FREE PALESTINE

20 octobre 2019

L'évidente duplicité des plus hautes instances internationales avec l'occupant israélien

Source: Externe

L’ONU traite l’armée israélienne en partenaire pour consolider la paix.  L’étroitesse de vue des responsables des Nations-Unies engagés dans la solution à deux Etats aux dépens des principes des droits de l’Homme est tout à fait dangereuse

 

Une responsable «constructrice de paix» de l’ONU a déclaré dimanche qu’elle avait eu «aujourd’hui de bonnes rencontres avec des interlocuteurs israéliens», dont l’armée et le ministère des Affaires étrangères.

La responsable de l’ONU, Rosemary DiCarlo, a dit que «des problèmes urgents sur la paix et la sécurité» ont été discutés dans ces rencontres. «Reprendre le processus de paix est essentiel pour résoudre le conflit israélo-palestinien», a-t-elle ajouté.

Il semblerait que, pour le Département des Affaires Politiques et de Consolidation de la Paix de DiCarlo, on devrait arriver à la paix au prix de la justice.

L’armée israélienne a tué plus de 300 manifestants (chiffre actualisé-ndlr) qui réclamaient leurs droits à Gaza depuis début 2018. Traiter cet organe brutalement répressif en partenaire pour la paix sape l’urgent besoin de reconnaissance des crimes d’Israël à Gaza et au-delà.

Plus tôt cette année, une commission d’enquête indépendante de l’ONU a conclu que les forces israéliennes ont peut-être commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en utilisant une force militaire létale contre des manifestants non armés à Gaza.

Les enquêteurs des droits de l’Homme ont demandé aux Etats tiers de tenir les tireurs d’élite et les commandants israéliens, ainsi que ceux qui ont approuvé les règles d’engagement, pour responsables.

Dans ce but, la commission a transmis au Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU un dossier identifiant les responsables des violations du droit international afin qu’il soit transféré à la Cour Pénale Internationale.

En se réunissant avec les responsables de l’armée et le ministère concerné par la protection d’Israël contre sa responsabilité, tout en les traitant de partenaires pour la paix, DiCarlo sape directement les découvertes et les recommandations de la commission d’enquête de l’ONU.

La solution à deux Etats éclipse les droits de l’Homme

Pour quelques responsables de haut rang de l’ONU, le «processus de paix» moribond en direction d’une solution à deux Etats est plus important que de progresser vers l’obtention et la protection des droits fondamentaux des Palestiniens.

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[Les élèves sont dans une école gérée par l’UNRWA, agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens]

«J’espère que ces petites jeunes filles grandiront pour participer à des élections démocratiques où la Palestine et Israël vivront côte à côte dans la paix et la sécurité», a déclaré Nickolay Mladenov, l’envoyé de l’ONU.

Son tweet implique que les filles sur sa photo resteront des réfugiées en tant qu’adultes. Il ne leur souhaite pas de pouvoir exercer leur droit au retour, qui est leur droit selon le droit international, ni leur droit à l’autodétermination.

Au contraire, il souhaite un cadre politique qui soit susceptible de les empêcher d’exercer ces droits.

Tandis que DiCarlo, et vraisemblablement Mladenov, rencontraient dimanche l’armée israélienne et le ministère des Affaires étrangères, le ministre israélien de l’Intérieur a annoncé qu’il s’apprêtait à révoquer le statut de résident du militant palestinien Omar Barghouti et à l’expulser.

Depuis des années, Israël a cherché à criminaliser et à réduire au silence Barghouti, fondateur du mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

Copiée sur la campagne réussie pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, le mouvement de boycott dirigé par les Palestiniens cherche à organiser une pression internationale sur Israël afin de mettre fin à ses violations des droits de l’Homme.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Yisrael Katz a tout d’abord demandé des «éliminations ciblées de civils» des dirigeants de BDS avec l’aide des renseignements israéliens. Le mot hébreu utilisé par Katz est semblable au mot israélien pour 'assassinats ciblés'.

Des responsables de l’ONU comme DiCarlo et Mladenov traitent les ministères mêmes qui persécutent les défenseurs des droits fondamentaux des Palestiniens en partenaires pour la paix.

Sauvegarder l’impunité d’Israël

Cependant, le Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU continue à retenir la publication d’une base de données des sociétés complices des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie.

En 2016, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a adopté une résolution demandant que le haut commissaire «fournisse une base de données de toutes les entreprises engagées dans une activité certaine avec les colonies israéliennes».

Source: Externe

Le haut commissaire (Michelle Bachelet) a failli à remplir ce mandat.

La semaine dernière, des organisations palestiniennes et internationales de défense des droits de l’Homme ont déclaré que «les retards répétés du haut commissaire pour livrer la base de données et transmettre ces données favorise l’impunité et permet la prolongation de l’installation et l’expansion des colonies illégales».

Les responsables de l’ONU se comportent comme si leur rôle consistait à sauvegarder l’impunité d’Israël, plutôt que de soutenir les droits des Palestiniens, si longtemps niés.

Maureen Claire Murphy -

07.10.19

Source: Agence Medias Palestine

19 octobre 2019

Patatras! Le "Mur des Lamentations" des juifs n'aurait rien à voir avec l'ancien Temple de Salomon (+video)

Source: Externe

Les juifs qui se prosternent devant le Mur des Lamentations se prosternent en réalité devant un mur de la garnison romaine qui a détruit leur temple

 

L'Esplanade des Mosquées n’a jamais abrité le temple d’Hérode, encore moins celui de Salomon.

Il s’agit en réalité des vestiges de la forteresse Antonia, construite par l’empereur Marc Antoine vers 37-35 avant J.-C. comme siège de la garnison romaine de Jérusalem.

La méprise date de la première croisade. Voilà ce que démontre de façon irréfutable ce documentaire passionnant.

Les preuves sont nombreuses, issues aussi bien des sources historiques (Flavius Josèphe) que des découvertes archéologiques récentes (des pièces postérieures à la mort d’Hérode trouvées sous les fondations du mur).

Les implications sont évidemment considérables, puisqu’il s’agit du lieu symbolique le plus convoité de la planète, source des tensions les plus explosives du Moyen-Orient.

Tout un pan du symbole s’avère frauduleux: ce que les juifs revendiquent comme le «Mont du Temple» ne l’est pas: les juifs qui se prosternent devant le Mur des Lamentations se prosternent en réalité devant un mur de la garnison romaine qui a détruit leur temple.

Le Temple d’Hérode, de dimension beaucoup plus modeste, se trouvait plus loin, là où les Israéliens pourraient le rebâtir sans objection majeure.

Mais la vérité et la paix sont-ils des objectifs israéliens?

Ce documentaire est produit et réalisé par un producteur chrétien, Christopher Glynn, et la plupart des intervenants qui s’y expriment sont des chrétiens dont l’intérêt premier est eschatologique, comme cela apparaît notamment à la fin, avec les propos de Robert Mandlebaum (dont la dernière partie se réfère abondamment à certains prophètes de la Bible-ndlr)

Notons que Don Esposito est un catholique (contrairement à ce que laisse penser la menorah représentée derrière lui). Bob Cornuke est un aventurier fasciné depuis sa jeunesse par l’archéologie biblique, et fondateur du Bible Archaeology Search and Exploration Institute (BASE).

On lui doit d’excellents livres et documentaires de vulgarisation sur différents aspects controversés de l’histoire biblique.

Dans In Search of the Mountain of God, il a fait connaître la thèse de la localisation du Mont Sinaï en Arabie. Il a lui-même produit un documentaire sur le mont du Temple.

Les dix premières minutes de cette captivante vidéo sont un rappel historique de l’histoire du Temple selon le récit biblique:

"The coming Temple" - (Note: ce documentaire relaie certaines croyances bibliques-ndlr)

 

10.10.19
Source: Alterinfo

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18 octobre 2019

Malgré les déclarations de M.Abbas, toujours cette honteuse collaboration de l'AP avec l'occupant

Source: Externe

Les forces de police de l’Autorité palestinienne (AP) auraient récemment saisi des preuves que le Djihad islamique palestinien tente de construire des roquettes en Cisjordanie pour attaquer Israël

 

La plus importante parmi ces preuves est un prototype de roquette et missile artisanal, fabriqué à partir d’un tube creux et de nitrate de potassium.

Trois membres du Djihad islamique ont été arrêtés à Tulkarem, en Cisjordanie, ont confié des responsables de la sécurité palestinienne à la chaîne israélienne, Channel 12, sous couvert d’anonymat. La chaîne a révélé le 23 septembre que les patrouilles avaient également confisqué des outils destinés à la fabrication de roquettes.

Selon ces sources, c’est du Liban que viendrait la technique de fabrication et de lancement des roquettes utilisée par les membres du Djihad islamique. Les sources n’ont pas précisé si c’était le Djihad islamique ou le commandement du Hezbollah à Beyrouth qui l’avait fournie, ni comment elle l’avait été.

Selon ces mêmes sources, les membres de la cellule ont admis pendant l’interrogatoire qu’ils avaient été formés par des Iraniens. Cependant, les roquettes qu’ils prévoyaient de fabriquer n’étaient pas d’une haute technicité.

L’armée israélienne a peur que des groupes de la résistance exportent leurs activités de fabrication de roquettes de la bande de Gaza vers la Cisjordanie, et que le prototype saisi à Tulkarem signifie que la résistance essaie de fabriquer des armes de haut niveau pour frapper les complexes résidentiels israéliens, selon ce rapport.

En 20082009 et 2010, le Hamas a tenté d’étendre sa fabrication de roquettes, de Gaza en Cisjordanie. Cependant, sa tentative a échoué parce que l’Autorité palestinienne et Israël ont réussi à saisir des pièces de roquettes dans certaines zones de Cisjordanie.

De plus, Israël et l’AP lancent de temps en temps des campagnes d’arrestations contre les forgerons, car les prototypes de roquettes sont fabriqués dans des ateliers de forge.

Le chef du Hamas et ancien chef militaire Mahmud Merdawi a déclaré à Al-Monitor: «Les services de renseignements israéliens combattent avec acharnement les tentatives des groupes de résistance de trouver des endroits pour construire des roquettes, et ils interrogent tous les suspects pour en savoir le plus possible. Mais les factions finiront par réussir à construire des roquettes et ce sera un tournant stratégique pour la résistance».

«Ce n’est un secret pour personne que la résistance invente sans cesse de nouvelles façons de combattre et de fabriquer des armes en Cisjordanie, comme les armes personnelles, les armes légères et les engins explosifs», a-t-il ajouté.

«Israël continue de fermer des ateliers de tournage qui lui semblent suspects, et la résistance continue d’acheter des explosifs et des munitions à des marchands d’armes palestiniens et israéliens au prix fort».

Les factions palestiniennes savent que pour atteindre Israël à partir des terres et des sommets montagneux de Cisjordanie elles n’ont pas besoin d’équipement de haute technologie ni de roquettes qui peuvent parcourir de longues distances.

Un responsable palestinien de la sécurité en Cisjordanie a déclaré à Al-Monitor, sous couvert d’anonymat: «L’Autorité palestinienne n’autorise aucune arme illégale en Cisjordanie et refuse que cela se passe comme à Gaza en ce qui concerne les armes, notamment les explosifs et les roquettes, et leurs sources d’approvisionnement. Nous ne sommes pas un État et nous ne devons pas avoir de telles armes. Nous n’en avons pas besoin».

Le Centre des affaires publiques de Jérusalem a affirmé en juin dernier que l’Iran aidait les factions palestiniennes de Cisjordanie à fabriquer des roquettes.

Source: Externe

Le journal Israel Hayom du 5 juin a rapporté que d’éminents dirigeants iraniens appelaient à remplacer les pierres que les Palestiniens de Cisjordanie utilisent comme armes par des roquettes, comme à Gaza.

Bien que le niveau technologique des roquettes précises de l’armée israélienne soit infiniment supérieur à celui des roquettes primitives que les Palestiniens tentent de fabriquer en Cisjordanie, une seule roquette peut terroriser des milliers d’Israéliens installés en Cisjordanie. Comme pour les colons qui vivent autour de Gaza, malgré l’imprécision des roquettes artisanales.

Mais l’expert militaire palestinien et ancien commandant de l’unité d’artillerie de l’OLP Wasef Erekat a déclaré à Al-Monitor: «Les tentatives de fabrication de roquettes en Cisjordanie ne mettent pas en danger Israël, qui peut investir le territoire à tout moment. En outre, il faut de la sécurité et de la stabilité pour fabriquer des armes, ce qui est loin d’être le cas en Cisjordanie. Ce n’est pas comme à Gaza, où il n’y a pas de présence militaire israélienne sur le terrain».

Pour lui, «la Cisjordanie n’est pas prête à vraiment fabriquer et lancer des roquettes sur Israël et ce serait d’ailleurs contre-productif car la riposte israélienne serait terrible. Les inconvénients seraient bien supérieurs aux avantages et les Palestiniens n’en tireraient aucun profit».

Il est très difficile aux factions palestiniennes de fabriquer des roquettes en Cisjordanie. Il leur faut se procurer du matériel explosif et des outils, fabriquer et assembler les pièces, puis se répartir les rôles sur le terrain et enfin assumer la responsabilité du lancement de la fusée.

Elles sont confrontées à chaque étape à la présence constante et aux contrôles tatillons de l’armée israélienne en Cisjordanie qui se coordonne avec les forces de sécurité palestiniennes.

Mais, la simplicité de ces roquettes est en fait leur point fort: elles sont difficiles à détecter par les équipement de haute technologie.

«L’arrivée des roquettes en Cisjordanie est dix fois plus dangereuse qu’à Gaza en raison de la proximité de la Cisjordanie avec Israël et de l’altitude en Cisjordanie qui lui permet de frapper des cibles israéliennes vitales», a déclaré à Al-Monitor, Imad Abu Awad, spécialiste des affaires israéliennes au Vision Center for Political Development.

«Israël est convaincu que l’Iran soutient la résistance en Cisjordanie, comme à Gaza, et que les factions fabriquent elles-mêmes les roquettes en se procurant les composants auprès de vendeurs israéliens. Malgré leurs efforts, l’Autorité palestinienne et Israël ne pourront pas déjouer toutes les tentatives de fabrication de roquettes, et il y a sans doute des cellules qui n’ont pas été découvertes».

L’inquiétude d’Israël face aux tentatives de production de roquettes en Cisjordanie va pousser ses forces d’occupation à intensifier leurs contrôles répressif et leur coordination avec l’Autorité palestinienne.

En face, les factions palestiniennes mettront les bouchées doubles pour atteindre leurs objectifs.

Adnan Abu Amer -

10.10.19

Source: Chronique de Palestine

17 octobre 2019

Assassiné à Gaza: un père, un mari, un frère

Source: Externe

Alaa Nizar Hamdan, 28 ans, a été abattu par des soldats de l'occupation israélienne à Jabaliya, dans le nord de Gaza, lors de la 77è semaine de manifestation de La marche du Grand retour

 

Alors que des milliers de Palestiniens se rassemblaient près de la barrière israélienne encerclant Gaza pour participer aux marches, les forces israéliennes, positionnées sur des collines sablonneuses à proximité de la barrière de séparation, ont ouvert le feu à balles réelles et grenades de gaz lacrymogène contre les manifestants non armés.

Au moins 50 personnes ont été blessées, dont 22 par balles réelles.

Alaa Nizar Hamdan était un mari et le père d'une fille de 3 ans, Layan. Samedi, au lendemain du meurtre d’Alaa, j’ai parlé avec son épouse et sa famille.

«Layan était tout pour son père. Depuis sa mort, elle m'a posé des centaines de questions à son sujet et je ne cesse de pleurer... Il a toujours rêvé d'avoir des enfants et de les élever dans une belle maison», se souvient son épouse.

Layan a été conçue grâce à la fécondation in vitro, un processus extrêmement coûteux partout dans le monde, mais surtout pour les habitants de Gaza.

«Il travaillait sur son nouvel appartement, il manquait juste quelques travaux de plus pour qu’il soit prêt, mais il est décédé avant de réaliser son rêve».

Layan, la fille unique d'Alaa, était assise à côté de moi pendant que je discutais avec sa mère et que je jouais avec les nouveaux jouets que son père lui avait apportés pour son 3è anniversaire, ignorant heureusement que son père ne reviendrait pas et qu'elle est maintenant orpheline.

«Le mois dernier, il a célébré l'anniversaire de sa fille pour la première fois. Il a économisé sur son salaire pendant 6 mois pour les fêtes et les cadeaux».

Une des sœurs d'Alaa, Hanaa, 22 ans, m'a dit: «Nous sommes sept sœurs et six frères, Alaa était le cadet et le plus gentil de nous tous… Il a toujours été si serviable et intelligent», a-t-elle ajouté.

Alaa avait déjà été blessé par balle à la jambe par des tireurs d'élite israéliens lors des manifestations du mois de mars. Le frère d'Alaa, Mohammad, a rappelé que «même après sa blessure, il continuait à aller protester pour nos droits, avec ses béquilles. Il aimait la vie, il aimait nager et voyager… sa seule faute était d’être un Palestinien qui rêvait de libération».

Mohammad était aux côtés d'Alaa quand il a été tué, et a vu les faits se dérouler devant lui. «Il ne représentait aucune menace pour les soldats israéliens, il ne tenait même rien dans ses mains. Il se trouvait à plus de cent mètres des soldats». 

Selon les ambulanciers du PCHR, qui l'ont emmené à l'hôpital indonésien où il a été déclaré mort, Alaa a été tué par balle devant la barrière principale du quartier Abou Safiyah alors qu'il se trouvait à environ 80-100 mètres à l'ouest de la barrière israélienne.

Source: Externe

Alaa travaillait dans une usine de pierre, mais l'usine a fermé il y a plusieurs années en raison du blocus économique et militaire imposé à Gaza par Israël.

Selon des médecins, le père assassiné a été touché à la poitrine par une balle explosive, interdite par le droit international, et tirée par un soldat de l'armée israélienne imposant une occupation illégale.

Depuis le début de la Marche du Grand Retour à Gaza, en mars 2018, 313 manifestants palestiniens ont été tués par les forces israéliennes, dont 2 journalistes, 3 ambulanciers, 3 femmes et plus de 90 enfants. Des milliers d'autres ont été blessés.

Les Palestiniens de Gaza appellent à la fin de l’interminable siège israélien qui bloque toute expédition à Gaza de fournitures médicales, de nourriture et de carburant, de matériaux permettant de reconstruire leurs maisons, et exigent le droit de retour sur les terres dont ils ont été expulsées par la force.

Wafa Aludaini -

09.10.19

Source: ISM

16 octobre 2019

Un rapport des Nations Unies donne à Israël carte blanche pour diffamer le mouvement BDS

Source: Externe

Ahmed Shaheed, le rapporteur spécial des Nations-Unies sur la liberté de religion, pense qu’Israël devrait avoir carte blanche pour diffamer comme antisémites les militants des droits humains

 

Un nouveau rapport de l’expert des Nations-Unies donne à Israël et à son lobby carte blanche pour diffamer comme antisémite les mouvements pour les droits palestiniens.

Ahmed Shaheed, le rapporteur spécial des Nations-Unies sur la liberté de religion ou de croyance, a publié le rapport, officiellement consacré à l’antisémitisme, fin septembre.

Il adopte une définition controversée de l’antisémitisme dont Israël et ses groupes de pression font la promotion.

Les défenseurs des droits humains ont alerté depuis longtemps sur le fait que la prétendue définition de l’IHRA assimile la critique d’Israël et de son idéologie d’Etat, le sionisme, d’un côté, avec le sectarisme anti-juif de l’autre.

Le rapport de Shaheed reconnait que les critiques de la définition sont inquiets de ce «qu’elle puisse être appliquée de manière à pouvoir effectivement restreindre l’expression politique légitime», en particulier la critique des violations des droits palestiniens par Israël.

Il conseille donc d’utiliser la définition «en tant qu’outil éducatif non-juridique» afin de minimiser de tels «perturbants effets».

Shaheed avertit aussi les organismes gouvernementaux qui utilisent la définition «dans un contexte régulatoire» d’exercer la «diligence requise» pour s’assurer que la liberté d’expression soit protégée.

Il repousse en douceur les tentatives pour mettre hors-la-loi BDS — le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions en faveur des droits palestiniens.

Sans nécessairement les approuver, Shaheed offre une place aux affirmations du lobby israélien selon lesquelles les objectifs du mouvement BDS — liberté, égalité et justice pour les Palestiniens — sont «fondamentalement antisémites».

Il admet finalement que «le droit international reconnait les boycotts comme des formes légitimes d’expression politique, et que les expressions non violentes de soutien à des boycotts sont, de manière générale, des discours légitimes qui devraient être protégés».

Violant ses propres avertissements

Mais dans son rapport, Shaheed ignore ses propres avertissements, en offrant une large crédibilité aux tentatives d’Israël pour redéfinir comme de l’antisémitisme la défense de l’égalité palestinienne.

Par exemple, en discutant le mouvement BDS, il affirme que l’expression qui «rejette le droit d’Israël à exister ou promeut la discrimination contre des individus juifs à cause de leur religion devrait être condamnée».

Source: Externe

Le mouvement BDS condamne déjà explicitement la discrimination contre les juifs en tant qu’ils seraient juifs, comme il rejette toutes les formes de racisme.

Mais regrouper le sectarisme antijuif avec la remise en question de l’affirmation politique d’Israël selon laquelle il a «le droit d’exister», fait partie de l’objectif plus large du rapport de Shaheed, brouiller les cartes.

C’est clair là où il attaque ce qu’il labellise «antisémitisme de gauche».

Shaheed affirme que dans certains cas les prétendus antisémites de gauche «ont assimilé le sionisme, le mouvement d’auto-détermination du peuple juif, avec du racisme; ont affirmé qu’Israël n’a pas le droit d’exister; et ont accusé de mauvaise foi ceux qui exprimaient leur inquiétude vis-à-vis de l’antisémitisme».

Shaheed lance ces affirmations comme si elles n’étaient pas controversées, mais chacune d’elles contient une déclaration politique fréquemment faite par Israël et son lobby, et hautement contestée.

Etouffer le débat

D’abord, comme l’a expliqué l’universitaire Joseph Massad de l’université Columbia, l’affirmation selon laquelle le sionisme serait le mouvement d’auto-détermination du peuple juif est une invention récente remontant aux années 1960 et 1970.

Massad note qu’historiquement, le sionisme se définissait toujours comme un mouvement de colonisation. Ce n’est que dans la période post-coloniale qu’il s’est donné une nouvelle image comme mouvement pour la «libération nationale» et l’auto-détermination.

Ensuite, la notion qu’Israël en tant qu’Etat a un «droit à l’existence» abstrait va à l’encontre des préceptes de base de la démocratie et du droit international. Israël n’a pas plus «le droit d’exister» que, disons, l’Allemagne de l’Est ou le Royaume-Uni.

L’Allemagne de l’Est a cessé d’exister en 1990, avec la réunification allemande. Personne n’argue que l’Allemagne de l’Est a un certain droit abstrait de ressusciter, que le peuple allemand le veuille ou non.

De même, le Royaume-Uni a existé pendant des siècles, mais même les dirigeants de l’Etat britannique n’argumentent pas qu’il a un droit abstrait à continuer d’exister pour toujours, contre les souhaits des personnes qui le constituent.

C’est pourquoi l’Ecosse a pu avoir un référendum sur son indépendence en 2014 et en aura probablement un autre dans l’avenir.

C’est aussi pourquoi l’Etat britannique reconnait que les habitants d’Irlande du Nord, qui fait actuellement partie du Royaume-Uni, ont le droit de voter dans un référendum pour rejoindre une Irlande unifiée.

Ceci parce que l’auto-détermination appartient aux résidents légitimes d’un territoire: les Etats n’ont pas «un droit d’exister».

Ce qui est vrai, plutôt, c’est qu’un peuple vivant légitimement dans un territoire a le droit de constituer l’entité qui le gouverne.

Les colons qui envahissent et occupent ce territoire, expulsant ou soumettant ses résidents légitimes, ne peuvent légitimer leur propre présence simplement en renommant leur invasion «autodétermination» des colons, comme Israël essaie de le faire.

Une affirmation israélienne plus spécifique est qu’Israël a «le droit d’exister comme Etat juif» — de fait, qu’il a le droit de maintenir une majorité démographique juive.

Cette majorité a été violemment fabriquée par des moyens intrinsèquement illégitimes: le nettoyage ethnique de 800.000 Palestiniens par les milices sionistes en 1948.

Comme j’ai expliqué en 2014 dans mon livreThe Battle for Justice in Palestine (La lutte pour la justice en Palestine), l’affirmation d’Israël selon laquelle il a le «droit» de maintenir une majorité juive veut dire qu’il a un droit perpétuel à promulguer des politiques intrinsèquement racistes contre le peuple palestinien autochtone, de manière à contrôler sa taille.

Il va aussi de soi qu’une politique sioniste basique, niant le droit au retour des réfugiés palestiniens, est de fait raciste: Israël ne permet pas aux Palestiniens et à leurs descendants expulsés de leur pays natal par les sionistes de revenir dans leurs foyers, uniquement parce qu’ils ne sont pas juifs.

Source: Externe

Présumé coupable

Troisièmement, l’affirmation de Shaheed selon laquelle mettre en question n’importe quelle accusation d’antisémitisme est en soi une preuve d’antisémitisme, rend impossible aux militants toute possibilité de se défendre.

En fait les allégations fabriquées d’antisémitisme ont été au coeur des tentatives d’Israël pour stopper le mouvement de solidarité avec la Palestine sur les campus américains.

Des accusations fausses sont aussi utilisées pour diffamer le Parti travailliste britannique, dirigé par Jeremy Corbyn, comme institutionallement antisémite.

Il est compréhensible que les propagandistes d’Israël ne veuillent pas que leurs mensonges et leurs calomnies soient exposés. Mais il semblerait que Shaheed croit lui aussi, que ceux faussement accusés d’antisémitisme, doivent être automatiquement considérés comme coupables et n’aient jamais l’occasion de se défendre.

Il donne donc à Israël et à son lobby carte blanche pour diffamer et calomnier qui ils veulent.

Avec des affirmations vagues, de mauvaise foi et malhonnêtes, le rapport de Shaheed tente de mettre hors limite les questions basiques de libre expression et de droits palestiniens en affirmant que le simple fait de les discuter est antisémite.

La raison pour cela est claire: les affirmations sionistes ne résistent pas à un examen argumenté et fondé sur les faits. La meilleure stratégie d’Israël est donc d’étouffer toute discussion.

En août, Shaheed a été sévèrement critiqué par les défenseurs des droits humains pour sa relation étroite aux groupes de pression en faveur d’Israël et parce qu’il ne se soucie pas des violations par Israël des droits palestiniens et de la liberté religieuse.

Après la publication de son rapport, il est clair que ces critiques étaient bien justifiées.

Ali Abunimah -

07.10.19

Source: Agence Medias Palestine

15 octobre 2019

Pourquoi Israël soutient discrètement le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi

Source: Externe

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi n’est pas le seul à minimiser les manifestations contre sa présidence. Il en va de même pour les politiciens et les médias en Israël

 

L’absence de couverture des manifestations du mois dernier au Caire et dans d’autres villes égyptiennes, ainsi que de la répression qui a suivi, peut facilement être considérée comme le produit de la préoccupation actuelle des médias israéliens pour la politique intérieure et la saga des efforts visant à former un nouveau gouvernement.

La couverture internationale, quant à elle, est restée centrée sur l’Iran et les tensions persistantes dans le Golfe.

Pourtant, les membres du Parlement israélien, anormalement réticents à évoquer publiquement le sujet, se disent officieusement inquiets de l’avenir d’un homme souvent qualifié de «dirigeant égyptien le plus pro-israélien de tous les temps».

Ils reconnaissent également que toute expression d’une inquiétude israélienne à cet égard est vouée à causer plus de tort que de bien à un dirigeant déjà critiqué dans certaines parties du monde arabe à ce titre.

Franche coopération

Dans les années qui ont suivi la prise du pouvoir par Sissi en 2013, les gouvernements égyptien et israélien sont passés d’une coopération tacite à une franche coopération, une relation renforcée par des séances photos mettant en scène Sissi avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

«J’espère vraiment que Sissi survivra à cette série de manifestations», déclare à MEE Zvi Magen, ancien haut responsable des services de renseignements de l’armée israélienne et actuellement chercheur à l’Institute for National Security Studies (INSS).

«Même si certains définissent Sissi comme un dictateur arrivé au pouvoir par la force, il est un acteur plus positif que ses prédécesseurs», estime-t-il.

«Contrairement à Mubarak, il est l’homme fort après les événements de la place Tahrir en 2011, et il sait où cela peut mener. Il sera forcément beaucoup plus prudent».

D’après l’expert, la situation en Égypte ne semble pas conduire à une «violence totale» et les services de renseignement militaires israéliens et le gouvernement attendront de voir comment va évoluer cette situation.

Source: Externe

Partage de renseignements

Zvi Magen note toutefois qu’Israël pourrait aider Sissi discrètement en lui fournissant des renseignements.

«Nous n’avons pas d’opinion sur ce à quoi le régime égyptien devrait ressembler, mais le chaos est dommageable pour les deux parties. Israël peut l’aider en lui fournissant des informations en matière de renseignements, mais ne devrait certainement pas intervenir».

Amiram Levin, ancien chef adjoint de l’agence de renseignement du Mossad, pense que Sissi paie également pour ses relations ouvertes avec Israël.

«L’Iran, par exemple, le classe comme un ennemi. En général, cela sert de facteur de propagande contre lui», déclare-t-il à MEE.

«Dans le cas présent, Netanyahu a totalement tort quand il court annoncer la bonne nouvelle de cette amitié».

La relation entre Sissi et Netanyahu n’est pas une question d’alchimie mutuelle entre les deux dirigeants, mais une relation d’intérêts partagés.

Sous Sissi, la coopération militaire avec Israël dans le Sinaï a atteint un niveau sans précédent, les deux pays identifiant les combattants liés à l’État islamique et à al-Qaïda dans la péninsule comme une menace commune.

Tandis que les forces égyptiennes y mènent la guerre, Israël fournit des renseignements cruciaux pour la campagne.

Sissi a également joué un rôle important en tant qu’intermédiaire dans le conflit sanglant entre le Hamas et Israël à Gaza. Tout en critiquant le recours excessif à la force par Israël et la mort de civils qui en a résulté, il considère également le Hamas comme un ennemi de l’Égypte, même s’il a accueilli ses dirigeants au Caire et convoqué une conférence des donateurs pour la reconstruction de Gaza.

Ces manœuvres prudentes ont fait de lui un acteur important dans la région, mais également une cible pour les pays ayant d’autres intérêts, notamment la Turquie et l’Iran. Dans ce domaine aussi, selon les analystes, l’échange de renseignement avec Israël s’est probablement révélé utile pour Sissi.

Malgré les liens étroits, les relations israélo-égyptiennes s’accompagnent toujours d’une certaine méfiance.

De nombreux Israéliens de premier plan à l’époque soupçonnaient que la visite du président égyptien Anouar el-Sadate en 1977 et le traité de paix de 1979 entre les pays constituaient un piège dangereux.

Deux décennies plus tard, en 2001, Avigdor Lieberman suggérait qu’Israël devrait bombarder le barrage d’Assouan si l’Égypte continuait d’accumuler ses forces militaires dans le Sinaï.

Pendant de nombreuses années, l’ancien ministre de la Défense a pensé que les Égyptiens se préparaient secrètement à une nouvelle guerre avec Israël.

«Un certain niveau de suspicion est compréhensible», déclare à MEE Efraim Halevy, directeur du Mossad de 1998 à 2002, soulignant l’importance, pour Israël, de la stabilité en l’Égypte.

«La sécurité de l’Égypte et son système politique – certainement désormais la sécurité du président Sissi – constituent un intérêt vital pour Israël en matière de sécurité. L’Égypte a la plus grande population du monde arabe et une longue frontière avec Israël et le Sinaï».

De l’autre côté de la frontière, rappelle-t-il, des combattants islamistes mènent une guerre continue contre Sissi et les dirigeants égyptiens.

«Cet aspect, ainsi que la paix et la stabilité en Jordanie, fournissent des capacités de sécurité irremplaçables à Israël», estime Halevy, qui suggère qu’un moyen pratique pour Israël d’aider Sissi consiste à s’assurer que Washington est conscient de l’importance stratégique du dirigeant égyptien pour Israël.

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La leçon de Morsi

Amiram Levin estime néanmoins qu’Israël devrait également tenir compte des leçons du passé et de ses précédentes ingérences dans la politique intérieure de ses voisins, avec des conséquences imprévisibles et dangereuses.

L’élection démocratique en 2012 du prédécesseur de Sissi issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi, a été considérée comme le pire cauchemar d’Israël. Pourtant, dans l’exercice de ses fonctions, Morsi s’est révélé plus pragmatique que prévu avant son éviction par Sissi lors d’un coup d’État militaire.

Contrairement aux préoccupations initiales d’Israël, et peut-être conscient de sa dépendance à l’aide américaine, Morsi n’a jamais tenté de mettre fin à l’accord de paix entre Israël et l’Égypte, et la coordination en matière de sécurité n’a jamais cessé.

Et tandis qu’il améliorait ses relations avec le Hamas, le gouvernement de Morsi s’est parallèlement abstenu de participer directement aux affrontements périodiques entre le groupe gazaoui et Israël, s’employant plutôt à négocier un cessez-le-feu à Gaza.

«C’était une leçon à apprendre», déclare Levin. «Israël n’aurait pas dû exprimer ce niveau d’insatisfaction et de crainte, à propos de Morsi».

L’ancien chef adjoint de l’agence de renseignement du Mossad cite également l’exemple du soutien d’Israël à Bachir Gemayel, le chef de la milice chrétienne assassiné après avoir été élu président du Liban en 1982.

Son assassinat a enfoncé le Liban encore plus profondément dans une guerre civile qui a sévi jusqu’en 1990, tandis que les forces israéliennes ont occupé le sud du pays jusqu’à leur retrait en 2000.

Selon Levin, Israël a peut-être une «compréhension fantastique» de ce qui se passe dans les pays voisins et doit reconnaître les limites de sa capacité à influencer des sociétés aux traditions et histoires complexes et pluriséculaires.

«Israël n’a aucun intérêt particulier pour les dictatures voisines ni pour le renforcement des régimes autour de nous, affirme-t-il. Toute sorte d’ingérence s’avère être une horrible erreur».

Lily Galili -

07.10.19

Source: MEE

14 octobre 2019

Israël? Loin des critères de "démocratie" à laquelle il prétend!

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Israël doit répondre des tortures infligées aux prisonniers palestiniens. Allié des États occidentaux, il est en train de torturer ouvertement des prisonniers détenus en territoire occupé – avec le soutien de la 'justice'

 

La semaine dernière, un détenu palestinien arrêté par les forces d’occupation israéliennes a été admis dans un hôpital de Jérusalem avec des blessures graves, notamment des côtes cassées et une insuffisance rénale. 

Âgé de 44 ans et en bonne santé au moment de son arrestation, Samir Arbeed a été torturé pendant son interrogatoire aux mains des agents du Shin Bet. Selon des informations, une «instance judiciaire» israélienne a autorisé les agents à utiliser des «moyens exceptionnels pour enquêter».

Le traitement brutal infligé à Arbeed en garde-à-vue a été vivement condamné par les défenseurs des droits de l’homme, tant  palestiniens que de la communauté internationale, Amnesty International qualifiant cette «torture approuvée légalement» d’«absolument scandaleuse». 

Mauvais traitements systémiques

Cette mention, «approuvée légalement», est capitale. Dans son rapport annuel 2017/2018, Amnesty a noté que «la torture et les autres mauvais traitements restaient une pratique courante [des forces israéliennes] contre les détenus, y compris mineurs, et ce en toute impunité». 

D’autres ONG ont documenté le recours par les interrogateurs israéliens aux violences physiques, aux positions stressantes et à la privation de sommeil – des méthodes utilisées alors que, dans le même temps, les prisonniers palestiniens se voient refuser l’accès à un avocat. Une étude universitaire publiée en 2015 a révélé que «les mauvais traitements sexuels sont systémiques».

En 2017, Haaretz publié un article sur les méthodes de torture utilisées par Israël, confirmées par les interrogateurs eux-mêmes, et a cité un article publié deux ans plus tôt dans lequel il était suggéré que «le recours à la torture était en hausse».

Il est clair qu’il ne s’agit pas seulement de «quelques pommes pourries». En réalité, la question va au-delà des actes d’agents à titre individuel, elle plonge au cœur des violations institutionnalisées – et autorisées sur le plan juridique – par Israël des droits des Palestiniens et des normes internationales des Droits de l’homme.

En 1999, la plus haute instance israélienne a statué que les agents du Shin Bet ne pouvaient pas employer de «moyens physiques» contre les prisonniers palestiniens – mais que ceux qui le faisaient face à une situation d’urgence seraient à l’abri de poursuites.

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«Dangereux précédent» 

Comme l’indique l’ONG de défense des droits de l’homme B’Tselem, les agents du Shin Bet ont donc continué à utiliser des méthodes «constitutives d’abus et même de torture […] Ces méthodes ne se sont pas limitées à des cas exceptionnels et sont rapidement devenues une politique d’interrogatoire standard».

Ça empire. En décembre 2017, la Cour suprême d’Israël a rejeté une requête introduite par le Comité public contre la torture en Israël (PCATI) au nom du prisonnier palestinien Assad Abu Ghosh.

La cour prenant «le parti de l’État sur tous les sujets majeurs qui lui sont présentés», le juge Uri Shoham a déclaré: «Définir certaines méthodes d’interrogatoire comme de la “torture” dépend des circonstances concrètes, même si ces méthodes sont explicitement reconnues en droit international comme de la “torture”».

Cette décision a été critiquée par le rapporteur spécial des Nations-unies sur la torture: elle crée selon lui «un précédent dangereux» et «porte gravement atteinte à l’interdiction universelle de la torture».

Pourtant, d’autres allaient advenir. Dans un arrêt de novembre 2018, la Cour suprême israélienne a de nouveau soutenu l’interrogatoire violent du prisonnier palestinien Fares Tbeish, affirmant que les actes de torture qui lui avaient été infligés par des agents du Shin Bet n’étaient pas illégaux et que leurs auteurs ne devaient pas être poursuivis.

Dans un article paru dans +972 Magazine, il était écrit que cet arrêt avait «élargi et supprimé efficacement» même les restrictions imposées par la décision du tribunal en 1999, le juriste Itamar Mann expliquant au site d’informations que, selon la Cour suprême, la maltraitance physique constituait «un moyen légitime et peut-être même le moyen préférable pour procéder à un interrogatoire pour les affaires de sécurité nationale».

Impunité d’Israël

Il n’est donc pas étonnant que, compte tenu du soutien à la torture exprimé par les autorités et juges israéliens, aucune enquête pénale n’ait été ouverte malgré les centaines de plaintes déposées contre des interrogateurs du Shin Bet au cours des dernières années.

Et c’est à la lumière de ces précédents qu’il faut considérer avec scepticisme le fait que le ministère israélien de la Justice ait annoncé l’ouverture d’une enquête sur «une faute potentielle» commise par des agents du Shin Bet dans l’affaire Arbeed; personne ne retient son souffle en attendant quelque chose qui ressemble à une prise de responsabilité significative. 

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L’impunité dont bénéficient les forces israéliennes vis-à-vis du traitement violent et dégradant des prisonniers palestiniens rend indispensables la pression et l’intervention de la communauté internationale.

Mardi, des Palestiniens ont manifesté devant les bureaux du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Ramallah, exigeant que l’organisation exerce son droit de visite à Arbeed.

Les groupes de défense des droits des prisonniers et le ministère palestinien de la Santé ont adressé au CICR une lettre dans laquelle ils ont exprimé leur préoccupation commune. En réponse, le CICR a annoncé mercredi qu’il tentait de rendre visite à Arbeed «dans les meilleurs délais».

La torture de Samir Arbeed met en lumière un autre domaine dans lequel Israël se distingue par son impunité. Un allié des États occidentaux, qui bénéficie de multiples accords bilatéraux et multilatéraux en matière de commerce et de défense, est en train de torturer ouvertement des prisonniers détenus en territoire occupé – avec le soutien de la justice.

Addameer a appelé l’ONU et ses organes à «agir immédiatement pour tenter de tenir les autorités d’occupation israéliennes responsables de leurs crimes».

Ben White -

03.10.19

Source: MEE

13 octobre 2019

Les métastases de l'idéologie sioniste s'infiltrent décidément partout

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Netflix et Israël: une relation spéciale. Comme d’autres plateformes de divertissement, Netflix s’est laissé engloutir par l’industrie de la hasbara israélienne

 

En 2016, l’ambassade israélienne aux États-Unis a tweeté au sujet de l’expansion mondiale de Netflix: «Pour les plus ou moins cinq jours par an où la météo n’est pas terrible… @Netflix, maintenant en Israël!»

Quelle chance, en effet, qu’Israël ait réussi à s’ériger sur des terres volées bénéficiant d’une météo aussi clémente. Et en parlant de chance, Netflix s’est avéré une véritable aubaine pour Israël, bien plus de cinq jours par an. Comme d’autres plateformes de divertissement, Netflix s’est laissé engloutir par l’industrie de la 'hasbara' israélienne (terme qu'il faut comprendre comme 'propagande'-ndlr).

Glorification du Mossad

La dernière production Netflix pro-israélienne à orner les écrans des abonnés est la série en six parties The Spy, mettant en vedette Sacha Baron Cohen qui incarne le célèbre agent du Mossad Eli Cohen, exécuté à Damas en 1965. 

Comme on pouvait s’y attendre, la série humanise Cohen, le dépeignant comme un humble, aimant et dévoué patriote usant d’un noble subterfuge au nom d’innocents Israéliens attaqués par la Syrie.

Il n’est jamais mentionné le rôle prééminent d’Israël en tant qu’agresseur-provocateur, alors que son passé de tueries de masse au service de desseins régionaux prédateurs disparaît – comme d’habitude – sous le mantra de l’«autodéfense».

Mais The Spy n’est qu’un début. Faites une recherche avec «Israël» sur Netflix et vous serez bombardé de toutes sortes de résultats, de Mossad: des agents israéliens parlent à Fauda, une série sur «un agent israélien qui interrompt sa retraite pour traquer un combattant palestinien qu’il pensait avoir tué». Dans la bande-annonce, nous apprenons que «Abu Ahmed a le sang de 116 Israéliens sur ses mains» et qu’«aucun autre terroriste n’a tué autant d’hommes, de femmes, d’enfants, de personnes âgées, de soldats».

Peu importent les épisodes, eux bien réels, où l’armée israélienne a eu du sang sur les mains, comme en 2014, lorsque l’offensive israélienne sur la bande de Gaza a tué 2251 Palestiniens, dont 299 femmes et 551 enfants.

Le but de la propagande israélienne est d’inverser la relation agresseur-victime, de sorte que la terreur institutionnalisée des Palestiniens par Israël s’apparente en quelque sorte à des représailles, tandis que ceux qui font les frais de plus de sept décennies d’agressions israéliennes sont représentés dans le rôle des agresseurs.

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La morale de l’histoire

La liste de Netflix ne s’arrête pas là. Elle comprend également deux films intitulés L’Ange du Mossad et L’Espion tombé du ciel, sortis respectivement en 2018 et 2019, à propos du même personnage: l’Égyptien Ashraf Marwan, gendre du défunt président Gamal Abdel Nasser.

Dans leur livre Spies Against Armageddon: Inside Israel’s Secret Wars, Dan Raviv et Yossi Melman notent que Marwan était le coordinateur d’un complot libo-égypto-palestinien visant en 1973 à abattre un avion de ligne israélien de la compagnie El Al en Italie, en réaction à l’attentat contre un avion de ligne libyen qui avait tué 105 personnes à bord.

Marwan a personnellement livré les missiles nécessaires aux Palestiniens dépêchés à Rome, mais «le complot a échoué… Ce que les conspirateurs libyens, égyptiens et palestiniens n’ont jamais su, c’est le secret de Marwan: c’était un agent rémunéré par le Mossad, l’un des meilleurs qu’Israël ait jamais eus».

La morale de l’histoire pour les Arabes est peut-être qu’espionner pour le compte d’Israël est un bon moyen de connaître la célébrité à titre posthume sur Netflix. Cette anecdote particulière devrait également anéantir efficacement les revendications d’Israël selon lesquelles il a le bien-être et la sécurité de ses citoyens à cœur.

Ensuite, il y a When Heroes Fly, la série de 2018 sur quatre vétérans de l’armée israélienne traumatisés par la guerre de 2006 contre le Liban: ce n’est pas parce qu’Israël a commis la grande majorité des meurtres et autres dégâts que ses soldats doivent être privés de leur rôle de victime.

Un article de Haaretz nous assure que «le nouveau thriller israélien de Netflix, When Heroes Fly, est presque aussi divertissant que Fauda» et que la série est «assez captivante pour satisfaire n’importe qui ressentant un manque en forme de Fauda dans sa vie». Certainement, il est difficile de penser à quelque chose de plus amusant que la guerre et ses traumatismes!

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Enfin, il y a le film de Netflix Opération Brothers, sur les efforts du Mossad dans les années 1980 pour évacuer les juifs éthiopiens via le Soudan vers la «Terre promise». (Bien sûr, la terre en question allait se révéler moins prometteuse pour beaucoup, comme peuvent probablement en témoigner les Éthiopiens à qui on a administré de force des médicaments contraceptifs ou qui ont été abattus par la police israélienne).

Le film est réalisé par Gideon Raff, lequel a également créé The Spy et Hatufim, qui a inspiré la série raciste préférée de tout le monde, Homeland – à laquelle Raff a également contribué. En voilà un qui a su trouver sa voie!

Spectacle indécent

Apparemment, il n’y a rien d’incongru à ce que les Israéliens se lamentent sur les morts et les déplacements qui ont eu lieu en Éthiopie – et l’impératif moral de sauver les victimes – alors que toute l’entreprise israélienne est construite sur, eh bien, la mort et le déplacement.

La Nakba en 1948 a vu des centaines de villages palestiniens détruits, 15.000 Palestiniens assassinés et 750.000 autres forcés de fuir leurs maisons. Ce modèle de nettoyage ethnique n’a fait que se poursuivre depuis, ponctué par des épisodes de massacres.

Dans ce qui ne peut être décrit que comme un spectacle d’une totale indécence, Opération Brothers comprend des répliques comme celle-ci venant d’une agent israélienne blonde: «Nous sommes tous des réfugiés, n’est-ce pas?» 

Le film se termine par ce rappel: «Il y a actuellement plus de 65 millions de réfugiés déplacés dans le monde»; au diable le fait que, grâce à Israël, bien plus de sept millions soient palestiniens.

Et tandis qu’un agent dans le film allègue qu’il y a «un autre génocide sanglant» qui se passe en Éthiopie, mais que «personne n’en a rien à foutre parce que c’est en Afrique», la quête génocidaire d’Israël pour effacer l’identité palestinienne ne fait évidemment pas l’objet d’une préoccupation similaire.

Il s’avère que ma propre recherche Netflix pour «Palestine» – idem pour «Liban» et «Syrie» – donne en grande partie le même éventail de thrillers d’espionnage israéliens et d’autres choses «fun».

Quand j’ai essayé de chercher «Nakba», le meilleur résultat a été Bad Boys II, avec Martin Lawrence et Will Smith; un peu plus bas figurait Opération Brothers.

Source: Externe

Disparition

J’ai récemment contacté Netflix pour obtenir une réponse aux critiques selon lesquelles la plateforme sert de lieu de propagande israélienne, et j’ai reçu la déclaration suivante d’un porte-parole: «Nous sommes dans le divertissement, pas les médias ou la politique. Nous comprenons que tous les spectateurs n’aimeront pas toute la programmation que nous offrons. C’est pourquoi nous avons une gamme variée de contenus de partout dans le monde – parce que nous croyons que les grandes histoires viennent de n’importe où. Tous les programmes proposés sur Netflix affichent des évaluations et des informations servant aux abonnés à prendre leurs propres décisions sur ce qui est bon pour eux-mêmes et leurs familles».

Mon attention a également été dirigée vers des exemples de la «diversité du contenu arabe sur le service et qui est en cours de développement», le premier étant Comedians of the Worldun spectacle mettant en vedette 47 comédiens du monde entier – quatre d’entre eux au Moyen-Orient.

Cependant, les comédiens du Moyen-Orient sont bien loin de ceux de The Spy – qui, comme tous les «divertissements» centrés sur Israël, est intrinsèquement politique – et ce n’est pas parce qu’il y a du «contenu arabe» sur Netflix qu’il fait quoi que ce soit pour humaniser ou contextualiser la lutte palestinienne.

La relation spéciale de Netflix avec Israël est peut-être lucrative pour les personnes impliquées, mais en aidant à augmenter la cote d’Israël dans une démonstration de brutalité qui a déjà duré sept décennies de trop, la multinationale américaine est pleinement complice de la disparition palestinienne provoquée par Israël.

Belen Fernandez -

04.10.19

Source: MEE

12 octobre 2019

Comment le lobby israélien a mis en place le programme de l’UE sur l’antisémitisme

Source: Externe

Depuis presque quatre ans, Katharina von Schnurbein s’est fait passer pour une championne des juifs d’Europe

 

Pris au pied de la lettre, ses discours dans de nombreuses conférences suggèrent qu’elle est une consciencieuse fonctionnaire animée du désir de mettre fin à la persécution. Un examen plus détaillé révèle qu’elle a suivi un agenda mis en place par Israël et ses soutiens.

Le véritable objectif de cet agenda a été de museler le mouvement de solidarité avec la Palestine.

Von Schnurbein a été nommée en décembre 2015 première coordinatrice de l’Union Européenne contre l’antisémitisme.

L’idée de ce poste n’est pas née dans les bureaux de Bruxelles. Au cours du mois de mai 2015, le gouvernement israélien a reçu à Jérusalem un «forum mondial pour combattre l’antisémitisme».

Un «plan d’action» pour l’Europe a été dressé à cette occasion par les lobbyistes pro-israéliens de Grande-Bretagne, de France et des Pays Bas.

L’une de ses recommandations était que l’UE nomme un coordinateur contre l’antisémitisme. Une autre était que l’Union «envisage» d’impliquer des forces de police ostensiblement dédiées à l’amélioration de la sécurité des juifs.

Sinistre

Une proposition similaire a été faite le même mois à une conférence organisée à Bruxelles par le 'Comité juif américain', importante association pro-israélienne.

L’«appel à agir» émis à cette occasion a déformé la réalité. Il prétendait que «les juifs dans tout le continent [Europe] avaient subi l’été dernier une levée de violence antisémite et des menaces, au moment du conflit provoqué par le Hamas avec Israël».

La réalité, c’est que l’attaque sur Gaza a été provoquée par Israël.

Son gouvernement s’est servi du tir de roquettes par quelques combattants de la résistance comme prétexte pour infliger une violence pire sur les habitants de Gaza, qui vivaient déjà sous blocus.

Il est vrai que quelques incidents antisémites – tels que le bris de vitres d’une synagogue de Belfast – se sont produits l’été dernier.

Cependant, Israël et ses soutiens ont également cherché à dénaturer les très importantes manifestations de solidarité avec Gaza à travers le monde comme étant conduites par de l’antisémitisme.

Il faudrait regarder dans ce contexte la recommandation faite par le 'Comité juif américain' pour que les gouvernements de l’UE «engagent les autorités policières» à combattre l’antisémitisme.

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Vera Jourova, commissaire européenne à la justice, a participé en 2015 à la conférence du 'Comité juif américain'. Travaillant en tandem avec von Schnurbein, elle a par conséquent pris des initiatives recherchées par le lobby pro-israélien.

En juin de cette année, par exemple, Jourova a mis en place un groupe de travail officiellement dédié à la rédaction de nouvelles stratégies contre l’antisémitisme.. Ce groupe comprend des représentants des forces de police des pays de l’UE.

C’est une sinistre démarche: le travail de l’UE dans ce domaine est maintenant conduit par une définition douteuse de l’antisémitisme approuvée en 2016 par un club de 33 Etats connu sous le nom d’Alliance Internationale pour le Souvenir de l’Holocauste (IHRA).

Cette définition est assortie d’exemples hautement contestables de commentaires, condamnés pour être antisémites. On trouve parmi eux l’affirmation comme quoi la création d’Israël a été une «tentative raciste».

Or, Israël a bien été conçu comme un Etat où les colonisateurs juifs auraient plus de droits que les indigènes palestiniens. Les Palestiniens expulsés de force de leur terre natale à la création d’Israël, ainsi que leurs descendants, n’ont pas eu le droit de revenir chez eux pour la seule raison qu’ils n’étaient pas juifs. Rappeler ces faits historiques serait sans doute considéré comme antisémite selon cette définition.

A l’origine, la définition a été rédigée il y a plus de dix ans par des associations pro-israéliennes – comme faisant partie d’un exercice sponsorisé par l’UE.

Théoriquement, cette définition n’est pas juridiquement contraignante. Cependant, on ne peut voir l’implication des forces de police dans l’évaluation de commentaires sur Israël que comme une tentative pour criminaliser ceux qui disent la vérité sans fard sur les activités de l’État.

Pernicieux

Von Schnurbein n’a cessé de salir le mouvement de solidarité avec la Palestine. En visite à Jérusalem au début de l’année, elle a déclaré qu’on peut percevoir deux nouvelles formes d’antisémitisme en Europe depuis la deuxième Guerre Mondiale.

La première a été la banalisation de l’holocauste par la droite. La seconde a été «l’idée anti-sioniste de gauche que l’existence de l’État d’Israël en elle-même était une tentative raciste».

Son allégation était pernicieuse. Elle suggérait qu’on pouvait comparer les apologues d’Adolf Hitler aux militants qui s’opposent à l’oppression d’Israël sur les Palestiniens précisément parce qu’ils sont indignés par le fanatisme sous toutes ses formes.

Et en plus, elle emmêlait – délibérément, comme on s’en rendrait compte – deux tendances politiques distinctes.

La haine des juifs par l’extrême droite est issue de la simple haine des gens qui appartiennent à une ethnie ou une religion différentes. L’opposition de gauche au sionisme, d’autre part, est fondée sur une critique de l’idéologie de l’État d’Israël.

S’attaquer au sionisme est un devoir moral pour de véritables socialistes, comme ce l’est de lutter contre toute discrimination envers les juifs, fondée sur leur identité religieuse ou ethnique.

Source: Externe

La semaine dernière, von Schnurbein a participé au lancement d’un rapport du gouvernement israélien qui accusait d’antisémitisme la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions menée par les Palestiniens.

De façon absurde, le rapport suggérait que mon collègue Ali Abunimah avait une arrière-pensée en faisant remarquer la conduite criminelle d’Israël.

Dans son discours lors du lancement, von Schnurbein a relevé un incident de 2015 au cours duquel des militants BDS ont demandé au chanteur Matisyahu de démasquer Israël pendant une visite en Espagne. Elle a prétendu que mettre Matisyahu sur le gril à propos des activités d’Israël était antisémite.

Comme c’est un juif de citoyenneté américaine, Matisyahu ne peut être tenu pour responsable de ce que fait Israël, a-t-elle argumenté. Von Schnurbein a oublié d’expliquer que Matisyahu est apparu dans des vidéos de propagande israélienne et qu’il a fait partie de ceux qui ont levé des fonds pour l’armée israélienne. Il a été questionné sur son amour déclaré pour Israël, pas parce qu’il est juif.

Von Schnurbein a été acclamée comme une «infatigable héroïne» par un lobbyiste pro-israélien. Elle a été également récompensée d’un «prix des droits de l’Homme» par une association qui soutient les colonies illégales d’Israël en Cisjordanie occupée et ses crimes de guerre à Gaza.

Il n’est pas difficile de découvrir pourquoi elle reçoit de telles accolades. Plutôt que de combattre la persécution, elle a soutenu un Etat d’apartheid malfaisant.

David Cronin -

04.10.19

Source: Agence Medias Palestine

11 octobre 2019

Décidément, cette justice "à la carte", dès qu'il s'agit d'Israël!

Source: Externe

Manifestons à la Haye le 29 novembre pour que les crimes d'Israël soient enfin jugés par la CPI

 

La procureure générale de la CPI (Cour Pénale Internationale basée à La Haye), Fatou Bensouda, se refuse à traiter les dossiers de plainte déposés contre les crimes israéliens, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Récemment, la chambre d’appel de la CPI a été obligée de lui ordonner de revenir sur son refus de poursuivre l’enquête sur l’assaut sanglant de la piraterie israélienne du 31 mai 2010 contre le Mavi Marmara, bateau de la flottille humanitaire en route vers Gaza.

Mme Bensouda a jusqu’au 2 décembre pour revoir sa copie, mais elle seule est décisionnaire.

En 2013, l’Etat des Comores, pays sous lequel le Mavi Marmara était enregistré, déposait une plainte pour crimes de guerre auprès de la CPI, mais Madame Bensouda a décrété qu’elle n’engagerait pas de poursuite contre Israël, car le crime n’était «pas assez massif»!

Pour autant, même lorsque le caractère massif des crimes du régime d’apartheid saute aux yeux, comme c’est le cas avec les massacres de Gaza de l’été 2014 (plus de 2400 Palestiniens tués, dont 600 enfants), Mme Bensouda n’est pas pressée: elle n’a toujours pas rendu ses conclusions sur ce dossier, «à l’étude» depuis plus de 4 ans maintenant.

Les ONG Al-Haq, Al Mezan, comme le Centre Palestinien pour les Droits Humains ont de leur côté collecté d’innombrables preuves de crimes de guerre et contre l’humanité commis par Israël: persécutions, apartheid, vol, destruction et pillage de biens palestiniens, et centaines d’assassinat en Cisjordanie et à Jérusalem-Est depuis 2014.

Elles ont déposé ces plaintes auprès de la Procureure Générale de la CPI, malgré les menaces de mort avérées qu’Israël fait peser sur ses membres.

De même, 650 dossiers de plaintes très documentées concernant les assassinats et blessures graves de manifestants lors des Marches du Retour à Gaza, ont été dûment déposées à la CPI.

Source: Externe

Vont-ils être également enterrés par la Procureure Générale?

Nous, hommes et femmes de conscience, appelons à un rassemblement devant la CPI à la Haye le vendredi 29 novembre 2019, à l’occasion de la Journée Internationale de Solidarité avec le Peuple Palestinien.

Manifestons à la Haye le 29 novembre pour que les crimes d'Israël soient enfin jugés par la CPI

Rejoignez-nous !

Premiers signataires :
Het Palestijnse Huis (Pays-Bas), Palestijnse Gemeenschappgnl (Pays-Bas), Campagne Européenne pour la levée du blocus de Gaza (Bruxelles, Belgique), Plateforme Charleroi-Palestine (Charleroi, Belgique), CAPJPO-EuroPalestine (France), Avec Naplouse (France), Annette et Gûnter Groth (Allemagne), Les Désobéissants (France) , le Collectif Ni Guerre NI Etat de Guerre (France), Mgr Jacques Gaillot (France), Pr. Christophe Oberlin (France), Collectif Palestine Nord Essonne (France), Collectif 69 de Soutien à la Palestine (France), Dr. Ang Swee Chai (Singapour), Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah, ISM France, Associación Madrid Solidaria Con Palestina (Espagne), Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient (Luxembourg), AFPS 59 (France), Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT France), Droits Devant (France), Mouvement Citoyen Palestine (Belgique), Coordination Femmes Citoyennes (Belgique), Institut für Palästinakunde e.V. (Bonn, Allemagne), ESG ASBL (Engagés, Solidaires et Généreux, Belgique), Football Against Apartheid (UK), The Palestinian (Magazine UK, (UK), Expel Israël, Salam Shalom Arbeitskreis Palästina-Israël (Munich, Germany), International Action Center (USA), NWRG-onlus (Newweapons Research Group, Genova, Italy), Campagne BDS France Montpellier, Diensten en Onderzoek Centrum Palestina (Pays-Bas), Assopacepalestina (Italie), La Communauté Palestinienne en Belgique, L’ABP régionale de Liège (Belgique), The Finnish-Arab Friendship Society, Collectif Palestine12-Millau (France), BACBI (Belgian Campaign for an Academic and Cultural Boycott of Israël), Alternative refugee center, Gibanje za pravice Palestincev (Slovénie), Cultura è Libertà (Italie), Women in Black (Vienne, Autriche), Comité Verviers Palestine (Belgique), Driss Ettazaoui, Adjoint au maire d’Evreux, en charge de la citoyenneté et de la vie des quartiers (France), Dr Derek Summerfield, Honorary Senior Clinical Lecturer, Institute of Psychiatry, Psychology & Neuroscience, King's College London (UK), ICAHD UK

Collectif d'organisations -

02.10.19

Source: Agence Medias Palestine