FREE PALESTINE

Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.

15 décembre 2009

L'Etat belge condamné à 2,5 millions d'euros en Israël

L'Etat belge condamné à 2,5 millions d'euros en Israël

La Belgique a été condamnée à payer plus de 2 millions et demi d'euros à l'homme d'affaires israélien David Sofer dans le cadre d'un litige concernant la villa Salamé à Jérusalem, palais art-déco considéré comme l'un des plus beaux de la ville, où réside le consulat général de Belgique. L'Etat a en effet refusé de comparaître devant la justice dans le cadre de ce conflit et a été condamné par défaut, rapporte La Libre Belgique.

Si la Belgique a refusé de comparaître, c'est parce qu'elle conteste la compétence des tribunaux israéliens.

La Villa Salamé appartient, selon la Belgique, à un homme d'affaires palestinien, Constantin Salameh, qui a fui la ville sainte pour le Liban en 1948 lors des violences judéo-arabes avant la création de l'Etat hébreu.

Après sa fuite, l'homme d'affaires palestinien avait loué le bien à la Belgique, qui en a fait la résidence de son consul général et a depuis toujours payé le loyer au propriétaire des lieux.

Après la naissance d'Israël, la Knesset avait cependant voté une "loi sur les absents", autorisant l'Etat à saisir les biens des Palestiniens en exil qui ne se seraient pas signalés dans les six mois. Devenue ainsi le bien de l'Etat hébreu, la Villa Salamé avait été vendue à l'homme d'affaires israélien David Sofer. Ce nouveau propriétaire exigeait que lui soit versé le loyer de son bien et il réclamait plus de deux millions d'euros d'arriérés.

La Belgique ne reconnaît cependant pas la validité de la "loi sur les absents".


(belga)
15/12/09 09h08

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10 décembre 2009

Vers la "talibanisation de la société israélienne"

Neeman, sous le feu des critiques

09/12/2009
JPOST.FR

Les propos du ministre de la Justice Yaacov Neeman ont provoqué la stupeur, mardi. "Il faut restaurer la gloire passée, pour que la loi de la Torah soit la loi d'Israël", a-t-il dit aux rabbins et juges rabbiniques qui assistaient à une conférence sur les lois monétaires juives à Jérusalem. D'après la radio de l'armée, Neeman a répété à plusieurs reprises l'expression "restaurer la gloire passée", traditionnellement associée au parti séfarade religieux Shas.

"Israël devrait retrouver l'héritage de ses Pères, des premiers aux derniers mots de la Torah, qui contiennent une solution à toutes les questions auxquelles nous faisons face", a poursuivi le ministre de la Justice.

Vers la "talibanisation de la société israélienne"

Les réactions n'ont pas tardé à fuser. La dirigeante de l'opposition Tzipi Livni (Kadima), ancienne ministre de la Justice, a déclaré sur la radio de l'armée que les paroles de Neeman sont "troublantes pour chaque citoyen israélien". Le ministre des Sciences et de la Technologie, Daniel Herschkovitz, a au contraire "applaudi le ministre de la Justice pour son intention de faire reposer le système juridique israélien sur la loi juive et lui conférer, ainsi, une âme juive".

Le leader du parti Meretz, Haïm Oron, parle, lui, de "processus inquiétant de 'talibanisation' de la société israélienne". Yossi Beilin, ancien ministre de la Justice qui a récemment reçu la légion d'honneur pour son combat pour la paix, a appelé le Premier ministre Binyamin Netanyahou à répondre des propos de Neeman. Selon lui, "un ministre de la Justice qui prône une théocratie israélienne doit quitter son poste immédiatement".

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1260181018965&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

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24 novembre 2009

La claque de B. Kouchner à la famille Hamouri...

La claque de B. Kouchner à la famille Hamouri...
Suivi du courrier de JC Lefort à l’ambassadeur d’Israël en France

lundi 23 novembre 2009, par Jean-Claude Lefort

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, vient de se rendre une nouvelle fois au Proche-Orient. A la fin de la semaine dernière, sous le sceau de la « confidentialité absolue », un message verbal était transmis directement par le Consulat général de France de Jérusalem à la famille Hamouri précisant que le ministre la recevrait en personne à sa demande. La date, l’heure et le lieu étaient précisés : lundi 16 novembre à hôtel « American Colony ».
Quelques heures seulement avant la rencontre, fixée par le ministre en fonction de son agenda établi bien à l’avance, la famille Hamouri recevait un message par la même voie : le ministre était empêché, le rendez-vous prévu était purement et simplement annulé ! Comble de la désinvolture, de l’indélicatesse ou de la provocation, comme on voudra, il était précisé que si Madame Hamouri venait à passer à Paris le ministre pourrait la recevoir. S’il était là bien sûr…
Pour couronner le tout, mercredi 18 novembre, la presse israélienne faisait état, photos à l’appui, d’une autre rencontre cette fois non annulée et non « confidentielle » du ministre français : il avait rencontré, mardi, large sourire aux lèvres et sous le feu des caméras, la famille de Guilad Shalit…
Tout est dit de la politique française et de ses « dirigeants » dans ces deux attitudes : pour la famille Hamouri c’est la claque ; pour la famille Shalit c’est la main tendue.
Comment accepter un seul instant pareil comportement inqualifiable ? Quel républicain, attaché aux principes fondamentaux de notre pays, à son « identité nationale », pourrait accepter pareil camouflet particulièrement grossier et violent jeté par le ministre à la face des droits de l’homme et de l’égalité entre les citoyens ?
C’est inacceptable et inexcusable.
Nous exprimons toute notre solidarité et notre fraternité à la famille de Salah.
Que la France défende un soldat d’un armée d’occupation capturé sur son char les armes à la main est une chose ; qu’elle se refuse à tout faire pour libérer un jeune, dont il est établi qu’il n’est « que » Français qui a été condamné à 7 ans de prison, sans le moindre fait établi constitutif d’un délit, par un tribunal militaire d’occupation tout aussi illégal que l’occupation elle-même en est une tout autre.
Que le Président reçoive à plusieurs reprises la famille du premier est une chose. Qu’il se refuse obstinément à rejeter toute entrevue avec la famille du second en est une tout autre.
A cela s’ajoute l’attitude d’associations « communautaires » qui, bien que formellement françaises, reprennent à la lettre les vues, les dires et décisions israéliennes se comportant de la sorte de manière dangereuse pour la cohésion nationale et pour la cause du soldat Shalit.
Ce n’est pas en « crucifiant » Salah Hamouri qu’elles rendront leur combat pour Shalit plus efficace car elles risquent d’allumer des contre-feux dont il n’est pas certain qu’ils simplifieront la libération du caporal israélien.

Notre « Comité de soutien » s’est toujours refusé d’entrer dans pareille « compétition » sordide et ô combien contreproductive. Ce qui l’anime, quant à lui, c’est uniquement le droit et la non-discrimination de traitement, autrement dit l’égalité.
Si notre « Comité de soutien » existe ce n’est pas contre quiconque mais pour c’est pour une égalité de traitement concernant deux de nos compatriotes dans des situations certes différentes mais dont le destin devrait être identique : la liberté.
Force est de constater qu’on déploie des « trésors » d’énergie pour l’un, les grands médias n’étant pas en reste, et qu’on ne fait rien pour l’autre qui a déjà effectué près de 5 ans de prison.
Ce nouvel épisode est indigne et effarant mais par trop significatif de toute une politique. Nous ne laisserons pas faire. On continue !
Dimanche 22 doit avoir lieu une émission sur « France 2 », le « 13h15 », consacrant un reportage à Salah. Il a été déprogrammé dimanche dernier. Ce report a-t-il à voir avec tout cela ? On peut se poser légitiment la question d’autant plus que l’avocat, interviewé le 11 novembre pour expliquer la situation « juridique » de Salah, s’est déjà entendu signifier que ses propos ne seraient pas retenus dans le reportage...
Le terrible « deux poids, deux mesures » que nous dénonçons sans relâche fera-t-il tâche d’huile au point que cette chaine de télévision devienne dimanche : « France deux poids deux mesures » ?
Pour continuer plus que jamais à exiger « justice » et « vérité », nous avons le « buzz » à notre disposition. Amplifions-la ! Rien de plus simple : il faut démultiplier au maximum les contacts pour faire connaître cette vidéo présente sur de nombreux sites. Nous en sommes à 2000.000 « clics » !
Dès dimanche après-midi, on avisera…

JC Lefort,
Le 21 novembre 2009

***

Jean-Claude Lefort
Député honoraire
Paris, le 23 novembre 2009

à

M. Daniel Shek
Ambassadeur d’Israël
en France
3, rue Rabelais
75008 Paris

Monsieur l’Ambassadeur,
Sur la chaine nationale de télévision « France 2 », au cours de l’émission « 13h15 » diffusée le dimanche 22 novembre 2009, vous avez parlé d’un jeune Français, Salah Hamouri, en prison depuis près de 5 ans dans votre pays.
On se doit de reconnaître que votre intervention a le mérite d’une certaine clarté.
En effet, vous avec expliqué que s’il est en prison pour 7 ans c’est tout simplement parce qu’il a eu « le projet » « de commencer des préparatifs » contre un rabbin ultra orthodoxe qui « aurait pu » être assassiné.
Il a eu le « projet » de « commencer » des « préparatifs »… contre un rabbin qui « aurait pu être »…
Voilà quel est, pour vous, son premier délit. Un délit qui est tout sauf établi puisque que votre raisonnement est basé sur des suppositions. Vous êtes, et pour cause, dans l’impossibilité de prouver quoi que ce soit de concret et ne pouvez vous appuyer sur des faits, des preuves tangibles ou des actes effectifs commis puisqu’il n’y en a pas.
Nous sommes là dans le monde des supputations et non dans celui des actes formels. Elles ne peuvent donc valoir condamnation.
Vous ajoutez que le second chef d’accusation contre Salah Hamouri est qu’il « est membre du FPLP » et qu’il joue « un rôle majeur » dans cette organisation « terroriste ». Cette affirmation est tout simplement inexacte, Monsieur l’Ambassadeur.
Le tribunal n’a en aucune façon déclaré l’appartenance de Salah Hamouri au « FPLP » ni non plus un quelque « rôle majeur » joué par lui au sein de cette organisation qui, je vous le rappelle, est membre de l’OLP dirigée par le Président Mahmoud Abbas et qui est considérée officiellement comme le « représentant légitime du peuple palestinien ».

Notons par ailleurs que Salah n’avait que 20 ans quand il a été arrêté, ce qui rend tout simplement impensable son soi disant rôle « majeur » au sein de cette organisation dont il n’est pas membre de surcroît ni non plus des « Jeunesses du FPLP ». Aucun fait, là non plus, n’a été établi ou prouvé sur ce plan contrairement à ce que vous dîtes.
Je vous rappelle, à cet égard, que plus de 20 audiences de son procès ont été annulées faute de témoins se présentant à la barre pour confirmer cette « accusation » que vous avez reprise à tort et à charge. Les « témoins » annoncés étant pourtant tous des prisonniers, eux aussi…
C’est sur la base d’une « accusation anonyme » qu’il a été arrêté trois mois après - trois mois après – être passé, ceci étant un fait avéré, en voiture devant le domicile du rabbin Yossef Ovadia que vous « défendez » étonnement eu égards ses prises de positions connues comme étant des plus extrémistes contre les Arabes mais aussi contre les Juifs.
Je résume donc les deux « charges » qui auraient été émises selon vous : une « intention », « un projet », d’une part, et une affirmation d’appartenance de Salah Hamouri au FPLP qui n’a pas été reprise ni prouvée par le tribunal militaire, d’autre part. Je n’insiste pas sur ce « rôle majeur » supposé que vous attribuez à notre jeune compatriote au sein de cette organisation dont il n’est pas membre. C’est une affirmation extravagante à l’évidence.
Vous avez poursuivi vos déclarations par un raisonnement très « intéressant » puisque vous avez déclaré que les « Territoires palestiniens ne sont pas israéliens, qu’ils sont occupés et que pour cette raison c’est un tribunal militaire qui accuse ». Précisons : c’est un tribunal militaire israélien, en l’occurrence celui d’Ofer situé en plein coeur de la Cisjordanie occupée qui a accusé et condamné notre jeune compatriote.
Ces propos sont toutefois à rapporter avec le fait que Salah Hamouri habite Jérusalem-Est.

Il résulte de vos dires que, pour la première fois depuis 1967, un responsable israélien d’importance, chargé notamment représenter son pays à l’étranger, reconnaît que Jérusalem-Est est bien occupée. Dont acte !
Cela dit, et par définition, un tribunal militaire d’occupation est tout aussi illégitime, illégal et condamnable que l’occupation elle-même. La preuve est formellement établie : quiconque « passe » devant pareil tribunal en Israël est à coup sûr condamné. Les exceptions à cette « règle de non-droit » qui sont infinitésimales le confirment.
Ajoutons que le recours devant la « Cour suprême » que vous avez évoqué est strictement impossible eu égard la procédure utilisée devant le tribunal militaire (un « arrangement » selon un vocabulaire effroyable). Le tribunal militaire ne peut donc qu’examiner, selon les lois israéliennes, qu’une « remise de peine » au bout des 2/3 de la peine exécutée. Ceci a été fait et la Commission ad hoc l’a refusée récemment et plus que très sèchement. De l’ensemble de vos propos il ressort avec force que Salah Hamouri a bien été condamné pour raison politique.
C’est ce que nous ne cessons de dire. Et donc puisque c’est la politique, et uniquement la politique, qu’il l’a conduit en prison, c’est la politique qui l’en sortira. Il en va de même, notons-le car ce n’est pas sans second ou sans lien, pour la libération du caporal Gilad Shalit. Elle sera elle aussi de nature politique de même que la libération des prisonniers palestiniens en échange. Ce ne sera pas la première fois que , sur décision politique et non pas juridique, Israël libère des prisonniers.
C’est pourquoi, Monsieur l’Ambassadeur d’Israël en France, après vos déclarations télévisées de ce dimanche nous sommes confortés dans notre exigence, dont le ministre français des Affaires étrangères a dit tout récemment qu’il la plaidait auprès des autorités de votre pays, à savoir que nous demandons la libération de notre compatriote Salah Hamouri en prison en Israël depuis près de 5 ans pour délit d’intention.
Il est vrai, et cela est tout à fait exact, que notre jeune compatriote dont la seule nationalité de jure est la nationalité française bien qu’il soit binational de naissance n’accepte pas l’occupation des Territoires palestiniens, inclus Jérusalem-Est, dont vous avez reconnu la réalité. Il utilise en la circonstance, et pacifiquement, un droit de l’Homme fondamental et imprescriptible.
En vous remerciant infiniment des confirmations directes ou indirectes que vous avez apportées à nos arguments et en souhaitant une action déterminée de votre part en faveur de notre compatriote pour que cesse ce déni de justice et que Salah Hamouri retrouve sa famille à Jérusalem,
Je vous prie de croire, Monsieur l’Ambassadeur d’Israël en France, à l’expression de nos salutations distinguées.

Paris, le 23 novembre 2009

Jean-Claude Lefort
Coordinateur du
Comité national de soutien
à Salah Hamouri

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16 novembre 2009

Comment Israël a gagné une nouvelle fois la bataille des colonies...

Comment Israël a gagné une nouvelle fois la bataille des colonies...

Par Ramzy Baroud*, traduction de l’anglais par Claude Zurbach, le 13 novembre 2009

Lorsque le ministre britannique des affaires étrangères, David Miliband, a eu quelques mots concernant l’illégalité des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, beaucoup ont voulu croire que Londres prenait une position en pointe contre les violations permanentes du droit international par Israël. Hélas, ils se trompaient.

Colonie israélienne en Cisjordanie sous occupation. Une architecture de bunker, symbole d’une implantation forcée et contre nature.

Le fait est que la déclaration de Miliband, faite lors d’une conférence de presse à la suite d’entretiens avec le Roi Abdullah II de Jordanie à Amman, était simplement tactique, destinée à diminuer l’impact négatif de la position sans consistance adoptée par Washington sur la même question.

C’est pour cela que Miliband a dû dire : «Les colonies sont illégales, de notre point de vue, et un obstacle à un accord de paix en Cisjordanie et à Jérusalem-est. Les colonies défient le cœur même... d’un état palestinien.» Mais il a ensuite ajouté : «Il est si important pour tous ceux qui s’inquiètent de la sécurité et de la justice sociale dans cette région que des discussions sur les frontières et le territoire soient relancées d’une manière sérieuse, parce que si vous pouvez progresser sur les frontières et le territoire, vous pouvez résoudre la question des colonies.»

C’est du Miliband tout craché. Alors qu’il faudrait plutôt faire bon accueil à ses propos clairs et fermes concernant l’illégalité des colonies et le fait que leur construction constitue un obstacle, il n’est cependant pas possible de déchiffrer les propos d’un politicien pas à pas ; pour être vraiment compris, ceux-ci doivent être saisis dans leur ensemble.

Le danger se niche dans la suite des propos de Miliband, où il a volontairement changé l’ordre des choses dans la solution proposée à la crise du Moyen-Orient, «des discussions au sujet des frontières et du territoire devant être relancées d’une manière sérieuse», ce qui signifie des négociations sans conditions, parce que des «progrès» sur ce front devraient «résoudre la question des colonies.»

Mais n’est-ce pas le type exact de discussions auxquelles Israël souhaite participer : des entretiens de paix sans conditions, aucune date-limite et aucune date-butoir, alors que cet état persiste de façon inchangée à étendre ses colonies illégales en violation flagrante du droit international ? Et n’est-ce pas justement ce que les Palestiniens, tous les Palestiniens, ont énergiquement rejeté ?

La direction palestinienne comprend que des négociations sans conditions n’apporteront rien aux Palestiniens, la partie faible dans toutes les négociations, si ce n’est davantage d’humiliation, alors que la partie forte imposera une solution, n’importe laquelle pourvu qu’elle corresponde à ses intérêts.

Considérant qu’Israël n’est soumis à aucune pression sérieuse, mais juste confronté à quelques paroles en l’air occasionnelles de Washington et de Londres à propos du processus de paix, le gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu n’a aucune raison de s’arrêter, ou même de ralentir son projet colonial illégal et le nettoyage ethnique des Palestiniens qui en découle.

Miliband est un politicien malin. Bien que ses paroles soient pleines de contradictions, elles sont agencées de manière à donner l’impression qu’un changement substantiel de politique est en train de se faire.

La déclaration censément forte de Miliband à propos des colonies arrive au moment où la politique de l’administration d’Obama - maigre tentative de se présenter comme l’antithèse de l’héritage du détesté George Bush - tombe en lambeaux.

En mai, après la première rencontre du président Obama avec Netanyahu, la secrétaire d’état des Etats-Unis, Hilary Clinton, n’a voulu laisser subsister aucun doute concernant la nouvelle politique américaine à propos des colonies. Les Etats-Unis «veulent voir un arrêt des colonies - sans aucune exception, que ce soit pour quelques colonies, pour des avant-postes, ou pour des questions de croissance normale.»

Cela sonnait bien, encore mieux que la récente déclaration de Miliband. Mais depuis lors l’administration d’Obama a de façon évidente découvert les limites de «l’audace de l’espoir» : un lobby pro-israélien puissant et homogène, un gouvernement israélien résolument à droite, un Congrès américain unanime à soutenir toute initiative venant d’Israël, une communauté internationale mi-figue mi-raisin, des pays musulmans et arabes divisés, et tout le reste.

Il n’était donc pas surprenant de voir Mme Clinton battre en retraite, à l’occasion de sa récente tournée au Moyen-Orient, sur chaque promesse faite par son gouvernement. Elle a «affirmé (le 1er novembre) que l’arrêt de la construction de colonies n’avait jamais été une condition préalable à une reprise des entretiens,» selon ce que rapporte «The Times».

Pire encore, non seulement elle n’a pas convaincu Netanyahu concernant la position des Etats-Unis, plus ou moins respectueuse du droit international, mais elle a voulu le récompenser pour ne pas avoir pris en considération ce qui par le passé était considéré comme une exigence forte de la part des Etats-Unis.

La volte-face s’est produite lors de sa récente visite d’une journée à Jérusalem. «Ce que le premier ministre (d’Israël) a offert [...] sur la politique des colonies... est sans précédent,» a-t-elle dit à propos de l’inconsistante promesse de Netanyahu de ralentir les activités de colonisation en Cisjordanie.

Il y a plus de 500 000 colons juifs dans Jérusalem-est occupé et en Cisjordanie, vivant dans de nombreuses colonies qui tous sont considérées comme illégales au regard de la quatrième convention de Genève et des nombreuses résolutions des Nations Unies.

Pour ajouter l’insulte aux blessures, Mme Clinton, a continué, à chaque escale, à exiger des Arabes et des musulmans qu’ils établissent des relations avec Israël. Qu’a donc fait ce dernier pour mériter une normalisation avec les Arabes et musulmans, que les marchés lui soient ouverts et que des relations diplomatiques soient établies ? Pourquoi l’Israël devrait-il être récompensé de ses massacres à Gaza, du renforcement de son occupation militaire de la Cisjordanie et de Jérusalem-est, de ses attaques sur la mosquée d’Al-Aqsa et autres méfaits ?

De son côté, l’Autorité palestinienne [AP de Ramallah] est, peut-être, en train de réaliser son erreur d’avoir cru que la résolution de l’administration d’Obama s’imposerait à l’entêtement d’Israël.

Nablil Abu Rudeinah, un officiel de l’AP, a estimé que les «négociations sont dans un état de paralysie,» attribuant la responsabilité à «l’intransigeance israélienne et à la marche arrière des Etats-Unis.» «Il n’y a aucun espoir de négociations à l’horizon,» ajoute Abu Rudienah.

Les propos du négociateur en chef Saeb Erekat à l’occasion d’une conférence de presse le 4 novembre à Ramallah en Cisjordanie, étaient cependant encore plus sombres. Il serait peut-être temps pour le président palestinien Mahmoud Abbas «de dire la vérité à son peuple, qu’avec la poursuite des activités de colonisation, la solution à deux-états n’était plus une option,» a-t-il déclaré.

Il a dit ce que beaucoup ne veulent pas entendre, dont Miliband lui-même, qui insiste pour maintenir en vie une «solution» périmée tout en ne faisant rien pour la transformer en réalité.

«Il est important nous ne perdions pas de vue l’importance d’une solution à deux-états pour tous les peuples de la région. Je pense que les solutions alternatives sont sombres et fâcheuses pour tous les côtés,» a indiqué Miliband.

Mais il ne nous a pas éclairés sur la façon dont une solution «lumineuse et bienvenue» devait être mise en œuvre, alors qu’Israël continue à grignoter Jérusalem et la Cisjordanie, pouce par pouce et maison par maison, sous le nez des médias internationaux et en toute connaissance et avec l’accord tacite des politiciens «qui pédalent en arrière», dont lui-même et Mme Clinton.

*Ramzy Baroud

est écrivain et publie pour PalestineChronicle. Ses écrits sont publiés par de nombreux journaux, quotidiens et anthologies à travers le monde. Son dernier livre : La Seconde Intifada : une chronique du combat du peuple (Pluto Press, Londres) et son prochain : Mon Père était un combattant de la liberté : l’histoire non dite de Gaza.

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Israël devant recevoir, au cours des sept prochaines années, 14 millions d’euros au titre de la coopération

EUROPE ISRAËL - Israël devant recevoir, au cours des sept prochaines années, 14 millions d’euros au titre de la coopération financière de la communauté européenne.
Nov 200914
Par IsraelValley Desk
Rubrique: Europe
Publié le 14 novembre 2009
Selon des sources IsraelValley et provenant de l’Union européenne : "L’UE et Israël se sont engagés dans un partenariat visant à instaurer des relations politiques étroites et des relations de commerce et d’investissement mutuellement bénéfiques, ainsi qu’une coopération dans les domaines économique, social, financier, civil, scientifique, technologique et culturel.
Le plan d’action a pour but d’intégrer progressivement ­Israël dans les politiques et programmes européens. Ce plan est adapté afin de refléter les intérêts et les priorités d’Israël, ainsi que son niveau de développement".
La coopération UE-­Israël prévoit pour la première fois un volet d’aide financière, Israël devant recevoir, au cours des sept prochaines années, 14 millions d’euros au titre de la coopération financière de la communauté européenne.
L’accord d’association ­comporte cependant une clause (article 2) qui explique que les relations entre les parties doivent être fondées sur le respect des droits de l’homme et le respect de la démocratie.

L’UE et Israël ont achevé leurs négociations sur la libéralisation du commerce des produits agricoles. Cet accord a été acquis le 20 octobre et devrait être signé dans un avenir proche. Un autre accord sur la mise en place d’un cadre pour la certification des produits pharmaceutiques est annoncé et devrait être finalisé très prochainement.
Depuis Jérusalem, où il se trouvait à l’occasion d’une conférence sur « Israël et l’élargissement de l’UE », le vice-président de la Commission européenne, Günter Verheugen, a expliqué qu’« Israël est un partenaire naturel », c’est un « pays atypique, qui mérite un statut spécial car il est proche de l’UE en ce qui concerne le développement économique et la stabilité de sa démocratie et de ses institutions ». « Les relations à développer seront peaufinées afin qu’elles soient aussi proches et semblables que possible de celles avec la Norvège et l’Islande, qui sont membres de la zone économique européenne. » Il a souhaité que soit fixé un « agenda positif » pour tracer “des perspectives nouvelles et intéressantes pour le développement futur des relations UE-Israël. Nous travaillons déjà ensemble sur un large éventail de questions, notamment l’environnement, l’énergie, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme”. —

source : http://www.israelvalley.com/news/2009/11/14/25169/

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13 novembre 2009

Le rapport Goldstone n’impressionne pas le chef d’état-major

le chef d’état-major de Tsahal, le général Gaby Ashkenazy.

Le rapport Goldstone n’impressionne pas le chef d’état-major

[Mardi 10/11/2009 13:07]

Le rapport Goldstone, qui a suscité des réactions diverses  à l’étranger, n’impressionne pas outre mesure le chef d’état-major de Tsahal, le général Gaby Ashkenazy. Prenant la parole mardi matin devant les membres de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense qui examinaient les conclusions du rapport, il a notamment déclaré qu’il ne « commandait pas une armée de pilleurs, d’assassins et de violeurs ».

Evoquant pour la première fois officiellement le document, qui accuse Tsahal d’avoir commis des crimes de guerre pendant l’opération Plomb Durci à Gaza, il s’est opposé fermement  à la tenue d’une enquête externe. Il a précisé qu’il n’était pas question de soumettre des officiers et leurs soldats, accompagnés d’avocats, à des interrogatoires. Et de souligner : « Israël doit donner une réponse professionnelle aux arguments figurant dans le rapport et surtout ne pas s’excuser. Nous avons le droit de protéger les combattants  que nous avons envoyés au front. C’est ma responsabilité ».

Le général Ashkenazy a encore tenu à dire que l’armée israélienne n’avait commis aucun acte de pillage et n’avait pas visé délibérément des civils, en soulignant encore une fois que Tsahal n’était pas une armée de « criminels ».

Le président de la commission, Tsahi Hanegbi (Kadima), a conclu les débats en rappelant que tous les membres présents partageaient le même point de vue et s’opposaient à l’ouverture d’une enquête externe sur le rapport Goldstone. En revanche, il n’a pas rejeté l’idée d’investigations internes au sein de l’armée.

Le chef d’état-major a également évoqué la question du nucléaire iranien, rappelant que « le régime de Téhéran, qualifié d’extrémiste, avait aussi une part de rationalisme ». Et d’estimer : « Si la communauté internationale change de tactique vis-à-vis de l’Iran et exerce des pressions efficaces, on peut provoquer des changements dans ce pays ».

Ashkenazy a en outre parlé du Hezbollah, pour rappeler qu’il était équipé de dizaines de milliers de missiles, pouvant même atteindre la ville de Dimona, dans le sud d’Israël. « Certains ont une portée de 300 km et d’autres de 325 km», a-t-il averti.  Il a souligné que même si le calme régnait en ce moment , cela n’empêchait pas l’organisation terroriste de se réarmer et de renforcer son potentiel militaire pour riposter en cas de besoin.

par Claire Dana-Picard

http://www.actu.co.il/2009/11/le-rapport-goldstone-n%e2%80%99impressionne-pas-le-chef-d%e2%80%99etat-major/

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11 novembre 2009

UE-Israël-agriculture-économie

MOA0280 4 PF 0187 ISR /AFP-JH84
UE-Israël-agriculture-économie
Israël-UE: accord de libéralisation sur les exportations agricoles


JERUSALEM, 6 nov 2009 (AFP) -

Israël et l'Union européenne ont signé un nouvel accord sur la libéralisation de leurs échanges de produits agricoles conditionnés, a-t-on appris vendredi de source officielle.
Selon un communiqué du ministère israélien des Affaires étrangères, ce document, signé mercredi à Bruxelles, remet à jour le premier accord agricole conclu entre les deux parties dans les années 1970.
Ce nouveau texte exempte de toute taxe douanière près de 95% des produits agricoles conditionnés exportés dans les deux sens, précise le communiqué.
Ces mesures de libéralisation douanières vont aussi affecter près de 80% des exportations de produits frais.
Les exportations israéliennes annuelles de produits agricoles conditionnés vers l'Union européenne représentent près d'un milliard de dollars.
Principal partenaire d'Israël dans le domaine agricole, l'UE absorbe 25% de sa production agricole et 75% de ses exportations de produits frais (fruits, légumes, fleurs etc).
ChW/agr/cyj

AFP
061628 GMT NOV 09

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06 novembre 2009

Les pleins pouvoirs à la Knesset ?

Les pleins pouvoirs à la Knesset ?

05/11/2009
Dan Izenberg

Le ministre de la Justice, Yaacov Neeman, prévoit de soumettre un projet de loi particulièrement controversé aux membres de la Knesset. La nouvelle législation permettrait aux députés d'ignorer les décisions de la Haute Cour de justice visant à annuler une loi qu'elle estime inconstitutionnelle.

Une mesure similaire avait été proposée par le prédécesseur de Neeman, Daniel Friedmann. Elle avait été approuvée par le gouvernement, à 13 voix contre 12, mais une trop forte opposition au sein de la Knesset avait annulé le vote des parlementaires.

L'annonce de Neeman intervient à une période particulièrement mouvementée pour le ministre de la Justice : lundi, il a rappelé son intention de diviser les fonctions du procureur général en deux missions distinctes. Décision qui lui a valu une pluie de critiques, en plus d'une lettre du procureur d'Etat Moshé Lador.

Par ailleurs, Neeman a avoué, mardi, son incapacité à unir les députés en faveur de la rédaction d'une constitution, de façon "globale". A la place, la Knesset pourrait valider, un par un, des chapitres du futur texte constitutionnel.

"Je pense que la première loi à voter devrait faire partie du premier chapitre constitutionnel et concerner la législation : comment faut-il légiférer, quel sont les limites du pouvoir de la Cour suprême sur les législations israéliennes et, inversement, quelles sont celles des parlementaires sur les décisions de la Cour…?", dit Neeman. "C'est certainement l'un des sujets les plus importants."

Le ministre précise également qu'une version de ce projet de loi est déjà disponible.

En effet, en 2002, Yaacov Neeman avait dirigé une commission réunie par le Premier ministre Ariel Sharon et chargée de rédiger la proposition de loi en question. Il s'agit du texte "Loi fondamentale : Le pouvoir judiciaire (Amendement - Révision judiciaire de la Validité des Lois)". Le projet a finalement été mis de côté, avant d'être à nouveau mentionné par Neeman cette semaine.

Son objectif est double : le premier consiste à s'assurer que seule la Cour suprême pourra rejeter des lois votées par la Knesset, si celles-ci sont jugées inconstitutionnelles. Le second permet aux parlementaires de passer outre une telle décision de la Cour suprême.

Plus précisément, une fois que la Knesset aura eu connaissance de la décision de la Cour, elle pourra valider la loi contestée, si un minimum de 70 parlementaires le décide.

En mars 2007, Daniel Friedmann s'était confronté à une très forte opposition au moment de représenter ce projet de loi. Sa version était néanmoins beaucoup plus draconienne que celle de Neeman. Il n'exigeait qu'une majorité de 61 parlementaires (repoussée plus tard à 66) pour invalider la décision de la Cour. Friedmann stipulait également que la Cour pouvait seulement annuler des lois qui allaient à l'encontre des droits de l'Homme (protégés par la Loi fondamentale "Dignité humaine et Liberté").

Enfin, Yaacov Neeman a également exprimé son opposition, cette semaine, à la création d'un tribunal spécial chargé des questions constitutionnelles. Un autre sujet particulièrement épineux. "Afin de garantir notre stabilité, je suggère que la Cour suprême conserve le droit de statuer sur les sujet constitutionnels. Nous avons suffisamment de problèmes comme ça. Je ne veux pas en créer davantage."

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© 2008 Le Jerusalem Post édition Francaise

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Il est temps d’admettre qui sont les véritables victimes

Il est temps d’admettre qui sont les véritables victimes

Jerusalem Post
publié le mercredi 4 novembre 2009.
 

1er novembre 2009
Le rapport en nombre de morts est de 1 à 100, en notre faveur. S’agissant des destructions, c’est beaucoup, beaucoup plus. A ce jour, des milliers de Gazaouis vivent dans des tentes parce que nous ne leur permettons pas de faire venir le ciment pour reconstruire les maisons que nous avons démolies. Nous avons fait de la bande de Gaza une zone sinistrée, une question humanitaire, et nous la maintenons en l’état avec notre blocus.


Pendant ce temps, ici, du côté israélien de la frontière, nous n’arrivons pas à nous rappeler quand la vie a été aussi tranquille et sécurisée.


Alors décidons : qui ont été les victimes de l’opération Plomb durci, eux ou nous ?


La question ne se pose pas, c’est nous. Nous, les Israéliens, nous avons été les victimes et nous le sommes toujours. En réalité, notre état de victime ne fait qu’empirer de jour en jour. Le rapport Goldstone est le véritable crime de guerre. Le rapport Goldstone, les débats aux Nations unies, Amnesty International, Human Rights Watch, la Croix-Rouge, B’Tselem, les soldats traîtres de Briser le Silence et l’Académie des Rabins – tous sont les vrais crimes contre l’humanité. C’est cela qu’on entend par « la guerre est un enfer ».


C’est nous qui avons traversé l’enfer de la guerre à Gaza. C’est nous qui avons souffert.


Les Gazaouis ? Ils souffrent ? Mais de quoi parlez-vous tous ?


Nous leur permettons de manger, non ?


Ce monologue imaginaire montre en réalité comment nous nous voyons aujourd’hui. Nous avons lancé la guerre à Gaza, nous avons déclenché l’une des campagnes militaires les plus inégales qu’on puisse connaître, mais nous sommes les victimes.


Nous nous battons contre le monde avec l’Holocauste ; à preuve les propos du Premier ministre Binyamin Netanyahu à l’ONU sur Auschwitz. Et son protégé, le ministre des Finances, Yuval Steinitz, qui promet : « Nous n’irons pas à l’abattoir comme des agneaux une fois encore, » lors d’une discussion au cabinet à propos du rapport Goldstone.


Auschwitz, les agneaux allant à l’abattoir, l’opération Plomb durci. Pour les Israéliens aujourd’hui, tout cela forme un tout, une seule histoire, l’héritage ininterrompu d’une vertueuse position de victime.


La vérité c’est que l’Etat d’Israël n’a jamais été une victime, et le fait que nous nous assimilions aux six millions a été gênant dès le début – mais maintenant ? Après ce que nous avons fait à Gaza ? Avec la mainmise que nous avons sur cette société, alors que nous vivons ici libres et tranquilles ?


Des victimes ? Des agneaux à l’abattoir ? Nous ?


Non, et c’est devenu bien plus que gênant, c’est absolument honteux.


Et malgré nos excuses, il n’est pas vrai que nous soyons « traumatisés » par le passé dans la conviction que nous sommes toujours des juifs faibles, apeurés, impuissants, sur le point d’être conduits aux chambres à gaz. Beaucoup de survivants de l’Holocauste gardent cette conviction, et dans une proportion très limitée, ce vestige de peur occupe encore l’esprit israélien.


Mais maintenant, 64 ans après l’Holocauste, 42 ans après avoir vu avec la guerre des Six Jours à quel point nous étions devenus forts, nous savons, que nous nous l’avouions ou pas, que nous ne sommes plus les victimes. Nous savons que nous ne sommes pas la continuité des six millions mais au contraire qu’on s’en éloigne délibérément, purement et simplement.


LA RAISON pour laquelle nous nous disons et que nous disons au monde que nous sommes les victimes, c’est parce que nous savons, que nous en convenions ou pas, que l’état de victime représente un pouvoir. L’état de victime c’est la liberté. On ne peut pas demander à une victime de se contenir. Une victime qui se bat pour sa survie ne peut être accusée d’abuser de son pouvoir puisque après tout, elle a le dos au mur, elle est désespérée.


Au vu des faits, il est très difficile de nous convaincre nous-mêmes, et à fortiori de convaincre les autres, que Gaza et ses Qassams avaient mis la forteresse Israël le dos au mur, que nous étions désespérés, que nous combattions pour survivre. Aussi, pour se convaincre et pour convaincre le monde qu’il en était vraiment ainsi, nous faisons deux choses.


Un, nous refusons de reconnaître le moindre fait qui contredise cette image qui nous montre comme des victimes et, au contraire, nous ressassons encore et encore tout ce qui est conforme à cette image.


Nous parlons uniquement des milliers de Qassams qui furent lancées sur Sderot ; nous ne mentionnons jamais les milliers de Gazaouis que nous avons assassinés dans le même temps.
Nous parlons uniquement de Gilad Shalit ; nous ne mentionnons jamais les 8 000 Palestiniens que nous retenons prisonniers.
Nous ne parlons jamais de notre blocus que nous maintenons sur Gaza, ni des ravages qu’il provoque dans sa population.


La seconde chose que nous faisons pour nous convaincre et pour convaincre le monde que nous sommes toujours les victimes, c’est de ne jamais, au grand jamais, sortir de l’Holocauste – parce que c’est là que nous avons vraiment été des victimes. Des victimes comme personne n’en a jamais eues, des victimes un million de fois pire que les Gazaouis.


Auschwitz, les agneaux allant à l’abattoir. Vous vous rappelez de nous, le peuple de l’Holocauste ? Ce n’est pas la superpuissance du Moyen-Orient que vous avez vu combattre à Gaza.


C’était les six millions.


Alors, vous ne pouvez pas nous blâmer. Nous sommes immunisés contre vos critiques. Nous sommes les plus grandes victimes que le monde ait jamais connues. Nous sommes désespérés, alors ne nous parlez pas de ratios sur le nombre de tués, ni d’usage disproportionné de la force, ni de punition collective. Nous combattons pour notre survie.


C’est ce que nous nous disons à nous-mêmes et que nous disons au monde, et, vu ce que nous avons fait et que nous faisons toujours à Gaza, c’est devenu intolérable. Non, nous ne sommes pas les 6 millions. Les 6 millions était des juifs impuissants, il y a de cela trois générations ; nous ne pouvons pas enrober nos abus de pouvoir de leur tragédie.


Au lieu de cela, jetons un regard, un vrai regard critique sur ce que nous avons fait et faisons toujours à Gaza. Jetons un vrai regard critique dans la glace. Et avouons alors qui est la véritable victime, ici et maintenant.
Et plus important encore, qui ne l’est pas.


http://www.paltelegraph.com/opinions/editorials/2770-time-to-admit-who-the-real-victims-are
traduction : JPP
Jerusalem Post

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02 novembre 2009

Israël arrête un colon poseur de bombes

Israël arrête un colon poseur de bombes

Image © KEYSTONE

Jack Teitel a été arrêté alors qu’il collait des affichettes à Jérusalem appelant au meurtre d’homosexuels.

La police israélienne a annoncé dimanche l’arrestation d’un colon soupçonné d’avoir tué deux Palestiniens en 1997 et commis plusieurs attentats à la bombe.

le 02 novembre 2009, 07h18
LeMatin.ch & les agences

Le suspect, Jack Teitel, âgé de 37 ans et originaire des Etats-Unis, a été arrêté le mois dernier, a révélé le chef de la police à Jérusalem, le commissaire Aharon Frenkel, lors d’une conférence de presse.

Marié, père de quatre enfants, ce trentenaire réside dans la colonie de Shvout Rahel, en Cisjordanie. Il a avoué le meurtre d’un chauffeur de taxi de Jérusalem-est, et d’un berger palestinien au sud d’Hébron (Cisjordanie). Il a justifié ces meurtres en expliquant qu’il voulait venger des attentats suicide commis en Israël par des groupes palestiniens, a ajouté la police.

Il est également accusé d’avoir posé une bombe à proximité d’un couvent, près de Beit Shemesh, à l’ouest de Jérusalem, il y a deux ans et demi. Un Palestinien avait été blessé par l’explosion.

En mars 2008, il aurait envoyé un colis piégé à une famille appartenant à un groupe de juifs messianiques, qui croient en Jésus. Un adolescent de 15 ans avait été grièvement blessé en ouvrant ce colis.

Le 24 septembre 2008, il aurait en outre posé un engin piégé à Jérusalem à l’entrée de la maison du professeur d’histoire, Zeev Sternhell, connu pour ses opinions de gauche. Agé de 74 ans, ce professeur de sciences politiques à l’Université hébraïque de Jérusalem et spécialiste du fascisme avait été légèrement atteint à une jambe.

La police a découvert de nombreuses armes dissimulées au domicile du suspect dont des fusils d’assaut, des pistolets et des munitions qu’il avait réussi à faire entrer en fraude des Etats-Unis.

Il a été arrêté le mois dernier alors qu’il collait des affichettes à Jérusalem appelant au meurtre d’homosexuels tout en faisant l’apologie de l’attentat contre un centre d’aide à la communauté gay qui a fait deux morts le 1er août à Tel-Aviv. Selon les enquêteurs, il a agi seul sans complice.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a pour sa part déploré dans un communiqué l’existence "parmi nous d’une minorité qui n’est pas prête à accepter la démocratie et l’état de droit". "Cette minorité ne représente qu’un petit groupe marginal, mais nous avons déjà pu constater l’étendue des dégâts qu’un assassin peut provoquer", a ajouté M. Netanyahu en faisant allusion au meurtre d’Yitzhak Rabin, le Premier ministre tué le 4 novembre 1995 par un extrémiste de droite à Tel Aviv.

Les dirigeants colons ont condamné ces attaques. "Le suspect est un homme étrange, qui ne représente pas notre communauté", a affirmé Avi Raveh, un responsable colon à la radio.

http://www.lematin.ch/print/node/185787

Posté par MCPalestine à 20:33 - ARTICLES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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