FREE PALESTINE

21 novembre 2019

Washington ne considère plus les colonies israéliennes comme contraires au droit international

Source: Externe

L’annonce entre en contradiction avec la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, qui interdit à une armée d’occupation d’implanter des colons dans le territoire concerné

 

L’administration Trump a de nouveau remis en cause lundi le consensus international sur le conflit israélo-palestinien, en annonçant que les États-Unis ne considéraient plus comme illégales les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.

Après la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël et celle de la souveraineté israélienne sur le Golan syrien, il s’agit d’une nouvelle décision spectaculaire en rupture avec la tradition diplomatique américaine, aussitôt saluée par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyah et dénoncée par l’Autorité palestinienne (AP).

«Après avoir examiné soigneusement tous les arguments de ce débat juridique», l’administration Trump conclut que «l’établissement de colonies de civils israéliens en Cisjordanie n’est pas en soi contraire au droit international», a déclaré le chef de la diplomatie américaine M.Pompeo devant la presse.

Mike Pompeo, secrétaire d’État des États-Unis a tenu à présenter cette annonce comme un retour à l’interprétation du président Ronald Reagan au début des années 1980, se démarquant surtout de la précédente administration démocrate de Barack Obama, qui avait condamné la colonisation.

Mais la politique américaine s’appuyait en fait jusqu’ici, au moins théoriquement, sur un avis juridique du département d’État remontant à 1978, selon lequel «l’établissement de colonies de population dans ces territoires» n’était «pas conforme au droit international».

Ces colonies installées sur les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967 sont en effet jugées illégales par l’ONU, et une grande partie de la communauté internationale voit en elles un obstacle majeur à la paix.

Mike Pompeo a donc décidé que cet avis de 1978 était caduc.

«La vérité, c’est qu’il n’y aura jamais de solution judiciaire au conflit, et que les débats sur qui a raison et qui a tort au regard du droit international n’apporteront pas la paix», a-t-il estimé.

Il a également fait valoir que cette décision ne préjugeait pas du «statut final» de la Cisjordanie, dont le sort dépendra de futures négociations entre Israéliens et Palestiniens, rendues très hypothétiques par un processus de paix au point mort.

L’administration Trump tarde d’ailleurs à dévoiler son propre 'plan de paix', surnommée «deal du siècle», et rejeté par avance par les Palestiniens.

En avril, M.Pompeo avait refusé de dire si Washington s’opposerait à une éventuelle annexion des colonies de Cisjordanie par Israël, une idée évoquée par la droite israélienne au pouvoir.

Source: Externe

Coup de pouce à Netanyahu

La décision américaine pourrait être interprétée comme un nouveau coup de pouce à Benyamin Netanyahu, qui a proposé d’annexer  une partie des colonies de Cisjordanie occupée, au moment où les partis israéliens mènent de difficiles tractations pour former un gouvernement.

Pour le chef du gouvernement sortant, l’interprétation de son plus proche allié sur les colonies «est le reflet d’une vérité historique: que les juifs ne sont pas des colonisateurs étrangers en Judée-Samarie», selon le nom biblique utilisé en Israël pour désigner la Cisjordanie occupée.

Selon le rabbin Alissa Wise, co-directeur de Jewish Voice for Peace, l’annonce de l’administration américaine concernant les colonies vise à apporter un soutien politique tant à Netanyahu qu’à Donald Trump lui-même, qui souhaite être réélu en 2020.

«L’administration Trump ne s’est jamais concentrée sur la promotion de la paix, mais cherche plutôt à soutenir la carrière de Netanyahu et de Trump, et à perpétuer le contrôle et la domination d’Israël sur la terre et les vies des Palestiniens, à tout prix», a-t-il déclaré dans un communiqué.

L’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a pour sa part vivement condamné la déclaration américaine: Washington n’est «pas qualifié ou autorisé à annuler des dispositions de droit international et n’a pas le droit de légaliser des colonies israéliennes», a déclaré le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina.

Amnesty International

L’AP ne considère plus les États-Unis comme un médiateur possible, ni même un simple interlocuteur, dans le conflit qui l’oppose à Israël et a mis fin à tous ses contacts avec les Américains depuis l’annonce concernant Jérusalem.

Washington a en outre cessé toute aide financière aux Palestiniens.

L’Union européenne s’est aussi rapidement démarquée de l’annonce de Washington, en rappelant sa position «claire» et «inchangée».

«Toute activité de colonisation est illégale au regard du droit international et compromet la viabilité de la solution à deux États et les perspectives d’une paix durable, comme le réaffirme la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies», a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué à Bruxelles.

Les colonies de peuplement israéliennes dans les territoires palestiniens occupés constituent une violation de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.
«La politique israélienne consistant à installer des civils dans des territoires occupés est considérée comme un crime de guerre par le statut de la Cour pénale internationale» a rappelé Amnesty International.

Rédaction MEE & Agences -
19.11.19
Source: MEE

20 novembre 2019

Gaza sous le choc de la mort de toute une famille

Source: Externe

Que dire à des enfants qui ont perdu des camarades de classe lors d’une frappe israélienne? Gaza sous le choc de la mort d’une famille

 

«Que disons-nous à ces enfants? Pourquoi trois de leurs camarades ont-ils été tués»?  implorait samedi une membre de la tribu al-Sawarkah de Gaza, qui a perdu une famille de huit personnes dans une frappe aérienne israélienne, mercredi soir.

La parente prenait ainsi la parole lors d’une visite à l’école de Dir al-Blah qu’avaient fréquentée les trois enfants qui étaient morts dans l’attaque.

Les photos de Muath Mohammed al-Sawarkah, 7 ans, de son frère Wasim, 13 ans, et de son cousin Muhannad, 12 ans, étaient exposées à l’école pour que leurs camarades puissent leur rendre hommage.

«Comment l’expliquez-vous à des enfants de cet âge? » se demandait la parente de la famille, qui s’exprimait auprès des médias. «Pourquoi devraient-ils se soucier de ce que l’armée a admis les avoir frappés par erreur? » ajoute-t-elle.

La parente se référait ainsi à la déclaration de l’armée israélienne selon laquelle celle-ci avait eu l’impression, avant l’attaque qui a eu lieu au terme d’une série de combats de deux jours entre Israël et le Jihad islamique basé à Gaza, que la maison était vide.

Les affirmations d’Israël soutenant qu’une erreur avait été commise n’aident en rien la famille à faire face à ce qui est arrivé, dit Hamdan al-Sawarkah, cousin de Rasmi, 45 ans, qui lui aussi a perdu deux enfants, Muath et Wasim, dans l’attaque.

Hamdan dit que la famille vivait depuis une quinzaine d’années dans l’enceinte qui a été touchée, réfutant certaines affirmations israéliennes qui prétendent qu’elle n’aurait pu y aménager que récemment et que, par conséquent, les services de renseignements israéliens ne savaient pas qu’il y aurait des civils ici.

«Ils vivaient de la manière la plus simple possible, trois frères avec leurs épouses et enfants, entassés dans une enceinte qui s’étend sur moins de 500 m² (un demi-dunam)» dit al-Sawarkah.

«Jeudi, tôt le matin, des explosions puissantes ont secoué l’enceinte, quatre roquettes l’ont frappée et ont tout anéanti. C’était un spectacle accablant».

Rasmi, un vétéran des services de sécurité de l’Autorité palestinienne, était marié à trois femmes. L’une d’elles, Yousra, 39 ans, a été tuée avec lui dans l’attaque israélienne, avec leurs deux fils Muhannad Salem, deux ans, et Firas, un an, selon le ministère de la Santé de Gaza.

Maryam, 45 ans, était mariée au frère de Rasmi, Mohammed, elle aussi a été tuée dans l’attaque. Mohammed a été blessé et sa famille dit craindre pour sa vie.

Rasmi et Mohammed étaient des bergers qui s’occupaient de leur troupeau, dit Hamdan. Il ajoute qu’ils gagnaient leur vie avec le commerce de leurs moutons et de leurs chèvres, qu’ils s’en tiraient à peine, et qu’ils vivaient dans des conditions extrêmement difficiles.

La mère des deux frères, Salima, 70 ans, se souvient des moments qui ont suivi l’attaque, dans une conversation avec l’agence d’information turque Anadolu, à l’hôpital de Gaza: «Une de mes petites-filles s’est précipitée vers moi, en pleurant, frissonnant et en criant ‘appelle les secours» dit-elle.

«Je suis allée et la scène était horrible. Je n’ai plus en moi la force de survivre, je ne sais pas comment je vais élever les enfants qui ont survécu».

Source: Externe

L’attaque israélienne a pris pour cible un bâtiment qui figurait dans une base de données des cibles obsolètes, et elle a été réalisée sans une inspection préalable sur une éventuelle présence de civils sur le site, ont confirmé des responsables de la Défense vendredi à Haaretz.

De plus, après l’attaque, le porte-parole de langue arabe de l’armée israélienne a prétendu que le bâtiment était un poste de commandement d’une unité de lancement de roquette du Jihad islamique dans le centre de la bande de Gaza.

Mais cette affirmation s’appuyait sur une information peu fiable, basée sur des rumeurs dans les médias sociaux, et qui n’a pas été vérifiée.

Contrairement aux déclarations faites aux médias, des sources de la Défense ont confirmé que le site était un complexe de cabanes – une cible qui n’aurait pas eu beaucoup d’importance si le Jihad islamique l’avait utilisée.

De hauts responsables de la Défense ont déclaré à Haaretz que la cible avait été approuvée dans le passé selon le protocole, mais qu’elle n’avait pas été réexaminée depuis.

L’assassinat de la famille a été abondamment critiqué par les dirigeants et citoyens palestiniens, provoquant aussi une condamnation de l’envoyé des Nations-Unies, Nickolay Mladenov, qui a tweeté: «Il n’y a aucune justification à des attaques contre des civils à Gaza, ou ailleurs! Quelle tragédie! Mes sincères condoléances à la famille d’Al-Sawarkah et je souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Je demande à Israël de procéder rapidement à son enquête».

Jack Khoury -

17.11.19

Source: Agence Medias Palestine

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19 novembre 2019

Baqura & Al Ghumr reviennent à la Jordanie sous les acclamations de tout le Royaume

Source: Externe

Du point de vue jordanien:

Les militants politiques, les jeunes et les citoyens ont exprimé leur joie et leur fierté devant la décision du Royaume de mettre fin aux annexes de Baqura et d'Al Ghumr dans le traité de paix israélo-jordanien

 

Dans son discours du Trône, lors de l’ouverture des sessions ordinaires du Parlement, le Roi a déclaré: "Aujourd’hui, je proclame la fin de la validité des annexes de l'accord de paix concernant Baqura et Ghumr, et le rétablissement de notre souveraineté totale sur ces territoires."

Pendant le discours, l'armée jordanienne a hissé le drapeau du Royaume au-dessus de Baqura. Peu après le discours, des vidéos d'Israéliens quittant la région ont commencé à circuler sur les médias sociaux, et le hashtag #Baqura_Al-Ghumr s’est répandu sur Twitter et Facebook.

"Merci, Votre Majesté, et félicitations à tous les Jordaniens, hommes et femmes... Baqura et Al-Ghumr sont de retour chez eux", a déclaré le chanteur jordanien Hussein Alsalman.

Le Secrétaire général du Parti démocratique populaire jordanien, Abla Abu Olbeh, a déclaré que c'était un jour pour célébrer une importante décision nationaliste et souveraine.

"C'est une grande réalisation et ce qui s'est passé aujourd'hui devrait marquer le début du travail de la Jordanie pour protéger ses intérêts en annulant le Traité de paix de Wadi Araba, qui va à l'encontre des intérêts du Royaume à tous les niveaux", a déclaré Abu Olbeh au Jordan Times.

Mohammad Absi, chef de la campagne anti-normalisation "Etharrak" et membre du parti populaire Al Wihda, a déclaré que c'est "un grand jour pour la Jordanie, qu’il faut célébrer et retenir comme une réalisation importante, mais il y a de nombreuses questions de souveraineté à résoudre, notamment l'accord gazier avec Israël, et nos droits sur les eaux".

"Il y a encore beaucoup de domaines qui permettront aux Israéliens d'exploiter la Jordanie à l'avenir dans d'autres questions souveraines qui sont mentionnées dans le Traité de paix, et qui finiront par constituer une grande menace pour notre sécurité, notre stabilité et nos intérêts", a déclaré Absi au Jordan Times.

Eva Abu Halaweh, directrice exécutive de Mizan Law Group, a dit: "Aujourd'hui, nous avons retrouvé notre dignité. Je pense qu'Israël va peut-être chercher à se venger, mais indépendamment de cela, récupérer notre terre est notre dignité et voir notre drapeau flotter sur ces zones est une source de fierté. C'est aussi une source de fierté et de confiance dans notre diplomatie", a-t-elle déclaré au Jordan Times.

Umm Mohammad, mère de cinq enfants, a dit: "C'est une victoire pour la Jordanie et nous sommes reconnaissants au roi Abdallah pour son initiative". 
"Nous sommes très heureux qu'Al-Ghumr et Baqura soient de retour en Jordanie sous notre contrôle total, mais nous espérons que nous ferons bon usage de la terre et que nous en profiterons pleinement", a déclaré Umm Mohammad au Jordan Times.

Une enseignante de 23 ans, qui a préféré garder l’anonymat, a déclaré qu'elle ne s’est jamais attendue à ce que "le gouvernement israélien rende quelque chose à la Jordanie". 

"Nous espérons que nous aurons la pleine souveraineté sur ces deux belles régions et que nous n'aurons pas à renoncer à d'autres choses en retour", a déclaré l'enseignante au Jordan Times.

Des milliers d'autres Jordaniens ont tweeté des photos des terres nouvellement rendues, dont beaucoup ont été sous-titrées: "Bienvenue en Jordanie, Baqura et Al Ghumr!"

Source: ExterneObeida Yehya, citoyen jordanien, a tweeté: "Quelle belle matinée. Un matin hachémite, devrions-nous dire".

"Cette génération, guidée par Sa Majesté le Roi Abdallah, ne laissera aucun pouce de la Jordanie être occupé, loué ou vendu", a tweeté Abed Olimat, un autre citoyen.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux Jordaniens ont dit qu’ils attendaient ce bonheur "depuis 25 ans", période pendant laquelle les terres ont été louées depuis le Traité de paix israélo-jordanien de 1994. La décision de mettre fin à l’accord de location des terres a été prise en octobre 2018.

Le soutien à la décision du roi Abdallah exprimé sur les médias sociaux s'est étendu au-delà de la population jordanienne. Salah Ali Salah, du Yémen, a déclaré dans un tweet qu'il "espère que d'autres dirigeants arabes suivront les pas de Sa Majesté le Roi Abdallah en faisant passer les intérêts de leurs nations en premier".

Raed Mamoni, de Palestine, a tweeté qu'il "demande à son gouvernement de suivre l'exemple de la Jordanie et de mettre le holà quand il s’agit des droits et intérêts de son peuple".

Les médias locaux palestiniens et israéliens ont rapporté que la Jordanie a informé les autorités israéliennes d'évacuer la zone et des photos et vidéos des forces israéliennes fermant leurs points d'entrée dans la zone ont circulé sur les médias sociaux.

Rana Husseini , Maram Kayed -

Source: Externe

Du point de vue israélien:

Les agriculteurs israéliens déplorent la fin de l'accord foncier avec la Jordanie

La récolte a été amère pour certains agriculteurs israéliens à la frontière avec la Jordanie. Dimanche, un accord vieux de 25 ans entre les deux pays qui leur a permis d'y cultiver des terres expire officiellement, rapporte Reuters.

Aux termes de l'accord, qui fait partie du Traité de paix israélo-jordanien de 1994, deux territoires situés à cheval sur la frontière ont été reconnus comme relevant de la souveraineté jordanienne, mais avec des dispositions spéciales permettant aux agriculteurs israéliens de travailler la terre et aux visiteurs de visiter le parc de l'île de la Paix dans cette région.

Mais en 2018, la Jordanie a déclaré qu'elle ne voulait pas poursuivre l'arrangement, ce qui fut largement perçu comme un signe de tensions croissantes dans les relations diplomatiques.

Le roi Abdallah a officiellement déclaré dimanche la fin de 25 ans de régime spécial, que la plupart des Jordaniens considèrent comme une humiliation qui perpétue l'"occupation" israélienne du territoire jordanien.

"Je proclame la fin de la validité des annexes de l'accord de paix concernant Baqura et Ghumr, et le rétablissement de notre souveraineté totale sur ces territoires", a déclaré Abdallah II devant le Parlement, marquant le début d'une nouvelle session parlementaire, sous les applaudissements des parlementaires et fonctionnaires.

Pour les Israéliens qui cultivent la terre, l'expiration de l'accord est un coup dur.

"Ce fut comme un coup de poing dans la figure", a déclaré Eli Arazi, 74 ans, un agriculteur dont le kibboutz, ou communauté agricole, travaillait une des parcelles de terre qui, en hébreu, s'appelle Naharayim et en arabe, Baqura.

Naharayim, qui signifie "deux rivières" en hébreu, est situé à cheval sur les rivières Yarmouk et Jourdain. Les Israéliens y font remonter les droits de propriété privée aux années 1920, lorsque le territoire faisait partie de la Palestine sous mandat britannique.

Arazi a déclaré que son kibboutz, Ashdot Yaacov Meuhad, y cultivait des olives, des bananes et des avocats depuis 70 ans.

La souveraineté jordanienne sur la région a été confirmée par le traité de 1994, tandis que les Israéliens conservaient la propriété foncière privée et des dispositions spéciales leur permettant de circuler librement.

La Jordanie continuera de respecter les droits de propriété des Israéliens qui possèdent des biens à Naharayim, selon des responsables israéliens et jordaniens.

Mais en l'absence de dispositions spéciales, ils devront maintenant faire face aux tracas des passages frontaliers normaux, ce qui rendra leur travail beaucoup plus difficile.

Sur la deuxième parcelle de terre, Tzofar [al-Ghumar], plus au sud, l'arrangement est maintenant terminé en totalité, bien que le ministère des Affaires étrangères d'Israël ait dit: "Le gouvernement jordanien autorisera les agriculteurs israéliens à récolter ce qui a été planté avant l'expiration de l’accord".

Source: Externe

Disputes en cours

La Jordanie est l'un des deux seuls États arabes [avec l'Egypte-ndlr] à avoir conclu un accord de paix avec Israël, et les voisins ont une longue histoire de liens étroits en matière de sécurité. Mais le traité est impopulaire en Jordanie où le sentiment pro-palestinien est largement répandu [au moins 2/3 de la population jordanienne est d'origine palestinienne-ndlr].

La fin de l'accord sur les terres survient à un point bas dans les relations israélo-jordaniennes, a déclaré le ministre israélien de l'Agriculture Uri Ariel à Reuters: "Nous ne sommes pas en lune de miel, mais plutôt dans une période de disputes".

Amman a récemment été ébranlé par la promesse du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’annexer la Vallée du Jourdain, lors de la campagne électorale de septembre.

Au cours des dernières années, l'impasse dans laquelle se trouve le processus de paix israélo-palestinien et les différends concernant l’Esplanade des Mosquées, lieu sacré tant pour les musulmans que pour les juifs, ont encore pesé sur les relations.

Ariel a déclaré que le gouvernement israélien aurait dû essayer plus tôt de convaincre la Jordanie de prolonger l'accord.

Rédaction de MEE -

11.11.19

Source: ISM

18 novembre 2019

Les dirigeants palestiniens doivent dire clairement que l’État unique existe bel et bien

Source: Externe

La position, au départ isolée, que nous défendons depuis des années ici (au MCP) s'affirme de plus en plus, et de nombreuses associations et militants qui soutiennent les Palestiniens dans leur lutte contre l'occupation coloniale sioniste devraient revoir leurs notes en ce sens (ndlr)

 

Les manœuvres de zombies de ces 20 dernières années ou plus et le plaidoyer constant en faveur de négociations pour une solution à deux Etats depuis longtemps moribonde doivent cesser: la seule question qui vaille est de savoir quel type d’État émergera – laïc ou d’apartheid.

Les processus mentaux qui insufflent une vitalité politique à des géopolitiques de zombie bien après que leur viabilité a expiré sont en partie mystérieux, mais en partie un effort calculé pour nier que la réalité a changé.

Plus concrètement, j’ai à l’esprit l’après-vie de la solution à deux Etats, longtemps après qu’il soit devenu parfaitement limpide qu’elle ne se réaliserait jamais. Je me souviens avoir été intrigué par une déclaration de l’ancien président Barak Obama dans ce sens – à savoir que tout le monde savait qu’elle était la solution mais personne ne savait tout simplement pas comment y parvenir.

C’était une déclaration trompeuse étant donné que la principale partie, Israël, indiquait clairement par ses actes – y compris l’expansion des colonies et l’annexion de Jérusalem – et plus tard par ses propos, via la promesse électorale de 2014 du premier ministre Benjamin Netanyahu, qu’il était hors de question de permettre à un authentique Etat palestinien de voir le jour.

Souvenez-vous que même en 1995 alors que les véritables objectifs du projet sioniste étaient plus obscurs, Yitzhak Rabin fut assassiné pour avoir seulement fait allusion à une telle possibilité.

La seule option

Alors pourquoi la litanie des deux Etats a-t-elle une telle longévité en géopolitique? Pour être juste envers le président états-unien Donald Trump, il a abandonné ce type de discours anachronique, et si jamais son «accord du siècle» voit le jour, ce sera la proposition d’un seul Etat, habillée peut-être de certains atours de deux Etats.

Mais pourquoi les gouvernements scandinaves, J-Street, et même l’Autorité Palestinienne (AP) s’accrochent-ils à l’idée d’une solution à deux Etats comme charpente d’un futur processus diplomatique censé rechercher la paix?

Une réponse superficielle consiste à dire qu’elle demeure la seule option, ou plus exactement, la seule option reconnue. Une réponse plus sensible laisse supposer qu’une solution de rechange à celle du consensus en faveur de deux Etats, de plus en plus probable est celle d’un seul Etat d’apartheid israélien qui semble pire pour la Palestine aux yeux des progressistes, et même pour Israël à plus long terme.

Source: Externe

Une réponse plus approfondie serait l’incompatibilité d’une solution à un seul Etat avec la réalité d’un Etat juif, ce qui signifie la fin du projet sioniste tel qu’il s’est développé depuis 1947.

Nous devrions nous souvenir que la Déclaration Balfour colonialiste de 1917 promit au mouvement sioniste un soutien à un «foyer national pour le peuple juif» et rien de plus, évitant délibérément le terme «d’Etat», sans pour autant exclure une telle possibilité.

Le Cabinet et les dirigeants britanniques étaient divisés sur ces questions. La déclaration promettait également de protéger les droits et la situation des communautés non-juives en Palestine, un vœu pieux et depuis longtemps oublié.

La Déclaration Balfour est, bien sûr, un document historique discrédité, que des évènements ultérieurs ont depuis longtemps supplanté, mais comment et dans quelle mesure demeure une question controversée.

Bifurcations de la route

Que signifie donc la situation actuelle pour ceux qui cherchent à régler la destinée probable et souhaitable de ces deux peuples?

Il semble y avoir deux possibilités: soit la prolongation indéfinie du calvaire existant de domination et de victimisation, soit une sorte d’adoption d’une issue à un seul Etat.

Dans le deuxième cas, il y a une seconde bifurcation possible: soit un état juif pratiquant l’apartheid, soit un état laïc, ethniquement neutre fondé sur les droits de l’homme et l’égalité pleine et entière de ses différents peuples et de leur religion.

L’adoption récente de la Loi Fondamentale du peuple juif, et le rejet par la Knesset d’un projet de loi affirmant l’égalité de tous les peuples vivant en Israël, montrent clairement qu’Israël est déterminé à réaliser la première option.

Il semblerait que les dirigeants israéliens œuvrent à une transition plus ou moins secrète des aléas de l’occupation indéfinie des territoires palestiniens vers leur incorporation territoriale dans l’Etat juif souverain d’Israël, avec la possibilité cependant de laisser Gaza de côté, pour échapper aux activités de résistance à Gaza et éviter l’embarras d’une majorité démographique palestinienne dans un Etat juif.

Il semble crucial d’être conscient du résultat assuré d’une telle «solution» israélienne unilatérale et coercitive, objectif apparent de l’approche de Trump et du «Victory Caucus» de Daniel Pipes.

Si elle était mise en œuvre, une telle vision n’apporterait pas la paix, mais un autre cessez-le-feu, tout au mieux, menant aussi surement que la nuit suit le jour à de nouvelles spirales de résistance palestinienne violente et non-violente.

Dans ce climat mondial postcolonial, un peuple réprimé continuera de résister quel que soit le prix à payer, et c’est ce que fait le peuple palestinien depuis plus de 70 ans. Comme la Marche du Grand Retour l’a montré au monde entier ces derniers mois, sa volonté politique en la matière n’a pas faibli, malgré le coût cruel que lui a imposé la violence israélienne impitoyable.

Source: Externe

Dissiper l’écran de fumée

En outre, la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) et d’autres formes d’expression de solidarité mondiale ont renforcé le poids international des revendications palestiniennes, tandis que le soutien inconditionnel à Israël dans toute la diaspora, et notamment aux USA, a faibli, y compris de façon spectaculaire chez les jeunes juifs américains.

En fin de compte, la seule question qui vaille est la suivante: quel type d’Etat unique existera dans le territoire de la Palestine administré entre les deux guerres mondiales par le Royaume-Uni en tant que mandataire?

Est-ce que ce sera un Etat juif qui réalise le projet sioniste ou un état laïc fondé sur les droits de l’homme et mû par un esprit d’égalité?

Au moins, poser la question en ces termes dissipe l’écran de fumée fourni par les manœuvres de zombie des vingt dernières années ou plus liées au plaidoyer permanent en faveur de négociations autour d’une solution à deux Etats depuis longtemps moribonde entre l’AP et l’Etat d’Israël.

Le contexte diplomatique y gagnerait en clarté si le président Mahmoud Abbas et la direction de l’AP à Ramallah pouvaient, même tardivement, montrer la voie en affirmant ce nouveau réalisme.

Ce pourrait être le moyen de retrouver leur pertinence pour le bien-être du peuple palestinien et la véritable dynamique de la lutte palestinienne.

Richard Falk -

07.11.19

Source: Chronique de Palestine

17 novembre 2019

La Cour suprême confirme l’expulsion du représentant de Human Rights Watch

Source: Externe

L’application de cette décision visant Omar Shakir adresserait un message inquiétant à tous les défenseurs des droits humains



Le 5 novembre 2019, la Cour suprême israélienne a confirmé que le gouvernement israélien a l’autorité d’expulser Omar Shakir, directeur de Human Rights Watch pour Israël et la Palestine. Si le gouvernement israélien maintient sa décision initiale, Shakir devra quitter Israël au plus tard le 25 novembre.

Human Rights Watch a par le passé appelé les entreprises internationales à suspendre leurs activités commerciales dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, invoquant l’obligation qui leur incombe de ne pas se rendre complice de violations des droits humains. Bien que Human Rights Watch ait lancé des appels similaires adressés à des entreprises menant des activités dans de nombreux autres pays, la Cour suprême israélienne a estimé qu’appliquer ce principe en vue de garantir le respect des droits des Palestiniens constituerait un appel au boycott. Cet arrêt s’appuie sur une lecture élargie de la loi de 2017 interdisant l’entrée aux personnes qui préconisent un boycott d’Israël ou de ses colonies en Cisjordanie.

«La Cour suprême a de fait déclaré que la liberté d’expression en Israël ne recouvre pas les plaidoyers en faveur des droits des Palestiniens», a déclaré Kenneth Roth, le directeur exécutif de Human Rights Watch. «Si le gouvernement expulse aujourd’hui un chercheur de Human Rights Watch qui demande à des entreprises de respecter les droits humains, comme nous le faisons partout dans le monde, alors qui sera le prochain à subir le même sort?»

La https://www.hrw.org/sites/default/f...de la Cour suprême épuise les recours juridiques ordinaires à la disposition de Human Rights Watch. Toutefois, compte tenu de ses implications considérables pour la liberté d’expression et la capacité des autres organisations de défense des droits à travailler en Israël, Human Rights Watch peut demander à être entendu par un panel élargi de juges de la Cour suprême. Indépendamment de l’arrêt de la Cour, la décision de contraindre Shakir à quitter le pays appartient au gouvernement israélien.

La Cour a fondé sa décision sur son estimation que Shakir a préconisé un boycott d’Israël non seulement avant son arrivée à Human Rights Watch, mais aussi après, ce que l’organisation réfute catégoriquement. Depuis qu’il a rejoint Human Rights Watch, Shakir n’a jamais enfreint les politiques et positions de l’organisation, qui ne préconise pas de boycott d’Israël, mais demande aux entreprises d’assumer leurs responsabilités vis-à-vis des droits humains en cessant leurs activités commerciales dans les colonies en Cisjordanie, considérées illégales en vertu du droit international.

D’après la Cour, le gouvernement israélien peut, en vertu de la loi, interdire l’entrée aux individus qui appellent à boycotter les colonies de Cisjordanie, dans la mesure où une telle demande implique une opposition à la politique générale du gouvernement israélien à l’égard d’une zone placée sous son contrôle et « exprime la négation de la légitimité de l’État », quand bien même les colonies de peuplement sont largement considérées comme illégales, en vertu du droit international.

La Cour a également jugé qu’un appel au secteur privé pour qu’il s’abstienne de mener des activités dans les colonies de peuplement constitue un appel au boycott en vertu de la loi, même s’il était motivé par le respect des droits humains et du droit humanitaire international.

Source: Externe

La Cour a opéré une distinction entre Human Rights Watch et Shakir en considérant que l’organisation ne consacre qu’une fraction de son temps à Israël, là où Shakir consacre la totalité du sien à Israël et à la Palestine. Suivant cette logique, tout ressortissant étranger dont le rôle professionnel consiste à exhorter le secteur privé à éviter de se rendre complice de violations des droits humains en mettant fin à ses activités avec les colonies de peuplement enfreindrait la décision de la Cour.

Cette juridiction n’a pas donné suite à la contestation par Human Rights Watch de la constitutionnalité de l’amendement de 2017.

La Cour a également rejeté une demande de suspension de la procédure jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement israélien à la suite des élections du 17 septembre 2019 et pourrait envisager de procéder à une demande d’expulsion.

D’anciens diplomates israéliens se sont joints à l’appel de Human Rights Watch, dont Amnesty International, qui s’est déclaré préoccupé par «l’effet paralysant plus général» sur d’autres organisations de défense des droits humains et du «risque accru pesant sur leur capacité à continuer d’opérer en Israël et dans les territoires palestiniens occupés».

De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le décret d’expulsion, notamment 27 États européens dans une déclaration conjointe17 membres du Congrès des États-Unis, le Secrétaire général de l’ONUtrois rapporteurs spéciaux des Nations unies sur les droits humains et de nombreux groupes indépendants et associations du champ académique.

Ni Human Rights Watch ni Shakir en tant que représentant n’ont jamais appelé à un boycott d’Israël. Dans le cadre de sa campagne internationale visant à garantir que le secteur privé assume ses responsabilités en matière de droits humains afin d’éviter de contribuer aux abus, Human Rights Watch a exhorté les entreprises à cesser de travailler dans ou avec les colonies de peuplement en Cisjordanie, qui sont illégales au regard du droit international humanitaire. L’organisation n’a jamais appelé à un boycott des entreprises concernées par les consommateurs.

Récemment, les autorités israéliennes ont refusé l’entrée sur leur territoire à un certain nombre d’autres défenseurs des droits humains internationaux, dénigré leurs homologues israéliens, leur ont imposé de lourdes obligations de transparence financièreperquisitionné des bureaux de défenseurs des droits palestiniens qui ont été arrêtés.

En octobre dernier, les autorités israéliennes ont empêché un membre du personnel d’Amnesty International de quitter la Cisjordanie occupée pour des «raisons de sécurité» non divulguées.

L’arrêt de la Cour suprême confirme une décision rendue en avril par un tribunal de Jérusalem, qui avait validé l’ordonnance d’expulsion rendue le 7 mai 2018 par le ministre de l’Intérieur, Aryeh Deri, contre Shakir.

C’est la première fois que le gouvernement recourt à la loi de 2017 pour tenter d’expulser un individu qui se trouve légalement dans le pays et la première fois également qu’Israël ordonne à un membre de Human Rights Watch de quitter le territoire depuis que cette organisation a commencé de suivre la situation sur le terrain il y a 30 ans.

Dans son ordonnance de mai 2018, Deri déclare que la décision «ne constitue pas un refus sur le principe ou catégorique que l’organisation emploie un expert étranger», et indique qu’«aucune information n’a fait surface» qui aurait révélé que Shakir a promu un boycott depuis qu’il travaille pour Human Rights Watch. Pourtant, devant les tribunaux, le gouvernement a déclaré qu’il considérait que les activités de Human Rights Watch relèvent de l’appel au boycott.

Source: Externe

Human Rights Watch est une organisation indépendante, non gouvernementale et internationale qui promeut le respect des droits humains et du droit humanitaire international. Elle surveille les violations des droits humains dans 100 pays, parmi lesquels les 19 du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

Human Rights Watch, dont le siège social est situé à New York, a des bureaux dans 24 pays, dont le Liban, la Jordanie et la Tunisie dans cette région. Human Rights Watch a obtenu aux côtés d’autres organisations le prix Nobel de la paix en 1997 en tant que membre fondateur de la Campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel.

Pour mener à bien sa mission, Human Rights Watch s’appuie sur des chercheurs professionnels présents sur le terrain. Ceux-ci dialoguent régulièrement avec des responsables gouvernementaux ainsi qu’avec d’autres interlocuteurs disposant d’informations de première main. Human Rights Watch maintient un accès direct à la vaste majorité des pays qui ont l’objet de rapports et de communiqués. Cuba, l’Égypte, la Corée du Nord, le Soudan et le Venezuela font partie des rares Etats à avoir bloqué l’accès aux membres de Human Rights Watch.

Dans le cadre de son mandat, Human Rights Watch effectue des recherches et mène des activités de plaidoyer qui mettent en lumière et dénoncent les violations commises par tous les acteurs de la région, y compris l’Autorité palestinienne et les autorités du Hamas à Gaza.

En 2019, outre les abus commis par les forces israéliennes, Human Rights Watch a documenté les arrestations arbitraires et les actes de torture systématiques commis par l’Autorité palestinienne et le Hamas contre des critiques et opposants, ainsi que les attaques à la roquette illégales lancées par des groupes armés palestiniens (ce qu'au MCP nous contestons dans la mesure où La Résolution 2621 XXV, du 12.10.1970 des Nations-Unies affirme «le droit inhérent des peuples coloniaux de lutter par tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l'indépendance». Cette légitimation du droit à la résistance est confortée par l'article 1er §4 du premier protocole additionnel de Genève du 08.06.1977 aux termes duquel, parmi les conflits armés internationaux, figurent ceux «dans lesquels les peuples luttent contre la domination coloniale et l’occupation étrangère et contre les régimes racistes dans l’exercice du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes,…» - ndlr)

La décision du tribunal israélien marque l’aboutissement d’un effort de plusieurs années pour museler Human Rights Watch. En février 2017, le ministère de l’Intérieur avait refusé à Human Rights Watch un permis de travail demandé pour un employé étranger, avant de revenir sur sa décision et de le délivrer deux mois plus tard.

O.Shakir avait obtenu son visa de travail et ce permis en avril 2017, mais le gouvernement l’a révoqué en mai 2018 et ordonné l’expulsion de Shakir. Human Rights Watch a lancé une action en justice dans la foulée pour contester cette ordonnance.

«L’arrêt de la Cour suprême confère une légitimité juridique aux efforts déployés par le gouvernement Netanyahu pour censurer des défenseurs des droits humains reconnus», a conclu Kenneth Roth. «Malgré les tentatives du gouvernement israélien de bâillonner le messager au lieu de modifier sa propre conduite, Human Rights Watch continuera à documenter les violations des droits humains commises par toutes les parties en Israël et en Palestine».

Administration HRW -

06.11.19

Source: Human Rights Watch

16 novembre 2019

En expulsant en masse les Bédouins, Israël veut chasser tous les Palestiniens de leurs terres ancestrales

Source: Externe

Des dizaines de milliers de gens sont chassés de leurs foyers parce que leurs nombres constituent une menace démographique majeure pour un État juif

 

La lutte menée depuis de nombreuses décennies par des dizaines de milliers d’Israéliens pour empêcher qu’ils soient arrachés de leurs foyers – pour la deuxième ou troisième fois pour certains – devrait constituer une preuve suffisante qu’Israël n’est pas la démocratie libérale à l’occidentale qu’il prétend être.

La semaine dernière, 36.000 Bédouins – tous citoyens israéliens – ont découvert que leur État allait faire d’eux des réfugiés dans leur propre pays en les poussant dans des camps de transit. Ces Israéliens, apparemment, n’appartiennent pas à la bonne espèce de citoyens.

Le traitement qu’ils subissent fait écho à un passé douloureux. En 1948, 750.000 Palestiniens ont été expulsés de leur patrie par l’armée israélienne afin de laisser place à l’État juif nouvellement établi. C’est ce que les Palestiniens appellent la Nakba.

Israël est toujours critiqué pour son occupation par la force de terres qui ne lui appartiennent pas, pour sa politique illégale d’expansion des colonies sur les terres palestiniennes et pour ses attaques militaires répétées surtout contre Gaza.

Assez rarement , les observateurs rappellent la discrimination systématique menée contre les 1,8 millions de Palestiniens dont les ancêtres ont survécu à la Nakba et vivent à l’intérieur d’Israël, en principe comme citoyens.

Mais chacune de ces formes d’oppression est le plus souvent considérée isolément, pas comme aspect d’un projet d’ensemble. Il y a pourtant une ligne directrice qui permet de comprendre tout cela, c’est cette idéologie qui déshumanise les Palestiniens chaque fois qu’Israël les rencontre.

Cette idéologie a un nom. Le sionisme est le fil conducteur qui permet de relier le passé – la Nakba – avec les pratiques actuelles d’Israël: le nettoyage ethnique subi aujourd’hui par les Palestiniens chassés de leurs foyers en Cisjordanie et dans Jérusalem-Est, la destruction de Gaza, et la politique systématique d’éviction des Palestiniens citoyens d’Israël de ce qui reste de leurs terres ancestrales et leur confinement dans des ghettos.

La logique d’Israël, même si ses partisans les plus naïfs ont du mal à le comprendre, est de remplacer les Palestiniens par des juifs. C’est ce qu’Israël appelle officiellement la judaïsation.

La souffrance des Palestiniens n’est pas un effet fortuit du conflit. Il est le but même visé par le sionisme: pousser les Palestiniens encore présents à partir «volontairement» afin de fuir l’étranglement et la misère.

Source: Externe

L’exemple le plus frappant de cette stratégie de remplacement de peuples est dans le traitement réservé aux 250.000 Bédouins qui, officiellement, ont la citoyenneté israélienne.

Les Bédouins constituent la communauté la plus pauvre en Israël et vivent dans cette vaste région semi-aride du Néguev, dans le sud. Parce qu’ils ne suscitent que très peu l’attention internationale, Israël a eu toute latitude dans ses efforts pour les «remplacer».

C’est la raison pour laquelle une décennie après avoir, en principe, achevé ses opération de nettoyage ethnique de 1948 et gagné la reconnaissance des capitales occidentales, Israël a continué secrètement à expulser des milliers de Bédouins en-dehors de ses frontières, cela en dépit de la qualité de citoyens que faisaient valoir ces gens.

Dans le même temps, d’autres Bédouins en Israël ont été poussés en-dehors de leurs terres ancestrales pour être confinés, soit dans des camps soit dans des villages planifiés par l’État qui devinrent les communautés les plus pauvres en Israël.

Il est difficile de taxer les Bédouins, simples paysans ou pasteurs, de menace sécuritaire comme cela a été fait avec les Palestiniens subissant l’occupation. Mais il se fait qu’Israël a une définition de la sécurité beaucoup plus vaste que celle d’être à l’abri de toute attaque physique. Elle signifie le maintien d’une domination démographique juive absolue.

Les Bédouins sont peut-être pacifiques mais leur nombre constituent une grande menace démographique alors que leur mode de vie pastoral s’accommode mal de ce que l’État leur réserve: l’enfermement dans des ghettos.

La plupart des Bédouins possèdent des titres sur leurs terres bien antérieurs à la création d’Israël. Mais Israël n’en a cure et va jusqu’à criminaliser des dizaines de milliers de Bédouins en refusant d’accorder à leurs villages la reconnaissance légale.

Depuis des décennies, ces gens sont forcés de vivre dans des abris de fortune ou des tentes, les autorités refusant de leur accorder le droit de construire des habitations décentes et de bénéficier de services publics tels que l’école, l’eau et l’électricité.

Il ne reste aux Bédouins qu’un seul choix pour vivre dans la légalité: abandonner leurs terres ancestrales et leur mode de vie et accepter d’être conduits vers des camps de regroupements prévus par l’État et marqués par la pauvreté.

Beaucoup de Bédouins ont résisté, s’accrochant à leurs terres historiques en dépit des conditions très dures qu’on leur a imposées.

Source: Externe

Un de ces villages bédouins non-reconnus, Al-Araqeeb, a été utilisé par les autorités israéliennes pour servir d’exemple. Les forces israéliennes ont détruit les habitations précaires de ce village plus de 160 fois en moins d’une décennie. En août, un tribunal israélien a appuyé une décision de l’État d’imposer à six villageois une amende de 370.000 dollars pour ces expulsions répétées.

Le dirigeant d’Al Araqeeb, le Cheikh Sayah Abu Madhim, âgé de 70 ans a récemment passé des mois en prison après sa condamnation pour violation de propriété alors que sa tente n’est qu’à un jet de pierres du cimetière où sont enterrés ses aïeux.

A présent les autorités israéliennes commencent à perdre patience à propos des Bédouins. L’année dernière en janvier, des plans prévoyant en urgence l’expulsion forcée de près de 40.000 Bédouins de leurs maisons sises dans des villages non reconnus ont été divulgués. Ces plans, se présentant comme «projets de développement économique», visent à réaliser l’expulsion la plus massive depuis des décennies.

Le mot “développement” (comme d’ailleurs celui de “sécurité”) a un sens très spécial en Israël. Il ne veut pas dire autre chose que «développement juif» ou bien «judaïsation» et ne concerne pas du tout sur ce plan-là les Palestiniens.

Le projet en question prévoit une nouvelle autoroute, une ligne de transport électrique de haute tension, une zone d’essais d’armements, une zone de tirs et une mine de phosphate.

Il a été révélé la semaine dernière que les familles seraient poussées vers des centres de transit sis dans les townships – ces zones d’habitat spéciales prévues par l’État – pour y vivre pendant des années dans des conditions temporaires, en attendant que leur sort définitif soit décidé en haut lieu. Ces sites sont déjà comparés aux camps de réfugiés établis pour les Palestiniens à la suite de la Nakba.

L’intention à peine dissimulée est d’imposer aux Bédouins des conditions de vie tellement mauvaises qu’ils seraient forcés d’accepter d’être confinés pour toujours dans ces townships et selon les conditions d’Israël.

Six experts éminents en Droits de l’Homme des Nations-Unies ont envoyé en été à Israël une lettre dans laquelle ils protestaient contre les graves violations, au regard du Droit international, des droits des familles bédouines, en précisant que des approches alternatives étaient possibles.

Source: Externe

Adalah, un groupe d’action légale pour les Palestiniens en Israël note qu’Israël poursuit depuis sept décennies une politique d’expulsion des Bédouins qui traite ceux-ci, non pas comme des êtres humains mais comme des pions qu’il peut déplacer à sa guise pour les remplacer par des colons juifs.

L’espace de vie des Bédouins s’est continuellement réduit et leur mode de vie a tout simplement été écrasé. Une situation qui contraste fortement avec l’expansion rapide des colonies juives, villes et fermes mono-familiales, sur les terres dont sont expulsés les Bédouins.

Il est difficile de ne pas conclure que ce qui se passe-là est une version administrative «intérieure» du nettoyage ethnique que les autorités israéliennes mènent de façon plus ouverte et sous prétexte de sécurité dans les territoires occupés.

Cette pratique d’expulsions incessantes ressemble moins à une politique nécessaire et réfléchie qu’à un tic nerveux aussi hideux que l’idéologie qui l’a généré.

Jonathan Cook -

03.11.19

Source: Chronique de Palestine

15 novembre 2019

Après 3 jours de frappes, Israël accepte les conditions de la Résistance

Source: Externe

Toutes les sept minutes un missile avec pour résultat: près de 30% des colons israéliens, vivant dans des colonies à proximité de la bande de Gaza ont été amenés à fuir les colonies et le régime sioniste paralysé

 

Près de 400 roquettes & missiles, selon des chiffres publiés par les Israéliens qui toute la journée de mercredi n'ont pas cessé d'appeler leurs émissaires égyptiens et onusiens à Gaza, pour les pousser à quémander une trêve avec le Jihad islamique et ce, sur fond des annonces de Netanyahu et Cie comme quoi "Israël ne veut pas d'une escalade".

La situation n'allait guère mieux à Beersheba à l'est et même Gush Dan, la zone qui comprend la ville de Tel-Aviv et qui est considérée comme le centre névralgique du régime. 

Sur une bande large de 80 kilomètres, N.Bennett nouveau ministre de la guerre, avait décrété l'état d'urgence.

Tel-Aviv que l'armée israélienne croyait pouvoir garder intact face au Jihad islamique a aussi reçu une salve de missiles dès les premières heures de mardi, ce qui a poussé les autorités à mettre des verrous à la porte des écoles, une première depuis la seconde guerre du Golfe persique.

Dans la soirée de mercredi, le Jihad islamique a mis en garde contre une nouvelle vague de frappes au missile visant Haïfa, plus au nord.

L'avertissement n'a pas du tout pris à la légère puisque N.Bennett qui a fait son baptême de feu dans le sang de quelques 32 Palestiniens tués depuis mardi, a tenu une réunion d'urgence pour examiner les conditions posées le soir même par le secrétaire général du Jihad islamique de la Palestine, Ziyad al-Nakhalah.

Car la situation a littéralement pris de court Israël: interrogé par Al-Mayadeen, le secrétaire général du Jihad islamique de la Palestine a déclaré que dès le deuxième jour du combat contre le régime israélien, d’autres groupes de la Résistance palestinienne avaient rejoint les combattants des brigades al-Qods, ce qui a totalement surpris Tel-Aviv qui comptait sur une riposte "isolée" du Jihad islamique.

Puis le commandant al-Nakhalah est allé encore plus loin: «Les Brigades al-Qods ont la capacité de mener le combat selon des plans préétablis pour une très longue durée et leur aptitude à réagir au quart de tour à l’assassinat du martyr Atta devrait l'avoir fait comprendre au régime de Tel-Aviv».

Dans leur communiqué publié mardi, les Brigades al-Qods avait évoqué une "terrible riposte sans frontière à Israël", ce à quoi s'est ajouté un terme largement alarmant pour Tel-Aviv: "plan préétabli".

Les appels à la trêve du côté d'Israël se multiplie, a affirmé Al-Nakhalah, mais le Jihad islamique ne fera pas de trêve sans que ses conditions ne soient remplies au préalable.

«Le régime israélien voudrait obtenir tout de suite un cessez-le-feu, mais le Jihad islamique exige la réalisation de ses conditions avant d’accepter une trêve:

1/ le régime israélien doit cesser l’assassinat des commandants de la Résistance; 2/ mettre fin à ses attaques contre les participants aux manifestations palestiniennes du Grand retour; 3/ il faut mettre fin au blocus de la bande de Gaza. Voici nos trois conditions».  

Source: Externe

Le ministre Bennett a du avoir bien compris le message surtout que l'ambassade US a décidé mercredi d'interdire à son personnel tout déplacement dans le sud d’Israël: «Les roquettes continuent de toucher la périphérie de Gaza, les villes d’Ashdod et d’Ashkelon et des régions du sud d’Israël. Les employés du gouvernement des États-Unis et les membres de leur famille sont temporairement empêchés de se déplacer personnellement dans les zones des sirènes d’alerte rouge ou des tirs de roquettes, car la situation reste imprévisible. Le communiqué a ajouté que le personnel américain vivant ou travaillant actuellement dans ces zones devaient rester à proximité des espaces protégés».

L'appel est catégorique, les USA n'iraient pas intervenir.

L'on apprend ce jeudi que la trêve vient d'entrer en vigueur à 05h30 du matin, suivant les conditions posées par le Jihad islamique.

Nouveau signe que l'armée israélienne n'a de l'armée que son nom. Le porte-parole du Jihad islamique de la Palestine, Musab al-Braim a annoncé: «La trêve a été instaurée à 05h30 suivant les trois conditions que nous avons imposées à Israël à savoir la fin des assassinats ciblés, la fin de l'attaque contre la marche du Grand retour et des mesures pour briser le blocus contre Gaza. La Résistance a eu le dernier mot. Elle a brisé Netanyahu et a défendu son peuple». 

Quelques 32 morts côté palestinienne et 111 blessés, et un Dôme de fer israélien qui n'a intercepté que 70 roquettes et missiles sur un totale de près de 400 en trois jours.

Mais le combat est loin de s'achever. La presse israélienne qui a reconnu mercredi la mort d'un premier israélien, n'irait évidemment pas affirmer qu'en quelques heures "d'escalade", deux bases israéliennes ont été visées et que la quasi totalité d'Israël a été mise hors "fonction". 

Les Grad et les Qassam du Jihad islamique de la Palestine dont chacun ne coûte que quelques centaines de dollars ne s'avèrent donc pas aussi inefficaces que le prétend la presse sioniste: ces missiles ne visaient pas à ce stade à provoquer un grand bilan de pertes du coté israélien mais à "provoquer le chaos au cœur de l'ennemi".

La profondeur stratégique d’Israël est désormais un terrain d'essai pour la Résistance. Un scénario similaire comme l'a promis le Jihad islamique dans son premier communiqué après la mort du commandant Atta ne serait plus à écarter ni au Golan ni au sud du Liban.

Rédaction Press.TV -

14.11.19

Source: Presstv.com

14 novembre 2019

Les Américains rejettent massivement les lois anti-BDS, révèle un sondage

Source: Externe

Les Américains rejettent massivement les lois conçues pour pénaliser ceux qui soutiennent BDS – le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions pour les droits des Palestiniens – selon un nouveau sondage.

Plus de 70% des auteurs des réponses s’opposent aux lois qui ciblent le militantisme pro-BDS comme une infraction au droit constitutionnel à la liberté d’expression.

Cette opposition s’élève à 80% chez les Démocrates, mais est encore remarquablement élevée parmi les Républicains, à 62%.

Encouragés par Israël et ses lobbys, 27 Etats américains ont adopté des lois anti-BDS.

Des mesures similaires en attente au Congrès se retrouvent face à une forte opposition de la part de groupes de défense des libertés civiques.

Le sondage de l’université du Maryland sur les Questions Critiques a demandé en septembre à un échantillon représentatif de plus de 3000 Américains quelle était leur position sur les questions concernant le Moyen-Orient.

La moitié environ de ceux qui ont répondu avaient entendu parler de BDS.

Parmi eux, 26% soutiennent BDS. Un autre groupe de 26% ni ne le soutiennent, ni ne s’y opposent. Cependant, 47% – un peu moins de la moitié – disent qu’ils s’opposent à BDS.

A la suite de récentes tendances, il y a une forte polarisation liée aux partis: simplement 8% des Républicains soutiennent BDS face aux 48% des Démocrates.

Seuls 15% des Démocrates s’opposent à BDS, d’après le sondage.

Confirmant que le message du boycott touche la base progressiste du parti, 77% des Démocrates qui ont entendu parler du mouvement sont d’accord pour dire que BDS «est un moyen légitime et pacifique de s’opposer à l’occupation israélienne des territoires palestiniens».

19% seulement des Démocrates ont été d’accord avec la déclaration – typique des prétentions israéliennes – qui dit que BDS est une «organisation anti-israélienne qui essaie d’affaiblir Israël et de saper sa légitimité» et que certains de ses supporters sont antisémites.

Les positions sont inversées chez les Républicains, avec simplement 13% d’accord pour dire que BDS est légitime et 85% le voyant comme «anti-israélien».

Ce sondage confirme de très anciennes tendances selon lesquelles le soutien aux droits des Palestiniens gagne de la force à la base du Parti Démocrate. C’est ce qui se passe dans la campagne en cours pour les primaires.

La sénatrice du Minnesota Amy Klobuchar – à qui le sondage donne entre un et deux pour cent – a été confrontée à des critiques acerbes de la part de progressistes pour avoir appelé Israël «un flambeau de la démocratie» au cours du débat télévisé de la semaine dernière.

Une louange aussi inconditionnelle d’Israël était, jusqu’à ces dernières années, le tarif normal pour les politiciens ambitieux de l’un et l’autre principaux partis. Mais les principaux Démocrates mettent le cap dans l’autre direction.

La sénatrice Elizabeth Warren a dit pour la première fois cette semaine que réduire l’aide à Israël serait «à l’ordre du jour» si Israël ne cessait pas de construire des colonies sur la terre palestinienne occupée – ce qui est un crime de guerre.

Pendant des années, Warren a rechigné à prendre quelque engagement que ce soit pour tenir Israël pour responsable.

Source: Externe

Pete Buttigieg, le maire de South Bend, Indiana, n’est pas allé aussi loin. Répondant à une question au cours du week-end à l’université de Chicago, il a dit: «Je pense que l’aide est un levier pour conduire Israël dans la bonne direction».

Mais il a laissé entendre que, en tant que président, il réduirait simplement l’aide si Israël maintenait sa décision d’annexer officiellement les colonies.

Jusqu’à cette semaine, le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, a été le seul candidat important à l’investiture démocrate à déclarer clairement qu’il supprimerait l’aide militaire à Israël.

L’ancien sénateur Mike Gravel, qui s’est retiré de la course en août, s’était engagé à mettre fin à l’aide militaire à Israël.

Ali Abunimah -

24.10.19

Source: Agence Medias Palestine

13 novembre 2019

L'armée israélienne assassine un commandant en chef du Jihad islamique et son épouse à Gaza (+video)

Source: Externe

L'armée israélienne a tué, mardi à l'aube, un haut dirigeant du Mouvement du Djihad islamique et son épouse, après avoir tiré plusieurs missiles sur un bâtiment dans la zone de Cheja'eyya, à l'est de Gaza, blessant également de nombreux membres de leur famille, ainsi qu'une voisine

 

Les Brigades Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique en Palestine, ont déclaré que l'armée avait assassiné Baha' Abou al-'Ata, 42 ans, et son épouse Asma' Abou al-Ata, en plus d'avoir blessé leurs frères et sœurs Salim, Mohammad, Lian et Fatima az-Zahra, ainsi que leur voisin Hanan Hallas.

Les blessés ont été emmenés d'urgence au centre médical Shifa à Gaza.

Dans une déclaration officielle, les brigades d'al-Qods ont confirmé la mort d'Abou al-Ata, ont déclaré qu'il était l'un de ses principaux dirigeants et qu’il avait supervisé personnellement diverses attaques contre l'armée israélienne; le communiqué précise qu'il avait également été victime de nombreuses tentatives d'assassinat par Israël.

Les brigades ont également déclaré qu'Israël déclare la guerre et que Tel-Aviv subira des représailles et les répercussions de cet assassinat.

"Notre réponse sera énorme; l'ennemi est responsable des conséquences de ses crimes, et il en paiera le prix", ont ajouté les brigades.

Les brigades ont commencé à tirer des obus sur Israël une heure après que l'armée eut assassiné leur chef et sa femme.

En outre, le mouvement du Hamas et son aile militaire, les Brigades Al-Qassam, ont également publié des déclarations dans lesquelles ils jurent que "les représailles seront féroces et douloureuses".

Des sources israéliennes ont signalé que des sirènes d'alarme ont retenti dans de nombreuses zones au sud du pays, notamment à Ashdod, Ashkelon Beit Elazari, Karmia et Zikim, Rishon Le Zion, et même les banlieues de Tel Aviv Holon et Rishon Le Zion.

Source: Externe

Le quotidien israélien Haaretz a indiqué que toutes les écoles ont été fermées et que des abris anti-aériens ont été ouverts à Tel-Aviv et dans de nombreuses zones environnantes, ainsi qu'à Jérusalem.

Il convient de mentionner que l'armée israélienne et le Shin Bet ont publié une déclaration conjointe dans laquelle ils revendiquent la responsabilité de l'assassinat du haut dirigeant du Jihad islamique et ont ajouté que la frappe a été approuvée par le Premier Ministre et Ministre de la défense israélien, Benjamin Netanyahu.

Le bureau de Netanyahu a déclaré que l’attaque a été recommandée par le chef d'état-major de l'armée israélienne et le Shin Bet (le service de sécurité intérieure d'Israël) et approuvée par Netanyahu.

La frappe a eu lieu quelques heures avant que Netanyahu ne remette le portefeuille de la défense à Naftali Bennet du parti Hayamin Hehadash (la Nouvelle droite).

Dans le même ordre d'idées, l'armée israélienne a fermé tous les terminaux frontaliers dans la bande de Gaza assiégée et a réduit la zone de pêche à six milles marins.

Toutes les écoles de Gaza ont été fermées alors que la tension monte au sujet d'une éventuelle offensive israélienne massive contre la région côtière.

D’autre part, l'armée de l'air israélienne a également mené une tentative d'attentat contre un dirigeant palestinien du Jihad islamique dans la capitale syrienne, Damas, qui a tué son fils.

Selon des sources syriennes, la tentative d'assassinat visait Akram al-Ajjouri, mais a tué son fils Moath, en plus d'une autre personne, et blessé dix autres, dont sa fille Batoul.

Rédaction IMEMC -

Source: Externe

Riposte aux assassinats israéliens: la résistance unie, 190 roquettes contre les colonies et attaque cybernétique

 

Selon les dernières évolutions de ce mardi, l’aviation israélienne a mené des raids contre plusieurs régions de la bande de Gaza. La résistance palestinienne a riposté par des tirs contre les colonies.

Les tentatives de l’entité sioniste de neutralisation de la riposte de la résistance palestinienne aux assassinats ciblés de 4 membres du mouvement de résistance palestinien Jihad Islamique n’ont pas porté leurs fruits.

A l’aube de ce mardi 12 novembre, Israël a tué dans sa maison à Gaza un chef du Jihad islamique, Baha Abou al-Atta et son épouse. Parallèlement, une tentative d’assassinat contre Akram al-Ajouri, un autre dirigeant de ce mouvement a raté sa cible dans la capitale syrienne Damas, mais s’est soldée par la mort de son fils et de son gardien du corps. Elle a été attribué aux Israéliens.

Or, les efforts israéliens qui s’en sont suivis pour  diviser les différentes factions de la résistance palestinienne en arguant que les attaques de ce mardi 12 novembre visaient exclusivement le Jihad islamique, n’ont pas leurré ces factions, ni ne les ont persuadés de se démarquer de la riposte. Ils ont refusé les appels à la médiation et à l’accalmie lancés par les responsables israéliens.

La cellule d’opérations conjointes de la résistance dans la bande de Gaza a été réactivée et ses membres se sont mis d’accord sur une riposte conjointe. Elle comprend les bras armés de Jihad islamique, Hamas, Front populaire pour la libération de la Palestine, Front démocratique de la libération de la Palestine, des groupes de Fatah et des Comités de la résistance populaire et autre.

Elle était en réunion ce mardi soir. Lors d’une interview avec une télévision le dirigeant palestinien de l’OLP, Abbas Abou Zaki a lui aussi apporté son soutien à la résistance.

Pas de retour aux assassinats ciblés

Dans la soirée, le porte-parole des brigades al-Quds, bras armé du Jihad islamique Abou Hamza, a assuré lors d’une apparition télévisée que la Résistance ne permettra en aucun cas le retour aux assassinats ciblés israéliens contre des éléments de la résistance.
«Pas question de parler d’efforts ou de médiation qu’après avoir accompli dans toutes ses formes la riposte au crime de l’occupation et nous sommes tous unis sur le terrain», a encore affirmé le Jihad islamique dans la soirée.

«Peut-être qu’ils (les israéliens, ndlr) ont réussi en débutant l’attaque contre notre peuple et notre résistance, mais ils ne parviendront pas à en fixer le dénouement», a-t-il dit aussi.

«Les heures prochaines vont ajouter une nouvelle défaite au registre du Premier ministre imbécile», avait il affirmé auparavant.   S’adressant aux colons israéliens, il les a conseillés de «ne pas écouter leurs dirigeants parce que la décision finale revient au Jihad islamique».

 

190 roquettes

Durant la journée, 190 roquettes ont été tirées contre les colonies israéliennes, selon un porte-parole de l’armée israélienne. Dont Sederot où un important incendie a ravagé une usine, le littoral d’Ashkelone, Nahal Oz, Netivot, Moudine, Holone, Rishon, Letsion, Bat Yam…

Ont aussi été pris pour cibles par la Résistance palestinienne deux attroupements de soldats israéliens stationnés à l’est de Rafah et dans la position militaire Abou Mtaybek.

Source: Externe

Pour la 1è fois depuis la guerre du Golfe

Les sirènes d’alarme ont retenti 450 fois dans plusieurs régions, selon le porte-parole de l’armée d’occupation israélienne. Pour la première fois depuis la guerre en Golfe en 1991, un million d’étudiants et 80.000 enseignant et travailleurs dans le secteur de l’éducation sont restés chez eux, par crainte de la tension sécuritaire au sud et dans le centre des territoires palestiniens occupés.

Des centaines de familles israéliennes ont quitté le Néguev et les colonies situées à proximité de la bande de Gaza, par craintes des roquettes palestiniennes, et selon les médias israéliens 200 colons ont présenté des demandes d’aide psychologique.

Le directeur général de l’Etoile rouge a interdit aux conducteurs des ambulances d’utiliser leurs sirènes, afin de ne pas provoquer la panique parmi les colons israéliens.

Attaque cybernétique

Il est également d’une attaque cybernétique de la part de la résistance palestinienne. Des milliers de textos ont été envoyés aux numéros de téléphone du front interne, semant le chaos et la panique parmi les colons, a révélé l’unité de lutte cybernétique de l’armée d’occupation israélienne.

Selon les médias israéliens, la décision d’assassinat de Baha Abou al-Atta a été prise au lendemain de l’évasion du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la colonie Sdérot. Alors qu’il y menait sa campagne électorale, la colonie a fait l’objet de tirs de roquettes de la résistance. Ils ont été attribués à Abou al-Atta.

Ce dernier avait fait l’objet d’une campagne de diabolisation dans les medias israéliens durant ces dernières semaines, ont constaté les observateurs.

12 martyrs palestiniens

Côté palestinien, ce sont 12 Palestiniens qui sont tombés en martyrs ce mardi. En plus des quatre premiers, 4 ont succombé dans un raid aérien israélien à Beit Lahiya au nord de la bande de Gaza.

Rédaction Al Manar - (Vidéo: Farsnews.int.)

12.11.19

Sources: ISM & Al Manar.com

12 novembre 2019

Nations-Unies: la communauté internationale doit mettre fin à l’occupation «belliqueuse» d’Israël

Source: Externe

Comme nous le répétons au MCP depuis des années, la diplomatie internationale acte désormais (mais en privé!) l'impossibilité d'une solution à deux Etats (ndlr)

 

Michael Lynk, professeur de droit canadien et expert pour les droits humains auprès des Nations-Unies, a déjà suscité l’attention des médias.

En tant que Rapporteur spécial en territoires palestiniens, M.Lynk a depuis des années signalé les violations par Israël des droits humains dans les territoires, s’attirant des critiques de la part d’Israël et de ses alliés, et un large soutien de la part des défenseurs des droits humains en Palestine et dans le monde entier.

Sa dernière ronde d’intérêt médiatique a eu lieu la semaine dernière, lorsqu’il a publié son plus récent rapport sur la situation des droits humains en Palestine, et a appelé à une interdiction internationale des produits des colonies israéliennes.

Le rapport, qui soulignait les violations israéliennes du droit international à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, s’est attiré une vive réaction du lobby international pro-Israël, car il appelait l’occupation de 52 ans de la Palestine par Israël «la plus longue occupation belliqueuse dans le monde moderne».

Lynk a notamment demandé aussi aux Nations-Unies de compléter et de publier une base de données «sur les entreprises impliquées dans des activités liées aux colonies illégales», une «liste noire» que le Conseil pour les droits humains des Nations-Unies était supposé rendre publique en 2017, ce qu’il a retardé à plusieurs reprises sous des pressions américaine et israélienne.

Ci-dessous le lien à une version préliminaire non révisée du rapport de M.Lynk:

Situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 (version préliminaire non révisée)

Mondoweiss a parlé à Lynk de son dernier rapport, de ses résultats, de son conseil à la communauté internationale et lui a demandé quelle partie de ses recherches l’avait le plus choqué.

Mondoweiss: Votre rapport récent sur la situation des droits humains dans les TPO a provoqué pas mal d’émoi dans les médias, particulièrement vos appels à un boycott des produits des colonies. Vous attendiez-vous à ce contrecoup? Comment ressentez-vous la réception du rapport?

Lynk: J’obtiens généralement toujours une réponse très positive de la société civile, israélienne, palestinienne et internationale, et des réponses négatives tant du gouvernement israélien que de ses soutiens.

Quand je réfléchissais à quoi écrire cette année, je pensais: nous avons des tas de lois, mais ce dont nous manquons c’est de leur application et de la reddition de comptes. Cela devrait se retrouver au sommet de l’agenda international quand il s’agit de mettre fin à l’occupation. Donc je m’attendais à recevoir un soutien de la société civile parce qu’ils ont écrit beaucoup là-dessus et je m’attendais à des réponses très critiques des supporters de l’occupation et des Israéliens. Je n’étais pas certain de ce à quoi m’attendre de la part de la communauté internationale, à part un haussement d’épaules.

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J’ai appelé spécifiquement à une interdiction de tous les produits et services issus des colonies parce que cela me frappe comme un impératif moral — une mesure politique minimale pour la reddition de comptes, et une exigence et une obligation juridiques qui dépendent de la communauté internationale dans une situation de sérieuse violation des droits humains. Il était clair pour moi que si les colonies sont illégales et qu’elles sont un crime de guerre selon le Statut de Rome, la communauté internationale a la responsabilité juridique de ne pas aider ni assister de telles violations.

Mondoweiss: Quelle a été la réponse des diplomates et des responsables internationaux, étant donné votre critique sévère de la communauté internationale pour son manque d’action par rapport à l’occupation?

Lynk: J’ai parlé avec plusieurs ambassadeurs à New-York après la publication de mon rapport. Les diplomates les plus honnêtes ont admis, ou dit directement, qu’il n’y a plus de solution à deux Etats. Mais quand j’ai demandé ce qu’il en était de rendre des comptes, ils ont commencé à parler de difficultés internes, de la politique de leurs propres pays et du fait qu’ils n’étaient pas sûrs d’avoir le capital politique pour contester la position du gouvernement américain là-dessus.

J’espère que ce que j’ai fait a été de planter une graine pour les amener à commencer à réfléchir à une reddition de comptes formelle. Mais je n’ai vu aucun d’entre eux dire «oui, vous m’avez convaincu et ceci est tout en haut de mon agenda».

Mondoweiss: Vous avez mentionné la reddition de comptes formelle et la manière dont les dirigeants internationaux doivent commencer à mettre cela tout en haut de leurs agendas. A part interdire les produits des colonies, à quoi ressemblerait une reddition de comptes formelle en pratique?

Lynk: Alors, ce que je vois comme mesures minimales serait une interdiction des produits et services des colonies et la publication de la base de données sur les activités commerciales dans les colonies. Il existe un certain nombre de mesures additionnelles à l’intérieur de la tradition internationale et des précédents: un menu international de ce qu’il y a à faire.

Nous devons penser aux mesures prises dans d’autres contextes d’annexion et d’occupation, par exemple en Crimée et en Ukraine orientale. L’Union européenne en particulier a imposé des contre-mesures commerciales, politiques et diplomatiques en réponse. C’est ce qui devrait arriver dans le cas de l’occupation des territoires palestiniens.

Dans mon rapport, j’ai renvoyé à un rapport du Comité international de la Croix-Rouge qui a exposé une série de contre-mesures possibles. J’inclurais de reviser des choses comme les transferts d’armes, la vente d’armement militaire, cela pourrait impliquer des restrictions commerciales et financières, cela pourrait impliquer d’imposer des visas aux résidents du pays [Israël] pour aller en Europe ou en Amérique du Nord, cela pourrait impliquer de chercher un avis consultatif de la Cour internationale de justice pour déterminer si l’occupation est encore légale et quelles sont les responsabilités de la communauté internationale pour y mettre fin.

Comme je l’ai dit dans le rapport, Israël est un petit pays avec une forte dépendance de la communauté internationale, particulièrement de l’Europe et de l’Amérique du Nord pour le commerce et les relations diplomatiques. Il ne serait pas difficile si la communauté internationale s’y attelait de prendre des mesures qui demanderaient un changement significatif de la part des dirigeants en Israël.

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Israël prête de fait attention à l’opinion internationale. L’exemple le plus récent est le rôle de la plupart des pays européens dans le soutien au village bédouin de Khan al-Ahmar. Benjamin Netanyahu a tenu un morceau de papier dans sa main pendant les dix derniers mois, qui lui permettrait de poursuivre la démolition du village. Les deux raisons pour lesquelles il ne l’a pas encore fait sont la limite tracée par l’UE et une déclaration de la procureure générale de la Cour pénale internationale avertissant que le transfert forcé de population pendant une occupation peut représenter un crime de guerre.

Mondoweiss: Vous dites si la communauté internationale «s’y attelle», ils peuvent provoquer un changement. Alors, selon vous, que faut-il qu’il arrive pour qu’ils se réveillent vraiment et agissent?

Lynk: Il est difficile pour moi de réconcilier le soutien continu à la solution à deux Etats et l’affirmation répétée de son importance, alors même que la communauté internationale a vu la possibilité d’une authentique solution à deux Etats s’évaporer devant ses yeux sans prendre de mesures significatives pour la sauvegarder.

La communauté internationale dirait «nous avons dit clairement que nous n’accepterions pas une annexion», mais il n’y a pas de différence juridique entre une annexion et une annexion de fait à un stade avancé. Si vous placez plus de 600000 colons, plus de 200 colonies à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, avec un énorme réseaux de routes, de sécurité, d’usines et de contrôle total, cela, de fait, viole la règle du droit international sur l’annexion.

Une annexion de fait est une annexion. La communauté internationale a probablement perdu sa chance de mettre des limites. Elle doit maintenant réfléchir à ce qu’est l’avenir par rapport à cela.

Je ne sais pas ce qu’il faudrait, parce qu’il n’y a pas d’occupation dans le monde qui ait été menée en face de la communauté internationale, alors que cette dernière était bien renseignée que les intentions évidentes des occupants étaient l’annexion et aussi bien informée de la souffrance et de la dépossession, et pourtant si peu encline à agir sur les preuves en face d’elle. Si tout ce qui est arrivé jusqu’à présent n’a pas incité la communauté internationale à prendre des mesures décisives, il est difficile d’imaginer ce qui le ferait.

Mondoweiss: Votre rapport discute de nombreuses questions, depuis les démolitions de maisons et les campagnes d’arrestation jusqu’au blocus sur Gaza. De tous les sujets que vous mettez en lumière, quel est celui qui se distinguait pour vous quand vous rédigiez votre rapport?

Lynk: Je dois dire que si j’avais à en choisir un en premier parmi des sujets d’égale importance ce serait probablement Gaza.

Gaza a une situation unique dans le monde en ce que c’est une catastrophe faite par l’homme et une crise en cours, que le monde le sait, que les bureaux des Nations-Unies sur le terrain ont été zélés à écrire des rapports dessus, et pourtant l’attitude du monde envers le siège permanent de Gaza par Israël reste inchangée.

Nous sommes passés dans la dernière décennie par trois guerres dévastatrices qui ont provoqué d’immenses souffrances humaines et de dommages physiques. Gaza reste en grande partie coupé du reste du monde, son économie continue à se flétrir et à se scléroser, pourtant rien ne se conclut par un changement. L’eau n’est pas potable, le système de santé s’effondre, Gaza a le plus haut taux de chômage du monde, et parmi les personnes de moins de 30 ans, il avoisine les 70%. Quatre habitants de Gaza sur cinq travaillent en-dessous du salaire minimal déjà anémique.

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Cela devient déprimant de continuer à répéter les lamentables statistiques de Gaza. Les deux secrétaires généraux des Nations-Unies, le précédent et l’actuel, disent que cela revient à une punition collective, ce qui est illégal selon les conventions de Genève. Mais cela continue.

De toutes les questions auxquelles vous pouvez penser et qui doivent être mises en lumière, il y a malheureusement un grand nombre de questions parmi lesquelles choisir, mais Gaza doit être la pire de toutes les tragédies confondantes devant nous.

Mondoweiss: La situation dans les TPO, comme vous l’avez signalé largement, évolue constamment vers le pire. Beaucoup de Palestiniens sont lassés du gouvernement de Trump et de ses plans pour la région. Quelles sont vos prévisions pour le «marché du siècle»? Pensez-vous que Trump essaiera de le mener à terme? Et quels effets pourra-t-il avoir sur les TPO et la région autour?

Lynk: Je n’ai pas grand espoir que cela apportera en quoi que ce soit le soulagement nécessaire ou un chemin vers l’avant pour les Israéliens et les Palestiniens. Certainement les commentaires faits par les principaux auteurs du plan de paix, dont Friedman, Greenblatt et Kushner, semblent tous indiquer qu’ils se sont largement alignés sur le vision du monde du gouvernement israélien: que les colonies vont rester en place, qu’ils envisagent un petit Etat palestinien qui sera une définition vraiment nouvelle de ce que signifie un Etat dans la science politique moderne. Et que l’occupation permanente actuelle aura juste un nouveau titre et une nouvelle image.

Je le vois comme une «solution à un Etat-et-demi». Tout plan de paix initié par la communauté internationale qui ne s’ancre pas dans les principes acceptés du droit international — que les colonies sont illégales, que l’annexion de Jérusalem-Est est illégale, qu’un Etat palestinien devrait être viable, en un seul bloc et souverain, comme n’importe quel pays, qu’il doit y avoir une solution juste pour la question des réfugiés palestiniens — si un plan de paix ne s’ancre pas dans ces principes largement acceptés qui composent le consensus international, alors ce n’est pas un plan de paix qui vaut d’être proposé ou communiqué.

Ce qui est arrivé dans les ving-cinq dernières années depuis Oslo, c’est qu’Israël a réussi à persuader les Etats-Unis d’agir comme médiateur et de jouer les intermédiaires entre les partis sans le cadre du droit international et d’un consensus international. Et c’est pourquoi nous continuons à voir des accords et des initiatives qui échouent.

Mondoweiss: Avec la situation sur le terrain devenant chaque jour pire et un manque d’action internationale pour mettre fin à l’occupation, qu’est-ce vous diriez aux citoyens ordinaires du monde qui souhaitent aussi mettre fin à l’occupation et aller de l’avant?

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Lynk: Ce que je vous ai offert, c’est une vision morose, sombre, lugubre et pessimiste de la situation. Mais croyez-le ou non, je reste optimiste, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, malgré toute la persécution et la diffamation que le gouvernement d’Israël dirige contre les défenseurs israéliens et palestiniens des droits humains et malgré l’espace de plus en plus réduit dans lequel ils doivent accomplir leur travail courageux, ils continuent de mener leurs inestimables activités de mobilisation et de recherche de ce qui se passe sur le terrain.

Sans vouloir mettre certains d’entre eux au-dessus des autres, les B’Tselem et Gisha d’Israël, le al-Haq ou Addameer de Palestine, plus Amnesty International et Human Rights Watch, gardent les bougies allumées pour ce qui est de l’application des règles du droit humanitaire à ce conflit. Ils sont ceux qui mobilisent l’opinion publique internationale.

L’opinion publique internationale reste largement favorable à vouloir que les Palestiniens obtiennent leurs droits. Tant que les sociétés civiles et l’opinion populaire soutiennent la réalisation des droits des Palestiniens, pour qu’Israéliens et Palestiniens puissent avoir un avenir juste et partagé, il y a toutes les raisons d’être optimiste, il y aura un avenir à envisager.

C’est cette opinion publique, certainement en Europe, que je rencontre en Irlande, en Grande-Bretagne, en Belgique et aux Pays-Bas, qui sont ceux continuant à contribuer à alimenter le débat politique et les questions diplomatiques dans des pays comme ceux-là. C’est pourquoi je reste optimiste.

Il y a aussi une ouverture dans l’opinion publique américaine. Trois des quatre candidats majeurs pour l’investiture démocrate, à un degré ou un autre, disent que nous devons repenser notre relation à Israël s’il persiste dans cette voie d’une occupation perpétuelle. Cela me dit que l’aiguille se déplace aussi aux Etats-Unis et que l’opinion publique se reflète dans certains des débats en cours. Tout cela me rend fondamentalement optimiste: il y a des voies pour que la vapeur se renverse.

Michael Lynk & Yumna Patel -

06.11.19

Source: Aurdip