!!Génocide à Gaza: J 914!! Stop à l’accord d’association UE-Israël!
Mesdames et Messieurs les élu·es,
Les récents développements politiques internationaux imposent une prise de position claire, immédiate et courageuse de la part des autorités belges.
Il ne s’agit plus d’un débat diplomatique. Il ne s’agit plus d’un “conflit”. Il s’agit d’un seuil historique: celui où un État organise, revendique et assume publiquement la destruction politique et physique d’un peuple — et où d’autres États choisissent soit de rompre, soit de collaborer.
Le chef du gouvernement espagnol a franchi ce seuil.
Le 1er ministre espagnol, Pedro Sánchez, a posé un acte politique fort en condamnant explicitement les décisions du gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu visant à instituer des dispositifs assimilables à une condamnation à mort de prisonniers politiques palestiniens. Cette dénonciation ne relève pas d’une posture symbolique: elle s’inscrit dans une qualification grave, celle de crimes contre l’humanité, au regard du droit international.
Dans la continuité de cette position, l’Espagne a pris des mesures diplomatiques concrètes : expulsion de l’ambassadeur israélien et rappel de son propre représentant. Ces actes traduisent une volonté de rupture avec une situation devenue juridiquement et moralement intenable.
Face à cela, l’Union européenne — et en son sein la Belgique — ne peuvent plus se retrancher derrière une neutralité de façade. Le silence ou l’inaction équivalent désormais à une forme de complicité politique.
La Belgique est d’autant plus interpellée qu’elle a été condamnée par la Cour d’appel de Bruxelles pour manquement à ses obligations internationales en matière de prévention du génocide, en lien avec la situation à Gaza. Cette décision judiciaire engage directement la responsabilité de l’État belge et ne peut rester sans suite.
Dès lors, plusieurs exigences s’imposent:
– La reconnaissance explicite des crimes en cours comme relevant du droit international pénal (crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et génocide)
– La suspension immédiate de toute coopération politique, militaire et économique avec l’État israélien
– L’adoption de sanctions diplomatiques claires, à l’instar des mesures prises par l’Espagne
– Le respect strict des obligations internationales de prévention du génocide, telles que définies notamment par la Convention de 1948
Au-delà des postures diplomatiques, il s’agit d’une question de cohérence fondamentale: un État de droit ne peut revendiquer l’universalité des droits humains tout en tolérant — voire en accompagnant — leur destruction ailleurs.
L’histoire jugera non seulement les auteurs des crimes, mais également celles et ceux qui auront choisi de détourner le regard.
Nous vous appelons à faire le choix de la responsabilité, du droit et de la dignité.
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les élu·es, l’expression de notre vigilance citoyenne.
[envoyé à: Info & contact cabinet - kabinet Prévot, maxime.prevot@lesengages.be]