24 juillet 2025
!!Génocide à Gaza: J 657!! Belgique: Arrestation 'cosmétique' de soldats israéliens à Tomorrowland
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Une démonstration accablante de l’hypocrisie belge face au génocide en cours à Gaza
À qui de droit,
L’arrestation suivie d’une simple audition administrative sans suites judiciaires de deux soldats israéliens présents au festival Tomorrowland, identifiés et reconnus comme membres d’une armée responsable de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et vraisemblablement d’un génocide en cours à Gaza, est une insulte au droit international, à la mémoire des victimes et à l’intelligence politique des peuples.
Ce qui vient de se passer en Belgique est pire que l’inaction: c’est un simulacre de justice. Un théâtre cynique. Une parodie d’État de droit. Le gouvernement fédéral, à travers ses services de police et de justice, a eu l’opportunité exceptionnelle d’agir concrètement contre l’impunité israélienne. Non seulement ces individus ont été identifiés, localisés et interpellés, mais ils ont été relâchés aussitôt, sans même une interdiction de quitter le territoire, sans confiscation de passeports, sans placement sous contrôle judiciaire, alors que la Cour internationale de Justice et la Cour pénale internationale ont ouvert des enquêtes formelles sur les agissements de l’armée israélienne à Gaza.
Une audition ne suffit pas. Laisser repartir des criminels présumés, c’est les protéger.
Nous ne parlons pas ici de simples suspects abstraits. Nous parlons de soldats d’une armée qui bombarde des hôpitaux, des écoles, des camps de réfugiés, qui pratique des exécutions extrajudiciaires, la torture, la famine organisée, la destruction méthodique d’une population piégée dans un territoire. Ces hommes ont peut-être appuyé sur la gâchette. Ils ont peut-être donné ou reçu des ordres directs. Ils sont en tout cas les représentants d’un appareil militaire criminel.
Le fait qu’ils puissent se promener librement en Belgique, en pleine guerre génocidaire, sans aucune conséquence pénale, alors que la population civile palestinienne est exterminée sous nos yeux, est une tache indélébile sur la conscience juridique et morale de l’État belge.
Ce test révèle l’hypocrisie structurelle de l’État belge.
Ce « test » grandeur nature, cette mise à l’épreuve inattendue de la cohérence de nos institutions, a démontré – et non simplement illustré – l’hypocrisie systémique de l’État belge, de ses responsables politiques, de ses administrations et de ses représentants à tous les niveaux : communal, régional, fédéral, royal et diplomatique.
Du Roi à la commune, l’appareil d’État belge est resté silencieux, passif ou complice. Rien de sérieux n’a été fait pour contraindre l’ambassade d’Israël, pour geler les accords de coopération militaire ou économique, pour interdire les exportations d’armes, pour poursuivre les acteurs directs du génocide, ni même pour arrêter deux soldats identifiés sur le sol belge.
Pendant ce temps-là, on distribue des symboles, on vote des motions de façade dans les conseils communaux, on multiplie les tweets compassionnels et les postures électoralistes. Mais aucun acte politique fort n’est posé. Le business continue. Les délégations israéliennes sont reçues. Et des militaires potentiellement génocidaires peuvent se divertir en Belgique comme si de rien n’était.
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L’Histoire se souviendra. Elle ne jugera pas seulement les commanditaires du génocide en cours à Gaza, ni seulement les soldats qui l’exécutent sur le terrain. Elle jugera aussi les silencieux. Les complices passifs. Les diplomates qui n’ont rien dit. Les ministres qui ont couvert. Les juges qui ont regardé ailleurs. Les policiers qui ont obéi. Les bourgmestres qui ont détourné le regard. Les journalistes qui ont édulcoré.
Elle jugera la Belgique. Comme elle juge aujourd’hui ceux qui ont fermé les yeux sur le Rwanda. Comme elle juge ceux qui ont banalisé l’Apartheid en Afrique du Sud. Comme elle juge ceux qui ont collaboré au nazisme.
À ce moment-là, aucun mot creux, aucun ruban blanc, aucun discours mémoriel ne suffira à effacer le crime de l’inaction.
Nous exigeons:
L’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire contre les deux soldats israéliens interpellés à Tomorrowland pour complicité de crimes de guerre et de génocide.
Leur placement sous contrôle judiciaire, la confiscation de leurs passeports, l’interdiction de quitter le territoire et leur mise à disposition de la Cour pénale internationale.
Une commission d’enquête parlementaire sur la gestion de cette interpellation et sur l’implication de l’État belge dans les exportations militaires vers Israël.
Une rupture immédiate de toute coopération militaire, sécuritaire, technologique et universitaire avec l’État d’Israël.
Une prise de position publique du Roi des Belges condamnant explicitement les crimes de guerre commis à Gaza.
Des sanctions diplomatiques à tous les niveaux, et un soutien explicite à l’Appel au Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) lancé par la société civile palestinienne.
Assez de symboles. Assez de mots. **Des actes. Maintenant.
Pour Gaza. Pour la justice. Pour la dignité humaine.
Nous ne pardonnerons pas. Nous n’oublierons pas.
Nordine Saïdi -
21.07.25
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