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'Israël' enregistre les terres palestiniennes près de la mosquée Al-Aqsa au nom d'Israéliens juifs

 

Les terres susmentionnées, d’une superficie d’environ 350 dunams (35ha), appartiennent au Waqf islamique et sont situées entre le cimetière juif et le mur de la vieille ville, au sud de la mosquée Al-Aqsa. Cette confiscation avait été évoquée par Adnan Al-Husseini, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine.

Le journal Haaretz a rapporté lundi que le ministère de la Justice a entamé le processus d’enregistrement des “contrats de propriété foncière” des terres adjacentes à la mosquée Al-Aqsa pour les Israéliens juifs. Ces terres sont situées entre le cimetière juif et le mur de la vieille ville, au sud de la mosquée Al-Aqsa.

Haaretz rapporte que les autorités israéliennes affirment que le processus d’enregistrement des parcelles de terrain susmentionnées, situées au sud du Mont du Temple, a pour but de «réduire les disparités économiques et d’améliorer la qualité de vie des Palestiniens résidant à Jérusalem.»

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Cependant, ajoute Haaretz, «dans la pratique, il est utilisé principalement pour enregistrer des terres pour les Israéliens juifs, et les Palestiniens en général appréhendent de coopérer à ces démarches», craignant qu’elles ne soient exploitées pour confisquer leurs terres.

«La plupart des Palestiniens de Jérusalem ont refusé de coopérer, craignant que le gardien (gouvernemental) de la propriété des absents ne réclame tout ou partie de celle-ci», indique Haaretz.

Et d’ajouter: «La loi israélienne permet au gardien israélien des biens des absents de confisquer des biens s’ils sont enregistrés au nom d’une personne qui réside ou résidait dans un État hostile.»

En 2018, le gouvernement israélien a décidé de lancer le processus d’enregistrement, mais les Palestiniens ont soupçonné que son objectif était de confisquer davantage de terres palestiniennes à Jérusalem, au motif qu’elles n’avaient pas de papiers de propriété, ou qu’il y avait des propriétaires en-dehors de la ville, et donc que le gardien des biens des absents les confisquerait au motif qu’ils étaient «absents.»

«Plus de 90% des terres de Jérusalem-Est ne sont toujours pas enregistrées», indique Haaretz.

Et Adnan al-Husseini, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, avait averti au début du mois, dans une déclaration écrite dont l’Agence Anadolu a reçu copie, que «les autorités israéliennes cherchent à confisquer et à enregistrer environ 350 dounams de terres du Waqf islamique à Jérusalem, au profit des tombes des juifs.»

Le cimetière juif était loué aux dotations islamiques, depuis des décennies

Al-Husseini a averti à l’époque que cette mesure vise «à confisquer plus de terres afin d’imposer le siège de la mosquée Al-Aqsa et de la ville sainte en général, pour renforcer le contrôle sur la plus grande zone possible, et pour oblitérer l’identité palestinienne, arabe, islamique et chrétienne de Jérusalem, afin d’atteindre le but recherché de judaïser la ville.»

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«Le processus d’enregistrement dans la zone pourrait entraîner des protestations de la part du Waqf, qui gère la mosquée, et des Palestiniens, des Jordaniens et d’autres personnes», a déclaré Haaretz.

Le journal souligne que la première étape du processus de liquidation consiste à publier un avis public à l’intention de toute personne revendiquant la propriété d’un bien dans la zone où l’enregistrement a lieu, et que les demandeurs sont tenus de fournir une preuve de leur propriété.

Haaretz a cité le ministère israélien de la Justice dans sa réponse: «Les allégations selon lesquelles le processus d’enregistrement est utilisé pour contrôler les terres et y installer des juifs sont sans fondement.»

Le département des dotations islamiques à Jérusalem n’a pas fait de commentaire sur ce rapport.

Rédaction de 'Days of Palestine' -

27.06.22

Source: ISM