FREE PALESTINE

16 septembre 2014

Les volontaires juifs pour la suprématie raciale en Palestine

Les volontaires juifs pour la suprématie raciale en Palestine

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La lutte des Chrétiens européens pour l’antisémitisme a toujours été une lutte pour accorder aux Chrétiens des droits supérieurs aux Juifs et pour institutionnaliser cette supériorité en tant que suprématie raciale et religieuse.

En réponse à cela, la lutte des Juifs européens contre l’antisémitisme a été, et demeure, un combat contre la réduction des droits des Juifs (si ce n’est pas contre leur élimination complète, comme dans le cas du nazisme), contre le projet de faire des Juifs d’Europe des citoyens inférieurs et contre la suprématie blanche chrétienne européenne.

Ceci fut un combat historique, auquel de multiples non Juifs se greffèrent des deux côtés. Cependant, ce furent au final des combattants juifs européens contre l’antisémitisme et leurs alliés gentils qui gagnèrent cette bataille clé contre l’inégalité, l’oppression, les discriminations raciales et religieuses et le génocide.

La lutte des Juifs et celle des Protestants européens (cette dernière précéda la première de trois siècles) pour le sionisme, en revanche, a été et reste une lutte pour accorder aux Juifs européens plus de droit qu’aux non Juifs (et qu’aux non Juifs européens) sur une base religieuse, ethnique et raciale.

Cette supériorité serait surtout accordée vis-à-vis des citoyens palestiniens de la colonie de peuplement juive (si ce n’est pas l’élimination pure et simple de leurs droits, que beaucoup de Juifs sionistes appellent de leurs vœux), ainsi que par l’élimination des droits des Palestiniens dans les territoires qu’occupe et colonise Israël depuis 1967 et de ceux qu’il a expulsé et exilé depuis 1948 en dehors des frontières de leur pays d’origine.

Beaucoup de Juifs et de non Juifs se sont également rangés derrière cette lutte historique en faveur du racisme, de la discrimination et du colonialisme. Les Palestiniens et leurs alliés juifs et non juifs refusent d’abandonner et continuent à résister à l’injonction du sionisme selon laquelle les Juifs européens (et d’autres) doivent avoir des droits supérieurs ainsi qu’une suprématie coloniale, raciste et religieuse en Palestine.

La lutte juive pour le sionisme (qui n’a jamais inclus, et n’inclura jamais, l’ensemble des Juifs) est l’exact opposé de la lutte des Juifs contre l’antisémitisme (qui n’a également jamais inclus l’ensemble des Juifs) ; la première est un combat pour la suprématie juive européenne, tandis que la seconde se place contre la suprématie aryenne et chrétienne européenne.

Il s’agit ici de brièvement exposer le mensonge sioniste pur et simple qui prétend que la lutte contre l’antisémitisme et la lutte pour le sionisme sont une seule et même chose.

 

Le recrutement de Juifs pour tuer des Palestiniens

 

Tout ceci est primordial si l’on veut s’intéresser aux brigades juives sionistes internationales qui se sont portées volontaires, avec beaucoup d’enthousiasme, pour rejoindre l’armée coloniale israélienne, afin de tuer des Arabes et des Palestiniens. Ce fut, par ailleurs, un projet réussi, lorsque l’on regarde la propagande mobilisatrice sioniste et juive israélienne durant les sept dernières décennies, au sein des communautés juives des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni, du Canada, de la Russie et de l’Argentine, pour ne citer que les communautés juives les plus importantes en dehors d’Israël.

Cette campagne de propagande visait à transformer les membres de ces communautés de combattants contre la suprématie blanche chrétienne en combattants pour la suprématie raciale et coloniale juive européenne.

La diffusion de la culture raciste juive israélienne marche, à l’échelle internationale, main dans la main avec le pan-judaïsme du sionisme, de telle manière que, tout comme l’antisémitisme s’en prend à l’ensemble des Juifs, le sionisme entend parler pour l’ensemble d’entre eux – et redire aux Juifs qu’Israël est leur pays et qu’ils doivent y venir afin de le coloniser, à défaut de quoi il fonctionnerait comme un pays de rechange en attendant leur arrivée, nécessaire à sa base coloniale.

Que les organisations nord-américaines et européennes majeures qui prétendent parler au nom des Juifs aient autorisé Israël à parler à leur place, et aient été les principaux relais de la propagande haineuse raciste juive israélienne contre le peuple palestinien, les rend totalement complices du massacre et de l’oppression en cours des Palestiniens. Ceci est flagrant lorsqu’ils soutiennent ouvertement les politiques coloniales israéliennes anti-palestiniennes et exhortent leurs gouvernements respectifs et les médias à faire de même. (Nous devons toujours garder à l’esprit que des organisations ainsi que leurs riches dirigeants ne sont pas élus par les membres des communautés juives, mais s’autoproclament leurs représentants et parlent en leur nom dans les journaux de ces mêmes organisations, qui constituent ce que l’on nomme la presse « juive ».)

Ceci ne signifie aucunement que les membres des communautés juives ne soient pas pro-Israël et de fervents anti-palestiniens, ce qu’ils sont dans leur majorité, mais il s’agit de montrer que des enquêtes les ont dépeints comme étant moins meurtriers et haineux que les organisations qui prétendent les représenter.

A Pro- Israeli rally. Chicago, IL. 22.7.2014

Israël a ainsi créé une culture juive raciste hégémonique qui ne domine pas seulement les communautés juives israéliennes, mais aussi les communautés juives en Europe et ses extensions coloniales (aux Amériques, en Australie et en Afrique du Sud). Ceci n’a cependant jamais été suffisamment efficace pour produire des millions de volontaires juifs pour la cause coloniale d’Israël (peu importe combien de Juifs européens et américains soutiennent le sionisme et Israël, peu d’entre eux accepteraient d’aller combattre ou de mourir pour cela). Cependant, cela a créé les conditions pour que des milliers de jeunes juifs combattant pour la suprématie raciale européenne (principalement des hommes) rejoignent l’armée coloniale israélienne pour prouver la supériorité de la judéité européenne (et une virilité juive européenne concomitante) en massacrant les Palestiniens.

L’armée coloniale israélienne met en place plusieurs programmes pour accueillir des volontaires juifs du monde entier dans l’oppression des Palestiniens. Ces programmes leur offrent la possibilité de servir dans l’armée israélienne dans un « rôle de combattant et soutien à part entière », dans son programme « Mahal », et d’honorer leur engagement pour la cause sioniste de la suprématie juive européenne, sans avoir nécessairement à devenir des citoyens israéliens.

Il existe également un programme moins important, nommé « Marla », par lequel les jeunes adolescents juifs recrutés pour servir la suprématie juive sioniste peuvent participer « à ce programme d’immersion dans l’armée et servir aux côtés de compagnons du monde entier ».

La machine à tuer israélienne déclare ainsi fièrement que « plus de 300 jeunes juifs des quatre coins du monde sont volontaires pour servir » chaque année l’armée coloniale israélienne, au sein des quatre mille volontaires « juifs et non juifs » qui « volent vers Israël et rejoignent l’IDF [l'armée israélienne] pendant plusieurs semaines ». Ce n’est peut-être pas un nombre très impressionnant, mais cela va plus loin encore.

L’un des programmes conçus afin de recruter de jeunes juifs pour servir la suprématie raciale et religieuse est le projet « Garin Tzabar ». Garin Tzabar signifie « graine de cactus » ou « semence de Sabra » en référence aux Juifs israéliens nés en Palestine, d’où l’importance de ce programme comme projet reproductif et masculiniste dont l’objectif est de peupler la colonie de peuplement juive avec des Juifs plus sionistes encore pour démontrer la supériorité des Juifs européens (et des autres) sur les Palestiniens.

Selon l’armée coloniale israélienne, Garin Tzabar a déjà « aidé plus de 1 500 adolescents du monde entier à se joindre à l’armée israélienne et environ 70% des immigrés sont restés en Israël après leur service. »

Garin Tzabar n’est pas le seul programme de volontariat. Il en existe d’autres, comme le programme « Sar-El » qui se vante d’avoir apporté, entre 1983 et 2011, « plus de cent mille volontaires à Israël … Demeurant en Israël pendant plusieurs semaines, les participants partagent une véritable expérience de l’IDF, sur des bases de l’IDF » (Israël parle de ces volontaires européens et américains servant la suprématie juive comme de « soldats solitaires »).

L’armée israélienne a affirmé qu’en 2012, « 5 500 soldats solitaires » servaient dans les forces coloniales, alors qu’aujourd’hui elle prétend avoir 4 600 volontaires, un tiers d’entre eux étant américains.

Dans le massacre barbare en cours des Palestiniens de Gaza, deux des soldats juifs tueurs d’enfants palestiniens (comme je l’ai écrit précédemment, cibler et tuer des enfants palestiniens est une vieille tradition sioniste) qui furent tués par la résistance palestinienne étaient des volontaires juifs américains servant la suprématie raciale et coloniale.

Ils devinrent rapidement des héros pour la presse américaine, qu’elle soit « juive » ou « gentille ». En effet, un article paru dans le Washington Post montre comment ces tueurs d’enfants sont différents des combattants musulmans étrangers qui se sont portés volontaires pour renverser le gouvernement communiste afghan et, plus récemment, plusieurs gouvernements arabes. (« Foreign Fighters’ for Israël », David Malet, 22 July 2014). Cependant, peu de médias mentionnent les mercenaires européens et américains chrétiens qui se sont mis aux services de tyrannies partout dans le monde depuis la Seconde Guerre Mondiale.

 

Le recrutement colonial

 

Ces programmes israéliens de volontariat s’appuient sur l’héritage des quatre mille volontaires juifs qui sont venus s’engager dans la guerre coloniale sioniste de 1948 qui captura la Palestine et expulsa sa population afin d’établir la suprématie juive européenne dans la colonie de peuplement. Connu sous le nom de Mahal, le principal programme de volontariat inclut les Juifs américains comme des membres éminents et importants qui aident à la conquête coloniale d’Israël.

Ils y incluent notamment Mickey Marcus, un colonel juif américain de l’armée des États-Unis, qui devint le premier brigadier général d’Israël. L’expérience de Marcus durant la Seconde Guerre Mondiale a contribué à briser le « siège de Jérusalem » de 1948.

Parmi les autres volontaires juifs importants, on compte l’officier canadien Ben Dunkelman et le pilote américain Milton Rubenfeld, tout comme le major juif britannique Wellesley Aron, qui a aidé au recrutement des Juifs américains pour la guerre coloniale sioniste. Les mercenaires sionistes et chrétiens européens et américains ont également contribué à cela, en particulier dans les forces aériennes sionistes. Ces volontaires coloniaux qui luttent pour défendre un système raciste, spécialement lorsqu’ils viennent du Royaume-Uni, constituaient près de deux tiers de la force aérienne de la colonie de peuplement, durant la guerre de 1948.

David Ben-Gourion, le premier ministre de la colonie juive, leur était si reconnaissant qu’il déclara que « les forces [volontaires] du Mahal était la contribution la plus importante de la diaspora à la survie de l’État d’Israël ». Et cela est, en effet, vrai : 123 d’entre eux périrent durant cette guerre coloniale.

 

Les Juifs dans la lutte contre le racisme israélien

 

Mais, contrairement aux Juifs en Israël, les communautés juives en Europe, en Amérique du Nord et du sud, et même en Australie, vivent dans des cultures qui sont pas totalement contrôlées par la propagande sioniste et qui ne sont donc pas entièrement sous l’emprise de la culture raciste qu’Israël cherche à imposer aux siens. C’est ceci qui explique qu’un nombre croissant de membres éminents de la communauté juive des États-Unis et du Royaume-Uni, parmi les intellectuels et les universitaires, soit à la pointe de la lutte contre le racisme et le colonialisme juif israélien (contrairement à l’apartheid en Afrique du Sud, qui comptait un nombre important de militants et d’intellectuels antiracistes blancs, seul un petit nombre d’intellectuels juifs israéliens ont pu, au fil des décennies, échapper au lavage de cerveau raciste israélien – ce qui est déjà un exploit en soi).

Aujourd’hui, de nombreuses personnalités juives américaines dans le monde universitaire s’opposent, sans réserves, à la politique israélienne. Alors qu’autrefois, Noam Chomsky était l’une des seules voix académiques juive critique d’Israël, des dizaines d’universitaires et d’intellectuels juifs l’ont rejoint aujourd’hui pour s’opposer à la politique israélienne (bien évidemment, ces universitaires juifs, accompagnés d’universitaires gentils antisionistes, restent une minorité et sont dépassés par les universitaires, juifs et gentils, bien plus nombreux, qui militent contre les Palestiniens, les Arabes et les Musulmans).

A protest against Israeli attack on Gaza. Chicago, IL. 28.7.2014

Certains, comme l’éminente philosophe juive américaine Judith Butler, ont même dépassé Chomsky dans leur opposition au racisme et au colonialisme sioniste et israélien, se rangeant oralement derrière le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) et appelant à une solution à un État, deux choses que Chomsky ne soutient pas. En fait, certains universitaires palestiniens américains se sont également opposés à ces deux positions importantes ou sont restés « neutres » (certains usant même de la stratégie rhétorique de « d’une part ceci et d’autre part cela »). Bien que l’année dernière, certains, par crainte d’être exclus des courants mainstream de gauche qui ont adopté ces positions, ont sur le tard décidé de montrer leur « courage » en adoptant ces positions, plus d’une décennie après que tout le monde l’ait fait.

Et ceci ne se limite bien évidemment pas à des intellectuels juifs, mais s’étend également aux militants juifs, et en particulier à des groupes comme Jewish Voice for Peace (qui a, entre autres activités antiracistes, joué un rôle important en aidant les Palestiniens et les autres à persuader l’église presbytérienne des États-Unis à se désinvestir des entreprises profitant de l’occupation israélienne), et les nombreux étudiants juifs rejoignant, et en grand nombre de surcroît, des groupes importants comme Students for Justice in Palestine, sur la base de leur engagement à lutter contre le racisme et le colonialisme, des valeurs qui sont aux antipodes du racisme colonial sioniste et de son tribalisme fasciste.

Ce sont ces combattants juifs contre le sionisme et le colonialisme et le racisme israélien qui poursuivent réellement la lutte juive contre l’antisémitisme, mais qui restent des héros méconnus de la presse « juive » et « gentille » américaine qui préfère célébrer à la place les volontaires juifs sionistes tueurs de bébés luttant pour la suprématie juive.

Ces combattants juifs contre le racisme se sont joints au peuple palestinien et à leurs alliés internationaux (Juifs et Gentils) dans cette bataille historique, qui se tient en ce moment, contre les forces de la suprématie raciale et de la conquête coloniale. Ils savent bien que le mouvement national palestinien a toujours compris que la lutte pour les droits et pour la libération des Palestiniens de la colonie de peuplement juive est le stade suprême de la lutte historique contre l’antisémitisme et que la lutte en faveur du sionisme fait partie intégrante de la guerre pour le colonialisme et la suprématie raciale européenne.

Le carnage que les soldats juifs israéliens et les brigades juives sionistes internationales tueuses d’enfants commettent dans la bande de Gaza (et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, sans parler des citoyens palestiniens d’Israël) est le rappel le plus frappant de cette conviction inébranlable.

 

Traduit de l’anglais par Selim Nadi, membre du PIR

 

Source : Jewish volunteers for racial supremacy in Palestine

 

Version arabe :

متطوعون يهود لفرض التفوقية العرقية في فلسطين

 

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15 septembre 2014

La Cour pénale internationale ne perd-elle pas toute crédibilité en refusant de se saisir du dossier palestinien ?

La Cour pénale internationale ne perd-elle pas toute crédibilité en refusant de se saisir du dossier palestinien ? Carte blanche de Olivier Corten et François Dubuisson dans Le Soir. Texte complet actualisé:

La Cour pénale internationale ne perd-elle pas toute crédibilité en refusant de se saisir du dossier palestinien ?

Cela fait maintenant un certain temps que la Cour pénale internationale est critiquée en raison de la sélection dont elle fait preuve dans le traitement de ses affaires. En consultant son site internet, on constate que les 21 affaires mentionnées au rôle renvoient toutes à des crimes qui auraient été commis sur le continent africain. Pourtant, des crimes de guerre, contre l’humanité voire de génocide sont commis dans bien d’autres parties du monde, sans que la Cour ne s’en saisisse. Certes, elle est liée par ses règles de compétence, qui ne lui permettent de se saisir de situations que si ces dernières concernent (que ce soit via son territoire ou la nationalité de l’accusé) un Etat partie au Statut (art. 12 §2), un Etat non partie qui aurait déposé une déclaration spéciale (art. 12§3) ou une situation qui lui est déférée par le Conseil de sécurité (art. 13b). Sachant que de nombreux Etats (Etats-Unis, Chine, Russie, Inde, Israël, …) refusent de devenir parties au Statut, les possibilités sont donc limitées. Mais ces règles de compétences ne l’empêcheraient pas de se saisir d’un dossier emblématique susceptible de contrer les accusations de « deux poids, deux mesures » qui lui sont adressées : nous voulons parler de la Palestine, et plus spécifiquement des crimes qui ont été commis à Gaza depuis plusieurs années. En 2009, dans le contexte de l’intervention militaire israélienne « Plomb durci », la Palestine a en effet formellement déposé une déclaration comme Etat non-membre, en invoquant l’article 12 § 3 du Statut. La Cour, comme le soutiennent de nombreux juristes depuis lors, serait donc juridiquement fondée à agir d’initiative, comme elle l’a déjà fait dans d’autres situations, et à se saisir du dossier palestinien.

Cependant, la Cour se refuse jusqu’ici à s’engager dans cette voie, y compris après l’opération « Bordure protectrice » de cet été, laquelle s’est révélée, on le sait, particulièrement meurtrière. Pour quelles raisons la Cour reste-t-elle passive alors que l’occasion lui est donnée de démontrer son indépendance et son impartialité ? Certains estiment que c’est en raison de fortes pressions dont elle ferait l’objet de la part des alliés d’Israël, qui craignent des verdicts fustigeant la manière dont les opérations militaires ont été menées à Gaza. Le 2 septembre dernier, la Cour, bien consciente du malaise, a tenu à écarter cette hypothèse. Dans un communiqué de presse, la procureure Fatou Bensouda a voulu livrer sa « vérité sur la compétence de la CPI concernant la Palestine » . Selon elle, le Bureau du procureur « n’a jamais été en mesure d’ouvrir une telle enquête car la Cour n’est pas compétente ». Il existerait donc un obstacle technique insurmontable qui l’empêcherait de se prononcer, et ce indépendamment de toute pression ou volonté politique. La Procureure admet que l’Autorité palestinienne a fait une déclaration reconnaissant la compétence de la CPI en janvier 2009, au titre de l’article 12 § 3 du Statut. Cependant, seuls les Etats peuvent se prévaloir de cette disposition. Or, en 2009, la Palestine n’était pas un Etat, selon le communiqué de presse. Le 3 avril 2012, le Bureau du Procureur avait d’ailleurs estimé ne pas pouvoir se fonder sur cette déclaration, le statut étatique de la Palestine n’ayant alors pas été reconnu par l’ONU. La situation a évolué avec la reconnaissance, en novembre 2012, de la Palestine comme « Etat non-membre » des Nations Unies par l’Assemblée générale. Mais, toujours selon la Procureure, cette résolution ne pourrait avoir de portée rétroactive : elle permettrait de considérer la Palestine comme Etat, mais seulement à partir de novembre 2012, de sorte que la déclaration palestinienne de janvier 2009 resterait invalide. Dans ces conditions, la Cour ne pourrait exercer sa compétence que si une nouvelle déclaration était formulée par la Palestine, ou encore si cette dernière devenait officiellement partie au Statut.

Cette position est-elle réellement la seule qui soit juridiquement possible, comme l’affirme la Procureure ? Nous ne le pensons pas, la Cour tentant de justifier son inaction par des arguments techniques destinés à masquer une politique judiciaire délibérée d’attentisme. Sans entrer trop dans le détail de ce raisonnement juridique, il faut en particulier mentionner les points suivants.

1°. L’article 12 § 3 permet à « un Etat qui n’est pas partie au présent Statut » de faire une déclaration, afin de donner compétence à la Cour. Aucune condition tenant à une reconnaissance ou une qualification quelconque par un organe de l’ONU n’y est énoncée. En exigeant qu’une telle condition soit remplie, la procureure de la Cour dresse donc elle-même un obstacle juridique à sa compétence qui ne se retrouve pas dans le texte du Statut.
2°. La question qui se pose consiste donc à déterminer si, en janvier 2009, la Palestine était un Etat au sens du droit international. Et on peut parfaitement considérer que tel était le cas. Comme la Cour l’admet elle-même, plus de 130 Etats l’avaient déjà reconnue à ce moment, essentiellement en raison de l’existence d’un territoire, d’une population et d’un gouvernement palestiniens, lequel n’était empêché d’exercer effectivement ses compétences qu’en raison d’une occupation étrangère, contraire au droit international.
3°. Par sa résolution de novembre 2012, l’Assemblée générale a décidé d’accorder à la Palestine le « statut d’Etat non-membre observateur auprès de l’ONU ». Cette résolution n’avait nullement pour effet —comme le suggère la Procureure— de « créer » l’Etat de Palestine, mais bien de constater son existence.
4°. La déclaration de la Procureure du 2 septembre 2014 est enfin en contradiction avec la position du Bureau du Procureur publiée le 3 avril 2012. Ce dernier, après avoir soulevé le problème de la qualité d’Etat de la Palestine, concluait en effet de la manière suivante : « Le Bureau n’exclut pas la possibilité d’examiner à l’avenir les allégations de crimes commis en Palestine si les organes compétents de l’ONU, voire l’Assemblée des États parties, élucident le point de droit en cause ». Si l’on s’en tient à ce texte, la CPI subordonnait alors l’ouverture de la procédure à l’adoption d’une position claire d’un « organe compétent de l’ONU » sur la qualité étatique de la Palestine. Or, comme on vient de le voir, l’Assemblée générale a adopté, quelques mois plus tard, une résolution qui impliquait bel et bien que la Palestine soit considérée comme un Etat. La récente déclaration de la Procureure adopte un tout autre point de vue, en évoquant une « invalidité » initiale de la déclaration de janvier 2009, thèse clairement incompatible avec la position émise en avril 2012.

Au vu de ces éléments, le moins que l’on puisse dire est que cette dernière semble pour le moins réticente à ouvrir le dossier palestinien. La position qu’elle défend est loin d’être la seule possible : comme on vient de le voir, une autre interprétation de son statut, conforme à la fois à sa lettre et à son esprit, permet à la Cour se saisir de ce dossier. Mais encore faut-il qu’elle en ait la volonté. Or, on ne peut s’empêcher de penser que le temps considérable qu’elle a mis pour se prononcer est en tant que tel évocateur : il lui a fallu plus de trois ans pour réagir à la déclaration de la Palestine faite en janvier 2009, puis près de deux ans pour se prononcer sur les effets de la résolution adoptée par l’Assemblée générale en novembre 2012. Pendant ce temps, les crimes continuent d’être commis en toute impunité sur le territoire palestinien et — mais faut-il s’en étonner au vu de la position qu’elle a choisi d’adopter ?— la CPI continue à faire l’objet de virulentes critiques sur la sélectivité dont elle fait preuve dans le choix de ses dossiers… Au-delà de ses spécificités factuelles et des délicates questions juridiques qu'il soulève, le cas de la Palestine semble donc bien confirmer que, jusqu’à preuve du contraire, la Cour ne peut prétendre à l’universalité, comme on le lui reprochera sans doute encore souvent.

Olivier Corten et François Dubuisson
Centre de droit international, U.L.B.

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08 septembre 2014

La bataille de Gaza pose les fondations de la bataille ultime

 

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La bataille de Gaza pose les fondations de la bataille ultime

Par

Nombreux sont les commentateurs internationaux, sionistes et même arabes, qui refusent d’admettre la victoire de la résistance au cours de la récente guerre sioniste contre la bande de Gaza, mettant en avant le nombre de victimes palestiniennes et les destructions massives ainsi que sur le plan militaire, la destruction de quelques tunnels « offensifs » (ceux qui débouchent dans les territoires occupés en 48) et l’assassinat de quelques dirigeants militaires de la résistance (notamment des mouvements Hamas et du Jihad islamique), la proclamation du cessez-le-feu avant la levée du blocus, l’attitude attentiste sinon collaboratrice de plusieurs régimes arabes avec l’agresseur.

La bataille de Gaza pose les fondations de la bataille ultime

Certains ont d’ailleurs analysé la guerre comme si elle se déroulait entre deux forces militairement équivalentes et lorsque d’autres prenaient en compte la disparité des forces militaires en présence, c’est pour mieux déconsidérer la résistance, la jugeant incapable d’affronter la puissance sioniste, en insistant sur le peu de dégâts occasionnés par les fusées de la résistance, en comparaison avec les armes de l’ennemi. Mais ceux-là ont juste oublié de mentionner la portée psychologique et mentale de ces fusées, à court et long terme, sur une population coloniale habituée à se sentir en sécurité.

Il est vrai que les destructions infligées à Gaza et à sa population par l’agresseur sioniste sont incommensurables, mais elles traduisent la véritable nature de l’ennemi qui, depuis sa colonisation de la Palestine, n’a fait que détruire la Palestine, la société palestinienne et ses réalisations. Depuis 1947, avant même la fondation de cette entité coloniale, ce ne sont que destructions, expulsions, meurtres, massacres, une violence inouïe contre toute expression de la volonté palestinienne de récupérer son droit ou simplement de continuer à vivre en Palestine. De ce point de vue, clarifier la nature agressive et criminelle de l’entité coloniale demeure un des objectifs de la résistance palestinienne, de ses alliés et amis dans le monde. La violence exercée par les envahisseurs au cours de l’agression n’a fait que traduire la véritable nature de cette entité, qu’elle est parvenue parfois à masquer aux yeux de l’opinion internationale, à l’aide des puissances et des médias occidentaux. Elle a clairement indiqué qu’aucune « paix » n’est possible entre un Etat colonial et un peuple aspirant à la liberté, car tout règlement entre les envahisseurs et les peuples arabes signifie en réalité leur soumission et leur désagrégation.

Au-delà des massacres et des destructions, la victoire de la résistance à Gaza s’est manifestée par l’impossibilité de réaliser l’objectif de l’agression, consistant à déraciner la résistance palestinienne, détruire ses armes ou même essayer de les supprimer par le biais de décisions internationales. Il faut rappeler que c’est l’entité sioniste qui a déclenché l’agression et que la résistance a riposté, en utilisant son arsenal militaire, introduit et fabriqué sur place dans des conditions de blocus international. La résistance palestinienne n’a pas voulu la bataille, elle n’a fait que se défendre. Cependant, la capacité militaire de la résistance, développée depuis plusieurs années, a obligé l’entité coloniale à accepter un cessez-le-feu, sous les feux de la résistance. Quelques minutes avant l’entrée en action du cessez-le-feu, la résistance palestinienne lançait ses fusées sur Tel-Aviv, capitale de l’entité coloniale. Tout au long de l’agression, les résistants ont continué à fabriquer les fusées et les diverses munitions, se préparant à une longue guerre d’usure.

Depuis 1948, et pour la première fois, la résistance palestinienne réussit à s’armer de manière conséquente à l’intérieur du pays occupé pour affronter l’ennemi et riposter à ses agressions. Avant 1948, le peuple palestinien avait développé une résistance armée pour s’opposer au plan sioniste et avait mené des batailles conséquentes dans plusieurs villes, sur la côte (Yafa, Haïfa, entre autres) ou dans l’intérieur (al-Quds et ses environs). Après la Nakba, le peuple palestinien n’est parvenu qu’à introduire quelques armes et explosifs, outre ceux qu’il pouvait obtenir des dépôts de l’ennemi. C’est dans les milieux des réfugiés que la résistance avait réussi à s’armer de manière importante et c’est des pays frontaliers (Liban, Jordanie, Syrie ou Egypte) que les fidayin entraient dans leur pays pour mener des opérations offensives contre la présence sioniste en Palestine. Si les accords d’Oslo en 1993 ont autorisé l’Autorité palestinienne à posséder quelques armes, mis entre les mains des services sécuritaires, la personnalité de Yasser Arafat, qui a compris la mystification sioniste, a permis de développer un armement plus important et des membres des services sécuritaires ont participé à certaines batailles lors de l’Intifada al-Aqsa. Lors de la glorieuse bataille du camp de Jénine, menée en 2002, les résistants ne possédaient que quelques armes et ont manqué de munitions, ce qui a entraîné la chute militaire du camp, après avoir infligé de lourdes pertes à l’armée sioniste. C’est pourquoi la présence de résistants armés et le développement de l’armement de la résistance, sur le sol même de la Palestine, depuis une dizaine d’années, sont d’une grande importance puisqu’ils instaurent dans la conscience et dans les faits que la résistance armée est non seulement possible, mais indispensable et incontournable.

Le blocus contre la bande de Gaza et les tentatives sionistes pour l’isoler et la couper du reste de la Palestine sont des manœuvres pour empêcher la résistance armée de s’étendre vers les autres territoires occupés. L’ennemi a échoué à détruire militairement cette résistance armée, mais il poursuit ses manœuvres sur les plans politique et sécuritaire, profitant de la situation régionale et internationale, tantôt en voulant contrôler la reconstruction de Gaza, tantôt en voulant isoler la résistance, en insistant sur le Hamas et en fomentant des troubles entre ce dernier et l’Autorité palestinienne. Mais la résistance n’est pas seulement le Hamas, et la popularité de la résistance au sein des masses palestiniennes et arabes va au-delà de la popularité de Hamas. Ce qui signifie que le Hamas ne peut être isolé, étant donné qu’il est une partie intégrante de la résistance.

La période qui s’ouvre après la bataille victorieuse de Gaza n’est comparable à aucune autre période : la présence armée palestinienne à l’intérieur des frontières de la Palestine instaure une nouvelle guerre de libération, et désormais, toute la superficie de la Palestine occupée est une cible possible de la résistance. La popularité de la résistance qui s’est affirmée lors de la bataille de Gaza indique que seule la lutte armée est porteuse d’avenir pour les Palestiniens et les peuples arabes. Les difficultés internes de l’entité sioniste indiquent l’impasse de toute entreprise coloniale lorsque le peuple se défend par les armes. Par ailleurs, l’Autorité palestinienne issue des accords d’Oslo et affaiblie n’est plus crédible aux yeux des sionistes, des USA, des pays européens et de pays arabes, qui l’accusent d’avoir failli à sa tâche. Les accords d’Oslo ont été enterrés, malgré les gesticulations ridicules de son président, et le mouvement du Fateh, coincé entre la résistance qu’il proclame et son président qu’il affirme soutenir, vit des moments extrêmement difficiles.

Il est certain que la résistance à Gaza n’a pas libéré la Palestine, ni un bout de territoire de la Palestine, et le chemin reste à parcourir. Mais il est aussi certain qu’elle a ébranlé des fondements de l’entité sioniste, puisqu’elle a précipité le départ définitif de milliers de colons (jeunes et laïcs surtout) et que ceux vivant dans la « couronne » de Gaza ne veulent plus y retourner, par manque de confiance dans leurs dirigeants. Et comme l’a déclaré dr. Ramadan Shallah, secrétaire général du mouvement du Jihad islamique en Palestine, lors de la conférence de presse de la victoire, la bataille de Gaza a instauré les fondements de la bataille ultime pour libérer la Palestine. Aucune décision ne pourra la contourner ou nier sa présence, qu’elle soit internationale ou régionale. Elle se prépare déjà aux batailles prochaines et a l’intention de s’étendre vers le reste de la Palestine.

Fadwa Nassar
6 septembre 2014

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05 septembre 2014

La résistance palestinienne… quel exemple !

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La résistance palestinienne… quel exemple !

 

Après s’être emparé de l’excuse du rapt et de l’assassinat de 3 jeunes colons pour intervenir de manière totalement abjecte et démesurée à Gaza en enfreignant à multiples reprises le Droit international, le gouvernement israélien en déconfiture suite à cette calamiteuse campagne militaire avait dû trouver une nouvelle justification pour tenter de relancer sa machine de guerre. En effet, lors de la trêve d’environ une semaine en plein massacres, aucun des objectifs visés par le 1er ministre Netanyahu n’avait été atteints : ni l’arrêt des roquettes sur Israël, ni le soulèvement de la population contre les dirigeants du Hamas, ni l’éradication de ce dernier, ni même la scission entre le Hamas et le Fatah nouvellement réunis dans la perspective d’un gouvernement d’unité nationale… Bravo l’artiste ! Et c’est un mensonge de plus sur la rupture de la trêve par le Hamas, puis très vite un bébé d’une colonie tué par les éclats d’une roquette qui ont servi d’alibi à la reprise de ces punitions collectives meurtrières et illégales… qui n’ont heureusement duré que quelques jours supplémentaires, avant de devoir reconnaître l’impasse dans laquelle l’entité sioniste s’était engagée.

Aux USA, après les campagnes désastreuses menées depuis des années au Moyen-Orient, le président Obama prix Nobel de la Paix, poussé par son aile droite et par le complexe militaro-industriel a dû trouver lui aussi une excuse pour relancer ses bombardements en Irak, estimant même au passage que cela ne suffira pas pour éradiquer l’EI (Etat islamique) et qu’il faudrait étendre ces frappes à la Syrie. L’Etat yankee n’a toujours pas digéré qu’il ait fallu s’incliner il y a quelques mois devant la diplomatie russe ayant écarté ce nouveau bain de sang annoncé. Et dans le cas présent, c’est la décapitation du soi-disant journaliste James Foley qui a fait l’affaire… soi-disant, parce que certains éléments attestent de sa présence en tant que soldat en Afghanistan, et qu’il serait peut-être bien un agent de la CIA… sans parler que sa mort pourrait remonter à plus d’un an, dans ces supercheries médiatiques auxquelles les gouvernements de nos « démocraties » nous ont habitués.

Entre ces deux Etats voyous – Etats-Unis & Israël – la synchronisation marche bien, et ils fonctionnent en stéréo parfaite. Leur veulerie est telle, que même le décès de victimes n’est pas respecté mais au contraire, sert d’alibi aux va-t’en guerre pour pousser toujours plus loin leurs politiques mortifères. La moindre anecdote, le détail le plus sordide est monté en épingle et travesti pour servir les plans les plus sinistres. Mais combien de temps encore fonctionnera cette répugnante synchronisation ?... D’autant après le nouveau fiasco de l’armée israélienne, pourtant bardée de technologie sophistiquée et inondée de dollars à la pelle ?...

Le Président Obama qui avait soulevé tant d’espoirs après les deux mandats désastreux de G.W.Bush et son clan de gangsters en cols blancs, ne convainc plus grand monde en-dehors de son entourage et des quelques eunuques européens prêt à vendre leur âme pour n’importe quel os à ronger… De son côté, le 1er ministre Netanyahu doit multiplier ses discours et déclarations en trompe-l’œil pour tenter de masquer l’échec patent de sa désastreuse stratégie… Et c’est le Hamas qui, à travers ses dirigeants déterminés, a annoncé aux Israéliens qu’ils pouvaient tranquillement regagner leurs kibboutz… Quelle leçon ! Et surtout, quelle gifle magistrale au gouvernement sioniste !

Je l’écrivais dans un papier récent : « Tôt ou tard, l’effondrement de l’Etat israélien » (http://www.legrandsoir.info/tot-ou-tard-l-effondrement-de-l-etat-israelien.html), mais ignorais à ce moment-là, que les premiers indices seraient aussi clairs.

L’on peut désormais entrevoir le jour où l’on dira : « Gaza outragé, Gaza brisé, Gaza martyrisé, mais Gaza libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple ! »… avant d’en dire autant de toute la Palestine !

 

Daniel Vanhove –

28.08.14

Observateur civil

Auteur

« Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes » - 2005 – Ed. M. Pietteur

« La Démocratie Mensonge » - 2008 – Ed. M. Pietteur

 

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02 septembre 2014

Marche Historique pour la Palestine

Dimanche 7 septembre 2014, 14h face à la gare du nord (Bruxelles)

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Dans la continuité de la Marche Blanche du 10 aout 2014,ainsi que de l'action de la foire du midi nous, vous invitons à participer à une seconde marche.

Cette marche a pour but de sensibiliser tous les citoyens au conflit israélo-palestinien.

Elle sera ponctuée de 7 étapes (flash mob) retraçant l'histoire de la colonisation palestinienne.

Un lâché de ballon au couleurs de la Palestine sera effectué à 14h30

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Question: Pourquoi avoir nommé votre marche, marche Historique ?

La marche historique a pour objectif, de narrer les faits historiques qui ont marquer les Palestiniens.

Question: Qu'entendez vous par narrer l'histoire ?

Des comédiens joueront des scenes ( 4 à 6 min ) à sept reprise durant tout le trajet,et un narrateur donnera des explications.

Question: Quel est votre objectif ?

Notre objectif est le devoir de mémoire, nous cherchons à instruire nos proches sur l'histoire de la Palestine, le savoir est une arme,

Question: Attendez vous beaucoup de monde pour cette marche ?

Sincèrement, le mouvement s’essouffle et cela nous arrange, si nous avons entre 500 et 700 personnes nous serons ravie, nous ne cherchons pas la masse, mais plus tôt, l'apprentissage , il est beaucoup plus facile d'etre concentrer à 500 personnes que 5000 personnes.

Question: Qui sont les personnes qui organisent cette marche ?

Le groupe organisationnelle est composé de citoyen actif dans la société qui croient en la cause, et invitent le peuple Belge à multiplier les actions jours après jours.

Question: En terme d'action pouvez vous nous en dire plus ?

En terme d'action , nous sommes à notre troisième action symbolique, la marche blanche avait pour but de rendre hommage aux morts tomber lors de cette dernière opération , l'action "La Palestine s'invite à Bruxelles" , avait pour but de rendre hommage à la Palestine toute entière et nous avons choisis la roue, car tout le monde sait que la roue tourne, et comme un slogan le dit " Palestine Vivra, Palestine Vaincra "

J'invites les personnes à venir habillé en blanc,
ainsi que de venir à l'heure, car notre première scène se jouera à 14h15 un lâché de ballon aux couleurs de la Palestine aura lieu à 14h30

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01 septembre 2014

Plainte contre le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu

C’est au commissariat central de la police de Bruxelles qu’Oussama Ben Ali, le comédien originaire de Saint-Josse a déposé plainte ce dimanche à 11h contre Benyamin Netanyahou… le premier ministre de l’État Israël. La démarche peut surprendre mais est suivie, selon ses premières estimations, par près de 500 Bruxellois. «  C’est une action symbolique pour laquelle nous espérons avoir un maximum d’écho afin que les gouvernements européens entament des poursuites à l’égard du premier ministre.  »


En soutien à la Palestine.

D.R.

En soutien à la Palestine.

À l’instar de Hugo Gutierrez, député Chilien qui a aussi porté plainte contre Benjamin Netanyahou il y a quelques jours, le jeune homme de 25 ans explique être sensible à la cause palestinienne. «  Le 8 juillet dernier, Israël s’est lancé dans une opération militaire meurtrière contre Gaza. Un cessez-le-feu n’a été décrété qu’après 50 jours  », peut-on lire notamment dans les faits imputés à M. Netanyahou dans ladite plainte faisant état de «  crimes de guerre commis contre des civils.  »

Oussama Ben Ali invite «  tous les Belges marqués par ces événements à faire pareil.  »

Pour porter plainte, il vous suffit de télécharger, imprimer et mettre votre nom et prénom puis de signer.

Présentez-vous ensuite avec votre plainte dans un commissariat.

Informez Oussama de votre démarche.

Dénonçons ensemble les responsables des horreurs de Gaza.

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Le Sionisme et l’antisémitisme: l’Accord signé en août 1933 entre les plus hautes autorités sionistes et nazies

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Jacques Bude

Jacques Bude est Professeur émérite de psychologie sociale de l’Université libre de Bruxelles. Mère et père morts en déportation. "Enfant caché" sauvé par des gens merveilleux du pays de Liège.

 

 

 

 

 

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“Si j’avais su qu’il était possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les transportant en Angleterre, mais seulement la moitié en les transportant en Palestine, j’aurais choisi la seconde solution – parce que nous ne devons pas seulement faire le compte de ces enfants, mais nous devons faire le compte de l’histoire du peuple juif.“

Ben Gourion, décembre 1938.

Un mois après les Nuits de cristal[1]

 

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Le 7 août 1933 – quelques mois à peine après l’arrivée de nazis au pouvoir le 30 janvier 1933 – l’Accord Haavara (passage, transfert en hébreu, l’expression hébraïque est également utilisée dans les documents nazis) a été conclu entre les plus hautes autorités de l’État nazi et les plus hautes autorités du Mouvement sioniste, notamment celles de la communauté juive de Palestine (le Yichouv, de Hayichouv Hayehoudi beEretz Israël, l’implantation juive en Terre d’Israël).

Selon cet accord, les Juifs d’Allemagne qui émigraient en Palestine, avaient la possibilité exclusive – l’accord stipulait que seule cette destination pouvait en bénéficier – d’y transférer une partie de leurs capitaux.[2] Un “capitaliste“ – terme utilisé dans l’accord – qui voulait s’installer en Palestine était autorisé à conclure un contrat avec un exportateur allemand pour l’expédition de marchandises dans ce pays. Les marchandises concernées étaient notamment du bois d’œuvre, des pompes et des machines agricoles. L’exportateur allemand était payé sur le compte bloqué du Juif émigrant qui après son arrivée – souvent 2 ou 3 ans plus tard – recevait de l’Agence Juive la contrepartie en livres palestiniennes. Il s’agissait donc d’un accord de clearing commercial et nullement d’échange de Juifs contre des marchandises palestiniennes. L’accord concernait uniquement les Juifs qui disposaient de capitaux importants.[3] Des opérations de troc de ces mêmes marchandises allemandes contre des produits de Palestine se sont ajoutées aux opérations de clearing. Toutes ces opérations se sont poursuivies même après les Nuits de cristal du 8 au 10 novembre 1938; jusqu’à la Déclaration de Guerre en septembre 1939 selon Raul Hilberg[4] et jusqu’au milieu de la Guerre 1939-1945 selon Tom Segev[5].

L’accord Haavara s’inscrit dans un important projet d’irrigation agricole en Palestine. Lévi Eshkol (à l’époque Lévi Shkolnik) a sans doute été le principal promoteur de l’accord. Il était un des fondateurs de la Histadrout – Fédération Générale du Travail – où il était le responsable de la promotion de l’agriculture coopérative. Au moment de la négociation et de la signature de l’accord, il était le représentant à Berlin d’une firme (Yachin[6]) associée à la Histadrout. Selon la notice biographique diffusée par le Ministère des Affaires étrangères israélien: “En 1937 Levi Eshkol a joué un rôle central dans la création de la Compagnie des Eaux Mekorot et, dans ce rôle, il a contribué de façon décisive à convaincre le Gouvernement allemand de permettre aux Juifs qui émigraient en Palestine d’emporter une partie de leurs fonds – principalement sous forme d’équipements fabriqués en Allemagne. Directeur Général de Mekorot jusqu’en 1951, il a introduit un système national de gestion de l’eau qui a rendu possible une agriculture irriguée intensive.“[7] La compagnie Mekorot était associée à la Histadrout.

Il est évidemment significatif que ce principal promoteur de l’accord Haavara soit un des plus hauts responsables de la communauté juive implantée en Palestine mandataire puis de l’État d’Israël. Lévi Eshkol faisait partie du Haut Commandement de la Hagana, l’armée clandestine juive sous le Mandat britannique et il est en 1950-1951 le Directeur Général du Ministère de la Défense. De 1949 à 1963, il est le Chef du Département Colonisation de l’Agence juive.[8] En 1951, il devient Ministre de l’Agriculture et du Développement. Il est Ministre des Finances de 1952 à 1963. En 1963, il succède à David Ben Gourion à la fois comme Premier Ministre et comme Ministre de la Défense.

L’accord Haavara a suscité de vives oppositions parmi les Juifs de l’époque. Cet accord qui bénéficiait du soutien des plus hautes autorités nazies[9] et des plus hautes autorités sionistes[10], traduisait les intérêts complémentaires des nazis qui voulaient que les Juifs quittent l’Allemagne et des sionistes qui voulaient qu’ils émigrent en Palestine. Or la plupart des Juifs allemands auraient préféré rester dans leur pays. L’idée d’un boycott économique et diplomatique international naquit aux États-Unis avec le soutien du Congrès juif américain. Il avait pour but d’essayer de forcer les nazis à mettre fin aux persécutions afin que les Juifs puissent continuer à vivre en Allemagne.[11]

Le débat entre l’incitation à l’émigration en Palestine et l’appel au boycott de l’Allemagne nazie s’inscrit dans l’opposition qui existait de longue date entre sionisme et assimilation, entre d’une part la volonté de certains Juifs – une petite minorité – d’émigrer en Terre d’Israël et d’autre part la volonté d’autres Juifs – une écrasante majorité – de rester dans leur pays ou d’émigrer ailleurs qu’en Israël, ce qui impliquait évidemment le désir que leurs droits humains soient respectés partout – notamment en Allemagne – et donc de combattre l’antisémitisme.

Selon Ben Gourion, “Les assimilationnistes ont toujours déclaré la guerre à l’antisémitisme. Aujourd’hui, cette guerre s’exprime par un boycott contre Hitler. Le sionisme, lui, a toujours plaidé pour l’indépendance du peuple juif dans sa patrie. Aujourd’hui, certains sionistes ont rejoint le chœur des assimilationnistes: «guerre» à l’antisémitisme. Mais nous devons donner une réponse sioniste à la catastrophe que subissent les Juifs allemands – transformer ce désastre en une occasion de développer notre pays, et sauver les vies et la propriété des Juifs d’Allemagne pour le bien de Sion. C’est ce sauvetage qui a priorité sur tout le reste.“ Et Ben Gourion de conclure que se focaliser sur le boycott constituerait un “échec moral“ d’une envergure sans précédent.[12]

À l’évidence, “sauver les Juifs“ n’était pas la priorité de celui qui sera 10 ans plus tard le Père fondateur de l’État d’Israël. Il déclare le 7 décembre 1938, soit un mois à peine après les Nuits de cristal: “Si j’avais su qu’il était possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les transportant en Angleterre, mais seulement la moitié en les transportant en Palestine, j’aurais choisi la seconde solution – parce que nous ne devons pas seulement faire le compte de ces enfants, mais nous devons faire le compte de l’histoire du peuple juif.“[13] Bref l’ultranationalisme, la priorité du bien de Sion sur tout le reste.

Les opérations de clearing commercial de l’accord Haavara permettaient exclusivement le départ des Juifs fortunés. Or, les nazis voulaient aussi et plus encore se débarrasser de tous les autres. Reinhardt Heydrich, Chef de la Police de Sécurité du Reich, déclare le 12 novembre 1938, soit 2 jours après les Nuits de cristal, “Le problème n’était pas de faire partir les Juifs riches mais de se débarrasser de la racaille juive“. Ce féroce antisémite a même mis sur pied – en soutirant des fonds à des Juifs fortunés – diverses formes d’aide pour que des Juifs pauvres puissent se payer le voyage en Palestine.[14]

J’ai noté que dans le cadre de l’accord Haavara, le troc entre marchandises allemandes – matériaux de construction, pompes et machines agricoles – et palestiniennes s’était ajouté aux opérations de clearing commercial. Il semble clair que les autorités sionistes n’ont jamais envisagé de troquer des Juifs sans fortune contre des produits de Palestine. En d’autres termes, les plus hautes autorités du mouvement sioniste – notamment celles de la communauté juive implantée en Palestine – ont préféré se procurer des instruments de colonisation plutôt que de permettre à des Juifs d’échapper au massacre nazi. Ce qui est parfaitement conforme au sionisme réel: priorité absolue à la colonisation de la Terre d’Israël.

Les quelque 20000 Juifs fortunés qui ont bénéficié de l’accord Haavava, lui doivent plus que probablement la vie[15] puisque les 200000 Juifs d’Allemagne et d’Autriche qui n’ont pas réussi à fuir parce qu’ils ne disposaient pas des capitaux nécessaires, ont pratiquement tous été assassinés.

En 1953, ces Juifs assassinés ont quand même pu contribuer au “bien de Sion“ puisqu’ils ont permis à l’État d’Israël d’obtenir des "réparations" un peu plus plantureuses. En effet, le nombre des victimes juives du Génocide a servi de base au calcul du montant des "réparations" allemandes. Au moment où elles négociaient ce montant, les autorités de l’État d’Israël – celles-là mêmes qui avaient négocié l’accord Haavara - ont envisagé, sans doute par gratitude, d’accorder la citoyenneté israélienne à titre posthume aux victimes du génocide.[16]

L’accord Haavava montre clairement que, contrairement à ce que proclame l’idéologie sioniste – mythe fondateur de l’État d’Israël -, la priorité des plus hautes autorités sionistes n’était pas de “sauver les Juifs“ mais de peupler et de coloniser la Terre d’Israël. “La veille des pogroms de la Nuit de Cristal, Ben Gourion déclarait que la «conscience humaine» pourrait amener différents pays à ouvrir leurs portes aux Juifs réfugiés d’Allemagne. Il y voyait une menace et tira un signal d’alarme: «Le sionisme est en danger!»“[17] À l’évidence, les autorités sionistes ne cherchaient pas à combattre l’antisémitisme mais à l’instrumentaliser afin d’amener les Juifs à contribuer à la colonisation de la Palestine.

La machine de propagande de l’État d‘Israël – avec ses puissantes officines à l’étranger, telles l’AIPAC aux États-Unis, le CRIF en France, le CCOJB en Belgique, … – perpétue l‘instrumentalisation de l’antisémitisme au service de la Terre d’Israël. La tâche est toutefois plus ardue qu’au temps des nazis car aujourd’hui la haine meurtrière des Juifs est tout fait marginale. Dès lors, la machine de propagande israélienne – avec l’efficacité que lui confère une odieuse invocation du génocide – ressasse à satiété que l’antisémitisme meurtrier est omniprésent – particulièrement dans les immigrations musulmanes – et que les condamnations de la politique officielle de l’État d’Israël envers les Palestiniens n’expriment pas une révulsion face à des crimes contre l’humanité et à des crimes de guerre mais la volonté antisémite immémoriale de détruire les Juifs. De plus, cette machine de propagande et ses officines affirment sans relâche que pratiquement tous les Juifs s’identifient à l’État d’Israël et soutiennent sa politique criminelle, ce qui constitue une incitation à l’antisémitisme bien plus efficace que les ignobles mensonges largement discrédités des négationnistes.

[1] “Des rapports – incomplets – (des autorités nazies) donnaient les chiffres suivants: 815 magasins détruits; 171 maisons incendiées; 191 synagogues brûlées; 14 chapelles de cimetière, salles de réunion communautaires et bâtiments du même genre démolis. Vingt mille Juifs furent arrêtés, trente-six tués, trente-six autres gravement blessés.“ Raul Hilberg, La destruction des Juifs d’Europe, Paris, Folio, 1999, p.44.

[2] Voir Raul Hilberg, La destruction …, notamment p.125.

[3] “Tout Juif qui émigrait en Palestine (était autorisé) à emporter mille livres sterling en devises étrangères et à envoyer par bateau une quantité de marchandises d’une valeur de 20000 marks et même davantage. … La somme de mille livres sterling était nécessaire pour obtenir l’autorisation de la Grande-Bretagne de s’installer en Palestine en tant que Capitaliste – on appelait ainsi cette catégorie d’immigrants. C’était une somme importante; une famille de quatre personnes pouvait vivre dans un confort bourgeois avec moins de 300 livres sterling par an.“ Tom Segev, Le septième million, Éd. Liana Levi, 2010, p.27.

[4] Raul Hilberg, La destruction …, p.125

[5] Tom Segev, Le septième …, p.30. Dans ce cas, le système Haavara enfreignait le Blocus de l’Allemagne imposé par les Alliés au moment de la Déclaration de guerre en septembre 1939.

[6] Il s’agit probablement d’une entreprise de commercialisation de produits agricoles, sans doute des agrumes. Il existe aujourd’hui en Israël une Yachin-Hakal Company Ltd. qui dans le passé était associée à la Histadrout et qui en 2013 est qualifiée de “Israel’s largest citrus fruit growers“. http://jewishbusinessnews.com/2013/07/25/

[7] www.mfa.gov.il/MFA/Facts%20About%20Israel/State/Levi%20Eshkol. Ma traduction de l’anglais.

[8] Head of the settlement division of the Jewish Agency. (settlement: colonie, implantation)

[9] L’Accord a été signé au Ministère des Finances du Reich. Voir Tom Segev, Le septième …, p.27.

[10] Lévi Eshkol n’a pas été le seul futur Premier Ministre israélien à soutenir l’accord. “D’autres futurs Premiers ministres avaient été également engagés à différents stades de la Haavara. David Ben Gourion et Moshé Shertok (plus tard Sharett) se battirent pour l’accord de la Haavara lors de congrès sionistes et au sein de l’exécutif de l’Agence juive. Golda Meyerson (plus tard Meïr) le défendit à New York.“ Tom Segev, Le septième …, p.29.

[11] “Les nazis … ne prirent pas à la légère la capacité des Juifs à leur causer du tort; ils menacèrent la classe dirigeante juive en Amérique, ils organisèrent un boycott d’une journée contre les magasins juifs en Allemagne et donnèrent un coup d’accélérateur aux négociations de l’accord de la Haavara. L’un de leurs buts était de diviser le monde juif entre les partisans de la Haavara et les partisans du boycott. Et la division eut effectivement lieu.“ Tom Segev, Le septième …, p.35.

[12] Tom Segev, Le septième …, p.37.

[13] Déclaration faite au Comité Central de son parti, le Mapai (socialiste). Voir Tom Segev, Le septième …, p.38.

[14] Raul Hilberg, La destruction …, p.127.

[15] Ils perdirent 35% de leur capital et furent forcés d’attendre longtemps leur argent, parfois pendant deux ou trois années mais ils ont survécu. Voir Tom Segev, Le septième …, p.30.

[16] "Le projet de loi sur la Commémoration de la Shoah et des Héros (Yad Vashem, 1953) … comportait une clause prévoyant l’attribution à titre commémoratif de la citoyenneté israélienne à tout ceux qui étaient morts pendant la Shoah." Idith Zertal, La nation … p.85.

[17] Tom Segev, Le septième …, p.38-39.

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28 août 2014

Action BDS à Liège Galérie St Lambert

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Des sanctions contre Israël pour arrêter le massacre dans la bande de Gaza

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Des sanctions contre Israël pour arrêter le massacre dans la bande de Gaza

Depuis le 8 juillet, Israël mène une violente offensive militaire contre la bande de Gaza, déjà très éprouvée par de nombreuses attaques et sept ans de blocus israéliens. Le bilan provisoire est désastreux : plus de 1 900 morts dont 85% de civils parmi lesquels463 enfants, plus de 7 900 blessés, quelque 485 000 déplacés, des familles entières décimées, des quartiers totalement rasés, des infrastructures essentielles détruites partiellement ou en totalité : des hôpitaux, des écoles, des abris des Nations unies, des réservoirs d’eau ainsi que la seule centrale électrique qui fonctionnait. Le pilonnage d’un marché populaire lors d’une trêve a fait 30 morts.

Comme dans l’ensemble du monde, y compris à Tel-Aviv, les manifestations de soutien à la population de Gaza se sont multipliées en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, où elles ont été réprimées avec violence. On dénombre plusieurs morts, des dizaines de blessés et de nombreuses arrestations.

En Israël, la communauté palestinienne s’est mobilisée pour protester contre l’offensive militaire. Ces manifestations, qui dénonçaient également la montée du racisme à l’encontre des Palestiniens d’Israël et l’épuration ethnique infligée aux Bédouins, ont été attaquées par des extrémistes juifs israéliens. Les violences racistes et les appels à « tuer les Arabes » se sont multipliés. Mais ce sont les Palestiniens que la police israélienne a arrêtés en masse.

L’opération israélienne à Gaza et la répression en Cisjordanie sont, sous des prétextes sécuritaires, une réponse à la récente tentative de rapprochement inter-palestinien. La formation au début du mois de juin d’un cabinet d’union nationale, qui ne comportait aucun ministre affilié au Hamas, a provoqué la colère des Israéliens, mécontentement porté à son comble par la reconnaissance, inédite, de ce gouvernement par l’Union européenne et les Etats-Unis. En prenant le prétexte de l’enlèvement et de l’assassinat des trois jeunes Israéliens, dont ils ont accusé sans preuve le Hamas, les dirigeants israéliens ont saisi l’occasion de déclencher une campagne massive contre ce dernier en Cisjordanie, puis l’escalade de violence.

Cette offensive militaire minutieusement préparée fait suite à neuf mois de discussions menées par le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, afin de réamorcer le « processus de paix » au point mort depuis que les Palestiniens avaient rompu les contacts en 2010 car la colonisation – qui constituait pour eux une ligne rouge – continuait de s’amplifier. Pendant cette période, celle-ci n’a pas ralenti, au contraire, plus de 14 000 appels d’offres ont été annoncés au total. Selon les Nations unies, le transfert d’une partie de la population de la puissance occupante vers un territoire occupé constitue un crime de guerre, un cas dont la Cour pénale internationale peut juger si l’Autorité palestinienne se tourne vers les Nations unies, dont la Palestine est depuis 2012 Etat observateur non-membre. Quant aux quelque 5 000 prisonniers, ils entamaient dans le même temps une grève de la faim contre la détention administrative et pour des conditions de détention moins scandaleuses. Dans le même temps, Israël refusait d’honorer son engagement de libérer le dernier groupe de prisonniers pré-Oslo et procédait ensuite à la ré-arrestation de prisonniers libérés dans le cadre d’un échange avec un soldat israélien. La rupture était consommée, la machine de guerre se mettait en ordre de marche.

A ce jour, la communauté internationale, sous forte pression israélienne et dans un contexte général d’islamophobie alimenté par la peur de mouvements djihadistes, ne s’est pas donné les moyens de forcer Israël à respecter le droit international. Les pays européens l’ont sévèrement critiqué sur la colonisation alors que, dans le même temps, ils continuent à coopérer pleinement avec lui, économiquement, politiquement et militairement. Quelques timides mesures européennes cherchent à faire valoir le droit, comme par exemple la publication des lignes directrices de l’UE émises en juillet 2013 concernant les colonies, ou l’avis publié par la France et 17 autres pays européens décourageant les entreprises d’avoir des investissements et activités économiques avec des entités implantées dans les colonies. Leur impact reste à démontrer.

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En cette année que les Nations unies ont déclarée « de solidarité avec les Palestiniens », la France doit être garante de l’application du droit, comme elle y est tenue, et exercer de fermes pressions sur Israël pour qu’il s’y conforme. Alors que la colonisation israélienne s’intensifie, on ne peut, comme ce fut le cas, soutenir la candidature d’Israël à la vice-présidence de la Commission chargée de la décolonisation. De même on ne peut donner un blanc-seing au gouvernement israélien pour amplifier son offensive contre la bande de Gaza ou s’abstenir quand le Conseil des droits de l’homme de l’ONU demande une enquête sur les crimes commis à Gaza. En invoquant, à tort dans de pareilles circonstances, le droit d’Israël à la « légitime défense », la France et l’Europe méprisent le droit international et encouragent ainsi Israël à intensifier son offensive sur la bande de Gaza. Selon le droit international, Israël a des obligations en tant que puissance occupante dont il ne peut se défausser sous prétexte de « légitime défense ». En tant que signataire de la IVe Convention de Genève, la France doit faire respecter l’ensemble des droits des Palestiniens et doit assumer son rôle de protection de ce peuple.

A l’heure où un massacre se déroule sous nos yeux à Gaza, où la colonisation et la répression s’intensifient en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, nous avons le devoir moral de tout faire pour que le peuple palestinien gagne enfin sa liberté et sa souveraineté…

Il faut exiger en premier lieu la mise en place d’un couloir humanitaire assurant la sécurité du personnel humanitaire. La France peut aussi prendre l’initiative d’une intervention humanitaire, en dépêchant sur place des navires pour évacuer les blessés et les enfants, comme elle l’a fait dans d’autres circonstances. Mais, surtout, il faut mettre fin à l’offensive militaire et au blocus illégal de Gaza qui constituent des punitions collectives. Il faut mettre un terme à la colonisation du reste de la Palestine et à l’impunité d’Israël. Ce sont les conditions impératives d’une solution politique que la France doit promouvoir.

L’Union européenne doit prendre des sanctions immédiates contre Israël et contre ses responsables politiques et militaires, avec notamment la suspension de l’Accord d’association UE-Israël en vertu de son article 2, et le gel des avoirs des responsables militaires et politiques. Nous voyons qu’elle sait le faire dans d’autres circonstances. Il ne peut y avoir deux poids-deux mesures, et le droit international doit être appliqué, voir imposé, partout avec la même détermination.

Signataires :

Amjad Al Shawa, directeur du Réseau des ONG palestiniennes (PNGO)

Claude Léostic, présidente de laPlateforme des ONG françaises pour la Palestine

Issam Younis, directeur d’Al Mezan Centre for Human Rights

Raji Sourani, directeur du Palestinian Center for Human Rights

Shawan Jabarin, directeur d’Al-Haq

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Etre un Mensch ou un collabo du plan Dalet?

palestine 47 a 2014

Etre un Mensch ou un collabo du plan Dalet?

En Hommage à Hajo Meyer [1]

 

C'est un bien beau mot yiddish que Mensch!

Dans la communauté juive, il désigne un être humain de valeur, quelqu'un de bien, une personne d'honneur.

J'ai la chance d'en connaître plusieurs qui m'ont donné leur amitié.

Ils et elles ont toujours été antiracistes, se sont opposés à la dictature franquiste, ont soutenu les Vietnamiens, dénoncé le colonialisme belge, appuyé les luttes de libération d'Algérie, d'Afrique du Sud et d'Amérique latine, manifesté pour les Sahraouis, les Kurdes, les Roms, les Amérindiens, les réfugiés d'Afrique et d'Afghanistan... Bref, ils n'ont jamais cessé de défendre les droits des humains, ici et ailleurs.

 

Certains parmi les plus anciens vont régulièrement rencontrer les enfants dans les écoles pour témoigner de l'abjection du nazisme qui a conduit à l'indicible horreur d'Auschwitz.

Et tous, jeunes et vieux, manifestent aujourd'hui contre les crimes du régime de Netanyahu et s'opposent à ceux qui, dans ce pays, prétendent parler au nom de la communauté juive alors qu'ils ne sont que des propagandistes d'un régime criminel.

 

Le mot hébreu Dalet a, lui, une signification bien moins honorable.

Pour ceux et celles qui l'ignoreraient encore, le plan militaire appelé Dalet a été mis au point en 1947 par les leaders du mouvement sioniste et déclenché avant même la création de l'Etat d'Israël.

Son but était simple : "désarabiser" le futur pays!

 

    Comme le déclarait alors Ben Gourion, le fondateur de l'Etat : "Le nettoyage de la

    Palestine demeure l'objectif premier du plan Dalet!" [2]

 

Au début, ce fut un réel succès : quelques 750.000 Palestiniens furent expulsés de leurs maisons ou prirent la fuite, on massacra ceux qui osaient résister – la tuerie de Deir Yassin est restée "célèbre" – et près de 400 villages furent rasés. [3]

Mais quand les bombardements cessèrent, Ben Gourion et ses acolytes durent bien constater que tous les Palestiniens n'avaient pas fui!

Il en restait 160.000 sur le territoire du nouvel Etat.

Ils constituent aujourd'hui plus de 20% de la population israélienne, considérés comme des citoyens de seconde zone et soumis aux lois d'apartheid du régime sioniste.

 

De plus, si le nouveau maître avait contraint une bonne partie des "indigènes" à l'exil au Liban, en Jordanie et en Syrie, il en restait encore beaucoup aux abords du territoire conquis.

Ceux de Cisjordanie se retrouveront plus tard derrière le fameux mur et les autres emprisonnés dans le lopin de terre de Gaza (± 480.000 réfugiés)... ou, comme les Bédouins, parqués dans les "townships" du Negev. [4]

 

L'ambition des colonisateurs, Européens pour la quasi totalité, de créer un état sioniste s'étendant, au minimum, du Golan au golfe d'Akaba et du Jourdain à la mer Méditerranée était donc loin d'être atteint. [5]

De plus, la reconnaissance du nouvel Etat par l'ONU, entraînait, paradoxalement, un problème pour le développement du plan.

En effet, aux yeux de la communauté internationale, Israël se devait d'avoir l'apparence d'une démocratie, de montrer un profil de régime respectable.

Plus question de continuer la "désarabisation" au grand jour.

Il fallait changer de stratégie.

C'est ainsi que depuis soixante ans, Israël applique l'expansion territoriale "par paliers".

Chaque annexion ou occupation de terres est justifiée par des nécessités de sécurité [6] ou l'exigence de riposte à une agression.

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Une fois le territoire conquis, une campagne de propagande est lancée proclamant tous azimuts la volonté de paix d'Israël.

Des négociations sont ensuite organisées (Camp David, Oslo, Annapolis, Le Caire...)... et tirées en longueur jusqu'à la rupture sous un des prétextes habituels.

Israël est passé maître dans cette stratégie visant à "stabiliser" la conquête pendant d'interminables pourparlers, et rendre ainsi l'occupation irréversible : l'expansion des colonies en Cisjordanie pendant les négociations est un exemple éclairant. 

 

L'Histoire est constellée de ces agissements démontrant que, loin d'aspirer à la paix, le régime sioniste n'a jamais cherché qu'à affaiblir les habitants de cette terre, à les humilier, les réprimer, les expulser... ou à les massacrer comme à Kafr Kassem en 1956. [7]

Blocus de Gaza depuis huit ans, érection d'un mur de plus de 700 kms, création de centaines de check-points en Cisjordanie, arrestations arbitraires, lois d'apartheid, emprisonnements d'élus politiques, destructions de maisons et de champs d'oliviers, torture d'enfants [8] , vol de l'eau... etc, etc.

Les preuves sont, hélas, innombrables.

 

Le dernier avatar de "Dalet" est "Barrière de Protection".

Le déclenchement de cette opération est essentiellement motivé par le danger que représente pour les colonisateurs la décision de réunification du Hamas et du Fatah... Mais, comme toujours, Israël a une bonne justification pour les medias.

Cette fois, c'est l'assassinat de trois jeunes colons et les roquettes lancées sur les colonies proches de Gaza... Ashdod, Ashkelon et Sderot notamment.

La plupart des medias "mainstream" passent bien entendu sous silence que ces roquettes répondent aux exactions de l'occupant (blocus humiliant, bombardements ciblés, agressions des pêcheurs, interdiction de cultiver, etc)...Et qu'elles sont, notamment, envoyées par les Palestiniens originaires de la région.

Chassés par les conquérants européens en 1948, ils se sont retrouvés – avec la clef de leur maison pour seul souvenir – dans les camps de refugiés de Jabalia ou Khan Younis. [9] 

Ces villes et villages qu'ils bombardent aujourd'hui étaient les leurs!

Ils s'appelaient Asdud (Ashdod), Najd (Sderot), Asqalan (Ashkelon),... etc. [10]

 

Le plan Dalet était passé par là... sans parvenir à éradiquer la mémoire !

 

Parfois, le régime sioniste fait des "erreurs stratégiques" comme en 1987 quand, pour affaiblir le Fatah, il a soutenu la création du Hamas, ou en 2006 quand, en compagnie des USA, il collabora à la tentative de coup d'état menée par Mohammad Dahlan pour renverser la gouvernement de Gaza, légitimement élu. [11]

 

En 2014, le plan Dalet [12]est toujours opérationnel.

Il n'a, en réalité jamais cessé d'être au coeur de la politique israélienne.

Affirmer cela tient du fantasme? C'est une vision simpliste? Tendancieuse?

 

Il suffit pourtant de regarder les cartes montrant les expansions territoriales année après année – celle de 2005 est déjà largement obsolète – pour constater que ce projet raciste n'a jamais été enterré.

 

 

 

Depuis plus de soixante ans, de conquête en conquête, d'annexion en occupation, de massacres organisés ou commandités (Sabra et Chatila), de meurtres ciblés (Naïm Khader... et tant d'autres),  de propositions de paix truquées, de refus de respecter le droit international et les ordonnances de l'ONU ou du Tribunal de La Haye, au rejet de propositions de paix [13], les colonisateurs ont méthodiquement continué d'appliquer le plan de "désarabisation".

 

Cyniquement, avec le soutien des USA et la complicité de la plupart des pays européens, la plus grande puissance militaire du Moyen-Orient a aujourd'hui mis la main sur la quasi totalité de la "terre sainte" et mène en ce moment une action génocidaire contre le peuple palestinien de Gaza.

Ce qui ne l'empêche pas, pendant ce temps, de continuer à harceler les Palestiniens de Cisjordanie et de fermer les yeux sur les ratonnades fomentées, en Israël, par des milices sionistes fanatiques. [14]

 

Au moment où j'écris ces lignes, "Dalet" fait une pause et une fragile trêve s'est installée après la boucherie des dernières semaines. Ce moment de calme permettra au moins d'enterrer les quelques 2.140 morts Palestiniens (71% de civils, dont 555 enfants suivant le décompte de l'UNICEF!) et de soigner les milliers blessés laissés par "l'armée la plus morale du monde". [15]

Cette trêve permettra aussi de faire le deuil des 17 victimes (dont deux enfants) de Cisjordanie, abattues durant la même période dans les rues de Jérusalem ou d'Hébron par les "snipers" israéliens et de soigner les 2.139 blessés. [16]

 

Et Netanyahu continue de proclamer "Nous ne faisons que nous défendre!"

Il est vrai que pour le colonialiste, l'Histoire ne commence pas au moment où il envahit, massacre et expulse mais toujours au moment où l'opprimé se révolte et l'agresse, tout comme le violeur pour qui l'histoire ne commence pas au moment du viol mais quand sa victime le gifle.

C'est ainsi que les tartuffes sionistes font commencer l'horreur au moment où les roquettes s'abattent sur  leurs villes et villages... Pas au début du crime de colonisation.

 

La Cisjordanie est pratiquement annexée, les habitants n'ont plus que des frondes pour se défendre.

Seule la bande de Gaza se bat encore les armes à la main.

Encore un effort, messieurs les colonialistes, l'apothéose du plan Dalet approche.

 

Encore quelques massacres pour atteindre votre objectif : l'éradication d'un peuple et l'asservissement des survivants!

... Et l'extrême-droite sioniste des pays occidentaux pourra jubiler!

 

Alors, les "Menschs" que je connais hausseront les épaules.

Ils savent depuis longtemps que ces compatriotes qui prétendent parler en leur nom, sont des manipulateurs au service d'une idéologie fasciste! [17]

Ces "Menschs" dénoncent journellement ces agents de la "Hasbara" [18] qui avancent masqués et font croire à des citoyens crédules que des hordes de manifestants islamistes envahissent nos rues en hurlant "Mort aux Juifs" et que des pogroms (émeute avec pillage et meurtres!) ont même été fomentés à Bruxelles et à Paris durant l'opération "Barrière de Protection". [19]

 

Les "Menschs" sont insensibles au bourrage de crâne politique et ne font pas d'amalgame entre leur appartenance à la communauté juive et le régime de Netanyahu.

Ainsi, ils n'acceptent pas qu'un général israélien vienne, avec la collaboration de rabbins, faire du recrutement dans les synagogues. Ils se demandent d'ailleurs pourquoi le gouvernement ferme les yeux sur cette tentative d'embrigadement, alors qu'il met en prison ceux qui recrutent pour d'autres causes.

Ils ne sont pas les ennemis d'Israël, non!

Ils sont seulement pour un Israël "désionisé" dans lequel un citoyen est égal à un autre citoyen et ils refusent un régime dans lequel les Palestiniens sont considérés comme "des bêtes qui marchent sur deux jambes." [20]

 

Hajo Meyer qui vient de nous quitter affirmait : “Les Israéliens essayent de déshumaniser les Palestiniens, exactement comme les Nazis ont tenté de me déshumaniser. Personne ne devrait déshumaniser l’autre et ceux qui essayent de déshumaniser l’autre ne sont pas humains" [21]

Il fait partie de ces "Menschs" qui sont l'honneur de leur communauté.

 

Mais, pas d'angélisme! Ils ne sont pas plus "pro-Hamas" que "pro-Fatah" et conservent leur esprit critique devant les dérives politiciennes de certains responsables.

Ils agissent seulement pour que justice soit rendue aux Palestiniens, pour que le Droit international soit appliqué et que les criminels de guerre soient jugés.

 

Ils refusent aussi de se faire manipuler par les medias qui parlent d'un conflit entre deux forces alors qu'il s'agit de la résistance d'un peuple contre une armée d'envahisseurs, ces medias qui omettent généralement de citer la "Résolution 37/43" de l'ONU qui "Réaffirme la légitimité de la lutte des peuples pour leur indépendance, leur intégrité territoriale et leur unité nationale et pour se libérer de la domination coloniale et étrangère et de l’occupation étrangère par tous les moyens à leur disposition, y compris la lutte armée."

Pour les "Menschs", cette résolution est un préalable à toute analyse des événements, à Gaza, Cisjordanie et en Israël même.

 

Parfois, certains d'entre eux s'énervent un peu contre ce qu'ils appellent les progressistes "mous" qui militent pour qu'Israéliens et Palestiniens vivent en paix, parlent de "concessions indispensables" mais restent évasifs sur la justice. Ils critiquent le régime sioniste mais ne s'opposent pas clairement à lui, fermant souvent les yeux sur son orientation fascisante et continuant de propager le mythe du "lien ethnique avec cette terre".

 

Les "Menschs" pensent surtout qu'il est plus qu'urgent de juger les crimes contre l'humanité perpétrés par les Netanyahu, Lieberman et autres fanatiques d'extrême droite... Et espèrent que de plus en plus de membres de leur communauté viendront grossir leurs rangs, derrière la bannière "Pas en notre nom!"

 

Alors, concitoyens de culture ou de religion juive, Mensch ou collabos silencieux du plan Dalet?

Rudi Barnet

(28/8/2014)

 



[1] Mensch survivant d'Auschwitz, anti-colonialiste et anti-sioniste, décédé en août 2014 (Info-Palestine)

[2] Journal de Ben Gourion, repris par Ilan Pappe dans "Le Nettoyage Ethnique de la Palestine, P.174)

[3] "Le Nettoyage Ethnique de la Palestine" de Ilan Pappe (Fayard, 2006)

[4] Voir  Liste des camps de réfugiés : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_camps_de_réfugiés_palestiniens

[5] Walid Khalidi, "Plan Dalet: The Zionist Master Plan for the conquest of Palestine"

[6] Le "Mur de Séparation" de plus de 700 km annexe 9,4% de la Cisjordanie selon l'ONU (OCHA)

[7] Sur ce massacre, voir "Kafr Kassem" le film de Borhane Alaouié (1073)

[8] Rapport 2012 "Children  in Military Custody" du Foreign & Commonwealth Office

[9] Consulter le site web de l'UNWRA, l'organisme d'aide aux réfugiés de l'ONU (www.unrwa.org)

[10] Fadwa Nassar :" Faire déguerpir les colons et vider les colonies" (Assawra du 22/8/2014)

[11] Plan d’action initié par Me Condoleeza Rice, représentante des USA. Dahlan (alors chef des services de

    sécurité du Fatah, exclu de l'organisation depuis) assura, en Egypte, la formation de 4700 hommes qui

    échouèrent dans la tentative de prendre le pouvoir à Gaza.

[12] Voir wikipedia.org/wiki/Plan_Daleth

[13] En 2002, la Ligue des Etats arabes a proposé la paix au nom des 22 pays arabes et la création de deux

   Etats sur base de la frontière de 1967... Pas de réaction d'Israël à cette proposition.

[14] Pour mémoire : Mohammad Abou Khdeir, 16 ans, enlevé et "incendié"à Jérusalem début juillet 2014

[15] Voir les chiffres de Ziad Medoukh dans "La Feuille de Chou" (http://la-feuille-de-chou.fr/archives/70690)

[16] Chiffres publiés par Haaretz et diffusés par "EuroPalestine" (www.europalestine.com/spip.php?article9831)

[17] Dénonciation de Albert Einstein et Hanna Arendt dans le “New York Times“ du 2/12/1948

[18] Ministère de la Propagande d'Israël

[19] Déclaration (12/8/2014) de Mr Bruno Wajskop à la RTBF

   (www.rtbf.be/info/belgique/detail_conflit-a-gaza-a-bruxelles-des-juifs-ont-peur?id=8329020)

[20] Menahem Begin, premier ministre, dans un discours à la Knesset en 1982

[21] Déclaration de Hajo Meyer comme témoin au tribunal de Edimbourg en 2010

 

Fin »