!!Génocide à Gaza: J 915!! Catastrophe sanitaire et environnementale croissante à Gaza
Accumulation dangereuse de déchets
Le président du Réseau des organisations civiles dans la bande de Gaza, Amjad Shawa, a averti que le secteur est confronté à une crise sanitaire et environnementale croissante, qui s’aggrave de jour en jour en raison de la poursuite de la guerre et de ses répercussions sur tous les aspects de la vie, parallèlement à l’aggravation des problèmes liés aux déchets, aux décombres et aux eaux usées, combinée à l’élévation progressive des températures, ce qui entraîne des risques menaçant la vie des habitants, en particulier dans les centres de déplacement et les tentes.
Amjad Shawa a déclaré que ces facteurs combinés créent un environnement propice à la prolifération des rongeurs, des moustiques et des mouches, avertissant des graves conséquences sanitaires pour les habitants, notamment les déplacés vivant dans des conditions humanitaires précaires, dépourvues des éléments essentiels d’une vie saine et sécurisée.
Dans des déclarations à Al-Arabi Al-Jadid, il a précisé que ce qui se passe à Gaza ne peut être considéré comme un simple détail du paysage humanitaire, mais fait partie intégrante d’une catastrophe humanitaire complexe que subit le secteur depuis de nombreux mois. Elle ne se limite plus aux bombardements, aux destructions et aux victimes, mais affecte désormais les détails de la vie quotidienne, de la santé à l’eau et à l’environnement.
Amjad Shawa a expliqué que l’aggravation de la crise est liée à l’effondrement quasi total des services essentiels, en particulier l’eau, l’assainissement et la propreté publique, soulignant que la rareté de l’eau et l’absence des moyens nécessaires au nettoyage et à la désinfection empêchent de maintenir un minimum d’hygiène personnelle et environnementale, augmentant ainsi les risques de propagation de maladies et d’épidémies dans un environnement surpeuplé de déplacés, de blessés et de malades.
Il a ajouté que la bande de Gaza vit des conditions exceptionnelles sans précédent, où les crises sanitaires, environnementales et humanitaires s’entremêlent simultanément, dans un contexte d’absence de réponse à la hauteur de la catastrophe. L’accumulation des déchets dans les zones résidentielles et autour des centres d’hébergement, ainsi que la propagation des eaux usées et des décombres, transforme de vastes espaces en environnements impropres à la vie et propices à la prolifération des insectes et nuisibles.
A. Shawa a tenu 'Israël' pour responsable de la détérioration de la situation, affirmant que la destruction des infrastructures et l’interdiction d’acheminer les fournitures essentielles et le matériel nécessaire à la réponse humanitaire, sanitaire et environnementale ont réduit la capacité des institutions locales, des municipalités et des organisations humanitaires à faire face à ces conditions.
Il a souligné la nécessité d’acheminer les produits de lutte contre les nuisibles, les fournitures médicales et le carburant nécessaire pour faire fonctionner les services d’eau et d’assainissement, ainsi que de commencer réellement à enlever les décombres et les déchets, devenus une source de danger quotidien menaçant la santé et la sécurité des habitants, en raison du manque d’outils, de mécanismes et de ressources pour contenir cette détérioration.
Concernant le secteur de la santé, A. Shawa a affirmé que les hôpitaux de Gaza ont subi une destruction systématique pendant la guerre, entraînant un effondrement généralisé du système de santé, alors que les besoins médicaux et humanitaires ont doublé de manière sans précédent.
Il a indiqué que la destruction des hôpitaux et des centres de santé, ainsi que la fermeture continue des points de passage et l’interdiction d’introduire médicaments et fournitures médicales, rendent le système de santé incapable de répondre aux besoins essentiels des patients et des blessés, surtout avec l’augmentation du nombre de victimes, l’épuisement des médicaments essentiels et la défaillance des équipements médicaux vitaux.
Les quelques hôpitaux encore en activité fonctionnent actuellement avec des capacités très limitées et subissent d’énormes pressions en raison du manque de carburant, d’électricité, de médicaments, de personnel et de fournitures médicales, ce qui affecte négativement la qualité des services de santé et menace la vie de milliers de patients nécessitant des interventions urgentes et des traitements spécialisés non disponibles dans le secteur.
A. Shawa a révélé que plus de 20.000 blessés à Gaza ont besoin de soins à l’extérieur du secteur, beaucoup souffrant de blessures graves et complexes nécessitant des interventions chirurgicales avancées, une rééducation prolongée, des prothèses et des services de traitement non disponibles dans le contexte actuel d’effondrement du système de santé.
Il a insisté sur la nécessité d’ouvrir les points de passage dans les deux sens, permettant aux malades et aux blessés de recevoir un traitement à l’étranger, et garantissant l’entrée de médicaments, fournitures médicales et aides humanitaires. Il a averti que la poursuite de la fermeture des passages mettrait des milliers de patients en danger, avec des souffrances accrues et même une mort lente probable.
Concernant la crise environnementale, A. Shawa a indiqué que les municipalités et les organismes compétents doivent intensifier d’urgence leurs efforts pour évacuer les déchets vers les sites désignés, mais que l’occupation entrave l’accès à ces zones ou impose des restrictions sur les déplacements, compliquant davantage la situation.
Il a souligné que la persistance des déchets, des décombres et des eaux usées dans les zones résidentielles ne se limite pas à dégrader le paysage urbain, mais constitue une menace directe pour la santé des habitants, en particulier les enfants, les personnes âgées et les malades, dans un environnement pollué dépourvu des conditions minimales de sécurité.
Amjad Shawa a appelé à une intervention internationale urgente et effective pour stopper la détérioration continue, ouvrir les points de passage, acheminer les besoins essentiels et permettre aux institutions locales et humanitaires de remplir leur rôle, avertissant que la poursuite de la situation actuelle pourrait conduire à une phase encore plus dangereuse menaçant la vie, la santé et l’environnement des habitants.
Rédaction Palinfo -
06.04.16
Source: palinfo.com