!!Génocide à Gaza: J 650!! Les 'Francofolies de Spa', en complicité avec le génocide à Gaza
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La présence du chanteur Amir: inacceptable !
Madame, Monsieur,
nous vous écrivons collectivement, en tant qu’artistes, citoyen·nes, militant·es des droits humains, travailleur·euses culturels, universitaires, parents, jeunes, survivant·es de guerre, enfants de l’immigration, Belges, Palestinien·nes, juif·ves antisionistes, Belgo-congolais·es, Marocain·es, musulman·es, chrétien·nes, athées, toutes et tous unis par un même refus du génocide. Un même refus de l’indifférence. Un même refus du silence.
Nous sommes bouleversé·es — et en colère — face à votre maintien de la programmation d’Amir dans l’édition 2025 des 'Francofolies de Spa', alors que ce chanteur incarne publiquement et politiquement un soutien assumé à l’armée israélienne (Tsahal), impliquée aujourd’hui dans ce que la Cour internationale de justice (CIJ) qualifie de «risque plausible de génocide» contre la population palestinienne de Gaza.
Né en France et naturalisé israélien, Amir a effectué son service militaire au sein de Tsahal, une armée d’occupation, de colonisation et de nettoyage ethnique. Il ne s’est jamais distancié de ce passé — au contraire, il continue de soutenir publiquement Tsahal. Il l’a affirmé encore le 10 octobre 2023, à la suite des évènements du 7 octobre, en déclarant sur Instagram:
«'Israël' est un pays qui ne peut pas se permettre de baisser la garde. Se relâcher, c’est disparaître. […] Ces actes barbares, inhumains, sont perpétrés par le groupe terroriste du Hamas […]. Je suis admiratif de tous les combattants qui répondent à l’appel. C’est ainsi que l’humanité gagnera.»
Cette déclaration n’est pas un simple soutien à la «sécurité d’un État». Elle participe d’un discours de guerre raciste, déshumanisant l’ennemi, justifiant l’écrasement militaire total d’une population entière. Et ce alors même que les bombardements israéliens avaient déjà rasé des quartiers entiers, touché des écoles, des hôpitaux, tué des centaines d’enfants.
Depuis cette date, Amir n’a jamais dénoncé les crimes commis par 'Israël' à Gaza: ni les bombes au phosphore blanc, ni les famines organisées, ni les hôpitaux rasés, ni les centaines de journalistes assassinés, ni les cadavres décomposés dans les rues, ni les bébés morts de soif dans les couveuses. Il a choisi son camp: celui de l’impunité coloniale.
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La situation à Gaza dépasse l’entendement humain. À ce jour (juillet 2025), les bilans font état de:
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Plus de 60.000 morts, selon le ministère de la santé de Gaza.
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80% de la population déplacée, soit l’équivalent de vider Bruxelles, Anvers, Liège et Gand.
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Plus de 400 attaques contre des infrastructures médicales.
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Des enfants morts de faim et de déshydratation, selon Médecins Sans Frontières, l’UNICEF et OCHA.
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Une destruction systématique des écoles, des lieux de culte, des universités, des bibliothèques, dans une stratégie de «désintégration culturelle» dénoncée par le rapporteur spécial de l’ONU Francesca Albanese.
L’État d’'Israël' est accusé de génocide par plusieurs États devant la Cour internationale de justice, y compris l’Afrique du Sud, le Nicaragua, la Turquie, le Brésil, la Belgique (indirectement via la coalition au pouvoir).
Permettre à Amir de chanter, c’est normaliser ce crime. C’est faire comme si on pouvait séparer le micro du canon. Comme si la culture pouvait être apolitique quand des enfants meurent dans les ruines.
Le soutien d’Amir à l’extrême droite-israélienne, son engagement idéologique sioniste assumé, ses prestations dans des galas de soutien à Tsahal — alors que cette armée bombarde des écoles, affame une population, attaque les hôpitaux et extermine un peuple — ne sont pas des opinions neutres: ce sont des positions politiques meurtrières.
Plusieurs artistes ont déjà pris position. Un collectif composé de Colt, Lovelace, Nicou, Lauravioli, Isaac, Libra Romea, CHOSE, SMR, Nkey et Mado vous a transmis une alerte claire, documents à l’appui, sur l’incompatibilité entre la présence d’Amir et une programmation éthique.
Mais surtout, la chanteuse Yoa a annulé sa venue, déclarant publiquement:
«Mes convictions sociales, politiques et humanistes vont à l’encontre du fait de partager la scène avec un artiste qui ne reconnaît pas le génocide en cours en Palestine et ayant participé à des événements en soutien à l’armée israélienne.»
Allez-vous ignorer la parole des artistes? De celles et ceux qui font battre le cœur de la culture en Belgique francophone? Allez-vous trahir leur conscience, au nom d’un “apolitisme” hypocrite qui cache mal les rapports de domination? Ou allez-vous prendre enfin vos responsabilités historiques?
En maintenant la programmation d'Amir, vous devenez complices de faits que l'Histoire ne pardonnera pas
Le génocide en cours à Gaza est documenté par l’ONU, les ONG de défense des droits humains comme Amnesty International, Human Rights Watch, Médecins Sans Frontières, Oxfam, mais aussi par les institutions judiciaires internationales. Une large partie de la société civile mondiale se mobilise — y compris des survivant·es juif·ves de la Shoah comme les militant·es de Jewish Voice for Peace.
Vos choix ne sont donc pas neutres. Soit vous condamnez ce génocide, soit vous le cautionnez. Soit vous êtes du côté des artistes qui refusent de chanter sous les bombes, soit vous normalisez l’idéologie coloniale et raciste de l’'État d’Israël'.
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La culture n’est jamais “hors sol”. Elle est soit au service de l’humanité, soit au service de sa destruction. Si vous maintenez Amir malgré toutes les alertes:
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Vous cautionnez l’effacement des Palestinien·nes de la scène artistique et médiatique.
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Vous cautionnez la criminalisation des artistes solidaires, taxés “d’antisémitisme” dès qu’ils défendent la Palestine.
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Vous cautionnez une société où les bourreaux peuvent chanter pendant que les victimes hurlent sous les décombres.
Prenez exemple sur ce que d'autres font: https://europalestine.com/2025/07/10/le-festival-de-carthage-ne-veut-pas-de-la-chanteuse-pro-israel-helene-segara/
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La déprogrammation immédiate d’Amir de l’édition 2025 des 'Francofolies de Spa'.
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Une prise de position publique des 'Francofolies' condamnant le génocide en cours à Gaza et les soutiens politiques, militaires, médiatiques ou artistiques à ce crime.
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À défaut, la publication par Amir d’un communiqué clair condamnant l’extermination du peuple palestinien, son soutien passé à l’armée israélienne et son engagement sioniste, sans quoi vous endossez sa position en tant que programmateurs.
Le monde vous regarde. L’histoire vous jugera. Vos choix vous définiront
Vous ne pouvez pas invoquer la diversité artistique, la liberté d’expression ou la neutralité culturelle pour justifier l’injustifiable. Il ne s’agit pas ici de préférences musicales, mais de principes éthiques fondamentaux. On ne chante pas pendant qu’un peuple est affamé, enfermé, bombardé, détruit. On ne chante pas pendant un génocide.
La culture n’est pas un rideau de fumée pour masquer les crimes de guerre. La scène ne peut pas devenir une vitrine pour ceux qui justifient les massacres. Vous avez une responsabilité morale et historique.
Nous exigeons une réponse rapide et une prise de position publique, faute de quoi une mobilisation large et coordonnée se mettra en place pour informer vos partenaires, sponsors, artistes programmés, publics, médias et institutions des conséquences politiques et humaines de votre silence.
En 2025, personne ne pourra dire: «Je ne savais pas.»
(Courriel envoyé aux responsables de la programmation)
Bien à vous,