FREE PALESTINE

20 juillet 2014

Manifestation « Journée mondiale d’al-Quds » vendredi 25 Juillet à Bruxelles.

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Jérusalem (Al Qods) est la capitale de la Palestine occupé, colonisé et martyrisé.


C’est autour de la Palestine que se concentrent, depuis plus de 60 ans, les pires injustices et les pires crimes :, les déplacements de population, les spoliations de terres et de maisons, les punitions collectives, les violences de l’armée, des polices et des milices des colonies, la destruction des infrastructures éducatives, économiques, sanitaires, … ;

Bref, nous assistons depuis plus de 65 ans à la destruction officielle et délibérée de la société palestinienne par les autorités de l’État d’Israël : colonisation de peuplement, contrôle total des institutions, confiscation des terres et nettoyage ethnique des zones confisquées.

L’État et les colons sionistes bénéficient néanmoins d’une impunité totale auprès de la « communauté internationale » qui ne manque pourtant pas une occasion pour condamner les actes de résistance du peuple palestinien sous occupation. Cette complicité affligeante ne saurait nous laisser indifférent. C’est pourquoi nous affirmons notre soutien total à la résistance palestinienne et nous engageons à renforcer nos actions dans le cadre de la Campagne BDS – Boycott, Désinvestissement, Sanctions.

Halte à l’agression contre Gaza

Soutien total et inconditionnel à la Résistance palestinienne sous toutes ses formes

Liberté pour tous les prisonniers palestiniens

Soutien à la campagne BDS – Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’État d’Israël.

Halte au silence complice de la « communauté internationale ».

Le Mouvement Citoyen pour la Palestine vous invite à nous rejoindre à la Manifestation « Journée mondiale d’al-Quds » qui se tiendra le vendredi 25/07/2014 à Bruxelles et dont vous trouverez les détails en pièce-jointe.

Facebook : https://www.facebook.com/events/323527551144085/?ref=51&source=1

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BXL for GAZA Solidarité avec la Palestine - Bruxelles, 19-07-2014

Photos prises par Isabelle

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18 juillet 2014

Les mots pour le dire : sionisme = nazisme !

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Les mots pour le dire : sionisme = nazisme !

 

En ces temps de crimes et de massacres à grande échelle à l’encontre du peuple palestinien – parce qu’il faut rappeler que même quand les médias n’en parlent pas, la puissance occupante tue en moyenne deux civils palestiniens chaque jour ! – il convient de sortir du langage émasculé de la diplomatie et du politiquement correct, et de nommer les choses comme il se doit, ou autrement dit, de comprendre pourquoi le sionisme s’apparente bien au nazisme et mérite dès lors que tout soit mis en œuvre pour son éradication.

Explications : à ses heures de gloire, que prônait le nazisme sinon l’émergence d’une « race » supérieure,  la « race » aryenne ?...  Résultat de théorie pseudo-scientifique tentant à prouver que les inégalités dans la société étaient la conséquence d’une hiérarchie dans les « races » humaines. Et qu’il fallait donc à tout prix sauvegarder la suprématie de la « race » issue des civilisations nordiques et anglo-saxonnes, et désignée « race aryenne » par les nazis. La dernière et située au bas de cette ignoble échelle d’entre toutes les « races » humaines étant, toujours selon ces demeurés, la « race » africaine… Tout individu normalement constitué et sain d’esprit, ne peut qu’éprouver des nausées face à ces théories, seulement voilà, il en est qui continuent à défendre pareille abomination. Ce qui justifie à leurs yeux la colonisation autant que la ségrégation. Pendant des années, l’Afrique du Sud en a fait les frais et il n’est jamais inutile de rappeler – tant certains voudraient tourner cette sinistre page de notre histoire – que l’Europe s’est illustrée pendant des siècles dans d’odieuses expériences coloniales et de ségrégation menant aux abominables pratiques racistes d’apartheid.

Or, que raconte le sionisme : que selon une parole divine révélée – on se demande de nos jours et après des années d’études de plus en plus longues des jeunes générations, comment certains peuvent-ils encore croire à de telles inepties !? – un peuple aurait été élu et qu’une terre bien précise lui aurait été assignée pour l’éternité !

A ce titre, les plus malades d’entre ceux qui défendent pareille théorie affirment qu’il faut coûte que coûte arracher cette terre à ses habitants arabes et par-dessus tout, éviter toute consanguinité afin de préserver tout juif de toute impureté. Et tout est bon pour y arriver. Pour ces psychopathes, qu’il faille voler, violenter, détruire, blesser, massacrer des individus est sans importance, la vie de ceux-là ne valant rien à leurs yeux !

Si certains détails diffèrent, cette obsession fondamentale de l’émergence d’une « race » pure – la « race » juive – est donc de même nature que celle prônée par l’idéologie nazie de l’époque.

Troublant renversement de l’Histoire, le sionisme est donc bien apparenté au nazisme, et il faut le dire haut et fort, ne pas avoir peur des mots et dénoncer tous ceux qui s’y reconnaissent et le revendiquent ! Voilà un travail prioritaire auquel tout média digne de ce nom devrait s’atteler pour informer les citoyens du danger rampant qui nous guette. Sans oublier de souligner l’irréparable commis à l’encontre de tout un peuple, martyr de ces illuminés ! Et plus que toutes les autres autorités politiques, l’Europe devrait se rappeler l’écrasante responsabilité qu’elle a dans l’actuelle situation et ne pas s’en sortir comme à chaque fois, en renvoyant Israéliens et Palestiniens dos à dos. L’Etat d’Israël est une création de l’Europe pensant pouvoir régler son problème d’antisémitisme d’alors en confisquant une part importante de son territoire à une population qui n’a pas été concertée sur cette décision et que notre sale guerre de 39-45 ne concernait pas ! Aucune équidistance n’est donc acceptable dans cette tragédie où comme toujours, c’est la loi du plus fort qui impose au plus faible, son abject dictat.

Il n’y a donc ni excès, ni antisémitisme à adhérer au projet de ceux qui veulent la disparition d’Israël dans son état actuel, en recommandant un Etat binational palestinien laïc qui, comme auparavant, abriterait toutes les communautés, musulmanes, chrétiennes et juives comme c’était le cas avant l’arrivée des névropathes qui depuis plus de 60 ans détruisent tout ce qu’ils touchent. C’est au contraire, un signe de santé mentale et morale qu’il convient d’encourager !

Et ceux que l’Etat sioniste qualifie de terroristes ne sont ni plus ni moins que des résistants que chaque individu normalement constitué et épris d’une vraie justice se doit de soutenir par tous les moyens possibles, dont par exemple, le boycott de tous les produits israéliens, tant que durera cette situation inadmissible. Et dans la foulée, il faut exiger de nos gouvernements nationaux ainsi que de l’UE que tout lien soit rompu avec l’Etat d’Israël tant que celui-ci persistera dans ses pratiques racistes et coloniales d’occupation.

 

Daniel Vanhove –

18.07.14

Observateur civil

Auteur

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les partis pris du traitement médiatique

Offensive israélienne contre Gaza : les partis pris du traitement médiatique

par Julien Salingue, le 18 juillet 2014

Depuis le 8 juillet 2014, une offensive militaire israélienne est en cours contre la bande de Gaza. Au moment où nous écrivons, plus de 240 Palestiniens sont morts sous les bombes israéliennes, tandis qu’un Israélien a été tué par un tir de roquette. Ces événements donnent lieu à une large couverture médiatique, et nous ne prétendons pas fournir ici un article traitant de manière exhaustive de cette couverture. Dans la presse écrite comme à la radio et à la télévision, certains journalistes font au mieux leur travail et produisent, comme nous le rappellerons parfois, exemples à l’appui, une information de qualité.


Force est toutefois de constater que le traitement médiatique dominant de cette nouvelle séquence du conflit opposant Israël aux Palestiniens demeure prisonnier de bien des travers que nous avons déjà eu l’occasion d’identifier. Il existe ainsi un « bruit médiatique » largement critiquable, qui ne résume pas l’ensemble du travail journalistique mais qui malheureusement l’étouffe ou le fait quasiment disparaître. C’est à ce bruit médiatique et à la tonalité générale qu’il donne à la couverture des événements que nous nous intéresserons ici, en nous concentrant notamment sur les titres de presse écrite et leurs sites internet, tout en allant également parfois chercher des exemples du côté des télévisions.


Nous l’avions déjà souligné dans un précédent article traitant de l’information concernant le Proche-Orient : l’un des principaux biais du traitement médiatique du conflit opposant Israël aux Palestiniens est l’injonction permanente à un traitement « équilibré ». Or cette recherche d’un improbable « équilibre » entre Israël et les Palestiniens, quels que soient les intentions des uns ou des autres, conduit nécessairement à la production d’une information biaisée, incomplète, dépolitisée et, volontairement ou non, orientée.

Une information biaisée

Le biais principal, qui en conditionne bien d’autres, consiste à traiter sur un pied d’égalité, d’une part, un État doté d’institutions stables, d’une économie moderne et comparable à celle des pays occidentaux, d’une armée parmi les plus puissantes et les plus équipées au monde et, d’autre part, un peuple qui ne possède ni État, ni économie viable, ni armée régulière. Ce pseudo-équilibre entretient l’illusion d’un « conflit » entre deux entités qui seraient quasi-équivalentes, alors que ce n’est évidemment pas le cas.

Information biaisée car traiter sur un pied d’égalité un État qui, au regard du droit international, est une puissance occupante – et est régulièrement condamnée comme telle – et un peuple en lutte depuis des décennies pour la satisfaction de ses droits nationaux – consacrés par les résolutions de l’ONU – entretient l’illusion d’un « conflit » entre deux « parties » dont la légitimité, du point de vue du droit, serait quasi-équivalente, alors que ce n’est évidemment pas le cas.

On en arrive ainsi à placer sur un pied d’égalité « Israël » et « Palestine » (parfois « Gaza », ou « le Hamas », nous y reviendrons »), et à oublier totalement le déséquilibre des forces et des légitimités :

Ou encore, dans cet éditorial du directeur délégué de la rédaction de L’Express, Christian Makarian, sobrement titré : « Israël-Palestine : l’enracinement de la haine » : « On mesure à quel point le naufrage des négociations israélo-palestiniennes aboutit à une absence dramatique de perspective : cela donne toute latitude aux énervés du "contre", tandis que les tenants du "pour" n’ont plus de parole. Lorsque la rhétorique du dialogue disparaît, les ultras de chaque bord transgressent toute logique de vie commune et renvoient les dirigeants respectifs à leur impuissance ».

Plus grave encore, l’information est biaisée car, à vouloir à tout prix maintenir un traitement « équilibré », on se concentre quasi-exclusivement sur les éléments et événements dont on peut trouver, ou construire, un équivalent dans chacun des deux « camps ». On se focalise donc sur les « tirs » des uns et des autres, sur les « dommages » provoqués par les tirs, sur la « panique » ou la « terreur » des populations civiles, en essayant d’entretenir l’illusion d’une équivalence de situation qui passe parfois par des constructions rhétoriques absurdes, voire révoltantes. En témoignent ces différents titres, qui ont tous été publiés alors que, à l’exception des trois jeunes Israéliens assassinés en Cisjordanie, seuls des Palestiniens de Gaza avaient été tués depuis le déclenchement de l’offensive israélienne [1] :

Et il est quasiment impossible de compter les reportages télévisés, notamment dans les JT, qui tentent de démontrer que « les deux populations » vivraient dans des situations équivalentes, à l’instar de celui proposé par le 20h de France 2 du 16 juillet, dont le lancement par le présentateur Julian Bugier est un modèle du genre : « Les bombes continuent de pleuvoir des deux côtés et au milieu, les populations civiles, familles, enfants, ce sont eux les premières victimes. Alors comment vivent-elles le conflit, à quoi ressemble leur quotidien ? Nos équipes sont allées sur le terrain, à leur rencontre, à Shuja’Iyya dans la bande de Gaza et à Nir Am, côté israélien. Seulement 8 kilomètres entre les deux villes mais la même peur et la même angoisse ».

On vous le dit : « les mêmes ».

 

Une information incomplète

Le deuxième biais du traitement du conflit opposant Israël aux Palestiniens est lui aussi le produit de l’injonction permanente à l’équilibre : à vouloir traiter de manière symétrique les situations respectives des Palestiniens et d’Israël, on est conduit à oublier, ou à occulter des informations essentielles, sous prétexte qu’elles n’ont pas d’équivalent dans « l’autre camp ». Comme nous l’écrivions il y a deux ans, « un tel traitement médiatique occulte presque totalement ce qui est pourtant l’essentiel de la vie quotidienne des Palestiniens et l’un des nœuds du conflit : l’occupation civile (colonies) et militaire (armée) des territoires palestiniens. Les camps militaires israéliens et les colonies n’ont pas d’équivalent en Israël, pas plus que les centaines de checkpoints qui morcellent les territoires palestiniens, le mur érigé par Israël, les réquisitions de terres et les expulsions, les campagnes d’arrestations, les attaques menées par les colons, les périodes de couvre-feu, les routes interdites sur critère national, etc ».

Dans le cas présent, on relèvera notamment le silence assourdissant concernant le blocus de Gaza, officiellement en cours depuis 2007, et sur la perpétuation de l’occupation et de la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem. Divers titres de presses et « experts » s’entêtent ainsi à vouloir identifier le « moment déclencheur » d’une « nouvelle crise » et, à de rares exceptions près, chacun semble considérer que c’est la disparition et la mort de trois jeunes Israéliens à proximité d’une colonie de Cisjordanie qui permettraient à elles seules de comprendre les ressorts de « l’affrontement » actuel. Comme si, soudain, un coup de tonnerre avait éclaté dans un ciel serein…

Premier exemple, les « infographies » qui prétendent expliquer en « quelques dates » ou « quelques faits », la tragédie actuelle, à l’instar de celle publiée le 8 juillet sur le site de Métro :

« Six dates », donc… Arrêtons-nous sur les trois premières :

Tout aurait donc commencé, le 12 juin, avec la disparition des trois jeunes Israéliens. Ne s’était-il donc rien passé avant ? La situation était-elle « calme » ? C’est ce que cette « chronologie » laisse entendre. Alors qu’évidemment, non. De la grève de la faim des prisonniers palestiniens (avril-juin 2014) à la mort de deux jeunes Palestiniens, tués par l’armée israélienne devant des caméras le 15 mai dernier, lors d’un rassemblement commémorant, comme chaque année, l’expulsion des Palestiniens en 1948, en passant par l’appel d’offre d’Israël, le 5 juin, pour la construction de 1500 logements dans les colonies , les « dates » sont nombreuses. Mais il était sans doute compliqué de les intégrer à la « chronologie », car ces trois événements auraient rappelé que le conflit entre Israël et les Palestiniens a des racines profondes, mais aussi et surtout de tels rappels auraient peut-être imposé de parler des colonies israéliennes, des réfugiés palestiniens et des prisonniers politiques. Or ceux-ci n’ont pas d’équivalent du côté israélien. Il aurait donc fallu rompre avec la logique de l’« équilibre » qui caractérise ces chronologies mutilées.

La deuxième date proposée (le 30 juin, date de la découverte des corps des 3 jeunes Israéliens en Cisjordanie) est elle aussi parlante, non pour ce qu’elle dit mais pour ce qu’elle ne dit pas. Si l’on en croit la chronologie, il ne se serait en effet rien passé de significatif entre le 12 et le 30 juin. Et pourtant, durant cette période, ce sont quatre jeunes Palestiniens qui sont morts sous les balles israéliennes, et plus de 600 Palestiniens, dont 11 députés (parmi lesquels le président du Parlement), qui ont été arrêtés lors d’une vaste opération de l’armée israélienne en Cisjordanie. Pourquoi ne pas le mentionner ? Un simple oubli ou une occultation destinée à éviter de parler d’un sujet sans équivalent possible dans l’autre camp (une campagne massive d’arrestations), qui aurait risqué de rompre le schéma préconçu (mort-représailles-mort-représailles) qui guide cette chronologie sélective ? La réponse est dans la question…

Un exemple exemplaire de l’occultation d’une partie significative, pour ne pas dire essentielle, de la réalité, qui décontextualise totalement les événements en cours et sous-entend que ces derniers se seraient produits dans une période sans « violence » et sans « tension », comme on pourrait également le déduire de la présentation de la « chronologie » proposée par le site francetvinfo : « Va-t-on vers un nouveau conflit ouvert entre Israël et la Palestine, et une occupation de la bande de Gaza ? C’est la crainte des observateurs de la région après la vague de violences et de tensions qui a débuté le 12 juin avec le meurtre de 3 jeunes Israéliens. Mardi 8 juillet, de nouvelles frappes israéliennes ont fait un mort palestinien dans la bande de Gaza. L’armée israélienne se dit prête à toutes les options, y compris une offensive terrestre ».

Ni l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie, ni la répression permanente que subissent les Palestiniens, ni le blocus de Gaza ne semblent retenir l’attention des « observateurs ». Et pourtant, les informations sont ou devraient être connues de tous puisqu’elles sont largement disponibles. Qui plus est, de longues pages ou de longues minutes ne sont pas nécessaires pour les mentionner. En témoigne, exemple malheureusement trop rare, un article publié par Benjamin Barthe dans Le Monde, qui rappelle, en quelques lignes, que « l’occupation de la bande de Gaza, contrairement à ce qu’affirme Israël, n’a pas pris fin avec le départ du dernier de ses soldats, le 11 septembre 2005. Comme le rappelle opportunément l’ONG israélienne Gisha sur son site Internet, l’Etat hébreu continue de contrôler des pans entiers de la vie des Gazaouis : le registre d’état civil, les eaux territoriales, l’espace aérien et l’unique terminal commercial. (…) De cet état de fait, la plupart des experts en droit international ont conclu que la bande de Gaza est toujours sous occupation. C’est la position officielle des Nations unies. Un tel statut requiert de l’occupant qu’il assure le « bien-être » de la population occupée. Mais à ces obligations, Israël s’est constamment soustrait. Grâce au renfort de l’Egypte du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi, farouchement hostile au Hamas, et à l’apathie de la communauté internationale, le bouclage de Gaza s’est même aggravé. Selon le bureau des statistiques palestinien, le taux de chômage pour les jeunes de 15 à 29 ans y a atteint 58 % durant le premier semestre de cette année. 70 % de la population dépend des distributions d’aide humanitaire pour sa survie ».

Ce contexte, chacun en conviendra, éclaire sous un autre jour les récents « événements » (entre autres les discussions autour des conditions d’une « trêve », nous y reviendrons) et permet d’éviter les fâcheuses conséquences, en ce qui concerne la qualité de l’information, de l’improbable équilibrisme. Un moyen aussi d’éviter le troisième écueil de l’injonction à la symétrie : la dépolitisation du conflit opposant Israël aux Palestiniens, que nous avions caractérisée dans l’article déjà cité plus haut comme le « syndrome de Tom et Jerry ».

 

Une information dépolitisée

Nous écrivions alors : « Tom et Jerry, célèbres personnages de dessins animés, sont en conflit permanent. Ils se courent après, se donnent des coups, construisent des pièges, se tirent parfois dessus et, quand ils semblent se réconcilier, ils sont en réalité en train d’élaborer de nouveaux subterfuges pour faire souffrir l’adversaire. Le spectateur rit de bon cœur, mais il reste dans l’ignorance : il ne sait pas pourquoi ces deux-là se détestent, on ne lui a jamais expliqué pourquoi Tom et Jerry ne peuvent pas parvenir à une trêve durable, voire une paix définitive ».

Dans le traitement médiatique dominant, Israël et les Palestiniens ressemblent, à bien des égards, à Tom et Jerry, accumulant les « attaques », les « ripostes » et autres « représailles », sans que l’on sache trop pourquoi. La couverture se focalise sur l’enchaînement des événements « spectaculaires », sans questionner et expliciter les causes profondes ou les dynamiques à long ou moyen terme. L’information est ainsi décontextualisée, déshistoricisée et dépolitisée. On évoque ainsi, à la une du Monde (voir plus haut), une « guerre sans fin » (et donc sans cause ?). Autre version avec Libération, où l’on apprend que tout ceci ne serait qu’une histoire de vengeance :

Jean Guisnel, dans un éditorial du Télégramme publié le 12 juillet , assume qu’il est vain d’essayer d’y comprendre quoi que ce soit : « Dans cet effroyable cycle de la provocation et de la répression, la question n’est même plus de savoir qui a allumé la mèche. Que trois jeunes Israéliens soient assassinés froidement, c’est abominable. Qu’un jeune Palestinien soit, en rétorsion, contraint d’avaler de l’essence à laquelle ses ravisseurs, en kippa, ont mis le feu, cela dépasse l’entendement ! À ce niveau de haine, les deux peuples acteurs de cette guerre sans fin n’ont besoin que de dialogue et de calme ».

Est-il venu à l’esprit de l’éditorialiste du Télégramme (et de nombre de ses confrères qui tiennent peu ou prou les mêmes propos), que si la solution résidait simplement dans le « dialogue et le calme », il y aurait bien longtemps que le conflit entre Israël et les Palestiniens serait résolu ? Ne pense-t-il pas qu’il existe des causes profondes et que les appels au « calme » et au « dialogue », quand bien même ils seraient sincères et généreux, n’auront de sens que si l’on s’attaque aux racines du conflit, à savoir l’occupation et la colonisation de la Palestine, sans quoi ils seront vains ? Jean Guisnel et ses confrères croient-ils réellement que « les violences » sont irrationnelles et qu’il suffit de dire « stop » pour qu’elles cessent ? Peut-être ne le croient-ils pas, mais c’est en tout cas ce qu’ils laissent entendre à leurs lecteurs, ce qui est, au mieux, de l’incompétence et, au pire, de la malhonnêteté.

Certains vont même encore plus loin dans la dépolitisation en y ajoutant une dose de mépris qui n’aide pas, lui non plus, le lecteur. Ainsi en va-t-il de ce courageux éditorialiste anonyme du Monde qui, le 10 juillet, « explique » : « Le gouvernement de Benjamin Nétanyahou promet de maintenir son opération tant que des roquettes seront tirées sur Israël ; le Hamas jure qu’il y aura des tirs tant que Gaza est bombardée par Israël… Si l’affaire n’était pas aussi grave, on parlerait de stratégie de cour de récréation ». « Une stratégie de cour de récréation ». Une fois de plus, Tom et Jerry ne sont pas loin.

Et on s’épargnera de commenter ce titre trouvé sur le site de BFMTV, symptôme de la dépolitisation du conflit entre Israël et les Palestiniens et de l’indécence de certains médias :

Le mot indécence étant peut-être faible lorsque l’on sait que deux jours plus tard, c’est ce titre que l’on découvrait sur le même site internet :

Misère….

 

Une information orientée

Information biaisée, information incomplète, information dépolitisée… autant de travers caractéristiques du bruit médiatique dominant, qui conduisent finalement nombre de journalistes et de médias à adopter, au nom souvent de la prétendue recherche d’un « équilibre » et d’une bienveillante « neutralité », une posture résolument orientée du côté du récit israélien. Il ne s’agit pas de dire ici que « les médias » ou « les journalistes » seraient « pro-Israël », ni même d’affirmer que cette posture partisane serait consciente ou volontaire pour la majorité d’entre eux. Il s’agit bien d’affirmer que les travers identifiés ci-dessus conduisent, naturellement, à favoriser Israël dans le traitement médiatique.

Exemple typique avec le traitement dominant de la vraie-fausse « trêve » du 15 juillet, sur proposition égyptienne. Les titres ont été d’une infinie variété :

Signalons cette amusante variante proposée par Ouest-France :

En résumé, chacun aura compris que « le Hamas » a « refusé » la « trêve » alors qu’Israël l’avait « acceptée ». Questions : quelles étaient les conditions de la trêve ? Pourquoi le Hamas l’a-t-il refusée ? Pour la plupart des articles dont nous venons de citer les titres, les explications sont plutôt… laconiques. Sur les conditions de la trêve, à peu près rien. Sur les raisons du refus du Hamas, à peu près pas grand chose.

Ainsi, sur le site MyTF1.news : « Au neuvième jour du conflit qui l’oppose à Israël, le mouvement palestinien a, sans surprise, opposé une fin de non-recevoir à un éventuel cessez-le-feu. Sur le terrain, les raids israéliens s’intensifient. Comme mardi, le Hamas a de nouveau officiellement informé l’Egypte mercredi qu’il rejetait sa proposition de cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Cette décision, sans surprise, implique la poursuite du conflit entre Israël et le mouvement islamiste ». C’est tout ? C’est tout.

Notons toutefois qu’une dépêche AFP publiée dans la journée du 15 juillet, et de laquelle semble s’être inspirés la plupart des sites d’information, précise un peu les choses : « Le Hamas exige l’arrêt des bombardements, la fin du blocus de Gaza en place depuis 2006, l’ouverture du poste-frontalier de Rafah avec l’Egypte et la libération des prisonniers arrêtés de nouveau après avoir été relâchés dans le cadre de l’accord d’échange du soldat israélien Gilad Shalit en 2011 ».

Dont acte ? Ou pas. Et nous touchons ici aux conséquences du traitement biaisé, incomplet et dépolitisé que nous évoquions plus haut. Que viennent soudain faire le blocus de Gaza et la libération des prisonniers dans cette affaire ? Ne s’agissait-il pas juste d’échanges de tirs et d’une « escalade meurtrière » qui avait débuté le 12 juin avec la disparition des 3 jeunes Israéliens ? Les exigences du Hamas, lorsqu’elles sont (succinctement) exposées, apparaissent comme étant hors de propos, eu égard au récit et au bruit médiatique dominants, et surtout personne ne prend le soin de réellement les expliciter, à l’exception de quelques articles comme celui publié par Pierre Puchot sur Mediapart, qui fournit des éléments de contextualisation et des explications permettant d’aller au-delà de l’idée d’un « refus de la trêve » par le Hamas et de comprendre les raisons qui ont poussé le Hamas à rejeter « cette » trêve.

Dans cette affaire, le Hamas apparaît donc comme celui qui refuse d’arrêter les combats, tandis qu’Israël, que l’on fait apparaître (volontairement ou non) comme étant de « bonne volonté », en sort grandi.

Autre exemple de ce parti pris qui est avant tout, rappelons-le, une conséquence ou un « dommage collatéral » des travers identifiés ci-dessus, le glissement sémantique qui s’opère lorsqu’il s’agit de nommer les acteurs des événements en cours. Si l’on tient compte de l’ensemble des coordonnées de la situation, l’offensive israélienne contre la bande de Gaza est un épisode violent du conflit opposant Israël aux Palestiniens. Ce conflit existe en Cisjordanie, à Jérusalem, à Gaza et en Israël même, comme l’ont par exemple récemment montré les épisodes violents qui ont suivi la disparition des trois jeunes Israéliens et, a fortiori, la découverte de leurs corps.

Mais dans le cas qui nous préoccupe, et probablement en raison des mécanismes de dépolitisation, l’offensive israélienne contre Gaza est devenue, souvent, une guerre Israël-Gaza, visiblement déconnectée du conflit « global » qui oppose Israël aux Palestiniens.

Parfois même, l’offensive israélienne contre Gaza est devenue un affrontement Israël-Hamas :

La réduction d’un conflit global entre Israël et les Palestiniens à un affrontement entre « Israël » et « Gaza » est déjà problématique en soi. Si demain l’Italie bombardait la Corse, parlerait-on d’un affrontement entre l’Italie et la Corse ou d’un affrontement entre l’Italie et la France ? Cette réduction accompagne en réalité, consciemment ou non, la rhétorique et la politique israéliennes visant à séparer le sort de Gaza de celui de la Cisjordanie et des Palestiniens d’Israël. Il ne s’agit donc pas d’une simple erreur d’appréciation ou d’un mauvais choix dans les termes, mais bel et bien d’un accompagnement des positions israéliennes.

Le glissement consistant à parler d’un affrontement entre « Israël » et « Hamas » est encore plus critiquable. En premier lieu, parce que le Hamas n’est pas la seule force politique présente à Gaza, loin de là, et qu’il n’est pas le seul à avoir, ces derniers jours, lancé des roquettes vers Israël. En deuxième lieu, parce que le Hamas, et ce quelles que soient les critiques que l’on peut formuler à l’égard de sa stratégie ou de ses positions et projets politiques, est le parti qui a obtenu la majorité des suffrages lors des dernières élections législatives, et ne peut en aucun cas être considéré comme un groupe isolé du reste de la population palestinienne. Enfin, la rhétorique du « conflit Israël-Hamas » occulte un pan essentiel de la réalité : le conflit n’oppose pas Israël et le Hamas, un groupe politique avec ses orientations et ses pratiques, mais Israël et les Palestiniens, un peuple avec ses droits nationaux.

 

***

Que ce soit lors de l’épisode de la première « trêve » ou lorsque l’on s’intéresse à la qualification de l’offensive en cours, on se rend donc compte que les biais et travers médiatiques liés à la volonté revendiquée de traiter de manière « équilibrée » une situation asymétrique débouchent sur une occultation des tenants et aboutissants réels du conflit, assimilable à une malinformation, voire une désinformation. À force de vouloir simplifier à outrance, on gomme en effet les causes profondes du conflit, on « évite » toutes les informations qui pourraient renvoyer à ces causes profondes et on fournit, à l’arrivée, une information qui n’en est pas une et qui n’offre aucune clé de compréhension au lecteur, au téléspectateur ou à l’auditeur.

Le bruit médiatique général donne en réalité à lire, à entendre ou à voir une « guerre sans fin », au sein de laquelle les torts seraient partagés, les populations civiles victimes des mêmes politiques, et les « extrémistes » responsables de tous les maux. Le déséquilibre des forces et des légitimités est largement étouffé au nom d’une prétendue « neutralité » se manifestant par la revendication d’un traitement « équilibré » qui, dans une situation telle que celle du conflit opposant Israël aux Palestiniens, conduit à un accompagnement, voire une légitimation du récit israélien.

On en oublierait presque en effet que Jérusalem, la Cisjordanie et Gaza sont, selon la légalité internationale, sous occupation, que les colonies israéliennes s’étendent chaque jour un peu plus, que plus de 5 000 prisonniers politiques sont détenus par Israël, que plusieurs millions de réfugiés palestiniens vivent toujours dans des camps et que le peuple palestinien continue de revendiquer ses droits, consacrés par la légalité internationale. Ne serait-il pas de la responsabilité des médias de nous en informer, y compris et notamment lors des épisodes comme celui de l’offensive israélienne contre Gaza ?

Julien Salingue

PS : Ce texte a été rédigé avant le début de l’offensive terrestre engagée par l’armée israélienne dans la nuit du 17 au 18 juillet, dont le traitement médiatique semble malheureusement confirmer les tendances décrites dans cet article.

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17 juillet 2014

Baker: Ayed (10 ans), Zakaria (10 ans), Ramez (11 ans) et Mohammed (9 ans).4 enfants tués à Gaza

4 enfants palestiniens jouaient près de la plage. 4 enfants tués. Ils étaient de la même famille, la famille Baker: Ayed (10 ans), Zakaria (10 ans), Ramez (11 ans) et Mohammed (9 ans).

 

Ce mercredi, 4 enfants palestiniens ont péri dans un bombardement qui a détruit une cahute de pêcheurs sur une plage de la ville de Gaza, près du port, où se trouvait un groupe d’enfants, à 200 mètres d’un hôtel utilisé par les journalistes.

Une équipe de TF1 se trouvait sur place : un premier obus est tiré depuis un navire de l’armée d’occupation israélienne sur une cabane de pécheur, des enfants fuient alors sur le sable avant d’être touchés par un second obus.

Des enfants, certains ensanglantés, couraient en criant vers l’hôtel, où ils se sont réfugiés. L’un des enfants blessés se tenait le ventre en hurlant avant de s’écrouler et d’être transporté à la hâte par le personnel de l’hôtel vers une ambulance.

Deux autres enfants ont été blessés par des éclats, l’un à la tête, et une ambulance a aussi emporté un homme dont la jambe a été arrachée. La plage visée, au bord de la Méditerranée, accueille des paillotes, des cabanes pour pêcheurs et des petits cafés, très populaires en temps normal.

Voici les deux photos prises par les journalistes, avant et après l’attaque aérienne israélienne.

Et voici une autre photo, de l’agence Reuters, montrant un homme portant le cadavre de l’un des enfants sur la plage

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La maison de mon ami Bassem Naim a été bombardée par Israël cette nuit

La maison de mon ami Bassem Naim a été bombardée par Israël cette nuit [Christophe Oberlin]

J’ai fait la connaissance de Bassem Naim en Avril 2006, au son du canon*.

Chirurgien de formation, Bassem Naim était ministre de la santé. Le Hamas venait de remporter les élections parlementaires et Israël bombardait Gaza. Le bruit des explosions, toutes proches du ministère de la santé, nous parvenait avec une régularité de métronome, sans perturber nos interlocuteurs. Plusieurs chirurgiens de mon équipe étaient allemands, et très vite la conversation s’est faite dans cette langue  car Bassem et son directeur de cabinet  avaient étudié dans ce pays.

Bassem est resté longuement ministre de la santé. Pendant la guerre de 2008-2009 il dirigeait les secours depuis l’hôpital Shifa, principal hôpital de la Bande de Gaza. Il a identifié, au milieu des cadavres, le corps de son neveu ambulancier. Sa femme est morte d’un cancer de l’estomac. L’un de ses fils, étudiant en Egypte, a longuement été torturé à l’électricité  dans l’Egypte de Moubarak, ce même fils qui, au coup d’état de juillet 2013 a été expulsé hors d’Egypte par le nouveau dictateur.

Malgré ces épreuves, qui sont à  peu de choses près le lot de toutes les familles palestiniennes, Bassem est toujours debout. Ses analyses politiques sont subtiles  et modérées.

Bassem est donc  une cible pour Israël. Sa maison a été bombardée cette nuit. Comme l’a été la maison de Nasser Eid Tatah cardiologue et directeur de l’hôpital Shifa, celle de Jamila Ashanti ancienne ministre de la condition féminine, celle de mon ami le Dr Mahmoud Zahar. Ils en ont réchappé, mais pour combien de temps ?

Une fois de plus Israël s’en prend aux politiques et aux intellectuels, et parmi eux aux plus modérés. Mais qu’on ne s’y trompe pas : la jeune génération est là : Gaza  fourmille de cerveaux éminents et dignes. Contre la pensée les bombes sont inefficaces.

Christophe Oberlin - 16 juillet 2014

*Voir : Chroniques de Gaza, Edition Demi-lune p77

Arrêt sur Info le 16.07.14

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16 juillet 2014

Soutien inconditionnel du Prof. Bruno Guigue aux combattants du Hamas

Sixième jour de bombardements par l’aviation israélienne sur Gaza
Soutien inconditionnel du Prof. Bruno Guigue aux combattants du Hamas (Vidéo)

Israël massacre tout un peuple. Nous avons transmis à nos gouvernements l’appel à un cessez-le-feu reçu hier soir qui est resté sans réponse (*). La diplomatie occidentale est morte. Elle n’a fait durant toutes ces années de massacres qu’aggraver la situation au lieu de la résoudre. [Silvia Cattori]

13 juillet 2014 |

Discours du Professeur Bruno Guigue à St Denis de la Réunion

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Gaza sous les bombes, les Gazaouis à la mer ... C'est maintenant ?

Malheureusement, la BBC refuse de publier l'interview sur son site Web en anglais, après une promesse explicite de le faire ( peut-être la raison en est-elle que Finkelstein accuse la BBC  (et le gouvernement britannique) de couvrir des crimes israéliens.

Israël a demandé mercredi à 100.000 habitants de la Bande de Gaza ... d’évacuer leur domicile ... d’évacuer leur domicile ... Peut-être ces 100.000 indésirables chez eux pourraient-ils songer à rejouer l'épisode maritime de la fuite d'égypte, vécu, il y aurait quelques millénaires, par leur envahisseur de voisin. Et ainsi errer et serpenter jusqu'à la fin des temps dans le fond des océans,  à moins qu'ils  n'en soient chassé avant ...

Israël a demandé mercredi à 100.000 habitants de la Bande de Gaza d’évacuer leur domicile, l’armée intensifiant ses bombardements après le rejet par le Hamas d’une initiative de cessez-le-feu.
Conformément à la mise en garde du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, l’armée a augmenté ses frappes sur l’enclave palestinienne, au 9e jour de son opération visant à faire cesser les tirs de roquettes sur Israël.
Dans la nuit de mardi à mercredi, l’armée a visé en particulier les maisons de quatre responsables du Hamas, dont l’ancien ministre de la Santé Fathi Hammad et le député Ismail al-Ashqar, à Jabalia (nord).
Alors que son opération a fait 205 morts et plus de 1.500 blessés dans la bande de Gaza, en grande majorité des civils, l’armée israélienne a appelé à l’aube par sms, messages téléphoniques et tracts quelque 100.000 habitants du nord de l’enclave à quitter les lieux avant 08H00 (05H00 GMT) "pour (leur) propre sécurité" en prévision d’un pilonnage accru.
Une première mise en garde de ce type avait été envoyée dimanche, mais les forces israéliennes n’avaient alors pas mis leurs menaces à exécution, ce qui avait laissé penser à une méthode de guerre psychologique.


" En dépit du cessez-le-feu, le Hamas et d’autres organisations terroristes ont continué de tirer des roquettes, c’est pourquoi Tsahal (l’armée, ndlr) a l’intention de mener de frappes aériennes contre des sites terroristes", disent ces tracts, assurant aux habitant ne pas vouloir leur " faire de mal ou à (leurs) familles ". 
Mardi soir, M. Netanyahu avait affirmé n’avoir "d’autre choix que d’étendre et d’intensifier" sa campagne militaire, le Hamas ayant rejeté une initiative de trêve proposée par l’Egypte et acceptée par Israël, qui a suspend ses frappes pendant six heures dans la journée de mardi.
Le Hamas, considéré par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne comme une "organisation terroriste", a exclu toute trêve sans un accord global sur la fin du blocus de Gaza en place depuis 2006, l’ouverture du poste-frontière avec l’Égypte et la libération de détenus.
Dans la nuit de mardi à mercredi, l’armée israélienne a dit avoir bombardé une quarantaine de "cibles terroristes" : sites de lancement de roquettes et centres de contrôle.
Israël a en outre annoncé que près d’un millier de roquettes avaient atteint son sol en 9 jours, tandis que 225 autres avaient été détruites par le système de défense Iron Dome. Quatre ont été détruites mercredi matin au-dessus de Tel-Aviv, la capitale économique israélienne.
Mardi soir, l’échec de la trêve a aussi été suivi de la mort d’un premier Israélien : Dror Hanin, un civil de 37 ans originaire d’une colonie de Cisjordanie, était venu distribuer de la nourriture aux soldats postés aux abords de la bande de Gaza quand il a été touché par une roquette.
Les forces israéliennes n’ont cependant pas engagé d’opérations au sol, bien que l’armée ait ostensiblement déployé des troupes d’infanterie et des chars aux abords de Gaza, mobilisant 40.000 réservistes en vue d’une éventuelle invasion qui risquerait cependant d’être coûteuse en vies humaines.
Sur le front diplomatique, les acteurs occidentaux continuaient d’oeuvrer dans l’espoir d’un cessez-le-feu.
La ministre italienne des Affaires étrangères Federica Mogherini, dont le pays préside l’UE, est en Israël pour des pourparlers avec les dirigeants israéliens.
Très en retrait dans cette crise, le président palestinien Mahmoud Abbas doit se rendre en fin de semaine en Egypte puis en Turquie, pays allié du Hamas.
A Gaza, les habitants se préparaient à une nouvelle journée de bombardements, mais beaucoup répétaient qu’ils n’avaient nulle part où fuir malgré les mises en garde de l’armée israélienne.
"Ils larguent ces tracts depuis leurs avions pour dire aux gens ordinaires d’évacuer. Mais où devons-nous aller ? Mieux vaut rester et mourir dans nos maisons", s’est exclamé Fasel Hassan, un résident de l’enclave palestinienne.
"Où doit-on se réfugier ? Les écoles ? Elles sont pleines", a-t-il poursuivi.
L’Agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a indiqué ces derniers jours avoir accueilli 17.000 réfugiés dans ses écoles.

Les huit composantes du  " Forum des gauches » au Liban  (qui comprennent le Parti communiste libanais et le Parti du peuple palestinien, affilié à IMCWP) se sont  réunies dans le bureau de l'Union de la presse commerciale, pour protester contre la nouvelle agression israélienne contre la bande de Gaza et pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien et sa résistance.
Représentants politiques libanais et palestiniens étaient présents à cette réunion, outre les représentants des femmes, des syndicats, des jeunes, des enseignants et des journalistes.
Dr Marie Nassif - Debs, coordinateur du "Forum des Gauches " a présenté un document sur  la dangerosité de la situation en raison du nouveau projet américano-israélie,, présenté il ya un an par John Kerry.  Selon elle, ce projet vise à liquider la cause palestinienne.  Elle a appelé à la solidarité avec le peuple palestinien et à sa résistance qui doit être soutenue dans le but de provoquer un nouveau soulèvement populaire sur tout le territoire de la Palestine et de libérer la terre de la palestine et à établir un Etat national palestinien.
Elle a également appelé à une manifestation contre l'ambassade des États-Unis, l'ambassade de l'Union européenne, et aussi contre les positions de l'Organisation des Nations Unies et les régimes arabes réactionnaires en raison de leurs politiques de soutien à l'agresseur.
Elle a également appelé les forces de gauche palestiniens à s'unir afin d'unifier le peuple palestinien derrière la Résistance et de la préparation de la nouvelle Intifada, qui sont essentiels pour la libération du territoire occupé et la construction d'un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale.

Enfin, elle a appelé au  développement des luttes et des révoltes menées par les peuples arabes dans le Levant et le Maghreb contre la dépendance, la pauvreté et le sous-développement, et le terrorisme, le terrorisme d'État dirigé par Washington et Tel-Aviv, et pour la restauration de la richesse arabe pillée et construire une société de la démocratie et la justice sociale, du bien-être et du progrès.

(Le Forum Gauches Arabe - Beyrouth, le 15 Juillet 2014)

 

 

Une mère Palestinienne douche ses enfants dans une salle de classe d’une école de Rafah transformée en abri contre les bombardements israéliens.

(Photo d’un correspondant local d’Assawra prise le 15 juillet 2014.)
Nous remercions tous ceux qui ont souscrit pour l’achat d’appareils photographiques à nos correspondants en Palestine occupée.

Source

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15 juillet 2014

Interpellation des présidents de groupes au Parlement européen sur la question

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URGENT


La question de l'offensive israélienne contre Gaza doit être débattue demain au Parlement européen.
Mais c'est aujourd'hui qu'un premier projet de motion doit être discuté et amendé entre les groupes politiques.
ECCP, la Coordination Européenne des Comités pour la Palestine,  dont l’ABP fait partie, propose une action de lobbying par l'envoi d'un message aux présidents des groupes, par le plus grand nombre de personnes possible.

Allez sur http://act.eccpalestine.org/lobby/44 , complétez les cases avec votre prénom, nom, adresse e-mail, ville et pays, répondez en bas à la question par le résultat du calcul et cliquez sur la case Continue. - C'est très simple et c'est urgent.

Traduction du texte du message (de l’appel)

Israël doit rendre des comptes pour son attaque contre Gaza

Le Parlement européen nouvellement élu tiendra une discussion mercredi sur l’attaque israélienne en cours sur la bande de Gaza. Elle est susceptible de voter sur une résolution commune sur la situation actuelle.

C’est l’occasion de montrer au nouveau Parlement que les peuples d'Europe sont solidaires avec le peuple de Palestine et qu’ils sont opposés aux punitions collectives et aux attaques sur Gaza par Israël.

En maintenant son accord d'association avec Israël, l'UE envoie un signal clair à Israël à savoir qu’il ne devra pas faire face à des conséquences sérieuses pour ses violations graves et persistantes du droit international. Il est à noter que l’UE finance notamment la recherche pour les entreprises militaires israéliennes qui développent les drones utilisés par Israël pour cibler délibérément des civils.

Comme l’ont expliqué des organisations de Gaza dans une déclaration: «Si on ne fait pas pression et si on ne l’isole pas, le régime israélien a prouvé maintes et maintes fois qu'il continuera les massacres comme ceux que nous voyons autour de nous et qu’il poursuivra les décennies de nettoyage ethnique systématique, l'occupation militaire et sa politique d'apartheid ».1

Il est maintenant temps de pousser l’Union Européenne à mettre fin à son soutien aux crimes israéliens et à faire pression sur Israël pour qu’il se conforme au droit international.

S'il vous plaît, utilisez le formulaire ci-dessous afin d'écrire aux présidents des cinq principaux partis politiques du Parlement Européen afin de les exhorter à prendre des mesures fermes pour qu’Israël rende des comptes et que l'UE cesse de soutenir les crimes d'Israël.

Passez à l'action! Envoyez ce message aux présidents des cinq principaux partis politiques du Parlement Européen!

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The newly elected European Parliament will hold a discussion on Wednesday on Israel’s ongoing attack on Gaza and is likely to vote on a joint resolution on the current situation.  

This is an important opportunity to show the new Parliament that the people of Europe stand in solidarity with the people of Palestine and against Israel’s collective punishment and attacks on Gaza. 

By maintaining its Association Agreement with Israel, the EU is sending a clear signal to Israel that it will not face any serious consequences for its serious and ongoing violations of international law. The EU also provides research funding to the Israeli military companies that develop the drone technology used by Israel to deliberately target civilians. 

As a statement from organisations in Gaza has explained: « Without pressure and isolation, the Israeli regime has proven time and time again that it will continue such massacres as we see around us now, and continue the decades of systematic ethnic cleansing, military occupation and apartheid policies ».1

Now is the time to argue for the European Union to end its support for Israel’s crimes and to pressure it to comply with international law. 

Please use the simple form below to write to the presidents of the 5 main political parties in the European Parliament urging them to support firm action to hold Israel accountable and end EU support for Israel’s crimes. 

Take Action! Send this message to the presidents of 5 main political parties in the Eurpean Parliament!

To send the message click here

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Gaza : Les cauchemars de Salma

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Chers amis,

Je vous ai parlé de mon angoisse concernant mes étudiants. Dans ce témoignage, je vous parlerai de la peur de et pour ma famille et de la mienne.

Mes parents et ma sœur mariée n’habitent pas très loin de chez moi. Je les contacte, au moins, 24 fois par jour, je m’inquiète pour eux, ils s’inquiètent pour nous. Maman me donne ces conseils pour que je puisse calmer mes enfants, mais moi, je ne sais pas quoi lui dire pour qu’elle ne soit pas inquiète pour nous !!

Je m’arrête ici pour vous dire ce que je ne peux pas dire à mes proches ici à Gaza, je vous parle de mes cauchemars qui ne quittent pas ma tête : comme vous le savez, je suppose, il n’y a pas de vrais cibles ou des objectifs militaires pour les israéliens à Gaza : Banque islamique (Gaza), Association de charité Al-salah (Khan Younis), hôpital Wafa (Est de la bande de Gaza), la clinique pour handicapés de Beit Lahyia et 5 mosquées. Leur but c’est de détruire Gaza et la Palestine, c’est ça l’objectif. Et cette fois, je dis : génocide.

Tout ça me fait bien croire que rien n’est loin des missiles de ces criminels et ça me fait imaginer la maison de mes parents bombardée et ma famille y est et dans des secondes, je les perds. Moi, je perds ma famille, mes parents, mes frères et sœurs et tous mes souvenirs 100 fois par jour !!

Mes enfants, c’est une autre histoire et c’est l’histoire de tous les enfants de Gaza :Taysir, mon fils ainé, de 4 ans, pleure à chaque fois que son papa sort de la maison, ça l’angoisse, pourtant, il ne voit pas mes larmes qui attendent le retour de mon mari pour se cacher. Il sait très bien que tous ces bruits sont quelque chose de grave et parce qu’on n’arrive pas à lui expliquer ce qui arrive dehors, il croit que nous ne sommes pas au courant de ce qui se passe. TANT MIEUX !

Quant au petit, il croit encore qu’on frappe à la porte. En écrivant ce témoignage, on a entendu le bruit d’un bombardement très fort près de chez moi, le pauvre a eu peur, il a pleuré et m’a dit : « Mais ça ne va pas comme ça, pourquoi on frappe si fort à la porte ?!! ça me fait peur !!! » La nuit, ils se réveillent plusieurs fois à cause du bruit des bombardements.

L’anniversaire d’Ahmed est le 16, Taysir me demande de le fêter et me propose des idées pour faire plaisir à son frère. C’est difficile de lui dire que ce n’est pas le temps de faire des fêtes et c’est plus difficile de fêter dans une telle situation.

L’heure de l’Iftar, (repas essentiel au mois de ramadan) vers 20h, les bombardements sur la bande de Gaza s’intensifient. Nous, à la maison, on a tous les jours peur que ces assiettes chaudes qu’on a sur la table tombent sur nous lors d’un bombardement très fort. Le matin, on se félicite d’être encore VIVANTS !!!

Devant l’écran de mon ordinateur, je passe la plupart du temps, quand on a le courant, bien sûr (samedi, on ne l’a eu que 4 heures) pour avoir des nouvelles des autres et pour être au courant de ce qui arrive à l’extérieur. Sinon, j’ai les écouteurs de la radio dans les oreilles. Je lis ou j’entends des histoires qui brisent le cœur. J’ai tout le temps mon inquiétude et ma tristesse et celles des autres !!

Quand Yasser Elhaj a reçu un appel l’informant que sa maison allait être détruite dans quelques minutes, il n’était pas chez lui, il a essayé d’appeler sa famille, mais personne n’a répondu. Alors, il a couru comme un fou dans les rues de Gaza pour sauver sa famille. Quand il est arrivé, c’était TROP TARD !! La maison avait été bombardée, il a perdu ses parents et tous ses frères et sœurs !!!!

Un père a perdu son fils de 2 ans et demi , il a crié et a pleuré pour réveiller son fils, il lui a dit, « Oh mon fils, réveille-toi, je t’ai apporté de nouveaux jouets, réveille-toi. »

Adnan Abu Amer, journaliste, a écrit, « Imagines ceci : Le téléphone sonne, c’est l’armée israélienne, qui te somme d’évacuer ta maison, tu vas être bombardé dans 10 minutes, tu imagines, après 10 minutes tout ton histoire sera effacée de la surface de la terre, tes biens, les photos des frères et fils, des choses que tu aimes, ta chaise, tes livres, le dernier recueil de poèmes que tu as lus, la lettre de ta sœur immigrée à l’étranger, les souvenirs des êtres chers à ton cœur, l’odeur de ton lit, la boucle des cheveux de ta fille, la chaleur de ton fauteuil, tes vieux vêtements, ton tapis de prière, les bijoux de ton épouse, les économies de toute une vie . Tout cela te passe à l’esprit en 10 minutes, sens cette douleur quand finalement tu décides de ne prendre que tes papiers et sortir de la maison pour mourir mille fois, ou refuser d’évacuer la maison, et mourir une seule fois. » Et c’est le cas de la plupart de Gazaouis . D’ailleurs, beaucoup de familles du nord et de l’est de la bande de Gaza ont été obligés d’évacuer leurs maison, suite à une menace de bombarder tous ces quartiers.

Il y a plein d’autres histoires que je ne peux pas raconter dans un seul témoignage !!

« Elle n’est point, Gaza, la plus belle des cités… Elles ne sont point, ses plages, les plus riantes des plages arabes. Elles ne sont point meilleures, ses oranges, que toutes celles du Bassin méditerranéen. Elle n’est pas la plus cossue d’entre les villes, Gaza ! (Du poisson, des oranges, du sable, des tentes frémissantes sous le vent, des denrées de contrebande, et des bras, des bras à vendre à qui veut en acheter !). Elle n’est pas non plus la plus délicate ni la plus imposante, mais elle vaut le poids d’or de l’histoire d’une nation entière – parce que c’est elle la plus laide aux yeux de l’ennemi, et la plus miséreuse, la plus loqueteuse, et la plus méchante ! Et parce qu’elle est parmi nous, celle qui a su troubler toute euphorie et toute quiétude ! et parce qu’elle est un cauchemar et que ses oranges sont piégées, ses enfants sans enfance, ses vieillards sans vieillissement, ses femmes sans plaisirs ! Telle est Gaza, la plus belle, la plus sereine, la plus cossue, la plus digne, parmi nous, d’être aimée à la folie ! » Mahmoud Darwish.

Salma AHMED ELAMASSIE A Gaza

( unitedsja@hotmail.com )

le 14 juillet 2014

Salma, professeur de Français, souriante avant les bombardements et leur apologie par François Hollande

CAPJPO-EuroPalestine

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