FREE PALESTINE
20 mai 2026

!!Génocide à Gaza: J 957!! Cela fait 78 ans que la Nakba - «la Catastrophe» - a commencé en Palestine.

 

 

 

Le 15 mai 1948 ne constitue pas simplement une date dans un manuel d’histoire: c’est le début officiel d’un processus colonial de dépossession, de nettoyage ethnique et d’effacement systématique du peuple palestinien de sa terre

 

 

La Nakba, ce sont plus de 750.000 Palestiniens expulsés de leurs maisons et de leurs villages par les milices sionistes puis par l’État d’'Israël' naissant. Ce sont plus de 70 massacres documentés, environ 15.000 morts, plus de 500 villages détruits, vidés, rasés, renommés, effacés des cartes et parfois transformés en parcs, colonies ou forêts artificielles afin d’effacer toute trace de présence palestinienne.

 

Mais il faut le dire avec force: la Nakba n’a jamais pris fin. Elle ne relève pas du passé. Elle est une structure politique continue. Une mécanique coloniale permanente. Une entreprise d’effacement qui traverse les décennies et qui se poursuit aujourd’hui sous nos yeux, en direct, dans une impunité presque totale.

 

Depuis 1948, le projet sioniste de colonisation de peuplement poursuit un objectif clair: un maximum de terres avec un minimum de Palestiniens. Pour atteindre cet objectif, l’État israélien a combiné plusieurs instruments: occupation militaire, apartheid, fragmentation territoriale, siège, enfermement, colonisation, destruction économique, domination raciale et violences de masse.

 

Ce projet colonial ne vise pas seulement les corps palestiniens; il vise aussi les mémoires. Il cherche à produire l’amnésie politique mondiale. À banaliser l’horreur. À rendre acceptable l’inacceptable.

 

En multipliant les crimes, en saturant l’espace médiatique d’images de destruction, en imposant un régime de violence permanente, l’État israélien tente de coloniser les consciences elles-mêmes. Le message est simple: faire croire au monde que la Palestine doit être oubliée.

 

Mais le peuple palestinien résiste. Comme les oliviers centenaires de Palestine, arrachés puis replantés, brûlés puis renaissants, les Palestiniens portent une mémoire collective que ni les bombes, ni les prisons, ni les murs, ni les campagnes de propagande ne pourront détruire.

 

 

Aujourd’hui, Gaza représente le chapitre le plus sombre de cette Nakba continue

 

Le génocide perpétré contre plus de 2,3 millions de Palestiniens enfermés dans la bande de Gaza restera comme une tache indélébile dans l’histoire contemporaine. Des familles entières exterminées. Des quartiers rayés de la carte. Des hôpitaux bombardés. Des journalistes assassinés. Des enfants amputés sans anesthésie. Une famine organisée. L’eau utilisée comme arme de guerre. L’aide humanitaire bloquée. La médecine détruite. Les universités pulvérisées. Les camps de réfugiés transformés en cimetières.

 

Et pendant que Gaza brûle, les puissances occidentales parlent encore de «droit d’'Israël' à se défendre». Ce langage politique restera dans l’histoire comme celui de la complicité.

 

Car il ne s’agit pas d’une guerre entre deux armées égales. Il s’agit d’un peuple colonisé, assiégé, enfermé, bombardé par l’une des armées les plus puissantes au monde, soutenue diplomatiquement, financièrement et militairement par les États-Unis et l’Europe.

 

Aujourd’hui encore, malgré les milliers de morts, malgré les alertes des ONG internationales, malgré les rapports des Nations-unies, malgré les accusations de génocide portées devant la Cour internationale de Justice, l’Europe continue ses relations économiques, militaires et diplomatiques avec 'Israël'.

 

La Belgique elle-même continue de porter une responsabilité historique et politique immense. Cette complicité ne date pas d’hier. Elle s’inscrit dans une longue histoire coloniale européenne. Les puissances occidentales qui ont soutenu la création d’'Israël' en 1948 l’ont fait dans une logique impériale: installer au cœur du monde arabe une base coloniale alliée des intérêts occidentaux. Le sionisme politique a été soutenu comme projet géostratégique avant même d’être présenté comme refuge après le génocide des juifs commis par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Aujourd’hui encore, 'Israël' joue ce rôle fonctionnel: celui d’avant-poste militaire, sécuritaire et idéologique de l’ordre impérial occidental dans la région.

 

Pendant ce temps, la Nakba continue partout en Palestine. En Cisjordanie occupée, l’annexion avance à une vitesse sans précédent depuis 1967. Le nombre de colonies israéliennes explose. Les violences de colons armés se multiplient quotidiennement, souvent sous protection directe de l’armée israélienne. Des villages entiers vivent sous la terreur permanente des attaques, des incendies criminels, des destructions de récoltes et des assassinats.

 

 

À Jérusalem-Est occupée, les expulsions forcées se poursuivent


À Silwan, dans le quartier d’al-Bustan, des familles palestiniennes sont chassées pour faire place à un parc à thème biblique destiné à réécrire l’histoire et judaïser l’espace. Des maisons sont démolies sous les yeux des enfants. Des familles sont forcées de détruire elles-mêmes leur habitation sous peine de devoir payer les coûts astronomiques des bulldozers israéliens.

 

Cette violence coloniale ne détruit pas seulement des bâtiments. Elle détruit des lignées familiales, des mémoires, des appartenances, des continuités historiques.

 

Au Liban également, nous assistons à des destructions massives de villages dans le Sud. La logique coloniale israélienne déborde désormais l’ensemble de la région: Palestine, Liban, Syrie, Yémen, Iran. La guerre permanente sert de mécanisme de domination régionale.

 

Et malgré cela, le peuple palestinien tient debout. Depuis 78 ans, les Palestiniens résistent à l’exil, aux camps, aux prisons, aux bombardements, aux assassinats ciblés, aux murs, aux checkpoints, aux humiliations quotidiennes et aux tentatives incessantes d’effacement.

 

Cette résistance n’est pas une anomalie. Elle est un droit légitime reconnu par le droit international des peuples colonisés. Le droit au retour des réfugiés palestiniens, inscrit dans la résolution 194 de l’ONU, demeure non négociable. Plus de 6 millions de réfugiés palestiniens et leurs descendants continuent de se voir refuser ce droit fondamental simplement parce qu’ils ne sont pas juifs.

 

Aucun peuple au monde n’accepterait cela.

 

Nous appelons aujourd’hui le gouvernement belge, l’Union européenne et l’ensemble des institutions complices à rompre immédiatement toute collaboration avec le régime israélien d’apartheid et de colonisation.

Nous exigeons:

 

  • la fin immédiate de toute coopération militaire, sécuritaire et économique avec 'Israël';
  • des sanctions contre les responsables israéliens impliqués dans les crimes de guerre et le génocide;
  • la suspension des accords d’association entre l’Union européenne et 'Israël';
  • la reconnaissance pleine et entière du droit au retour des réfugiés palestiniens;
  • la fin de l’occupation et de l’apartheid;
  • la protection du peuple palestinien;
  • la poursuite judiciaire des criminels de guerre et leurs soutiens;
  • la fin du blocus de Gaza;
  • un embargo total sur les armes
  •  

Nous appelons également les peuples, les syndicats, les associations, les étudiants, les artistes, les travailleurs, les intellectuels et toutes les forces populaires à intensifier le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre 'Israël'.

 

L’histoire nous enseigne que les régimes coloniaux ne tombent jamais seuls. Ils tombent lorsque les peuples refusent la normalisation de l’oppression. Comme l’apartheid sud-africain est tombé, le régime d’apartheid israélien tombera lui aussi.

 

 

Les masques sont tombés. Le monde a vu. Le monde sait

 

Malgré la propagande, malgré la criminalisation de la solidarité avec la Palestine, malgré les campagnes de diffamation visant les militants antiracistes et décoloniaux, une conscience mondiale est en train de naître. Des millions de personnes comprennent désormais que la Palestine constitue l’une des grandes lignes de fracture morales et politiques de notre époque.

 

Être neutre face à un génocide n’est pas de la neutralité.
C’est choisir le camp du dominant.

 

En cette Journée de la Nakba, nous affirmons notre solidarité totale avec le peuple palestinien:
avec les martyrs, avec les prisonniers, avec les déplacés, avec les réfugiés, avec les familles qui survivent sous les bombes, avec celles et ceux qui résistent malgré l’horreur.

 

Nous honorons la mémoire de celles et ceux qui ont été assassinés depuis 1948 jusqu’à aujourd’hui. Nous affirmons que la Palestine n’est pas seule. Et nous affirmons également que la libération de la Palestine fait partie intégrante des luttes mondiales contre le racisme, le colonialisme, le fascisme, l’impérialisme et toutes les formes de domination.

 

Car la Palestine n’est pas uniquement une question géographique.
La Palestine est devenue un miroir du monde.
Un révélateur brutal des hiérarchies raciales internationales.
Une vérité politique que beaucoup tentent encore de cacher.

 

Mais malgré les massacres, malgré les destructions, malgré les tentatives d’effacement, le peuple palestinien continue d’exister, de résister et de rêver. Et tant qu’il y aura un peuple palestinien debout, la Nakba ne pourra jamais devenir une victoire coloniale définitive.

 

Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre.

 


Nordine Saidi -

16.05.26

Commentaires
Derniers commentaires
Recevez nos infos gratuites
Archives