FREE PALESTINE

13 août 2022

Rabat, banlieue de Tel-Aviv, le baiser de la mort d’Israël!

Source: Externe

Le simple quidam qui suit l’actualité internationale peut remarquer le ballet diplomatique frénétique actuel entre Israël et le Maroc

 

Dernièrement, c’était le chef d’état-major de l’armée israélienne qui paradait dans une base militaire marocaine. Là, ce sont deux ministres qui débarquent au Maroc. Sans compter, il y a quelques mois, le ministre des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, venu menacer l’Algérie sans que le Maroc pipe mot. Il ne faut pas être Le Prince de Machiavel pour déduire que le Maroc est réduit à sa plus petite expression étatique.

Quand un pays offre le périmètre d’une base militaire à un étranger en échange d’une garantie de sécurité et que le ministre des Affaires étrangères du même pays avait déjà assuré le Maroc de son soutien diplomatique, on peut d’ores et déjà qualifier ce pays, non d’un Etat souverain et indépendant mais d’une contrée bénéficiant d’une autonomie dont le centre de décision politique est ailleurs.

L’autonomie est un moyen pour un Etat central d’alléger la charge du chef d’Etat car il n’a pas le temps à régler les chikayate entre voisins d’une lointaine province. Cela dit, le Maroc est entré dans une zone où souffle une tempête qui va lui ôter ce qui lui reste de souveraineté. Cette perte de souveraineté a eu lieu dans l’histoire de ce pays et continue de nos jours avec les enclaves de Ceuta et Melilla. Et la prochaine portion du territoire occupée par les futures bases militaires israéliennes se situeront dans le Sahara Occidental pour stopper le danger «terroriste» du Polisario et dans la région de Tanger, qui offre un balcon idéal pour surveiller le détroit de Gibraltar.

Source: Externe

Nous reviendrons sur ce qui fait courir et convoiter sur ces deux régions. Mais avant de poursuivre les autres objectifs poursuivis par Israël au Maroc, un petit survol historique est nécessaire pour comprendre les ingérences étrangères dans ce pays et la faiblesse de la monarchie marocaine qui l’ont toujours obligé à pactiser avec les puissances étrangères pour sauver son trône.

Sauver son trône, telle est l’obsession de la monarchie qui a fait appel, il n’y a pas si longtemps, à la France de Giscard d’Estaing qui bombarda le Polisario avec ses Jaguars. Rappelons que Ben Barka a été enlevé et assassiné avec le concours du Mossad et des agents des services secrets français, ce qui fit entrer De Gaulle dans une rage folle et exigea de Hassan II de lui livrer Oufkir et Dlimi pour être jugés en France. Lesquels Oufkir et Dlimi étaient à l’origine de l’attaque en plein ciel du Boeing de Hassan II et de complots qui coûta la vie à ces deux généraux. Là aussi, le Mossad a joué un rôle non négligeable dans ces deux événements.

Quant à l’histoire plus ancienne, la fermeture de la frontière marocaine aux troupes de l’Émir Abdelkader pourchassées par l’armée française donne une idée de la collaboration de la monarchie avec une armée étrangère. Si on ajoute la colonisation portugaise et espagnole dont on voit encore les restes au détroit de Gibraltar avec les deux villes de Ceuta et Melilla, on se rend compte que les monarchies successives ont fait des concessions pour survivre.

L’honneur du pays a été sauvé par le peuple marocain avec ses révoltes contre la présence étrangère. La dernière révolte et soulèvement fut celle d’Abdelkrim dans le Rif (1921-26) qui mit en déroute l’armée espagnole et ne fut vaincu que par la coalition franco-espagnole qui dévasta la région de bombardements massifs qui se traduisirent par le massacre de la population.

Mais revenons à Israël et ses convoitises dans le monde arabe. Cet 'Etat', pour de multiples raisons, mais aussi et surtout pour garantir sa survie dans une région où les peuples et notamment sa première victime, la Palestine, souffre de sa présence imposée à une époque historique où l’impérialisme anglais favorisa son installation. Conscient de l’état d’esprit de ces peuples, il a toujours cherché à diviser les pays de la région et s’attaquait évidemment aux ventres mous des Etats féodaux.

Avec les «Accords d’Abraham», appuyés férocement par Trump et Israël exploitant la peur de l’Iran des pays du Golfe, lesdits accords furent signés. La peur commune de l’Iran par les pays du Golfe et d’Israël rapprocha ce beau monde, assuré de bénéficier du parapluie de protection des États-Unis qui garantira à son tour des relations paisibles et commerciales. Tout le monde sera content mais jusqu’à quand?

Source: Externe

Les nuages s’accumulent dans la région et l’ombre de l’Iran qui refuse de se soumettre au diktat américano-israélien sur le nucléaire iranien angoisse Israël. Et la boucle est bouclée avec la guerre en Ukraine. Israël perdit la tolérance de la Russie, et son protecteur américain, trop occupé ailleurs, lui suggéra de construire une alliance militaire avec leurs amis arabes du Golfe. Le président Biden repartit chez lui bredouille et le projet de l’OTAN «arabe» fut étouffé dans l’œuf à la suite de la violente réaction de l’Iran.

Voilà donc le Maroc déjà courtisé qui peut servir de bouée de sauvetage. Les accords de coopération militaire déjà signés par le ministre de la Défense Benny Gandz vont être supervisés techniquement par le chef d’état-major, Aviv Kokhavi, reçu par son homologue marocain dans une base militaire. On devine facilement que cette «amitié profonde» entre ces deux Etats répond pour Israël à des considérations géostratégiques d’une haute importance et non à de l’import de fruit et légumes dont Israël est lui-même exportateur en Europe.

Israël, en contrepartie de son aide dans la fabrication de matériels militaires, de la surveillance et renseignements sur le Polisario «terroriste» et l’envoi de touristes dépensiers en devises, se voit offrir la possibilité d’ouvrir des bases militaires. Au Sahara Occidental pour ouvrir une route en direction de l’Afrique atlantique qui fera oublier ses difficultés à s’implanter en Afrique de l’Ouest qui contrôle l’entrée de la mer Rouge.

La place étant occupée par la Russie, la Chine et le Soudan convoité n’a pas dit son dernier mot car le peuple soudanais s’oppose à une junte militaire, tentée de céder aux pressions israéliennes. Quant aux régions de Ceuta et Melilla, il a été question de bases militaires israéliennes et l’Espagne aurait manifesté son opposition. Une région pareille ne se refuse pas par Israël. A quelque encablure de l’Algérie que l’on peut surveiller, non loin de l’Europe que l’on peut faire chanter au cas où il viendrait un jour à certains pays la mauvaise idée de reconnaître un Etat palestinien. Et enfin non loin du détroit de Gibraltar qui fait rêver de l’atout du détroit du Bosphore de la Turquie en ces temps de guerre en Ukraine.

Ainsi, cette région du nord-ouest de l’Afrique bordée par la Méditerranée et l’Atlantique, avec une vue sur l’Europe et au sud la Transsaharienne en construction qui vous projette au cœur de l’Afrique, commence à attirer des convoitises. Il y a déjà les pays européens qui ne veulent pas perdre des positions acquises durant la «belle époque» coloniale. Il y a les Etats-Unis qui veulent empêcher leurs rivaux Chine et Russie de s’implanter. La guerre en Ukraine ne fait que précipiter leur décision de créer un «cordon sanitaire» de triste mémoire autour de ce continent.

Source: Externe

Au milieu de cet ouragan géostratégique, Israël veut se faire une petite place et choisit le ventre mou de région. Le Maroc avec la communauté de juifs marocains qui a toujours été un point d’appui à Israël pour servir ses intérêts. Les bouleversements géostratégiques depuis la chute du mur de Berlin ont «officialisé» les relations entre Israël et le Maroc qui, jusque-là, entretenaient des relations complices et honteuses dans la «clandestinité».

Il faut espérer et compter sur la majorité du peuple marocain pour que les «gentillesses» et autre sucreries d’Israël ne se transforment pas en baiser de la mort qui risque d’étouffer ce pays. Quand un pays défie et l’histoire et la géographie de la région, il est sûr que son horizon sera bouché à cause de l’aveuglement de sa classe politique. L’Europe est en train de payer le prix d’avoir oublié que la Russie est sa voisine géographique, partage avec ce pays une longue histoire et in fine, et ce n’est pas rien, possède les moyens de se faire respecter. Cette évidence de la leçon universelle de l’histoire ne doit pas être oubliée car tout pays qui oublie de compter sur lui-même finit par sortir de l’histoire.

Ali Akika -

27.07.22

Source: Afrique-Asie

12 août 2022

STOP! aux destructions de maisons palestiniennes: pétition d'Amnesty International

Source: Externe

Ségrégation territoriale et restrictions de mouvement, saisies massives de biens fonciers et immobiliers, expulsions forcées, détentions arbitraires, tortures, homicides illégaux…

 

Si les destructions de biens palestiniens se comptent en milliers au cours des 3 jours de raids aériens israéliens, sur la bande de Gaza, les Palestiniens de Cisjordanie, subissent également en permanence les démolitions de leurs maisons, leurs puits, leurs oliviers, leurs récoltes, souligne Amnesty International dans une nouvelle pétition.

Après quatre ans de recherche, nous affirmons que le système de domination et d’oppression mis en place par l’Etat israélien à l’encontre des Palestiniens et constitue un crime d’apartheid, tel que défini par le droit international, écrit Amnesty International.

Des communautés entières ont été expulsées ou déplacées de force et des centaines de milliers d’habitations palestiniennes ont été détruites. Dans certaines zones, les autorités israéliennes refusent d’accorder des permis de construire aux Palestiniens, ce qui les force à bâtir des structures, de fait illégales, qui sont démolies régulièrement.

Les politiques et les pratiques discriminatoires mises en place par les autorités israéliennes ont un impact sur tous les aspects de la vie quotidienne des populations palestiniennes: leurs déplacements sont restreints de façon draconienne dans les territoires occupés et les conséquences peuvent s’avérer désastreuses sur l’accès à des soins, à un emploi, ou encore à une vie de famille normale. 

Chaque semaine, des Palestiniens et voient leur dignité bafouée. Ces dépossessions et destructions d’habitations, et les déplacements forcés de populations qui en sont le corollaire, constituent des éléments centraux et constitutifs du système d’apartheid imposé par les autorités israéliennes.  

Il faut agir pour le démanteler. 

Signez la pétition ci-dessous et transférez à votre réseau le plus largement possible pour que cessent les démolitions et les expulsions forcées. 

PÉTITION: https://www.amnesty.fr/discriminations/petitions/israel-stop-a-lapartheid-contre-les-palestiniens

Rédaction Amnesty International -

11.08.22

Source: europalestine.com

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10 août 2022

Le régime d'apartheid sioniste fait entrer le camp concentrationnaire de Gaza dans sa 16è année!

 

Source: Externe

Comment l’aide internationale a normalisé le siège de Gaza imposé par Israël depuis 15 ans

 

En 2005, Israël a annoncé le retrait de ses bases militaires, de ses postes de contrôle et de ses colonies de Gaza. En 2007, un siège a remplacé la fin de la colonisation israélienne directe sur Gaza.

Le siège israélien des 15 dernières années a régi tous les aspects de la vie des Palestiniens, notamment la santé, la mobilité sociale, l’accès aux ressources naturelles, l’électricité, l’eau, les télécommunications et l’économie. Selon un rapport des Nations-unies de 2020, le blocus a poussé plus d’un million de Palestiniens de Gaza sous le seuil de pauvreté et a coûté 16,9 milliards de dollars à l’enclave.

Outre le blocus total de Gaza, Israël a mené de fréquentes attaques militaires qui ont fait des milliers de morts, des dizaines de milliers de blessés et qui ont détruit des maisons, des écoles et des hôpitaux.

Ainsi, ce qu’Israël a appelé «retrait» en 2005 était, en fait, l’introduction d’une nouvelle façon implacable d’administrer les plus de deux millions d’habitants de Gaza. L’une des tactiques utilisées par Israël est le contrôle draconien des marchandises entrant et sortant de Gaza. Il a, pendant une période, décidé d’interdire des produits de base essentiels comme le papier, le bois et le ciment.

En 2009, Israël a même refusé les serviettes hygiéniques et le papier toilette. Il l’a fait parce qu’il pouvait le faire sans avoir à rendre de comptes. En 2022, plus de 96% de l’eau de Gaza est impropre à la boisson. Le taux de pauvreté est de 59% et le taux de chômage de 45%.

Le siège israélien a systématiquement empêché les médicaments et le matériel médical d’entrer à Gaza. Cela signifie que les traitements médicaux urgents sont retardés pour les quelques privilégiés et refusés à la majorité. Selon la Commission européenne, environ 80% de la population dépend de l’aide humanitaire en raison du siège.

Source: Externe

 

 

Normaliser le siège

La crise provoquée par le siège a fait réagir le monde par un déluge d’aide humanitaire. Au cours des 15 dernières années, la communauté internationale a fait don de 5,7 milliards de dollars pour venir en aide aux Palestiniens de Gaza. Cette aide humanitaire a sauvé les Palestiniens de Gaza d’un génocide.

Cependant, elle est involontairement devenue un moyen pour Israël de poursuivre le siège et de le normaliser. Elle est venue soutenir ce que Dov Weisglass, en tant que conseiller principal du 1er ministre Ehud Olmert, a dit en 2006: «Mettre les Palestiniens au régime».

En 2012, il a été révélé qu’Israël avait calculé d’autoriser, sur la base des besoins moyens d’une personne, l’entrée à Gaza de 2.300 calories par jour. C’était juste suffisant «pour ne pas les faire mourir de faim», comme l’a déclaré Weisglass.

La compréhension commune du siège ne reflète donc pas la pratique israélienne et devrait être qualifiée de «politique de siège néo-coloniale». Celle-ci fonctionne de plusieurs manières.

D’abord, Israël exige que toute aide à Gaza passe par Israël, soit physiquement, soit avec son approbation. Le diktat d’Israël oblige les organisations humanitaires à travailler avec le gouvernement israélien colonialiste. Ces négociations avec Israël par les groupes humanitaires internationaux légitiment implicitement l’autorité coloniale israélienne.

De plus, l’aide étrangère permet à Israël, en tant qu’occupant, de se soustraire à ses responsabilités en vertu du droit international, de la Convention de La Haye et de la Quatrième Convention de Genève, de protéger la population palestinienne et ses biens. Israël se soustrait à son devoir parce que l’aide humanitaire empêche les Palestiniens de mourir de faim.

En fait, Israël se présente comme bienveillant en «permettant» à l’aide humanitaire d’atteindre Gaza tout en resserrant son étau. 

La politique néocoloniale de siège d’Israël vise également à détruire l’aide humanitaire généreuse fournie par la communauté internationale. Les attaques et le siège de Gaza par Israël ont causé des dommages économiques de plus de 16 milliards de dollars entre 2007 et 2018, selon l’étude de l’ONU.

Cela signifie que le blocus néocolonial d’Israël a fait en sorte que, pour chaque dollar que la communauté internationale envoie à Gaza, Israël applique des dommages de plus de deux dollars. La politique de siège israélienne crée ainsi un déficit perpétuel, laissant la population de Gaza dans un état de crise humanitaire permanente. C’est par ces moyens et d’autres moyens néocoloniaux qu’Israël a pu 'normaliser' le siège de Gaza.

Source: Externe

 

Tenir Israël pour responsable

Alors que le blocus de Gaza entre dans sa 16è année, il est temps que la communauté internationale non seulement réforme l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, mais aussi tienne Israël pour responsable de son siège et de ses nombreuses violations des droits de l’homme.

Pour dénoncer les violations israéliennes et obliger Israël à rendre des comptes, les opérations de secours doivent être menées parallèlement aux revendications politiques. Actuellement, les investissements des organisations internationales dans l’aide humanitaire dépassent de loin les campagnes de lobbying politique, de contentieux, d’éducation et de mobilisation de la société civile. 

Il faut exercer une pression soutenue sur les gouvernements pour isoler diplomatiquement et économiquement Israël. De même, les efforts visant à faire respecter le droit international doivent être soutenus. Il faut exiger d’Israël qu’il compense les ravages qu’il inflige à la population de Gaza et qu’il réponde aux accusations de crimes de guerre.

La société civile doit être éduquée et mobilisée pour se montrer solidaire. Elle doit être prête à faire pression sur ses gouvernements respectifs pour défendre la justice, aider à mettre fin au siège néocolonial israélien et participer aux boycotts.

La tragédie qui se déroule à Gaza n’est pas due à des causes environnementales ou «naturelles», mais elle est conçue et exécutée par Israël. Il convient de le répéter: le taux de pauvreté de Gaza augmente non pas parce que la population est «pauvre», mais parce que les Palestiniens de Gaza sont privés des fruits de leur terre et de leur travail par le siège israélien.

L’aide humanitaire offerte par la matrice israélienne actuelle sera toujours inadéquate. Elle ne permettra jamais aux Palestiniens de Gaza de dépasser le seuil de pauvreté. Si la compassion humaine lie les individus à la population assiégée de Gaza, il faut reconnaître que sans pression parallèle – juridique, politique, économique, diplomatique – sur Israël, l’aide humanitaire ne pourra pas transformer leurs souffrances en normalité.

Tant qu’il n’y aura pas de mesures tangibles pour mettre fin au siège, l’espoir d’une vie meilleure ou de la liberté pour les Palestiniens de Gaza ne viendra pas de sitôt.

Ismail Patel -

20.07.22

Source: ISM

09 août 2022

Lettre d’interpellation pour une aide d’urgence à Gaza et la levée immédiate du siège

Source: Externe

Un dernier bilan établi ce lundi par les autorités de Gaza font état 45 tués dont 15 enfants, plus de 360 civils blessés, des dizaines de maisons détruites et des centaines endommagées.
Courrier adressé à: info@senate.be, secgen@senate.be, ps@polgroups.senate.be, mr@polgroups.senate.be, ecolo@polgroups.senate.be, groen@polgroups.senate.be, delaet@s-p-a.polgroups.senate.be, radermecker@lecdh-federal.be, contact@premier.be>, <pierre-yves.dermagne@dermagne.fed.be>, jerusalem@diplobel.fed.be <jerusalem@diplobel.fed.be>, info@premier.fed.be <info@premier.fed.be>, <sophie.wilmes@diplobel.fed.be>
 
Madame, Monsieur,
ces 6 gamines de Gaza viennent de perdre leur maman, tuée par les frappes israéliennes! Elle n'était ni combattante, ni responsable politique, mais simple citoyenne! A ces visages en pleurs s'ajoutent l’anxiété de ne pas savoir où elles peuvent être en sécurité maintenant. 
 
La bande de Gaza est soumise à un siège depuis plus de 15 ans, privant les Palestiniens des conditions de vie les plus élémentaires. Plus d’une décennie de blocus illégal doublée de fréquentes attaques brutales de l’armée israélienne font que 2 millions de gens vivent dans un état de surpeuplement désespérant, un environnement marqué par l’exiguïté́ et des conditions de logement désastreuses, avec notamment un déficit de 60% d’équipements médicaux, une fourniture d’énergie électrique drastiquement limitée, une malnutrition massive et l’eau courante salubre dans seulement un logement sur dix.

Les prévisions de l’ONU selon lesquelles Gaza serait inhabitable en 2020 sont pleinement devenue réalité, comme l’a plusieurs fois rappelé́ le Rapporteur spécial de l’ONU pour le Territoire palestinien occupé. En plus de cela, les Palestiniens de Gaza ont subi trois grandes offensives dans cette minuscule zone, ayant tué, détruit et traumatisé des milliers de civils innocents.

Par ailleurs, nous constatons que Jérusalem-Est, avec ses sites les plus sacrés pour les musulmans et les chrétiens, continue d’être menacée en permanence par des colons qui s’emparent des maisons et des quartiers palestiniens.
 
Une action politique concrète est nécessaire MAINTENANT pour mettre fin non seulement aux bombardements meurtriers récurrents, mais aussi contre cette occupation illégale et contre le siège de Gaza par Israël. Les conditions de vie actuelles sous le siège sont un affront à la dignité humaine.

Source: Externe

 
Madame, Monsieur, 
 
je vous le dis sans détour, il n’y a pas de parents qui puissent supporter de voir leurs enfants vivre ainsi. Les Palestiniens, ont le droit de vivre comme n’importe quel autre peuple dans le monde: vivre en paix, dans la dignité et jouir de leurs droits. 

La communauté internationale ignore depuis trop longtemps la situation critique des Palestiniens de Gaza. La communauté internationale DOIT MAINTENANT agir.

Jusqu’à̀ présent, l’Europe s’est montrée incapable de se tenir à ses principes et déclarations et de mettre fin à sa complicité́ avec le système israélien d’occupation, d’apartheid et de colonisation de peuplement.

Les Palestiniens doivent pouvoir accéder à des traitements médicaux et nous avons le devoir de les soutenir en mettant fin aux restrictions imposées par Israël. En vertu de la Quatrième convention de Genève, Israël, en tant que puissance occupante, est tenu d’assurer la sécurité́ et le bien-être des populations civiles dans les zones sous son contrôle. Le blocus permanent d’Israël sur la bande de Gaza est une mesure qui prive sa population de nourriture, de carburant et d’autres biens de première nécessité; il constitue une forme de punition collective, en violation de l’article 33 de la Quatrième convention de Genève.

Nous en appelons donc à l’Union européenne et aux gouvernements européens, dont le gouvernement belge, pour:

- prendre immédiatement toutes mesures économiques et politiques, y compris des sanctions et des mesures de rétorsion sous l’égide du Droit international, pour faire pression sur Israël afin qu’il mette fin au siège de Gaza;

- en liaison avec les ministres de la santé de Gaza et de Cisjordanie, assurer la livraison directe aux autorités publiques locales de cargaisons adéquates des fournitures médicales et sanitaires nécessaires à la détection du coronavirus et pour la prise en charge des personnes affectées ainsi que des éléments nécessaires à la prévention de la propagation du virus dans la communauté́ et dans les hôpitaux locaux;

- permettre à ceux qui ne peuvent être traités à Gaza d’avoir accès effectivement à d’autres hôpitaux.

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l'expression et l’assurance de notre indéfectible attachement aux droits humains.

Nordine Saïdi (MCP) -  

08.08.22

A Gaza, dimanche soir dans les rues, des scènes de liesse. Le cessez-le-feu entre Jihad islamique et Israël est entré en vigueur à 23h25. Ce lundi matin, la situation était calme. Mais, demeure fragile.

 

08.08.22

Source: Oumma.com

08 août 2022

«Gaza, une jeunesse occupée»: témoignages-vidéos(4)

!! ATTENTION: Aux dernières informations, après 3 jours de bombardements de l'armée du régime d'apartheid israélien, le ministère de la santé de Gaza fait état de 43 victimes dont 15 enfants et plus de 310 blessés. Comme à chaque fois, de nombreuses habitations ont été détruites, laissant des familles entières à la rue. Une trève aurait été conclue via une médiation de l'Egypte...(ndlr-MCP)

Source: Externe

4 regards poignants sur une génération sous occupation

 

En juin 2007, Israël et l’Égypte imposent un blocus terrestre, aérien et maritime sur la bande de Gaza.

À l’effondrement économique et aux restrictions de mouvements viennent s’ajouter les multiples guerres et représailles menées par l’armée israélienne sur le territoire enclavé.

Une génération entière, née dans les années 2000, grandit au rythme des bombardements, de l’occupation, des manifestations et des pénuries. 

Blessés ou proches de blessés pris en charge par les équipes de Médecins Sans Frontières sur place, Abdallah, Aseel, Nermin, Shams et Yasmine racontent leur adolescence à Gaza.

Celle faite de souvenirs traumatisants, comme la guerre de l’été 2014; les pluies de balles tirées par les forces israéliennes lors des manifestations de la grande Marche du retour en 2018; celle, aussi, faite de jeux vidéo, de poèmes déclamés sur les réseaux sociaux, de cafés à la plage et de remises de diplôme; celle, enfin, de l’occupation.

Nous vous proposons un témoignage par jour depuis la bande de Gaza et ces jeunes qui nous en disent un peu plus sur leur quotidien.

Episode 4 – Poétesses de la nation

Aseel et Nermin sont inséparables: les deux jeunes filles passent tout leur temps à écrire et déclamer des poèmes sur leurs comptes instagram et lors d’événements publics.

Nermin se souvient très bien du moment où elle a découvert la littérature: c’était l’été, celui de la guerre de 2014

15.07.22

Source: Agence Medias Palestine

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