FREE PALESTINE
28 avril 2026

!!Génocide à Gaza: J 935!! Lettre ouverte aux responsables politiques belges et européens

 

 

Exigence d'actes, face à l'impunité

 
 
 
 
À celles et ceux qui gouvernent, décident, négocient  en Belgique comme à l’échelle de l’Union européenne,

Il y a des moments dans l’histoire où l’ambiguïté devient complicité. Nous y sommes.

Rien, aujourd’hui, ne semble hors limites pour les autorités israéliennes: usage systématique de la famine comme arme de guerre, bombardements étendus au Liban, normalisation d’un régime juridique différencié où la peine de mort ne viserait que les Palestinien·nes. Ces faits ne relèvent plus du débat politique ordinaire ; ils interrogent frontalement les principes fondamentaux du droit international humanitaire.

Et pourtant, l’Union européenne demeure le premier partenaire commercial d’'Israël'. Certains États membres continuent, directement ou indirectement, à soutenir une économie de guerre qui viole ouvertement les engagements internationaux que ces mêmes États prétendent défendre ailleurs.

Cette contradiction n’est pas seulement morale — elle est politique, structurelle, et profondément révélatrice d’un ordre international à géométrie variable, où certaines vies comptent moins que d’autres.

Mais quelques fissures apparaissent.

La suspension par l’Italie d’un accord de coopération militaire de longue date avec 'Israël' marque un tournant. En Belgique, en Espagne, des voix politiques s’élèvent pour réclamer des sanctions concrètes. Plus d’un million de citoyen·nes européen·nes ont déjà exigé la suspension de l’Accord d’association entre l’UE et 'Israël'. Des initiatives civiles, comme la flottille vers Gaza, témoignent d’une mobilisation transnationale qui refuse la passivité.

Ce moment est décisif.

Alors que vous vous réunissez, que vous délibérez à huis clos, que vous pesez les “équilibres diplomatiques”, une autre réalité vous observe: celle des peuples, des mobilisations, des consciences politiques qui ne tolèrent plus l’écart entre vos discours et vos actes.

Vous ne pouvez plus dire que vous ne saviez pas.
Vous ne pouvez plus invoquer la complexité pour justifier l’inaction.
Vous ne pouvez plus prétendre défendre les droits humains tout en maintenant des accords commerciaux avec un État accusé de violations massives et répétées.
 
Nous vous demandons, sans détour:

La suspension immédiate de l’Accord d’association entre l’Union européenne et 'Israël'
L’adoption de sanctions ciblées contre les responsables politiques et militaires impliqués
La fin de toute coopération militaire ou sécuritaire
Un engagement clair en faveur de la protection du peuple palestinien, conformément au droit international

L’histoire jugera non pas vos déclarations, mais vos décisions.

Dans un contexte marqué par des héritages coloniaux encore actifs, l’inaction européenne ne peut être dissociée d’un ordre racial global qui continue de hiérarchiser les vies. Refuser d’agir aujourd’hui, c’est prolonger cette logique.

À l’inverse, agir — réellement — serait affirmer que le droit international n’est pas un outil sélectif, mais un principe universel.

Nous ne vous écrivons pas pour quémander.
Nous vous écrivons pour vous mettre face à vos responsabilités.

Parce qu’au-delà des institutions, ce sont les peuples qui observent.
Et ils n’oublieront pas.

Agissez. Maintenant.
 
 
[envoyé à: contact@premier.be]
 
 
Nordine Saïdi -
22.04.26
 
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