!! Génocide à Gaza: J 990 !! Alerte urgente concernant la détention et les traitements inhumains infligés au Dr Hussam Abu Safiya & aux personnels médicaux palestiniens détenus
Madame, Monsieur,
je m’adresse à vous en tant que citoyen engagé et témoin des alertes graves documentées par plusieurs organisations médicales et de défense des droits humains concernant la situation du Dr Hussam Abu Safiya ainsi que de nombreux autres soignants palestiniens actuellement détenus.
Les informations récentes, notamment celles rendues publiques par la famille du Dr Abu Safiya le 5 juin 2026, décrivent une situation d’une extrême gravité: transfert en isolement à la prison de Nafha, enfermement dans une cellule d’environ 2 m², absence de soins médicaux, privation d’eau et de nourriture adéquate, absence d’accès aux installations sanitaires, ainsi que refus de tout contact avec son avocat. Ces conditions s’apparentent à des traitements inhumains et dégradants, voire à de la torture au sens du droit international.
Le témoignage de sa famille, ainsi que les rapports relayés par des organisations telles que Médecins pour les droits de l’homme, indiquent également que le Dr Abu Safiya est détenu sans inculpation dans un régime qualifié d’«indéfini», soumis à des interrogatoires prolongés, à des privations de soins, à des violences physiques et à des conditions de détention incompatibles avec les standards minimaux du droit international humanitaire et des Conventions de Genève relatives à la protection du personnel médical.
Il convient de rappeler que la protection des soignants en temps de conflit armé constitue une obligation juridique stricte. L’article 24 de la Convention de Genève I protège explicitement le personnel médical, tandis que les articles communs aux Conventions de Genève interdisent la torture, les traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que la détention arbitraire sans garanties judiciaires effectives.
Dans ce contexte, la Belgique, en tant qu’État partie aux Conventions de Genève, signataire de multiples traités internationaux relatifs aux droits humains et se revendiquant défenseur du droit international, ne peut rester silencieuse face à des allégations aussi graves concernant des médecins dont la fonction première est de sauver des vies.
Au-delà du cas individuel du Dr Abu Safiya, les éléments disponibles indiquent une situation systémique touchant de nombreux professionnels de santé palestiniens détenus depuis octobre 2023. Leur arrestation et leur maintien en détention dans des conditions dénoncées par des ONG, experts onusiens et organisations médicales internationales posent une question fondamentale: celle de la criminalisation du soin en contexte de conflit, et de l’effondrement des garanties juridiques censées protéger les civils et les infrastructures sanitaires.
La privation de liberté et les mauvais traitements infligés à des soignants ne constituent pas seulement une atteinte individuelle: ils participent à une dégradation structurelle du système de santé à Gaza, déjà largement fragilisé, avec des conséquences directes sur des populations civiles privées d’accès aux soins essentiels.
Dès lors, je demande aux autorités belges compétentes:
– de se prononcer publiquement et sans ambiguïté sur la situation du Dr Hussam Abu Safiya et des médecins palestiniens détenus;
– d’exiger, dans les cadres diplomatiques appropriés, la garantie immédiate de leur accès aux soins médicaux, à un avocat et à des conditions de détention conformes au droit international;
– de soutenir les appels des organisations médicales internationales et des mécanismes des Nations unies demandant leur libération ou, à tout le moins, la mise en place d’une supervision indépendante de leurs conditions de détention;
– de promouvoir des initiatives au sein de l’Union européenne visant à garantir le respect strict des Conventions de Genève concernant le personnel médical en zone de conflit.
Il ne s’agit pas ici d’un débat abstrait, mais de la protection concrète de vies humaines et du respect des normes juridiques internationales que la Belgique affirme défendre.
Le silence face à ces situations, lorsqu’elles sont documentées par des organisations médicales et des familles directement concernées, engage une responsabilité politique et morale.
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’expression de ma considération distinguée.