02 juillet 2009
Gaza : polémique autour d'un rapport accablant d'Amnesty

Gaza : polémique autour d'un rapport accablant d'Amnesty
NOUVELOBS.COM | 02.07.2009 | 10:09
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20090702.OBS2779/gaza__polemique_autour_dun_rapport_accablant_damnesty.html
L'ONG publie un rapport sur l'offensive israélienne à Gaza menée en décembre-janvier, accusant Israël et le Hamas de "crimes de guerre". Mais Tsahal dénonce un rapport "déséquilibré", "manipulé" par le Hamas.
Au balcon d'un immeuble fortement endommagé à Rafah (Reuters)
L'armée israélienne a dénoncé jeudi 2 juillet le rapport d'Amnesty International qui l'accuse de "crimes de guerre" lors de son offensive à Gaza en décembre-janvier, affirmant que cette organisation s'était laissée manipuler par le mouvement palestinien Hamas.
"Le ton général du rapport démontre que l'organisation a succombé aux manipulations du Hamas, une organisation terroriste", a affirmé le porte-parole de l'armée dans un communiqué.
Sur l'opération 'plomb durci'
Le rapport, intitulé "Opération 'plomb durci' : 22 jours de morts et de destruction à Gaza", est un véritable acte d'accusation contre Israël et son armée, confirmant le bilan (des services de santé palestiniens) de 1.400 Palestiniens tués et quelque 5.000 blessés et le fait que de larges secteurs de la bande de Gaza ont été dévastés, avec plus de 2.700 bâtiments détruits.
Dans son rapport sur l'offensive à Gaza (27 décembre - 18 janvier), l'organisation de défense des droits de l'homme basée à Londres accuse l'armée israélienne de n'avoir pas "distingué entre cibles civiles et militaires", alors qu'elle ne pouvait ignorer la présence de civils dans les secteurs visés, avec pour résultat la "mort de centaines de civils désarmés dont 300 enfants, 115 femmes et 85 hommes âgés de plus de 50 ans".
Elle accuse en outre l'armée israélienne de s'être servie de civils, y compris d'enfants, comme "boucliers humains" en les forçant à rester à proximité de positions qu'elle occupait ou même de les avoir obligés à examiner des objets suspects risquant d'être piégés.
Elle accuse aussi le Hamas, au pouvoir à Gaza, et les autres groupes armés palestiniens de "crimes de guerre" pour avoir tiré des centaines de roquettes contre Israël. Mais elle nie que le Hamas se soit servi de la population palestinienne comme "bouclier humain" à Gaza.
Elle les accuse cependant d'avoir "installé des positions militaires près d'habitations, mettant ainsi en péril la vie des civils".
Un rapport "pas équilibré", pour l'armée israélienne
Elle met en cause l'armée israélienne pour avoir tué des centaines de civils, non seulement avec des armes de haute précision comme des missiles air-sol et des bombes guidées, mais aussi par des tirs d'artillerie et d'obus à fléchettes.
Elle l'accuse notamment d'avoir tiré des obus au phosphore blanc "au dessus de zones à grande densité de population" provoquant de graves brûlures, parfois mortelles.
Ce rapport "n'est pas équilibré", a dit le porte-parole arguant qu'il ne tient pas compte des "neuf années durant lesquelles le Hamas a constamment tiré des roquettes vers un quart de millions d'Israéliens. Il présente un point de vue déformé des lois de la guerre qui ne correspondent pas aux règles appliquées par les Etats démocratiques en lutte contre le terrorisme".
"Le rapport ignore les efforts déployés par l'armée israélienne pour éviter au maximum que soit porté atteinte à des civils non-combattants", a-t-il souligné en accusant le Hamas "d'avoir mené des opérations à partir de zones densément peuplées en utilisant la population comme bouclier humain".
Dans son rapport intitulé "22 jours de morts et de destruction à Gaza", Amnesty confirme le bilan des services de santé palestiniens de 1.400 Palestiniens tués et quelque 5.000 blessés et le fait que de larges secteurs de la bande de Gaza ont été dévastés, avec plus de 2.700 bâtiments détruits.
Appel à la communauté internationale
L'organisation de défense des droits de l'homme, basée à Londres, demande à la communauté internationale de "soutenir sans réserve la mission" du Conseil des droits de l'Homme de l'Onu chargée d'enquêter sur l'opération, mission qu'Israël boycotte.
Dans ce rapport de 117 pages, qui constitue la première étude approfondie sur cette guerre, Amnesty renouvelle son appel à un embargo "total et immédiat" sur les armes à destination aussi bien d'Israël que des islamistes du Hamas qui contrôlent Gaza.
Amnesty International demande aux Etats partout dans le monde d'engager des poursuites judiciaires pour "crimes de guerre" et "d'arrêter leurs auteurs suspectés".
En réponse à un rapport préliminaire publié en février, le ministère israélien des Affaires étrangères avait reproché à Amnesty d'avoir présenté "une version biaisée des évènements qui ne répond pas aux critères professionnels d'objectivité".
Le ministère avait déclaré qu'Israël n'a pas délibérément attaqué des cibles civiles et que "toutes les armes utilisées étaient conformes au droit international et à l'usage qu'en font les armées occidentales".
Amnesty International rejette ces arguments, soulignant qu'à ce jour, les autorités israélienne "se sont abstenues de mener une enquête indépendante et impartiale sur la conduite de leurs forces", l'armée s'étant bornée à des enquêtes internes sur des bavures commises durant l'opération, pour conclure qu'elles n'avaient jamais été intentionnelles.
Amnesty relève aussi que le Hamas et les groupes armés palestiniens ont tiré des centaines de roquettes contre le territoire israélien, qui ont fait trois morts civils, alors que six militaires étaient tués lors de l'opération, et provoqué un exode de centaines de milliers d'habitants du sud d'Israël.
"Non seulement le Hamas n'a entrepris aucune enquête sur les tirs de roquettes, mais encore il persiste à justifier ces actions illégales", souligne Amnesty International.
(Nouvelobs.com)
Rapport accablant pour Israël
Mise à jour le mercredi 1 juillet 2009 à 23 h 15
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/07/01/003-amnistie-rapport-israel.shtml
L'offensive israélienne contre la bande de Gaza a duré du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009.
L'organisation de défense des droits de la personne Amnistie internationale a publié jeudi un rapport sur l'offensive militaire menée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza de décembre de la fin décembre 2008 au début janvier 2009.
Le rapport de 117 pages, intitulé Opération plomb durci: 22 jours de morts et de destruction à Gaza, écorche Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas. Toutefois, les accusations les plus graves sont à l'endroit de l'État hébreu, qu'il accuse d'avoir « violé les lois humanitaires internationales ».
L'armée israélienne s'est livrée à des destructions « gratuites et délibérées », dit le rapport, notamment en ne faisant aucune distinction entre les cibles civiles et militaires. Ces destructions ont été « conduites dans des circonstances qui confirment qu'elles n'étaient pas justifiées par des impératifs militaires », poursuit le texte.
Le rapport confirme en outre les chiffres des services de santé palestiniens, qui faisaient état de 1400 Palestiniens tués, dont 300 enfants et 115 femmes, et environ 5000 blessés. Plus de 2700 bâtiments ont aussi été détruits. L'armée israélienne avait pour sa part estimé que 1196 Palestiniens ont péri, dont 295 civils.
L'armée israélienne est rendue responsable de la mort de centaines de civils avec des armes de haute précision, comme des missiles air-sol et des bombes guidées, mais aussi avec des tirs d'artillerie et d'obus à fléchettes. L'armée a également tiré des obus au phosphore blanc « au dessus de zones à grande densité de population », causant de graves brûlures, mortelles dans certains cas.
Des boucliers humains
Amnistie accuse par ailleurs l'armée israélienne d'avoir eu recours à des civils, dont des enfants, comme « boucliers humains » en les obligeant à rester près de positions qu'elle occupait, ou encore de les avoir forcés à examiner des objets suspects qui risquaient d'être piégés.
L'organisation rejette en outre les accusations de l'État hébreu, selon qui le Hamas a eu recours à des civils comme boucliers humains. Elle reproche cependant au mouvement islamiste d'avoir « installé des positions militaires près d'habitations, mettant ainsi en péril la vie des civils ».
Des accusations rejetées
En février, lors de la publication d'un rapport préliminaire, le ministère israélien des Affaires étrangères avait accusé Amnistie d'avoir manqué d'objectivité en présentant « une version biaisée des événements ».
Le ministère avait alors déclaré que « toutes les armes utilisées étaient conformes au droit international et à l'usage qu'en font les armées occidentales ». Amnistie réfute toutefois ces arguments, soulignant que jusqu'à maintenant, les autorités israéliennes « se sont abstenues de mener une enquête indépendante et impartiale sur la conduite de leurs forces ». Elles ont tout au plus mené des enquêtes internes sur des bavures, concluant chaque fois qu'elles n'étaient pas intentionnelles.
Le Hamas aussi montré du doigt
Le Hamas est d'ailleurs lui aussi dénoncé dans ce rapport. Les centaines de roquettes tirées vers l'État hébreu ont tué trois civils et forcé le déplacement de centaines de milliers d'Israéliens dans le sud du pays.
Ces tirs constituent des « crimes de guerre » qui, s'ils ont fait relativement peu de morts, n'en sont pas moins des gestes « aveugles et illégaux au regard du droit international ».
« Non seulement le Hamas n'a entrepris aucune enquête sur les tirs de roquettes, mais encore il persiste à justifier ces actions illégales », dénonce Amnistie internationale.
Le rapport lance enfin un appel pour un embargo « total et immédiat » des livraisons d'armes à Israël et au Hamas. Il invite la communauté internationale à « soutenir sans réserve » l'enquête du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qu'Israël boycotte. Il presse également les États de la planète à intenter des poursuites en justice pour « crimes de guerre » et « d'arrêter leurs auteurs présumés ».
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters
La France humiliée par Tsahal
La France humiliée par Tsahal
Analyse
Les soldats israéliens ont agressé plusieurs fois des diplomates français.
Par JEAN-PIERRE PERRIN
Si Nicolas Sarkozy fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de l’Etat hébreu, on ne peut pas dire que la réciproque soit vraie. A preuve la multiplication des «bavures» commises par les forces de sécurité israéliennes à l’encontre de ressortissants français en mission et soigneusement étouffées par le Quai d’Orsay. Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. «Je peux te tuer», a lancé en anglais l’un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas «gêner» la visite de Nétanyahou. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.
Miette. D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.
Excréments. Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux - pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français. Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation. Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeure palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : «Sale arabe, ont va revenir te tuer». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français - le «t» en trop - qui a choqué l’enseignante.
01 juillet 2009
Gaza : 1,5 million de personnes en proie au désespoir

Gaza : 1,5 million de personnes en proie au désespoir
Six mois après qu’Israël a lancé son opération militaire de trois semaines à Gaza le 27 décembre 2008, les Gazaouis ne peuvent toujours pas reconstruire leur vie. La plupart d’entre eux ont du mal à joindre les deux bouts. Les patients gravement malades ont de la difficulté à obtenir le traitement dont ils ont besoin. Nombre d’enfants souffrent de problèmes psychologiques graves. Les civils dont les foyers et les biens ont été détruits durant le conflit n’arrivent pas à se relever.
Voir aussi :
Durant les 22 jours de l’opération militaire israélienne, les civils étaient nulle part en sécurité à Gaza. Les hôpitaux étaient saturés par l’afflux de blessés, notamment de jeunes enfants, de femmes et de personnes âgées. Le personnel médical a fait preuve d’un courage et d’une détermination incroyables, travaillant 24 heures sur 24 pour sauver des vies dans des conditions extrêmement difficiles. Entre temps, des tirs de roquettes quotidiens lancés de Gaza ont menacé des milliers d’habitants dans le sud d’Israël. Les agents de santé en Israël ont dispensé des soins à la population traumatisée, et ont traité et évacué les blessés.
©CICR/VII/ T. Domaniczky / il-e-00106
De nombreux enfants ont été témoins de violence durant l’opération militaire. Ils souffrent presque tous d’énurésie, d’insomnie et sont agités. Des milliers d’enfants et d’adultes ont besoin de conseils pour savoir comment gérer leur état de choc émotionnel et leur stress post-traumatique.
Bon nombre de personnes à Gaza ont perdu un enfant, un parent, un proche ou un ami. L’opération militaire israélienne a laissé des milliers de foyers partiellement ou totalement détruits. Les démolitions ont transformé des quartiers entiers en ruines. Les écoles, les jardins d’enfants, les hôpitaux et les postes incendie et ambulance ont été endommagés par les bombardements.
Cette petite bande côtière est coupée du monde extérieur. Même avant les dernières hostilités, des restrictions très importantes imposées au déplacement des personnes et des biens par les autorités israéliennes, en particulier depuis octobre 2007, avaient provoqué un accroissement de la pauvreté, une augmentation du chômage et une détérioration des services publics tels que soins de santé, approvisionnement en eau et assainissement. La coopération insuffisante entre l’Autorité palestinienne à Ramallah et l’administration du Hamas à Gaza avait aussi touché l’acheminement des services essentiels. De ce fait, les Gazaouis étaient déjà plongés dans une crise majeure touchant tous les aspects de la vie quotidienne bien avant l’intensification des hostilités en décembre dernier.
Six mois plus tard, les restrictions sur les importations empêchent les Gazaouis de reconstruire leur vie. Les quantités de biens qui entrent aujourd’hui à Gaza sont très loin de satisfaire les besoins de la population. En mai 2009, seuls 2 622 camions de biens sont entrés à Gaza en provenance d’Israël, soit une diminution de presque 80 pour cent par rapport aux 11 392 camions autorisés à entrer en avril 2007, avant que le Hamas ne prenne le contrôle du territoire.
Aucune autorisation de reconstruire, risque pour la santé publique
©CICR / M. Al-Baba
Khan Younis, mai 2009. Robinets publics d'eau potable.
Les quartiers de Gaza qui ont été particulièrement touchés par les tirs israéliens continueront de ressembler à l’épicentre d’un puissant tremblement de terre à moins que des quantités de ciment, d’acier et d’autres matériaux de construction n’aient l’autorisation d’entrer le territoire pour permettre la reconstruction. En attendant, des milliers de personnes qui ont tout perdu seront contraintes de vivre à l’étroit avec des proches. D’autres continueront de vivre dans des tentes, n’ayant nulle part ailleurs où aller.
Des activités de réparation d’urgence ont été menées lorsque l’opération militaire a permis de rétablir les services eau et assainissement, mais uniquement au niveau insuffisant qui prévalait avant décembre 2008. L’infrastructure est surchargée et peut à tout moment tomber en panne. Bien que le chlore soit utilisé pour désinfecter l’eau, les eaux usées et autres déchets qui s’infiltrent dans le réseau d’alimentation en eau font peser de sérieux risques sur la santé publique.
Chaque jour, 69 millions de litres d’eaux usées partiellement traitées ou non traitées – l’équivalent de 28 piscines olympiques – sont rejetés directement dans la Méditerranée faute de pouvoir être traités.
©ICRC / M. Al-Baba
Ezbet Abd Rabo, nord de Gaza, Mai 2009.
Seuls quelques milliers de foyers ont accès à l’eau courante certains jours. Ne pouvant être convenablement entretenu, le réseau d’approvisionnement en eau fuit, ce qui complique le maintien d’une pression d’eau suffisante. Même lorsqu’il y a de l’eau dans les conduites, de nombreux foyers n’ont pas suffisamment d’électricité pour pomper l’eau dans les réservoirs situés sur les toits.
Les robinets de dizaines de milliers de personnes sont secs lorsque les puits municipaux de Gaza sont en panne, ce qui se produit fréquemment faute d’approvisionnement suffisant en nouvelles conduites d’eau, en pièces détachées électriques, en pompes et en transformateurs.
Le CICR a parfois trouvé les moyens de réparer l’infrastructure sans avoir à être tributaire d’importations. Par exemple, il a utilisé des matériaux recyclés (dont des conduites d’eaux usées et des morceaux de béton provenant de l’ancien mur de la frontière de Rafah détruit en janvier 2008) pour remettre en état une station d’épuration des eaux usées qui dessert 175 000 personnes à Rafah.
Cela n’est, toutefois, guère suffisant. D’autres projets de réparation et de reconstruction s’imposent d’urgence pour prévenir toute dégradation du système d’approvisionnement en eau, effectuer l’entretien essentiel et stopper la détérioration constante du système eau et assainissement dans la bande de Gaza. Le fait que les services eau et assainissement risquent de s’effondrer à tout moment brandit le spectre d’une crise majeure de la santé publique.
Le seul moyen de résoudre cette crise est de lever les restrictions aux importations de pièces détachées, les conduites d’eau et les matériaux de construction tels que le ciment et l’acier pour permettre la reconstruction des maisons, l’entretien et l’amélioration de l’infrastructure vitale.
Accès insuffisant aux soins de santé
©ICRC/VII/ T. Domaniczky / il-e-01707
Gaza, hôpital Al-Shifa, janvier 2009
"J’ai une tumeur au pancréas. Au début, j’avais espoir d’être opérée mais avec le temps j’ai cessé d’espérer : je souffre et je ne sais que trop bien que cette maladie risque de me coûter la vie."
Do'aa, 26 ans, ville de Gaza. Elle attend depuis janvier 2009 la permission de transiter par Israël pour se faire opérer en Jordanie.
Le système de soins de santé de Gaza ne peut assurer le traitement requis par l’état de nombreux patients souffrant de maladies graves. Il est tragique que bon nombre de patients n’ont pas le droit de quitter la bande de Gaza à temps pour se faire soigner ailleurs. Les questions de santé à Gaza sont souvent politisées et les patients se trouvent pris dans un dédale bureaucratique. Les procédures de demande d’autorisation de sortie du territoire sont compliquées et impliquent à la fois les autorités palestiniennes et israéliennes. Il arrive que des patients gravement malades doivent attendre des mois avant que les autorités compétentes les autorisent à quitter la bande de Gaza.
Même lorsque les patients obtiennent les permis de sortie nécessaires, le transfert par le point de passage d’Erez peut être ardu. Il faut faire sortir les patients sous appareil respiratoire des ambulances, les placer sur des civières, puis les porter sur 60-80 mètres par le point de passage vers les ambulances qui les attendent de l’autre côté. Les patients qui peuvent marcher de manière autonome courent le risque d’avoir à répondre à de nombreuses questions avant d’obtenir l’autorisation de traverser pour suivre le traitement médical – ou, comme cela se produit quelquefois, avant de se voir refuser leur entrée en Israël et d’avoir à faire marche arrière.
"J’adorais jouer au football avec mes amis. J’ai dit aux médecins que je voulais pouvoir remarcher – ils m’ont promis que je remarcherai."
Ghassan, 14 ans, ville de Gaza. Son frère aîné a été tué et lui-même a été blessé lors de l’opération militaire. Il attend d’être appareillé des deux jambes.
La pénurie de médicaments essentiels est un problème récurrent dans les hôpitaux et les dispensaires de Gaza, qui dépendent d’un approvisionnement, en temps voulu et fiable, de médicaments en provenance du ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, or la chaîne d’approvisionnement est souvent en panne. La coopération entre les autorités sanitaires en Cisjordanie et à Gaza est difficile. Les procédures complexes et longues d’importation d’Israël entravent aussi l’approvisionnement fiable même des articles les plus essentiels, comme les analgésiques et les révélateurs de films radiographiques. Par conséquent, certains patients, notamment ceux qui souffrent de cancer ou d’insuffisance rénale, ne disposent pas toujours des médicaments essentiels dont ils ont besoin.
"Quatre de nos 14 ventilateurs pulmonaires pour nouveaux-nés sont hors service. Il est actuellement impossible de faire entrer des pièces détachées à Gaza pour permettre la remise en état de ces ventilateurs. C’est un vrai problème si de nombreux nouveaux-nés se trouvent dans l’unité de soins intensifs dans le même temps."
Majdia Jouda, chef du département néonatal de l’hôpital Shifa.
On estime à 100-150 le nombre de personnes qui ont perdu des membres lors de la récente opération militaire et qui attendent d’être appareillées. Le centre d’appareillage orthopédique et de prise en charge de la poliomyélite (Artificial Limb and Polio Centre) est le seul centre de réadaptation physique à Gaza qui peut les appareiller avec des appareils de réadaptation physique adéquats et professionnels adaptés à chaque cas. Étant le seul centre d’appareillage dans la bande de Gaza, il doit répondre à toute les demandes de membres artificiels. Cependant, l’importation de matériaux et de composants pour les prothèses reste encore un processus difficile et long.
Les hôpitaux de Gaza sont délabrés. La plupart des équipements sont peu fiables et doivent être réparés. Les procédures d’obtention de l’approbation des pièces de rechange étant compliquées, il est difficile de faire entrer et d’entretenir des équipements hospitaliers comme les scanners CT, et les pièces de rechange – même pour les machines à laver des hôpitaux, et cela prend beaucoup de temps. Le CICR a dû attendre au moins cinq mois avant de pouvoir importer du matériel médical pour les salles d’opération, comme les fixateurs externes en chirurgie orthopédique.
Chaque jour, des coupures et des fluctuations de courant continuent d’endommager l’équipement médical. La plupart des hôpitaux sont tributaires de générateurs de secours plusieurs heures par jour, sans jamais savoir s’il y aura assez de combustible pour les faire fonctionner.
Les personnes gravement malades doivent être en mesure de quitter rapidement et en toute sécurité la bande de Gaza afin de bénéficier de soins médicaux spécialisés qu’ils ne peuvent recevoir à l’intérieur du territoire. Des articles médicaux essentiels tels que les médicaments, les articles jetables et les pièces détachées doivent pouvoir entrer dans la bande de Gaza sans délai et en quantités suffisantes pour assurer des services de santé essentiels pour la population.
Une économie étouffée
Une des conséquences les plus graves du bouclage est l’augmentation du chômage, qui atteignait 44 pour cent en avril 2009, selon la chambre de commerce de Gaza. Les restrictions imposées aux importations et exportations de biens depuis juin 2007 ont mis fin à 96% des opérations industrielles à Gaza, entraînant une perte d’environ 70 000 emplois. Elles ont aussi eu un impact grave sur la possibilité d’exporter les produits vers Israël et la Cisjordanie, qui est désormais quasi nulle.
©ICRC / M. Al-Baba
Ezbet Abd Rabo, nord de Gaza, mai 2009.
Les tunnels sous la frontière entre l’Égypte et Gaza ne présentent aucune autre issue au développement économique et n’assurent pas un approvisionnement suffisant en biens accessibles pour la population.
L’effondrement économique de Gaza a conduit à une aggravation extrême de la pauvreté. Selon une étude du CICR sur les ménages, réalisée en mai 2008, il ressort que, même alors, plus de 70 pour cent des Gazaouis vivaient dans la pauvreté, avec des revenus mensuels inférieurs à 250 dollars US pour une famille de 7 à 9 membres (un dollar par membre d’un ménage par jour), à l’exclusion de la valeur de l’éventuelle assistance humanitaire qu’ils recevaient. Quelque 40 pour cent des familles de Gaza sont très pauvres et vivent avec un revenu mensuel de moins de 120 dollars (0,5 dollar par membre du ménage par jour). En moyenne, chaque personne qui travaille – qu’elle soit employé rémunéré ou ayant sa propre affaire – doit subvenir aux besoins de sa famille immédiate de 6 à 7 personnes et de quelques membres de sa famille élargie.
Cette aggravation de la pauvreté a eu des répercussions graves sur la façon de se nourrir de la population. Bon nombre de familles ont été contraintes de réduire les dépenses de leurs ménages à des niveaux de survie. D’une manière générale, les personnes ont les calories dont elles ont besoin, mais rares sont celles qui peuvent se permettre d’avoir un régime alimentaire sain et équilibré. Les familles pauvres remplacent souvent les solutions bon marché comme les fruits, les légumes et le poisson par des céréales, du sucre et de l’huile, ce qui entraîne des carences en fer, en vitamine A et vitamine D pour des dizaines de milliers d’enfants. Cette situation risque de provoquer un retard de croissance (os et dents), une mauvaise résistance aux infections, de la fatigue et des difficultés de concentration.
Les plus démunis ont, pour la plupart, épuisé leurs mécanismes de survie. Bon nombre n’ont plus d’économies. Ils ont vendu leurs biens personnels, comme les bijoux et les meubles, et ils ont commencé à vendre des biens de production (animaux de ferme, terre, bateaux de pêche ou voitures servant de taxis). Ils ne peuvent absolument pas réduire davantage leurs dépenses alimentaires. Les niveaux de vie en baisse auront une incidence sur la santé et le bien-être de la population sur le long terme. Les personnes les plus touchées seront vraisemblablement les enfants qui constituent plus de la moitié de la population de Gaza.
La pauvreté alarmante de Gaza est directement liée au bouclage strict imposé au territoire. L’industrie locale et les autres entreprises doivent recevoir une autorisation pour pouvoir reconstruire, importer des biens essentiels et exporter leurs produits. Mais même cela va prendre du temps. La crise est devenue si aiguë et si profondément enracinée que même si tous les passages étaient rouverts demain, l’économie aurait besoin d’années pour se relever.
Agriculture dans la zone dangereuse
©ICRC / M. Al-Baba
Al Mughraqa, mai 2009.
Le bouclage a aussi durement frappé les agriculteurs qui constituent plus d’un quart de la population de Gaza. Les exportations de fraises, de tomates cerises et de fleurs coupées constituaient une source importante de revenus. Elles sont totalement arrêtées. De nombreux agriculteurs ont vu leurs revenus réduits de moitié ayant eu du mal à vendre toute leur récolte à l’intérieur de Gaza. Même s’ils y arrivent, le prix qu’ils obtiennent n’est qu’une fraction de ce qu’ils toucheraient normalement des exportations vers Israël ou l’Europe.
Durant la dernière opération militaire, l’armée israélienne a déraciné des milliers de citronniers, oliviers et palmiers, y compris ceux situés à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée a aussi détruit les systèmes d’irrigation, les puits et les serres.
©ICRC / M. Al-Baba
Ville de Gaza, mai 2009.
De nombreux agriculteurs n’ont effectivement pas accès à des parties de leurs terres à cause de la zone « interdite » imposée par Israël au côté de Gaza de la barrière frontalière avec Israël. Au moins 30 pour cent des terres arables à Gaza se trouvent dans cette zone tampon, qui peut s’étendre jusqu’à un kilomètre de la barrière. Un agriculteur ne peut jamais savoir dans quelle mesure il est dangereux ou non de travailler sa terre ou de récolter dans la zone. Les agriculteurs risquent d’être tués lorsqu’ils s’occupent de leur terre et les incursions de l’armée détruisent souvent les champs et des parties de la récolte.
La remise sur pied de la production agricole est difficile non seulement à cause des démolitions, mais aussi parce qu’Israël n’autorise pas l’importation d’engrais adaptés et car de nombreux types de jeunes plants sont difficiles voire impossibles à trouver à Gaza.
La pêche a également été durement frappée par les restrictions imposées au déplacement par Israël. En janvier dernier, la zone en mer au sein de laquelle Israël autorise la pêche a été coupée de six à trois milles marins de la ligne côtière de Gaza, réduisant les captures et donc la disponibilité en aliments riches en protéines. Les gros poissons et les sardines, qui constituaient quelque 70 pour cent de la prise avant 2007, se trouvent principalement en dehors de la zone de trois milles marins.
Des mesures urgentes doivent être prises pour permettre aux agriculteurs de s’occuper de nouveau de leurs cultures en toute sécurité. Les engrais, les pièces détachées des machines, les bâches en plastique pour les serres et le fourrage doivent bénéficier de l’autorisation d’entrer dans la bande de Gaza en quantités permettant de les vendre à des prix abordables pour les agriculteurs. Dans le même temps, les agriculteurs doivent être autorisés à reprendre leurs exportations de produits pour pouvoir gagner dignement leur vie. Les récentes restrictions sur la pêche devraient être annulées.
Pris au piège
©ICRC / A. Meier / il-e-00232
Des familles attendant au point de passage d’Erez en 2005 pour sortir de Gaza et rendre visite à un proche détenu dans une prison israélienne. Ces visites ne sont plus autorisées.
"Le fait d’être coincé ici me donne une sombre vue de l’avenir. J’aimerais recevoir une éducation et faire quelque chose de ma vie. J’aimerais être capable d’aider ma famille financièrement, or c’est très difficile car je ne puis sortir. Je me sens très en colère et sans espoir."
Ibrahim Abu Sobeih, étudiant, 24 ans, ville de Gaza, a reçu une bourse de l’Université Clarion en Pennsylvanie, mais n’a pas eu l’autorisation de passer par Israël pour s’y rendre. Il travaille aujourd’hui pour une ONG locale.
Les personnes à Gaza sont prises au piège. Comme Israël a fermé les points de passage, les Gazaouis ont peu de possibilités de contact avec leurs proches à l’étranger ou de poursuivre leur éducation ou une formation professionnelle. Les restrictions à la sortie et à l’entrée de la bande de Gaza s’appliquent également au personnel palestinien des organisations internationales comme le CICR. Pire encore, il est très rare de pouvoir utiliser le point de passage de Rafah avec l’Égypte.
Le bouclage a des incidences psychologiques particulièrement visibles chez les familles dont des proches sont détenus en Israël. En juin 2007, Israël a mis fin aux visites soutenues par le CICR de 900 familles de Gaza à leurs proches détenus. Bon nombre d’enfants ont de ce fait perdu le seul lien qui leur restait avec un parent ou un frère détenu. Il faut que leurs familles aient l’autorisation de reprendre leurs visites à leurs proches en détention en Israël.
Il est fréquent que les étudiants qui ont reçu une bourse pour aller étudier dans une université à l’étranger ne puissent pas quitter Gaza. Ceux qui ne peuvent pas sortir n’ont que des possibilités très limitées de poursuivre leur cursus d’enseignement supérieur dans l’enclave côtière. Les professeurs d’université, les enseignants et les professionnels sont souvent empêchés de participer à l’étranger aux cours de formation et aux séminaires qui leur permettraient d’améliorer leurs compétences et leurs qualifications.
Over the last two years, the 1.5 million Palestinians living in the Gaza Strip have been caught up in an unending cycle of deprivation and despair as a result of the conflict, and particularly as a direct consequence of the closure of the crossing points.
Rompre le cycle du désespoir et de la misère
Ces deux dernières années, 1,5 million de Palestiniens vivant dans la bande de Gaza ont été pris dans un cercle sans fin de dénuement et de désespoir à la suite du conflit, et en particulier comme conséquence directe du bouclage des points de passage.
Le CICR n’a eu de cesse de souligner la nécessité de concilier les préoccupations légitimes d’Israël en matière de sécurité avec le droit de la population à Gaza à mener une vie normale et digne. Conformément au droit international humanitaire, Israël a l’obligation de s’assurer que les besoins essentiels de la population en termes de vivres, d’abris, d’eau et de secours médicaux sont satisfaits.
©ICRC / M. Al Baba
Ezbet Abd Rabo, nord de Gaza, mai 2009.
Le CICR appelle une fois de plus à une levée des restrictions imposées au déplacement des personnes et des biens comme première mesure et la plus urgente pour mettre un terme à l’isolement de Gaza et permettre à ses habitants de reconstruire leur vie.
Les quelque 4,5 milliards de dollars US que les pays donateurs ont promis pour la reconstruction lors d'un sommet international en Égypte en mars 2009 seront de peu d'utilité si les matériaux de construction et autres articles essentiels ne peuvent être importés dans la bande de Gaza.
En tout état de cause, la reconstruction à elle seule n’offre pas à Gaza un moyen viable de se relever. Un retour à la situation antérieure, telle qu’elle prévalait avant la dernière opération militaire serait inacceptable, car il ne ferait que perpétuer les souffrances de Gaza.
Une solution durable passe par des changements fondamentaux dans la politique israélienne, tels que l’autorisation d’importations et d’exportations vers Gaza et en provenance de Gaza, un passage accru de biens et de personnes au niveau de mai 2007, permettant aux agriculteurs d’accéder à leurs terres et dans la zone tampon de facto et de rétablir l’accès des pêcheurs aux eaux profondes.
L’action humanitaire ne peut se substituer aux mesures politiques crédibles qui s’imposent pour apporter ces changements. Seul un processus politique honnête et courageux impliquant tous les États, les autorités politiques et les groupes armés organisés concernés peut apporter une réponse à la situation très difficile dans la bande de Gaza et permettre une vie digne à ses habitants.
Sans cela, la spirale de la misère ira chaque jour en s’accentuant.
* * *
Activités du CICR à Gaza
Le CICR est présent de manière permanente dans la bande de Gaza depuis 1968. Il compte aujourd’hui 109 collaborateurs, dont 19 expatriés.
Les collaborateurs du CICR sont restés à Gaza durant toute l’opération militaire lancée le 27 décembre 2008. En coopération avec le Croissant-Rouge palestinien, ils ont évacué des centaines de personnes – dont certaines ont été gravement blessées lors des combats. De plus, ils ont distribué aux hôpitaux des médicaments et autres secours vitaux, et les chirurgiens de guerre du CICR ont aidé à effectuer des opérations à l’hôpital Shifa de Gaza.
©ICRC
Travaillant avec les autorités locales, le CICR a aussi procédé à des réparations d’urgence des lignes électriques et des réseaux d’approvisionnement en eau.
Au lendemain de l’opération militaire, le CICR et le Croissant-Rouge palestinien ont distribué des secours tels que des bâches en plastique, des ustensiles de cuisine, des matelas, des couvertures et des articles d’hygiène à plus de 72 000 Gazaouis dont les maisons ont été partiellement ou totalement détruites. Les délégués du CICR ont également recueilli des informations pour voir si Israël et les groupes palestiniens ont conduit des hostilités conformément au droit international humanitaire. Les conclusions du CICR sont examinées bilatéralement avec les autorités concernées.
Aujourd’hui, le CICR approvisionne huit hôpitaux en médicaments et autres articles et matériel médicaux et pièces de rechange, et les aide à entretenir et réparer les ambulances. De plus, le CICR appareille les amputés avec des membres artificiels et leur prodigue des soins de physiothérapie. Il apporte son concours à la remise en état des services eau et assainissement et au maintien du réseau d’approvisionnement en eau. L’institution soutient les agriculteurs et autres personnes dans le besoin par divers programmes incluant la remise en état des terres, la production de compost et des programmes « argent contre travail ».
Le CICR continue de visiter des détenus dans la bande de Gaza et de promouvoir la connaissance et le respect du droit international humanitaire auprès des autorités et porteurs d’armes.
Copyright © 2009 Comité international de la Croix Rouge |
29-06-2009 |
pour Israël, les colonies, c'est pas fini
pour Israël, les colonies, c'est pas fini
http://www.20minutes.fr/article/335830/Monde-pour-Israel-les-colonies-c-est-pas-fini.php

Les nouvelles constructionsà Adam./ A. GHARABLI / AFP
Le gouvernement israélien a autorisé hier la construction de 50 logements dans la colonie d'Adam en Cisjordanie, malgré les pressions de Washington réclamant un gel total de la colonisation. Le ministère de la Défense a justifié sa décision en expliquant que ces logements permettraient aux Israéliens installés à Migron, la plus grande colonie « sauvage » de Cisjordanie, de déménager à Adam, une colonie construite avec l'aval des autorités. Considérée comme un symbole par les colons, Migron compte 200 habitants.
Mais la communauté internationale ne fait pas de distinction entre colonies « sauvages » et légales. Mercredi dernier, lors de la visite en France du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, Nicolas Sarkozy avait demandé à son tour un « gel total » de la colonisation en Cisjordanie. Jusqu'à présent, les autorités israéliennes sont restées sourdes à ces demandes. Netanyahou a laissé entendre qu'il pourrait démanteler une vingtaine de colonies sauvages, mais soutient toujours les constructions dans les colonies légales afin de permettre leur « croissance démographique naturelle ». Selon la radio militaire israélienne, ces 50 logements feraient partie d'un projet plus vaste de 1 450 habitations.
W Sophie cois (avec AFP)
N'est-il pas temps de revoir - enfin sérieusement - le plan de partage de la Palestine ?
N'est-il pas temps de revoir - enfin sérieusement -
le plan de partage de la Palestine ?
Une fois encore, les dirigeants occidentaux se félicitent d’un « important pas en avant » que constitue la déclaration politique du 1er Ministre israélien, B. Netanyahu. Ce dernier ayant susurré dans son premier discours de politique étrangère, sa vision d’un futur État palestinien indépendant. Mais de quel « pas » s’agit-il donc ?
Jamais en reste, les médias occidentaux relayaient en chœur les propos de B. Netanyahu, allant même jusqu’à titrer que cet État projeté par le nouveau prophète hébreu n’était soumis à quasi aucune condition « préalable ». Ce qu’il faut lire parfois !
Or, à la lecture détaillée de la proposition du 1er Ministre israélien, force est de constater qu’il en va de son exact contraire, sinon que les conditions au lieu d’être préalables se succédaient les unes aux autres.
Ainsi, cette vision – il conviendrait de dire ce cauchemar – d’État moribond, croupion, mort-né tel qu’envisagé pourrait obtenir de son occupant – merci pour tant de magnanimité – son drapeau et son hymne national. Merveilleuse bienveillance… sauf qu’il a déjà l’un et l’autre.
En revanche, il ne pourra bénéficier d’aucun contrôle sur son propre espace maritime, ni aérien et devra être démilitarisé. L’ensemble de ces matières relevant toujours du strict contrôle des forces israéliennes d’occupation. Quelle aubaine pour les Palestiniens de pouvoir ainsi compter sur les attentions protectrices de leur voisin.
Ce futur État ne pourra pas plus envisager d’alliance avec l’Iran qu’avec le Hezbollah.
De même, inutile de revenir sur la Résolution 478 du Conseil de sécurité dénonçant l'annexion de Jérusalem-Est lors de la guerre de 1967 comme violation du droit international, la ville sainte étant une fois encore et pour toutes – comprenez, pour l’éternité – déclarée indivisible et sous souveraineté… du peuple élu.
Dans la foulée, le Droit au retour des innombrables réfugiés – Résolution 194 de l’ONU – est lui aussi une nouvelle fois, exclu. Tout comme le gel – illusoire – de l’extension des colonies… malgré l’insistance de la Maison Blanche sur la question.
Sans oublier, l’inévitable rengaine de la reconnaissance par l’Autorité palestinienne, du caractère juif de l’État d’Israël… etc, etc…
Bref, cette vision cauchemardesque, résulte manifestement de la perpétuation d’une mentalité s’apparentant vraiment à ce qui se pratiquait de pire sous le régime de l’apartheid en Afrique du Sud, mais condamné alors par l’ensemble des nations, alors qu’elle semble cette fois, encensée par nos éminences. Ce patchwork de villages épars, divisés, écartelés, emprisonnés entre les colonies tentaculaires et leurs murailles de séparation ressemble à tout sauf à un quelconque État viable, digne de ce nom.
Il n’est qu’une condition qui n’ait pas encore été officiellement adressée aux Palestiniens : un État qui existerait sans le moindre habitant arabe sur son territoire !
Mais patience, avec Avigdor Lieberman comme chef d’une diplomatie israélienne de couleur de plus en plus brune, dont nos représentants à la probité exemplaire n’hésitent pas à serrer la main, cela ne saurait tarder…
Qu’en tirer comme perspectives pour le peuple palestinien ?
Que loin de se rapprocher, l’émergence de leur État semble toujours promise à de funestes et sordides calculs qui entérinent d’autant son éloignement.
Que malgré les pressions de Washington, l’envahisseur israélien mène bien son jeu et teste les réactions d’un Occident toujours aussi servile et complaisant.
Que rien, ab-so-lu-ment rien ne change dans la politique menée par Israël à l’encontre de son voisin, quels que soient le parti, la coalition et les responsables à la tête du pays.
Qu’en marge de ces déclarations péremptoires, la situation dans la Bande de Gaza – dont presque plus aucun média ne parle – ne cesse de se dégrader depuis les deux ans que le siège israélien impose lentement mais sûrement son asphyxie, son agonie à un peuple exténué ne survivant que par approvisionnement clandestin à travers un réseau de galeries souterraines telles des ratières – mais n’allez surtout pas qualifier cet enfermement inhumain de camp d’extermination, vous seriez tout aussitôt méprisé, voire traité d’antisémite.
Que pour maquiller ce qui n’est finalement qu’une énième déclaration hostile et méprisante au peuple palestinien, le 1er ministre israélien a sournoisement détourné l’attention de la communauté internationale sur le résultat contestable des élections iraniennes et des menaces qui en résultent.
Et que face à ce qui n’est qu’une série de dictats imposés par l’occupant, et l’engouement honteux que ceux-ci semblent avoir suscités auprès des dirigeants de nos pays toujours enclins à envisager le rehaussement de l’UE avec cet État profondément raciste, les Palestiniens devront se rappeler, encore et toujours, qu’ils ne peuvent vraiment compter que sur eux-mêmes pour résister à leur brutale occupation.
Il ne faudra pas s’étonner que lorsque quelque désespéré n’ayant plus rien à perdre, se radicalisera et se révoltera violemment face à cet état de choses, nos médias et nos grands penseurs – aux petites idées – ne résisteront pas à stigmatiser ces Palestiniens décidément incorrigibles et définitivement terroristes.
Comme déjà écrit à plusieurs reprises, tant au travers d’articles que de livres, la situation des Palestiniens, loin de s’améliorer, n’a de cesse de se détériorer, jour après jour, dans une indifférence quasi générale.
Qu’en tirer comme conclusion, sinon que depuis les décennies d’efforts et de sacrifices consentis par la population opprimée de Palestine pour aboutir à une solution équilibrée, aucun progrès ne semble à l’ordre du jour du côté israélien ? Aucune concession sérieuse, aucune réelle ouverture, pas le moindre sens d’une élémentaire justice. Que du contraire, puisque son étreinte sur les territoires palestiniens se fait de plus en plus cruelle, violente et odieuse et que le nombre de victimes augmente quotidiennement.
Dès lors, et avant que le pire n’advienne, n’est-il pas temps de conclure que les accords de partage de la Palestine pour l’établissement de ces deux États vivant côte à côte tels que décidés en 1947 ne sont manifestement pas viables et définitivement caduques ?
Et d’avoir enfin le courage politique de les revoir de fond en comble avec cette fois, la présence des premiers intéressés – c'est-à-dire les Palestiniens dont on veut confisquer une part importante du territoire – autour de la table…
Daniel Vanhove –
Observateur civil
Membre du Mouvement Citoyen Palestine
Co-auteur de Retour de Palestine – 2002 – aux Ed. Vista
Auteur de Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes – 2005
et de La Démocratie Mensonge – 2008 – parus aux Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire
Carte du plan de partition de 1947 - résolution ONU
Cartes du plan de partition de 1947 et des annexions israéliennes de 1949 (ministère français des Affaires étrangères). A comparer avec les cartes présentant, après celles de 1967, les nouvelles annexions avec la construction du mur.
Résolution 181 du Plan de partage de la Palestine - 1947

lire aussi :
QUAND LES RICHES PERPETUENT LEURS DETESTABLES REFLEXES.
UN PEUPLE à L'AGONIE... DANS L'INDIFFéRENCE QUASI GéNéRALE !
UN BIEN SINISTRE RAPPEL D'UNE NAQBA QUI DURE DEPUIS 60 ANNEES !
A GAZA, CHAQUE MUR EST UN « MUR DE LAMENTATIONS ! »
60 ans de Naqba, 5 ans de guerre en Irak. « Barbare »... Vous avez dit : « Barbare » ?...
ENTRE TIBET ET KOSOVO... LA PALESTINE
UNE JOURNEE DE RAPPEL DE PLUS... COMME UN NOUVEAU COUP DANS L'EAU ?
A l'attention de M. Didier Reynders, président du MR.
CES IMPOSTEURS POLITIQUES QUI SE PRETENDENT DE GAUCHE !
QUAND L'EUROPE DES DROITS DE L'HOMME ENCOURAGE LE VIOL DU DROIT INTERNATIONAL
UN PEUPLE à L'AGONIE... DANS L'INDIFFéRENCE QUASI GéNéRALE !
UN BIEN SINISTRE RAPPEL D'UNE NAQBA QUI DURE DEPUIS 60 ANNEES !
A GAZA, CHAQUE MUR EST UN « MUR DE LAMENTATIONS ! »
60 ans de Naqba, 5 ans de guerre en Irak. « Barbare »... Vous avez dit : « Barbare » ?...
ENTRE TIBET ET KOSOVO... LA PALESTINE
UNE JOURNEE DE RAPPEL DE PLUS... COMME UN NOUVEAU COUP DANS L'EAU ?
A l'attention de M. Didier Reynders, président du MR.
CES IMPOSTEURS POLITIQUES QUI SE PRETENDENT DE GAUCHE !
QUAND L'EUROPE DES DROITS DE L'HOMME ENCOURAGE LE VIOL DU DROIT INTERNATIONAL
suite a l'article:Un génocide en Palestine ?
Sur l’utilisation du terme « génocide » - 3è volet - suite et fin.
SCENES ORDINAIRES DE LA VIE EN PALESTINE, A GAZA.
A GAZA, APRES LES BOMBES, LE DROIT INTERNATIONAL ? PEU PROBABLE.
UN TERRORISME D’ETAT PIRE QU’UN 11 SEPTEMBRE.
A Henri Goldman et sa question à propos du sionisme…
ONU AG Résolution 181 (Plan de partage- Palestine, 1947)
Pour solutionner l’avenir de la Palestine sous mandat britannique, l’Assemblée générale de l’ONU décida le 29 novembre 1947 par sa résolution 181 de diviser le territoire entre :
* un Etat juif sur 56,47% de la Palestine du mandat (hors Jérusalem), avec 498.000 habitants juifs et 325.000 habitants arabes ; * un Etat arabe sur 43,53% de la Palestine, avec 807.000 habitants arabes et 10.000 habitants juifs ; * un régime de tutelle internationale pour Jérusalem, avec 100.000 habitants juifs et 105.000 habitants arabes.
Le plan de partage prévoyait également :
* la garantie de droits des minorités et des droits religieux, y compris le libre accès aux Lieux saints et leur préservation ; * la constitution d’une Union économique entre les deux Etats : union douanière, système monétaire commun, administration unique des principaux services, accès légal aux eaux et sources d’énergie,...
L’Assemblée prévoyait enfin :
* une période de transition de deux mois à compter du 1er août 1948, date ultime pour la fin du mandat et l’évacuation des troupes britanniques, une zone comprenant un port de mer sur le territoire de l’Etat juif devant être évacuée avant le 1er février ; * une commission de cinq pays (Bolivie, Danemark, Panama, Philippines, Tchécoslovaquie) chargée d’administrer les régions évacuées par la Grande-Bretagne, de fixer précisément les frontières des deux Etats et d’établir, dans chacun, un Conseil provisoire de gouvernement ; * la prise en charge progressive de l’administration de chaque Etat par ce conseil et l’organisation dans les deux mois d’élections démocratiques pour une Assemblée constituante.
Adoptée par 33 votes favorables, 13 défavorables et 10 abstentions.
Position des pays de l’UE à l’égard du Plan de Partition en 1947(*) :
Ont voté en faveur : Belgique, Danemark, France, Grèce, Luxembourg, Pays-Bas, Suède,
A voté contre : Royaume-Uni
Abstention :
(*) L’Autriche, l’Allemagne, la Finlande, l’Irlande, l’Italie, la Portugal et l’Espagne n’étaient pas encore membres des Nations Unies en 1947
30 juin 2009
Un magazine israélien dans les kiosques marocains

Un magazine israélien dans les kiosques marocains
Publié le dimanche 28 juin 2009 à 19:06
almassâa -
Désormais pour 25 dirhams seulement, le lecteur marocain peut s’informer de la quintessence de la pensée israélienne à travers un mensuel israélien "Israel magazine" qui a attendu 10ans depuis sa naissance pour conquérir un premier marché arabe à travers une honorable société marocaine qui se charge de sa distribution dans un pays qui a fermé le bureau d’intérêts israélien, mais qui a oublié de barrer la route à l’infiltration du discours sioniste qui, si on le fait sortir par la porte revient par la fenêtre.
Le 101ème numéro d’"Israel magazine" du mois de juillet est arrivé cette semaine aux kiosques marocains. Il serait absurde de dire que le gouvernement marocain a autorisé ce magazine israélien d’accéder au marché, lié qu’il est par des conventions et des engagements avec "cette créature surréaliste" qu’est la Ligue arabe, dont les traités stipulent le boycott d’Israël, de ses marchandises et même de ses produits médiatiques.
Peut-être ceux qui ont donné le feu vert à ce magazine ont été subjugués par le contenu de "cet objet d’art" sioniste, et séduits par ses articles en ce sens qu’il évoque "les progressistes arabes" qui refusent de se transformer en "terroristes". Le magazine dit tout le bien de ces modérés arabes qui ont tenté de revoir, souligne-t-il, le système éducatif et leur approche de l’Islam en vue d’une normalisation complète et totale avec l’Etat hébreu.
Le magazine a reconnu le courage de ces progressistes arabes qui mettent leur vie en péril pour Israël et a recommandé de ne ménager aucun effort pour les soutenir.
Autrement dit, le magazine appelle à une césarienne débouchant sur la naissance des sionistes arabes, et peut-être appellera-t-il dans ses prochaines éditions le gouvernement Netanyahu, à créer un ministère pour appuyer et financer "le sionisme arabe" et lui ouvrir toutes les voies internationales pour favoriser sa diffusion mondiale afin que certains arabes se transforment en porteurs de la parole et des principes de Hertzel à la place du Mossad et des organisations sionistes influentes du type de l’AIPAC américaine.
Le ministre des communications a ouvert la porte à ce magazine, mais sa voix sera rayée. La profonde conviction marocaine de la justice du droit palestinien saura l'étouffer, malgré les voix dissonantes qui se font entendre de temps à autre. Soyez en sûr qu’une chauve-souris sioniste ne peut faire le printemps du sionisme dans un pays qui est suffisamment immunisé contre "les normalisateurs sans frontières".
Ce faisant, une source officielle marocaine a écarté que le Maroc ait autorisé la vente ou la distribution du magazine. "Dès qu’il fut informé du sujet, le ministère de la communication marocain a pris les dispositions nécessaires pour interdire l’entrée dudit magazine au Maroc et a ordonné à la société de distribution de saisir les exemplaires du numéro en question des kiosques", selon un communiqué en provenance du Royaume chérifien publié par al-Qods alarabi.
MESSAGE DU "SPIRIT OF HUMANITY"

JE RETRANSMETS CE MESSAGE DU "SPIRIT OF HUMANITY" FAISANT ROUTE VERS GAZA ET INTERCEPTÉ PAR LA MARINE SIONISTE HERE A FORWARD OF A VERY IMPORTANT MESSAGE FROM THE "SPIRIT OF HUMANITY", SAILING TO GAZA AND THREATENED BY ZIONIST WARSHIPS
*
Chers Amis,
Nous venons d'être contactés par le bateau 'Spirit of Humanity. Ils sont à 24 miles de Gaza et sont toujours encerclés par les navires militaires israeliens qui les ont menacé de reprises violentes si le bateau ne rentre pas à Chypre. Ils ne vont pas y rentrer..
Nos militants ont ralenti la vitesse du bateau et ils ont expliqué aux israeliens:
- Qu'ils ne devraient pas tirer sur des civils non armés..... des travailleurs pour le droit de l'homme, des journalists, Mairead Maguire (prix nobel de la paix) et Cynthia McKinney (exparliamentaire américaine).
- Que malgré les menaces israeliens, ils vont continuer leur route vers Gaza.
Nous vous prions d'appeler immédiatement les bureaux des Forces d'Occupation israelien et exiger qu'ils arrêtent tout de suite ces ménaces contre le 'Spirit of Humanity'.
Veuillez aussi renvoyer ce message à tous vos contacts.
Merci.
TELEPHONER ou FAXER les forces maritimes israeliens au:
tel: +972 3737 7777 ou +972 3737 6242
fax: +972 3737 6123 or +972 3737 7175
TELEPHONER Mark Regev au bureau du Primier Ministre au:
+972 2670 5354 or +972 5 0620 3264
mark.regev@it.pmo.gov.il
TELEPHONER Shlomo Dror au Ministre de Defence au:
+972 33697 5339 or +972 50629 8148
mediasar@mod.gov.il
###
Un bateau d'aide à Gaza encerclé par la marine israélienne

Le bateau a quitté Chypre lundi/hier, défiant la blocus de la marine israélienne.
Un bateau transportant 21 militants pro-palestiniens a été encerclé mardi en pleine mer par cinq navires de la marine israélienne pour l'empêcher d'atteindre la bande de Gaza, a indiqué le mouvement "Free Gaza" qui organise cette expédition.
Matériel médical, jouets, kits d'aide humanitaire
"Des bâtiments de guerre israéliens ont entouré le bateau et menacé d'ouvrir le feu s'il ne faisait pas demi-tour. Lorsque les activistes ont refusé de se laisser intimider, les forces d'occupation israéliennes ont commencé à brouiller leurs instruments de navigation", a affirmé le mouvement dans un communiqué.
Le bateau transportant du matériel médical, des jouets et des kits d'aide humanitaire est parti de Chypre lundi dans le but de dénoncer le blocus israélien imposé à la bande de Gaza depuis la prise de contrôle du Hamas islamiste en juillet 2007.
Un prix Nobel de la paix à bord
Plusieurs expéditions du même ordre avaient été menées avec succès l'an dernier et avaient permis de remettre de l'aide aux habitants de Gaza. Mais une dernière tentative, à la mi-janvier, en pleine offensive de l'Etat hébreu dans le territoire palestinien, avait été repoussée par la marine israélienne.
Le bateau, sur lequel se trouvent des activistes de 11 nationalités dont la prix Nobel de la paix Mairead Maguire, devait accoster sur les côtes de la bande de Gaza mardi, après une trentaine d'heures de trajet.
Mensonge sur la destination du navire
Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, a indiqué que ce bateau n'avait pas le droit de pénétrer dans les eaux territoriales de la bande de Gaza, "car ses propriétaires ont menti en affirmant au départ que le port de destination était Port-Saïd" en Egypte.
"De plus, les eaux territoriales de la bande de Gaza, de même que toute l'enveloppe extérieure des frontières des territoires palestiniens, sont restées sous la seule responsabilité d'Israël aux termes des accords d'autonomie conclus en 1993", a ajouté ce responsable.
"La marine israélienne avisera"
Interrogé sur la manière dont Israël allait agir envers le bateau, le responsable s'est borné à affirmer que "la marine israélienne avisera". (belga/th)
30/06/09 11h11
Galerie de photos de freegaza http://www.flickr.com/photos/29205195@N02/
26 juin 2009
ACTION boycott d'Israël au salon aéronautique du Bourget, Paris
ACTION BOYCOTT d'Israël au salon aéronautique du Bourget, Paris.
Pendant la visite de Sarkozy au salon du Bourget, des militants de la campagne BDS-France (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) protestent contre le stand d'Israël et la complicité de la France et de l'Union européenne avec les crimes de guerre israéliens.
Paris, 20 juin 2009.
Durée: 4 minutes
Lien DailyMotion pour envoi par mail: http://www.dailymotion.com/video/x9nixy_action-boycott-disrael-au-salon-aer_news
Lien VIMEO pour envoi par mail: http://vimeo.com/5270732
|
ACTION boycott d'Israël au salon aéronautique du Bourget, Paris. "Paris, 20 juin 2009. Involves chris den hond. |
Le Hamas prêt à dialoguer avec Washington

Le Hamas prêt à dialoguer avec Washington
25.06.2009, 21h40 |
Le chef en exil du Hamas palestinien, Khaled Mechaal, s'est déclaré jeudi favorable à un «dialogue direct et sans condition» avec les Etats-Unis. Il a annoncé la reprise «dans deux jours» des discussions interpalestiniennes au Caire.
«Nous saluons le nouveau discours de Barack Obama à l'égard du Hamas, il s'agit d'un premier pas vers un dialogue direct et sans condition» entre Washington et le mouvement palestinien, a déclaré Khaled Mechaal lors d'un discours attendu à Damas, où il réside. «Le Hamas ne se fait pas d'illusions face aux discours», a-t-il toutefois ajouté, tout en précisant: «Nous aspirons à un changement sur le terrain qui mette fin à l'occupation» israélienne.
Dans un discours au Caire le 4 juin, le président américain a pressé l'Etat hébreu de cesser la colonisation dans les territoires palestiniens et exprimé son engagement en faveur d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël.
L'Egypte tente de rapprocher Fatah et Hamas
Le président américain, tout en reconnaissant que le Hamas jouissait du soutien d'une partie des Palestiniens, a affirmé que, pour «jouer un rôle dans la réalisation des aspirations palestiniennes», le mouvement devait «mettre fin à la violence, accepter les accords israélo-palestiniens passés et reconnaître le droit d'Israël à l'existence».
Le Hamas, qui avait remporté les législatives palestiniennes, a pris le pouvoir par la force dans la bande de Gaza en juin 2007, en délogeant les forces fidèles au Fatah, le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas.
Khaled Mechaal a annoncé la décision de son mouvement «d'oeuvrer rapidement pour mettre un terme aux dissensions interpalestiniennes et réaliser la réconciliation nationale à travers le dialogue parrainé par l'Egypte».
«A cet effet, une délégation du Hamas se dirigera au Caire dans deux jours pour aplanir les obstacles», a précisé Khaled. Mechaal, estimant nécessaire de «réunifier les rangs palestiniens pour mieux faire face à l'occupation» israélienne.
Plusieurs sessions de dialogue sous les auspices de l'Egypte en vue de réconcilier les deux parties n'ont pas permis d'aplanir les divergences entre Fatah et Hamas. Il y a deux semaines, les deux mouvements se sont mis d'accord pour mettre fin aux «arrestations politiques» en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, lors de réunions à Ramallah et Gaza.
Le Hamas refuse la vision de Netanyahu sur la Palestine
Khaled Mechaal a énuméré les grandes lignes de la politique du Hamas : «Nous refusons la position israélienne exprimée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur Jérusalem-Est, la colonisation, le droit au retour des Palestiniens et sur sa vision de l'Etat palestinien démilitarisé et dépourvu d'une souveraineté terrestre, aérienne et maritime», a souligné Mechaal.
Soumis à de fortes pressions internationales, Benjamin Netanyahu a accepté le 14 juin le principe d'un Etat palestinien, tout en posant des conditions comme sa démilitarisation et la reconnaissance par la direction palestinienne d'Israël comme Etat du peuple juif. Dans le même temps, le premier ministre israelien s'est refusé à un gel de la colonisation juive, comme le réclame la communauté internationale.
«Nous refusons la nature juive de l'Etat israélien (...) car cela voudra dire l'annulation du droit au retour de six millions de réfugiés Palestiniens», a déclaré jeudi M. Mechaal. «Aucun leader n'a le droit de transiger sur le droit au retour. Nous refusons l'implantation des Palestiniens à l'extérieur, notamment en Jordanie», a encore affirmé le leader du Hamas, avant de conclure : «Il n'y a pas d'alternative à la Palestine».
25 juin 2009
Colonisation : une croissance pas si "naturelle" que ça.
Colonisation : une croissance pas si "naturelle" que ça.
mercredi 24 juin 2009, par
Les Israéliens qui partent s’installer en Cisjordanie représentent plus du tiers de la croissance démographique des implantations juives dans le territoire palestinien : les statistiques affaiblissent l’argument de la "croissance naturelle" avancé par le gouvernement de l’Etat hébreu pour justifier la poursuite de la construction dans les colonies.
La colonisation est l’une des principales pommes de discorde entre Israël et les Etats-Unis. Le gouvernement israélien a reporté un entretien initialement prévu jeudi à Paris entre le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, en raison de divergences sur le dossier, a reconnu mercredi un responsable israélien.
Israël affirme que la "croissance naturelle" des colonies juives existantes doit être autorisée, alors que l’administration Obama s’oppose à la poursuite de la colonisation. Le dossier a fait apparaître au grand jour des tensions entre l’Etat hébreu et Washington. Et il devrait être au coeur des entretiens prévus la semaine prochaine à Washington entre le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak et George Mitchell, un détracteur de longue date de la colonisation.
Les opposants à la "croissance naturelle" expliquent qu’Israël s’en sert comme prétexte pour poursuivre la colonisation en Cisjordanie : Yasser Abed Rabbo, collaborateur du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qualifie cet argument de "tromperie".
Les chiffres du Bureau central des statistiques israélien viennent étayer ces critiques : ils montrent qu’en 2007, 36% de l’ensemble des nouveaux colons venaient d’Israël ou de l’étranger. Des données plus récentes, notamment depuis l’installation du gouvernement Nétanyahou en mars dernier, ne sont pas encore disponibles, mais il y a peu de raisons de penser que les choses ont changé, souligne Hagit Ofran, un spécialiste du dossier auprès de l’organisation La Paix maintenant.
La migration de gens attirés par des logements meilleur marché, et pas seulement la croissance démographique, constitue ainsi un moteur important de l’accroissement du nombre d’habitants dans les colonies. Les migrants en provenance d’Israël et de l’étranger ont représenté 5.300 des 14.500 nouveaux colons recensés en 2007.
Et il s’agit d’une tendance lourde. Chaque année entre 1999 et 2007, ce flux migratoire a représenté entre un tiers et la moitié de la croissance du nombre de colons. La seule exception a été 2005, mais les chiffres pour cette année-là ont été faussés par l’évacuation des 8.500 colons israéliens de la bande de Gaza.
Entre 2006 et 2008, Israël a achevé la construction 5.503 appartements en Cisjordanie et en a mis en chantier 5.125 autres, selon le Bureau des statistiques. En vertu de la feuille de route pour la paix au Proche-Orient de 2003, Israël s’était engagé à geler les activités de construction dans les colonies, y compris celles liées à la croissance naturelle. Mais sur le terrain, les constructions se sont poursuivies.
La semaine dernière, Benyamin Nétanyahou a cédé au président américain Barack Obama qui lui demandait d’accepter le principe d’un Etat palestinien, mais a posé ses conditions, affirmant notamment que cet Etat devrait être démilitarisé. Il a en revanche rejeté l’idée d’un gel de la construction dans les colonies.
"Nous n’avons pas l’intention de construire de nouvelles colonies", a-t-il expliqué. "Mais il est nécessaire de permettre aux habitants de vivre une vie normale", a-t-il ajouté en référence à la notion de "croissance naturelle".
Près de 300.000 Israéliens vivent aujourd’hui en Cisjordanie et 180.000 à Jérusalem-est, dont l’annexion en 1967 par Israël n’a pas été reconnue par la communauté internationale.
( Mercredi, 24 juin 2009 - Avec les agences de presse )
















