FREE PALESTINE
11 juillet 2025

!!Génocide à Gaza: J 644!! L'UE 'pourrait' envisager d'éventuelles sanctions contre le régime de Tel-Aviv (toujours au conditionnel!)

 

 

 

Exiger des actes face au génocide en cours à Gaza et à la complicité criminelle des États occidentaux

 

 

Madame, Monsieur,

 

 

nous sommes à un moment de l’histoire où le silence est une complicité, où l’inaction est une approbation. Ce que l’État d’'Israël', avec l’appui matériel, diplomatique, financier et militaire des États-Unis et de l’Union européenne, est en train d’opérer dans la bande de Gaza n’est pas un «conflit» ni une «guerre». Il s’agit d’une entreprise d’extermination systématique, d’un nettoyage ethnique en temps réel, d’un génocide dont les preuves s’accumulent chaque jour avec une obscénité méthodique.

 

Des rapports accablants, des témoignages directs et des analyses juridiques le confirment: nous faisons face à un crime contre l’humanité d’une ampleur inédite au XXIè siècle. Pourtant, malgré cela, vos gouvernements – à différents niveaux de pouvoir – persistent à soutenir, par leur silence ou leur collaboration active, ce projet colonial et génocidaire.

 

Voici ce que nous savons, et que vous ne pouvez plus ignorer :

 

 

1. Famine organisée et bioterrorisme humanitaire

 

Des familles palestiniennes affamées ont reçu des sacs de farine contenant des substances opioïdes – provoquant intoxications et maladies graves. Cela a été documenté et dénoncé par des organisations de terrain et relayé dans plusieurs enquêtes indépendantes (1). Il ne s'agit pas d'un accident. Infiltrer l’aide humanitaire avec des substances toxiques est un acte de bioterrorisme et une tactique de guerre génocidaire.

 

Simultanément, les forces israéliennes ciblent systématiquement les zones de distribution de cette aide, tuant plus de 600 Palestiniens venus chercher de quoi survivre (2). Des entrepreneurs militaires américains privés, liés à l’armée, ont été vus tirant à balles réelles sur des civils palestiniens (3).

 

 

 

2. Bombardements de centres de vie, d’hôpitaux et de refuges scolaires

 

Dans la nuit du 30 juin, l’unique café encore en activité dans Gaza-ville a été bombardé. Ce lieu accueillait journalistes, chercheurs, artistes, intellectuels tentant de préserver un semblant de vie humaine dans un contexte d’éradication programmée. 32 personnes y ont trouvé la mort. Quelques jours plus tard, le Dr Marwan Al-Sultan, cardiologue renommé et directeur d’un hôpital, a été assassiné par missile avec toute sa famille. Leur domicile était parfaitement connu de l’armée israélienne.

 

Les écoles de l’UNRWA et d’autres structures de refuge ont été bombardées de façon répétée et délibérée, poussant des milliers de familles dans la rue, sans toit ni protection. Les écrits de survivants, comme ceux de Mosab Abu Toha et Omar Ghraieb, ne sont pas que des récits: ce sont des cris politiques et des documents pour la mémoire future des génocides tolérés par l’Occident (4).

 

 

3. Les morts enfouis vivants par des bulldozers américains

 

Un survivant raconte: en quête de sucre, première denrée à disparaître dans les convois humanitaires, des civils palestiniens ont été attirés dans une fosse piégée. Recouverte de plastique et de sable, cette fosse a englouti sept personnes, enterrées vivantes par un bulldozer américain. L’un d’eux, survivant, dira: «Je préfère mourir de faim que de retourner à cette aide – c’est l’aide de la mort» (5).

 

 

4. Complicité des États et des institutions européennes

 

Pendant que ces crimes sont commis :

 

  • Les États-Unis envoient 517 millions $ supplémentaires en armement à Israël, dont 7.000 kits de bombes guidées de précision.

  • L’Union européenne, et la Belgique en particulier, n'ont pas suspendu leurs accords de libre-échange, de coopération militaire ou d’exportation de technologies de surveillance vers 'Israël'.

  • Aucun dirigeant européen n’a demandé de sanctions. Au contraire, l’aide à l’UNRWA a été suspendue suite à des accusations non prouvées, tandis que les hôpitaux et écoles gazaouis s’effondrent sous les bombes.

 

 

5. Ce que nous exigeons immédiatement

 

Nous exigeons de chaque élu·e, à tous les niveaux de pouvoir, des actes concrets. Il ne s’agit pas d’un désaccord diplomatique: il s’agit d’un génocide en direct. Et l’Histoire vous jugera.

 

 

Nous exigeons:

 

  1. Une rupture immédiate des relations diplomatiques avec l’État d’'Israël'

  2. L’interdiction de l’exportation d’armes, de composants technologiques ou de logiciels de surveillance vers 'Israël'

  3. La fin de tout accord de coopération économique ou militaire avec les institutions israéliennes

  4. L’accueil sans condition des blessés et réfugiés palestiniens

  5. Le soutien actif à la procédure devant la Cour Pénale Internationale (CPI) pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité

  6. Un moratoire sur l’achat ou le soutien logistique à des entreprises complices (Elbit Systems, NSO Group, Rafael Advanced Defense Systems, etc.)

  7. Un soutien aux voix palestiniennes et anticoloniales en Belgique, trop souvent criminalisées

 

 

Nous vous intimons de choisir. Maintenant !

 

Vous pouvez décider de ne rien faire, de vous cacher derrière la complexité diplomatique, ou de rediriger ce courrier vers un autre échelon de pouvoir. Mais ce sera alors votre nom qui figurera dans la mémoire collective des complices du génocide.

 

Ou bien, vous pouvez agir avec courage, dignité et responsabilité, comme d’autres l’ont fait dans l’Histoire, lorsque face à l’apartheid en Afrique du Sud, aux crimes contre les Tutsis, aux massacres de Srebrenica ou à la guerre d’Algérie, des voix se sont élevées contre les empires et les logiques coloniales.

 

Ce moment est celui d’un choix moral, mais aussi d’un engagement politique radical. Et nous sommes là pour vous y pousser.

 

"Quand les puissants commettent des crimes, ce ne sont pas seulement les bourreaux qu'il faut juger, mais aussi ceux qui les ont laissés faire."

 

Dans l’attente d’une réponse publique et engageante.

 

Avec rage, espoir et détermination,

 

Nordine Saïdi -
06.07.25
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