FREE PALESTINE

19 février 2020

Le président du Parlement koweïtien jette "l'Accord du siècle" à la poubelle

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Dans son discours à la conférence extraordinaire de l'Union parlementaire arabe, il a affirmé que cet accord était "mort-né" et que sa place naturelle était "le dépotoir de l'histoire"

 

Lors de son discours devant la conférence extraordinaire de l'Union parlementaire arabe, qui s'est tenue à Amman, la capitale jordanienne, et sous les applaudissements des délégations arabes participantes, le président du Parlement koweïtien, Marzouq Al-Ghanem, a saisi une copie du prétendu "Accord du siècle" et l'a jetée à la poubelle, soulignant que cet accord était "mort-né" et que sa place naturelle est "la poubelle de l'histoire".

En jetant la copie de "l'Accord du siècle", le président de l'Assemblée nationale koweïtienne a déclaré: "Au nom des peuples arabes et islamiques et des honnêtes gens du monde, je dis que la place adéquate pour ce texte et les documents du prétendu "accord du siècle" est la poubelle de l'histoire".

Al-Ghanem a souligné que "l'accord du siècle est mort-né, et un millier de départements, et mille institutions publicitaires et médiatiques n'aideront pas à sa promotion".

Et de poursuivre: "Quiconque veut rechercher un règlement pacifique doit travailler à créer des conditions de négociation saines, égales et équitables en vue d'une paix véritable, qui se termine par un État palestinien jouissant de tous les droits sur tout le territoire palestinien, avec Jérusalem pour capitale."

"Le moment choisi pour conclure l'accord du siècle trahit une immaturité et dénote une naïveté étrange et une précipitation pour le moins ridicule", a-t-il estimé.

Le président du Parlement Koweïtien a souligné que l'accord américain est "rejeté par les principaux intéressés (les Palestiniens), de l'extrême droite à l'extrême gauche, comme il est rejeté par les dirigeants, les gouvernements, les élites et les peuples Arabes et islamiques de Rabat jusqu’à Jakarta".

"Les Européens ne sont pas enthousiastes, et se rendent compte de son manque de réalisme et de l'impossibilité de l'accepter et de l'appliquer, et l'ironie cette fois-ci est que de nombreuses voix américaines et juives ont rejeté ce projet (...) personne n’est pour cette formule dénaturée, ce compromis ridicule", a déclaré Al-Ghanem

Source: ExterneIl a considéré que "chaque voix essayant de dépeindre nos réunions comme un forum pour échanger des discours grandiloquents et creux, est une voix suspecte."

Al-Ghanem a souligné que "la Palestine et Jérusalem reviendront tôt ou tard".

Dans la déclaration finale de la conférence de l'Union parlementaire arabe, les présidents et les représentants des parlements arabes ont unanimement rejeté leur prétendu "accord du siècle".

La déclaration a souligné le rejet de tout règlement injuste de la question palestinienne, et que l'équation de paix souhaitée ne sera conforme qu'au principe d'une solution à deux États. Elle a également souligné la nécessité de parvenir à la réconciliation palestinienne comme première mesure pour faire face à toutes les conspirations.

Les clauses de la déclaration finale incluaient également l'affirmation selon laquelle "tout préjudice à Jérusalem et sa reconnaissance comme capitale unifiée de la puissance occupante est une escalade dangereuse qui menace la sécurité de la région".

La Conférence parlementaire a débuté dimanche, avec la participation des chefs et des représentants de 20 parlements, avec pour thème "Soutenir et appuyer les frères palestiniens dans leur juste cause, la cause des Arabes et des Musulmans".

Parmi les participants les plus éminents figuraient les présidents des parlements du régime syrien, Hamouda Sabbagh, l'Égyptien Ali Abdel-Al, le Palestinien Salim Al-Zaanoun, le Koweïtien Marzouq Al-Ghanem, l'Irakien Mohammed Al-Halbousi, le Qatari Ahmad Al Mahmoud, le Omanais Khaled Al-Ma’ouri, et le Tunisien Rached Ghannouchi, ainsi que d'autres représentants de parlements arabes.

Lors d'une conférence de presse tenue le 28 janvier à Washington, en présence du Premier ministre israélien sortant Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump a annoncé "l'accord du siècle".

Le plan, qui a été rejeté par l'Autorité palestinienne et toutes les factions de la résistance, prévoit de réduire l'État palestinien sous forme d'un archipel relié par des ponts et des tunnels, et de faire de la ville de Jérusalem une capitale indivise pour Israël.

L'Union parlementaire arabe (UPA) est une organisation qui regroupe les chambres parlementaires arabes. Elle fut fondée en 1974 et est basée dans la capitale libanaise, Beyrouth. Elle s’assigne pour objectifs le renforcement du dialogue et de la concertation entre les parlements arabes, la consolidation de l’action commune et la coordination des efforts parlementaires dans les différents domaines.

Mourad Belhaj -

10.02.20

Source: Soutien-Palestine

18 février 2020

UE: l’annexion russe, c’est mal! L’annexion israélienne... pas autant

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L’Union européenne a eu des décennies pour agir contre l’annexion par Israël des terres palestiniennes et contre la colonisation, mais n’a fait que l’aider à commettre plus de crimes 

 

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a dévoilé son plan pour qu’Israël asujettisse de manière permanente le peuple palestinien et renomme «paix» son brutal système d’apartheid. 

Les détails – qui incluent l’annexion par Israël de vastes morceaux de la Cisjordanie occupée, l’annulation du droit au retour des réfugiés palestiniens et le dépouillement de centaines de milliers de citoyens palestiniens d’Israël de leur citoyenneté — n’ont surpris personne. Pourtant il a fallu à l’Union européenne une semaine entière pour y apporter une réponse.

Une déclaration du chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Josep Borrell, critique légèrement le plan américain parce qu’il «s’écarte des paramètres acceptés internationalement», appelant à une «solution à deux Etats».

L’Union européenne se déclare «particulièrement inquiète des déclarations sur la perspective d’annexion de la Vallée du Jourdain et d’autres parties de la Cisjordanie ». 

«En accord avec le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations-unies, l’Union européene ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur les territoires occupés depuis 1967», affirme le Bloc, avant d’ajouter l’effet de surprise final: «Des démarches vers l’annexion, si elles sont implémentées, ne pourront pas avoir lieu sans contestation». 

Cette ligne — suggérant une action potentielle de l’Union européenne pour qu’Israël rende des comptes — a déjà fait la une des journaux.

Mais il y a peu de raisons de s’exciter.

Des décennies de complicité

Il n’y a pratiquement aucune chance pour que l’Union européenne change son approche de toujours, c’est-à-dire un soutien inconditionnel et des récompenses pour Israël lorsqu’il commet violation après violation, crime après crime.

Israël a annexé Jérusalem-Est occupé en 1967. Il a aussi annexé les Hauteurs du Golan dans la Syrie occupée en 1981 – les deux mesures ont été rejetées par le monde entier et condamnées comme illégales dans d’innombrables résolutions des Nations-Unies. 

Dans les décennies qui ont suivi, Israël a agressivement colonisé des terres palestiniennes occupées par des colonies exclusivement juives, un crime de guerre.

L’Union européenne affirme qu’elle s’oppose à toutes ces actions israéliennes et a eu des décennies pour les «contester». Mais tout ce qu’elle a fait est de plier devant Israël, lui offrant d’autres encouragements pour commettre plus de crimes, conforté dans l’assurance qu’il ne souffrira aucune conséquence. 

Pourquoi quiconque devrait-il croire que seules les dernières déclarations israéliennes sur l’annexion seraient un franchissement de la ligne rouge, alors qu’aucune des actions précédentes d’Israël n’a déclenché plus que des mots modérés d’«inquiétude»?

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Sanctionner la Russie

Alors que Trump dévoilait son plan pour le Moyen-Orient, l’Union européenne annonçait – en parallèle avec le gouvernement de Trump – de nouvelles sanctions contre la Russie.

L’Union européenne a imposé des restrictions sur sept responsables russes pour avoir aidé à organiser des élections dans ce que l’Union européenne appelle la Crimée «illégalement annexée» — le territoire que la Russie a pris à l’Ukraine en 2014, à la suite d’un coup d’Etat soutenu par l’Union européenne et les Etats-Unis contre le gouvernement de Kiev.

De fait, l’Union européenne se vante du durcissement croissant des sanctions qu’elle a commencé à imposer à la Russie, à peine quelques semaines après le début de la dispute sur la Crimée. Elles incluent un bannissement sur les importations de Crimée et les investissements dans le territoire.

Tout au contraire, l’Union européenne continue à autoriser sur ses marchés le flot des produits issus des colonies israéliennes, malgré l’obligation des Etats membres, selon le droit international, de stopper tout commerce fondé sur des violations des droits humains  massives et systématiques.

Les diplomates européens à Tel-Aviv se vantent régulièrement de la croissance des volumes du commerce avec Israël. 

Ce commerce inclut presque certainement de larges quantités de produits des colonies, étant donné que les responsables européens ont admis qu’ils n’avaient pas de moyen sûr de mettre en pratique les règlements exigeant l’étiquetage des produits originaires des colonies illégales d’Israël. 

L’Union européenne, de plus, s’oppose farouchement à BDS — le mouvement non violent et populaire de boycott, désinvestissement et sanctions — qui vise à empêcher les compagnies européennes et autres d’aider les crimes d’Israël et d’en profiter.

Et malgré la critique européenne des plans d’annexion d’Israël, l’Union européenne et ses membres continuent leurs embrassades avec Israël, grâce à des initiatives qui lui donneront plus de ressources et de pouvoir pouvant être utilisés pour étendre les colonies sur les terres palestiniennes. 

Etant donné son bilan, faire confiance à l’Union européenne pour se dresser en faveur des droits palestiniens ne serait pas différent de faire confiance à Donald Trump.

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Et donc que faire ?

Notre meilleur espoir reste la démocratie. Un enjeu clé dans l’élection irlandaise du 8 février est le sort de la loi sur les territoires occupés, qui bannirait les importations de produits des colonies israéliennes.

Si la volonté des électeurs irlandais prévaut, l’acceptation définitive et l’implémentation de cette mesure populaire seraient un coup significatif contre l’impunité d’Israël et la complicité de l’Union européenne. 

Ali Abunimah -

07.02.20

Source: Agence Medias Palestine

17 février 2020

L’Autorité palestinienne tient moins à la Palestine qu’à ses privilèges de collabo

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Le dirigeant de l'Autorité Palestinienne (AP) Mahmoud Abbas continue de fournir la preuve de son inutilité en matière de prise de décision politique

 

Si les États-Unis «poursuivent» la mise en œuvre du prétendu 'Accord du siècle', Abbas n'a menacé que de la «possibilité» d'un boycott total. Comme le rapporte le Times of Israel, jusqu'à présent, les liens sécuritaires de l'AP avec Israël et les Etats-Unis restent intacts.

Le «plan de paix» américain, qui consacre les stratégies d'Israël pour déplacer de force les Palestiniens et en faire des réfugiés tout en leur retirant le droit d'être reconnus comme tels, ne suffit pas à l'Autorité Palestinienne pour mettre ses menaces à exécution, car elle dépend de la coopération sécuritaire avec les forces d'occupation pour son existence et son fonctionnement.

En mai 2014, Abbas a qualifié la coopération sécuritaire avec Israël de «sacrée», malgré les divergences politiques avec le gouvernement israélien. Cette coordination a facilité le ciblage des Palestiniens dissidents et des militants de la Résistance.

En 2014, la coopération sécuritaire avec Israël au cours de l'opération Brother’s Keeper a permis la nouvelle arrestation de 50 anciens prisonniers palestiniens qui avaient été libérés dans le cadre de l'accord d'échange de Gilad Shalit.

L'une des opérations de coopération sécuritaire les plus affligeantes a impliqué l'Autorité Palestinienne dans le meurtre du militant et écrivain palestinien Basel Al-Araj en mars 2017.

Pourtant, d'autres opérations logistiques dépendent de la coopération sécuritaire, y compris la circulation des marchandises et des personnes. L’existence politique de l’Autorité Palestinienne dépend de la coopération sécuritaire, tandis que le peuple palestinien subit de plein fouet la violence associée à sa surveillance.

Les menaces périodiques d'Abbas de cesser une telle coopération (qu'il faudrait plutôt appeler collaboration) ne peuvent être prises au sérieux. En ce qui concerne l'écrasement de la dissidence politique et de la Résistance palestiniennes, l'accord avec Israël est optimal à la fois pour le colonisateur et le collaborateur.

En termes d'engagement politique, la coordination sécuritaire fournit à l'Autorité Palestinienne les fonds dont elle a tant besoin pour maintenir son existence. La prémisse de la construction de l'État palestinien, bien qu'illusoire, fournit la toile de fond pour que ce financement se poursuive, tout comme la poursuite du prétendu compromis à deux États, également illusoire.

La réponse de la communauté internationale au plan du Président américain Donald Trump annoncé n’a pas été un rejet total. Seule une légère possibilité subsiste pour que le monde puisse trouver un terrain d'entente sur la désignation de deux États par les États-Unis. Mais quoi qu'il en soit, cette situation isole l'Autorité palestinienne plus que jamais.

Source: Externe

Le fait de geindre constamment face à l’ONU et à l’UE pour sauver la solution à deux États, sur laquelle un consensus international a été atteint, ne sauvera plus les efforts diplomatiques de l’Autorité Palestinienne. En ce qui concerne la communauté internationale, l'AP est encore plus contrainte de maintenir la coopération sécuritaire.

Il y a un terrain d'entente entre les États-Unis et la communauté internationale à cet égard, malgré le battage médiatique précédent qui tentait de dresser un côté contre l'autre dans le seul but de prolonger davantage la crédibilité érodée de la diplomatie à deux États.

Abbas ne sera pas pris au sérieux cette fois (pour autant qu'il l'ait jamais été). Le seul résultat à attendre de ses menaces vides est davantage d'humiliation et de discrédit pour l'Autorité palestinienne, révélant son manque d'autonomie.

Bien que la dynamique du plan de Trump soit en effet une menace pour l'Autorité Palestinienne, en particulier si l'on considère l'action précédente entreprise par les États-Unis pour l'isoler diplomatiquement, Abbas fait face à une menace plus grande à son pouvoir si la coopération sécuritaire prenait fin de manière permanente.

Fondamentalement, l'Autorité Palestinienne préfèrera prendre le risque de perdre ce qui reste des terres palestiniennes afin de maintenir la façade de son «autorité». Après tout, l'AP a acquis une réputation notoire d’octroi de concessions à l’occupation, mais elle ne mettra pas en péril les miettes de pouvoir qui lui sont jetées par Israël et la communauté internationale.

L'opposition de l'AP à l'Accord du Siècle n'est que rhétorique

Après le discours de Mahmoud Abbas sur «l'Accord du Siècle» de D.Trump, il y avait de l'optimisme que cela conduirait à quelque chose de nouveau sur le terrain de la part de l'Autorité Palestinienne (AP). À tout le moins, on pouvait espérer que cela aiderait à gérer les relations entre les factions palestiniennes.

Plusieurs jours se sont maintenant écoulés et rien ne s'est produit qui soit à la hauteur de la gravité de la situation. Le discours d’Abbas au sommet de la Ligue arabe au Caire a été faible, suggérant qu'il faut s'attendre à ce que les choses continuent comme avant, avec éventuellement une légère adaptation des performances médiatiques du chef de l’Autorité palestinienne.

Mais rien de tout cela n'aura un impact sur le monde politique, ni ne préparera le terrain pour faire face aux risques découlant de l'Accord si Israël commence à le mettre en œuvre unilatéralement.

Il ne sert à rien de menacer de rompre les relations de sécurité avec Israël alors que les prisons de l'AP sont toujours remplies de jeunes Palestiniens accusés d'avoir formé des cellules pour résister à l'occupation.

Il n'est pas non plus utile d'annoncer un possible et éventuel boycott de l'Amérique au moment où le directeur de la CIA était à Ramallah pour une réunion avec les hauts responsables de la sécurité de l'Autorité Palestinienne Majed Faraj et Hussein Al-Sheikh.

Qu'est-ce que l'administration Trump et Israël attendent de plus de la part de l'Autorité palestinienne pour qu'elle maintienne sa coopération en matière de sécurité? Sans un éloignement politique et un boycott effectif de la part de l'AP, Trump ou le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se soucieront-ils des insultes et des condamnations exprimées par l'Autorité Palestinienne contre leurs plans?

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Ils savent exactement ce qu'ils attendent de l'Autorité Palestinienne, et ils savent que l'AP ne renoncera pas à son rôle sécuritaire en Cisjordanie, où la plupart des effets de l'Accord se feront ressentir. L'Autorité Palestinienne ne poursuit pas seulement son rôle de sécurité pour complaire aux États-Unis et à Israël, ce qui peut entraîner son renversement, mais aussi parce que cela est en totale adéquation avec l'approche d'Abbas, à laquelle il s'accroche toujours malgré tout ce qui s'est passé.

Il pense toujours que la Résistance armée à l'occupation israélienne est du «terrorisme» et qu'un futur «État de Palestine» doit être démilitarisé. Une personne sensée rêverait-elle d'un État démilitarisé dans un monde aussi troublé que le nôtre, estimant qu'il mérite les efforts nécessaires à sa création et qu'il sera à la fois viable et durable?

Les détails de l'Acord montrent clairement que la solution à deux États est une illusion et que pour Washington ou Tel-Aviv, il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de place pour un État palestinien à l'intérieur de la Palestine historique ou aux côtés d'Israël; les faits imposés sur le terrain par l'occupation ont rendu cela évident il y a de nombreuses années.

Cependant, en exposant clairement cette réalité après des décennies de faux-semblants, Trump a fermement mis la balle dans le camp AP-Fatah ; la direction du Fatah doit maintenant adopter une position progressiste alors que sa colère (largement feinte) s'apaise.

Jusqu'à présent, elle n'a rien fait en termes de réconciliation interne ou de suppression de son monopole sur la prise de décision palestinienne; elle n'est pas prête à renoncer à ses erreurs catastrophiques contre la cause nationale et le peuple palestinien. Est-il si difficile d'admettre que le chemin suivi par le Fatah a conduit la Palestine à cette position?

Même en admettant que son entreprise politique était justifiée à l'époque, pourquoi continue-t-il de s'y tenir maintenant, dans la situation actuelle, et fait des déclarations sur la fin de la coopération en matière de sécurité avec Israël, ce que tout le monde sait être un mensonge?

Avec tant d'hésitation, de faiblesse et de non-mise en œuvre de la moindre mesure audacieuse, qu'est-ce qui, selon l'Autorité Palestinienne, empêchera la mise en œuvre de l'Accord, d'autant plus qu'un grand nombre de ses stipulations existent déjà dans les faits?

Il ne fait aucun doute que les efforts infructueux de l’Autorité Palestinienne n’empêcheront pas que le plan de Trump soit implémenté, car ce qui est nécessaire en ce moment, ce sont des décisions pratiques qui surprennent les Israéliens et aillent au-delà des formalités, des relations publiques et des discours.

Le déménagement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem en mai 2018 était un test pour voir quelle serait la réponse palestinienne à l'Accord une fois annoncé.

La réponse officielle a été muette, sans aucun changement significatif dans la coopération en matière de sécurité ou quoi que ce soit de cet ordre. Israël et les États-Unis sont maintenant bien conscients que quoi qu'ils fassent, aucune ligne rouge ne sera franchie par l'AP, parce qu'elle est trop faible, corrompue et timorée.

Il faut s'attendre à ce que l'Accord soit mis en œuvre, unilatéralement ou autrement, après quoi l'avenir sera plus dangereux pour le peuple de Palestine.

Ramona Wadi & Lama Khater -

04.02.20

Source: Le cri des peuples

16 février 2020

"Accord du siècle" ou "Casse du siècle"?

Source: Externe

Des lignes directes peuvent être observées entre «l’Accord du siècle», les accords d’Oslo et leur mise en œuvre frauduleuse, qui a conduit à la création d’enclaves palestiniennes distinctes

 

La métaphore humiliante – mais juste – de l’Autorité palestinienne en tant que «sous-traitant» des agences de sécurité israéliennes est révolue. Maintenant, elle doit laisser place à celle de «l’esclave de la sécurité d’Israël»: c’est ce que le plan nommé d’après Donald Trump exige du pseudo-Etat palestinien.

«L’Accord du siècle» piège les dirigeants palestiniens dans les sections sur la «sécurité», simplement parce qu’elles sont basées sur la logique de la coordination de la sécurité avec Israël à laquelle les dirigeants de l’Autorité Palestinienne (AP), notamment le Président Mahmoud Abbas, ont adhéré pendant de nombreuses années, et ce ouvertement.

Les dirigeants de l'AP ont justifié cela comme une mesure vitale pour progresser vers un État indépendant, sur la base de leur interprétation naïvement positive des accords d’Oslo au début et d’un raisonnement sans fondement plus tard. Cette persévérance est précisément ce qui a permis aux hauts responsables du Fatah et à leurs associés de devenir une nomenklatura (une classe restreinte qui lègue son statut dominant et ses privilèges à ses enfants) et de mener une vie confortable – dans certains cas avec ostentation – sous la botte israélienne et avec le patronage d’Israël.

Mises à part les tactiques diplomatiques habituelles et les critiques envers les institutions des États arabes, musulmans et neutres, cette nomenklatura n’a pas de plan solide en réserve contre les dangers immédiats et à long terme du plan Trump. Les services de sécurité palestiniens ont été formés pour opérer contre leur propre peuple, pas pour le défendre contre les attaques des colons ou les raids nocturnes de l’armée. Même si c’est une société qui n’est pas très forte pour garder les secrets, il est difficile d’obtenir beaucoup d’informations des Palestiniens sur les détails de la coopération sécuritaire entre l'AP et Israël (rappelons que le Hamas a accusé l'AP d'aider Israël à assassiner les cadres de la Résistance), mais le désir de l’establishment sécuritaire israélien de la préserver montre à quel point il l’apprécie.

La nomenklatura et la coordination sur les questions de sécurité vont de pair et sont interdépendantes. La nomenklatura s’est tellement habituée à son style de vie qu’il est difficile d’imaginer qu’elle y renonce. Et même si elle essayait de le faire, il est difficile de voir comment elle pourrait regagner la confiance de la population palestinienne – qui a maintenant été complètement brisée – même si Abbas a ordonné l’arrêt de toute coopération en matière de sécurité aujourd’hui. Et le fait même qu’il soit sincère est loin d’être une certitude. Dans les cercles de sécurité israéliens, qui sont en contact constant avec les Palestiniens, le sentiment est qu’il ne fera rien de tel, et que ce ne sont que de vaines rodomontades.

Rétablir la confiance du public palestinien dans son leadership revient à passer de la «coordination sur les questions de sécurité» à un plan de «rébellion civile non armée» (semblable à ce qui a été proposé il y a quelques années par Qadura Fares, membre du Fatah poussé à la marge par Abbas).

Il est également essentiel de rétablir cette confiance pour espérer mettre un terme aux appels à la lutte armée qui couvent dans des organisations comme le Hamas, le Jihad Islamique et le Front populaire de libération de la Palestine, ainsi que parmi les partisans du Fatah et la jeunesse.

Les dirigeants palestiniens qui veulent bloquer le plan Trump doivent convaincre leur peuple qu’il ne doit pas se contenter d'une réponse pavlovienne d’attaques armées contre des Israéliens (armés et non armés). Après tout, l’expérience des 20 dernières années montre que les actions armées facilitent simplement la poursuite des saisies de terres colonialistes par Israël et affaiblissent le peuple dépossédé. [Le Cri des Peuples récuse ce paragraphe: la Résistance armée est le seule voie pour libérer la Palestine, à condition d’être sérieuse et non un simple moyen d’obtenir des concessions; la Résistance a échoué jusque-là car elle n’était pas exclusive, le Hamas aspirant à remplacer le Fatah dans son rôle de sous-traitant d'Israël; le Hezbollah a montré la voie à suivre].

Mais lorsque les gens sont frustrés, désespérés et sceptiques quant aux motivations de leurs dirigeants, il est plus facile pour quelques individus de déclencher une bombe près d’une source que les colons ont l’intention de voler aux Palestiniens que de conduire 20.000 personnes à des pique-niques de masse tous les vendredis près des sources des villages palestiniens que les colonies ont accaparé – avec l’aide de l’administration civile israélienne.

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Méthodes dictatoriales

En tant qu’«esclave de la sécurité» d’Israël, la future entité palestinienne est également obligée par le plan Trump d’instituer le type d’oppression dictatoriale familière dans certains États arabes. Selon la section très détaillée sur la sécurité, lors des négociations que le plan prévoit de mener entre Israël et les Palestiniens, «les parties, en consultation avec les États-Unis, s’efforceront de créer des mesures initiales acceptables concernant des critères de sécurité acceptables pour l’État d’Israël et en aucun cas moins rigoureux que les paramètres utilisés par le Royaume hachémite de Jordanie ou la République arabe d’Égypte (selon ceux qui sont les plus stricts)».

Certaines de ces méthodes dictatoriales sont déjà utilisées en Cisjordanie et à Gaza. Elles ne garantissent pas tant la sécurité que le statut privilégié des nomenklaturas (y compris celle du Hamas).

Le récit trompeur d’Israël est visible à la ligne du plan. Si le plan parvenait un jour sur une autre planète, les lecteurs y concluraient qu’Israël est un pays faible et persécuté qui a la chance d’avoir la protection de la plus grande superpuissance morale du monde, tandis que les Palestiniens seraient à l’origine de tous les problèmes (d’accord, l’Iran aussi), et qu’ils concoctent sans relâche des complots terroristes sans aucune raison. Les lecteurs extra-Terrestres concluraient également que les Palestiniens ont beaucoup d’armes dangereuses et sophistiquées pour menacer le petit Israël sans défense et malheureux.

Le plan, bien sûr, ne reconnaît pas l’existence de l'occupation, sans parler de la nature colonialiste de l’État d’Israël qui a dépossédé le peuple palestinien de sa patrie.

Mais le plan des exigences de sécurité imposées aux Palestiniens – un plan qui est tellement direct et explicite que cela en devient écœurant – ne reflète pas seulement la «vision» de droite de Benjamin Netanyahu. Il est naïvement erroné de considérer le soutien de Benny Gantz et d’Ehud Barak au plan comme rien d’autre qu’une manœuvre électorale. Comme Barak l’a dit dans Haaretz, le plan «satisfait tous les besoins de sécurité d’Israël».

Comme son prédécesseur Yitzhak Rabin (qui s’attendait à ce que l’AP ne soit pas entravée par la Haute Cour et le groupe de défense des droits B’Tselem), Barak a également exprimé son espoir ou son attente, à la fin des années 90, que les dirigeants palestiniens sauraient opprimer efficacement leur propre peuple. Le soutien de Gantz et Barak au projet de Trump est authentique: l’annexe sur la sécurité du plan Trump reflète ce à quoi plusieurs générations de responsables de la sécurité israéliens – qui sont également devenus des dirigeants politiques civils – ont œuvré.

Rabin et Peres ne soutenaient pas le droit palestinien à l’autodétermination au point de devenir un État indépendant. Le deuxième paragraphe du plan Trump, intitulé «Oslo», rappelle que Rabin «envisageait que Jérusalem demeure unie sous la domination israélienne, avec l’incorporation à Israël des parties de la Cisjordanie ayant de grandes populations juives et de la vallée du Jourdain; le reste la Cisjordanie, avec Gaza, deviendrait soumise à l’autonomie civile palestinienne dans ce qui serait, selon ses mots, 'moins qu’un État'. La vision de Rabin était la base sur laquelle la Knesset a approuvé les accords d’Oslo, et elle n’a pas été rejetée par la direction palestinienne à l’époque». Ici, l’auteur du plan Trump dit la vérité.

Contrairement à la légende, les accords d’Oslo n’ont pas fait d’un «Etat» le point final des étapes graduelles du plan. Le mot «occupation» n’était pas non plus mentionné dans les documents de «paix» de Peres et Rabin.

En fait, dans la lettre humiliante que Yasser Arafat a été contraint d’écrire à Yitzhak Rabin (le 9 septembre 1993), il a promis que les Palestiniens renonceraient à l’usage «de la terreur et d’autres actions violentes» (propos se référant au soulèvement populaire de la première Intifada). C’est comme si la source du problème n’était pas la violence des armes et la bureaucratie du régime d’occupation israélien, mais plutôt la réponse palestinienne. En échange de cette humiliation, Rabin a déclaré qu’Israël reconnaissait l’OLP comme le représentant du peuple palestinien.

La différence d’aujourd’hui est qu’il y a 27 ans, de nombreux partisans du Parti travailliste et du parti Meretz reconnaissaient le caractère dangereux et immoral de l’occupation et soutenaient la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël. Comme les Palestiniens, ils voulaient croire à la «dynamique» positive des accords d’Oslo et considéraient le document comme une marche vers un État palestinien authentique. Pendant trop longtemps, ils ont ignoré les nombreuses preuves contenues dans les accords et le processus de mise en œuvre, qui indiquaient on ne peut plus clairement que le contraire était vrai.

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Des conditions draconiennes

Un élément de preuve était et reste la vallée du Jourdain. Le nombre de Palestiniens là-bas (environ 80.000, y compris à Jéricho) est à peu près le même qu’en 1967, après que des centaines de milliers de personnes ont fui et ont été expulsées pendant la guerre des six-Jours. En d’autres termes, les nombreuses étapes mises en œuvre par Israël pratiquement depuis le début, inspirées du plan Allon, ont atteint leur objectif et empêché que la communauté palestinienne se reconstitue.

Ces mesures ont été mises en œuvre avant les accords d’Oslo et affinées par la suite: désigner de vastes régions comme zones de tir militaires ou réserves naturelles, bloquer l’accès aux terres agricoles près du Jourdain, saisir les sources d’eau et assécher les sources utilisées par les Palestiniens, harceler les bergers et les agriculteurs, confisquer et tuer les moutons, prononcer des interdictions de construire, empêcher les connexions aux réseaux d’eau et d’électricité, et souvent démolir les bâtiments résidentiels et les infrastructures.

À tout cela, ces dernières années, s’est ajoutée la violence croissante des avant-postes de bergers israéliens (colonies sauvages) qui, avec l’aide de l’armée israélienne, chassent les Palestiniens de leurs terres. Peu de gens pourraient résister à ces conditions draconiennes, si bien que contrairement au reste de la Cisjordanie, le nombre de Palestiniens dans la vallée du Jourdain a en fait diminué.

La vallée du Jourdain est riche en eau, et les forages israéliens y détournent une grande partie des réserves d’eau vers les colons et leur agriculture d’exportation intensive; cela se fait au détriment de l’eau potable pour les Palestiniens et de leur agriculture. Mais malgré les incitations financières, les Israéliens ne sont pas très enclins à vivre dans la chaleur extrême de la vallée du Jourdain, de sorte que leur nombre là-bas (environ 11.000) n’a pas beaucoup augmenté non plus.

L’annexion de la vallée du Jourdain au prétexte de considérations sécuritaires permettrait à Israël de détourner de grandes quantités d’eau – équivalant à près d’un tiers de la quantité consommée par tous les Palestiniens de Cisjordanie – au profit d’autres Israéliens.

Bien qu’il s’agisse du plan Trump, «l’Accord du siècle» n’est pas stupide. Il manifeste effectivement de l’ignorance et un mépris caractéristique pour les faits, il parle d’une manière néocolonialiste condescendante de la «croissance», rappelant les rapports des agences internationales de développement. Et cela montre beaucoup d’astuce – comme les déclarations soigneusement parsemées çà et là sur la façon dont il sera bon pour la Jordanie et toute la région qu'Israël contrôle la vallée du Jourdain et protège ainsi le royaume hachémite des éléments hostiles.

Des lignes directes peuvent être observées entre le plan Trump et les accords d’Oslo et leur mise en œuvre frauduleuse, qui a conduit à la création d’enclaves palestiniennes dans l’immensité de la zone C de la Cisjordanie, et pour laquelle, avant même Trump, Israël avait promis de créer une «contiguïté des transports». Pour exactement cette raison, ce serait une erreur de rejeter le plan de Trump comme une simple aide amicale à Netanyahu ou quelque chose de forcément voué à l’échec. Tout comme les accords d’Oslo, «l’Accord du siècle» pourrait réussir précisément parce qu’il correspond si parfaitement au projet colonialiste israélien.

Amira Hass -

04.02.20

Source: le cri des peuples

15 février 2020

Eviter les pièges des manœuvres impérialistes occidentales

Source: Externe

Dans cette période de tensions internationales, se positionner contre l’impérialisme occidental requiert plus que jamais de la clarté, au risque de participer à sa domination

 

Pour illustrer cette mise en garde je prendrai le terrain miné du Moyen-Orient, lieu parmi bien d’autres des convoitises occidentales. Qu’y voyons-nous? La volonté de l’Occident de garder le contrôle sur une région riche en énergies fossiles, contre l’avis des Etats concernés. Et à cet effet, tous les coups sont permis. Pour mémoire, je rappelle cette phrase qui semble n’avoir pas pris une ride, du criminel de guerre, H. Kissinger: «Le pétrole est une chose trop importante pour être laissée aux Arabes».

Les guerres contre l’Irak, la Libye, la Syrie et le Yémen en sont les derniers avatars, et devraient être considérées dans leur ensemble comme la 3è guerre mondiale, étant donné que plus de cent pays y participent directement ou indirectement depuis plusieurs années. Aussi ne faut-il pas réserver le titre de ‘guerres mondiales’ qu’aux seules guerres qui se dérouleraient en Occident et par ce fait, minimiser celles qui sévissent sous d’autres latitudes, n’obtenant que l’appellation ‘d’affrontements’ ou de ‘conflits’ ou autres labels mineurs. Cette sorte de hiérarchisation sémantique est déjà un piège a éviter: les quatre pays cités sont réellement ruinés et dévastés par les guerres qu’y mènent l’Occident et ses vassaux depuis 2003, tant du point de vue de leurs infrastructures que de leur économie, leur culture, ainsi que de leur organisation sociale. Sans parler du bilan humain, catastrophique.

A ces pays, il convient d’ajouter ceux qui, de guerre atypique en guerre éclair sont déstabilisés en permanence par de sordides manigances et complots orchestrés par les agences de nos belles démocraties, tels la CIA, la NSA, le Pentagone, le MI6, le Mossad et autres officines criminelles qui font et défont ces Etats: le Soudan, la Somalie, l’Afghanistan, le Liban, la Palestine, sans oublier l’Iran menacé comme jamais. Je pourrais y ajouter le Venezuela, le Brésil, la Bolivie et autres Cuba, Corée du Nord, Chine et Russie dès lors que ces gouvernements ont osé montrer quelques velléités à ne pas se soumettre aux ordres – et aux dollars! – de l’Empire assuré jusqu’il y a peu de sa puissance guerrière. Pas un de ceux-là n’échappe à de brutales sanctions ni à la propagande médiatique multipliant les ‘fake news’ à leurs égards.

Source: Externe

Et c’est à travers ces exemples que ceux qui se déclarent appartenir au camp de la résistance sont parfois piégés. Les principaux médias occidentaux, passés sous contrôle des pouvoirs en place, sont devenus maîtres dans la désinformation et nous vendent ces guerres de manière biaisée. C’est ainsi que l’on voit défiler ‘experts & spécialistes’ venant nous désigner les bons résistants des mauvais, les modérés des extrémistes, les laïcs des barbus, les modernes des obscurantistes et ainsi de suite dans ce florilège d’appellations qui alimentent la division au sein même de la résistance, l’affaiblissant considérablement, accentuant de la sorte la fracture interne de ces Etats et facilitant d’autant l’intrusion d’agents extérieurs prêts à les piller et les détruire. Ces mêmes ‘experts’ (sur)médiatisés qui ignorent d’autres dictatures, se félicitant au passage des contrats d’armement juteux avec l’Arabie saoudite ou l’Egypte, brillants exemples de démocraties comme tout le monde sait…

Il est flagrant de constater combien l’Occident nourrit les tensions internes et tout ce qui peut servir à diviser les résistances. A cet effet, la Palestine illustre parfaitement cette technique: les médias ne manquent jamais d’opposer le Fatah au Hamas avec pour résultat la difficulté d’unifier la population dans sa résistance à la colonie israélienne. En Irak, ils ont insisté sur l’opposition féroce entre sunnites et chiites, tendance qu’ils ont attisée dans nombre de pays musulmans. En Syrie, ils n’ont de cesse d’opposer le ‘dictateur’ B. al-Assad à la société civile qui serait comme par enchantement majoritairement contre son président, pendant que nos gouvernements forment, financent et arment des mercenaires de tous bords pour le renverser. De même en Iran, ils alimentent l’opposition des mollahs ‘intégristes’ à une jeunesse moderne qui ne demanderait qu’à basculer dans le camp occidental. Et dans chaque pays visé ces scénarios se répètent. Mais aujourd’hui, allez donc demander à la population libyenne si elle n’était pas plus heureuse du temps du colonel Kadhafi qui avait hissé son pays au niveau de vie le plus élevé en Afrique, que déchirée et laminée par nos arrogantes et voraces ‘démocraties’…

Comme citoyens de la société civile, nous devons éviter d’en rajouter face aux manœuvres sordides de nos gouvernements. Les problèmes internes des pays agressés doivent rester de leur ressort et nous n’avons pas à nous opposer à une forme de résistance plutôt qu’une autre tant que ces pays font l’objet de calculs guerriers de la part des nôtres. Nous devons tout faire pour soutenir les résistances, quelles qu’en soient les formes qui relèvent du strict choix de ceux qui s’y engagent, contre les prédateurs extérieurs.

Quand un cambrioleur s’introduit par effraction dans votre domicile pour s’emparer de vos biens et vous menacer, vous n’en profitez pas pour régler vos problèmes de couple ou autre sujet familial litigieux. Vous vous montrez solidaires et unissez vos efforts pour repousser l’intrus et vous mettre avec votre famille, hors de danger. Une fois à l’abri et le danger écarté, vous pourrez vous atteler à résoudre vos problèmes internes.

Il doit en être de même pour ce qui concerne les Etats agressés par des menaces extérieures. Eclairés par de funestes exemples passés, nous devons en tirer les leçons, et comme résistants à l’impérialisme nous ne pouvons tomber dans ces pièges sournois. Il convient d’être unis le temps de repousser l’agresseur et une fois le danger éliminé, viendra le temps de s’occuper des problèmes internes. Mais jamais il ne faut alimenter les dissensions intérieures d’un Etat quand ce dernier fait l’objet de convoitises extérieures. Agir de la sorte est faire le jeu de l’impérialisme occidental.

Source: Externe

Sur le terrain, si heureusement ces manœuvres n’aboutissent pas aux résultats escomptés – l’Occident est défait partout – elles freinent l’efficience de la résistance à bouter les agresseurs hors des frontières, prolongeant d’autant la souffrance des peuples. Raison pour laquelle nous ne pouvons ajouter nos voix aux dissensions internes et devons à l’inverse encourager toute forme de résistance.

Quant aux ressortissants de ces pays, qu’ils soient à l’intérieur ou disséminés dans des pays d’accueil, même s’ils sont en opposition à leur gouvernement, profiter des dangers existentiels auxquels ces derniers sont confrontés serait de la lâcheté. Une telle attitude relève de la trahison. Qu’ils réservent leur énergie et leurs actions quand leur pays sera hors de danger et à l’abri des convoitises occidentales jamais rassasiées. Et en attendant, qu’ils unissent leurs forces à celles de la résistance aux agresseurs.

Dès lors, si nous dénonçons l’impérialisme occidental et voulons lui résister, ne nous trompons pas de combat ni d’ennemi: il est des moments où la solidarité prévaut contre toute autre considération.

Daniel Vanhove -

13.02.20

14 février 2020

La base de données des entreprises impliquées dans les colonies israéliennes enfin rendue publique

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Reportée depuis mars 2017, la publication de la base de données des entreprises impliquées dans les colonies israéliennes a enfin eu lieu ce mercredi 12 février

 

Elle était demandée de longue date par de nombreuses organisations belges et internationales.

Le CNCD-11.11.11 souligne l’importance de cette publication pour le respect du droit international et des droits humains, et remercie le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ainsi que tous les acteurs, dont le gouvernement belge, qui y ont contribué.

En mars 2016, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (ONU) avait chargé le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, fonction alors occupée par le Jordanien Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein, de créer une base de données des entreprises impliquées dans les colonies israéliennes situées dans le territoire palestinien occupé.

L’objectif de cette base de données est d’accroître la transparence sur les activités économiques liées à la colonisation et d’aider les États et les entreprises à se conformer à leurs obligations et responsabilités légales en vertu du droit international.

Le Conseil des droits de l’homme avait mandaté le Haut-Commissariat pour publier cette base de données avant mars 2017 et la mettre à jour chaque année. Mais depuis lors, sa publication était systématiquement reportée.

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Arrivée en fonction en septembre 2018, la nouvelle Haute-Commissaire Michèle Bachelet avait clôturé le travail entamé par son prédécesseur. Mais alors que la base de données était prête depuis fin 2018, la publication avait encore été reportée lors des trois sessions du Conseil des droits de l’homme tenues en 2019.

D’importantes pressions étaient en effet exercées sur la Haute-Commissaire par les Etats-Unis et Israël, les deux pays comptant le plus d’entreprises reprises dans la base de données, afin que celle-ci ne voie pas le jour.

«A l’heure où le soi-disant ‘plan de paix’ de Trump occupe le centre des débats, la publication de cette base de données est une victoire pour le droit international, pour la lutte contre l’impunité, l’annexion et l’occupation israéliennes et pour les droits des Palestiniens», souligne Nathalie Janne d’Othée, chargée de recherche au CNCD-11.11.11.

«La colonisation israélienne entraine en effet de multiples violations des droits humains et constitue le principal obstacle au développement économique palestinien. Cette base de données représente donc un outil pour sensibiliser le monde économique au respect des droits humains et l’encourager dans ses efforts en la matière».

Capture du 2020-02-13 10-26-51Parmi les entreprises reprises dans la base de données se retrouvent les géants du tourisme en ligne Airbnb, Opodo, TripAdvisor et Booking.com.

En novembre 2018, Airbnb avait annoncé retirer de son offre les logements situés dans les colonies. Mais suite à des pressions et des poursuites judiciaires encourues aux Etats-Unis, l’entreprise était revenue sur sa décision en avril 2019.

Les principales banques israéliennes, dont un rapport publié par le CNCD-11.11.11 en mai 2018 avait souligné l’importance pour le financement de la colonisation israélienne, sont également reprises dans la base de données.

Depuis mars 2018 et la revente de Dexia Israel Ltd, la Belgique n’a plus d’entreprise listée dans la base de données.

La Belgique avait été le premier pays à soutenir publiquement la publication de la base de données en octobre 2018. Depuis lors, la représentation diplomatique belge à Genève a également joué un rôle très constructif sur le sujet.

Voir la liste de ces entreprises: http://www.ism-france.org/communiques/Liste-des-112-entreprises-impliquees-dans-les-colonies-israeliennes-article-21056

Communiqué du CNDC-11.11.11 -

13.02.20

Source: cncd.be

13 février 2020

Toujours plus bas dans l’abjection, Israël se cache derrière des avions civils pour frapper la Syrie

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Non seulement Israël bombarde la Syrie voisine dans des actes d'agression manifestes qui constituent le crime suprême selon le tribunal de Nuremberg, mais l'armée de l'air israélienne aggrave sa criminalité en utilisant des avions de ligne civils pour couvrir ses attaques

 

Telle est du moins l'évaluation du ministère russe de la Défense, qui déclare que le 6 février à l'aube, les données de vol indiquent qu'un raid aérien de quatre avions de combat israéliens F-16 près de Damas a délibérément mis en danger un avion de ligne civil avec 172 passagers à bord.

Le porte-parole du ministère de la défense russe, le major-général Igor Konashenkov, a déclaré que les avions israéliens s'étaient cachés derrière le signal radar d'un Airbus A-320 à l'approche de l'aéroport international de Damas afin de lancer des frappes aériennes sur des cibles proches de la capitale syrienne.

Ce n'est que grâce à l'habileté des opérateurs de la défense aérienne syrienne que l'avion de ligne a été correctement identifié et escorté hors de la ligne de tir. L'avion a été dérouté sur la base aérienne russe de Hmeimim, plus au nord, pour pouvoir réaliser un atterrissage en toute sécurité .

Israël a une politique cynique consistant à ne pas confirmer ni infirmer que ses forces mènent des opérations offensives. Sa version de l'histoire reste donc officiellement ambiguë. Cependant, les commandants israéliens ont admis avoir effectué des centaines de frappes aériennes sur le territoire syrien au cours des deux dernières années.

Le porte-parole de l'armée russe, Konashenkov, a déclaré que ce qui s'est passé cette semaine était un stratagème «typique» utilisé lors des raids aériens israéliens. Il a déclaré que l'armée de l'air israélienne mettait sciemment des civils en danger en les utilisant comme «boucliers» pour leurs opérations offensives. (Utiliser les civils comme 'bouclier' est une pratique que l'armée de terre utilise aussi et depuis longtemps en Palestine occupée-ndlr) 

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Les implications sont épouvantables. Non seulement Israël viole le droit international et la souveraineté syrienne en menant des actes d'agression avec ses frappes aériennes, mais l'État juif utilise également de facto des avions civils comme otages dans les airs.

Il semble que le calcul cynique des Israéliens consiste à parier sur le fait que les systèmes de défense aérienne syriens s'abstiendront de prendre des mesures défensives afin d'éviter des pertes civiles. Les Israéliens peuvent ainsi lancer librement leurs frappes aériennes illégales tout en utilisant des boucliers humains dans les airs.

Ce n'est en aucun cas la première fois que les Israéliens utilisent un stratagème aussi ignoble. La Russie affirme que récemment, d'autres avions de ligne civils ont été exploités de la même manière par des avions de combat israéliens pour permettre des frappes sur la Syrie.

En outre, en septembre 2018, Moscou a accusé Israël d'avoir délibérément mis en danger un avion de reconnaissance russe, ce qui a entraîné la mort de ses 15 membres d'équipage. À cette occasion, des F-16 israéliens avaient sciemment volé derrière le signal radar d'un avion IL-20 alors qu'il approchait de la base aérienne de Hmeimim, puis a tiré des missiles sur le territoire syrien. Les défenses aériennes syriennes ont confondu l'IL-20 avec une cible ennemie et abattu l'avion de reconnaissance, avec des résultats tragiques.

Israël a nié à cette occasion avoir utilisé l'avion espion russe comme leurre. Les Israéliens ont cherché à blâmer les Syriens pour leurs prétendue incompétence dans leurs opérations de défense. Moscou, cependant, n'a accepté aucune des excuses israéliennes et a condamné Tel-Aviv pour avoir sacrifié des vies russes. La Russie a ensuite réagi en modernisant les défenses aériennes syriennes alliées avec le système S-300.

Peut-être que cette mise à niveau du S-300 a été un facteur expliquant pourquoi l'avion de ligne civil a pu être épargné par les tirs de la défense aérienne syrienne.

Quoi qu'il en soit, ce qui doit être dénoncé, c'est le comportement absolument honteux d'Israël. En premier lieu, il n'a pas le droit de lancer des frappes aériennes sur la Syrie. D'innombrables attaques de ce type se sont produites durant ces dernières années.

Les allégations israéliennes concernant le fait de frapper des «cibles iraniennes» en Syrie sont nulles et non avenues et indéfendables en vertu du droit international. Les frappes israéliennes sont des actes d'agression purs et simples.

Comme si cela ne suffisait pas, nous voyons maintenant Israël systématiquement utiliser des avions de ligne civils de manière lâche et vile en guise de protection, afin que ses avions de guerre puissent commettre leurs crimes d'agression impunément.

Si un autre État faisait une telle chose, les médias occidentaux le dénonceraient et le vilipenderaient immédiatement de manière accablante. Tout autre État serait condamné dans le monde entier comme un paria terroriste voyou. L'ONU serait inondée de résolutions imposant des sanctions sévères contre cet Etat.

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Le double standard avec lequel sont traités Israël et l'Iran, par exemple, est stupéfiant et écœurant.

Une autre hypocrisie étonnante est la façon dont la Syrie est sanctionnée à gauche, à droite et au centre par l'Union européenne. Le pays arabe déchiré par la guerre n'est pas en mesure d'importer des médicaments essentiels en raison des sanctions de l'UE. Pourtant, l'UE ne fait rien pour condamner et sanctionner Israël pour ses violations éhontées du droit international.

La question «Jusqu'où va-t-on descendre?» ne s'applique pas seulement à Israël, mais aussi aux médias occidentaux et aux partisans internationaux de la politique d'Israël, principalement le gouvernement américain et ses vassaux européens.

La Russie pourrait également repenser sa position vis-à-vis d'Israël la prochaine fois que le Premier ministre Benjamin Netanyahu souhaitera être reçu à Moscou.

Jusqu'à ce qu'Israël commence à se conformer au droit international, il devrait être traité avec froideur et mépris. L'événement infâme de cette semaine, qui a mis en danger un avion de ligne civil, devrait être considéré comme la goutte qui fait déborder le vase, et amener la communauté internationale à cesser de traiter Israël comme s'il s'agissait d'un Etat normal.

Finian Cunningham -

 

Source: Externe

Alexander Yefimov, ambassadeur de Russie en Syrie, qualifie les raids visant l’Iran et ses alliés de «provocateurs et très dangereux», et déclare que les frappes israéliennes «menacent la vie de civils innocents» 

 

Lundi 10 février, l'ambassadeur de Russie en Syrie, Alexander Yefimov, a condamné Israël pour ses frappes en Syrie, dont la dernière aurait tué plus de 20 responsables militaires syriens et iraniens.

«Les raids israéliens sont, bien sûr, provocateurs et très dangereux pour la situation en Syrie», a déclaré Yefimov dans une interview à Sputnik Arabic. «Les missiles israéliens tombent non seulement dans les zones frontalières avec Israël, mais atteignent également des zones profondes en Syrie, dans l'est du pays et même dans les zones résidentielles de Damas. Des civils sont malheureusement victimes de ces raids.»

Faisant écho à une accusation formulée par le ministère de la Défense russe, Yefimov a déclaré: «Un incident flagrant s'est produit lors de l'attaque israélienne dans la nuit du 6 février, lorsqu'un avion transportant 172 passagers a été sous le feu de la défense aérienne syrienne lors de la riposte. Il est heureux que les Syriens aient pu rediriger cet avion de ligne vers la base aérienne de Hmeimim au moment opportun.»

«En plus de la violation flagrante de la souveraineté syrienne et de la menace réelle pour la vie de personnes innocentes, tout cela augmente les risques de conflit en Syrie et va à l'encontre des efforts pour parvenir à la stabilité et à un règlement politique», a-t-il ajouté.

Israël n'a pas spécifiquement admis avoir effectué des frappes sur plusieurs cibles près de Damas dans les heures avant l'aube de jeudi matin, qui auraient tué 23 combattants.

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Mais les médias d'Etat syriens ont blâmé Israël, et au cours du week-end, le ministre israélien de la Défense, Naftali Bennett, a apparemment confirmé que la frappe était israélienne, affirmant que l'Etat juif avait mené une attaque la semaine dernière et notant: «Les médias étrangers ont rapporté cette semaine que 23 Syriens et Iraniens y ont été tués. Ce sont de grands nombres, et nous causerons encore plus de victimes à l'avenir.»

Israël et la Russie ont coordonné leurs efforts militaires en Syrie ces dernières années, afin d'éviter les frictions et les conflits accidentels. Les responsables israéliens ne discutent généralement pas de toute l'étendue de cette coordination, mais ils soulignent que l'armée israélienne ne demande pas l'autorisation russe avant de mener des opérations.

Moscou a accusé les Forces de défense israéliennes d'utiliser l'avion civil comme bouclier lors de son attaque jeudi.

L'armée russe a déclaré qu'un Airbus-320 civil avec 172 passagers à bord tentait d'atterrir à l'aéroport de Damas lors des frappes israéliennes, mais a été contraint d'atterrir sur la base aérienne russe de Hmeimim.

Les données de vol à partir du moment approximatif de l'attaque ont indiqué que l'avion était exploité par la compagnie aérienne syrienne Cham Wings. L'avion a presque été touché par les défenses aériennes syriennes lors de l'attaque, selon le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konashenkov.

«Ce n'est que grâce aux actions rapides des opérateurs à l'aéroport de Damas et au travail efficace du système automatisé de surveillance du trafic aérien que l'Airbus-320 a été escorté hors de la zone de danger et aidé à atterrir avec succès sur un aérodrome de la base aérienne russe de Hmeimim», a-t-il expliqué d'après TASS.

Konashenkov a dénoncé ce qu'il disait devenir une «pratique typique» d'Israël d'utiliser des avions civils comme «bouclier» contre les défenses aériennes syriennes, se référant apparemment à un incident en 2018, lorsque l'armée syrienne a abattu un avion de renseignements russe en répondant à une frappe israélienne dans l'espace aérien syrien.

La Russie a déclaré plus tard qu'Israël était responsable de cet incident, au cours duquel 15 membres d'équipage ont été tués, affirmant que les avions de l'armée de l'air israélienne avaient utilisé l'avion russe comme bouclier. Dans ce cas, l'armée israélienne a catégoriquement nié l'allégation selon laquelle des avions de Tsahal auraient utilisé l'avion espion comme bouclier, et des analystes de la défense ont également mis en doute la faisabilité d'une telle manœuvre. Néanmoins, l'incident a provoqué un important conflit diplomatique entre Moscou et Tel-Aviv.

Selon l'agence de presse d'Etat syrienne SANA, les frappes de jeudi ont visé le district d'al-Kiswah, une zone à l'extérieur de Damas qu'Israël a reconnu avoir frappé dans le passé en raison de son utilisation comme base d'opérations iranienne, ainsi que Marj al-Sultan et Jisr Bagdad.

Au total, au moins trois positions gouvernementales et iraniennes près de Damas et à l'ouest de la capitale ont été ciblées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

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Israël affirme depuis longtemps qu'il ne tolérera pas les efforts de l'Iran, un allié majeur du Président syrien Bachar al-Assad, d'établir une présence militaire permanente en Syrie, et prendra des mesures pour contrecarrer un tel retranchement. Israël accuse l'Iran de chercher à établir une présence militaire en Syrie qui pourrait être utilisée comme rampe de lancement pour des attaques contre l'État juif.

Bien que les responsables israéliens s'abstiennent généralement d'assumer la responsabilité de frappes spécifiques en Syrie, ils ont reconnu avoir mené des centaines de raids dans le pays depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011.

A en croire les déclarations de l'armée et des responsables politiques, ceux-ci ont été massivement dirigés contre l'Iran et ses mandataires, notamment le groupe libanais du Hezbollah, mais Tsahal a également mené des frappes sur les défenses aériennes syriennes lorsque ces batteries ont tiré sur des avions israéliens.

Ces derniers mois, Tsahal a également confirmé avoir mené des opérations en Irak contre les efforts de retranchement iraniens là-bas. Pour sa part, le gouvernement syrien accuse Israël d'être l'aviation des groupes terroristes armés et de les assister dans leurs offensives.

Les frappes signalées dans les premières heures de jeudi matin sont survenues un peu plus d'un mois après le meurtre du chef de la Force iranienne Quds, Qassem Soleimani, lors d'une frappe de drones américaine. Soleimani était considéré comme l’architecte du projet iranien de s’implanter en Syrie.

Judah Ari Gross & AFP - 

10.02.20

Source: Le cri des Peuples

12 février 2020

Les trahisons de pays musulmans à la cause palestinienne continuent

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La normalisation entre Israël et le Soudan en marche: pour les Palestiniens, la rencontre entre Netanyahu et Abdel Fattah al-Burhane est un «coup de poignard dans le dos»  

 

Le chef du Conseil souverain au Soudan a informé lundi cet organe chargé d’assurer la transition après la destitution du président Omar el-Béchir du contenu d’une réunion avec le Premier ministre israélien, une rencontre qui a surpris le gouvernement soudanais.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a eu lundi une rencontre – qui n’avait pas été annoncée – avec Abdel Fattah al-Burhane dans la ville ougandaise d’Entebbe.

Cette ville revêt une importance particulière pour les Israéliens et surtout pour Netanyahu : c’est là qu’a été tué en 1976 son frère Yonathan, «héros» d’un raid israélien ayant mené à la libération d’otages aux mains de pirates de l’air ayant détourné un vol d’Air France en provenance de Tel-Aviv.

Le dirigeant israélien a dit être convenu avec Burhane «d’entamer une coopération qui normalisera les relations entre les deux pays», alors qu’Israël demeure techniquement en état de guerre avec le Soudan, accusé d’avoir soutenu des groupes extrémistes. 

Un responsable a indiqué à l’AFP sous couvert d’anonymat que Burhane informait mardi le Conseil souverain de son entretien avec Netanyahu.

Le gouvernement à Khartoum pas au courant

Il n’était en revanche pas possible de savoir dans l’immédiat si le général avait également l’intention de briefer le gouvernement, dirigé par un civil, qui a affirmé mardi avoir appris la nouvelle de la réunion à Entebbe via les médias. 

Le porte-parole du gouvernement soudanais a pour sa part assuré que le gouvernement de son pays n’avait «pas été averti» à l’avance de cette entrevue, sans davantage de précisions. 

Le gouvernement devait tenir une réunion sur ce sujet.

Netanyahu pense que le Soudan se dirige dans la «bonne direction» et en a fait part au secrétaire d’État américain Mike Pompeo, a indiqué le bureau du Premier ministre israélien.

«M. Burhane veut aider son pays à se moderniser en le sortant de son isolement», a ajouté cette source.

«Ce rapprochement avec le Soudan serait d’autant plus significatif que les deux pays ont été longtemps à couteaux tirés. Israël a longtemps reproché à Khartoum d’héberger des dirigeants du Hamas, de soutenir le Hezbollah et de s’aligner sur l’Iran», rappelle RFI.

«Le Soudan a longtemps accusé l’État hébreux d’être à l’origine des frappes aériennes qui ont détruit des installations stratégiques soudanaises et, du moins selon la presse israélienne, des convois d’armes destinés au Hamas», ajoute la radio internationale française.

Omar el-Béchir, président soudanais destitué en avril, accusait notamment Israël de soutenir le chef rebelle du Darfour, Abdelwahid Nour.

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Draguer Washington

La rencontre avec Netanyahu survient alors que Burhane a été invité prochainement à Washington pour une visite officielle, selon le Conseil souverain.

Il s’agit de la première fois en trois décennies que les États-Unis invitent un haut responsable de ce pays d’Afrique de l’Est.

Le Soudan s’évertue de convaincre Washington de l’enlever de sa liste des pays soutenant le terrorisme, dans l’espoir de faire revenir les investisseurs et ainsi sortir de la grave crise économique dans laquelle il est plongé. 

Dans le même temps, Israël tente de resserrer ses liens avec des pays arabes qui lui étaient historiquement hostiles.

Et ceci, notamment à la lumière de l’annonce du plan du président américain Donald Trump pour un règlement du conflit israélo-palestinien.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a exhorté les dirigeants arabes, musulmans et africains à dénoncer ce plan, jugé trop favorable à Israël.

«Cette rencontre est un coup de poignard dans le dos du peuple palestinien... au moment où l’administration du président Donald Trump et le Premier ministre israélien Netanyahu tentent de détruire la cause palestinienne», a dénoncé, lundi, Saëb Erekat, négociateur en chef et secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Rédaction de MEE & Agences -

04.02.20

Source: MEE

11 février 2020

Le régime colonial sioniste utilise le moindre prétexte pour voler la terre des Palestiniens

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Une nouvelle apparemment anodine, publiée dans le journal israélien Haaretz, le 7 janvier, a mis en lumière un sujet oublié depuis longtemps, mais crucial: les ainsi-nommées «zones de tir» d’Israël en Cisjordanie

 

«Israël a mis en fourrière le seul véhicule dont dispose une équipe médicale qui fournit une assistance à 1500 Palestiniens vivant à l’intérieur d’une zone de tir militaire israélienne en Cisjordanie», rapporte Haaretz.

La communauté palestinienne qui s’est vue refuser son seul accès aux services médicaux est celle de Masafer Yatta, un petit village palestinien situé dans les collines au sud d’Hébron.

Masafer Yatta, qui vit totalement isolé du reste de la Cisjordanie occupée, est situé dans la «zone C», qui constitue la plus grande partie territoriale – environ 60% – de la Cisjordanie. Cela signifie que le village est sous le contrôle total de l’armée israélienne, comme le sont nombre de villes, villages et petites communautés isolées de Palestine.

Ne tombons pas dans le piège des accords d’Oslo: tous les Palestiniens, dans toutes les parties de la Cisjordanie occupée, de Jérusalem-Est et de la bande de Gaza assiégée, sont également sous contrôle militaire israélien.

Mais malheureusement pour Masafer Yatta et ceux qui vivent dans la «zone C», le degré de contrôle est si étouffant que chaque aspect de la vie palestinienne – la liberté de mouvement, l’accès à l’éducation, l’accès à l’eau potable, etc… – est contrôlé par un complexe système d’ordonnances militaires israéliennes qui n’ont aucun égard pour le bien-être des communautés assiégées.

Il n’est donc pas surprenant que le seul véhicule de Masafer Yatta – un moyen désespéré de disposer d’une clinique mobile – ait déjà été confisqué dans le passé et n’a pu être récupéré qu’après que les habitants ont été forcés de payer, avec leur peu de moyens, une amende aux soldats israéliens.

Il n’y a aucune logique militaire au monde qui puisse justifier l’interdiction faite à une communauté isolée d’accéder aux soins de santé, en particulier lorsqu’une puissance occupante comme Israël est légalement tenue, en vertu de la quatrième Convention de Genève, d’assurer l’accès médical aux civils vivant dans un territoire occupé.

Il est tout à fait naturel que les habitants de Masafer Yatta, comme tous les Palestiniens de la «Zone C» et de la Cisjordanie, se sentent négligés et réellement trahis, par la communauté internationale ainsi que par leurs prétendus représentants.

Mais ce qui rend Masafer Yatta encore plus particulier – véritable bantoustan au sein d’un bantoustan – c’est que ce village survit dans un système de contrôle beaucoup plus complexe que celui imposé à l’Afrique du Sud noire pendant l’ère du régime d’apartheid.

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Peu de temps après qu’Israël a occupé la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza, il a conçu une stratégie sur le long terme visant à contrôler sans interruption les territoires nouvellement occupés. Tout en sélectionnant certaines zones pour la future installation de ses propres citoyens – qui constituent maintenant la population extrémiste de colons juifs illégaux en Cisjordanie – il a également désigné de larges pans des Territoires occupés comme zones de sécurité et zones tampons.

Ce qui est beaucoup moins connu, c’est que, tout au long des années 70, l’armée israélienne a déclaré comme «zones de tir» environ 18% de la Cisjordanie. Ces «zones de tir» étaient censées être des terrains d’entraînement pour les soldats de l’armée d’occupation – bien que les Palestiniens piégés dans ces mêmes zones rapportent souvent que peu ou pas d’entraînement militaire ait lieu dans ces «zones de tir».

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies (OCHA) en Palestine, il y a environ 5000 Palestiniens, répartis entre 38 communautés qui survivent dans les circonstances les plus désastreuses, dans les ainsi-nommées «zones de tir».

L’occupation de 1967 a entraîné une vague massive de nettoyage ethnique qui a provoqué le départ forcé d’environ 300.000 Palestiniens du territoire nouvellement conquis. Bon nombre des communautés qui ont été expulsées comprenaient des bédouins palestiniens, qui continuent de payer le prix des objectifs coloniaux d’Israël dans la vallée du Jourdain, les collines au sud d’Hébron et d’autres parties de la Palestine occupée.

Cette vulnérabilité est aggravée par le fait que l’Autorité palestinienne (AP) n’accorde pas beaucoup d’attention aux Palestiniens vivant dans la «zone C», qui doivent résister seuls aux pressions israéliennes, adressant souvent des recours devant l’injuste système judiciaire d’Israël pour tenter de recouvrir certains de leurs droits fondamentaux.

Les accords d’Oslo, signés en 1993 entre les dirigeants palestiniens et le gouvernement israélien, divisaient la Cisjordanie en trois régions: 1)la «zone A», théoriquement autonome et sous contrôle palestinien et représentant 17,7% de la taille globale de la Cisjordanie; 2)la «Zone B», 21%, et sous contrôle israélien-palestinien partagé; 3)la «Zone C», le reste de la Cisjordanie, et sous contrôle total israélien.

Cet arrangement devait être temporaire et devait prendre fin en 1999 une fois les «négociations sur le statut final» conclues et un accord de paix global signé. Au lieu de cela, c’est devenu le statu quo ante.

Aussi malheureux que soient les Palestiniens vivant dans la «zone C», ceux qui vivent dans les «zones de tir» de la «zone C» subissent le plus de difficultés (à l'exception de la bande de Gaza-ndlr). Selon les Nations-Unies, leurs difficultés comprennent «la confiscation de biens, la violence des colons, le harcèlement des soldats, les restrictions d’accès et de mouvement et/ou la pénurie d’eau».

Source: Externe

Au fil des ans, de nombreuses colonies juives illégales ont vu le jour dans ces «zones de tir», ce qui indique clairement que ces zones n’ont aucun but militaire mais sont censées fournir une justification légale israélienne pour confisquer près d’un cinquième de la Cisjordanie et développer son expansion coloniale.

Au fil des ans, Israël a expulsé quasiment tous les Palestiniens restants dans ces «zones de tir», ne laissant que 5000 personnes, lesquelles risquent de subir le même sort si l’occupation israélienne continue sur la même trajectoire violente.

Cela fait de l’histoire de Masafer Yatta un microcosme de l’histoire tragique et plus vaste de tous les Palestiniens. C’est aussi le reflet de la nature sinistre du colonialisme israélien et de l’occupation militaire, où les Palestiniens occupés perdent leurs terres, leur eau, leur liberté de mouvement et même dans certains cas les soins médicaux les plus élémentaires.

Ces dures «conditions contribuent à un environnement coercitif qui crée des pressions sur les communautés palestiniennes pour qu’elles quittent ces zones», selon les Nations-Unies.

En d’autres termes, il s’agit de nettoyage ethnique… ce qui a toujours été l’objectif stratégique d’Israël.

Ramzy Baroud -

23.01.20

Source: Chronique de Palestine

10 février 2020

Quelle est la vraie menace nucléaire au Moyen-Orient?

Source: Externe

L'Iran entouré de bases militaires américaines... mais, pourquoi donc avoir placé leur pays en cet endroit!?(ndlr)

 

"L’Iran ne respecte pas les accords sur le nucléaire” (Il Tempo);

"L’Iran se retire des accords nucléaires: un pas vers la bombe atomique” (Corriere della Sera);

"L’Iran prépare les bombes atomiques: adieu à l’accord sur le nucléaire” (Libero)...

Ainsi est présentée par presque tous les médias la décision de l’Iran, après l’assassinat du général Soleimani ordonné par le président Trump, de ne plus accepter les limitations pour l’enrichissement de l’uranium prévus par l’accord stipulé en 2015 avec le Groupe 5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine) plus l’Allemagne.

Ces organes d’'information' n’ont donc pas de doute sur quelle est la menace nucléaire au Moyen-Orient. Ils oublient que c’est le président Trump, en 2018, qui a fait retirer les USA de l’accord qu’Israël avait défini comme “la reddition de l’Occident à l’axe du mal guidé par l’Iran”.

Ils ne disent mot sur le fait qu’il y a au Moyen-Orient une seule puissance nucléaire, Israël, qui n’est soumise à aucun contrôle parce qu’elle n’adhère pas au Traité de non-prolifération, souscrit par contre par l’Iran.

L’arsenal israélien, entouré d’une épaisse chape de secret et omerta, est estimé à 80-400 têtes nucléaires, plus assez de plutonium pour en construire d’autres centaines.

Israël produit certainement aussi du tritium, gaz radioactif avec lequel il fabrique des armes nucléaires de nouvelle génération. parmi lesquelles mini-nukes et bombes à neutron qui, provoquant une plus petite contamination radioactive, seraient plus adaptées contre des objectifs peu éloignés d’Israël.

Source: Externe

Les têtes nucléaires israéliennes sont prêtes au lancement sur des missiles balistiques qui, avec le Jericho 3, atteignent 8-9 mille km de portée.

L’Allemagne a fourni à Israël (sous forme de don ou à prix réduits) quatre sous-marins Dolphin modifiés pour le lancement de missiles nucléaires Popeye Turbo, avec une portée d’environ 1500 km. Silencieux et pouvant rester en immersion pendant une semaine, ils croisent en Méditerranée Orientale, Mer Rouge et Golfe Persique, prêts vingt-quatre heures sur vingt-quatre à l’attaque nucléaire.

Les États-Unis, qui ont déjà fourni à Israël plus de 350 chasseurs-bombardiers F-15 et F-16, sont en train de lui fournir au moins 75 chasseurs F-35, eux aussi à double capacité nucléaire et conventionnelle. Une première escadre de F-35 israéliens est devenue opérationnelle en décembre 2017.

Israël Aerospace Industries produit des composants des ailes qui rendent les F-35 invisibles aux radars. Grâce à cette technologie, qui sera appliquée aussi aux F-35 italiens, Israël potentialise les capacités d’attaque de ses forces nucléaires.

Israël - qui garde pointées contre l’Iran 200 armes nucléaires, comme l’a indiqué l’ex-secrétaire d’état USA Colin Powell en 2015 - est décidé à garder le monopole de la Bombe au Moyen-Orient, en empêchant l’Iran de développer un programme nucléaire civil qui pourrait un jour lui permettre de fabriquer des armes nucléaires, capacité possédée aujourd’hui dans le monde par une dizaine de pays.

Dans le cycle d’exploitation de l’uranium il n’existe pas une ligne nette de démarcation entre utilisation civile et utilisation militaire de la matière fissile.

Pour bloquer le programme nucléaire iranien Israël est décidé à utiliser n’importe quel moyen. L’assassinat de quatre scientifiques nucléaires iraniens, entre 2010 et 2012, est selon toute probabilité l’oeuvre du Mossad.

Les forces nucléaires israéliennes sont intégrées dans le système électronique OTAN, dans le cadre du 'Programme de coopération individuel' avec Israël, pays qui, bien que n’étant pas membre de l’Alliance, a une mission permanente au quartier général de l’OTAN à Bruxelles.

Source: Externe

Selon le plan testé dans l’exercice USA-Israël Juniper Cobra 2018, des forces USA et OTAN arriveraient d’Europe (surtout des bases en Italie) pour soutenir Israël dans une guerre contre l’Iran. Guerre qui pourrait commencer par une attaque israélienne contre les sites nucléaires iraniens, comme celle effectuée contre le site irakien d’Osiraq.

Le Jerusalem Post (3 janvier) confirme qu’Israël possède des bombes non-nucléaires anti-bunker, utilisables surtout avec les F-35, pouvant toucher le site nucléaire iranien de Fordow.

Mais l’Iran, bien qu’étant dépourvu d’armes nucléaires, a une capacité militaire de riposte que ne possédaient pas la Yougoslavie, l’Irak ou la Libye au moment de l’attaque USA/OTAN. Dans ce cas Israël pourrait utiliser une arme nucléaire en déclenchant une réaction en chaîne aux issues imprévisibles.

Manlio Dinucci -

07.01.20

Source: Mondialisation.ca