FREE PALESTINE
4 juillet 2026

!! Génocide à Gaza: J 1001!! L’été à Gaza ne fait qu’empirer les conditions de vie

 

 

 

"Pas de ventilateur, pas d'électricité, même pas de murs pour faire de l'ombre..."

 

 

Alors qu’une vague de chaleur historique touche l’Europe depuis la semaine dernière, l’été s’installe à Gaza, où les conditions de vie catastrophiques ne font qu’empirer.

 

La vie dans les tentes est vraiment difficile et éreintante”, explique tristement Inas Hamada, habitante d’un camp de réfugié-es à Gaza, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. “Il n’y a aucun moyen de garder l’eau fraîche, pas de ventilateurs, pas d’électricité ou d’air conditionné à actionner. Il n’y a pas de murs pour faire de l’ombre, ni de toits, rien. Juste une tente, un bout de tissu. C’est éreintant.

 

Dans toute la bande de Gaza, environ 170.000 foyers, soit près d’un million de personnes, vivent sous des tentes. 5.000 autres foyers dorment à la belle étoile, tandis que 52.000 vivent dans des refuges surpeuplés, selon le groupe de travail «Shelter Cluster» du Conseil norvégien pour les réfugiés (NCR) et de ses partenaires.

 

Ce mois-ci, 850.000 personnes manquent encore de matériel d’hébergement d’urgence, alerte le rapport du NRC, qui précise que ses chiffres témoignent d’une crise du logement qui n’est pas due aux conditions météorologiques, mais à la destruction, aux déplacements de population et au blocage de l’aide humanitaire par 'Israël'.

 

Les températures à Gaza oscillent entre 28 et 31 degrés Celsius le matin, et à l’intérieur des tentes, la chaleur est encore plus intense. Et ce n’est que le début de l’été, qui ne fera qu’exacerber les difficultés auxquelles les familles sont confrontées. L’été dernier, une canicule meurtrière a fait grimper les températures à Gaza au-delà de 40°C, augmentant le risque de déshydratation et gâchant des denrées alimentaires essentielles. 

 

“Le seul exutoire de la bande de Gaza, du nord au sud, c’est la mer”, déclare Wadie al-Ras, 36 ans, au micro de Reuters. Fuyant les chaleurs insoutenables des camps, les Gazaoui-es se dirigent en effet chaque jour vers la mer, pour se baigner et laver leur linge.

 

Le soulagement n’est que partiel, car le littoral et dangereusement pollué, et l’eau est chargée d’eaux usées et de déchets, conséquence de l’effondrement des infrastructures par les bombardements génocidaires israéliens. “L’eau de mer n’est pas propre”, regrette Shehab al-Suwaireki, 36 ans, père de six enfants déplacés, qui indique ne pas avoir d’autre choix. “On y va pour laver nos vêtements et se laver, puis on ressort. De toute façon, les germes finissent par atteindre notre corps.”

 

En outre, des tirs de la marine israélienne touchant les pêcheurs à proximité ou sur le littoral continuent d’être signalés, alors que les activités de pêche restent de fait restreintes, l’accès à la mer Méditerranée étant interdit par 'Israël'. “Un accès sûr à la mer est également essentiel pour des activités telles que la baignade et la fraîcheur, d’autant plus que les températures augmentent et qu’il n’y a pratiquement pas d’approvisionnement en électricité”, alerte l’OCHA dans son dernier rapport.

 

 

Eaux usées menaçantes, eau potable introuvable

 

Dans un rapport publié en avril dernier, l’organisation Médecins sans frontières (MSF) dénonçait “la destruction et la privation d’eau et d’assainissement par 'Israël' à Gaza”, affirmant que l’instrumentalisation répétée de l’eau par les autorités israéliennes relevait d’un schéma récurrent, systématique et cumulatif.

 

Dans les gigantesques et surpeuplés camps de fortune érigés à la hâte au cours des deux dernières années, les déchets et eaux usées ne peuvent être évacués et alimentent les épidémies et les nuisibles. Les services médicaux mettent en garde contre une charge épidémiologique persistante liée aux maladies infectieuses, rapportant de nombreux cas d’affections respiratoires aiguës, de maladies de la peau et de diarrhée aqueuse aiguë.

 

L’accès à l’eau potable continue d’être gravement entravé, la plupart des systèmes de canalisation ayant été détruits par 'Israël', de même que la majorité des usines de désalinisation. “Les autorités israéliennes savent que sans eau, la vie s’arrête. Pourtant, elles ont systématiquement et délibérément détruit les infrastructures hydrauliques à Gaza, tout en bloquant de manière constante l’entrée des équipements liés à l’eau”, déclarait alors Claire San Filippo, responsable des urgences chez MSF. 

 

“Des Palestiniens ont été blessés et tués alors qu’ils tentaient simplement d’accéder à l’eau”, poursuit-elle. “Cette privation, combinée à des conditions de vie désastreuses, à une surpopulation extrême et à l’effondrement du système de santé, crée des conditions propices à la propagation des maladies.

 

 

Rédaction Agence Medias Palestine -

30.06.26

Source: Agence Medias Palestine

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