FREE PALESTINE

30 août 2015

Black Solidarity With Palestine

0ba0cd4302a62993bbb9e328bc6fd86b

Déclaration de solidarité des Noirs avec la Palestine – Été 2015

Plus de 1,000 militants, artistes, universitaires, étudiants et organisations noir(e)s ont signé la déclaration de solidarité des Noirs avec la Palestine, et notamment : Angela Davis | Cornel West | Mumia Abu-Jamal | Talib Kweli | The Dream Defenders | Malcolm X Grassroots Movement | Organization for Black Struggle - St. Louis

L’année écoulée a été une période de développement intensif pour la solidarité entre Noirs et Palestiniens. S’élevant de la terreur dirigée contre nous tous – depuis les nombreuses agressions contre la vie des Noirs jusqu’à la guerre brutale d’Israël contre Gaza et son asphyxie de la Cisjordanie –, nous avons observé l’émergence d’une détermination consolidée et d’un combat commun entre nos mouvements. Les Palestiniens sur Twitter furent parmi les premiers à fournir un soutien international aux manifestants de Ferguson, pendant que les Palestiniens à St. Louis apportaient leur soutien sur le terrain. Une délégation d’étudiants palestiniens est venue rencontrer les organisateurs noirs à St. Louis, Atlanta, Detroit entre autres en novembre, quelques mois avant que les Dream Defenders (Défenseurs du rêve) n’emmènent des représentants de Black Lives Matter (mouvement contre la violence policière anti-noir), de Ferguson, et d’autres groupes pour la justice raciale, en Palestine. Tout au long de l’année, les Palestiniens nous ont adressé de multiples lettres de solidarité tout au long des manifestations à Ferguson, New York et Baltimore. Nous offrons cette déclaration pour que se poursuive l’échange entre nos mouvements :

« Au premier anniversaire du massacre de Gaza de 2014, à la 48e année de l’occupation israélienne, à la 67e année de la Nakba toujours en cours des Palestiniens (le mot arabe pour la purification ethnique par Israël) - et au quatrième siècle de l’oppression des Noirs dans les États-Unis d’aujourd’hui -, nous, militants, artistes, universitaires, auteurs, et prisonniers politiques noirs soussignés offrons cette lettre d’une solidarité réaffirmée avec la lutte et l’engagement palestiniens pour la libération de la terre et du peuple de Palestine.

« Nous ne pouvons ni pardonner ni oublier la violence de l’été dernier. Nous restons indignés devant la brutalité à laquelle Israël s’est livré avec son siège, par terre, mer et air, lors de la plus récente des trois offensives militaires lancées contre Gaza en six ans. Nous restons écœurés par le ciblage par Israël des maisons, des écoles, des abris des Nations-Unies, des mosquées, des ambulances et des hôpitaux. Nous restons déchirés et révoltés par le nombre d’enfants qu’Israël a tués dans une opération qu’il a qualifié de "défensive". Nous rejetons le rôle de victime que se donne Israël. Quiconque jette un regard franc sur les destructions des vies et des biens à Gaza peut voir qu’Israël a commis un carnage à sens unique. Avec 100 000 personnes toujours sans abri à Gaza, les effets du massacre continuent de dévaster Gaza aujourd’hui, et ils se poursuivront des années encore.

« L’injustice et la cruauté d’Israël à l’égard des Palestiniens ne se limitent pas à Gaza et ne concernent pas un groupe palestinien particulier. L’oppression des Palestiniens s’étend à travers tous les territoires occupés, à l’intérieur des frontières de 1948 d’Israël, et dans les pays voisins. Les Forces d’occupation israéliennes continuent de tuer des manifestants – dont des enfants -, elles continuent leurs raids en pleine nuit contre les civils, d’enfermer des centaines de personnes en détention illimitée, de démolir les maisons tout en agrandissant les colonies illégales pour juifs exclusivement. Les politiciens israéliens, comme Benjamin Netanyahu, exhortent contre les citoyens palestiniens à l’intérieur des frontières reconnues d’Israël, où plus de 50 lois discriminent les non-juifs.

« Notre soutien s’étend à ceux qui vivent sous l’occupation et sous le siège, aux citoyens palestiniens d’Israël, et aux cinq millions de réfugiés palestiniens exilés en Jordanie, au Liban, en Syrie et en Palestine. Le droit au retour des réfugiés dans leur pays d’origine dans ce qui est Israël aujourd’hui est l’aspect le plus important de la justice pour les Palestiniens.

« La libération palestinienne représente une menace inhérente à l’État sioniste d’Israël, un État colonial qui s’est bâti sur une purification ethnique, sur le vol de la terre, et le déni de l’humanité et de la souveraineté des Palestiniens. Même si nous reconnaissons que la configuration de l’apartheid en Israël/Palestine se distingue de ce qui a eu lieu aux États-Unis et en Afrique du Sud, nous continuons de voir des liens entre la situation des Palestiniens et celle de la population noire.

« L’utilisation généralisée par Israël de la détention et de l’emprisonnement contre les Palestiniens évoque l’incarcération massive des Noirs aux USA, notamment l’emprisonnement politique de nos propres révolutionnaires. Les soldats, policiers et tribunaux justifient la force meurtrière contre nous et nos enfants qui ne constituons aucune menace imminente. Et si les USA et Israël continuent de nous opprimer sans collaborer entre eux, nous avons été témoins que policiers et soldats des deux pays s’entraînent côte à côte.

« Les dirigeants et les médias états-uniens et israéliens criminalisent notre existence, présentent les violences contre nous comme des "incidents isolés", et qualifient notre résistance d’"illégitime" ou de "terrorisme". Ces descriptions ne tiennent aucun compte des décennies et des siècles d’une violence anti-palestinienne et anti-noire qui a toujours été au cœur d’Israël et des États-Unis. Nous reconnaissons que le racisme qui caractérise le traitement des Palestiniens par Israël est également dirigé contre d’autres dans la région, incluant l’intolérance, la brutalité policière et la violence contre la population africaine en Israël. Les dirigeants israéliens appellent les demandeurs d’asile venant du Soudan et d’Érythrée des "infiltrés" et ils les gardent en détention dans le désert, pendant que l’État fait stériliser les Israéliennes éthiopiennes à leur insu et sans leur consentement. Ces questions exigent une action unifiée contre le racisme anti-noir, la suprématie blanche et le sionisme.

« Nous savons que la violence d’Israël envers les Palestiniens serait impossible si les États-Unis ne défendaient pas Israël sur la scène mondiale et ne finançaient pas sa violence avec plus de 3 milliards de dollars chaque année. Nous demandons au gouvernement des États-Unis de mettre fin à son aide économique et diplomatique à Israël. Nous approuvons sans réserve l’appel de 2005 de la société civile palestinienne pour le Boycott, Désinvestissement et les Sanctions (BDS) contre Israël, et nous demandons aux Noirs et à leurs institutions et organisations de faire de même. Nous exhortons les gens de conscience à reconnaître le combat pour la libération palestinienne comme une question capitale de notre temps.

« Alors que le mouvement BDS grandit, nous proposons que G4S, la plus grande entreprise privée de sécurité, soit une cible pour une plus ample lutte commune. G4S nuit à des milliers de prisonniers politiques palestiniens détenus en Israël illégalement et à des centaines de jeunes noirs et bronzés dans les prisons privatisées pour mineurs aux États-Unis. L’entreprise tire profit des incarcérations et expulsions hors des États-Unis et de la Palestine, vers le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud, et l’Australie. Nous rejetons les notions de « sécurité » qui mettent n’importe lequel de nos groupes en situation d’insécurité, et nous le réaffirmons, personne n’est libre tant que tous, nous ne le serons pas.

« Nous offrons cette déclaration d’abord et avant tout aux Palestiniens, dont la souffrance ne passe pas inaperçue et dont la résistance et la détermination contre le racisme et le colonialisme nous inspirent. C’est aux Palestiniens, ainsi qu’aux gouvernements israélien et états-unien, que nous déclarons notre engagement à œuvrer par des moyens culturels, économiques et politiques pour assurer la libération palestinienne, en même temps que nous œuvrons à notre propre libération. Nous encourageons les militants à utiliser cette déclaration pour faire avancer la solidarité avec la Palestine et nous incitons nos propres personnalités politiques noires à bouger enfin sur cette question. Par la poursuite de ces interactions et échanges transnationaux, nous cherchons à affiner notre pratique de la lutte commune contre le capitalisme, le colonialisme, l’impérialisme, et les différents racismes ancrés dans et autour de nos sociétés.

Ensemble vers la libération »

Posté par MCPalestine à 16:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Soutien à la résistance maqdissie palestinienne

AL-Quds au cœur de la Palestine et de la nation :
Soutien à la résistance maqdissie palestinienne
 
N°24 – Août 2015
Une guerre sourde se déroule entre les Maqdissis et les occupants sionistes, une guerre que la communauté internationale a décidé d’ignorer, pour laisser la voie libre à l’occupation. Concernant la mosquée al-Aqsa, lieu saint musulman, placé sous la juridiction de la Jordanie, l’occupant a récemment pris les mesures de son partage dans le temps, entre les sionistes et les Palestiniens musulmans. Ces derniers résistent, de plus en plus, qu’ils soient jeunes ou vieillards, femmes ou hommes, à la judaïsation d’une des plus prestigieuses mosquées dans le monde, abandonnée par les Arabes et les musulmans, et leurs Etats, qui se sont courbés face à la terreur de l’occupation. Ce qui se passe dans la mosquée al-Aqsa est le reflet de ce qui se passe en Palestine, et même dans le monde. Alors que le peuple résiste, par tous les moyens dont il dispose, les dirigeants, les profiteurs et la racaille politique et financière mise en place par la communauté internationale, diffusent et propagent l’esprit de la défaite, pour normaliser leurs relations avec l’occupant et collaborer. Et quand ils le peuvent, ils répriment les résistants et tentent de briser un mouvement de colère grandissant, en diffusant une culture de soumission, basée sur l’individualisme et la destruction des valeurs authentiques du peuple palestinien, ces mêmes valeurs qui leur ont permis de résister à presque un siècle de guerre d’annihilation.  La guerre se poursuit, et les sionistes ne peuvent avoir le dernier mot, même s’ils profitent de la situation régionale et internationale.

I - Al-Quds occupée : résistance palestinienne
Suite à l’invasion incessante de la mosquée al-Aqsa par les hordes sauvages de l’entité sioniste (colons + services sécuritaires de la colonie), les responsables maqdissis ont rédigé une charte pour la protection des lieux saints dans al-Quds : la charte affirme que la présence sioniste dans al-Quds est illégale, que les Juifs n’ont pas le droit d’entrer dans la mosquée al-Aqsa, que leur présence est synomyne de profanation et d’agression sur le droit arabo-musulman. La charte appelle le peuple palestinien à soutenir al-Quds et al-Aqsa, et les médias palestiniens, arabes et musulmans sont invités à s’élever au rang des défis pour dénoncer l’occupation.
Plusieurs quartiers maqdissis ont été le théâtre d’affrontements entre la population et les forces de l’occupation le 16 août et les jours suivants, pour le soutien au gréviste de la faim, Mohammad Allan. Des dizaines de Palestiniens ont été touchés par les gaz lacrymogènes. Le 17 août, les forces de l’occupation ont été obligées de se retirer du camp She’fat, suite aux affrontements qui ont eu lieu près du barrage militaire à l’entrée du camp.
Des affrontements ont eu lieu dans le village At-Tur entre Palestiniens et forces de l’occupation. Les occupants ont arrêté Khader Wael Abu Ghannam (15 ans), Ahmad Mohammad Abulhawa (22 ans) . Les affrontements ont commencé après des tirs lancés sur une voiture des policiers sionistes. Le tram colonial a été visé par des jeunes palestiniens lors de son passage près du camp de She’fat, le jeudi 27 août.
Les autorités sionistes reconnaissent l’intensification des opérations de la résistance au cours des derniers mois. Plusieurs voitures appartenant à des colons ont été attaquées ; plusieurs bombes incendiaires ont été lancées ; plus de 1000 jets de pierre ont été signalés, et 106 colons sécuritaires ont été blessés, en Cisjordanie et dans al-Quds.
La population d’al-Issawiya riposte aux violences de l’occupation : le 20 août, un rassemblement populaire a eu lieu pour protester contre « les punitions collectives » de l’occupation contre le bourg maqdissi. Le soir, des affrontements ont eu lieu entre les manifestants et les forces de l’occupation. Le photographe de press Fayez Abu Rmayle a été touché par des bombes lacrymogènes. Le 23 août, des affrontements ont opposé les Maqdissis de At-Tur, aux forces de l’occupation qui ont tiré sur les manifestants.
Le 18 août, 5 colons ont été la cible d’un jet de pierres lancés par les Maqdissis de at-Tur. Le 19 août, un soldat de l’occupation a été légèrement blessé par le jet d’une bombe incendiaire dans le quartier Issawiya. Le même jour, la presse sioniste rapporte que 18 opérations de jets de pierre et de bombes incendiaires ont eu lieu dans al-Quds. Le 21 août, des voitures des colons ont été pris pour cibles par les Palestiniens. Le 24, une sioniste a été légèrement blessée par un tir de pierres dans Jabal Zaytoun.
Un soldat sioniste a été blessé par des jets de pierre, alors que l’armée menait une incursion le 7/8 dans la maison du résistant qui a écrasé des sionistes à Biddu. Le 6/8, trois soldats sionistes ont été blessés, dont un grièvement, lorsqu’un résistant a tenté de les écraser.
Les enfants maqdissis protègent la mosquée al-Aqsa, en organisant une chaîne humaine pour empêcher les colons d’y entrer (12/8). Ces enfants participent à un camp de jeunesse dans la mosquée, pour quelques jours. Ils avaient été empêchés d’entrer dans la mosquée, les jours précédents.
 
II - Al-Quds occupée : asphyxie et purification ethnico-religieuse
60 colons de l’association sioniste Atirat Cohonim ont envahi le 27 août un immeuble composé de 12 appartements et cinq étages dans le quartier Batn al-Hawa, dans Selwan, au sud de la mosquée al-Aqsa. L’association prétend avoir acheté l’immeuble. Avec cet immeuble, la colonisation s’est étendue dans Selwan, la situation devient de plus en plus difficile pour les habitants, selon leurs témoignages. Un des locataires de l’immeuble s’est opposé à son expulsion, et a changé les verrous de sa maison. La même association a remis des ordres juridiques émanant des tribunaux de l’occupation à la famille Sirhane réclamant la terre située dans le quartier Batn al-Hawa. L’association prétend que ce terrain appartiendrait à des juifs yéménites qui y vivaient avant 1948. Or, les familles qui y vivent possèdent ce terrain depuis plus de 80 ans, acheté et enregistré. Zuheir Rajabi, responsable du comité de défense de Batn al-Hawa, a déclaré que cette partie de Selwan est particulièrement visée par l’occupant, car elle est située juste à côté de la mosquée al-Aqsa. Il a signalé que 38 familles y vivent, sur 5 dunums et 200 mètres de terrains, avec une population de 1300 personnes. La plupart des immeubles du quartier sont menacés de destruction ou de confiscation.
Les autorités de l’occupation ont remis 20 ordres de destruction à des Maqdissis vivant à l’est de la ville, dans al-Izariyya. Daoud ‘Id Jahhalin, représentant de la population visée, a déclaré que 170 personnes sont menacées par ces démolitions, pour le bénéfice de la colonie Maale Adomim. Les bulldozers de l’occupation ont démoli des habitations appartenant au responsable du mouvement Fateh, dans al-Izariyya, Sami Abu Ghalia, et à des familles maqdissies et de la ville d’al-Khalil.
Un immeuble en construction dans Jabal al-Mukabber a été démoli, sous la haute protection des forces sécuritaires de l’occupant.  La municipalité de l’occupation a remis un ordre de démolition de la mosquée al-Qa’qa’, dans le quartier Ayn Lawzé, dans Selwan.
Au même moment, l’expulsion des Palestiniens se poursuit : les colonies situées à l’est d’al-Quds ont réclamé la destruction de 15 logements appartenant aux Bédouins, construits par l’Union européenne, sur des terrains qui seraient, d’après ces colonies, à l’intérieur de leurs « zones d’influence ».
Les forces de l’occupation ont démoli le mercredi 19 août un immeuble en construction à Wadi al-Joz, appartenant aux familles Tawtah et Tawatinji.  La compagnie sioniste « Tsirfati Shamoun » se prépare à construire 252 nouveaux logements coloniaux dans la colonie « Pesgat Zeev », au nord d’al-Quds.
Pour empêcher l’extension de la révolte des jeunes, la municipalité de l’occupation envisage d’étendre le temps de scolarité dans les écoles secondaires pour garçons uniquement, constatant que le jet de pierres augmente sensiblement après la journée scolaire dans la ville d’al-Quds.
Des nouvelles signalisations dans les rues de la ville occupée empêchent les Maqdissis de circuler librement les jours déclarés fériés pour les juifs. Sont notamment ciblés par ces nouvelles signalisations les écoles de conduite dirigées par les Palestiniens, devant lesquelles plusieurs rues sont fermées à la circulation. Le bourg maqdissi de Sour Baher est particulièrement touché, car les écoles devraient aller loin pour pouvoir entraîner leurs élèves à la conduite.
L’occupant s’empare d’un terrain appartenant à la famille al-Huseyni, juxtaposant le mur de la mosquée al-Aqsa (16/8). Les bulldozers de l’occupation ont démoli le 17/8 plusieurs bâtiments appartenant aux Jahhalin, dans les régions d’al-Za’im, Khan al-Ahmar et Wad Sansil.
L’occupant a commencé le creusement d’un large fossé dans le quartier Ras al-Amoud à Selwan, au sud de la mosquée al-Aqsa, pour mettre en place des « étangs à caractère religieux » pour les colonies situées à proximité.
 
III – Al-Quds occupée : répression
L’occupant a arrêté dimanche 16 août l’enfant Omar Mahmoud Shwayfat, âgé de 12 ans, près de Ras al-Amoud, à Silwan et l’a emmené au centre de police d’al-Qishleh, en l’accusant de lancer des pierres.
L’occupation a arrêté 6 Maqdissis devant l’hôpital Barzalay, venus soutenir la grève de la faim de Mohammad Allan, en lutte contre la détention administrative.
Le « comité des familles des prisonniers et détenue maqdissis » a déclaré que le prisonnier Samer Ghazi Mut’eb, 38 ans, a entamé les 15 années d’emprisonnement. Il avait été arrêté le 21 août 2001, pour appartenance au Front Populaire de Libération de la Palestine » et la participation à la résistance. Il avait été condamné à 25 ans de prison.
La jeune Maqdissie Sandas Ghayth, 18 ans, a été arrêtée à l’intérieur de la mosquée al-Aqsa, sous le prétexte d’avoir empêché les colons d’y circuler. Elle a été libérée après paiement d’une caution. Les jeunes Isra’ Abu Hadwan et Youssef Ajlouni ont été condamnés à s’éloigner de la mosquée pendant 15 jours.
Le jeune Ahmad Shawish, 22 ans, de Bab Hatta, a été accusé par l’occupation de solidarité avec une « organisation illégale ». Le jeune Tareq Tamimi, 22 ans, de Bab Hatta, a été accusé d’avoir brutalisé un policier sioniste. Le 23 août, les services de renseignements de l’occupation ont arrêté à nouveau le jeune Layth Abd Rabboh, 16 ans, après qu’il ait été libéré quelques jours auparavant. 3 mineurs ont été arrêtés, à al-Issawiya et à She’fat. Le 24, l’enfant Mohammad Abu Nab, 13 ans, a été arrêté, ainsi que le jeune Haytham Barakat, 17 ans, à Selwan.
Le 11/8, les forces de l’occupation ont arrêté les jeunes Adam Abu Rmayle (15 ans) et Mustafa Siyyad (18 ans) et Siham Hawas suite aux événements qui se sont déroulés dans la mosquée al-Aqsa. L’avocat Ramzi Kutaylat a mentionné que l’occupant tente de légaliser un nouveau motif d’arrestation, celui d’empêcher les colons d’entrer dans la mosquée, sous l’accusation « empêcher d’arriver à un lieu saint ».  Il a ajouté que la police sioniste a utilisé cette nouvelle accusation, qui risque de s’aggraver au fur et à mesure que les sionistes étendent leur pouvoir sur la mosquée.
Les Palestiniens d’al-Quds protestent, devant le consulat britannique, contre la détention administrative (14/8), système répressif ayant été largement utilisé par l’occupant britannique en Palestine, pour briser la résistance populaire, avant la fondation de l’entité sioniste.
L’occupation a éloigné Tamer Shala’ta, de la ville de Sakhnine, en Galilée, de la mosquée al-Aqsa, par ordre militaire, pour une durée de 6 mois.  Le journaliste maqdissi Amjad Arfa a été interdit de voyager pendant trois mois par les services de renseignements de l’occupant.
L’occupant interdit aux parents des prisonniers détenus dans la prison de Eschel de leur rendre visite (10/8), les parents ayant refusé les fouilles corporelles insultantes à la dignité.
 
IV - Al-Quds occupée : les lieux saints
Les autorités de l’occupation ont réservé 40 millions de dollars pour judaïser la place ash-Sharaf, à l’ouest de la mosquée al-Aqsa, sous direction de « la compagnie de développement du quartier juif ». Selon Qpress, le projet prévoit la construction d’un parking souterrain pour 600 voitures, où le sol va être creusé, près de la mosquée Dayssi. Près de la mosquée al-Omari, au centre du quartier, des magasins vont être installés et un projet de construction de deux ascenseurs pour relier le quartier ash-Sharaf au quartier al-Maghariba et la place al-Bouraq. Il est également prévu la construction d’une synagogue « le joyau d’Israël » dans le quartier.
Le rabbin extrémiste Ara’il a dirigé la profanation de la mosquée al-Aqsa le jeudi 13 août, à partir de la porte al-Maghariba, sous la protection renforcée de la police sioniste.
Le ministre sioniste de l’intérieur, Gilad Ardan, a considéré que les « Mourabitun » et « Mourabitat » (fidèles, hommes et femmes, protégeant la mosquée al-Aqsa) sont des organisations « terroristes » parce qu’elles empêchent les colons de profaner la mosquée. Les colons se sont rassemblés devant sa maison pour réclamer « la fin de la discrimination » et autoriser les colons à profaner la mosquée et à la placer sous la juridiction sioniste.
Les nouvelles mesures de l’occupation concernant la présence des fidèles dans la mosquée sont faites pour contrôler la mosquée : les cartes d’identité doivent être remises aux policiers de l’occupation pour limiter dans le temps la présence des fidèles. Dr. Jamal Amrou a déclaré que ce scénario en cours est très dangereux, car il signifie le contrôle total de l’occupation sur la mosquée.
Les colons sionistes sont autorisés à profaner la mosquée et les fidèles musulmans sont interdits d’y prier et de s’y recueillir, et de la protéger. 45 colons ont envahi la mosquée le 20 août, et 15 Palestiniennes ont été interdites d’y entrer le 23 août. 43 colons ont profané la mosquée le 25 août, et le 24, plusieurs femmes ont été interdites d’y entrer, lorsque l’occupant a installé des barrages autour de ses portes. L’occupant a agressé les journalistes et les fidèles, réunis devant la porte al-Silsila. Le 16 août, 80 colons profanent la mosquée, mais les enfants et les familles présentes ont réussi à les empêcher à se retrouver sur la place de la mosquée du Dôme du Rocher (Qubbat as-Sakhra). 60 colons profanent la mosquée le 5/8.
Les 8, 9 et 10 août, la mosquée al-Aqsa fut le théâtre de vives tensions, lorsque les colons l’ont envahie sous la protection des forces de la répression. Les enfants qui s’y trouvaient se sont opposés à cette invasion. Le 11 août, les enfants et les femmes furent interdits d’y entrer et les forces sionistes ont pourchassé les enfants dans les ruelles de l’ancienne ville.
Le cimetière musulman de Ma’manullah est devenu un lieu de débauche pour les colons sionistes. Après l’avoir dépecé au cours des décennies de l’occupation, les autorités sionistes ont décidé d’organiser des fêtes de débauche dans le cimetière historique où les grandes firmes de vin sont invitées à exposer leurs produits, pour faire danser les colons.
46 ans après la tentative de l’incendie de la mosquée al-Aqsa (12 août 1969), les tentatives sionistes se suivent les unes après les autres pour la destruction de la mosquée et son remplacement par un temple juif, soi-disant pour remplacer un ancien qui aurait été construit en ce lieu, alors que les fouilles archéologiques menées par les sionistes mêmes n’ont pu jusqu’à présent, prouver une telle aberration. Qu’importe, les sionistes et les « savants » européens ou occidentaux veulent croire à un tel mensonge, et par conséquent, soutiennent les efforts de la judaïsation de la ville et notamment des lieux saints, musulmans et chrétiens. Laïcs dans leurs propres pays, les « savants » européens deviennent « judéo-chrétiens » en Palestine occupée.
Le centre médiatique « Himma News »  a publié son rapport mensuel concernant les agressions sionistes dans la mosquée al-Aqsa : il a relevé qu’au mois de juillet, 27 Maqdissis ont été arrêtés aux portes et dans la mosquée, 27 fidèles ont été éloignés de la mosquée, 930 colons ont profané la mosquée, 62 agressions commises par la police de l’occupation à l’intérieur et aux portes de la mosquée.
 
V – Déclarations :
Le membre palestinien du Knesset sioniste, Ahmad Tibi, a déclaré que le quartier de Selwan et les autres quartiers maqdissis sont visés par une invasion colonisatrice sous le gouvernement extrémiste, dans le but de judaïser al-Quds et non en vue d’un quelconque règlement. Il a ajouté que l’occupation insiste sur les quartiers d’al-Quds, car la judaïsation est pour l’occupant un but stratégique, réclamant une plus grande fermeté dans le défi à l’occupation. « Il y a un grand mouvement de colère dans al-quds, après l’immolation du nourrisson Ali Dawabché, et le mouvement a commencé après l’immolation du jeune Mohammad Abu Khdayr, ce qui prouve que la ville d’al-Quds est une ville palestinienne et que les Maqdissis sont la partie vive de ce peuple. Quiconque pense que l’inscription à la sécurité nationale (sociale) ou l’obtention de la carte d’identité bleue vont changer l’identité nationale, se fait des illusions ».
Dr. Najeh Bqayrat, directeur du secteur des archives dans la mosquée al-Aqsa, a déclaré que l’occupant a affectivement partagé la mosquée el-Aqsa, dans le temps, entre les musulmans et les occupants « israéliens » depuis dimanche 23 août 2015. Il a insisté sur le fait que le silence sur ce partage signifie que l’occupant va poursuivre sa politique consistant à empêcher les Musulmans d’y entrer, d’abord en les empêchant d’y accéder lors des prières du Maghreb et du ‘Isha, puis entièrement, pour transformer la mosquée en synagogue.
Isma’ïl Haniyya (vice dirigeant du bureau politique du mouvement Hamas) a déclaré le 13 août que « notre peuple et sa résistance ne resteront pas muets face aux agressions des colons en Cisjordanie, et que les mains criminelles qui agressent la mosquée al-Aqsa seront coupées ».
 
VI – Al-Quds occupée : solidarité
En France, la manifestation « Palestine en campagne » a accueilli des personnalités maqdissies pour expliquer la situation en Palestine, et notamment à al-Quds. Plusieurs centaines de participants ont assisté aux conférences de l’archevêque Atallah Hanna et de l’écrivain Samah Jabr.
Au Liban, à Tripoli, une conférence de solidarité avec al-Quds a été organisée le 22 août. Les participants ont tenu à rappeler que « la question de la libération de la Palestine est le droit du peuple palestinien à l’autodétermination sont une question nationale, panarabe et islamique ».
Au Maroc, le parti « Al-Adl wal Ihsan » a organisé à Dar al-Bayda’ un rassemblement populaire en soutien à la mosquée al-Aqsa. D’autre part, le « conseil marocain pour le soutien aux affaires de la nation » a appelé à la mobilisation pour la Palestine et al-Quds, le 14/8.

En Jordanie, une imposante manifestation s’est déroulée dans les rues de Amman le 7/8 pour dénoncer les agressions sionistes contre la mosquée al-Aqsa et al-Quds. Les manifestants ont réclamé le départ de l’ambassadeur sioniste.

Posté par MCPalestine à 15:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

18 août 2015

Carton Rouge au Match Belgique-Israël.

À Monsieur Yvan Mayeur Bourgmestre de Bruxelles, à mesdames et messieurs les membres du collège échevinal, mesdames et messieurs les conseillers.

Le collectif de citoyens que nous représentons à l'honneur de vous interpeller sur l'événement sportif qui doit se dérouler au Stade Roi Baudoin à la date du 13 Octobre 2015.
Notre brillante équipe nationale se verra opposée à la sélection nationale israélienne dans la phase éliminatoire de l'EURO 2016.
Nous aimerions attirer l'attention du collège, mais principalement la vôtre Monsieur le Bourgmestre, vous qui assumez la responsabilité entant qu'autorité supérieure de la Police de Bruxelles, et de l'ensemble des services de sécurité de la Capitale.
Nous avons toutes les raisons de croire qu'un tel événement, si il devait être maintenu, comporte des risques majeurs pour la sécurité publique, tant aux abords du plateau du Heysel que dans le reste de la Ville.

Pour rappel, des échauffourées ont opposé dernièrement les supporters du Beitar Jérusalem aux habitants de Charleroi ainsi qu'aux services de la Police fédérale et locale, avant et après le Match.
Les autorités bulgares ont eu également à déplorer des incidents de même nature lors de la rencontre opposant le CSKA Sofia à l'équipe israélienne d'Ashdod.
Il en fut de même lors de la rencontre Bosnie-Israël, se disputant pour la même compétition sportive de l'Euro 2016 à Sarajevo.
Il serait fort bien malhonnête de prétendre que seuls les supporters pro-israéliens composés des ultra-nationalistes et racistes des mouvements Beitar et LDJ, se soient rendus seuls coupables des violences à ses diverses occasions.
Nous pouvons toutefois avancer que les provocations de ces supporters là, les pro-israéliens, ont été à l'initiative à chacune des rencontres, déclenchant violences et destructions de biens privés et publics, voitures endommagées, vitrines de commerces saccagées, mobiliers urbains détruis.
Il ne serait pas judicieux non-plus d'imaginer que les violences de certains supporters opposés aux pro-israéliens ne seraient que l'expression d'un hooliganisme pur et dur, sans y déceler en réalité le rejet violent de la politique brutale israélienne.

Mais si il nous fallait retenir une seule bonne raison de nous opposer à cette rencontre sportive, celle-ci ne situe pas au niveau de la sécurité des biens matériels, mais au niveau de ce qui ne se matérialise pas, nous voulons parler de la morale.
La Morale qui sied aux personnes non dénuées de conscience, et qui ont connaissance, de ce qui se déroule en Israël et en Palestine occupée chaque jour.
Il serait inacceptable d'un point de vue éthique, que l'on puisse jouer au ballon avec des sportifs tous soldats réservistes, qui sous leurs tenues "sportives", conservent l'uniforme d'une armée d'occupation.
N'oublions pas non-plus que lorsque des soldats israéliens réservistes enfilent une tenue de sport, c'est aussi pour prendre part à une autre bataille, celle de la communication, celle-ci tendant à rétablir l'image d'un régime aux hideuses façons.
Il semble utile de rappeler le cortège de morts et de destructions, œuvre de la barbarie d'une armée coloniale, qui à nos jours, poursuit encore sa politique de domination à l'encontre d'une population martyre.
Nous autres citoyens libres n'avons pas l'intention de voir ce simulacre de réhabilitation sans réagir avec force et détermination.

Nous avons tous encore le souvenir du Boycott de l'Union soviétique lors des Jeux Olympiques de Moscou en 1980 en raison de l'annexion par l'URSS de l'Afghanistan.
Il semblerait qu'aujourd'hui la Fédération de Russie, autre régime, succéderait dans le rôle de la nation à ostraciser en cause d'un tout autre dossier, l'Ukraine.
En revanche, Israël occupe, tue, détruit, annexe chaque jours plus de territoires.
Le bellicisme de cette nation ne suscite hélas que de trop rares réactions tièdes, face à la menace que représente un expansionnisme meurtrier.
La Barbarie avance, gagnant chaque jour plus de terrain, provocant chaque jour plus de colère et de chagrin parmi les populations civiles.
Les meurtres dans des conditions horribles d'un bébé de dix-huit mois et de ses parents, occulteraient presque les meurtres dont la population palestinienne fait les frais chaque jour; il ne se passe pas une quinzaine sans que Gaza ne soit bombardée.
Nous assistons bras ballants à la mort lente des palestiniens à Gaza et à leur dépouillement systématique en Cis-Jordanie.
L'indignation artificielle du premier ministre israélien ne trompera personne, et certainement pas vous Monsieur le Bourgmestre.
Nous savons tous que l'Eté dernier Monsieur Netanyahou a conduit ses soldats aux massacres de populations civiles à Gaza.
Opération pendant laquelle plus de cinq cents enfants furent assassinés sur un total de plus de deux mille personnes majoritairement civiles.

Le Gouvernement de Tel Aviv aura beau jeu de feindre l'indignation aujourd'hui, il n'arrivera pas à duper les citoyens que nous sommes, et nous supposons qu'il en va de même pour chacun des membres de votre honorable assemblée.
Vous ne pouvez pas ignorer les déclarations des ministres en exercice du gouvernement de Tel Aviv lors de la dernière campagne électorale israélienne.
Les Propos de Madame Ayelet Shaked, ministre de la Justice, appelant à tuer les mères palestiniennes.
Les mots du très diplomate Avigdor Liberman, ministre des affaires étrangères, qui proposait de couper la tête, et à la hache, de tout arabe israélien qui serait hostile à la politique du gouvernement.
Quant aux réflexions "d'état d’âme" du Ministre de la Défense, Monsieur Moshe Yaalon, lequel déclarait : " J'ai tué dans ma carrière quantité d'arabes, et je n'ai aucun problème avec ça".
Vous en conviendrez, nous l'espérons, que ces déclarations font atrocement froid dans le dos.

Mesdames et messieurs les membres du Conseil, nous savons que votre temps vous est précieux, il sera donc Inutile d'aller plus loin dans l'inventaire des appels au meurtre des ministres israéliens du gouvernement actuel, lequel nous envoie sa soldatesque déguisée en groupe de joyeux garçons en culottes courtes.
Dès lors, nous vous demandons solennellement Monsieur Mayeur, et nous nous adressons à l'ensemble du collège échevinal, ainsi qu'à vos collègues conseillers, d'interdire ce match qui opposera notre valeureuse équipe à celle de la Honte.
Nous vous demandons à ce que le gazon du Stade Roi Baudoin ne serve pas de paillasson à une horde, qui a sous ses crampons le sang d'innocentes victimes.
Nous vous demandons d'agir dans le même esprit de prévention qui vous a amener à interdire le spectacle d'un Clown devenu hélas attristant par ses navrantes et douteuses fréquentations.

Cette fois ci le risque de trouble à l'Ordre public esr réel, gageons que le très sérieux OCAM vous informe plus sérieusement que lorsqu'il le fait pour un spectacle "comique", nous autres citoyens, vos administrés, c'est ce que nous faisons.

Pour le Comité citoyen : Abdalouahad Bouchal.

Adressée à
À Monsieur le Bougmestre de Bruxelles Ville et au Conseil Communal.

              Signez ICI
et/ou envoyez le texte ci dessus a cabinet.bgm.mayeur@brucity.be

Posté par MCPalestine à 14:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

12 août 2015

Appel à rassemblement jeudi sur GAZA PLAGE !

Appel à rassemblement jeudi sur GAZA PLAGE !

 

Pour faire entendre la voix de la Palestine occupée, colonisée, emmurée, bombardée, nous vous appelons à venir très nombreux à un rassemblement "Gaza sur Seine", ce jeudi 13 août, de 12 H à 21 H, sur la berge de Paris Plage, entre le Pont Notre Dame et le Pont au Change.

 

Les associations CAPJPO-EuroPalestine, Droits Devant, Enfants de Palestine, PALMED France, Les Amis d’Al-Rowwad, Nanterre Palestine, Saint-Ouen Palestine, Muslim-Mag, Collectif Judeo-Arabe et Citoyen pour la Palestine, CRI (collectif contre le racisme et l’islamophobie), ont déclaré mardi ce rassemblement à la préfecture de police de Paris.

 

Elles ont pris l’engagement de laisser la libre circulation des touristes et des familles sur l’espace dédié à Paris Plage, tout en veillant à ce que les personnes attachées aux droits des Palestiniens, à la justice, au respect des Droits de l’Homme et du Droit international, n’aillent pas se mêler aux occupants israéliens autorisés par Madame Hidalgo à squatter l’espace adjacent (entre le Pont Notre Dame et le Pont d’Arcole).

 

Nous pourrons donc informer l’ensemble de la population qui circulera à cet endroit de la réalité de la situation d’occupation, de colonisation et d’apartheid que fait régner le régime israélien sur l’ensemble du peuple palestinien.

 

Nous avons été très nombreux en France (et même dans le reste du monde), à exprimer notre indignation en apprenant l’existence d’une journée honorant la capitale israélienne dans cet espace public.

 

Nous avons été entendus, et c’est grâce à vous tous que nous pourrons faire valoir les valeurs de dignité humaine, de liberté, d’égalité et d’anti-racisme qui sont les nôtres.

 

Les enfants, les familles sont bienvenus. La fête, nous allons la faire, en l’honneur de la résistance palestinienne !

 

Nous invitons tous nos sympathisants à accéder à ce lieu de rassemblement par la rampe du Châtelet (en face du 2 bis Quai de la Mégisserie, Métro Châtelet) et à accepter les contrôles des sacs qui auront lieu (pour s’assurer de l’absence d’armes) et qui s’appliqueront à l’ensemble du public.

 

Merci à toutes et à tous, femmes et hommes de conscience, qui viendrez manifester avec nous, pour que nos dirigeants mettent un terme à la collaboration avec le terrorisme d’Etat israélien.

 

 

Quelques vérités sur l’opération de propagande « Tel Aviv Sur Seine »

 

Ci-dessous, quelques éléments d’information suite aux réponses mensongères de la Mairie de Paris face aux larges protestations contre « Tel Aviv Sur Seine »

1) Tel Aviv est « ouverte et tolérante », il ne faut pas la confondre avec le gouvernement israélien

Tel Aviv a été bâtie sur 7 villages palestiniens détruits. Il y est interdit aux réfugiés palestiniens, expulsés de ces villages, d’y retourner.

Le QG de l’armée israélienne qui bombarde et commet des massacres à Gaza se trouve à Tel Aviv.

A 70 kilomètres de Tel Aviv, soit à peu près la distance entre Paris et Fontainebleau, il y a 1.8 millions de personnes qui meurent à petit feu dans un endroit qui s’appelle la bande de Gaza.

A moins de 50 kilomètres de Tel Aviv, soit à peu près la distance entre Paris et Rambouillet, il y a une charmante construction qui s’appelle le Mur, l’un des aspects les plus visibles d’un régime d’oppression coloniale qui détruit la vie de millions de gens.

Et le problème c’est que tout ça se fait sous la responsabilité d’un État dont la seule capitale internationalement reconnue est… Tel Aviv.

Enfin, si vraiment Tel Aviv est un parangon de tolérance anti-Netanyahou, pourquoi les fascistes de la ligue de défense juive et autres groupuscules font la promotion de Tel Aviv plage ?

2) Ron Huldai, le Maire de Tel Aviv est un « progressiste »

—> Ron Huldai est un militaire de carrière qui a notamment participé aux bombardements au Napalm du Sud Liban.

—> Il mène une politique systématique et continue de colonisation dans « sa » ville, en particulier à Yaffa, devenue Jaffa.

—> A Tel-Aviv il organise également les expulsions de réfugiés africains au lieu de les protéger.

—> Toutes les manifestations culturelles qu’il organise à Tel Aviv sont soigneusement dépolitisées

3) C’est une initiative « festive », pas « politique »

Blanchir l’apartheid israélien n’a jamais rien eu de festif, ni à Paris ni ailleurs et est toujours politique.

—> Au contraire, c’est une initiative qui va faire monter les tensions en France

—> Tellement festive que plus de 300 policiers sont prévus, et qu’il est annoncé des « filtrages »…au faciès? Est ce que des checkpoints sont aussi à prévoir ?

—> Le leader du Front National à Paris invite aussi à participer à « Tel Aviv Sur Seine »

4) Cette initiative favorise les « progressistes israéliens »

Faux, les anti-colonialistes israéliens qui luttent au quotidien contre leur gouvernement ont publié un communiqué pour dénoncer cette opération et ont aussi appelé à son annulation, voir leur déclaration en français ici :

http://bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3794%3Atel-aviv-sur-seine-des-citoyens-israeliens-demandent-lannulation-a-la-mairie-de-paris&catid=49%3Aactualites&lang=fr

5) Cette initiative est « démocratique »

En réalité, cette opération à été imposée par la force aux parisien-nes qui ne sont pas d’accord avec la collaboration et la complicité de la Mairie de Paris.

Par ailleurs, « Tel Aviv Sur Seine » s’est décidé en catimini car il y eu plusieurs déclarations de partis politiques au Conseil de Paris pour dire qu’ils n’avaient pas été informés en amont, ni même qu’il n’y ait eu le moindre vote à ce sujet au Conseil de Paris.

Posté par MCPalestine à 20:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Été 2014, été 2015 à Gaza...

Été 2014, été 2015 à Gaza... Par Huda Abdelrahman

Vous connaissez peut-être  Huda Abdelrahman qui habite à Gaza et a fait ses études de français là-bas. J'avais publié quelques unes de ses lettres sur mon blog l'été dernier, ce terrible été 2014. Cette année, de nouveau, Huda avait obtenu un visa pour venir en France du 25 juillet au 25 août de cette année et devait suivre une formation de 3 semaines pour compléter ses études de français à Besançon.Voilà ce qu'elle vient de m'écrire...

Gaza été 2015

Bonjour Elisabeth

Je veux seulement te dire que les israéliens n'ont pas même le respect envers nous pour nous répondre par oui ou non. 

Puisqu'ils n'ont pas répondu, le consulat français a annulé le voyage

Et j'ai vidé ma valise pour la millième fois et j'ai pleuré pour la première fois. 

J'ai déjà raté quatre voyages et voilà le cinquième.

J'ai seulement pleuré pour ce voyage peut être parce que j'avais tout l'espoir du monde pour voyager.

Peut être parce que j'avais tout préparé

Peut être que je me suis sentie opprimée pour la première fois par les israéliens. 

J'avais pensé que je pouvais sortir pour la première fois de Gaza.

Ce qui me tue qu'ils nous avaient donné 100% d'espoir. 

J'avais pensé que ce voyage serait différent, que je pouvais voyager finalement

Ce qui me tue c'est qu'aujourd'hui j'étais au bureau de voyage pour faire la dernière touche. 

Et dès que je suis revenue chez moi j'ai eu le message du consulat.

Mais cela est répété plusieurs fois et qu'à chaque fois je leur envoie merci pour vos efforts, ils m'envoient on essayera l'année prochaine.

Et l'année prochaine est comme l'année dernière.

Le même message toujours le même mail.

Les mêmes mots...

 

Gaza Été 2014

Ma valise est faite, je pars à Paris dans quelques jours. Ma valise est bouclée. J'ai mis l'arc de triomphe en page d'accueil sur ma page facebook. Je me suis connectée avec mes amies de Cisjordanie avec qui je dois faire le voyage. Durant notre séjour, je leur apprendrais à danser. En échange, elles vont m’initier à la cuisine. J’ai 22 ans. Je suis nulle en cuisine. Mais je danse très bien. 

Ma valise est faite. Le bruit des bottes a commencé. 

Mais au lieu de parler de mon voyage à Paris, tout le monde parle de la guerre. Je fulmine, Je me dis les gens sont devenus paranos. Ils ne parlent plus que de nouvelle attaque, nouvelle guerre, nouveaux bombardements, c’est peut être pour la millième fois que j’entends la même phrase : 

- Tu ne dis rien, Huda ? 

- Non, mais c'est une manie, chez vous la guerre ! 

- Tu ne veux pas nous croire, toutes les familles se sont préparées. Les bruits des drones couvrent nos voix, je sens la peur autour de moi, j'ai le cœur serré, mais je ne veux pas y croire. 

J’ai un avion à prendre. C’est un mardi noir, le neuvième jour de mois de ramadan, le huitième jour du mois de juillet. C’est le mois du jeûne, nous sommes occupés, les femmes préparent les repas, les enfants jouent dans la rue pour oublier la faim, et les hommes dorment ou papotent. 

Moi, je flâne d’un coin à l’autre, en essayant de profiter de mon temps. Nous n'avons pas d' électricité, je ne peux ni regarder un film, ni ouvrir mon compte FB. Je ne peux pas non plus faire la cuisine, je ne peux pas aller à l'université puisqu’on est en vacances; alors je préfère jouer avec mes neveux. 

Je joue pour oublier que la tension monte à Gaza. A chaque fois que les rumeurs se répandent concernant une nouvelle guerre, une nouvelle invasion terrestre, tout le monde commence à avoir la chair de poule : on prépare les conserves, on stocke des sachets de farine, du sucre, du sel, deux ou trois bonbonnes de gaz, et souvent il ne se passe rien. 

C'est devenu même un jeu stupide, chaque jour chacun prédit une nouvelle guerre et cela devient chiant. 

Le soir, nous apprenons l’assassinat par l’armée israélienne de civils près du camp Al Shatee. 

Nous sommes dans la chambre, réunis autour de l'ordinateur pour regarder en la vidéo de la frappe ciblée : maman, mes frères, mes sœurs. Je repasse très vite les images des deux dernières guerres, la peur de se réveiller seule, sans avoir les autres membres de la famille à côté, sans maison ou même sous les débris, de mourir brûlé, décapité, asphyxié … mais quelque chose me dit que cette fois-ci la guerre n'aura pas lieu. 

Je refuse d'y croire. Je crie : - Arrêtez vos conneries, il n’ y aura pas une autre guerre, c'est stupide, c'est juste un moment difficile à passer. Je sors, je cours et je prie pour que mes paroles deviennent vérité. Je prie et je lève les yeux, je vois le ciel qui se déchire et j'entends les hurlements des F16. J'ai tout faux. 

Nous sommes en plein ramadan, en plein été, il fait une chaleur atroce. La guerre vient de commencer. Je crève la dalle, je suis en nage, et j'ai la trouille. Les journées passent et se ressemblent. 

C’est exactement comme un « time machine», qui nous ramène chaque jour au même jour, aux mêmes souffrances, aux mêmes peurs et aux mêmes boucheries. 

Malheureusement les chiffres des victimes changent et s’allongent. Pour nous, les habitants de Gaza ville, au centre, la situation est plus calme. On entend les bombes tomber pas très loin de chez nous. On voit la fumée de chaque maison détruite dessiner dans le ciel la ligne de vie brisée de ses habitants, brûlés, déchiquetés ou enterrés sous les décombres. 

Cette fumée parfume mes nuits sanglantes Je respire l’odeur du gaz toxique qui nous asphyxie. Je vois les drones en train de danser la salsa en accompagnant les F16. Je sens la terre trembler sous mes pieds à chaque bombardement. Pourtant, notre quartier est le plus sûr de la bande de Gaza, c'est un refuge pour les habitants des autres quartiers. Les gens nous envient, ils pensent que c'est le seul endroit où ils peuvent échapper à la mort. Mais la mort est partout. 

Les premiers jours, l’armée israélienne, par humanisme, ne nous bombarde qu'après dix-neuf heures : l'heure de la rupture du jeûne. Le moment où toutes les familles sont réunies pour le repas du soir. Malgré les drones et leur bruit, malgré le vacarme des F16, nous nous mettons à table, chacun s'efforce de sourire pour cacher sa peur. Grâce à la guerre notre famille s'est agrandie. Sous notre toit vivent : maman, papa, mon frère aîné et sa femme, ma sœur, son mari et leurs enfants, mes deux autres frères et ma sœur célibataire, la famille de mon oncle avec ses cinq enfants. Nous ne sommes pas obligés de descendre au rez de chaussée chaque nuit. Quand les bombardements sont légers nous restons au deuxième étage, et mon oncle occupe le premier. Tout le monde assure pourtant que l'étage le plus sûr c'est le rez de chaussée. 

J'ai du mal à croire cette version : - Si on est tous au rez de chaussée, et qu'ils nous larguent une bombe sur la tête nous risquons de recevoir sur la tête et la bombe et les deux étages en même temps. Donc je préfère mourir aux deuxième étage, là au moins je ne recevrais sur la tête que la bombe. Mes parents ne sont pas de mon avis : - Etre au rez de chaussée permet de fuir très vite la maison sans emprunter l'escalier. Plus logique, non ? 

Nos nuits se sont transformées en jours. Comme les bombardements sont "raisonnables " la journée, nous essayons de faire le maximum de choses avant le coucher du soleil. Les garçons sont autorisés à sortir entre midi et 16 heures, à condition de ne jamais s’éloigner de notre quartier. Les filles, elles, il leur est interdit de mettre le nez dehors. Selon ma mère, elles sont trop sensibles, elles peuvent être paralysées à la vue d'une bombe alors qu'un garçon peut toujours prendre ses jambes à son cou et s'enfuir

Maman, ma sœur mariée et notre belle sœur s’occupent de la cuisine et du ménage chaque jour. Moi, je passe le plus clair de mon temps au balcon qui est ma fenêtre sur le monde. Nous n'avons l'électricité qu'une heure ou deux par jour, les batteries des portables et des ordinateurs sont à plat, la télé est éteinte, alors je préfère regarder ce qui se passe dehors. C'est ma télévision. Ma mère a beau crier : 

- Mais qu'est-ce que tu fais, tu es dingue, j'ai donné naissance à une folle, tu vas recevoir une bombe sur la gueule, ou des éclats, ferme le balcon, descends, tu t'en fous de ce que je dis, c'est ça, tu veux me tuer. 

Oui, je m'en fous. Je ne l'entends plus. Je regarde le ciel, je guette le bruit des bombes, je suis des yeux les nuées de papiers que les israéliens nous larguent depuis les avions, où ils nous disent qu'ils nous bombardent mais qu'ils n'ont rien contre nous et que leur seul préoccupation est de ne pas nous faire du mal. Des fois, ils nous demandent d'évacuer un quartier ou un village. Nous, nous ne les prenons pas au sérieux. Ces papiers sont un jeu pour les enfants qui les prennent en plein vol pour les mettre à la poubelle. Nous, nous amusons comme des fous. Je passe des heures à regarder les foules des réfugiés qui ont tout perdu et qui errent dans la ville en portant sur le dos ce qui leur reste. 

Je me suis fait alors un vrai ami, le portable SAMSUNG GT108, ce portable possède des pouvoirs magiques, meilleur que mille I phone ou Galaxys, il possède une batterie qui tient trois jours et il nous a servi plusieurs fois de torche et de radio au moment où Gaza était plongée dans l'obscurité. Parmi les dix-huit âmes qui habitent dans notre maison, deux personnes m'ont étonnée par leur indifférence totale à la guerre: mon petit frère âgé de 14 ans complètement adict aux jeux de vidéos, capable de calculer d'un coup d'œil le temps restant sur chaque batterie de portable, pouvant passer des heures devant l'écran et s'endormant pile au moment où son ordinateur s'éteint, complètement étranger à ce qui se déroule autour de lui. La deuxième personne c’est mon papa, il a passé les 50 jours de la guerre à poser la même question à tout le monde « si l’armée nous appelle pour évacuer la maison? quelles sont les choses que vous allez prendre avec vous ? » 

Les premières fois nous l'avons regardé avec l'irrépressible envie de le tuer, quelle idée de poser de pareilles questions durant ces moments si difficiles. Nous nous efforçons de le rassurer, de lui dire que cela n'arrivera jamais. Chacun tente de garder le sourire, c'est à dire de cacher sa peur. Il a persisté à poser sa question jusqu'au jour de l'Aïd. Le ramadhan touche à sa fin. C'est jour de fête. Nous sommes heureux de pouvoir jouir de trois jours de trêve. Nous pouvons sortir enfin, acheter de nouveaux vêtements, des bonbons, aller saluer la famille. Nous n'avons pas le cœur a faire la fête, tous ces morts, toute cette destruction. 

Mais maman a insisté, c'est la guerre, c'est vrai, mais ce n'est pas une raison pour priver les enfants de leur fête. Nous sommes sorties. Les rues grouillent d'enfants qui courent et rient avec leurs jouets à la main, les magasins sont enfin ouverts, j'achète un chemisier rose et un jean. Mais sans joie. Je commence à mon tour à ranger la maison pour préparer la fête du lendemain. Vers 23 heures tout le monde se prépare à dormir car persuadé qu'Israël ne peut pas violer la trêve d'un jour aussi sacré que l'Aïd. 

Depuis mon enfance, je ne dors jamais la veille de cette fête, par chance, nous avons de l'électricité, j'ai parlé avec des amies, avant d'aller sur le balcon. En bas de notre maison, je remarque un attroupement de jeunes. Je les vois qui s'affairent pour nettoyer le quartier et laver les voitures. Je les regarde avec admiration, j'ai envie de descendre et de me mêler à eux, j'ai envie d'être un garçon pour aller jouer avec eux, je les vois qui astiquent les portes des maisons jusqu'à les rendre pareilles à des miroirs, chacun montre à l'autre ses vêtements de fête. Je passe la nuit au balcon à scruter le ballet des hommes. A l'aube retentit enfin l'appel à la prière. je cours réveiller toute la maisonnée: "Debout, debout, c'est la fête". 

Certains me regardent avec colère, car j'ai interrompu leur sommeil, ma mère, est la seule à se réveiller, nous avons préparé en semble le petit déjeuner. Je suis revenue au balcon pour admirer les enfants avec les costumes flambants neufs. Je sens la fête, j'oublie la guerre. Vers neuf heures, mon père enfile son costume et sort rendre visite aux autres membres de la famille. 

Le ciel est bleu. Les drones se sont tus. Les F16 ont disparu. On entend juste le rire des enfants. On se met à croire en l'humanité des israéliens, ne respectent-ils pas notre fête religieuse ?..

Puis à midi, une nouvelle bombe : la marine israélienne a fauché des enfants qui couraient sur la plage. 

La rue se vide d'un coup. Je cache les bonbons et les biscuits. Mon père était chez des cousins, une bombe est tombée sur le toit de leur maison. Mon père a eu la réponse à sa question: quand une bombe tombe sur la maison où tu te trouves, la seule chose que tu peux penser sauver c’est ta peau. Heureusement la bombe n'a pas explosé. Mon père est rentré traumatisé. Il a dormi toute la journée. 

La fête est finie. Durant la guerre, notre préoccupation principale c'est comment charger nos téléphones et nos ordis. Tous les habitants du quartier chargent leurs appareils chez le commerçant qui a réussi à trouver deux litres d'essence pour faire marcher son générateur. Il est difficile d’arriver au point de vente de carburant, tout le monde a peur de faire ce long trajet en portant des bouteilles tout de gaz sur le dos. Car on risque de recevoir un missile, les aviateurs israéliens assurent qu'ils confondent les bonbonnes de gaz avec les roquettes.

La journée se termine à 19 heures, à l'heure de la rupture du jeûne. Après c'est le couvre-feu. 

Je suis sidérée par l'intelligence de l'armée israélienne. Ses hommes savent très bien que nous guettons cette heure avec impatience depuis l'aube, que nous avons passé la journée sans boire ni manger, alors c'est le moment que l'armée va choisir pour nous bombarder de gaieté de cœur. 

Nous mangeons alors n'importe comment et on court pour préparer nos affaires en cas de fuite. 

Moi, j'ai en permanence dans mon sac, mon ordi, mon portable, un peigne, un pyjama, l'album photos de mes anniversaires, un pantalon, un chemisier. Mes frères, eux, embarquent les papiers les plus importants, les certificats, les passeports et les 7 papiers d'identité. Les enfants, eux, préparent leurs jouets dans un petit sac sous forme de lapin. On met tout cela devant la porte d'entrée et on attend dans le noir. Durant la nuit, nous ne subissons pas uniquement les bombardements de l'aviation, mais aussi des chars stationnés à la frontière, à Rafah et Beit Hanoun. Sans compter les vedettes de la marine qui nous pilonnent.

J'appelle cette armada l'orchestre, chaque arme à sa musique, son tempo, son rythme. Et le concert dure jusqu'à l'aube. Généralement, de 19 h jusqu'à minuit les bombes tombent d'une façon irrégulière, arbitraire et imprévisible. Parfois elles tombent toutes les demis heures, ou bien toutes les deux heures. A partir de minuit, toutes les frappes sont millimétrées, chronométrées, et les tapis de bombes décrivent un cercle qui se rapproche de plus en plus du cœur de la ville jusqu'à nous donner l'impression, à la fin, d'exploser dans nos têtes. 

A minuit, nous descendons tous en catastrophe au rez de chaussée. Nous nous entassons les 18 dans la même pièce. Prêts à mourir. Nous sommes collés contre le mur, car il faut éviter d'être à proximité de la fenêtre à travers laquelle nous voyons l'ombre effrayante des arbres. A force, nous avons fini par connaître les bombes à leur bruit et à leur lumière, en un coup d'œil nous pouvons savoir son impact, si elle tombe loin ou près de nous. 

J'aime ces moments d'obscurité et de peur. Nous sommes tous là entassés les uns sur les autres et on se raconte des histoires pour oublier la guerre. 

Comme nos nuits sont longues, chacun parle de la mort qu'il désire. A la majorité dans notre famille, nous préférons mourir dans notre sommeil, car on ne sent pas de douleur, paraît-il. Parfois, il nous arrive de jouer aux experts en balistique, nous faisons semblant de distinguer rien qu'au bruit, les missiles israéliens des roquettes palestiniennes. Que de théories et de supputations ! On assure que les projectiles qui émettent un bruit sourd sont ceux de la résistance quant à ceux qui font du bruit excessif, ce sont ceux des israéliens. Durant ces nuits difficiles, il nous arrivait de mourir de rire. 

Un soir pareil aux autres, je monte la garde sur le balcon avec mon petit frère. Toute ma famille dort. Soudain, j'entends des cris dans la rue. Je vois un groupe de gens dans la rue. Je ne comprends pas. C'est une folie de se rassembler ainsi. Les avions bombardent systématiquement tous les regroupements, afin de faire le maximum de victimes. Je regarde la foule et je vois les drones affluer vers notre quartier. Je me dis " Ca y est, on est morts". J'entends alors une femme appeler mon père: - Abo Salah, ouvrez la porte, l’armée israélienne a appelé Abo Ayman, le boucher, pour qu’il évacue sa maison. Ils vont la bombarder. Je cours réveiller tout le monde. La maison du boucher est à quelques mètres de la nôtre. Tout le monde s'habille à la hâte. Nous filons au rez de chaussée. On frappe de nouveau à la porte, ce sont cinq familles qui nous demandent l’asile. Nous nous entassons les uns sur les autres. Impossible de respirer. Impossible de bouger. Il fait une chaleur d'enfer. Personne ne parle à personne. Nous avons les dents serrées et chacun attend la déflagration qui va pulvériser la maison du boucher. Une heure, deux heures, trois heures passent et rien ne se passe. 

Nous sommes crevés. Nous avons envie d'en finir, merde qu'elle tombe cette bombe à la fin et qu’on en parle plus. 

Enfin, je ne sais qui demande à la grand-mère qui a donné l'alerte: - Comment vous avez eu l'ordre d'évacuation, c'est l'armée qui vous a appelé ? La grand mère qui dormait presque nous répond: - Mais quelle armée ? Je ne parle pas à l'armée, moi. C'est ma petite fille qui m'a appelé d'Arabie et elle avait peur que notre maison soit bombardée. Je me fie aux pressentiments de ma petite fille. A ces mots, les cinquante refugiés crient en chœur: - Comment, ce n'est pas l'armée ? - Non, je vous ai dit que je ne parle pas à l'armée. 

L'envie de la tuer. Puis d'un coup tout le monde éclate de rire. Quel gag ! Les gens rentrent chez eux à trois heures du matin mais la vieille refuse. Elle reste, elle ne bougera pas tant que la maison ne sera pas bombardée. L'instinct de sa petite fille ne trompe jamais. 

Me voilà de nouveau sur le balcon. Un autre nuit. Je suis allongée et j'essaye de distinguer la lumière des F16 de celle des étoiles. Les feux des F16 s'éteignent vite contrairement à ceux des étoiles. Je dors en tête bèche avec ma sœur. Ma mère a beau protester nous ne l'écoutons pas. Nous préférons mourir sous les bombes que de crever de chaleur. 

Au milieu de la nuit, une énorme explosion secoue Gaza. L'aviation est en train de bombarder les tours de la Corniche. Les habitants ont été comme d'habitude prévenus dix minutes avant l'explosion. J'imagine la panique des personnes habitant le douzième et le treizième étage obligés de dévaler l'escalier en dix minutes sans emporter avec eux le moindre papier. Cette nuit là, les tours sont tombées les unes après les autres comme un château de sable. 

Je me réveille de plus en plus tard, non par paresse, mais je préfère désormais le sommeil à la réalité. Quand l'armée nous fait don d'un cessez le feu, les gens en profitent pour revenir chez eux, s'assurer de l'état de leur maison, récupérer un objet ou deux, quelques souvenirs. Généralement, ils ne trouvent rien. D’autres préfèrent aller au cimetière pour parler avec des proches qu'ils ont perdus. Tous les mouvements de foule sont suivis par les drones et à la moindre agitation c'est un missile qui tombe du ciel. La guerre nous a appris à faire un bon usage du temps. Nous savons apprécier la moindre seconde de trêve. Nous vivons à fond la caisse. 

Le dernier jour du cessez le feu, nous sommes sorties malgré les protestations de ma mère. J'ai pris une glace au chocolat, elle avait un goût unique, nous sommes allées dans un petit resto. Nous avons senti l'éternité. Je suis rentrée. J'ai regardé ma valise. J'ai pensé à tous les échanges que j'ai eus avec les filles de Cisjordanie qui devaient faire le voyage avec moi.

Sans m'en rendre compte, je me suis habituée à la guerre. Elle est devenue mon quotidien. Je me suis habituée à me réveiller au bruit des canons au lieu des oiseaux. Je me suis habituée à faire le ménage, le linge et la vaisselle en écoutant la voix des drones et de F16. Je me suis habituée à discuter avec ma famille en étant interrompue toujours par une bombe ou par la sirène des ambulance. Je me suis habituée à dormir avec la berceuse des missiles. Aussi, j'ai du mal à croire les gens qui pronostiquent la fin de la guerre. 

Quelle fin ? La guerre n'a pas de fin à Gaza. J’ai 22 ans, et je n’ai connu que la guerre. 

Au quarante quatrième jour de la guerre un cessez le feu est conclu. J'en profite pour ouvrir ma page Facebook. Je vois les posts, les commentaires et les messages de mes amies qui disent : ça y est, une heure seulement et ce cauchemar finira à jamais, une heure et on reprendra notre vie, la tranquillité nous manque, le sommeil nous manque, la mer nous manque aussi, l'université, les études, les livres, les examens, les rues, les magasins, les charrettes et les charretiers , nous manquent aussi, même les klaxons des voitures nous manquent. L'été, le ramadan, la fête, les vacances nous manquent, ah si seulement on pouvait avoir un autre été, un autre ramadan et une autre fête pour rattraper ce qu'on a raté". 

À 20 heures, nous sommes tous assis devant la télé et le présentateur nous annonce la " Victoire". En une fraction de seconde, toute la bande de Gaza est dans la rue. Les gens sont comme fous. Privés de soleil, de sommeil et de vie durant ces deux mois d'enfer, ils hurlent, dansent, pleurent.La guerre est finie. Je cours dans ma chambre. Je sors ma valise. La guerre est finie. Je vais pouvoir aller à Paris, danser sous l'Arc de triomphe. 

La guerre est finie mais les portes de Gaza restent bouclées. Je ne défais pas ma valise J'ai toute la vie pour attendre. J’ai 22 ans.

Source

Posté par MCPalestine à 14:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Le défi de Mohammad Allan : « je refuse l’esclavagisme de l’occupation »

http://www.ism-france.org/photos/mohammed%20allan.jpg
Le défi de Mohammad Allan : « je refuse l’esclavagisme de l’occupation »
Fadwa Nassar
11 août 2015
En grève de la faim depuis 56 jours, Mohammad Allan (30 ans) est avocat, de la région de Nablus et membre du mouvement du Jihad islamique en Palestine. Il est « détenu administratif », ce qui signifie qu’aucune charge ne pèse contre lui, sinon un dossier secret concocté par les autorités sécuritaires sionistes, qu’il n’a pas le droit de consulter, ni d’ailleurs ses avocats. C’est ainsi que l’entité coloniale tente de briser toute volonté de résistance à l’occupation, en emprisonnant tout Palestinien considéré gênant pour le maintien de son pouvoir colonial sur la Palestine.  Mohammad Allan a décidé d’entamer la grève de la faim lors du renouvellement de sa détention, il y a 56 jours, décidé par un tribunal militaire sur la base d’informations « secrètes ». C’est pour réclamer sa liberté et l’abolition de la détention arbitraire et humiliante de tout un peuple que Mohammad Allan a décidé de réagir, en se privant de nourriture. Arrêté le 16 novembre 2014, sa détention administrative a été renouvelée deux fois. L’enfer supporté par les prisonniers palestiniens détenus administratifs tient à l’incertitude dans laquelle ils vivent, quant à leur libération. Jusqu’à la dernière minute, ils ignorent ce les services sécuritaires de l’occupant ont décidé, soit le renouvellement de leur détention soit leur mise en liberté.
Mohammad avait déjà été emprisonné en 2006 (trois ans) puis en 2011, pour ses activités politiques, mais c’est la première fois qu’il est détenu administratif. Lorsqu’il a entamé la grève de la faim, il a déclaré vouloir lutter jusqu’au bout, pour sa liberté  car « la détention administrative correspond à un esclavagisme, et de fait, je refuse d’être l’esclave de quiconque ». Sa lutte rejoint le mouvement initié par sheikh Khodr Adnan qui a réussi, par deux fois (2012 et 2015) à arracher sa liberté, défiant l’occupation et ses services sécuritaires.
Comme pour Khodr Adnan, plusieurs prisonniers du mouvement du Jihad islamique sont entrés en grève de la faim, pour soutenir leur camarade de lutte. Ils sont aujourd’hui au nombre de 30, parmi eux les prisonniers Ibrahim et Saddam Harbiyat, Firas Abu Mariya, Ali Saadi Saffouri, Sami Jaradat, Shaher Halahla, Rami Najjar… Ce mouvement de solidarité initié par les prisonniers intervient au moment où le conseil supérieur représentatif des prisonniers du mouvement du Jihad islamique s’est auto-dissous, en signe de protestation contre la politique carcérale de l’occupation, ce qui risque de jeter encore plus le trouble au sein de l’institution carcérale, n’ayant plus d’interlocuteurs pour discuter et négocier. Le mouvement du Jihad islamique, comme le mouvement Hamas, a voulu placer l’institution sioniste devant ses responsabilités et la laisser se débrouiller seule face à des mouvements de révolte et de grève de la faim, où les prisonniers de plusieurs mouvements de la résistance (FPLP, Fateh, Jihad islamique et Hamas) protestent à leur manière : mise à feu des cellules, refus d’obéir aux ordres des geôliers, notamment dans les prisons situées au sud du pays (Ramon et Nafha).
Concernant la décision de dissoudre le conseil supérieur représentatif des prisonniers, Khodr Adnan a déclaré que cette décision stratégique a pour but de faire pression sur l’institution carcérale sioniste. Bien qu’une telle décision ait été rarement adoptée par les mouvements de la résistance, elle correspond cependant à une nécessité pour intensifier la lutte, a-t-il ajouté. Pour lui, la dissolution du conseil supérieur représentatif pourrait être suivie de la formation d’un conseil « de l’ombre », ce qui pourrait plonger l’occupant dans l’embarras, puisque ce conseil donnerait des directives qui resteraient ignorées par l’occupant. C’est en quelque sorte comme la dissolution de l’Autorité palestinienne, mais à un autre niveau.
Malgré les nombreuses attaques menées contre les Palestiniens (par l’institution militaire coloniale, ses politiciens et ses colons), et notamment l’immolation de la famille Dawabsheh à Doura, il y a deux semaines par les hordes sauvages nourries de sionisme, la question des prisonniers et de leurs luttes dans les prisons de l’occupation bénéficie d’une mobilisation croissante au sein du peuple palestinien, d’autant plus qu’une loi criminelle a été récemment votée par l’organe représentatif des colons, le Knesset, qui autorise à alimenter de force tout prisonnier palestinien gréviste de la faim. Bien que cette loi ait été critiquée par les sionistes libéraux, qui craignent de voir leur entité rejetée au ban de l’humanité, les autorités de l’occupation menacent à présent le prisonnier Mohammad Allan de l’appliquer et le forcer à s’alimenter. Les médecins de l’entité coloniale ont refusé de le faire, à l’hôpital Soroka, et à présent, à l’hôpital Barzalay, craignant d’être placés individuellement sur les listes de boycott, ce qui signifierait la fin de leur participation à des congrès et conférences dans plusieurs pays du monde, et cela pour satisfaire des diables « illuminés ».
L’alimentation forcée des prisonniers grévistes de la faim avait cependant été appliquée par les autorités sionistes dans les années 80, même sans loi, car l’entité coloniale n’en ressent pas toujours le besoin. Mais les suites de leurs actes, le martyre de deux prisonniers palestiniens ayant subi cette torture, avaient mis fin à ce genre d’expériences cruelles.  Aujourd’hui, avec un organe législatif composé d’ultras et la recrudescence des grèves de la faim par les prisonniers, et notamment après les deux victoires de sheikh Khodr Adnan, les sionistes ressentent un besoin impérieux de tuer. La situation dans les prisons les préoccupent, car les luttes se développent, même si elles ne sont pas encore coordonnées : le mouvement du Jihad islamique a décidé d’accorder une place importante, dans sa mobilisation populaire, aux prisonniers, et ses membres et cadres prisonniers, notamment les détenus administratifs, entament régulièrement des grèves de la faim. Le FPLP participe à la mobilisation et notamment pour réclamer la solidarité avec son secrétaire général, Ahmad Saadate, toujours privé de visites familiales. Il a décidé, depuis quelques semaines, de lancer un mouvement de grève de ses membres et cadres détenus dans les prisons sionistes, mouvement deux fois reporté jusque là. Le Fateh a récemment protesté contre le transfert de 120 de ses militants prisonniers vers la prison de Nafha par une grève de la faim de 140 prisonniers, et poursuit ses négociations avec la direction carcérale pour stopper les transferts et les incursions sauvages et parfois sanglantes dans les prisons. Quant au mouvement Hamas, il a également protesté contre les transferts en dissolvant son conseil supérieur représentatif, par refus de négocier ou de discuter avec l’occupant.
Il est certain que dans les prisons sionistes, la lutte se développe mais comme l’a récemment dit Khodr Adnan, les mouvements politiques ne se mettent pas d’accord sur des démarches communes, d’autant plus que les prisonniers du mouvement Hamas sont plus dans l’attente d’un échange de prisonniers, comme celui réalisé en 2011, promis par les dirigeants des Brigades d’al-Qassam. Cette attente, justifiée certes par les efforts éprouvants menés par les prisonniers pour entamer des luttes et des grèves de la faim, reste cependant un des facteurs qui entrave l’élargissement de la lutte des prisonniers et de la mobilisation populaire à leurs côtés.
Parce que les prisonniers palestiniens sont des résistants et militants, des combattants pour la cause nationale palestinienne qui furent pour certains des martyrs en puissance, lorsqu’ils combattaient l’ennemi, parce que toutes les familles palestiniennes sont touchées ou furent touchées par les arrestations d’un ou de plusieurs membres des leurs, parce que le mouvement national des prisonniers demeure, malgré toutes les failles actuelles, un levier de la lutte contre l’occupation coloniale, aucune cause n’est plus populaire, aux yeux des Palestiniens, que celle des prisonniers qui sont leurs fils ou filles, leurs pères ou mères, leurs frères ou sœurs. C’est ce qui rend les grèves de la faim et les défis lancés à l’occupation, comme le fait à présent Mohammad Allan, si vitaux pour la poursuite de la lutte des Palestiniens. C’est ce qui rend nécessaire le soutien et la solidarité avec les prisonniers, et les campagnes réclamant l’abrogation de la détention administrative et des lois et mesures inhumaines les visant tout particulièrement (interdiction de mener des études, isolement, interdiction de visites, punitions collectives, tortures, transferts abusifs…).

http://samidoun.net/site/wp-content/uploads/2015/08/54-allan.jpg
Take Action: Demand freedom – not force feeding – for Muhammad Allan!

1. Sign on: Send a letter demanding Allan’s freedom, and that he not be force-fed. Israeli officials must hear the voice of the world demanding that this threat of torture be stopped, and that Allan, imprisoned without charge or trial, be freed.

2. Protest at the Israeli consulate or embassy in your area.  Bring posters and flyers about administrative detention and Palestinian hunger strikers and hold a protest, or join a protest with this important information. Hold a community event or discussion, or include this issue in your next event about Palestine and social justice. Please email us at samidoun@samidoun.net to inform us of your action – we will publicize and share news with the prisoners.

3. Boycott, Divest and Sanction. Hold Israel accountable for its violations of international law. Don’t buy Israeli goods, and campaign to end investments in corporations that profit from the occupation. G4S, a global security corporation, is heavily involved in providing services to Israeli prisons that jail Palestinian political prisoners – there is a global call to boycott itPalestinian political prisoners have issued a specific call urging action on G4S. Learn more about BDS atbdsmovement.net.

Letter text – Sign on below!
To Brigadier General Dani Afroni, Military Judge Advocate General and Prime Minister Benjamin Netanyahu;

I write today to call for an immediate release of Palestinian hunger striker Muhammad Allan, held without charge or trial under administrative detention. He has been on hunger strike for over 50 days.

With equal emphasis, I demand that Muhammad Allan not be subject to force-feeding. Force feeding is cruel, inhumane and degrading treatment – it is a form of torture that threatens Allan’s life. It violates international conventions and medical codes of ethics.

I also demand the end of the use of administrative detention. Like 400 other Palestinians, Allan is being held without charge or trial and under secret evidence. There is no justification for administrative detention.

The life of Muhammad Allan – and the lives of thousands of Palestinian prisoners- is precious to me and to people around the world. The eyes of the world are on these case, and the government of Israel is fully responsible for Muhammad Allan’s life. This young Palestinian lawyer must be freed, and must not be subject to the torture of force-feeding.

Allan must be released immediately and without condition, along with his fellow administrative detainees and the law allowing force-feeding immediately rescinded.

Sincerely,

Take Action : http://samidoun.net/2015/08/take-action-hunger-striker-muhammad-allan-threatened-with-force-feeding/

Posté par MCPalestine à 13:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

09 août 2015

Annuler Paris Tel Aviv Plage !

Tel Aviv veut faire sa propagande sur Paris Plage jeudi prochain 13 août ! Réagissons !


Des sites israéliens se vantant de venir faire leur propagande à Paris Plage le
jeudi 13 août prochain sous l’intitulé : « Coincé à Paris, t’inquiète, la Plage de Tel Aviv débarque chez toi " :
http://coolisrael.fr/25041/coince-a-paris-tinquiete-la-plage-de-tel-aviv-debarque-chez-toi
nous avons d’abord pensé à un mauvais canular, d’autant que la Mairie de Paris, interrogée à
ce sujet, a commencé par nier l’existence d’un tel événement.

Mais la préfecture de police de Paris l’ayant confirmé, et le journaliste Nadir Dendoune ayant
finalement obtenu une réponse affirmative de la Mairie de Paris, il n’y a plus aucun doute :
Il est bien question de faire la promotion de l’occupation et de la colonisation israélienne, sous couvert de vernis culturel, et sans demander leur avis aux contribuables.

"Une journée festive ouverte à tous est prévue le 13 août de 10h à 19 H (puis ensuite en musique jusqu’à 22 H) entre le Pont d’Arcole et le Pont Notre Dame. De la nourriture locale ainsi que des cadeaux seront distribués, des jeux seront également organisés. L’idée de cette journée est de faire découvrir Tel Aviv aux Parisiens qui n’ont pas la chance de partir en vacances cette année", précise-t-on de même source. Une initiative scellée en mai dernier par la maire de Paris, Anne Hidalgo, lors de son déplacement en Israël. (http://www.lecourrierdelatlas.com/982605082015La-venue-de-Tel-Aviv-a-Paris-Plage-cree-la-polemique.html#sthash.nWvVy303.dpuf ).

Pas question de laisser se dérouler sans réagir cet événement indécent, véritable encouragement à l’occupation et à la colonisation israélienne.

Un an après les massacres israéliens à Gaza, auxquels ont peut-être participé les joyeux animateurs invités le 13 août, pendant que le gouvernement français interdisait les manifestations de protestation contre les bombardements de populations civiles, les Palestiniens sont toujours assiégés, assassinés, emprisonnés et des enfants sont torturés tous les jours dans les geôles israéliennes, comme l’ attestent les rapports de multiples ONG internationales.

Les élus parisiens ont-ils déjà oublié, à propos de "plage", que l’armée d’occupation israélienne a assassiné l’été dernier plusieurs enfants qui jouaient au foot sur une plage, celle de Gaza ?

Et nous laisserions Madame Hidalgo transformer l’espace public en zone de propagande pour des criminels de guerre, qui vont venir vanter les « sports » israéliens, ainsi que les « produits de la Mer Morte » le plus souvent issus des territoires palestiniens occupés ou annexés ?

Sans parler du négationnisme des organisateurs qui osent annoncer une distribution de nourriture israélienne… qui seront des felafels !! Et de « la fameuse ambiance israélienne, savant mélange de détente et de réjouissances », qu’on nous vante, pendant que 1,8 million de femmes, d’hommes et d’enfants, croupissent dans un camp de concentration, et que les Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est voient tous les jours leurs maisons et oliviers détruits ou offerts à des colons ?

Nous demandons à toutes celles et ceux qui peuvent se libérer le jeudi prochain 13 août de se tenir prêts pour une mobilisation sur place, dont le lieu et heure seront communiqués très prochainement.

Et d’ici là, nous vous appelons à écrire aux responsables de la Mairie de Paris pour dénoncer ce scandale.

Voici quelques coordonnées à cet effet :

  • Bruno Julliard, 1er adjoint à la mairie de Paris, chargé de la « culture » :

Adresse Mail : bruno.julliard@paris.fr

FB : https://www.facebook.com/Bruno-Julliard

  • Emmanuel Grégoire, chargé des services publics :

FB : https://www.facebook.com/gregoireemmanuel

  • Vous pouvez également laisser un message sur :

http://next.paris.fr/pro/Portal.lut?page_id=9599&document_type_id=12&document_id=10737&portlet_id=24224

et aussi sur : http://www.paris.fr/actualites/paris-plages-2015-2688
(tout en bas de la page sur « Paris J’écoute »)

  • Pour téléphoner à la Mairie de Paris : 3975 ou 01 42 76 40 40

Premiers signataires

 : CAPJPO-EuroPalestine, Indigènes de la République, Association des Palestiniens d’Ile de France, Droits Devant, Abna Philistine, Nanterre Palestine, Les Amis d’Al-Rowwad, Saint-Ouen Palestine, Le Mouvement Citoyen Palestine, PALMED FRANCE., Collectif Palestine Libre, Collectif Palestine 69

Mairie de Paris : les messages de protestation affluent

La sauterie israélienne programmée sur l’espace public de Paris Plage par la Mairie de Paris fait scandale à juste titre. Les messages aux élus affluent sur Facebook et par mail. En voici un aperçu.

  • Monsieur le Premier adjoint,

Je viens d’apprendre avec stupéfaction que "Paris Plage" sera ouvert, le jeudi 13 août, à la propagande israélienne. Cela ne se fait évidemment pas sans notre accord.

Auriez-vous oublié l’opération israélienne contre Gaza de l’été dernier qui a fait plus de 2 000 morts dont quelque 500 enfants ? Ignorez-vous que, pratiquement chaque jour, l’armée israélienne tue un Palestinien en Cisjordanie ? Il est vrai que nos médias français n’en parlent guère. On a beaucoup évoqué le bébé palestinien qui a été brûlé vif par l’action de quelques colons israéliens extrémistes mais on oublie que, s’il y a des colons en Cisjordanie, c’est parce que le gouvernement israélien les a aidés à s’y installer.

Dès lors, comment justifier une pareille complaisance à l’égard de ce gouvernement israélien ? A moins que, depuis Guy Mollet, qui avait permis à Israël d’accéder à l’arment nucléaire, le parti socialiste français n’ait pas évolué… sauf dans son discours mais pas dans ses actes.

En dehors de cette hypothèse, j’aimerais vraiment connaître l’argumentation qui vous permet d’ouvrir « Paris Plage » à la propagande israélienne.

Avec mes sentiments respectueux mais scandalisés,

Martine S., historienne, membre associée au GSRL (CNRS)

  • Objet : Paris Plage est-elle une plage pour propagande israélienne ?

À : bruno.julliard@paris.fr

Bonjour Monsieur,

J’apprends avec stupeur que Paris Plage devrait accueillir une manifestation israélienne, manifestement propagandiste. Israël, cette pseudo démocratie qui n’en finit pas d’écraser le peuple palestinien vient narguer les héritiers de la Révolution, la révolution des Droits de l’homme ?

Petite nièce de Bernard Lazare, je suis horrifiée depuis toujours et de la politique sans frein d’Israël et de l’ignoble indulgence de l’Occident, l’Europe ex aequo avec les Etats-Unis, pour un Etat qui viole les lois internationales et les droits de l’Homme en permanence.

Vous pourriez peut-être faire en sorte que cette manifestation n’ait pas lieu ?

Mme Carole S. (Paris)

  • Monsieur le premier adjoint,

La simple morale n’étouffe pas Madame le maire de Paris ni ses conseillers qui ont autorisé les sionistes (d’Israël et du CRIF) à diffuser leur réclame pour Israël le 13 août prochain sur les rives de la Seine à Paris.

Le sang coule en Cisjordanie et à Gaza sous les tirs israéliens. Les prisonniers palestiniens sont enfermés en Israël en totale illégalité ; les Palestiniens vivent un enfer sous la colonisation israélienne ; les Israéliens non-juifs subissent l’apartheid, les Gazaouis souffrent d’un blocus inhumain depuis plus de 8 ans. Et Paris offre aux bourreaux une récompense !

Nous sommes révoltés.

Alors, à défaut de morale de la part de la mairie de Paris, qu’elle prenne au moins conscience du danger : le trouble à l’ ordre public, inévitable, si les sionistes se pavanent avec votre autorisation, votre collaboration.

Il y a des victimes et des bourreaux : la mairie de Paris se place du côté des bourreaux. Il y a des opprimés et des oppresseurs : la mairie de Paris opte pour encourager les oppresseurs. Il y a des colonisés et des colonisateurs : la mairie de Paris applaudit les colonisateurs.

Et nous, les défenseurs des Droits humains, allons-nous nous en satisfaire ?

Monsieur le Premier adjoint, annulez cette infamie de l’ingérence d’Israël et d’importation du conflit d’Israël contre la Palestine sur le territoire français (car l’action d’Israël le 13 août n’est qu’un message publicitaire pour indiquer que Paris condamne les Palestiniens à subir la colonisation israélienne et encourage les sionistes à coloniser la Palestine). Faites-le, sinon par simple morale : le choix (par des socialistes (!) du droit des colonisés et non celui des colonisateurs), tout au moins par souci d’éviter un trouble à l’ordre public.

Cette indécente et scandaleuse publicité pour Israël en plein Paris doit être interdite.

André (Paris 14ème)

  • Destinataire : "bruno.julliard@paris.fr"

Objet : Tel Aviv sur Seine : UNE HONTE !

Bonjour,

Je suis scandalisé et effaré de la présence indécente de la campagne "Tel Aviv sur Seine" à Paris Plage.

Cela est de très mauvais goût de la part de la Mairie de Paris d’accepter une telle provocation de la part de personnes faisant l’apologie de terrorisme et vantant un pays qui dépossède un peuple de ses terres et le massacrent continuellement.

Pouvez-vous seulement me certifier que ces "animateurs" n’ont jamais servi dans l’armée d’occupation de Tsahal ?

Vous annoncez qu’il s’’agit d’une manifestation culturelle, alors qu’ils osent mentionner les falafels comme un plat typique israélien (?!) Les falafels sont des produits typiques de la restauration palestinienne. Et moi qui pensais que le négationnisme était puni par la loi ?

Et en plus, vous les encouragez à proposer des produits issus de la colonisation (produits de la mer morte) !

Quel est le message derrière cela ? Que devons-nous comprendre 1 an après que 2100 civils palestiniens ont été tués, dont plus de 500 enfants à Gaza ? (cf. rapport de l’ONU)

Si une telle mascarade se voit acceptée par la Mairie de Paris, je me gênerais pas de faire du "culturel" également de mon côté.

Moomen S. (Paris)

  • Sur la page FB de Madame Hidalgo

Bonjour,

Je suis extrêmement choquée d’apprendre que le 13 août, TEL AVIV débarque à PARIS PLAGE.

Avez vous déjà oublié, à propos de "plage", que l’armée d’occupation israélienne a assassiné l’été dernier plusieurs enfants qui jouaient au foot sur une plage, celle de Gaza ?

Avez vous déjà oublié que le pays que vous voulez mettre à l’honneur colonise, tue, sans distinction hommes, femmes et enfants, depuis plus de 60 ans !

Honte à la Ville de PARIS de cautionner des crimes contre l’humanité en faisant une telle promotion !

BOYCOTT PARIS PLAGE !

Mme Geneviève B. (Choisy)

  • Objet : Pas de propagande pour les criminels de guerre israéliens sur Paris Plage

À : bruno.julliard@paris.fr

Bonjour,

Je tiens à vous dire que l’invitation faite par la Mairie de Paris aux autorités israéliennes pour une journée "festive" le 13 août sur Paris Plage est honteuse et scandaleuse.

Ceci alors que cet état commet des crimes de guerre permanents mais toujours impunis en Palestine, poursuit l’étranglement de toute une population de 2 millions de Palestiniens à Gaza, accentue avec cynisme la colonisation et l’occupation en Cisjordanie.

Au lieu de sanctionner cet état pour ses crimes, ses violations des droits humains et du droit international, les autorités françaises et en particulier la Mairie de Paris lui déroulent le tapis rouge ! Quelle honte !

Vous ne devez pas vous proclamer démocrate, monsieur Julliard.

Collectif Palestine Libre

  • Et même de Belgique :

Monsieur,

Je vous remercie de bien vouloir transmettre le message ci-dessous à Madame la Maire de Paris, Madame Hidalgo, à qui je souhaite faire part de mon écoeurement face à l’initiative "Tel Aviv Sur Seine" du 13 octobre !

Madame la Maire, Madame Hidalgo,

On aura tout vu mais là , chapeau ! J’ai cru pendant tout un temps à un bobard de mauvais goût, mais non ! C’est incroyable ! indécent ! Que dis-je : obscène !

Tenez, pour faire bref, je vous envoie une photo que j’ai prise à Gaza fin 2012. Ce que vous voyez là, au fond, ce sont les canonnières israéliennes qui tirent sur les pêcheurs enfermés à Gaza…et qui ne disposent plus que d’un "bocal" de Méditerranée pour tenter de ramener quelque menu poisson …Pendant que j’étais sur place, on entendait les tirs tous les jours , plusieurs fois par jour ….Il fallait bien du courage pour prendre la mer.

Mais bon, ces tirs, vous ne les entendrez pas, sur votre "plage" !

D’ailleurs, avez-vous seulement du coeur ?

Quant aux droits humains, ignorez-vous, Madame la Maire de Paris, qu’Israël est un pays occupant, colonisateur et pratiquant l’apartheid et que des milliers de Palestiniens sont devenus des réfugiés dont beaucoup croupissent à Gaza et dans des camps de misère

Dominique W.

Champion (Belgique)

RAPPEL : POUR VOUS EXPRIMER VOUS AUSSI :

  • Bruno Julliard, 1er adjoint à la mairie de Paris, chargé de la « culture » :

Adresse Mail : bruno.julliard@paris.fr

FB : https://www.facebook.com/Bruno-Julliard

  • Emmanuel Grégoire, chargé des services publics :

FB : https://www.facebook.com/gregoireemmanuel

  • Vous pouvez également laisser un message sur :

http://next.paris.fr/pro/Portal.lut?page_id=9599&document_type_id=12&document_id=10737&portlet_id=24224

et aussi sur : http://www.paris.fr/actualites/paris-plages-2015-2688
(tout en bas de la page sur « Paris J’écoute »)

  • Pour téléphoner à la Mairie de Paris : 3975 ou 01 42 76 40 40

CAPJPO-EuroPalestine

Posté par MCPalestine à 14:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

08 août 2015

No to 'Gaza Reconstruction Mechanism', Open Gaza to Build

Le"Mécanisme de reconstruction de Gaza" : une souricière à l’israélienne !

Plusieurs associations palestiniennes dénoncent l’accord créé par l’ONU avec l’aval d’Israël et de l’Autorité palestinienne à propos de la "reconstruction de Gaza", le qualifiant non seulement de mascarade mais aussi de moyen de resserrer davantage encore l’étranglement de la bande de Gaza. Elles le refusent et nous demandent de signer la pétition suivante.


"Le Mécanisme de reconstruction de Gaza (MRG), qui prétend être une étape importante pour la levée du blocus, met en place un système de surveillance très lourd et des mesures restrictives sur l’importation et la distribution des matériaux de construction, plaçant Gaza sous un blocus encore plus sévère", écrivent ainsi MA’AN Development Center, Palestinian Agricultural Relief Committee, Palestinian Medical Relief Society et Union of Agricultural Work Committees.

INCROYABLE MAIS VRAI !

"Cet accord provisoire créé par les Nations unies, et approuvé par l’Autorité Palestinienne et par Israël en septembre 2014, est conçu pour répondre aux "préoccupations de sécurité" d’Israël qui exige notamment pour accepter l’entrée de matériel de construction (agrégat, ciment, barres d’acier) dans la bande de Gaza :

  • d’avoir accès à la base de données des propriétaires de maisons endommagées/démolies, qui inclut le numéro des cartes d’identité, les coordonnées GPS des foyers, ainsi que d’autres renseignements personnels.
  • le pouvoir d’approuver, cas par cas, chacune des demandes de matériel de construction, et d’avoir un droit de veto effectif sur ces demandes.
  • de choisir les vendeurs de matériaux de construction, en écartant d’office ceux qui ont été nommés par l’Autorité Palestinienne et inspectés par les Nations Unies.

Les matériaux de construction sont stockés dans des installations spéciales sous la surveillance d’un circuit de télévision fermé 24 heures sur 24, Israël seul ayant accès aux enregistrements.

Israël contrôle les sites de reconstruction par l’intermédiaire des drones de surveillance.

Mesures qui ont amené le quotidien britannique The Guardian à écrire : "Ces mesures sont plus adaptées à un programme nucléaire suspect qu’à un effort de reconstruction d’’après-guerre. »


Les ONG palestiniennes soulignent en conclusion d’un rapport détaillé sur ce sujet :
"On fait du mal aux Palestiniens pendant qu’Israël en profite".

  • "Le MRG viole les principes fondamentaux de l’action humanitaire en maintenant le blocus et en légitimant le pouvoir de veto qu’ a Israël sur ceux qui peuvent recevoir des matériaux de construction pour reconstruire leurs maisons.
  • Environ 65% des matériaux de construction achetés via le mécanisme vient de sociétés israéliennes procurant ainsi d’énormes gains financiers à Israël.
  • Des dizaines d’inspecteurs internationaux ont été recrutés à travers le MRG pour surveiller la reconstruction des grandes zones à Gaza. Le coût de ces inspecteurs détournera les ressources destinées aux Palestiniens démunis.
  • Pendant que les discussions entre les parties se menaient pour tenter de mettre au point ce dispositif, la population de Gaza est restée en plan dans ses décombres.
  • Le MRG est conçu comme une solution provisoire. Néanmoins, des expériences passées telles que l’Accord d’Oslo montrent que les solutions « provisoires » ont tendance a ne jamais être revues et de facto les situations deviennent permanentes.
  • Les seuls matériaux de construction permis par le MRG sont les agrégats de construction, le ciment et les barres d’acier. D’autres matériaux essentiels de reconstruction ne sont pas inclus dans l’accord bien qu’ils ne soient pas suffisamment disponibles sur les marchés locaux. De plus, beaucoup de gens touchés à Gaza n’ont pas les fonds nécessaires pour acheter ces matériaux, ni la main d’œuvre requise pour la construction.
  • Le Mécanisme a multiplié les opportunités pour le marché noir dans la bande de Gaza. Un sac de ciment acheté à travers le Mécanisme pour un prix approximatif de 6 dollars est vendu maintenant quatre fois plus cher à cause de la pénurie de matériaux de construction dans la bande de Gaza. Certaines personnes se voient forcées de choisir entre la reconstruction de leurs maisons ou la revente de tels matériaux afin de gagner de l’argent pour nourrir leurs familles.
  • Le MRG ne satisfait pas les besoins essentiels pour la reconstruction de Gaza. 800.000 camions chargés de matériaux de construction sont nécessaires pour la reconstruction de Gaza Sachant qu’un minimum de 606 cargaisons de matériaux de construction par jour sont requises pour terminer la reconstruction de Gaza dans les 5 années à venir, comment faire alors qu’Israël autorise l’entrée de seulement 24 cargaisons de matériaux de construction par jour selon ce mécanisme ?


Moins de 1% des matériaux de construction requis pour la reconstruction de Gaza sont entrés par le "Mécanisme" jusqu’à maintenant.

Pas une seule infrastructure complètement détruite n’a été reconstruite jusqu’à ce jour, y compris des maisons.

100.000 personnes à Gaza restent sans toit.

La reconstruction de Gaza prendrait plus d’un siècle, si l’entrée des matériaux demeure tel qu’elle est.

La communauté internationale doit faire pression sur Israël pour lever son blocus illégal au lieu de le légitimer.
Elle doit exiger un flux ininterrompu et inconditionnel de matériaux de construction dans Gaza. "

Pour ces raisons la Société civile palestinienne appelle à signer la pétition "Non au ’Mécanisme de Reconstruction de Gaza’ ! Ouverture de Gaza sans condition pour permettre la reconstruction des maisons, hôpitaux, cliniques, usines, ateliers, écoles, installations d’eau et d’assainissement détruits, et autres structures détruites.

https://secure.avaaz.org/en/petition/UN_Special_Coordinator_for_the_Middle_East_Peace_Process_and_PA_President_No_to_Gaza_Reconstruction_Mechanism_GRM/?ezKtXbb

qui sera remise au Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient.

Maan Development Center

Palestinian Agricultural Relief Committee

Palestinian Medical Relief Society

Union of Agricultural Work Committees*

Contact : @MaanDevelopment
MAANDevelopmentCenter - Tel : 970 - 8 – 2823712/ 970 - 8 - 2840287 -
Email : maang@maan-ctr.org /info@maan-ctr.org - 4 Rosa Luxemburg Stiftung, Gaza

(Traduit par Annie et Pedro pour CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

Posté par MCPalestine à 14:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

05 août 2015

Plainte de la fédération palestinienne de football à la FIFA contre Israël

Le Match Belgique-Israël du 13 octobre 2015 n’aura pas lieu.

The Match will not take place. De Match gaat niet door.


‪#‎LeMatchNauraPasLieu‬

 

Le Match Belgique Israël n'aura pas lieu The Match will not take place

Le Match Belgique Israël n'aura pas lieu The Match will not take place. 892 likes · 1,010 talking about this. Le Match Belgique-Israel du 13 octobre 2015...

https://www.facebook.com

 

Plainte de la fédération palestinienne de football à la FIFA contre Israël

RAM-SAFA


La Fédération de Palestine de football (FPF) a condamné la décision des forces d'occupation israéliennes(FOI) d’empêcher l’équipe locale d'Hébron,  champion de la Coupe  de la Cisjordanie occupée, de  rencontrer  l’équipe de Choujaia, champion de la Coupe de la  bande de Gaza, en aller et retour  le 4 et le 8 aout pour déterminer le champion  de la Palestine en football.

La FPF a déclaré dans un communiqué: "L'occupation israélienne a continué son oppression sur le  sport palestinien à travers son acharnement  contre les équipes palestiniennes et à travers ses procédures contre toutes les chartes et les lois de la  FIFA.
La FPF  a condamné la décision de l'occupation, qui l’a informée officiellement de l’interdiction d’entrée de l’équipe d'Hébron à la bande de Gaza  le 4 aout pour rencontrer  en aller l’équipe  « Choujaia »   et l’interdiction de l’équipe « Choujaia »  de quitter la bande de Gaza en match retour pour rencontrer l’équipe d'Hébron afin de designer le champion de la Palestine en football. 

La FPF a déclaré avoir envoyé des messages urgents à la FIFA, à l’Union européenne, asiatiques et arabes et aussi aux 24 membres du Comité Exécutif de la FIFA.

Dans ces messages, la FPF a confirmé que ces procédures et pratiques arbitraires exigent de la  famille sportive internationale d’être à la hauteur de ses responsabilités et à  faire pression pour le respect des droits du sport palestinien.
La FPF a souligné  qu’elle suit de prés l’évolution de cette affaire afin de  freiner ces mesures arbitraires contre le sport palestinien.

 Il est à noter que le match aller  était prévu pour  le mardi 4 aout  prochain dans le stade Yarmouk dans la ville de Gaza, et le match retour samedi prochain  8 aout au stade Al-Hussein Bin Ali dans le sud de la Cisjordanie occupée.
Les footballeurs palestiniens , accusant Israël d’empêcher les déplacements de leurs équipes, souhaitent que la FIFA applique à l’État hébreu les mêmes sanctions qu’à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid.

Source

Posté par MCPalestine à 00:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Après la mascarade de Zürich, Israël continue d’étrangler le football palestinien

Le Match Belgique-Israël du 13 octobre 2015 n’aura pas lieu.

The Match will not take place. De Match gaat niet door.


‪#‎LeMatchNauraPasLieu‬

 

Le Match Belgique Israël n'aura pas lieu The Match will not take place

Le Match Belgique Israël n'aura pas lieu The Match will not take place. 892 likes · 1,010 talking about this. Le Match Belgique-Israel du 13 octobre 2015...

https://www.facebook.com

 

Deux mois à peine après le congrès mondial de Zürich, où ils s’étaient engagés à respecter un minimum les droits des footballeurs palestiniens, les dirigeants israéliens interdisent de plus belle les déplacements des sportifs, en violation flagrante des règles de la FIFA.


(le stade de Gaza après l’une des attaques israéliennes ; ici, après les bombardements de novembre 2012)

La Fédération Palestinienne de Football, dont le président Djibril Rajoub avait renoncé pour des raisons inavouables en mai dernier à présenter devant la FIFA sa motion demandant des sanctions contre l’apartheid israélien, en échange de (très) vagues promesses, ressort son mouchoir.

Elle annonce ainsi, dans un communiqué, que l’armée d’occupation a interdit à l’équipe al-Ahli de Hébron (al-Khalil), championne de Cisjordanie, de se déplacer à Gaza, où elle devait rencontrer mardi l’équipe du quartier martyr de Choujaia. championne de la bande de Gaza.

Il s’agissait là du match aller de la finale devant déterminer le champion de Palestine 2015, puisqu’aussi bien, du fait de l’occupation qui morcelle le pays, le championnat national est organisé en deux zones (Gaza d’une part, Cisjordanie d’autre part).

Ce match devait avoir lieu dans le stade Yarmouk de Gaza, tant de fois détruit par les bombardements israéliens, et tant de fois reconstruit.

Le match retour était théoriquement prévu pour le 8 août, en Cisjordanie cette fois.

CAPJPO-EuroPalestine

"Match historique" entre des clubs de Gaza et de Cisjordanie

© Mahmud Hams, AFP | Des supporters du club palestinien de Chajaya soutenant leur équipe lors d'une rencontre face à Rafah, le 7 juin 2015.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/08/2015

Pour la première fois depuis 15 ans, deux clubs issus de Gaza et de la Cisjordanie, les deux territoires palestiniens, devraient s’affronter, mardi, lors d’un match de football, si ils obtiennent les laissez-passer d'Israël.

Ce n’était plus arrivé depuis le début des années 2000. Le club de football Al-Ahli d'Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, s'apprête à affronter, mardi 3 août, le club gazaoui de Chajaya. Il s’agit d’une rencontre "historique", puisque les équipes des deux territoires, géographiquement séparés, ne s'étant pas rencontrées depuis 15 ans.

Ce "match historique", selon les mots d'Achraf Matar, journaliste sportif à Gaza, aura une forte portée symbolique à plus d'un niveau.

Il oppose le champion de la Cisjordanie au club de Chajaya, l'un des quartiers les plus ravagés par l'offensive israélienne de l'été dernier contre Gaza. Il se tiendra dans le stade Yarmouk de Gaza, également en partie détruit par les avions de combat israéliens. Les athlètes palestiniens se réunissent après 15 années de championnat séparés au moment même où les politiciens se déchirent de nouveau après une réconciliation qui a fait long feu.

Un succès populaire…

Le match est prévu à Gaza, mais l'équipe d'Al-Ahli n'a pour le moment pas obtenu tous les laissez-passer israéliens nécessaires à son entrée dans la bande de Gaza. Dans un premier temps, pour rejoindre l'enclave, au sud de la Cisjordanie, l'équipe devra traverser une partie du territoire israélien. Ensuite, l'entrée des Palestiniens de Cisjordanie dans la bande de Gaza est également soumise à l'approbation de l'État hébreu.

"Nous espérons que ce match sera une façon d'incarner l'unité de notre peuple, surtout alors que nos politiques sont divisés. Si on y arrive, c'est la preuve que le sport peut parvenir à obtenir des avancées là où la politique a échoué", veut croire Kifah al-Chérif, président d'Al-Ahli, joint par téléphone en Italie où l'équipe, entraînée par l'Italien Stephano Cusin, prépare son match.

Selon Achraf Matar, ce match, qui pourrait regrouper jusqu'à 10 000 spectateurs à Gaza, où le ballon rond est une véritable religion, "va être la première brèche dans le siège imposé au sport gazaoui, sans compter le siège politique et économique" que subit l'enclave palestinienne, depuis neuf ans sous blocus israélien, et dans laquelle rien ni personne n'entre ni ne sort sans en avoir obtenu l'autorisation d'Israël.

… et un champion de "Palestine"

La Fifa a chargé une commission d'examiner les plaintes déposées par les Palestiniens contre la Fédération israélienne de football, notamment du fait des restrictions de mouvement imposées aux joueurs palestiniens. La Fédération palestinienne entend faire de ce match Chajaya-Ahli un nouveau test.

Le vainqueur de cette rencontre - un match retour devra ensuite avoir lieu en Cisjordanie - remportera le Championnat de Palestine et représentera le pays, membre de la Fifa depuis 1998, lors des compétitions continentales.

Avec AFP

Posté par MCPalestine à 00:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,