FREE PALESTINE

26 mars 2015

Netanyahu enterre définitivement les Accords d’Oslo

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Netanyahu enterre définitivement les Accords d’Oslo

 

A l’issue des élections du 15 janvier dernier, le 1er ministre sortant B. Netanyahu a déclaré que le succès de son parti Likoud était une victoire pour son peuple : « … nous venons de remporter une grande victoire pour le Likoud, le camp national et pour notre peuple… ». De quel peuple parle-t-il ? De toute la population qui forme l’Israël d’aujourd’hui ? Ou de celles et ceux qui se revendiquent comme ‘juifs’ excluant de facto les Arabes qui y vivaient et y sont restés depuis la création imposée de cet Etat, malgré le fait qu’ils y soient continuellement discriminés et parfois même tués ? Ou encore s’agit-il de celles et ceux qu’il n’a de cesse de convier de par le monde, à venir peupler des colonies qu’il se fera un plaisir non dissimulé d’installer sur de nouvelles terres palestiniennes volées dans ce but ? Avec le fantasme d’un élargissement du Nil à l’Euphrate de cet Etat fabriqué sur une suite ininterrompue de mensonges ?

Après une campagne électorale que beaucoup d’Israéliens ont trouvé des plus médiocre, le résultat est donc tombé : le 1er ministre sortant rempilera sans doute pour un 4è mandat.

Mais à vrai dire, le résultat de cette élection est-il pire que si le parti se disant ‘de centre gauche’ et qui se présentait comme le principal adversaire du Likoud de Netanyahu l’avait emporté ? Rien n’est moins sûr. Ce parti donné vainqueur dans les sondages, opposé à celui du 1er ministre sortant et qui s’est présenté comme ‘Union sioniste’ résume toute son idéologie dans son appellation. Ses ténors ne sont absolument pas plus enclins à revoir leur copie sur les relations avec leurs voisins immédiats. Leurs propos sont tout aussi détestables que ceux des alliés de droite les plus extrémistes du Likoud. Cette élection et son résultat sont donc un non-évènement. Rien de neuf sous le soleil de la région. Au contraire, c’est la poursuite de la comédie, de l’hypocrisie dont les ténors politiques de là-bas comme d’ici sont passés champions toutes catégories.

En fait, AUCUN des partis israéliens n’a dans son programme une remise à plat des relations avec les Palestiniens pour trouver une issue équitable et définitive à l’occupation et l’étranglement de la population arabe de la région, tant en Cisjordanie qu’à Gaza. Plus aucun parti israélien n’a le sens de la mesure. Aucun de ces partis n’ose affronter la vérité telle qu’elle est et aucun ne reconnaîtra jamais l’écrasante responsabilité de la politique israélienne, de gauche comme de droite, dans ce qui fait l’Etat sioniste actuel. La victoire d’un parti plutôt qu’un autre ne modifie rien à l’affaire. Et les capitales occidentales le savent très bien. Il n’y a aujourd’hui aucune volonté ni courage politique de qui que ce soit sur ce dossier pour tenter d’y trouver une solution équitable. Les ballets et les déclarations diplomatiques des uns et des autres n’y changeront rien. Tout cela n’est que pure comédie. Et plus le temps passe, plus Israël imagine pouvoir continuer d’agir dans l’impunité qui est la sienne. Et plus l’issue sera douloureuse, tant pour les uns que pour les autres, nous compris ! La réalité est donc dramatique pour l’écrasante majorité de la population israélienne qu’il nous faut dénoncer sans détour comme étant de plus en plus marquée par un racisme des plus nauséabonds qui s’affiche à travers ses choix politiques. Le courageux journaliste Gidéon Lévy le souligne dans un article paru dans Haaretz dimanche dernier : http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2015/03/16/gideon-levy-pour-voir-a-quel-point-israel-est-devenu-raciste-regardez-a-gauche/

A mieux y regarder, il y a donc beaucoup de doutes à avoir quant à cette affirmation péremptoire du 1er ministre israélien… et pour ma part, je pense au contraire, que tout le monde y perdra !

Ceux qui ont suivi le déroulement et les thèmes de la campagne de B. Netanyahu ont entendu ses dernières déclarations, le peu de cas qu’il fait du peuple palestinien, et sa ferme intention de ne rien ‘lâcher’ quant à l’éventuelle possibilité d’un Etat palestinien dans le futur. En voilà au moins un qui a laissé tomber ‘le voile’… Netanyahu a définitivement enterré ce qui restait des quelques lambeaux des Accords d’Oslo !

Suite à cette annonce, le plus étrange dans cette tragi-comédie est l’apparent étonnement des capitales occidentales – même auprès de certains militants de la cause palestinienne ! – tant au niveau des médias que des ténors politiques qui, diplomatie oblige, n’ont pas manqué de ‘féliciter’ le 1er ministre sortant pour sa victoire, n’oubliant pas de lui ‘demander’ quand même un peu de souplesse quant à l’avenir des relations avec ses voisins Palestiniens… qui peut-être doivent commencer à s’impatienter, sans doute…

Ce jeu de dupes peut donc continuer sans que rien ni personne ne vienne troubler la poursuite de l’idéologie sioniste, coloniale et ouvertement raciste de cet Etat hors-la-loi qui bafoue le Droit international – et semble de plus en plus impliqué dans le soutien aux groupes djihadistes – sans qu’il n’y ait la moindre mesure prise à son encontre. Pire, dans nos pays européens, ce sont les militants de la société civile qui n’ont de cesse d’alerter l’opinion publique sur cette terrible dérive, qui se font interpeler et parfois poursuivre et condamner par une Justice décidément bien éloignée de l’impartialité qui devrait pourtant la caractériser si elle voulait être respectée. Puis, les responsables de cette Justice plus que trouble viendront expliquer aux jeunes populations qu’il est incivique de ne pas aller voter… quand elles se détournent justement de ce jeu de dupes, tant elles sont écœurées de ce qu’elles voient comme tombereaux d’injustices, au point que les plus fragiles parfois, déraillent… et font les Unes des médias parce qu’il semble que plus personne ‘ne comprend pourquoi ils se radicalisent…’

Ne nous y trompons pas. Ceux qui jouent sur le temps s’illusionnent. L’Histoire moderne nous l’a démontré à plusieurs reprises. Et les gagnants d’aujourd’hui seront les perdants de demain. Dans un Moyen-Orient dévasté par nos guerres, le minuscule Etat d’Israël aura de plus en plus de mal à se maintenir sous sa forme actuelle. Son temps est compté. Malgré ses alliances funestes… qui finiront par se lasser de tant d’arrogance. Et au lieu d’avoir saisi toutes les opportunités qui lui ont été présentées par les Palestiniens pendant des décennies pour la mise en place de deux Etats, il les a toutes repoussées, niées. Sous de fallacieux prétextes, plus ignobles les uns que les autres, démontrant par-là que la seule préoccupation de ses élus est de voler toujours plus de territoires aux Palestiniens abandonnés par la Communauté internationale plus lâche sur ce dossier que sur n’importe quel autre. Le jour vient pourtant où il faudra payer l’addition. Déjà, Israël commence à être isolé sur la scène internationale. Son allié américain, soi-disant indéfectible, montre des signes d’agacement et les déclarations se multiplient pour tenter de gommer les aspérités qui apparaissent dans ce couple de plus en plus moribond. L’Europe aussi commence à en avoir marre (enfin !) des démolitions des infrastructures qu’elle finance côté palestinien, sans que l’Etat israélien ne paie la note. Le mouvement BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) continue à s’étendre et prend de l’ampleur, au point que le NAFTA (Traité commercial en pleine négociation entre les USA et l’Europe) aborde le sujet, s’inquiète, preuve que cela commence à faire mal à l’économie israélienne.

Comme je l’ai dit, répété, écrit à maintes reprises, les Palestiniens n’ont pas besoin de sprinters… mais de coureurs de fond, qui ne se laissent pas abuser et tiennent sur la distance. Et qui ont la lucidité de ne pas se faire berner par les déclarations enfumées des leaders politiques occidentaux qui en coulisse, multiplient les ‘accords spéciaux’ avec cet Etat raciste qu’est Israël. Parce qu’à terme, et malgré les apparences, ce sont les Palestiniens qui sortiront vainqueurs de cette tragique situation. Le prix qu’ils auront payé sera immense et ils pourront, à juste titre, nous demander des comptes devant notre inertie, notre passivité pour ne pas dire notre ‘complicité’ tacite à tant de racisme et de haine. Nous, qui sommes tellement enclins à donner nos leçons de Droits-de-l’Homme, persuadés de notre supériorité en tous points, mais qui sommes incapables de répondre de manière claire et déterminée face à ce qui se perpétue comme injustices flagrantes sous nos yeux, à l’encontre de tout un peuple !

Ce qui ressort véritablement des dernières élections israéliennes, c’est une société de plus en plus malade, dirigée par de dangereux pervers menant leur Etat dans un isolement grandissant, ce qui à terme se retournera contre l’ensemble de la population juive et fera s’effondrer cette sinistre parenthèse de l’Histoire.

 

«N’importe quel juif dans le monde qui ne vit pas ici a plus de droits qu’un Palestinien qui vit ici. N’importe quel juif français, par exemple, a plus de droits que les Palestiniens que vous voyez ici. Même si le Palestinien est né ici, si ses parents sont nés ici. Un juif français peut acheter un appartement à Tel Aviv, s’installer dans une colonie près de Bethlehem, mais un Palestinien ne peut même pas revenir, ne peut pas voyager librement, ne peut même pas être sûr que sa terre ne lui sera pas prise – si ce n’est déjà fait. Israël externalise ses discriminations et ses préjugés racistes. Et tous les juifs à travers le monde sont, en quelque sorte, complices de ce régime israélien d’apartheid. Parce qu’ils ont le droit au retour sans condition.» - Amira Hass – journaliste israélienne du quotidien Haaretz, vivant depuis 20 ans en Palestine – [Propos recueillis par Fr. Martel et mis en ligne le 07 mars dernier].

 

Daniel Vanhove –

24.03.15

Observateur civil

Auteur

« Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes » - 2005 – Ed. M. Pietteur

« La Démocratie Mensonge » - 2008 – Ed. M. Pietteur

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Le nombre de civils Palestiniens tués en 2014 le plus élevé depuis 1967 (ONU)

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Le nombre de civils Palestiniens tués lors d'affrontements avec Israël a atteint en 2014 un niveau sans précédent depuis la guerre des six jours de juin 1967, selon un rapport de l'ONU rendu public jeudi.

"2014 a connu le pire bilan pour les pertes civiles parmi les Palestiniens depuis 1967", en raison surtout du bilan des morts durant l'opération "Bordure protectrice" lancée l'été dernier par l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

Lors de cette opération, "plus de 1 500 civils ont été tués, 11 000 ont été blessés et 100 000 déplacés", des personnes qui n'avaient toujours pas retrouvé de domicile fin 2014, selon le rapport annuel de l'Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires dans les territoires palestiniens occupés (Ocha).

Au total, 2 220 Palestiniens, dont des combattants, ont été tués dans la bande de Gaza. Parmi les victimes figurent 550 enfants, précise le document intitulé "Vies fragmentées". Côté israélien, 73 personnes ont été tuées, dont 67 soldats. Ocha a indiqué ne pas avoir été en mesure de vérifier lui-même le nombre de victimes fourni par des ONG, des sources palestiniennes et israéliennes.

En Cisjordanie occupée et à Jérusalem, 58 Palestiniens ont été tués et 6 028 autres blessés en 2014, soit le niveau le plus élevé depuis des années, ajoute le rapport. Durant la même période, 12 Israéliens ont été tués. Le nombre de Palestiniens détenus "pour des raisons de sécurité" a pour sa part augmenté de 24% à 5 258 prisonniers en moyenne mensuelle l'an dernier.

En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, 1 215 Palestiniens ont été expulsés de leur domicile détruit par les autorités israéliennes, soit le chiffre le plus élevé depuis qu'Ocha a commencé en 2008 à faire ce type de décompte. Le rapport dénonce également la poursuite de l'expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est contraire au droit international. "Au total, quelque 4 millions de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont restés sous un régime d'occupation militaire israélienne", déplore l'Ocha.

Amnesty International a pour sa part dénoncé dans un communiqué le mépris flagrant "pour la vie des civils israéliens de la part des groupes armés palestiniens" en pointant un doigt accusateur vers le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. "Les groupes armés palestiniens doivent mettre fin à toutes leurs attaques contre des civils et à leurs attaques sans discrimination", ajoute l'ONG basée à Londres.

L'organisation souligne toutefois que le "fait que des groupes armés palestiniens semblent avoir commis des crimes de guerre en tirant sans discrimination des roquettes et des obus de mortier n'absout pas les forces israéliennes qui doivent respecter leurs obligations". Les Palestiniens ont annoncé leur intention de saisir le 1er avril la Cour pénale internationale contre les dirigeants israéliens qu'ils accusent de "crimes de guerre" et pour la poursuite de la colonisation.

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25 mars 2015

the parkour guide to Gaza – video

In response to graffiti artist Banksy's Make this the Year YOU Discover a New Destination Gaza tourist video, the territory's parkour team show us what real life is like there and their dreams beyond the border. To the sounds of Palestine's biggest female hip-hop artist, Shadia Mansour, join Abdallah AlQassab and the rest of the free-running team as they flip, somersault and leap their way round the ruined city

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22 mars 2015

Christophe Oberlin, sur les plaintes contre Israël auprès de la CPI

 Christophe Oberlin, sur les plaintes contre Israël auprès de la CPI

Chirurgien, auteur, et médecin humanitaire, Christophe Oberlin a écrit « Le Chemin de la Cour - Les dirigeant israéliens devant la Cour Pénale Internationale », publié en 2014 aux éditions Erick Bonnier. Le Cercle des Volontaires a souhaité interroger M. Oberlin pour mieux comprendre le fonctionnement de la CPI, et faire le point sur les plaintes déposées récemment contre Israël par les palestiniens et, plus inattendu, par les Comores.

Sujets abordés :

- (00'12) la CPI : la CPIhistoire et fonctionnement général

- (03'39) Les Etats-Unis et la CPI

- (05'20) Signature et ratification des status de la CPI par Mahmoud Abbas pour la Palestine, le 31 décembre 2014

- (08'00) Deuxième plainte, initiée en juillet 2014 par le Ministre de la Justice palestinien et le Procureur Général de Gaza

- (14'11) Plainte initiée par les Comores, suite à l'attaque par l'armée israélienne du Mavi Marmara dans les eaux internationales, bateau battant pavillon comorien

- (17'55) A propos des difficultés à se rendre à Gaza pour un médecin humanitaire

- (21'21) Le Hamas

- (26'40) Critiques et prospectives de la CPI

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Accès à l’eau en Cisjordanie: le village de Nabi Saleh

Accès à l’eau en Cisjordanie: le village de Nabi Saleh

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[6] http://info.amnesty.be/adserver2/acces-a-leau-en-cisjordanie.html?petitionOptin=yes&language=fr_BE

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19 mars 2015

Les résultats des élections sionistes reflètent simplement la nature raciste de l'état (FPLP)

Les résultats des élections sionistes reflètent simplement la nature raciste de l'état (FPLP)

Les résultats des élections sionistes reflètent simplement la nature raciste de l'état (FPLP)

Déclaration du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) à l'occasion des résultats des élections législatives en Israël. Pour rappel, le FPLP appelait au boycott de ces élections.

Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine a déclaré que les résultats de l'élection israélienne reflètent simplement la nature et la structure raciste et fasciste de la société sioniste qui a produit ces résultats et a élu le Parti Likoud et ses alliés de droite, qui se sont engagés dans les attaques anti-palestiniennes les plus ouvertes et les plus extrêmes contre notre peuple et nos droits tout au long la campagne électorale.

La croissance de l'extrémisme et du racisme dans la société sioniste et le climat de fascisme est alimenté par l’échec de l'administration palestinienne et arabe à s’opposer à l'état d’occupation, ainsi que par les puissances impérialistes internationales qui fournissent la légitimité pour ses crimes et ses violations omniprésentes du droit international et préservent son immunité et son impunité de la responsabilisation ou de la poursuite.

Le Front a souligné qu’affronter l'extrémisme sioniste et répondre à ces élections requiert une politique palestinienne claire et décisive qui écarte les illusions de la confiance en des négociations futiles, et établit à la place une stratégie nationale unifiée pour affronter l'ennemi et pour lutter pour les pleins droits de notre peuple, sur la base de notre chemin stratégique de résistance pour la victoire.

Le Front a exigé l'exécution immédiate des résolutions du Conseil Central Palestinien prises à sa dernière session, de se désengager de l'état occupant et de ses responsables officiels, en premier lieu et surtout, mettre fin à la coordination de sécurité et rejeter les accords d'Oslo qui ont été si destructeurs pour le peuple palestinien, mettre fin à la division interne palestinienne par un projet sérieux d'unité nationale basé sur un programme unifié et la reconstruction de l'OLP par des institutions élues et démocratiques embrassant toutes les forces palestiniennes, et continuer à exiger la poursuite des dirigeants de l'état sioniste devant la Cour Criminelle Internationale.

Source : FPLP - Traduction : A.C.

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17 mars 2015

Change ta façon de consommer.

Change ta façon de consommer.
Action de sensibilisation pour inviter les commerces à boycotter les produits soutenant la politique répressive israélienne à l'encontre du peuple palestinienne.
Ethique et Economie pour un consommation conscient et juste.

Crep' & Cream obtient le Label Boycott Israel
Merci & Bravo pour cette initiative.

© Label Boycott Israel 2015

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12 mars 2015

Se rappeler de la libération de Mandela et exiger la mise en liberté de Marwan Barghouti

Se rappeler de la libération de Mandela

et exiger la mise en liberté de Marwan Barghouti

Ahmed Kathrada

11 mars 2015

Il serait temps que Marwan Barghouti, le « nouveau Mandela » palestinien, soit libéré après 20 d’incarcération dans des prisons israéliennes En ce 11 février, nous devrions commémorer la libération de Nelson Mandela qui avait été libéré de prison le 11 février 1990 après vingt-cinq longues années. Cette date devrait aussi nous évoquer une autre figure : celle de Marwan Barghouti, le leader palestinien qui est coincé derrière les barreaux en Israël depuis 20 ans. A l’instar de Mandela, il est celui qui pourrait, s’il sortait de prison, réunir toutes les factions, gagner la présidence, entamer des négociations en vue d’une paix définitive pour son peuple, obtenir le soutien de ce-dernier et ensuite mener à une transition vers la vérité et la réconciliation dans un nouveau pays indépendant. Malheureusement, il demeure dans sa cellule, dans la prison de Hadarim situé sur la côte méditerranéenne près d’Herzliya. Le seul moyen de le libérer serait de lancer une campagne internationale, semblable à celle qui avait permis la mise en liberté de Nelson Mandela. Nous appelons tous ceux qui défendent l’idée d’un Etat palestinien indépendant à soutenir la campagne internationale pour libérer Marwan barghouti et tous les prisonniers palestiniens (http://fmaapp.ps/) et à prendre part aux campagnes en France, en Italie et dans d’autres pays européens afin de célébrer ce 15 avril 2015 l’anniversaire de sa capture et de son arrestation.



Il y a 25 ans, Nelson Mandela, sourire aux lèvres, le poing levé, gagnait enfin sa liberté. « Enfin libre… enfin libre. » Ce jour marquait le commencement d’une nouvelle ère et l’apartheid allait enfin toucher à sa fin. Bien qu’il reste beaucoup de progrès à réaliser, la mise en liberté de Mandela et d’autres prisonniers combattant l’apartheid a poussé le gouvernement à entamer un dialogue visant la paix, la liberté, la réconciliation et la cohabitation pacifique. Alors que nous commémorons cet évènement historique qui a changé l’Afrique du Sud ainsi que le monde, le destin de Marwan Barghouti, autre symbole de la paix, nous vient à l’esprit. L’histoire de Marwan est très semblable à celle de Mandela. Ils sont tous les deux à l’origine des premières ramifications de leurs mouvements politiques, et ils ont forgé leur légitimité grâce à leur activisme et à leur rôle central dans le soulèvement des masses contre l’oppression.

Au moment de leur arrestation, ils étaient chefs de leurs partis politiques respectifs et, alors qu’ils étaient en prison, ils sont devenus aux yeux de tous des symboles de la paix. Ils ont refusé de se défendre au tribunal et ont plaidé la cause de leur peuple. Alors qu’ils luttaient pour le droit à résister à l’oppression, ils prônaient essentiellement une lutte pacifique en vue d’obtenir la paix, et ce même lorsqu’il s’agissait de luttes armées. Ils ont également été capables de maintenir l’unité au sein de leur peuple, tout en étant ouvert au dialogue avec autrui.

Cette année marque le 25ème anniversaire de la libération de Mandela. Marwan est derrière les barreaux depuis 20 ans et il n’a pas mis un pied dehors durant les 13 dernières années de son incarcération. En octobre 2013, une campagne internationale pour la libération de Marwan et de tous les prisonniers politiques palestiniens avait été lancée depuis la cellule de Nelson Mandela à Robben Island. A cette occasion, nous avons décidé de mettre en place l’International High Level Committee (un comité international de haut niveau), étant donné que la solidarité internationale permet de contribuer à notre liberté et à celle de nos alliés. De telles campagnes internationales portent un message fort : elles montrent que l’emprisonnement de nos alliés a des conséquences politiques et morales considérables pour les forces de l’oppression.

Lorsque l’on parle de prisonnier politique, le cas le plus significatif et le plus choquant est celui de la Palestine. 800 000 palestiniens ont passé un séjour en prison. Beaucoup d’entre eux ont écopé entre 25 et 30 ans de prison. Il n’y aucune exception : enfants, femmes, membres du parlement et défenseurs des droits de l’homme dépérissent dans les prisons israéliennes.

La lutte contre l’apartheid reflète de manière emblématique le combat pour la liberté et les droits de l’homme à travers le monde. L’apartheid était connu pour son oppression et son injustice extrême. Existe-t-il aujourd’hui un conflit plus représentatif que le conflit palestinien du combat pour la liberté face à l’oppression, du le droit sur la force, de la justice face à l’impunité ? Les politiques coloniales et discriminatoires d’Israël, aussi bien dans les territoires occupés que dans ses propres frontières, montrent clairement que nous assistons à la renaissance de l’apartheid, renaissance que nous ne pouvons tolérer.

En lançant la campagne pour la libération de Marwan et de tous les prisonniers palestiniens (inspirée par la campagne pour la libération de Mandela), nous ne dénonçons pas seulement l’occupation et les conséquences qu’elle a sur les Palestiniens ; nous affichons clairement que la lutte palestinienne est la prolongation légitime de la lutte contre l’apartheid, et que la libération de Marwan et de tous les prisonniers palestiniens est une étape nécessaire pour redonner la liberté au peuple palestinien.

Nous commémorerons un jour la mise en liberté de Marwan et nous pourrons admirer son sourire et son poing levé. Dès qu’Israël sera disposé à mettre un terme à l’occupation, Marwan sera ouvert au dialogue et prêt à agir en faveur de la paix. Toutes nos victoires contre l’oppression, le racisme, la discrimination, la ségrégation et l’apartheid doivent nous permettre de faire régner la liberté et la dignité en Palestine, ainsi que la paix basée sur le droit international.

Source : Palestine Briefing

Traduit de l’anglais par Muhammat Asa pour Investig’Action

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Lettre a la FIFA ( Fr/Nl/Ang )

La campagne STOP AU RACISME DANS LE FOOT : ISRAËL HORS DE LA FIFA ! vient d’être lancée par de nombreux groupes dans différents pays, dont le Royaume-Uni, la Suisse, la Belgique, la France, mais aussi les Etats-Unis et l’Afrique du Sud.

Nous vous appelons à vous y associer et à demander à la FIFA (Fédération internationale de Football) d’expulser Israël, tant que cet Etat pratique l’apartheid, le nettoyage ethnique, le massacre de populations, la destruction des stades de football palestiniens, ainsi que la persécution, voire l’assassinat des footballeurs palestiniens.

 

 

Il est en effet important de rappeler aux membres de la FIFA, qui seront réunis en congrès annuel à Zurich les 28 et 29 mai prochain, que leur propre règlement interdit le racisme et l’apartheid, et qu’en acceptant d’intégrer Israël dans les compétitions internationales, ils encouragent l’occupation, la colonisation, et tous les crimes de guerre commis par Israël à l’encontre du peuple palestinien.

 

Comme pour l’Afrique du Sud de l’apartheid, qui avait été exclue de la FIFA en 1976, il ne faut pas permettre à Israël de blanchir ses crimes et de donner une image de pays démocratique et normal, en lui faisant l’honneur de participer aux championnats sportifs internationaux.

 

C’est l’image du foot tout entier qui est salie, si un Etat qui se conduit de la sorte, et depuis aussi longtemps, est récompensé au lieu d’être sanctionné.

 

  • Il est donc important que nous soyons très nombreux à envoyer ce message aux délégués de la FIFA, afin qu’ils sachent que des millions de personnes dans le monde souhaitent que le FOOTBALL reste LIBRE et non entaché de racisme et de crimes.

 

MERCI ENVOYER CETTE LETTRE A LA FIFA :

Fédération Internationale de Football Association

Président Joseph S. Blatter

ADRESSE POSTALE : FIFA-Strasse 20. Boîte postale 8044 - Zurich. Suisse

EMAILS :

Vous pouvez envoyer la lettre dans on intégralité ou bien un message expliquant :

"Je demande l’expulsion de l’occupant israélien de la FIFA tant que cet Etat ne respecte ni les droits de l’Homme ni les règles anti-racistes et anti-apartheid de la FIFA".

Tél : +41-(0)43-222 7777 - Fax : +41-(0)43-222 7878 - (Site : www.FIFA.com)

  • CO-VOITURAGE

CHAQUE PAYS ORGANISE DU CO-VOITURAGE POUR SE RENDRE À ZURICH LES 28 ET 29 MAI.

SI VOUS POUVEZ FAIRE CE DÉPLACEMENT, QUI PERMETTRA DE MONTRER A L’ENSEMBLE DES DÉLÉGUÉS DE LA FIFA NOTRE DÉTERMINATION A FAIRE RESPECTER LES DROITS DE L’HOMME ET LE DROIT INTERNATIONAL,

  • Merci écrire à StopracismeFIFA@gmail.com  indiquer vos coordonnées, votre ville de départ, si vous avez une voiture ou pas.

 

Voici le texte intégral de cette lettre rédigée et signée par de nombreuse associations :

 

Cher Président Blatter,  chers Délégués,

 

Le 16 juin 1976, des millions d’hommes et de femmes de la majorité noire du pays, ainsi que d’autres groupes ethniques opprimés d’Afrique du Sud,  saluèrent avec joie une décision de la FIFA, réunie en congrès à Montréal,  qui devait conduire à l’effondrement du honteux système d’apartheid.

 

Par 9 voix contre 1, en effet, la direction de la FIFA décida l’expulsion de l’Afrique du Sud, mettant fin à 15 longues années de manœuvres dilatoires initiées par Sir Stanley Rous, au cours desquelles le régime de l’apartheid exerça une brutalité redoublée, assassinant des milliers de personnes, y compris de nombreux enfants.

 

Pourtant, des personnalités sud-africaines telles que Nelson Mandela, l’Archevêque et Prix Nobel Desmond Tutu, ou encore l’ancien ministre Ronnie Kasrils, qui toutes ont eu à connaître des méfaits de ce régime, ont estimé que l’apartheid israélien est pire encore que ne le fut l’apartheid sud-africain. Israël s’est rendu coupable de crimes plus graves encore que l’Afrique du Sud de l’apartheid.

 

Pendant 7 semaines, en juillet et août 2014, l’armée israélienne a assassiné pas moins de 2.200 Palestiniens , dont 538 enfants, de jour comme de nuit ; elle en a mutilé des milliers d’autres, et détruit des dizaines de milliers de logements. Même dans ses menées les plus sanguinaires, comme les tristement célèbres de Soweto,  l’apartheid sud-africain n’avait pas approché, tant s’en faut, de telles « performances ».

 

Et ce n’est pas à vous, Monsieur le Président et Chers Délégués, qu’on rappellera que ce sont précisément les massacres de Soweto qui avaient conduit la FIFA, en 1976, à se décider à bannir l’Afrique du Sud des rangs de votre organisation.

 

Israël ne cesse de démolir, en toute illégalité, des maisons, des écoles, des hôpitaux, des puits, des oliveraies, et de chasser les Palestiniens des terres qui les ont vu naître. L’entreprise de nettoyage ethnique se poursuit depuis plus de 67 ans maintenant.

 

Comme vous le savez, Israël a visé, assassiné, blessé et emprisonné de nombreux footballeurs palestiniens, qui se voient régulièrement interdire toute possibilité de déplacement,  à l’intérieur comme à l’extérieur de la Palestine occupée, que ce soit pour leur entraînement ou pour des compétitions. De même, l’armée israélienne a détruit plusieurs stades de football de manière répétée ; et bien entendu, supporters et spectateurs se voient empêchés de se déplacer pour assister à des matches.

 

Le football,  dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, était soumis lui aussi à une série de règles racistes et discriminatoires. Mais on n’y trouvait pas ce système d’attaque organisée par Israël contre les joueurs, les dirigeants sportifs, les installations et les supporters, tel qu’on l’observe aujourd’hui en Palestine occupée.

 

Ci-joint, en annexe de la présente, une liste, loin d’être exhaustive, des atteintes israéliennes au monde du football palestinien.

 

C’est pourquoi nous vous demandons d’appliquer les règles de la FIFA, qui interdisent le racisme en son sein, exigent le Fair Play et ne peuvent admettre qu’un de ses propres membres les foule aux pieds sans souiller l’image et la réputation de la communauté mondiale du football.

 

En l’absence de sanctions, Israël ne mettra pas fin à ses agissements criminels.  La « récompense » accordée à Israël, à qui fut confiée l’organisation de la phase finale du championnat Under 21 de l’UEFA en 2013, a provoqué une indignation largement justifiée ; c’est dans ce contexte que l’UEFA a renoncé  à l’idée de sélectionner Israël comme co-organisateur du championnat 2020 de l’UEFA,  suite aux nombreuses protestations venues d’Europe à l’annonce de ce projet.

 

Il n’y a pas que l’Association Palestinienne du Football qui vous demande d’exclure l’apartheid israélien de la FIFA. De nombreux hommes et femmes de conscience, partout dans le monde, y compris des  Israéliens épouvantés par les actes criminels de leur propre état, et qui ne voient pas d’autre moyen que des sanctions pour mettre fin à l’occupation, vous le demandent.

 

Rappelons enfin que l’équipe nationale de la Palestine est mise dans l’incapacité d’organiser des compétitions sur son propre sol, en raison des nombreux checkpoints militaires israéliens qui empêchent les joueurs de circuler, ainsi que du blocus de Gaza.

 

Mais sa résistance à l’adversité reste intacte : en dépit de tous les obstacles, et de l’interdiction faite par Israël à plusieurs de ses joueurs de voyager, cette équipe a réussi la performance de se qualifier pour la phase finale de l’Asia Cup en 2015 en Australie.

 

N’oublions pas non plus que c’est précisément l’abolition de l’apartheid qui a ouvert la voie au développement glorieux du football sud-africain : réintégrée dans la FIFA en 1992, l’Afrique du Sud organise sa 1ère coupe du continent, en 1996, et remporte le trophée devant Nelson Mandela et 80.000 spectateurs enthousiastes.

 

Alors, Cher Président Blatter,  chers Délégués, vous vous honorerez en respectant les règles la FIFA et en montrant au monde votre souci d’équité et votre refus du racisme. Le monde du Football ne doit pas se tenir à l’écart du droit et la justice.

 

Nous nous tenons pour notre part à votre disposition pour vous rencontrer, et pouvoir ainsi vous exposer plus en détail la monstrueuse réalité du sort réservé par les dirigeants israéliens au football palestinien.

 

Dans l’attente, nous vous prions de recevoir, Cher Monsieur Blatter, Chers Délégués, l’assurance de notre considération.

 

Signature :

 

Liste très partielle des exactions israéliennes concernant le football palestinien :

 

  • L’apartheid appliqué au football se traduit par l’incarcération sans jugement ni même mise en examen de membres de l’équipe nationale palestinienne : tel fut le sort de Mahmoud Sarsak, torturé et détenu pendant près de trois ans, avant que le Président de la FIFA Sepp Blatter intervienne et contribue à sa libération. Mais l’UEFA, dont Israël est toujours membre, ne leva pas le petit doigt. Mahmoud Sarsak était l’enfant chéri de la bande de Gaza. Surnommé « le Lionel Messi palestinien », ses talents le promettaient à un avenir brillant. Mais après trois ans de traitements inhumains et la grève de la faim de 92 jours qui permit d’attirer l’attention internationale sur son sort, il a été obligé de renoncer à toute perspective de jouer comme professionnel.

 

  • Omar Abu Rouis, gardien de but de l’équipe palestinienne olympique, ainsi que Mohammed Nimr, joueur de football dans le club de Al Amari à Ramallah, emprisonnés sans inculpation ni jugement en février 2012 .
    • En septembre 2014, Farouk Assi, arbitre international de football accrédité auprès de la fédération internationale (FIFA), est arrêté à un check-point de l’armée d’occupation à Beit Leghia (entre Jérusalem et Ramallah, Cisjordanie), menotté, aveuglé par un bandeau, alors qu’il allait  arbitrer un match semi-pro à Jéricho. (Vidéo disponible)
    • En novembre 2012, l’armée israélienne abat un garçon de 13 ans, Ahmad Abou Daqqa, alors qu’il jouait au football.
    • Le 31 janvier 2014, des soldats tirent pas moins de 11 balles dans les jambes des jeunes footballeurs Jawhar Nasser Jahwar, 19 ans, et Adam Abd ak Raouf Halabiya, 17 ans. Ils ne pourront plus jamais jouer.
    • Le 10 mars 2014, l’armée blesse mortellement le footballeur Saji Darwish.
    • Le 16 juillet 2014, quatre enfants qui jouaient au football sur la plage de Gaza, sont assassinés par un tir de missile israélien, sous les yeux des correspondants de presse du monde entier.
    • Le 17 juillet, toujours à Gaza, trois enfants de moins de dix ans sont fauchés par des tirs israéliens alors qu’ils jouaient au foot sur la terrasse de leur maison
    • Le 30 juillet, le commentateur de football le plus connu de Palestine, Ahmed Zaqout, 49 ans, trouve la mort dans le bombardement de sa maison, en pleine nuit.
    • Le 8 août 2014, Mohammad Ahmad al-Qatari et Uday Caber,  deux footballeurs âgés de 20 ans, sont également tués.
    • Le stade national a été bombardé et détruit à plusieurs reprises.
    • Le club Islami, à Qalquilya, a été fermé
    • Le 25 novembre 2014, les bureaux de l’Association Palestinienne de Football sont attaqués

     

    PREMIERS SIGNATAIRES :

    Ronnie Kasrils (Afrique du Sud)

    Ken Loach (UK)

    PREMIÈRES ORGANISATIONS SIGNATAIRES :

    Football Against Apartheid (UK)

    Red Card Israeli Racism (UK)

    Innovative Minds (Inminds UK)

    BDS Switzerland

    BDS Zurich (Switzerland)

    BDS Berne (Switzerland)

    Collectif Urgence Palestine (Switzerland)

    Action Palestine Unil-EPFL (Switzerland)

    Gauche Anticapitaliste (Switzerland)

    Codepink (USA)

    Palestine Solidarity Campaign (South Africa)

    Boycott from Within (Israel)

    Palestina Solidariteit (Plateforme de solidarité avec la Palestine en Flandre) (Belgium)

    BDS Belgium

    Comité Verviers Palestine (Belgium)

    Mouvement Citoyen Palestine (Belgium)

    Association Belgo-Palestinienne de Liège (Belgium)

    Bruxelles Panthères (Belgium)

    La coordination des femmes citoyennes (Belgium)

    La Coordination Namuroise belgo-palestinienne (Belgium)

    Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient (CPJPO - Luxembourg)

    European Campaign against the Siege of Gaza

    BDS Maroc

    Solidaridad con Palestina (Uruguay)

    Europalestine (France)

    Droits Devant ! (France)

    ISM-France (International Solidarity Movement France)

    Association de Palestiniens en Ile de France

    Les Amis d’Al-Rowwad (France)

    Association Avec Naplouse (France)

    Parti des Indigènes de la République (PIR - France)

    Le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP - France),

    Femmes Contre le Blocus de Gaza (France)

    Collectif Palestine 69 (France)

    UJFP 69, (France)

    AFPS 69 (France)

    Comité Poitevin Palestine (France)

    Nanterre Palestine (France)

    Saint-Ouen Palestine (France)

    Collectif Caladois de Soutien au Peuple Palestinien (France)

    CNT (Confédération nationale du travail) interprofessionnel de Villefranche (France)

    Collectif Freedom For Palestine (Belfort-Montbelliard France)

    CRI Coordination contre le Racisme et l’islamophobie Groupe Nord Franche Comté (France)

    Et dans le collectif D’OPPOSANTS ISRAÉLIENS : Nitza Aminov, Ronnie Barkan, Moran Barir, Amitai Ben-Abba, Dany Bikovsky, Eitan Bronstein Aparicio, co-fondateur de De-Colonizer, Eléonore Bronstein, co-fondatrice de De-Colonizer, Umar al-Ghubari, Yael Kahn, Ofer Neiman, Yaar Peretz, Adi Raz, Renen Raz, Yonatan Shapira, Inbal Sinai.

 

 

Beste heer voorzitter Blatter, beste afgevaardigden,

 

Op 16 juin 1976 reageerden miljoenen mannen en vrouwen van de zwarte meerderheid van het land en van andere onderdrukte etnische groepen van Zuid-Afrika verheugd op een beslissing van de FIFA, tijdens een congres in Montréal, die zou leiden tot de ineenstorting van het schandelijke apartheidssysteem.

 

Met 9 stemmen voor en 1 tegen besliste de top van de FIFA om Zuid-Afrika uit te sluiten, wat het einde betekende van 15 lange jaren van uitstelmanoeuvres, opgestart door Sir Stanley Rous, periode waarin het apartheidsregime steeds brutaler werd en duizenden mensen vermoordde, onder wie vele kinderen.

 

Toch vinden Zuid-Afrikaanse personaliteiten zoals Nelson Mandela, aartsbisschop en Nobelprijswinnaar Desmond Tutu of voormalig minister Ronnie Kasrils, die allemaal de kwalijke gevolgen van het regime ondervonden, dat de Israëlische apartheid nog veel erger is dan de Zuid-Arikaanse. Israël heeft zich schuldig gemaakt aan nog veel ergere misdaden dan Zuid-Afrika tijdens de apartheid.

 

Gedurende 7 weken, in juli en augustus 2014, vermoordde het Israëlische leger dag en nacht niet minder dan 2.200 Palestijnen, onder wie 538 kinderen; duizenden anderen werden verminkt, tienduizenden huizen werden vernietigd. Zelfs in zijn meest bloedige optreden, zoals ten tijde van Soweto, bereikte de Zuid-Afrikaanse apartheid zo'n toppunt van verschrikking niet.

 

En het is niet tegenover u, mijnheer de voorzitter en beste afgevaardigden, dat we in herinnering moeten brengen dat precies de slachting van Soweto de FIFA er in 1976 toe bracht om Zuid-Afrika uit te sluiten uit uw organisatie.

 

Israël vernietigt onophoudelijk huizen, scholen, ziekenhuizen, waterputten en olijfgaarden, onophoudelijk verjaagt Israël de Palestijnen uit de gebieden waar ze geboren zijn. Deze etnische zuivering gaat nu al meer dan 67 jaar onverminderd door.

 

Zoals u weet heeft Israël tal van Palestijnse voetballers vermoord, verminkt of opgesloten, regelmatig zien anderen zich het recht ontzegd om zich te verplaatsen voor hun training of voor competities, zowel binnen als buiten het bezette Palestina. Herhaaldelijk vernietigde het Israëlisch leger ook verschillende voetbalstadions; en uiteraard worden ook supporters en toeschouwers verhinderd om naar de wedstrijden te gaan kijken.

 

Ook in Zuid-Afrika was het voetbal tijdens de apartheid onderworpen aan een reeks racistische en discriminerende regels. Maar er bestond niet zo'n systeem van georganiseerde aanvallen tegen spelers, sportdirecteurs, installaties en supporters zoals nu door Israël in het bezette Palestina.

 

Hierbij vindt u een verre van volledige lijst met Israëlische aanvallen tegen de Palestijnse voetbalwereld.

 

Daarom vragen wij u de regels van de FIFA toe te passen, die racisme verbieden, fairplay eisen en niet kunnen toelaten dat een van zijn leden die regels met de voeten treedt, wat het imago en de reputatie van de wereldvoetbalgemeenschap zou bekladden.

 

Zolang er geen sancties komen, zal Israël geen einde maken aan zijn misdadig optreden. De 'beloning' toegekend aan Israël, toen het in 2013 de organisatie kreeg toegewezen van de slotfase van het UEFA-kampioenschap Under 21, ontketende terecht grote verontwaardiging; het is in die context dat de UEFA de idee liet varen om Israël uit te kiezen als mede-organisator van het UEFA-kampioenschap 2020, als gevolg van de vele protesten afkomstig uit Europa bij de aankondiging van dit project.

 

Het is niet alleen de Palestijnse Voetbalbond die u vraagt de Israëlische apartheid uit te sluiten. Vele gewetensvolle mannen en vrouwen uit heel de wereld, ook Israëli's die ontzet zijn door de misdaden van hun eigen staat en die geen ander middel zien dan sancties om een einde te stellen aan de bezetting, vragen dit.

 

We willen er nog aan herinneren dat de nationale ploeg van Palestina in de onmogelijkheid gesteld wordt om competities op te zetten in hun eigen gebied, door toedoen van de vele Israëlische militaire checkpoints die de spelers verhinderen zich te verplaatsen en door toedoen van de blokkade van Gaza.

 

Maar hun verzet tegen deze vijandigheid blijft ongeschonden: ondanks alle hindernissen, ondanks het feitelijke verbod dat Israël de spelers oplegt om zich te verplaatsen, is deze ploeg erin geslaagd zich te kwalificeren voor de eindfase van de Asia Cup in 2015, in Australië.

 

Laat ons ook niet vergeten dat precies de opheffing van de apartheid ervoor gezorgd heeft dat het Zuid-Afrikaans voetbal een fantastische ontwikkeling heeft gekend: opnieuw opgenomen in de FIFA in 1992, organiseerde Zuid-Afrika de eerste voetbalbeker van het continent, in 1996, en haalde het de trofee binnen in het bijzijn van Nelson Mandela en 80.000 enthousiaste toeschouwers.

 

Dus, beste heer voorzitter Blatter, beste afgevaardigden, zou het ons verheugen als u de regels van de FIFA toepast en de wereld toont dat u rechtvaardigheid en antiracisme hoog in het vaandel draagt. De voetbalwereld mag zich niet afzijdig houden als het om gerechtigheid gaat.

 

Wij staan tot uw beschikking voor een ontmoeting om meer in detail aan te tonen hoe monsterlijk de werkelijkheid is waartoe de Israëlische leiders het Palestijns voetbal veroordelen.

 

In afwachting, mijnheer de voorzitter, beste afgevaardigden, groeten wij u met de meeste hoogachting.

 

Handtekening :

 

 

Erg onvolledige lijst van Israëlische misdaden die het Palestijns voetbal troffen:

 

• De apartheid toegepast in het voetbal zien we in het opsluiten, zonder proces of zelfs zonder onderzoek, van leden van de Palestijnse nationale ploeg: dat was het lot van Mahmoud Sarsak, die bijna drie jaar lang werd vastgehouden en gefolterd, totdat FIFA-voorzitter Sepp Blatter tussenbeide kwam en wist bij te dragen tot zijn vrijlating. Maar de UEFA, waar Israël nog altijd lid van is, stak geen vinger uit. Mahmoud Sarsak was de held van de Gaza-strook, de 'Palestijnse Lionel Messi' was zijn bijnaam, zijn talent beloofde een schitterende toekomst. Maar na drie jaar onmenselijke behandeling en een hongerstaking van 92 dagen die uiteindelijk de internationale aandacht trok, zag hij zich verplicht af te zien van elke verdere professionele voetbalcarrière.

 

• Omar Abu Rouis, doelman van de Palestijnse olympische ploeg, en Mohammed Nimr, voetbalspeler van de Al Amari-club van Ramallah, werden beiden opgesloten zonder beschuldiging of veroordeling in februari 2012.

• In september 2014 werd Farouk Assi, internationaal scheidsrechter geaccrediteerd bij de internationale federatie (FIFA), gearresteerd aan een checkpoint van het bezettingsleger in Beit Leghia (tussen Jeruzalem en Ramallah, in Cisjordanië), hij werd in de boeien geslagen en geblinddoekt terwijl hij als scheidsrechter op weg was naar een semi-professionele match in Jericho (video beschikbaar).

• In november 2012 schiet het Israëlisch leger Ahmad Abou Daqqa neer, een jongen van 13 die aan het voetballen was.

• Op 31 januari 2014 vuren soldaten niet minder dan 11 kogels af in de benen van de jonge voetballers Jawhar Nasser Jahwar, 19 jaar, en Adam Abd ak Raouf Halabiya, 17 jaar. Ze zullen nooit meer kunnen voetballen.

• Op 10 maart 2014 wordt de voetballer Saji Darwish dodelijk getroffen door het Israëlisch leger.

• Op 16 juli 2014 worden vier kinderen die voetbal speelden op het strand van Gaza, vermoord door een Israëlische raket, voor de ogen van journalisten uit heel de wereld.

• Op 17 juli, ook in Gaza, worden drie kinderen jonger dan tien jaar weggemaaid door Israëlische beschietingen terwijl ze voetbalden op het terras van hun huis.

• Op 30 juli vindt de bekendste Palestijnse voetbalcommentator Ahmed Zaqout, 49 jaar, de dood bij het bombardement van zijn huis, midden in de nacht.

• Op 8 augustus 2014 worden twee voetballers van 20 jaar, Mohammad Ahmad al-Qatari en Uday Caber, gedood.

• Het national voetbalstadion wordt herhaaldelijk gebombardeerd en vernietigd.

• Voetbalclub Islami, in Qalquilya, werd gesloten.

• Op 25 november 2014 worden de kantoren van de Palestijnse voetbalbond aangevallen.

ENGLISH TEXT

PLEASE JOIN THE "KICK OUT ISRAELI APARTHEID FROM FIFA"

LETTER TO THE FIFA

Dear President Joseph Blatter and FIFA Delegates,

On 16 June 1976 millions of the black majority and other ethnic groups of people in South Africa celebrated and applauded delegates at the FIFA congress in Montreal, Canada, for taking the decisive steps that lead to the collapse of the Apartheid system of oppression in South Africa.

Delegates voted 9 to 1 to expel South Africa from FIFA after 15 years of prevarications and suspensions lead by Sir Stanley Rous, during which the apartheid regime brutalized and killed thousands of the most principled people on earth, including school children.

However Nelson Mandela, Archbishop Desmond Tutu and the ex-government minister Ronnie Kasrils, all of whom experienced the brutality of this regime, state that Israeli apartheid is far worse than South African apartheid ever was. Israel is guilty of far more serious crimes against humanity.

During seven weeks in July / August 2014 the Israeli army killed over 2200 Palestinians, of whom 538 were children, mutilated thousands more and left 28,000 homeless. Even at its worst moments, like the killings in Soweto, South African apartheid never even came close to this latest Israeli “performance”. However, need we remind you, dear President and delegates, that it was precisely the Soweto massacre that lead FIFA, in 1976, to expel South Africa from your organization ?

Israel continues to demolish homes, schools, hospitals, wells, destroy olive groves, and expel Palestinians from the land on which they were born. The ethnic cleansing has endured for over 67 years now.

As you already know, Israel has targeted, killed, maimed or jailed many Palestinian football players, who are also regularly prevented from circulating inside and outside occupied Palestine for training and for playing competitions, What is more, the Israeli army has repeatedly destroyed Palestinian football stadiums, and prevented football fans and spectators from travelling to matches.

In apartheid South Africa, football was also subjected to racist and discriminatory rules. But there was not this sustained and systematic attack organized by Israel against players, officials, installations and fans, as we have witnessed in occupied Palestine.

Attached you will find a list, by no means complete, of Israeli attacks, against the Palestinian footballers.

For these reasons we ask you to comply with the FIFA rules which exclude racism, require fair play and cannot let one of its members commit such crimes without staining the image and reputation of the entire world of football.

Without sanctions, Israel has no reason to stop committing these crimes. Rewarding Israel with the prestige of organizing the UEFA Under 21 finals in 2013, was massively condemned ; and recently UEFA had to give up the idea of a potential selection of Israel as an organizer of the UEFA 2020 championship, after many protests in Europe.

The Israeli Football Association (IFA) acts under the authority of the State of Israel which uses the IFA to give Israel a positive image, as a democratic country where Palestinian athletes would have equal rights. And IFA plays this game without any opposition. Unlimited participation of Israel in international sports and being a member of FIFA, send a problematic message of acceptance of Israeli policy and implicitly rewards its criminal actions. The fact that Israel is responsible for a policy of apartheid, colonization and ethnic cleansing, is no longer debatable. This is asserted by UN experts. And the International Convention against Apartheid in Sport, adopted by the UN General Assembly in December 1985, states : "sports contact with any country practicing apartheid in sports condones and strengthens apartheid”

It is not only the Palestinian Football Association that is asking you to expel apartheid Israel from FIFA. Men and women of conscience throughout the world, including Israeli citizens who are disgusted by the criminal policy of their own State, also ask it, because they see no other way to put an end to the illegal occupation.

Finally, remember that the Palestinian national team is prevented from organizing competitions on its own soil, because of the many Israeli military checkpoints that stop players from travelling, and because of the blockade on Gaza.

But the Palestinian resistance against all this adversity remains intact, and despite all the obstacles, this team managed to reach the qualifying round of the 2015 Asia Cup in Australia

Let it also be recalled that the abolition of the apartheid precisely opened the way for the glorious development of football in South Africa ; back in the FIFA in 1992, the national federation hosted the AFCON final round in 1996, allowing the Bafana Bafana to win their first title on home soil, in front of Nelson Mandela and 80,000 enthusiastic spectators.

So, dear President Blatter, dear delegates, you will honour yourselves by respecting the rules of FIFA and showing the world your fairness and your rejection of racism. The world of football should not be immune to justice and human rights.

For our part, we would be happy to meet you, in order to explain in more detail the monstrous reality of the fate of Palestinian football at the hands of Israeli leaders.

In the meantime, please receive dear Mr. Blatter, distinguished Delegates, the assurance of our consideration and best regards.

Yours sincerely,

Attachments :

This is a brief summary of some of the recent attacks on Palestinian football that have been reported :

• Apartheid in football means internment without trial for members of the Palestinian national football team, such as Mahmoud Sarsak who was tortured and emprisoned for 3 years before FIFA President Sepp Blatter intervened and demanded his release. But UEFA, of which Israel is a member, stood idly by. Mahmoud Sarsak was much loved in Gaza. He was nicknamed the “Lionel Messi of Palestinian football”. He was expected to have a brilliant career. But after 3 years of inhumane treatment, and a hunger strike that lasted 92 days, which helped attract attention from abroad, he was obliged to give up the possibility of becoming a professional footballer.

• Omar Abu Rouis, goalkeeper of the Palestinian olympic team, and Mohammed Nimr, jfootball player in the Al Amari Club in Ramallah, have been lailed without any charges in February 2012

• In September 2014, Farouk Assi, international referee credited by FIFA, is arrested at an Israeli checkpoint at Beit Leghia (between Jerusalem and Ramallah, Westbank), handcuffed and blindfolded while he was driving to Jericho in order to referee a semi-pro game (video available)

• In Nov 2012, Israeli soldiers shot dead 13 year old Ahmad Abu Daqqa whist playing football.

• On 31 Jan 2014, the young footballers Jawhar Nasser Jawhar (19) and Adam Abd al-Raouf Halabiya (17) were shot 11 times in the legs by Israeli soldiers. They will never play again.

• On 10 March 2014 israeli soldiers shot and killed Saji Darwish.

• On 16 July 2014 four children who were playing football on the beach in Gaza, were killed by an israeli rocket.

• On 17 July 2014, in Gaza, 3 children under 10 were shot dead while playing football on the terrace of their house.

• On 30 July 2014, in Gaza, the national football icon and TV commentator Ahed Zaqout (49) was killed in his house by an israeli bomb.

• On 8 August 2014, in Gaza, Mohammad Ahmad al-Qatari and Uday Caber, both aged 20 and both footballers, were shot dead.

• The National stadium has been bombed several times,

• The football club Islami, in Qalquilya was forced to close down.

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08 mars 2015

Amira Hass, une Israélienne en terre palestinienne

Amira Hass, une Israélienne en terre palestinienne

Frédéric Martel / Monde / 07.03.2015 - 16 h 53 

 http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/1090x500/mur-ramallah-reuters.jpg

Elle est la seule journaliste israélienne à vivre en territoire palestinien. A la poursuite d’un idéal de gauche radicale, elle tente de comprendre pourquoi le processus de paix s’est enlisé. Marginale dans son propre pays, elle porte un regard sévère sur les gouvernements israéliens mais n’épargne pas non plus les Palestiniens. Rencontre à Ramallah, à la veille des élections législatives en Israël.

Ramallah

«Pour qui je vais voter aux élections israéliennes? C’est très simple, très clair: je vais voter pour la liste arabe unie Amira Hass n’a aucune hésitation. Je n’ai pas eu besoin d’insister. Elle ne cache pas son intention de vote pour une liste pro-arabe, alors que, le 17 mars, une élection majeure va opposer dans son pays, le Premier ministre conservateur sortant, Benyamin Netanyahou, et le travailliste Isaac Herzog.

Voter pour la liste arabe est un choix extrême que peu de juifs israéliens ne font. En se plaçant ainsi à l’extrême du spectre politique de l’Etat hébreu, à la gauche de la gauche, la journaliste confirme d’une certaine façon sa marginalité. Ce n’est pas nouveau. Il y a plus de vingt ans que ça dure.

Une révoltée intacte

Pour rencontrer Amira Hass, il faut un peu de patience. De Jérusalem-Est, en zone arabe sous contrôle israélien, on prend un sherout ou mini-bus collectif. A la porte de Damas, face à la Vieille ville, le n°18 conduit à la «frontière» palestinienne (Hass préfère parler du «check-point» qui permet de franchir le «Mur»). On la traverse à pied, avec un contrôle israélien limité, puis, de l’autre côté, on reprend un autre bus ou un taxi.

Si l’on est plus pressé, on peut emprunter, depuis Jérusalem, le Ramallah Express n°274X, un bus rapide, plus cher, qui franchit le check-point sans même avoir à s’arrêter.

En revanche, en sens inverse, lorsqu’on veut rejoindre Israël depuis Ramallah, les contrôles effectués par Tsahal, l’armée israélienne, sont impressionnants, sous haute sécurité, et les queues longues. Les Palestiniens rentrent chez eux sans trop de formalités mais l’accès à Israël est un cauchemar. Si on avait le sens de l’humour, on dirait que, à l’inverse du théâtre, toute entrée est définitive!

 

Amira Hass n’a guère le sens de l’humour. Elle ne rigole pas. Elle m’a donné rendez-vous, ce jeudi 26 février 2015, au café Prompto, en face de la municipalité de Ramallah, la capitale de la Cisjordanie palestinienne.

Lorsque j’arrive, elle est en train d’interviewer une jeune fille en anglais, et aussi un peu en arabe –une langue qu’elle regrette de ne pas bien parler. Je la vois prendre minutieusement en note toute la conversation en tapant rapidement sur le clavier d’un vieil ordinateur portable.

Il est étrange pour un journaliste d’interviewer une journaliste. Cela pourrait paraître un peu consanguin, comme si les médias ne savaient plus parler qu’aux médias. Mais Amira Hass est beaucoup plus qu’une simple journaliste.

Israélienne, Hass est la seule journaliste juive à vivre dans les territoires occupés. Depuis 1997, elle est la correspondante permanente en Cisjordanie du quotidien de Tel Aviv, Haaretz. Auparavant, entre 1993 et 1997, elle a vécu à Gaza.

Fille de survivants de la Shoah, elle est née à Jérusalem en 1956. Ses reportages sont généralement favorables aux Palestiniens et elle s’est spécialisée dans le décryptage minutieux, presque scientifique, de la colonisation israélienne en marche dans les territoires.

«Je m’intéresse aux faits, aux faits bruts, mais je suis obligée de donner aussi mon avis. J’aurais aimé me limiter aux faits, sans partager mon opinion. Mais les Israéliens ont tendance à évacuer les faits, le sens des faits. Alors, je suis obligée de les conceptualiser, de les analyser pour frapper les lecteurs. Pour attirer leur attention.»

Le jour où je la rencontre, Amira Hass revient d’Hébron, une ville du sud de la Cisjordanie, où plusieurs colonies israéliennes sont installées. Elle a rendu compte, dans un article, de la situation et des tensions, parmi les pires de la région. Dans son reportage pour le quotidien de gauche Haaretz, elle a décrit comment les colons «torturaient» les Palestiniens. Le mot «torture» est fort. Elle le revendique.

«Lorsque j’écris ça, les Israéliens ne sont pas choqués! Il y a vingt ans, si j’avais écrit que des soldats israéliens frappaient et battaient des gens, des civils, il y aurait eu des réactions. Aujourd’hui, la capacité d’indignation s’est beaucoup atténuée. Plus rien ne choque les Israéliens. Alors, moi, je dois les choquer. Il ne suffit plus de donner les faits. Il faut appeler les choses par leur nom.»

«Torture», «Apartheid», «Bantoustans»: Amira Hass sort le grand jeu. Elle n’a pas peur des mots connotés, ni des formules fortes. Les lecteurs d’Haaretz demandent son renvoi par centaines de lettres. Mais elle est bien défendue par la rédaction et par le patron du journal, Amos Schocken. Qui me dit:

«C’est notre mission, notre devoir de donner à nos lecteurs une image globale et des informations complètes de l’occupation israélienne dans les territoires. Avoir des journalistes comme Amira Hass, c’est un devoir pour un journal israélien. Le problème c’est plutôt qu’Haaretz soit le seul journal à faire cela! Les lecteurs israéliens n’aiment pas lire ces choses-là, ces faits, parce que ça conduit parfois à faire un portrait négatif d’Israël.»

Fière et heureuse de ce soutien, Amira Hass reconnaît:

«Je pense que j’ai beaucoup de chance de pouvoir écrire ce que je veux dans Haaretz. De dire mon opinion mais aussi de rapporter des faits. Des faits que les autres médias israéliens ne traitent pas.»

Les Palestiniens ont raté de nombreuses opportunités. Ils auraient pu agir et ils ne l'ont pas fait

 

Les cheveux noirs, une mèche en avant, Amira Hass parle rapidement, se répète, hésite, cherche ses mots: on sent, derrière le professionnalisme, une révolte intacte. Un désespoir aussi.

«Il y a vingt ans, je n’aurais jamais pensé que la situation pouvait empirer de cette façon.»

A qui la faute? Pour Amira Hass, il ne fait aucun doute que les Israéliens sont les premiers responsables.

Pourtant, son regard sur les Palestiniens a changé aussi, à leur contact.

«Je pense que les Palestiniens ont raté de nombreuses opportunités. Ils auraient pu agir et ils ne l’ont pas fait. Je me rends compte de toutes les occasions manquées, les défaillances de l’élite palestinienne.»

Depuis des années, Amira Hass critique l’Autorité palestinienne. Elle a eu d’abord des altercations vives avec Yasser Arafat et le Fatah, dont elle a souvent dénoncé l’incurie, la gabegie et la corruption; elle a ensuite été chassée de Gaza par le Hamas; désormais, elle critique régulièrement l’administration de Mahmoud Abbas à Ramallah.

«Je vis ici. Mon métier consiste à observer et à rendre compte de ce que font les Palestiniens. On doit faire attention à ne pas être orientaliste ou néo-colonialiste. Tant que le Hamas et le Fatah ne se réconcilieront pas vraiment, il n’y aura pas de changement. Je les critique, oui. Il suffit d’ailleurs de parler avec les gens de la rue, ici à Ramallah, pour savoir que les gens doutent de la sincérité de leurs hommes politiques.»

«Le problème principal ici, c’est la corruption. Il y a des leaders politiques qui ont aussi des intérêts économiques. Par leurs décisions politiques, ils ont une influence sur la vie économique. Cette confusion entre les intérêts politiques et économiques est la principale source de corruption en Palestine. Les liens commerciaux avec Israël jouent aussi. Je vais vous donner un exemple: il y a des hommes d’affaires qui dépendent d’Israël pour leur liberté de mouvement. L’un d’entre eux m’a dit que s’il aidait les groupes palestiniens qui agissent contre l’occupation ou contre le Mur, Israël lui enlèverait le permis lui donnant le droit de circuler. Ses choix politiques sont donc affectés par ses intérêts économiques. En même temps, lorsqu’on voit tous les rapports qui sortent sur la corruption en Israël, on est bien obligé de constater que la corruption est plus limitée en Palestine et pour une raison très simple: il y a ici beaucoup moins d’argent.»

Che Guevara à travers la Cisjordanie

Amira Hass est plus pessimiste aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a quelques années. Avec elle, j’avais traversé, en 2012, la Cisjordanie lorsque je menais une enquête pour l’un de mes livres,Smart. A cette époque, déjà, elle n’avait pas peur. Le pare-brise de sa voiture était troué, sur la gauche, d’impacts de balles: «Je n’étais pas dans la voiture lors d’une fusillade entre le Hamas et le Fatah», précisait-elle, alors. A son rétroviseur, elle avait accroché un pendentif de Che Guevara, comme un porte-bonheur. Un signe politique de rébellion aussi.

 

Peu après notre départ, premier check-point à la sortie de Ramallah. Naïvement, je croyais qu’on entrait à nouveau en Israël.

«Erreur, m’a dit Amira Hass. C’est ce que l’armée israélienne veut faire croire. En fait, il y a des check-points partout en Palestine. L’armée israélienne dit que c’est pour des raisons de sécurité, mais en fait c’est pour créer ce que j’appelle des “designated territories”, pour marquer le territoire israélien.»

La colonie est dans la nature d’Israël. Elle fait partie de son identité. C’est peut-être ça en fin de compte, Israël

 

En voyageant à ses côtés, je l’ai observée en train de travailler. A chaque check-point, à chaque point d’approvisionnement d’eau, à chaque fois qu’une route était décrétée «stérile» (mot officiel israélien pour dire qu’elle est interdite à la circulation pour les Palestiniens en Palestine même), à chaque fois qu’une terre était confisquée, ou quand on croisait le «Mur», Amira Hass prenait des notes. Elle regardait sa carte, comparait le tracé des routes, constatait l’apparition de clôtures électrifiées («qui mettent les Palestiniens en cage»), suivait minutieusement les déplacements de la «frontière» –son principal sujet– et consignait tout sur son ordinateur Dell. «Je suis très fact-checking, je ne suis pas émotive, affective», m’a-t-elle dit, pour insister sur sa description méticuleuse des nombres, des faits, des cartes, des routes, des tunnels, des ponts, des déviations. En Israël, même ses plus fidèles lecteurs trouvent depuis longtemps qu’elle est un peu obsessionnelle.

Nous avons rejoint finalement une implantation, une colonie israélienne comme une autre, au cœur de la Cisjordanie. Banale, avec ses check-points et la protection de Tsahal. Un campement de pionniers israéliens, qui rappelle sans doute l’époque des premiers kibboutz, où la collectivité faisait pousser des oliviers, des eucalyptus et des tomates dans le désert. Un drapeau israélien flottait au vent sur la colonie –on dit aussi «outpost» en anglais. Une grue Caterpillar encombrait le passage. Un colon nous a reçu. C’était un «bitzu’ist», un mot hébreu qui signifie à la fois un bâtisseur, un pragmatique et un homme qui arrive à réaliser ses projets. Autour de nous, il y avait des ventilateurs faisant un bruit continu dans le bureau et une station de radio CB reliée à l’armée israélienne.

Près de 600.000 Israéliens habitent désormais dans les territoires palestiniens (entre 2009 et 2013 leur nombre a augmenté de 18%). «La colonie est dans la nature d’Israël. Elle fait partie de son identité. C’est peut-être ça en fin de compte, Israël», m’a dit Amira Hass.

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Dans cette colonie israélienne, comme dans la colonie juive du centre d’Hébron, plus au sud, que j’ai visitée également, j’ai été frappé par l’esprit des colons: le sens de l’aventure, l’optimisme originel, le goût de l’absolu, la confrontation à la nature. Vues du côté israélien, leurs raisons sont aussi claires qu’elles apparaissent obscures du côté palestinien.

En rentrant vers Jérusalem avec Amira Hass, j’ai vu de jeunes palestiniens sauter le «Mur». Si l’armée israélienne les avait vus, ils auraient été tués. «Ils sautent parce que sinon ils doivent faire plusieurs kilomètres pour passer par un check-point. Car le mur sépare deux quartiers du même village, parfois il passe même entre les maisons de la même famille», m’a dit Amira Hass. C’était une parole factuelle. Sans émotion.

Ecoutée, mais pas entendue

Au café Prompto de Ramallah, Amira Hass ne finit pas son assiette. Elle est trop occupée à enchaîner les rendez-vous, à travailler. En cette fin février 2015, je trouve qu’elle a changé. Son regard s’est endurci. Sa patience est plus limitée.

«Oui, bien sûr, j’ai changé. Je crois que je comprends mieux maintenant la logique des Palestiniens lorsqu’ils disent que nous sommes tous, nous Israéliens, des colonisateurs. Je l’avais pensé avant, mais cela me semble plus clair désormais. En même temps, je reconnais que les Israéliens ne sont plus seulement des colons. Ils sont aussi des natifs. Vous devenez un natif au bout d’un certain temps. Je comprends mieux toutes ces contradictions.»

Près de Tel Aviv, j’ai visité Ariel, une colonie ancienne, de l’autre côté de la ligne «verte» de 1967, qui est aujourd’hui une grande ville à laquelle mène une autoroute au milieu des hypermarchés. Ce n’est plus une colonie: c’est la grande banlieue de Tel Aviv.

Je ne crois absolument pas en la capacité des Israéliens de changer. Le changement ne peut pas venir d’Israël. Il ne pourra venir que de l’extérieur

 

Désormais, Amira Hass a moins de contacts avec les colons qu’elle n’en avait par le passé.

«Je ne travaille plus vraiment avec eux parce qu’ils ne veulent pas coopérer avec moi. C’est un monde tellement différent. Mais je constate les conséquences de leur présence sur les Palestiniens.»

Amira Hass ajoute, pour me confirmer, que, oui, elle a changé, presque naïve maintenant:

«Et puis, c’est vrai que beaucoup de Palestiniens ne reconnaissent pas les juifs comme un peuple, ne reconnaissent pas le droit des juifs d’être en Israël...»

Parfois, Amira Hass rentre à Tel Aviv, en coup de vent, pour rencontrer la rédaction d’Haaretz ou aller chez le dentiste. Puis elle revient rapidement à Ramallah.

«Je peux aller en Israël quand je veux. Vous savez, c’est à vingt kilomètres! Pour moi, c’est facile, j’en ai presque honte. Pour les Palestiniens, aller en Israël, c’est comme aller sur la Lune! Du coup, je ne me préoccupe pas beaucoup des difficultés du check-point. Les discriminations à l’égard des Palestiniens sont si visibles, si palpables, que cela serait embarrassant que je parle de mes propres problèmes.»

A-t-elle perdu espoir?

«Je suis totalement, totalement, totalement...»

Elle le répète trois fois, et je pense qu’elle va dire «sans espoir», mais ne prononce pas le mot, comme pour éviter d’être cité aussi négativement. Elle reprend:

«Je ne crois absolument pas en la capacité des Israéliens de changer. Le changement ne peut pas venir d’Israël. Il ne pourra venir que de l’extérieur. Rien ne peut se passer tant que les Israéliens ne sortiront pas d’une certaine normalité. J’ai perdu tout espoir dans la sagesse israélienne.»

Amira Hass sait qu’elle est marginale de l’autre côté de la «frontière». Sa voix est écoutée mais elle n’est pas entendue.

Une solution avec dix Etats

Croit-elle encore en une solution avec deux Etats?

«Ce n’est pas une question de croire! Ce n’est pas une religion! La question est celle de notre futur en commun. Les Israéliens qui parlent de la solution avec deux Etats ne parlent pas du tout de la même chose que les Palestiniens. Lorsque Tzipi Livni [ancienne ministre des Affaires étrangères des Travaillistes, ancienne ministre de la Justice de Netanyahou,  ancienne leader du parti Kadima d’Ariel Sharon et actuelle colistière du parti travailliste pour la coalition de gauche, possible Premier ministre en alternance avec Isaac Herzog] parle de deux Etats, elle pense à un Etat Palestinien sans Gaza et qui serait constitué, en Cisjordanie, de bantoustans non reliés entre eux. Même quand les Israéliens parlent d’une solution avec deux Etats, ils ne parlent pas d’un véritable Etat palestinien. Aujourd’hui, ils parlent d’une solution avec un Etat Israélien et dix Etats palestiniens. C’est ce que j’appelle la solution des dix Etats!»

Ce qu’elle critique surtout, ce sont les hypocrisies et les faux semblants, ceux des Travaillistes plus encore que du Likoud conservateur.

«Le parti qui représente la gauche en Israël, autrement dit les Travaillistes, est le parti qui est le plus responsable de la colonisation et des discriminations contre les Palestiniens. Et de leurs expulsions! L’usage du mot “gauche” est très cynique... Alors, vous me direz, ils défendent les droits des personnes LGBT. OK. C’est bien. Mais ils se foutent complètement de savoir s’il y a de l’eau à Gaza ou si les étudiants de Gaza peuvent étudier en Cisjordanie. Ils sont de gauche sur la question gay, mais est-ce que ça veut dire qu’ils sont de gauche?»

 

Elle parle vite, sans pause, sans hésitations. Elle a tellement parlé depuis tellement d’années. Tout juste, en me regardant dans les yeux, se souvient-elle que je suis Français.

«N’importe quel juif dans le monde qui ne vit pas ici a plus de droits qu’un Palestinien qui vit ici. N’importe quel juif français, par exemple, a plus de droits que les Palestiniens que vous voyez ici. Même si le Palestinien est né ici; si ses parents sont nés ici. Un juif français peut acheter un appartement à Tel Aviv, s’installer dans une colonie près de Bethleem, mais un Palestinien ne peut même pas revenir, ne peut pas voyager librement, ne peut même pas être sûr que sa terre ne lui sera pas prise –si ce n’est déjà fait. Israël externalise ses discriminations et ses préjugés racistes. Et tous les juifs à travers le monde sont, en quelque sorte, complices de ce régime israélien d’apartheid. Parce qu’ils ont le droit au retour sans condition.»

Il n’y aura de futur possible pour aucun des deux peuples sans l’égalité

 

Amira Hass reprend:

«Les Israéliens ne veulent pas deux Etats comme solution, ils veulent que les Palestiniens capitulent. Ils ne veulent pas abandonner leur domination sur la terre palestinienne, sur les ressources. Ils ne cherchent pas une solution, ils veulent la capitulation, la défaite des Palestiniens.» 

Que faire? Amira Hass pense qu’il faut continuer à défendre trois principes simples.

«Il y a d’abord deux peuples sur le même territoire. Ensuite, ces deux peuples ont le droit à l’auto-détermination, mais seulement l’un d’entre eux à aujourd’hui le droit à cette auto-détermination. Enfin, il n’y aura de futur possible pour aucun de ces deux peuples sans l’égalité. Si vous comprenez ces trois principes, vous voyez bien qu’il va falloir que des changements considérables aient lieu pour avancer. Alors après, un Etat, deux Etats, cinq Etats, je ne sais pas. Il faut d’abord poser des principes clairs.»

Depuis longtemps, Amira Hass s’est exilée, d’une certaine façon, de la société israélienne. Elle a choisi de vivre parmi les Palestiniens et on devine que ce n’est pas si facile. Rares sont les journalistes d’extrême gauche qui vont jusqu’au bout d’un idéal et lui consacre leur vie. On peut bien sûr la critiquer, la trouver «trop radicale», «extrémiste» ou «gauchiste», la considérer comme une «traître», une juive qui serait dans la «haine de soi» –et beaucoup la haïssent en employant ces mots– mais elle est une voix d’Israël, rare et précieuse. Unique. C’est pour cela qu’elle est l’une des journalistes les plus primées au monde. Peut-être moins pour ce qu’elle écrit, que pour le fait d’être là, à Ramallah.

Amira Hass doit maintenant partir. Elle se lève et prend dans ses bras un magnifique bouquet de fleurs qu’elle vient d’acheter à un vendeur ambulant palestinien.

«C’est la première fois que j’achète des fleurs depuis six mois. Depuis la dernière guerre à Gaza, l’été dernier. Depuis la guerre, je n’arrivais plus à acheter des fleurs. Je ne pouvais plus.»

Deux recueils de chroniques d’Amira Hass ont été publiés en français par les éditions La Fabrique: Boire la mer à Gaza, sur la période 1993-1996 et Correspondante à Ramallah, sur la période 1997-2003.

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