al-Batsh, 13 ans, Khan Younès
Amal Hussein al-Batsh, 49 ans, Khan Younès
Anas Ala al-Batsh, 10 ans, Khan Younès
Qusai Ala al-Batsh, 20 ans, Khan Younès
Mohannad Yousef Dheir, 23 ans, Rafah
Shadi Mohammad Zorob, 21 ans, Rafah
Imad Bassam Zorob, 21 ans, Rafah
Mohannad Yousef Dheir, 23 ans, Rafah
Mohammad Arif, 13 ans, Est de la ville de Gaza
Mohammad Ghazi Arif, 35 ans, Est de la ville de Gaza
Ghazi Mustafa Arif, 62 ans, Est de la ville de Gaza
Ahmad Yousef Dalloul, 47 ans, Gaza
Fadi Ya’coub Sukkar, 25 ans, Gaza
Qassem Jaber Odah, 16 ans, Khan Younès
Mohammad Abdullah Sharatha, 53 ans, Jabalia
Mohammad Ahmed Basal, 19 ans, ville de Gaza

Tués vendredi 11 juillet

Wisam Abdul-Razeq Hasan Ghannam, 31 ans, Rafah
Mahmoud Abdul-Razeq Hasan Ghannam, 28 ans, Rafah
Kifah Shaker Ghannam, 33 ans, Rafah
Ghalia Thieb Ghannam, 57 ans, Rafah
Mohammad Munir Ashour, 26 ans, Rafah
Nour Marwan an-Ajdi, 10 ans, Rafah
Anas Rezeq abu al-Kas, 33 ans, ville de Gaza (médecin)
Abdullah Mustafa abu Mahrouq, 22 ans, Deir al-Balah
Mahmoud Waloud, 26 ans, Jabalia
Hazem Ba’lousha, Jabalia
Ala Abdul Nabi, Beit Lahia
Ahmed Zaher Hamdan, 24 ans, Beit Hanoun
Mohammad Kamel al-Kahlout, 25 ans, Jabalia
Sami Adnan Shaldan, 25 ans, Gaza City
Salem al-Ashhab, 40 ans, Gaza City
Raed Hani Abu Hani, 31 ans, Rafah
Mohammad Rabea Abu- Hmeedan, 65 ans, Jabalia
Shahrman Ismail Abu al-Kas, 42 ans, Al-Bureij
Mazin Mustafa Aslan, 63 ans, Al Bureij
Mohammad Samiri, 24 ans, Deir al-Balah
Rami Abu Mosaed, 23 ans, Deir al-Balah
Saber Sokkar, 80 ans, ville de Gaza
Hussein Mohammad al-Mamlouk, 47 ans, ville de Gaza
Nasser Rabah Mohammad Sammama, 49 ans, ville de Gaza
Abdul-Halim Abdul-Moty Ashra, 54 ans, Deir al-Balah
Sahar Salman Abu Namous, 3 ans, Beit Hanoun
Odai Rafiq Sultan, 27 ans, Jabalia
Joma Atiyya Shallouf, 25 ans, Rafah
Bassam Abul-Rahman Khattab, 6 ans, Deir al-Balah

Tués jeudi 10 juillet

Mahmoud Lutfi al-Hajj, 58 ans, Khan Younès (assassiné avec sa femme et leurs six enfants)
Bassema Abdul-fatteh Mohammad al-Hajj, 48 ans, Khan Younès (assassinée avec son mari et leurs six enfants)
Asma Mahmoud al-Hajj, 22 ans, Khan Younès
Fatima Mahmoud al-Hajj, 12 ans, Khan Younès
Saad Mahmoud al-Hajj, 17 ans, Khan Younès
Najla Mahmoud al-Hajj, 29 ans, Khan Younès
Tareq Mahmoud al-Hajj, 18 ans, Khan Younès
Omar Mahmoud al-Hajj, 20 ans, Khan Younès
Baha Abu al-Leil, 35 ans, ville de Gaza
Suleiman Saleem Mousa al-Astal, 17 ans, Khan Younès
Ahmed Saleem Mousa al-Astal, 24 ans, Khan Younès (frère de Suleiman)
Mousa Mohammed Taher al-Astal, 50 ans, Khan Younès
Ibrahim Khalil Qanan, 24 ans, Khan Younès
Mohammad Khalil Qanan, 26 ans, Khan Younès (frère de Ibrahim)
Ibrahim Sawali, 28 ans, Khan Younès
Hamdi Badea Sawali, 33 ans, Khan Younès
Mohammad al-Aqqad, 24 ans, Khan Younès
Ismael Hassan Abu Jame, 19 ans, Khan Younès
Hussein Odeh Abu Jame, 75 ans, Khan Younès
Abdullah Ramadan Abu Ghazal, 5 ans, Beit Hanoun
Mohammad Ehsan Ferwana, 27 ans, Khan Younès
Salem Qandil, 27 ans, ville de Gaza
Amer al-Fayyoumi, 30 ans, ville de Gaza
Raed az-Zourah, 32 ans, Khan Younès

Tués mercredi 9 juillet

Hamed Shihab, Journaliste, Gaza
Salima al-Arja, 53 ans, Rafah
Miriam Atiya al-Arja, 9 ans, Rafah
Rafiq al-Kafarna, 30 ans
Abdul-Nasser Abu Kweik, 60 ans
Khaled Abu Kweik, 31 ans
Mohammad Mustafa Malika, 18 mois
Hana Mohammed Fuad Malaka, 28 (mère de Mohammad), 27 ans
Hatem Abu Salem, ville de Gaza
Mohammad Khaled an-Nimra, 22 ans
Sahar Hamdan (al-Masry), 40 ans, Beit Hanoun
Mohammad Ibrahim al-Masry, 14 ans, Beit Hanoun
Amjad Hamdan, 23 ans, Beit Hanoun
Hani Saleh Hamad, 57 ans, Beit Hanoun
Ibrahim Hani Saleh Hamad, 20 ans, Beit Hanoun
Mohammad Khalaf Nawasra, 4 ans, al-Maghazi
Nidal Khalaf Nawasra, 5 ans, al-Maghazi
Salah Awad Nawasra, 24 ans, al-Maghazi (père de Mohammad et Nidal)
Aesha Najm al-Nawasra, 23 ans, al-Maghazi (mère de de Mohammad et Nidal, enceinte de quatre mois)
Naifa Mohammed Zaher Farajallah, 80 ans, al-Mughraqa
Amal Yousef Abdul-Ghafour, 20 ans, Khan Younès
Nariman Jouda Abdul-Ghafour, 18 mois, Khan Younès
Ibrahim Daoud al-Bal’aawy
Abdul-Rahman Jamal az-Zamely
Ibrahim Ahmad Abdin, 42 ans, Rafah
Mustafa Abu Murr, 20 ans, Rafah
Khaled Abu Murr, 22 ans, Rafah
Mazin Faraj Al-Jarba
Marwan Eslayyem
Raed Mohammed Shalat, 37 ans, al-Nussairat
Yasmin Mohammad Matouq, 4 ans, Beit Hanoun

Tués mardi 8 juillet

Mohammad Shaban, 24 ans, Gaza
Amjad Shaban, 30 ans, Gaza
Khader al-Basheeleqety, 45 ans, Gaza
Rashad Yassin, 27 ans, Nusseirat
Mohammad Ayman Ashour, 15 ans, Khan Younès
Riyadh Mohammad Kaware, 50 ans, Khan Younès
Bakr Mohammad Joudeh, 50 ans, Khan Younès
Ammar Mohammad Joudeh, 26 ans, Khan Younès
Hussein Yousef Kaware, 13 ans, Khan Younès
Bassem Salem Kaware, 10 ans, Khan Younès

Mohammad Ibrahim Kaware, 50 ans, Khan Younès
Mohammad Habib, 22 ans, Gaza
Ahmed Mousa Habib, 16 ans, Gaza
Saqr Aayesh al-Ajjoury, 22 ans, Jabalia
Ahmad Nael Mahdi, 16 ans, Gaza
Hafeth Mohammad Hamad, 26 ans, Beit Hanoun
Ibrahim Mohammad Hamad, 26 ans, Beit Hanoun
Mahdi Mohammad Hamad, 46 ans, Beit Hanoun
Fawziyya Khalil Hamad, 62 ans, Beit Hanoun
Donia Mahdi Hamad, 16 ans, Beit Hanoun
Soha Hamad, 25 ans, Beit Hanoun
Suleiman Salam Abu Sawaween, 22 ans, Khan Younès
Siraj Eyad Abdul-Aal, 8 ans, Khan Younès
Abdul-Hadi Soufi, 24 ans, Rafah


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Frapper les civils, un objectif stratégique

« Les victimes civiles sont redevenues le véritable objectif des guerres »

par Eros Sana - 25 juillet 2014

Les bombes pleuvent sur Gaza, tuant en grande majorité des civils. Les Nations Unies viennent de condamner les violations des droits de l’Homme par l’armée israélienne, dont les tactiques militaires vont à l’encontre du droit international. Celle-ci argue de sa « retenue » ou de sa « moralité ». Mais coups de téléphone d’avertissement et tirs de « missiles préventifs » ne suffisent pas à dédouaner des morts causés par ces frappes. « Aujourd’hui près de 80% de toutes les victimes de guerre sont des civils », explique la chercheuse britannique Mary Kaldor. « Les effets collatéraux indésirables et illégitimes des anciennes guerres sont devenus le principal mode de combat des nouvelles guerres ». Frapper les civils redevient un objectif stratégique pour affaiblir l’adversaire, plus qu’un « dommage collatéral ». Reportage.

« Les forces de défense israéliennes devraient avoir le prix Nobel de la paix », affirme le 22 juillet l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis. Tsahal, « l’armée de défense d’Israël », se bat, selon lui, « avec une retenue inimaginable » dans la bande de Gaza. Le 20 juillet, Avigdor Liberman, ministre des Affaires Étrangères du gouvernement Netanyahou et leader d’extrême-droite, déclare que l’armée israélienne est « l’armée la plus morale et la plus courageuse au monde ».

Cette approche n’est pas seulement partagée par les faucons de l’administration israélienne, mais également par une partie des médias et des dirigeants dans le monde. Articles après articles, reportages après reportages, il est mis en avant le fait que l’armée israélienne prévient les habitants de Gaza avant de les bombarder, en larguant des tracts leur demandant de quitter leur maison, en les appelant sur leur téléphone portable. Ou en faisant exploser une première « petite » bombe au-dessus de l’immeuble visé, suivie d’une « grosse » bombe, selon la technique dite du Knock on the roof (« Toquer au toit »). Mais les arguments sur la « moralité » de l’armée israélienne ne sauraient résister face au nombre de victimes de cette offensive israélienne sur Gaza. Et face aux violations du droit international.

Des civils piégés dans une bande de Gaza fermée

Depuis le début de l’opération « Haie de protection », près de 750 Palestiniens sont morts. Dont au moins 122 enfants (lire notre article Offensive israélienne sur Gaza : les enfants palestiniens paient un lourd tribut). Toutes les organisations internationales s’accordent pour dire que l’écrasante majorité de ces victimes étaient des civils, et non des combattants.

Avec près d’1,8 million d’habitants et 360 km2 de superficie, la bande de Gaza est une zone extrêmement dense. Les zones d’habitation se succèdent, profondément intriquées. Une zone grande comme un département français, que l’armée israélienne pilonne par les airs, la mer et la terre, depuis le 8 juillet. Ses habitants subissent depuis 2006 un blocus de la part d’Israël et de l’Égypte, et ne disposent d’aucune voie de sortie. Plusieurs organisations humanitaires présentes à Gaza, dont Médecins sans frontières, ont appelé Israël à « arrêter de bombarder les civils piégés dans une bande de Gaza fermée ».

Des tactiques militaires prohibées par le droit international

Les tactiques actuellement mises en œuvre par Tsahal sont condamnées par le droit international. Les forces israéliennes ont largué des milliers de tonnes de bombes sur Gaza, entraînant la destruction de plus de 2700 habitations, rendant inhabitables plus de 3000, endommageant 18 centres de soins et 90 écoles. Le droit international prohibe formellement de viser ce type d’installations. « Les biens de caractère civil ne doivent être l’objet ni d’attaques ni de représailles », stipule l’article 52 du protocole additionnel aux Conventions de Genève de 1949 [1]. Il existe également en droit international un principe fort, celui de la proportionnalité, enseigné dans chaque école de guerre du monde. Il impose que « les opérations militaires doivent être conduites en veillant constamment à épargner la population civile, les personnes civiles et les biens de caractère civil » [2].

Selon ce principe, les militaires doivent s’abstenir de lancer une attaque dont on peut attendre qu’elle cause incidemment des morts ou des blessés dans la population civile, ou des dommages aux biens de caractère civil, qui seraient excessifs par rapport à l’avantage militaire concret et direct attendu. Ce principe pose dans les faits à chaque commandant militaire, à chaque état-major dans le monde, cette question : combien de civils doivent périr pour qu’un soldat ennemi soit éliminé ? A cette question, l’état-major israélien semble avoir répondu : 5 civils pour 1 combattant !

Le 23 juillet, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a décidé d’envoyer une commission d’enquête, et a condamné « les violations généralisées, systématiques et flagrantes des droits de l’homme et des libertés fondamentales » par l’armée israélienne. La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Navi Pillay, a appelé à une enquête sur de possibles « crimes de guerre » commis par Israël à Gaza, tout en dénonçant les attaques « indiscriminées » menées par le Hamas contre des zones civiles.

Partir ? Mais pour aller où ?

Nombre de victimes civiles, violations du droit international : difficile d’argumenter sur la « retenue » de l’armée israélienne. Tsahal ne saurait également fonder la « moralité » de son offensive sur les avertissements qu’elle envoie. Mille moyens sont utilisés pour « prévenir » les Gazaouis d’un bombardement. Une résidente de Khan Younes, au sud de la Bande de Gaza, a entendu son téléphone sonner. Son interlocuteur s’est présenté comme « David, de l’armée israélienne », et lui a demandé de quitter sa maison, bombardée quelques instants plus tard. Lors de cette attaque, neuf habitants ont péri...

Prévenir ne saurait dédouaner des morts qui s’ensuivent. « Et partir ? Pour aller où ? », demandent de nombreux Gazaouis. Chaque famille est touchée par les bombardements. Quel Gazaoui peut aujourd’hui affirmer que sa maison sera épargnée, et qu’il peut accueillir d’autres Gazaouis chez lui ? Au moins 117 000 personnes déplacées de force ont trouvé refuge notamment dans des écoles de l’Agence des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Celles-ci sont surpeuplées et ne sont pas totalement à l’abri des tirs israéliens.

Anat Eylon est une jeune israélienne de 18 ans vivant à Tel-Aviv. Militant contre les politiques d’occupation du gouvernement israélien, elle lutte pour la fin de l’opération à Gaza. Elle a initié un mouvement, avec des centaines de jeunes, de refus de servir dans l’armée israélienne. Nous la rencontrons alors que des tirs de roquettes sont tirés sur Tel-Aviv, automatiquement interceptés par le système anti-missile « Dôme de fer ». Elle se prononce avec force et conviction, lorsqu’elle compare son sort à celui des Gazaouis : « Ici aussi, les roquettes nous soumettent à un danger. Mais nous pouvons nous protéger. Nous disposons d’applications Iphone qui nous préviennent en temps réel des tirs de roquettes, qui nous indiquent où sont les abris les plus proches de nous. Et nous pouvons bouger, nous déplacer, aller ailleurs, voire quitter le pays. A Gaza, ils sont davantage en danger : ils n’ont ni abri, ni endroit où s’échapper ».

L’envoi d’un missile ne constitue pas un avertissement

Nulle part où aller. C’est exactement ce qu’a déclaré Raouf Abu Odeha, après que son quartier à Shabilya, ait été bombardé et sa maison détruite. « Quand j’ai entendu qu’il y avait un danger, ma famille et moi avons fui. Nous n’avons aucun abri où nous protéger, nous n’avons rien. La seule chose que nous pouvons faire, c’est fuir. » En plus des coups de téléphone, Israël a développé la technique du Knock on the roof. Une technique condamnée par de nombreuses organisations internationales œuvrant dans le domaine humanitaire ou pour les droits humains.

« L’envoi d’un missile ne peut en aucun cas être considéré comme un avertissement. Cela revient à cibler des civils avec une arme, quelque soit sa taille. Et c’est une violation des conventions de Genève », rappelle Mahmoud Abu Rahma du Centre pour les droits humains Al Mezan. D’autant plus que des organisations comme Amnesty international ont répertorié des cas où des civils étaient blessés ou tués par ces tirs de « missiles préventifs ». Ainsi dans le quartier de Sabra à Gaza, deux frères de 11 et 8 ans et leur cousin de 8 ans ont été tués par l’explosion de ce type de missile.

Les civils redeviennent un objectif stratégique et psychologique

Les frappes ici n’ont rien de chirurgicales, les dommages n’ont rien de collatéraux. Nous sommes face à un conflit « asymétrique », tel que décrit par la britannique Mary Kaldor, professeur à la London School of Economics, dans son ouvrage New & Old wars en 1999 : « Ce qui était considéré comme des effets collatéraux indésirables et illégitimes des anciennes guerres sont devenus le principal mode de combat des nouvelles guerres, écrit-elle. La tendance à éviter les confrontations et à diriger la majeure partie de la violence contre les civils est démontrée par la croissance dramatique du ratio de civils dans les victimes de guerre. Au début du 20ème siècle, 85-90% des victimes de guerre étaient des militaires. Durant la Seconde guerre mondiale, près de la moitié des morts étaient des civils. A la fin des années 1990, les proportions d’il y a 100 ans se sont presque exactement inversées, et aujourd’hui près de 80% de toutes les victimes de guerre sont des civils. »

Une analyse partagée par le Général italien Fabio Mini, ancien commandant des forces de l’Otan au Kosovo : « Les victimes civiles, au mépris de toutes les règles du droit international, des codes militaires et des usages de la guerre, sont redevenues le véritable objectif des guerres. On est revenu à la destruction "structurelle" de la Seconde guerre mondiale, avec ses tapis de bombes, et du Vietnam avec le napalm, écrit-il [3]. Les bonimenteurs qui se laissent aller à justifier militairement les dégâts collatéraux sont des analphabètes. Avec les nouvelles armées et les nouveaux armements, les dégâts collatéraux devraient tendre vers zéro. Or, avec les nouveaux adversaires, archaïques et désespérés, il n’y a pas d’infrastructures militaires ou productives à détruire pour les faire plier. Il n’y a que des maisons, des églises, des mosquées et des personnes, des femmes et des enfants, toutes cibles faciles à atteindre. » D’après une source onusienne, les combattants représentent 16% à 25% des Palestiniens tués. Au deuxième jour de l’offensive, l’armée israélienne déclarait avoir déjà largué plus de 400 tonnes de bombes sur Gaza.

« En Tchétchénie, en Afghanistan, au Liban et tout récemment à Gaza, la stratégie délibérée de frapper les civils pour affaiblir le soutien de la population aux insurgés, aux rebelles et auxdits terroristes est une autre régression, qui nous ramène aux guerres contre-révolutionnaires – qui, du reste, ont toujours abouti à la victoire des rebelles – et aux exactions du temps des occupations coloniales, pousuit le général Mini. La guerre psychologique visant à démontrer que les civils ne font pas partie de nos objectifs mais sont les victimes de l’adversaire qui s’en sert comme boucliers, n’a pas changé depuis des millénaires, et c’est pourquoi l’ennemi a toujours été un "scélérat". (…) Aujourd’hui, on téléphone aux victimes, mais, pas plus qu’hier, ce n’est d’un grand secours pour ceux qui sont pris comme des rats et n’ont nulle part où aller. Cela paraît seulement cynique. » Tout est dit.

Eros Sana, envoyé spécial

Photo : © Eros Sana/Collectif OEIL. Qalandia, juillet 2014.
Qalandia est le check point qui permet le passage de Ramallah à Jérusalem. Un grand nombre d’habitants de la principale ville palestinienne y passe pour aller travailler ou chercher un emploi, retrouver des proches ou, simplement, aller prier à la mosquée al-Aqsa.

Notes

[1Lire ici.

[2Article 57 du même protocole.

[3Source : « La barbarie strategica », La Repubblica, 20 janvier 2009 (en italien). Traduit en anglais ici.

Source

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