FREE PALESTINE

17 août 2022

Une guerre entre Israël et la résistance libanaise est-elle sur le point d’éclater?

Source: Externe

Le camp américano-israélien n’acceptera de respecter les droits du Liban que si l’Axe de la Résistance l’y contraint

 

Dans un peu plus d’un mois, 'Israël' pourrait commencer à exploiter le riche gisement de Karish, situé dans des eaux contestées, alors qu’aucun accord n’a été conclu sur la délimitation des frontières maritimes. Y aura-t-il une nouvelle guerre entre 'Israël' et le Liban si aucun accord n’est négocié d’ici septembre? Pourquoi les médias ne semblent-ils pas s’intéresser à cette question?

Lundi dernier, le secrétaire général du Hezbollah libanais, Sayyed Hassan Nasrallah, a paru annoncer qu’une réponse aux provocations israéliennes au sujet des ressources libanaises, était imminente.

Il est clair que le Hezbollah considère désormais tous les champs de gaz, tant au Liban qu’en Palestine occupée, comme des cibles potentielles. Nasrallah l’a dit lui-même dans le discours qu’il a prononcé il y a trois semaines.

'Tel Aviv' a répondu par de vagues «menaces», mais il est évident que les forces d’occupation israéliennes sont en panique. Elles ont tout à la fois déployé de nouveaux systèmes de missiles de défense aérienne et fait pression sur les États-Unis pour qu’ils prennent la question plus au sérieux.

Source: Externe

À ce stade, le message est clair: le Hezbollah est prêt à entrer en guerre pour les champs pétroliers et gaziers du Liban, car il considère que l’exploitation de ses champs offshore est le seul moyen de relancer l’économie libanaise. Si le Liban ne peut pas extraire son pétrole, alors personne ne le pourra, telle est la position du Hezbollah.

Une grande partie des médias israéliens contestent vivement la position officielle des services de renseignement de 'Tel Aviv', qui affirment que le Hezbollah ne rentrera pas en guerre pour protéger ses ressources. Dans un article du Jerusalem Post, un média sioniste, il est même affirmé que les Israéliens ne devraient pas se fier aux analyses de leur communauté du renseignement sur cette question car elle n’avait pas prévu le succès du Hezbollah en juin 2006 ni le succès du Hamas en mai 2021.

En juin, Amos Hochstein, le «médiateur» américano-sioniste entre le gouvernement libanais et le régime sioniste, s’est rendu à Beyrouth. Il est apparu clairement qu’il n’avait aucune intention de faire les concessions que le Liban espérait. Il s’est même moqué de l’idée que le Liban puisse obtenir le champ de Karish, lors d’une interview réalisée avec le représentant américain pendant la visite de ce dernier.

Hochstein a sans doute cru que cette visite n’était due qu’aux menaces qui avaient été proférées à l’encontre d’'Israël', pour avoir empiété sur le champ de Karish contesté, et que le gouvernement américain ne prenait pas la situation particulièrement au sérieux.

Aujourd’hui, la situation est extrêmement sérieuse et les conséquences potentielles sur l’ensemble de la stratégie de politique étrangère de Washington au Moyen-Orient pourraient être graves.

Une guerre, dans laquelle le Hezbollah et d’autres alliés du parti de la résistance ouvriraient tous le feu sur 'Israël', serait un désastre pour les États-Unis qui veulent non seulement que 'Tel Aviv' fournisse du gaz à l’Europe, mais aussi convaincre davantage de régimes arabes de normaliser leurs liens avec le régime israélien.

Source: Externe

Une telle guerre prouverait la force des alliés de l’Iran et la faible capacité des États-Unis et d’'Israël' à tenir leurs promesses sur la question de la sécurité. Une telle guerre boosterait sans aucun doute la cause palestinienne et mettrait dans l’embarras des pays comme le Maroc, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, la Jordanie et l’Égypte.

Quelle est la probabilité que nous assistions à une nouvelle guerre entre le Liban et 'Israël' dans les mois à venir? Eh bien, elle est extrêmement grande. La question est de savoir jusqu’où ira le conflit avant que 'Tel-Aviv' ne se trouve obligé de battre en retraite et de faire des concessions.

Cependant, bien que la perspective d’une guerre en ce moment précis inquiète 'Israël', il est peu probable qu’il fasse des concessions au Liban sans opposer de résistance. Pour le moment, il cherche, dans sa panique, à passer une sorte de marché avec Beyrouth afin d’éviter que les tensions ne dégénèrent en une guerre totale.

Bien qu’il revienne au Hezbollah de décider de sa propre réaction, c’est le régime israélien qui décidera si la confrontation prendra la forme d’une guerre totale ou d’une brève passe d’armes.

Actuellement, la classe politique israélienne est prise entre le marteau et l’enclume; d’une part, elle ne peut pas se permettre de paraître faible ni de céder des zones importantes au Liban, et d’autre part, elle ne dispose d’aucune option militaire susceptible de réussir.

Le mieux que les forces israéliennes puissent faire contre la résistance libanaise est de confiner leurs soldats et leurs colons dans des bunkers, en espérant que les pertes seront faibles, et d’assassiner des civils libanais, en espérant tuer quelques membres du Hezbollah dans le processus.

En ce qui concerne leurs systèmes de défense aérienne, il est bien connu qu’ils n’empêcheront pas le Hezbollah de causer d’immenses dommage à 'Israël', ce qui serait très embarrassant.

Source: Externe

D’autre part, les prochaines élections israéliennes auront lieu en novembre et chaque parti politique israélien essayera d’instrumentaliser les événements actuels à son profit.

Yair Lapid, l’actuel 1er ministre israélien, sera blâmé quelle que soit l’issue du différend frontalier maritime, car il ne dispose que de deux mauvaises options: soit être vaincu militairement, soit céder des territoires au Liban.

Benny Gantz, l’actuel ministre de la guerre, qui est également dans une position difficile, s’est placé dans le camp anti-Netanyahu pour les prochaines élections. Si la résistance libanaise fait perdre la face à 'Israël', cela pourrait coûter cher au camp anti-Netanyahu lors des prochaines élections.

Il ne fait aucun doute que l’ancien 1er ministre israélien Benjamin Netanyahu utilisera chaque concession et chaque échec militaire stratégique contre ses adversaires. Ces pressions pourraient finir par pousser le régime actuel à attaquer le Liban avec une brutalité mortelle comme à éviter toute confrontation.

Par le passé, 'Israël' a déployé des mannequins et a menti sur ses pertes, non seulement lors de son engagement avec la résistance libanaise, mais aussi avec la résistance palestinienne. Une manœuvre médiatique pourrait permettre à 'Israël' de sortir rapidement de la confrontation militaire, tout en gardant la face devant sa propre population et en faisant quelques concessions sur le différend frontalier maritime, bien que cela puisse se retourner contre lui.

Le régime colonial pourrait aussi décider de repousser le démarrage de l’exploitation du gisement de Karish prévue en septembre, pour retarder la confrontation et permettre aux négociations sur la frontière maritime de se poursuivre encore un peu.

Mais le report de l’extraction du gaz du champ de Karish représenterait une concession qui pourrait être exploitée par B.Netanyahu et les alliés du parti de droite Likud. Il faut noter que toute concession du régime sioniste sera due aux pressions de la résistance.

Sans les menaces de la résistance au Liban, les États-Unis, qui se plient aux exigences d’'Israël' en matière de délimitation des frontières maritimes, continueraient à se moquer de Beyrouth. Chaque fois que les États-Unis et Israël se trouvent obligés de faire des concessions et de reconnaître les droits du Liban, c’est grâce à la force de dissuasion exercée par le camp de la résistance.

Chaque concession constituera une nouvelle victoire à inscrire dans l’histoire de la lutte contre le régime colonial.

Robert Inlakesh (Londres) -

10.08.22

Source: Chronique de Palestine

15 août 2022

Israël craint un scénario cauchemardesque au fur et à mesure que la crise avec la Russie s’aggrave

Source: Externe

Israël est convaincu que la fermeture de l’Agence juive en Russie est une mesure de représailles pour les positions de l’État sioniste sur la guerre en Ukraine

 

En fait, Israël craint désormais que la crise avec la Russie ne s’aggrave encore, ce qui a incité les responsables des ministères des Affaires étrangères et de la Justice, ainsi que le Conseil de sécurité nationale, à tenir des discussions urgentes pour évaluer la situation.

Le sentiment est qu’Israël manque de temps pour gérer la crise avec la Russie, car les Juifs russes dans l’État d’occupation maintiennent des liens étroits avec leur patrie. Les diplomates israéliens s’efforcent de garantir la poursuite des activités et des services “vitaux” fournis par l’Agence juive.

En fermant les bureaux de l’Agence, la Russie a porté un coup sévère à la migration juive du pays vers Israël, d’où l’inquiétude de l’État d’occupation. La tension entre Moscou et Tel-Aviv est aujourd’hui encore plus forte.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, le 1er ministre israélien par intérim et ancien ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid, a adopté une ligne dure contre les Russes. Il a été le premier à se joindre à l’Occident pour condamner fermement le président Vladimir Poutine et accuser Moscou de “crimes de guerre”.

Il a également été à l’origine de la décision d’Israël de soutenir la condamnation de la Russie à l’ONU. Il n’a pas parlé à V.Poutine depuis qu’il a pris ses fonctions de 1er ministre, et le dirigeant russe ne l’a pas appelé pour le féliciter de son nouveau rôle. Cela suggère que la fermeture de l’Agence juive par la Russie est purement politique, un acte de vengeance, bien qu’il soit allégué que l’Agence a enfreint la loi russe.

Les immigrants juifs de Russie en Israël sont de plus en plus nombreux, 19.168 personnes ont fait le déplacement depuis le début de l’année. Sur l’ensemble de l’année 2021, seuls 7.824 juifs ont fait leur “aliyah”. Les chiffres montrent que, depuis le début de l’année, 48% de tous les juifs qui émigrent en Israël viennent de Russie.

Source: Externe

 

La position d’Israël sur la guerre en Ukraine n’est pas la seule raison de la crise avec la Russie. Une autre raison dont on parle en Israël est l’agression continue de l’État d’occupation en Syrie, en particulier la récente attaque qui a entraîné la fermeture de l’aéroport international de Damas et l’attaque du port de Tartous, où se trouve une base navale russe.

 

Une troisième raison est liée à la demande russe de propriété de la Mission Saint-Alexandre dans la vieille ville de Jérusalem occupée, qui a été bloquée par un tribunal israélien. V.Poutine a envoyé un message personnel à l’ancien 1er ministre Naftali Bennett à ce sujet, mais rien ne s’est produit, et les choses en sont arrivées au point où le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a parlé des prétendues “racines juives” d’Adolf Hitler.

Il est compréhensible de s’étonner des relations entre Israël et la Russie en ce moment. Elles ont autrefois connu une ère d’intérêts mutuels et d’harmonie qui a conduit à une grande réussite pour les capitalistes juifs de Moscou, où certains occupaient des postes influents au Kremlin et d’autres étaient propriétaires de grands médias. Cela a également conduit à la plus grande migration de Juifs russes, près d’un million de personnes, vers Israël entre 1990 et 2006. C’est la plus grande migration de ce type depuis le bouleversement de l’occupation de la Palestine en 1948.

Les dirigeants israéliens effectuent régulièrement des visites officielles à Moscou. De tous les dirigeants mondiaux, l’ancien 1er ministre Benjamin Netanyahu a visité le Kremlin plus que tout autre entre 2016 et 2020. En outre, l’environnement régional stratégique a vu Israël stimuler son désir de jeter des ponts avec la Russie, le Moyen-Orient étant devenu une arène très compétitive.

Les cercles décisionnels de Tel-Aviv ont intensifié leur communication avec leurs homologues de Moscou, après avoir pris conscience de l’affaiblissement de la position américaine dans la région, notamment depuis l’entrée en fonction du président Joe Biden et le retrait américain d’Afghanistan et d’Irak. Les responsables israéliens ont peu à peu compris que Washington laissait derrière lui un grand vide.

Rien de tout cela n’a empêché Israël de suivre l’Occident dans sa position sur l’Ukraine, conformément à la position internationale et au retour d’une atmosphère de guerre froide. Israël a essayé de s’attirer les faveurs des deux parties en guerre, comme il le fait habituellement, mais il n’a pas réussi cette fois-ci. D’où la détérioration des relations avec Moscou. Plus la guerre se prolonge, plus le prix qu’Israël devra payer sera élevé.

Les Israéliens sont généralement d’accord pour dire qu’ils ne veulent pas que la tension actuelle avec Moscou devienne irréversible au point que la Russie interdise aux avions de l’armée de l’air israélienne d’utiliser l’espace aérien syrien; ce serait un scénario cauchemardesque pour Tel-Aviv. À l’heure où nous écrivons ces lignes, Israël n’a pas d’idée précise de sa réaction si les choses en arrivent à ce stade, mais cela le pousserait dans ses retranchements et limiterait les options sur son front nord.

Source: Externe

 

De nombreux Israéliens pensent qu’il faudra un miracle pour que la Russie revienne sur sa décision de fermerture de l’Agence juive. Moscou semble se diriger vers la fin de la migration juive depuis la Russie, et des ordres émanant des plus hauts niveaux ont été émis à cet égard. Il ne s’agit pas d’un caprice, mais d’une initiative sérieuse qui découle de la vision du Kremlin en matière de leadership mondial.

D’où l’inquiétude des Israéliens qui craignent que les choses ne s’arrêtent pas à la fermeture de l’Agence juive. D’autres institutions juives qui diffusent des informations sur Israël et enseignent la langue hébraïque pourraient également être fermées. V.Poutine semble avoir décidé d’intensifier la crise avec Israël, et les efforts et les réalisations de l’État d’occupation au cours des trente dernières années pourraient bien être réduits à néant en conséquence

Adnan Abu Amer (Gaza) -

27.07.22

Source: ISM

13 août 2022

Rabat, banlieue de Tel-Aviv, le baiser de la mort d’Israël!

Source: Externe

Le simple quidam qui suit l’actualité internationale peut remarquer le ballet diplomatique frénétique actuel entre Israël et le Maroc

 

Dernièrement, c’était le chef d’état-major de l’armée israélienne qui paradait dans une base militaire marocaine. Là, ce sont deux ministres qui débarquent au Maroc. Sans compter, il y a quelques mois, le ministre des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, venu menacer l’Algérie sans que le Maroc pipe mot. Il ne faut pas être Le Prince de Machiavel pour déduire que le Maroc est réduit à sa plus petite expression étatique.

Quand un pays offre le périmètre d’une base militaire à un étranger en échange d’une garantie de sécurité et que le ministre des Affaires étrangères du même pays avait déjà assuré le Maroc de son soutien diplomatique, on peut d’ores et déjà qualifier ce pays, non d’un Etat souverain et indépendant mais d’une contrée bénéficiant d’une autonomie dont le centre de décision politique est ailleurs.

L’autonomie est un moyen pour un Etat central d’alléger la charge du chef d’Etat car il n’a pas le temps à régler les chikayate entre voisins d’une lointaine province. Cela dit, le Maroc est entré dans une zone où souffle une tempête qui va lui ôter ce qui lui reste de souveraineté. Cette perte de souveraineté a eu lieu dans l’histoire de ce pays et continue de nos jours avec les enclaves de Ceuta et Melilla. Et la prochaine portion du territoire occupée par les futures bases militaires israéliennes se situeront dans le Sahara Occidental pour stopper le danger «terroriste» du Polisario et dans la région de Tanger, qui offre un balcon idéal pour surveiller le détroit de Gibraltar.

Source: Externe

Nous reviendrons sur ce qui fait courir et convoiter sur ces deux régions. Mais avant de poursuivre les autres objectifs poursuivis par Israël au Maroc, un petit survol historique est nécessaire pour comprendre les ingérences étrangères dans ce pays et la faiblesse de la monarchie marocaine qui l’ont toujours obligé à pactiser avec les puissances étrangères pour sauver son trône.

Sauver son trône, telle est l’obsession de la monarchie qui a fait appel, il n’y a pas si longtemps, à la France de Giscard d’Estaing qui bombarda le Polisario avec ses Jaguars. Rappelons que Ben Barka a été enlevé et assassiné avec le concours du Mossad et des agents des services secrets français, ce qui fit entrer De Gaulle dans une rage folle et exigea de Hassan II de lui livrer Oufkir et Dlimi pour être jugés en France. Lesquels Oufkir et Dlimi étaient à l’origine de l’attaque en plein ciel du Boeing de Hassan II et de complots qui coûta la vie à ces deux généraux. Là aussi, le Mossad a joué un rôle non négligeable dans ces deux événements.

Quant à l’histoire plus ancienne, la fermeture de la frontière marocaine aux troupes de l’Émir Abdelkader pourchassées par l’armée française donne une idée de la collaboration de la monarchie avec une armée étrangère. Si on ajoute la colonisation portugaise et espagnole dont on voit encore les restes au détroit de Gibraltar avec les deux villes de Ceuta et Melilla, on se rend compte que les monarchies successives ont fait des concessions pour survivre.

L’honneur du pays a été sauvé par le peuple marocain avec ses révoltes contre la présence étrangère. La dernière révolte et soulèvement fut celle d’Abdelkrim dans le Rif (1921-26) qui mit en déroute l’armée espagnole et ne fut vaincu que par la coalition franco-espagnole qui dévasta la région de bombardements massifs qui se traduisirent par le massacre de la population.

Mais revenons à Israël et ses convoitises dans le monde arabe. Cet 'Etat', pour de multiples raisons, mais aussi et surtout pour garantir sa survie dans une région où les peuples et notamment sa première victime, la Palestine, souffre de sa présence imposée à une époque historique où l’impérialisme anglais favorisa son installation. Conscient de l’état d’esprit de ces peuples, il a toujours cherché à diviser les pays de la région et s’attaquait évidemment aux ventres mous des Etats féodaux.

Avec les «Accords d’Abraham», appuyés férocement par Trump et Israël exploitant la peur de l’Iran des pays du Golfe, lesdits accords furent signés. La peur commune de l’Iran par les pays du Golfe et d’Israël rapprocha ce beau monde, assuré de bénéficier du parapluie de protection des États-Unis qui garantira à son tour des relations paisibles et commerciales. Tout le monde sera content mais jusqu’à quand?

Source: Externe

Les nuages s’accumulent dans la région et l’ombre de l’Iran qui refuse de se soumettre au diktat américano-israélien sur le nucléaire iranien angoisse Israël. Et la boucle est bouclée avec la guerre en Ukraine. Israël perdit la tolérance de la Russie, et son protecteur américain, trop occupé ailleurs, lui suggéra de construire une alliance militaire avec leurs amis arabes du Golfe. Le président Biden repartit chez lui bredouille et le projet de l’OTAN «arabe» fut étouffé dans l’œuf à la suite de la violente réaction de l’Iran.

Voilà donc le Maroc déjà courtisé qui peut servir de bouée de sauvetage. Les accords de coopération militaire déjà signés par le ministre de la Défense Benny Gandz vont être supervisés techniquement par le chef d’état-major, Aviv Kokhavi, reçu par son homologue marocain dans une base militaire. On devine facilement que cette «amitié profonde» entre ces deux Etats répond pour Israël à des considérations géostratégiques d’une haute importance et non à de l’import de fruit et légumes dont Israël est lui-même exportateur en Europe.

Israël, en contrepartie de son aide dans la fabrication de matériels militaires, de la surveillance et renseignements sur le Polisario «terroriste» et l’envoi de touristes dépensiers en devises, se voit offrir la possibilité d’ouvrir des bases militaires. Au Sahara Occidental pour ouvrir une route en direction de l’Afrique atlantique qui fera oublier ses difficultés à s’implanter en Afrique de l’Ouest qui contrôle l’entrée de la mer Rouge.

La place étant occupée par la Russie, la Chine et le Soudan convoité n’a pas dit son dernier mot car le peuple soudanais s’oppose à une junte militaire, tentée de céder aux pressions israéliennes. Quant aux régions de Ceuta et Melilla, il a été question de bases militaires israéliennes et l’Espagne aurait manifesté son opposition. Une région pareille ne se refuse pas par Israël. A quelque encablure de l’Algérie que l’on peut surveiller, non loin de l’Europe que l’on peut faire chanter au cas où il viendrait un jour à certains pays la mauvaise idée de reconnaître un Etat palestinien. Et enfin non loin du détroit de Gibraltar qui fait rêver de l’atout du détroit du Bosphore de la Turquie en ces temps de guerre en Ukraine.

Ainsi, cette région du nord-ouest de l’Afrique bordée par la Méditerranée et l’Atlantique, avec une vue sur l’Europe et au sud la Transsaharienne en construction qui vous projette au cœur de l’Afrique, commence à attirer des convoitises. Il y a déjà les pays européens qui ne veulent pas perdre des positions acquises durant la «belle époque» coloniale. Il y a les Etats-Unis qui veulent empêcher leurs rivaux Chine et Russie de s’implanter. La guerre en Ukraine ne fait que précipiter leur décision de créer un «cordon sanitaire» de triste mémoire autour de ce continent.

Source: Externe

Au milieu de cet ouragan géostratégique, Israël veut se faire une petite place et choisit le ventre mou de région. Le Maroc avec la communauté de juifs marocains qui a toujours été un point d’appui à Israël pour servir ses intérêts. Les bouleversements géostratégiques depuis la chute du mur de Berlin ont «officialisé» les relations entre Israël et le Maroc qui, jusque-là, entretenaient des relations complices et honteuses dans la «clandestinité».

Il faut espérer et compter sur la majorité du peuple marocain pour que les «gentillesses» et autre sucreries d’Israël ne se transforment pas en baiser de la mort qui risque d’étouffer ce pays. Quand un pays défie et l’histoire et la géographie de la région, il est sûr que son horizon sera bouché à cause de l’aveuglement de sa classe politique. L’Europe est en train de payer le prix d’avoir oublié que la Russie est sa voisine géographique, partage avec ce pays une longue histoire et in fine, et ce n’est pas rien, possède les moyens de se faire respecter. Cette évidence de la leçon universelle de l’histoire ne doit pas être oubliée car tout pays qui oublie de compter sur lui-même finit par sortir de l’histoire.

Ali Akika -

27.07.22

Source: Afrique-Asie

12 août 2022

STOP! aux destructions de maisons palestiniennes: pétition d'Amnesty International

Source: Externe

Ségrégation territoriale et restrictions de mouvement, saisies massives de biens fonciers et immobiliers, expulsions forcées, détentions arbitraires, tortures, homicides illégaux…

 

Si les destructions de biens palestiniens se comptent en milliers au cours des 3 jours de raids aériens israéliens, sur la bande de Gaza, les Palestiniens de Cisjordanie, subissent également en permanence les démolitions de leurs maisons, leurs puits, leurs oliviers, leurs récoltes, souligne Amnesty International dans une nouvelle pétition.

Après quatre ans de recherche, nous affirmons que le système de domination et d’oppression mis en place par l’Etat israélien à l’encontre des Palestiniens et constitue un crime d’apartheid, tel que défini par le droit international, écrit Amnesty International.

Des communautés entières ont été expulsées ou déplacées de force et des centaines de milliers d’habitations palestiniennes ont été détruites. Dans certaines zones, les autorités israéliennes refusent d’accorder des permis de construire aux Palestiniens, ce qui les force à bâtir des structures, de fait illégales, qui sont démolies régulièrement.

Les politiques et les pratiques discriminatoires mises en place par les autorités israéliennes ont un impact sur tous les aspects de la vie quotidienne des populations palestiniennes: leurs déplacements sont restreints de façon draconienne dans les territoires occupés et les conséquences peuvent s’avérer désastreuses sur l’accès à des soins, à un emploi, ou encore à une vie de famille normale. 

Chaque semaine, des Palestiniens et voient leur dignité bafouée. Ces dépossessions et destructions d’habitations, et les déplacements forcés de populations qui en sont le corollaire, constituent des éléments centraux et constitutifs du système d’apartheid imposé par les autorités israéliennes.  

Il faut agir pour le démanteler. 

Signez la pétition ci-dessous et transférez à votre réseau le plus largement possible pour que cessent les démolitions et les expulsions forcées. 

PÉTITION: https://www.amnesty.fr/discriminations/petitions/israel-stop-a-lapartheid-contre-les-palestiniens

Rédaction Amnesty International -

11.08.22

Source: europalestine.com

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10 août 2022

Le régime d'apartheid sioniste fait entrer le camp concentrationnaire de Gaza dans sa 16è année!

 

Source: Externe

Comment l’aide internationale a normalisé le siège de Gaza imposé par Israël depuis 15 ans

 

En 2005, Israël a annoncé le retrait de ses bases militaires, de ses postes de contrôle et de ses colonies de Gaza. En 2007, un siège a remplacé la fin de la colonisation israélienne directe sur Gaza.

Le siège israélien des 15 dernières années a régi tous les aspects de la vie des Palestiniens, notamment la santé, la mobilité sociale, l’accès aux ressources naturelles, l’électricité, l’eau, les télécommunications et l’économie. Selon un rapport des Nations-unies de 2020, le blocus a poussé plus d’un million de Palestiniens de Gaza sous le seuil de pauvreté et a coûté 16,9 milliards de dollars à l’enclave.

Outre le blocus total de Gaza, Israël a mené de fréquentes attaques militaires qui ont fait des milliers de morts, des dizaines de milliers de blessés et qui ont détruit des maisons, des écoles et des hôpitaux.

Ainsi, ce qu’Israël a appelé «retrait» en 2005 était, en fait, l’introduction d’une nouvelle façon implacable d’administrer les plus de deux millions d’habitants de Gaza. L’une des tactiques utilisées par Israël est le contrôle draconien des marchandises entrant et sortant de Gaza. Il a, pendant une période, décidé d’interdire des produits de base essentiels comme le papier, le bois et le ciment.

En 2009, Israël a même refusé les serviettes hygiéniques et le papier toilette. Il l’a fait parce qu’il pouvait le faire sans avoir à rendre de comptes. En 2022, plus de 96% de l’eau de Gaza est impropre à la boisson. Le taux de pauvreté est de 59% et le taux de chômage de 45%.

Le siège israélien a systématiquement empêché les médicaments et le matériel médical d’entrer à Gaza. Cela signifie que les traitements médicaux urgents sont retardés pour les quelques privilégiés et refusés à la majorité. Selon la Commission européenne, environ 80% de la population dépend de l’aide humanitaire en raison du siège.

Source: Externe

 

 

Normaliser le siège

La crise provoquée par le siège a fait réagir le monde par un déluge d’aide humanitaire. Au cours des 15 dernières années, la communauté internationale a fait don de 5,7 milliards de dollars pour venir en aide aux Palestiniens de Gaza. Cette aide humanitaire a sauvé les Palestiniens de Gaza d’un génocide.

Cependant, elle est involontairement devenue un moyen pour Israël de poursuivre le siège et de le normaliser. Elle est venue soutenir ce que Dov Weisglass, en tant que conseiller principal du 1er ministre Ehud Olmert, a dit en 2006: «Mettre les Palestiniens au régime».

En 2012, il a été révélé qu’Israël avait calculé d’autoriser, sur la base des besoins moyens d’une personne, l’entrée à Gaza de 2.300 calories par jour. C’était juste suffisant «pour ne pas les faire mourir de faim», comme l’a déclaré Weisglass.

La compréhension commune du siège ne reflète donc pas la pratique israélienne et devrait être qualifiée de «politique de siège néo-coloniale». Celle-ci fonctionne de plusieurs manières.

D’abord, Israël exige que toute aide à Gaza passe par Israël, soit physiquement, soit avec son approbation. Le diktat d’Israël oblige les organisations humanitaires à travailler avec le gouvernement israélien colonialiste. Ces négociations avec Israël par les groupes humanitaires internationaux légitiment implicitement l’autorité coloniale israélienne.

De plus, l’aide étrangère permet à Israël, en tant qu’occupant, de se soustraire à ses responsabilités en vertu du droit international, de la Convention de La Haye et de la Quatrième Convention de Genève, de protéger la population palestinienne et ses biens. Israël se soustrait à son devoir parce que l’aide humanitaire empêche les Palestiniens de mourir de faim.

En fait, Israël se présente comme bienveillant en «permettant» à l’aide humanitaire d’atteindre Gaza tout en resserrant son étau. 

La politique néocoloniale de siège d’Israël vise également à détruire l’aide humanitaire généreuse fournie par la communauté internationale. Les attaques et le siège de Gaza par Israël ont causé des dommages économiques de plus de 16 milliards de dollars entre 2007 et 2018, selon l’étude de l’ONU.

Cela signifie que le blocus néocolonial d’Israël a fait en sorte que, pour chaque dollar que la communauté internationale envoie à Gaza, Israël applique des dommages de plus de deux dollars. La politique de siège israélienne crée ainsi un déficit perpétuel, laissant la population de Gaza dans un état de crise humanitaire permanente. C’est par ces moyens et d’autres moyens néocoloniaux qu’Israël a pu 'normaliser' le siège de Gaza.

Source: Externe

 

Tenir Israël pour responsable

Alors que le blocus de Gaza entre dans sa 16è année, il est temps que la communauté internationale non seulement réforme l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, mais aussi tienne Israël pour responsable de son siège et de ses nombreuses violations des droits de l’homme.

Pour dénoncer les violations israéliennes et obliger Israël à rendre des comptes, les opérations de secours doivent être menées parallèlement aux revendications politiques. Actuellement, les investissements des organisations internationales dans l’aide humanitaire dépassent de loin les campagnes de lobbying politique, de contentieux, d’éducation et de mobilisation de la société civile. 

Il faut exercer une pression soutenue sur les gouvernements pour isoler diplomatiquement et économiquement Israël. De même, les efforts visant à faire respecter le droit international doivent être soutenus. Il faut exiger d’Israël qu’il compense les ravages qu’il inflige à la population de Gaza et qu’il réponde aux accusations de crimes de guerre.

La société civile doit être éduquée et mobilisée pour se montrer solidaire. Elle doit être prête à faire pression sur ses gouvernements respectifs pour défendre la justice, aider à mettre fin au siège néocolonial israélien et participer aux boycotts.

La tragédie qui se déroule à Gaza n’est pas due à des causes environnementales ou «naturelles», mais elle est conçue et exécutée par Israël. Il convient de le répéter: le taux de pauvreté de Gaza augmente non pas parce que la population est «pauvre», mais parce que les Palestiniens de Gaza sont privés des fruits de leur terre et de leur travail par le siège israélien.

L’aide humanitaire offerte par la matrice israélienne actuelle sera toujours inadéquate. Elle ne permettra jamais aux Palestiniens de Gaza de dépasser le seuil de pauvreté. Si la compassion humaine lie les individus à la population assiégée de Gaza, il faut reconnaître que sans pression parallèle – juridique, politique, économique, diplomatique – sur Israël, l’aide humanitaire ne pourra pas transformer leurs souffrances en normalité.

Tant qu’il n’y aura pas de mesures tangibles pour mettre fin au siège, l’espoir d’une vie meilleure ou de la liberté pour les Palestiniens de Gaza ne viendra pas de sitôt.

Ismail Patel -

20.07.22

Source: ISM