!!Génocide à Gaza: J 859!! L'Union européenne et son inversion flagrante de la Justice... qui nous rabâche ''ses valeurs''
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Euro-Med: lier la reconstruction de Gaza au désarmement constitue une légitimation de la poursuite du génocide
L’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme (Euro-Med Monitor) a déclaré que le fait de conditionner la reconstruction de la bande de Gaza au désarmement constitue une légitimation de la poursuite du génocide perpétré par 'Israël' (entité occupante «nazie sioniste») dans le territoire depuis plus de deux ans, et représente une violation des normes impératives du droit international.
Reconstruction et droit international
Dans un communiqué publié ce jeudi, l’Observatoire a souligné que poser le désarmement comme condition préalable à la reconstruction:
- ignore délibérément les crimes graves commis par 'Israël' contre les civils et les infrastructures à Gaza;
- transforme le droit à la reconstruction et au relèvement en outil de chantage politique;
- constitue une violation flagrante des obligations d’'Israël' en tant que puissance occupante, au regard du droit international humanitaire, notamment des Conventions de Genève, qui imposent la protection des civils et la satisfaction de leurs besoins fondamentaux sans conditions.
Condamnation des déclarations de l’UE
L’Euro-Med Monitor a fermement condamné les déclarations de la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, liant la reconstruction de Gaza au désarmement du mouvement Hamas.
Il a averti que cette condition:
- ne constitue pas seulement une déviation grave des obligations de l’UE en matière de prévention du génocide;
- mais équivaut à une légitimation de sa poursuite, en imposant des conditions politiques et sécuritaires qui portent atteinte au droit des civils à la vie et à la survie.
Déclarations de Kaja Kallas
L’Observatoire a indiqué que Kaja Kallas a affirmé, dans deux déclarations distinctes les 29 janvier et 2 février, que «la reconstruction de Gaza dépendra du désarmement du Hamas».
Euro-Med a considéré cette position comme une insistance manifeste à subordonner le droit des civils à la reconstruction — et donc à la survie — à une condition politique sans lien avec les obligations de protection prévues par le droit international, notamment à l’égard d’un territoire ayant subi une destruction quasi totale résultant d’un génocide commis depuis octobre 2023.
Complicité européenne
L’Observatoire a averti que cette position renforce une complicité européenne systémique — militaire, sécuritaire, économique et politique — avec l’agression sioniste continue contre les civils palestiniens.
Cette complicité s’est traduite par:
- une absence persistante de mécanismes de reddition de comptes ou de pression effective sur 'Israël' (entité usurpatrice «nazie sioniste»);
- la poursuite, par plusieurs États membres de l’UE, de l’exportation d’armes et d’équipements militaires documentés comme ayant été utilisés dans des crimes de guerre contre des civils palestiniens, ce qui engage leur responsabilité juridique pour contribution aux violations et à leur perpétuation.
Qualification juridique: génocide
L’Euro-Med Monitor a affirmé que:
- empêcher ou retarder la reconstruction d’un territoire presque entièrement détruit relève directement de l’article II (c) de la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, qui criminalise «l’imposition délibérée de conditions de vie destinées à entraîner la destruction physique totale ou partielle d’un groupe».
Il a insisté sur le fait que:
- l’interdiction du génocide constitue une norme impérative du droit international (jus cogens),
- qui ne peut être ni suspendue ni restreinte,
- rendant juridiquement nulle et sans effet toute condition liant la reconstruction — indispensable à la survie des civils — à des exigences politiques ou sécuritaires, y compris le désarmement.
Responsabilité de l’Union européenne
L'Observatoire a précisé que lier la reconstruction à des conditions politiques ou sécuritaires constitue également une violation grave de l’obligation positive incombant à l’UE et à ses États membres de prévenir le génocide, laquelle implique:
- la prise de toutes les mesures légales possibles pour mettre fin aux conditions de vie mortelles imposées aux civils;
- et non la création d’obstacles supplémentaires ou l’utilisation de l’influence politique et économique pour couvrir ou prolonger le crime.
Déclaration juridique
Lima Bastami, directrice du département juridique de l’Euro-Med Monitor, a déclaré: ''La logique juridique et morale imposait à l’Union européenne d’orienter son poids politique et ses mécanismes de conditionnalité vers Israël (Occupation), en tant que responsable de cette destruction, notamment en suspendant l’accord d’association, en conditionnant toute coopération économique, militaire et diplomatique à l’arrêt immédiat du génocide, au respect des décisions de la Cour internationale de Justice, et au lancement de la reconstruction de Gaza et de la réparation des préjudices.
Au lieu de cela, des conditions impossibles sont imposées aux victimes, liant leur droit à la vie à des arrangements sécuritaires auxquels elles ne sont pas parties.''
Elle a ajouté que cette approche constitue une inversion flagrante de la justice, où:
- l’auteur du génocide se voit accorder un nouveau droit de veto sur la reconstruction,
- tandis que les victimes sont punies deux fois: par le massacre, puis par la privation de leur droit à reconstruire leur vie.
Mise en garde contre des mesures concrètes
L’Observatoire a averti contre la traduction de ces conditions politiques en mesures pratiques, telles que:
- la suspension ou le blocage des financements de reconstruction;
- les restrictions à l’entrée des matériaux de construction et des biens essentiels;
- l’interdiction des transferts bancaires et financiers;
- l’entrave au travail des agences des Nations unies;
- ou toute autre mesure maintenant la population privée des moyens de subsistance.
Il a souligné que de telles mesures pourraient juridiquement constituer une aide et une assistance à la poursuite du génocide.
Droits fondamentaux et punition collective
L’Euro-Med Monitor a affirmé que subordonner les droits fondamentaux des civils de Gaza — notamment le droit au logement, à la santé et à la survie — à des objectifs politiques, militaires ou sécuritaires:
- constitue une punition collective, interdite par l’article 33 de la IVᵉ Convention de Genève;
- viole les principes fondamentaux du droit international humanitaire, notamment le principe de distinction.
Appels et recommandations
L’Observatoire a appelé:
- Kaja Kallas à retirer publiquement ses déclarations et à cesser toute politique offrant une couverture à la poursuite du génocide;
- l’Union européenne à imposer des sanctions économiques et diplomatiques contre l'entité occupante sioniste, et à faire respecter les décisions de la Cour internationale de Justice;
- à imposer immédiatement un embargo total sur les armes à destination d’'Israël';
- la communauté internationale à lever immédiatement le siège de Gaza, garantir l’entrée sans restriction des matériaux de reconstruction et assurer une réparation intégrale aux victimes.
Il a insisté sur la nécessité de dissocier strictement le volet humanitaire et de reconstruction, droit inaliénable des victimes, du volet politique et sécuritaire, afin de garantir la protection de la vie, de la dignité et des droits fondamentaux des civils.
Rédaction Palinfo -
05.02.26
Source: palinfo.com