FREE PALESTINE

26 septembre 2022

La diplomatie toujours 'hors sol' dès qu'il s'agit de la Palestine

Source: Externe

Les ministres des Affaires étrangères arabes & européens: la solution à deux États est indispensable pour parvenir à une paix globale

 

Les ministres des Affaires étrangères arabes et européens ont déclaré que la résolution du conflit palestino-israélien sur la base de la solution à deux États est indispensable pour parvenir à une paix globale dans la région.

Dans une déclaration commune lors d'une réunion à New-York sur le processus de paix au Moyen-Orient, en marge de la 77è session de l'Assemblée générale des Nations-Unies, les ministres des affaires étrangères de l'Égypte, de la France, de l'Allemagne et de la Jordanie ont affirmé leur engagement à permettre et à soutenir tous efforts visant à parvenir à une paix juste et durable au Moyen-Orient sur la base du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité, paramètres pertinents et convenus, y compris l'Initiative de paix arabe.

Ils ont souligné qu'une solution à deux États négociée uniquement sur la base des lignes du 4 juin 1967 et conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU, garantit la création d'un État palestinien indépendant, contigu et viable vivant côte à côte en paix et en sécurité avec Israël, qui peut réaliser les aspirations légitimes des Palestiniens et des Israéliens.

Les ministres ont souligné la nécessité de reprendre des négociations directes, sérieuses, significatives et efficaces entre les deux parties, et de créer d'urgence des perspectives politiques et économiques, afin de préserver les chances de la solution à deux États.

Source: Externe

De plus, ils ont souligné la nécessité de s'abstenir de toutes les mesures unilatérales qui compromettent la faisabilité de la solution à deux États et les perspectives d'une paix juste et durable, et l'importance de respecter l'unité, la contiguïté et l'intégrité des territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, ce qui inclut la cessation immédiate de toutes les activités de colonisation, l'accaparement des terres et l'expulsion des Palestiniens de leurs maisons, en violation du droit international.

Les ministres des Affaires étrangères ont exprimé leur inquiétude face à l'évacuation des habitants de la zone "Masafer Yatta", et ont souligné le respect des droits des citoyens des quartiers Sheikh Jarrah et Silwan en ce qui concerne leurs habitations.

Ils se sont déclarés préoccupés par la récente escalade à Jérusalem, ont souligné l'importance d'en respecter et d'en soutenir le statu quo des lieux saints, et ont rappelé à cet égard l'importance de la tutelle hachémite sur les lieux saints à Jérusalem, affirmant que les fêtes religieuses ne devraient jamais être utilisées à des fins politiques.

Ils ont souligné la nécessité de prendre les mesures nécessaires pour provoquer un changement fondamental de la situation politique, sécuritaire et économique dans la bande de Gaza, et ont salué le rôle important joué par l'Égypte et l'UNESCO dans les efforts visant à arrêter la dernière vague d'escalade dans la bande de Gaza. 

Les ministres des Affaires étrangères ont réitéré le rôle essentiel de l'Office de secours et de travaux des Nations-Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) dans la fourniture d'une aide humanitaire et de services de base, et la nécessité de lui fournir un soutien politique et financier pour remplir le mandat qui lui a été confié par l'Assemblée générale des Nations-Unies avant de le renouveler d'ici la fin de cette année.

Ils se sont félicités de la réunion ministérielle en marge de la 77è session de l'Assemblée générale des Nations-Unies, organisée par le Royaume hachémite de Jordanie et le Royaume de Suède, pour discuter des graves répercussions des droits de l'homme, du développement, de la politique et de la crise financière de l'UNRWA.

Source: Externe

Les ministres des affaires étrangères ont souligné qu'ils continueraient à travailler avec toutes les parties pour créer des perspectives réalistes de reprise d'un processus politique crédible et pour rechercher des options de coopération avec les partenaires internationaux et régionaux à cet égard, et que la réalisation d'une paix juste et durable est un objectif stratégique dans l'intérêt de toutes les parties et une clé de la sécurité et de la stabilité dans la région.

A la réunion des ministres des affaires étrangères de l'Égypte, de la France, de l'Allemagne et de la Jordanie à New-York se sont joints le haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, et le coordinateur spécial des Nations-unies pour le Moyen-Orient, Tor Wiesenland, pour consulter et coordonner les efforts afin de faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient vers une paix juste, globale et durable basée sur la solution à deux États.

Communiqué rédaction Wafa -

22.09.22

Source: wafa.ps

24 septembre 2022

Une vidéo de combattants de la résistance palestinienne en Cisjordanie inquiète Israël

Source: Externe

Les Brigades Izz ad-Din al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont publié, le 3 septembre, une vidéo où l’on voit des combattants effectuer des exercices militaires à Jenin

 

La vidéo, qui a été largement diffusée sur les médias locaux et les sites de réseaux sociaux, montre un groupe de combattants d’al-Qassam en train de s’entraîner avec des armes légères.

Comme il est extrêmement rare que les Brigades al-Qassam se mettent en scène avec leurs foulards et leurs bannières en Cisjordanie, l’Autorité palestinienne [AP] et ses services de sécurité ont sonné l’alarme et mené une campagne de kidnappings à Jenin.

Le journaliste israélien Ehud Hamo a déclaré sur la chaîne israélienne Channel 12 le 5 septembre que la vidéo, réalisée non loin de la ville israélienne d’Afula, a suscité l’inquiétude des autorités de sécurité israéliennes. Il a évoqué la possibilité que ces combattants mènent des opérations armées dans Afula, une ville qui a subi de telles attaques pendant la seconde Intifada.

«Cette vidéo est exceptionnelle, car elle montre des scènes et des images que nous n’avons pas vues depuis des années en Cisjordanie. Elle reflète toutefois la situation récente, à savoir que de plus en plus de jeunes Palestiniens mènent des opérations armées à un rythme sans précédent. L’establishment sécuritaire craint que l’escalade dans ces zones ne se termine par une véritable explosion», a ajouté M. Hamo.

«L’armée israélienne et l’AP augmentent la pression sur le camp [de Jenin] pour trouver et arrêter des membres du Hamas», a-t-il dit, ajoutant: «L’AP est embarrassée par cette vidéo.»

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Mustafa al-Sawaf, un écrivain politique basé à Gaza et proche du Hamas, a déclaré à Al-Monitor : «La sortie de cette vidéo à ce moment et en ce lieu indique que les Brigades al-Qassam ont presque terminé leurs préparatifs et vont bientôt lancer des activités militaires armées dans les zones environnantes.»

Il a ajouté: «Cette vidéo montre également aux Palestiniens que la résistance armée est toujours active.» Il y a eu une recrudescence des fusillades ciblant des soldats et des colons israéliens en Cisjordanie et les confrontations armées deviennent presque quotidiennes dans les villes palestiniennes.

Plus récemment, le 4 septembre, un groupe de Palestiniens a tiré sur un bus transportant des soldats israéliens dans la région de la vallée du Jourdain, blessant sept d’entre eux. Le même jour, un poste de contrôle militaire israélien près de Ramallah a été la cible d’une attaque en voiture qui a blessé quatre soldats israéliens. Israël a accusé le Hamas et le Jihad islamique d’être à l’origine de cette escalade.

Le site d’information hébreu Walla a rapporté le 1er septembre que le Hamas coopère étroitement avec le mouvement du Jihad islamique en Cisjordanie pour mener des opérations contre des cibles israéliennes.

Walla cite les services de sécurité israéliens qui affirment que les dirigeants du Hamas aident à transférer des fonds et à recruter des combattants de la résistance en Cisjordanie. Et la campagne d’arrestations israélienne contre les membres du Hamas en Cisjordanie, incite le mouvement à coopérer avec le Jihad islamique à Jenin, Naplus et dans les villages voisins.

Parallèlement, le Hamas appelle à l’escalade de la résistance armée contre l’armée israélienne et les colons en Cisjordanie et fait l’éloge des opérations qui prennent pour cible des soldats ou des colons israéliens. Selon les services de renseignement israéliens, le Hamas apporte sa contribution en finançant et en fournissant des capacités militaires à diverses factions de la résistance.

La vidéo a suscité des inquiétudes en Israël et dans l’Autorité palestinienne sur la réactivation par le Hamas de cellules de militants en Cisjordanie.

En novembre 2021, des dizaines de membres d’Al-Qassam ont assisté, en armes, aux funérailles du chef du Hamas Wasfi Qabha à Jenin, suscitant la colère de l’AP. Le gouverneur Akram Rajoub a décrit la scène comme un « développement sérieux » et l’AP a répondu à l’incident des funérailles en opérant des changements dans la direction de la sécurité à Jénine. Les services de sécurité israéliens estiment que le Hamas cherche à enflammer la Cisjordanie.

Source: Externe

Le Hamas s’efforce au contraire de maintenir la paix dans la bande de Gaza, mais de nombreux dirigeants des Brigades al-Qassam sont d’anciens prisonniers qui ont été déportés à Gaza à leur libération et qui utilisent leurs relations pour mener des opérations en Cisjordanie.

Israël pense également que le Hamas bénéficie de l’arrivée d’une nouvelle génération de jeunes qui veulent combattre l’occupation israélienne.

L’auteur et analyste politique palestinien Nihad Abu Ghosh a déclaré à Al-Monitor qu’Israël a renforcé ses opérations répressives à Jenin de peur que la violence ne s’étende à d’autres régions de Cisjordanie, car les militants armés de Jenin sont une source d’inspiration pour les d’autres jeunes.

Il a ajouté: «Je pense que ce qui distingue Jenin, son camp et les villages environnants, c’est l’unité nationale entre les factions et les groupes armés. Cependant, toutes les opérations sont menées individuellement et ne sont pas dirigées par une organisation, même si certains des auteurs peuvent appartenir à une faction ou une autre.»

«C’est ce qui inquiète Israël car, de ce fait, il est incapable d’anticiper les opérations», a-t-il noté.

Ahmad Melhem (Ramallah) -

19.09.22

Source: Chronique de Palestine

23 septembre 2022

Un soldat n’est pas un civil !

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Israël justifie sa répression des Palestiniens en brouillant la différence entre combattants et civils. Ce qui lui permet de dénoncer toute résistance à son égard comme du «terrorisme»

 

Début du mois, le mitraillage d’un bus de soldats dans la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée, a provoqué comme d’habitude l’irruption des journalistes militaires israéliens et des spécialistes des questions sécuritaires vers les studios d’information. Bien entendu, tout le monde a utilisé le même vocabulaire pour décrire ce qui s’est passé: les tireurs palestiniens ont été définis dans tous les rapports comme des «terroristes», tandis que l’événement lui-même était qualifié d’«attaque terroriste».

Et pourtant, aucun des reportages que j’ai vus sur les différentes chaînes ne mentionnait un fait fondamental: ces tirs se sont déroulés en territoire occupé. Les médias israéliens évitent de faire la distinction pourtant fondamentale entre une action dirigée contre des soldats et une action dirigée contre des civils; tout comme le régime qu’il sert, aux yeux de la grande majorité des médias israéliens, il n’y a pas de lutte palestinienne qui ne soit intrinsèquement définie comme du terrorisme, qu’elle soit armée ou non.

Par conséquent, tout manifestant palestinien est un «émeutier» ou un «terroriste», et toute résistance armée aux invasions israéliennes dans les villes de Cisjordanie, une quasi-routine nocturne, est du «terrorisme».

Pendant tout ce temps, Israël élargit régulièrement et de manière alarmante l’applicabilité du concept de terrorisme à la population palestinienne. Au cours de la dernière décennie, nous avons entendu des responsables israéliens accuser les Palestiniens d’absurdités telles que le «terrorisme immobilier» et le «terrorisme diplomatique», alors que l’année dernière, le ministre de la Défense Benny Gantz n’a pas hésité à déclarer que plusieurs des plus importantes organisations de la société civile palestinienne étaient des «organisations terroristes».

Source: Externe

Ce comportement des médias n’est pas seulement non professionnel; c’est une manipulation dangereuse de l’opinion publique, qui n’arrive plus alors à faire la distinction entre terrorisme et opposition légitime. Et pourtant, paradoxalement, c’est précisément ce public - c’est-à-dire la population civile - qui a le plus grand intérêt à préserver cette distinction, reconnue et ancrée dans le droit international de la guerre.

Dès qu’une personne revêt un uniforme militaire, elle reçoit les protections et les droits stipulés par les lois de la guerre, comme celui d’utiliser la violence – bien sûr, dans les limites de ces lois. Mais elle renonce également à certaines protections, comme devenir une «cible légitime» dans un conflit armé. Ce faisant, le droit international cherche à marquer clairement les limites de la violence: les combattants combattent des combattants, les civils ne doivent pas être mêlés au conflit.

Mais une partie du problème est qu’Israël ne reconnaît aucun Palestinien comme combattant. Cette catégorie n’existe tout simplement pas dans l’état d’esprit juridique et politique israélien – même lorsqu’ils sont clairement identifiés comme tels, que ce soit en tant que membre d’un groupe armé, en portant des armes ou, dans certains cas, en portant des treillis militaires.

En ce qui concerne la lutte palestinienne, Israël choisit d’«avoir le beurre et l’argent du beurre»: tuer des Palestiniens en tant que combattants tout en les emprisonnant en tant que civils et non en tant que prisonniers de guerre, comme l’exige le droit international. Piétiner le droit international peut servir les objectifs violents et belliqueux du régime israélien, mais au-delà de son illégalité et de son immoralité, cela va à l’encontre des intérêts du public israélien lui-même.

De plus, même si cela n’est pas du goût des commentateurs militaires, le droit international reconnaît le droit d’un peuple à lutter pour sa liberté, et pour «se libérer du contrôle colonial, de l’apartheid et de l’occupation étrangère par tous les moyens à sa disposition, y compris la lutte armée», comme l’ont affirmé, par exemple, la Commission des droits de l’homme des Nations-Unies en 1982 et l’Assemblée générale des Nations-Unies en 1990.

La façon dont la violence et la force sont utilisées doit être conforme aux lois de la guerre, dont le but principal est de protéger les civils non impliqués des deux côtés. Selon ces normes juridiques, le mitraillage dans la vallée du Jourdain était un acte de résistance armée contre une puissance occupante, sur un territoire occupé.

Source: Externe

Malgré les tactiques d’écran de fumée d’Israël, aidées par des médias dociles qui se contenteront de régurgiter tout ce que le régime dit sur les Palestiniens, les faits doivent être énoncés clairement: tant que l’occupation, qui fait partie intégrante du régime d’apartheid d’Israël entre le fleuve et le mer continue, la lutte palestinienne contre elle se poursuivra également, y compris par le recours aux armes. Et le droit de mener cette lutte est ancré dans le droit international.

Le public israélien a tout intérêt à ce que cette lutte soit limitée aux combattants, plutôt que d’entraîner des civils non impliqués – Israéliens et Palestiniens – dans une confrontation armée. Le droit international, qu’Israël ignore de manière flagrante, a été créé dans ce but précis.

Et si Israël ne fait pas de distinction entre une action contre les soldats de l’occupation en terre occupée et une action dirigée contre des civils non-impliqués au cœur de Tel-Aviv, pourquoi les Palestiniens devraient-ils le faire?

Orly Noy -

20.09.22

Source: bdsfmontpellier.org

22 septembre 2022

L'Autorité palestinienne (AP) toujours plus collabo avec le régime colonial sioniste

Source: Externe

Les factions palestiniennes condamnent l’arrestation des résistants Shtayyeh et Tabila à Naplus par les services de l'AP

 

Ce mardi, les factions palestiniennes ont condamné l’arrestation par les services de sécurité de l’Autorité palestinienne (AP), des combattants de la résistance Musab Shtayyeh et Mohammad Tabila à Naplus hier soir

Le porte-parole du Jihad islamique palestinien, Tariq Salmi, a déclaré que la responsabilité nationale exige la protection du peuple et de sa résistance dans les gouvernorats de Cisjordanie, et la poursuite de la confrontation contre l’occupation et les hordes de colons.

Il a appelé à la libération immédiate de tous les détenus politiques et à la cessation de la politique d’arrestation et de poursuites.

De son côté, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) a fermement condamné l’arrestation, par les services de l’AP, des résistants Musab Shtayyeh et du général de la résistance Tabila à Naplus.

Le FPLP a appelé à leur libération immédiate, ainsi que celle de tous les résistants politiques et dés détenus, soulignant que l’AP et ses services de sécurité portent l’entière responsabilité des événements de Naplus.

Al-Shaabiya a souligné que tandis que les attaques sionistes racistes et barbares se poursuivent contre notre peuple palestinien à Jérusalem, en Cisjordanie, à Gaza et en Palestine 48, les services de sécurité de l’AP continuent de mener une campagne d’arrestations massives de combattants de la résistance dans diverses régions, en continuation de la politique de l’AP, en contradiction flagrante avec les aspirations du peuple à intensifier l’affrontement et la confrontation avec l’occupation.

 

Source: Externe

Le FPLP pleure également le martyr Firas Fares Yaish, 53 ans, qui est mort de ses blessures subies lundi par les balles des services de sécurité de l’AP lorsqu’ils ont attaqué et réprimé les manifestations populaires contre l’enlèvement des résistants à Naplus.

Le FPLP a souligné l’option populaire en faveur de l’amplification de la confrontation contre l’occupation et les colons criminels, et que cette option populaire est plus forte que toutes les formes de répression qui tentent de faire avorter les actions de la résistance par la politique de la «main de fer». Il a affirmé que ceux qui ne peuvent pas soutenir cette option et ne veulent pas s’engager dans le soulèvement de notre peuple et la victoire par le sang des martyrs doivent se retirer.

Pour sa part, le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) a déclaré que l’arrestation de Shtayyeh et de Tabila par les services de l’AP est une réponse aux pressions exercées sur eux par la puissance occupante pour qu’ils remplissent la fonction établie par les Accords d’Oslo.

Le FDLP ajoute dans la déclaration: «Au lieu d’être un bouclier protecteur pour les militants et la résistance populaire, les services de sécurité de l’AP se retournent contre notre peuple, sous la pression de la puissance occupante pour devenir un outil répressif entre ses propres mains. Les actes des services de sécurité nuisent inévitablement au tissu et à la cohésion sociale, au terrain et à l’unité nationale, qui sont les conditions de la victoire sur l’occupant; il n’y a pas d’alternative à l’arrêt de la coordination sécuritaire et au changement de doctrine des services sécutaires de l’AP.»

Dans le même contexte, le Mouvement de l’initiative nationale palestinenne (al-mubadara) a mis en garde contre l’escalade de l’état de tension interne et la nécessité de surmonter les conflits internes sur la contradiction avec l’occupation et la résistance légitime à celle-ci.

L’Initiative Nationale appelle à la libération immédiate de tous les détenus politiques, dont Musab Shtayyeh et Mohammad Tabila et à la fin des rafles politiques, et appelle à un dialogue responsable pour désamorcer les tensions internes et les risques qu’elles comportent pour le peuple palestinien, qui ont conduit au martyre de Firas à Naplus. L’Initiative Nationale a souligné la nécessité urgente de mettre fin aux divisions internes et de s’unir face aux raids de l’occupion dans les villes palestiniennes.

Communiqué de presse du Hamas:

«Le mouvement de résistance islamique Hamas a condamné l’arrestation des combattants Musab Shtayyeh et Mohammad Tabila à Naplus par les services de l’Autorité palestinienne et exigé leur libération immédiate, ainsi que celle de tous les combattants de la résistance et des détenus politiques.

Source: Externe

 

Le mouvement souligne que l’arrestation de Shtayyeh et Tabila est une nouvelle tache sur le front de l’AP et le bilan noir de la coordination sécuritaire.

Alors que l’ennemi continue de tuer, d’arrêter, de judaïser et de coloniser, l’AP s’identifie à lui en poursuivant la coordination sécuritaire, en réprimant notre peuple, et pourchassant et en arrêtant la résistance, dans un comportement qui est en dehors de toutes nos normes nationales.

Le Hamas appelle l’AP et ses services de sécurité à cesser immédiatement leurs politiques antipatriotiques contre les gens honorables et les résistants, à cesser de rendre des services à l’occupation au détriment de notre jeunesse et de nos constantes nationales.

Il appelle également notre peuple, nos factions et nos forces nationales à condamner la politique de détention, de tout mettre en œuvre pour mettre fin à cette farce en cours et à oeuvrer immédiatement à la libération de tous les militants détenus dans les prisons de l’AP.»

Quds News Network (communiqué) -

20.09.22

Source: ISM

21 septembre 2022

La résistance armée contre un occupant est affirmée par le Droit international

Source: Externe

Israéliens, prenez note: la résistance armée à l’occupation est licite, ce n’est pas du terrorisme

 

Malgré ce que dit le Droit international, le public israélien a intériorisé l’idée que, par définition, il n’existe pas de lutte palestinienne légitime pour la libération nationale.

Il est peu probable que plus d’une poignée de juifs en Israël puissent vous dire avec précision combien de raids l’armée israélienne a mené la semaine dernière dans les villes palestiniennes de Cisjordanie, le nombre d’arrestations qu’elle a effectuées ou le nombre de personnes qu’elle a tuées.

En même temps, il est peu probable qu’il y ait plus d’une poignée d’Israéliens qui n’aient pas entendu parler de l’incident de tir sur un bus de soldats dans la vallée du Jourdain, le dimanche 4 septembre.

Un Palestinien qui tire sur des soldats israéliens - par opposition à des Israéliens qui tirent sur des Palestiniens - n’est pas seulement une histoire alarmante du type «l’homme mord le chien» qui renverse l’ordre habituel, nécessitant des rapports détaillés; dans tous ces rapports, l’événement a été défini comme une attaque terroriste et les tireurs palestiniens comme des terroristes.

Pas un mot sur le fait que la fusillade visait des soldats d’une armée d’occupation et s’est produite sur une terre occupée.

Les médias israéliens jouent un rôle clé dans le façonnement de la conscience publique pour servir la machine de propagande de l’establishment, tout en maintenant le public israélien dans une ignorance totale des faits les plus élémentaires.

Le public israélien, en général, a complètement intériorisé la notion selon laquelle, par définition, il n’existe pas de lutte palestinienne légitime pour la libération nationale.

De même que la ligne d’armistice de 1949, également connue sous le nom de Ligne verte, a été complètement effacée de la conscience israélienne - au point que la simple mention de son existence par la municipalité de Tel-Aviv provoque des menaces de la part du ministère de l’éducation.

De même, le fait de qualifier systématiquement toute lutte palestinienne de terrorisme occulte l’importante distinction établie par le Droit international entre une action visant des combattants et une action visant des civils.

Source: Externe

Un droit légitime

Le fait est que le Droit international reconnaît le droit légitime d’un peuple à lutter pour sa liberté et pour «se libérer du contrôle colonial, de l’apartheid et de l’occupation étrangère par tous les moyens à sa disposition, y compris la lutte armée», comme le confirme, par exemple, une résolution de l’Assemblée générale des Nations-unies en 1990.

Le recours à la force pour parvenir à la libération est légitime. La manière dont la force est utilisée est régié par les lois de la guerre, dont l’objectif principal est de protéger les civils non impliqués des deux côtés.

La fusillade de la vallée du Jourdain ne visait pas les civils et ne peut être considérée comme un acte terroriste. Il s’agissait d’un acte de résistance armée contre une puissance occupante, sur un territoire occupé.

Le régime israélien et son écho fidèle, les médias israéliens, traitent chaque action contre les forces d’occupation sur une terre occupée exactement comme s’il s’agissait d’actions visant des civils au cœur de Tel-Aviv: comme des actes terroristes perpétrés par des terroristes.

Non seulement cet amalgame nie toute base juridique ou morale à l’acte, mais il est également contraire aux intérêts des citoyens d’Israël. Les lois pertinentes de la guerre sont conçues avant tout pour protéger les civils qui ne participent pas au cycle de la violence et pour limiter cette violence aux combattants réels.

Israël, cependant, ne reconnaît pas une telle catégorie de combattants palestiniens; du point de vue d’Israël, toute résistance, même non violente, à son occupation et à son oppression représente un danger pour sa sécurité, rapidement qualifié comme étant de la terreur, notamment lorsqu’Israël a récemment déclaré que les six ONG palestiniennes les plus importantes étaient des organisations terroristes.

Il s’agit d’une distorsion à double sens de la part d’Israël. De la même manière qu’il traite toute action palestinienne, même celle dirigée contre des soldats, comme des actes de terrorisme, Israël qualifie de légitime toute action israélienne menée contre des Palestiniens, même lorsque ces Palestiniens sont des civils.

Source: Externe

Une brutalité typique

Exemple particulièrement scandaleux de cette politique: regardez les conclusions finales publiées par l’armée israélienne concernant la fusillade mortelle de la journaliste Shireen Abu Akleh. L’armée a d’abord affirmé qu’Abu Akleh avait été tuée par des tirs palestiniens, un mensonge flagrant démenti par de nombreux médias ayant examiné minutieusement les preuves. La version révisée que l’armée a ensuite publiée est également loin de correspondre aux preuves.

L’avocat général de l’armée a annoncé qu’aucune enquête ne serait ouverte, malgré l’aveu glaçant qu’Abu Akleh, qui portait une veste l’identifiant clairement comme journaliste, a été abattue par un soldat utilisant la visée télescopique d’un fusil de sniper - qui grossit la cible par un facteur de quatre.

Tout aussi scandaleuse a été la réponse israélienne à la demande très mineure des Américains de «réexaminer» les procédures de tir à découvert de l’armée en Cisjordanie.

Non pas que l’armée cessera d’assassiner des innocents, Dieu nous en préserve, ni qu’elle arrêtera les invasions sans fin des villes de Cisjordanie, les arrestations massives, les enlèvements d’enfants à minuit dans leur lit - juste qu’elle s’efforcera un peu plus, si ce n’est pas trop difficile, d’éviter d’autres cas de ce genre.

Les puissants États-Unis préfèrent ne pas se retrouver embourbés dans de telles affaires parce que la victime est de nationalité américaine, comme ce fut le cas pour Abu Akleh.

Israël n’a même pas eu la courtoisie de répondre du bout des lèvres à cette requête mineure, et a réagi avec une brutalité typique. Le 1er ministre Yair Lapid s’est empressé de dire aux Américains que «personne ne nous dictera les règles du feu ouvert».

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, dans le même esprit, a déclaré: «Le chef d’état-major, et lui seul, détermine et continuera de déterminer les politiques de tir ouvert.»

En d’autres termes, Israël a mis les Américains, voire le monde entier, en garde: personne ne dira à Israël combien, qui, quand, où ou comment nous allons tuer. Et l’affaire s’arrête là, jusqu’à la prochaine fois.

Orly Noy -

15.09.22

Source: Aurdip