Contribuez à offrir aux enfants de Aïda une plaine de jeux.
Rendez-vous Salle Sanae, 223 blvd Lemonnier à 14h pour 4 heures en soutien au Lajee Center.
Au programme:
Check Points Singers
Chorale Zaàman Awsa
Troupe de Dabke Da'alan
Court métrages réalisés par le Lajee Center
Et avec la présence de :
Pour répondre à l’appel du Lajee Center, un groupe de citoyens qui se sont déjà rendus sur place ou qui ont collaboré avec le Lajee Center s’est constitué en association de fait pour organiser une récolte de fonds en Belgique: Les amis belges du Lajee Center : Manu, Vincent, Mireille, Sanah, Sama, Freia, Petia, Julien, Rani, Amadi, Arnaud, Emel en sont. Rejoignez-les.
Vous êtes intéressés par le projet, vous voulez devenir un Ami belge du Lajee Center et collaborer à offrir aux enfants d’Aïda une plaine de jeux, prenez contact avec nous : soutienlajeecenter@gmail.com
Buffet, demande d'aide
Les 2500 enfants du camp de réfugiés palestiniens de Aïda à Béthléem n'ont que les rues et l'occupation comme quotidien. Le centre de jeunes Lajee Center basé à Aïda veut acheter un terrain pour offrir à ces enfants un lieu sûr pour jouer, une plaine de jeu. Pour ce faire, Les amis belges du Lajee Center, vous invitent le 28 mai 2012 de 14h à 18h à une fête de soutien au projet du Lajee Center et ont besoin de votre aide. En effet nous comptons organiser une buffet gâteaux, patisseries, et autres crèpes. Nous recherchons des bonnes volontés qui accepteraient de nous faire un cake, un gâteau ou autre patisserie en vue des les vendres au profit de notre projet. Pouvez-vous nous aider? Nous recherchons également des bonnes volontés pour tenir le stand buffet et bar le jour même.
Vous voulez participer à l'organisation du buffet, contactez Emel au 0478/660 443
pour les prisonniers palestiniens du 17 avril 2012.
Nous exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers politiques palestiniens détenus par Israël, car ils sont victimes d’un système judiciaire illégal et injuste qui découle du système de discrimination raciale mis en place par Israël. En particulier, nous exigeons la fin des pratiques suivantes :
La détention administrative,
La torture et les mauvais traitements,
La détention en isolement,
L’usage, dans les territoires occupés palestiniens, de tribunaux militaires qui jugent illégalement des civils.
L’usage des « éléments de preuves à caractère secret » qui est une atteinte flagrante au droit à une procédure judiciaire régulière et équitable.
Les arrestations opérées au sein de catégories vulnérables de la population incluant les enfants, les handicapés, les personnes âgées et les malades. »
Depuis le 17 avril 2011, la résistance inouïe de la part des prisonniers palestiniens et l'engagement des organisations de résistance et de solidarité, ont remis la lutte pour la libération des prisonniers palestiniens au centre de l'attention mondiale.
Le 27 septembre 2011, des centaines de prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes ont commencé une grève de la faim contre la détention en isolement, dont celle de Ahmad Saadat, dirigeant du PFLP, et contre le refus de visites familiales et l'humiliation des prisonniers pendant les transferts.
Fin 2011, 1027 prisonniers palestiniens ont été relâchés en échange d'un soldat israélien dans un accord conclu entre Israël et le Hamas.
Le 17 décembre 2011, Khader Adnan, 34 ans, a commencé une grève de la faim qui a duré 66 jours après son arrestation et sa mise en détention administrative.
Hana Shalabi, 30 ans, une des prisonnières relâchées en échange du soldat israélien, a été à nouveau arrêtée le 16 février dernier, moins que quatre mois après sa libération. Elle a a commencé une grève de la faim qui continue jusqu'à ce jour contre sa détention administrative.
Par l'arme de la grève de la faim, l'arme de leur corps comme seul arme qui leur reste, et autres actions, les prisonniers palestiniens ont déclenché une vague de solidarité mondiale et ont rejoint les exemples héroïques les plus connus en Europe : celui de l'irlandais Bobby Sands et de ses camarades en 1981. Plus que jamais, les prisonniers palestiniens et leur lutte représentent l'unité et le droit et le devoir à la résistance du peuple.
Notre action à Bruxelles s'inscrit dans l'Appel lancé par les organisations Addameer Prisoner Support and Human Rights Association, Defence for Children International - Palestine Section, UFree Network, Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network, Free Ameer Makhoul Campaign et Campaign to Free Ahmad Sa'adat : « Le monde doit écouter et réagir à l’appel de Khader Adnan ». Nous demandons aux parlementaires européens de faire entendre leur voix face à ce constat alarmant : “ Au 4 janvier 2012, 4417 prisonniers politiques palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, incluant 170 enfants et 6 femmes. De la même façon que Khader Adnan, 310 prisonniers sont détenus sans procès ni accusation sous le régime de la détention administrative avec parmi eux 20 élus législatifs ”.
Foto: Palestina Solidariteit
Manifestatie in Brussel, dinsdag 17 april 2012, 12u00-14u00, Europese Commissie te Brussel (Schuman-Rotonde)
OPROEP voor 17 april 2012, de internationale dag voor de Palestijnse gevangenen. Manifestatie in Brussel, dinsdag 17 april 2012, 12u00-14u00, Europese Commissie te Brussel (Schuman-Rotonde)
Wij eisen de onmiddellijke vrijlating van alle Palestijnse politieke gevangenen die door Israël worden vastgehouden. Zij zijn het slachtoffer van een onwettig en onrechtvaardig rechtssysteem, dat voortkomt uit het systeem van racisme en discriminatie in Israël.
In het bijzonder eisen we dat een einde gemaakt wordt aan volgende praktijken:
Administratieve detentie,
Marteling en mishandeling,
Eenzame opsluiting,
Het illegale gebruik, in de bezette Palestijnse gebieden, van militaire rechtbanken om burgers te veroordelen.
Het gebruik van "geheime bewijzen", hetgeen een flagrante schending betekent van het recht op een normale en eerlijke rechtspraak
De arrestaties onder de kwetsbare groepen van de bevolking, zoals kinderen, gehandicapten, ouderen en zieken.
Op 4 januari 2012, bevonden zich 4417 Palestijnse politieke gevangenen in Israëlische gevangenissen, waaronder 170 kinderen en zes vrouwen. Net zoals dat het geval is voor Khader Adnan of Hana Shalabi, worden 310 gevangenen vastgehouden zonder proces of enige vorm van aanklacht, maar op basis van de wet op de administratieve detentie . Onder hen bevinden zich 20 parlementairen...
Sinds 17 april 2011 bracht het ongezien verzet van de Palestijnse gevangenen en de inzet van verzets- en solidariteitsorganisaties de strijd voor de vrijlating van Palestijnse gevangenen opnieuw in het centrum van de wereldbelangstelling.
Op 27 september 2011 begonnen honderden Palestijnse gevangenen in Israëlische gevangenissen een hongerstaking tegen de eenzame opsluiting, waaronder die van Ahmed Saadat, leider van de PFLP, en tegen het ontzeggen van familiebezoek en de vernedering van gevangenen tijdens de gevangenistranferts.
Eind 2011 werden 1.027 Palestijnse gevangenen vrijgelaten in ruil voor een Israëlische soldaat via een overeenkomst tussen Israël en Hamas. Inmiddels zijn een aantal van hen opnieuw gevangen genomen en duizenden andere Palestijnen gearresteerd.
Op 17 december 2011, na zijn arrestatie en zijn plaatsing in administratieve detentie, begon Khader Adnan een hongerstaking, die 66 dagen heeft geduurd. Hana al-Shalabi, een van de gevangenen die was vrijgelaten in ruil voor de Israëlische soldaat, werd opnieuw gearresteerd op 16 februari 2012, minder dan vier maanden na haar vrijlating. Ze is begonnen met een hongerstaking, die tot op de dag van vandaag doorgaat, tegen haar administratieve detentie.
Door het inzetten van het wapen van de hongerstaking, het wapen van hun lichaam, als enige dat hen nog rest, en het ondernemen van andere acties, hebben de Palestijnse gevangenen een golf van wereldwijde solidariteit losgemaakt. Niet voor niets groeide Khader Adnan uit tot de Palestijnse Bobby Sands. Meer dan ooit staan de Palestijnse gevangenen en hun strijd symbool voor de eenheid van het volk en voor het recht en de plicht om weerstand te bieden aan de onderdrukking.
Onze actie in Brussel onderschrijft de oproep voor 17 april 2012 van Addameer Prisoner Support and Human Rights Association, Defence for Children International – afdeling Palestina, UFREE Network, Samidoun Palestinian Prisoners Solidarity Network, Campaign Free Ameer Makhoul en Campaign Free Ahmad Sa'adat. Die oproep draagt de titel "De wereld moet luisteren en de oproep van Khader Adnan beantwoorden".
Nous ne partirons pas. Nous poursuivrons notre résistance. Nous serons toujours attachés à la Palestine.
15 mai 1948 - 15 mai 2012 : soixante-quatre ans déjà, soixante-quatre ans depuis le début du drame des Palestiniens.
Soixante-quatre ans de souffrance, de malheurs et de massacres pour un peuple digne.
Soixante-quatre ans depuis le début de la plus grande injustice imposée à un peuple sur sa terre.
Soixante-quatre ans de déportation d’un peuple pour le remplacer par un autre peuple.
Soixante-quatre ans d’une occupation illégale de territoires toujours reconnus occupés par le monde entier.
Soixante-quatre ans, et les forces de l’occupation violent les droits les plus fondamentaux de notre peuple. Soixante-quatre ans de politique d’apartheid, du terrorisme d’Etat d’Israël.
En soixante-quatre ans, Israël a appliqué toutes les mesures inhumaines illégales possibles à l’encontre des Palestiniens, il en a emprisonné plus d’un million, il en a massacré et assassiné des milliers, il a occupé tous leurs territoires.
L’Etat d’Israël a créé le problème des refugiés palestiniens qui vivent dans des conditions humanitaires épouvantables dans les pays voisins.
L’Etat d’Israël est le seul Etat qui n’a jamais appliqué aucune résolution des Nations-Unies, et cela, encouragé par les grandes puissances internationales.
En soixante-quatre ans, Israël a toujours été un Etat terroriste, un Etat hors la loi, un Etat d’apartheid, un Etat colonial, un Etat qui considère les citoyens arabes dans les territoires de 1948 comme des citoyens de seconde zone, un Etat qui construit un mur de la honte en Cisjordanie et impose un blocus inhumain à la population civile de Gaza, un Etat qui érige tous les jours de nouvelles colonies dans les Territoires, un Etat qui vole tous les jours les ressources naturelles appartenant aux Palestiniens.
Maints exemples de l’histoire noire de cette occupation contre les Palestiniens : massacres, crimes contre l’humanité, crimes de guerre... la liste est longue, très longue, trop longue. Soixante-quatre ans de résistance remarquable de toute une population qui poursuit son combat pour retrouver sa liberté et vivre digne sur sa terre.
Soixante-quatre ans après cette catastrophe, nous, Palestiniens, sommes plus que jamais déterminés et avons un message à délivrer au monde entier, un message clair et précis. Nous sommes toujours attachés aux principes suivants :
- Non, nous ne partirons pas d’ici, nous resterons attachés à notre terre. Ici, notre terre, ici notre vie, et ici, notre Palestine !
- Oui, le droit au retour est sacré, et tous les réfugiés palestiniens doivent pouvoir retrouver leurs villes et leurs villages d’origine.
- Oui, nous poursuivrons notre résistance sous toutes ses formes afin de vivre en liberté sur notre terre, cette terre appelée Palestine et qui s’appellera toujours Palestine.
- Oui, nous avons le droit de créer notre Etat libre et indépendant avec Jérusalem comme capitale.
Soixante-quatre ans après cette catastrophe, nous lançons trois appels :
- aux dirigeants palestiniens, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza : unissez-vous, notre dur combat pour la liberté a besoin de l’unité nationale, soyez à la hauteur des sacrifices des milliers de martyrs, de blessés, de déportés, n’ayez pas honte de la grève historique des prisonniers dans leur combat des estomacs vides, regroupez vos efforts pour affronter cette occupation aveugle afin d’arracher nos droits et notre liberté.
- aux Israéliens : quelles que soient les mesures d’apartheid et de terrorisme d’Etat pratiquées, nous poursuivons le combat et les sacrifices pour notre liberté et nous sommes prêts à vivre en paix, mais une paix dans la justice.
- à la communauté internationale : soixante-quatre ans de violation de nos droits ne suffisent-ils pas? Le temps n’est-il pas venu de réagir et d'imposer à Israël l'application du droit international? Le temps n’est-il pas venu d’instaurer la justice en Palestine?
* Ziad Medoukh est professeur de français à l'université d'Al-Aqsa, à Gaza.
Depuis le 17 avril 2012 – journée internationale des prisonniers politiques – près de 3000 prisonniers palestiniens ont entamé une grève de la faim illimitée afin de protester contre l’occupant sioniste et ses conditions d’emprisonnement arbitraires et barbares, comme : la détention administrative, l’isolement carcéral, la privation des visites familiales et de leurs avocats, le non accès à l’enseignement, les attaques nocturnes dans leurs cellules par les geôliers, la confiscation de leurs effets personnels, les transferts d’une prison à une autre, les amendes… Ils ont rejoint dans cette lutte – dite “grève pour la dignité” – Bilal Diyab et Thaer Halhalah, en grève depuis 67 jours et actuellement dans un état critique, Hassan Alsafadi (61 jours), Omar Abu Shalal (59 jours), Mohammad al Taj (51 jours), Mahmoud Sarsaq (43 jours), Abdullah Albarghouthi (23 jours)…
Face à l’oppression, ils ont choisi la voie de la dignité et ont décidé d’aller jusqu’au bout, même si cela doit les conduire au martyr!
Nous ne pouvons plus rester silencieux et passifs, nous devons leur témoigner notre soutien total, jusqu’à leur libération!
Pour cela, nous pouvons commencer par leur envoyer des messages de solidarité, via l’association palestinienne ADDAMEER, qui travaille spécialement dans le soutien aux prisonniers palestiniens : http://www.addameer.org/ Il suffit d’écrire en arabe ou en anglais, et d’envoyer vos cartes postales à l’adresse suivante :
ADDAMEER P.O.Box 17338 Jerusalem Palestine via Israel (obligé pour que les courriers leur parviennent)
Il est préférable de ne pas faire de référence au contexte géo-politique du Moyen-Orient, afin d’avoir plus de chances que les geôliers ne fassent pas barrage à la transmission des cartes. L’association Addameer se chargerait, au pire, d’informer les prisonniers de notre démarche et de transmettre nos cartes à leurs familles.
Parlez-en à vos proches. Il est même possible de former des petits groupes de personnes afin de se relayer chaque semaine pour l’écriture de cartes sur du long terme, car malheureusement, certains prisonniers sont enfermés pour de nombreuses années.
Lutter pour la justice, c’est soutenir le combat actuel des prisonniers qui est celui de tout le peuple palestinien.
“Ma dignité est plus précieuse que la nourriture” - Khader ‘Adnan, libéré le 17 avril dernier, après une grève de la faim “record” de 66 jours.
Ce week-end, se dérouleront de nombreuses commémorations de la Nakba (catastrophe correspondant à l’expulsion de 800.000 Palestiniens de leurs terres en 1948). Elles permettront de rappeler non seulement que la propagande israélienne sur ce sujet est mensongère, mais surtout que le nettoyage ethnique se poursuit, avec son cortège d’expulsions, d’annexions, de vols de terres, et de toutes les exactions visant à décourager les Palestiniens de rester vivre en paix sur leurs terres.
L’histoire officielle d’Israël a reposé, depuis 1948, sur le mensonge consistant à dire que les 800.000 Palestiniens qui ont pris le chemin de l’exil et sont devenus des réfugiés seraient partis volontairement, à la demande des Etats arabes environnants. En réalité, l’expulsion, par tous les moyens, du maximum d’habitants non juifs de la Palestine, et la conquête du maximum de leurs territoires, fut un objectif constant du sionisme, aussi ancien que l’idée même, exprimée pour la première fois à la fin du XIXème siècle, de création d’un Etat juif en Palestine.
« Les Arabes doivent partir, mais nous avons besoin d’un moment favorable pour que cela arrive, par exemple une guerre », écrivait en 1937, dans une lettre à l’un de ses fils, le chef de file du mouvement sioniste et futur fondateur de l’Etat d’Israël, David Ben Gourion.
Avec la fin annoncée, à partir de 1947, de la présence britannique, les dirigeants sionistes constatent que le rapport de forces, diplomatique et éventuellement militaire, leur est désormais favorable.
Le 10 mars 1948, une dizaine de responsables réunis par David Ben Gourion approuvent les derniers détails de leur « plan D ». Il comporte la description de tous les villages de Palestine, avec des détails sur la manière d’attaquer militairement chacun d’entre eux, d’en chasser les habitants, et même d’exécuter sommairement des centaines d’hommes, considérés comme « suspects », dont des listes nominatives ont été soigneusement dressées. Le « plan D » est ensuite distribué, pour application immédiate, aux officiers des 12 brigades de la Haganah, l’armée juive, qui connaît à ce moment un développement fulgurant, tant en effectifs qu’en équipement moderne.
De la mi-mars au 15 mai 1948 — date programmée du départ du dernier soldat britannique de Palestine — se déroule alors, non pas comme le rabâche l’histoire officielle, la « première guerre israélo-arabe », mais la vaste opération de nettoyage ethnique lancée par une Haganah forte de 90.000 hommes, auxquels la résistance palestinienne ne saura opposer que quelques milliers de miliciens villageois à l’armement dérisoire.
Dès la fin du mois de mars, au moins trente villages arabes ont été rayés de la carte, selon le schéma : encerclement de la localité, rassemblement de la population, ordre donné de fuir, mise à l’écart des « suspects » et leur exécution immédiate. Après une phase de pillages et de violences diverses, suit la destruction de toutes les maisons jugées impropres à un habitat juif, voire du village entier, sur les ruines duquel seront édifiés des kibboutz et autres colonies juives.
Un des épisodes les plus sanglants de la période est resté dans les annales : le massacre des villageois de Deir Yassin, près de Jérusalem, le 9 avril 1948. Les dirigeants de l’Etat juif ont longtemps mis cette exaction sur le compte de la milice dite « extrémiste » de l’Irgoun, et ont juré leurs grands dieux que jamais la Haganah n’aurait pu tuer délibérément des femmes et des enfants. Faux ! Non seulement parce qu’il y a eu beaucoup d’autres villages martyrs, où la Haganah a opéré en solo, mais parce que la Haganah a bel et bien participé elle-même à la tuerie de Deir Yassin.
Après les villages, les villes : successivement, les principales villes palestiniennes sont attaquées, à Jaffa, Nazareth, Tibériade, à Acre et à Haïfa, dont les habitants arabes sont contraints par milliers de fuir par la mer.
Parmi les épisodes les plus spectaculaires de cette phase de la tragédie palestinienne, on peut citer les « exploits » de deux jeunes officiers israéliens promis à de brillantes carrières, Moshe Dayan et un certain Yitzakh Rabin, qui ordonnent l’expulsion des 70.000 habitants des villes arabes de Lydda (Lod) et Ramleh. L’exode des Palestiniens, jetés sur les routes sans vivres, sans eau et sous un soleil de plomb, se transforme en marche de la mort pour des centaines d’enfants et de vieillards.
Lorsque s’achève cette première phase, au cours de laquelle les armées des pays arabes avoisinants ne sont pas encore intervenues, plus de 10.000 Palestiniens, dont une large majorité de civils désarmés, ont été tués par les forces sionistes, et 300.000 au moins ont été chassés.
Les dirigeants des Etats arabes, pas plus que les dirigeants sionistes, ne souhaitent l’établissement d’un Etat arabe indépendant en Palestine. C’est pourquoi, lorsqu’ils interviennent en Palestine après le 15 mai, il s’agit principalement pour eux, de faire acte de présence pour apaiser l’émotion de leurs propres opinions publiques émues par la tragédie de leurs frères palestiniens, et ils n’envoient que des contingents réduits, inférieurs numériquement et en armement à la puissance israélienne.
Finalement, les combats avec les armées arabes, interrompus à plusieurs reprises sur injonction des Nations et Unies, où chaque grande puissance (Grande-Bretagne, Etats-Unis, Union Soviétique principalement) n’a pas encore clairement déterminé qui pouvaient être ses alliés ou vassaux régionaux, feront un seul perdant incontestable, la population palestinienne. Ils permettront au roi de Jordanie de s’emparer de la Cisjordanie et de la moitié de Jérusalem, à l’Egypte d’occuper la minuscule bande de Gaza encombrée de centaines de milliers de réfugiés palestiniens chassés par le nouvel Etat juif, et à celui-ci de s’agrandir au point d’occuper 78% du pays.
Au plan territorial, cette situation restera dans l’ensemble figée jusqu’en 1967.
*CHRONIQUE : "Israël : 60 ans de mystifications - 22 000 jours de résistance palestinienne" : disponible en français et en anglais sur ce site, et extraite de la brochure réalisée en 2008 par CAPJPO-EuroPalestine
Rassemblement rond-point Schuman de 12h30 à 14h organisé par
la Communauté palestinienne en Belgique et au Luxembourg
Rencontre avec Jaber Suleiman à 18h30 – 9 quai du commerce à 1000 Bruxelles
A l’occasion du 64e anniversaire de la Nakba, l’Association Belgo-Palestinienne
vous convie à une rencontre avec
Jaber Suleiman
Sur le thème des
La situation des réfugiés palestiniens au Liban
64 ans après la Nakba
(en anglais)
Mardi 15 mai 2012 à 18h30
9 Quai du Commerce, 1000 Bruxelles
Jaber Suleiman est un réfugié palestinien du Liban, chercheur & consultant indépendant. Il a été consultant pour le programme palestinien de l'UNICEF dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban et a été boursier d'études invité au Refugee Studies Programme de l’Université d'Oxford. Il est un militant du mouvement pour le droit au retour, ainsi que le coordinateur du Centre Aidoun pour les droits des réfugiés. Il a écrit plusieurs études portant sur les réfugiés palestiniens et le droit au retour.
«Ce qui se passe dans les prisons n’est pas humain»
Depuis le 17 avril, 2000 prisonniers palestiniens mènent une grève de la faim. Ils exigent la fin du régime de détention administrative qui permet de maintenir un détenu indéfiniment en prison sans que lui soit notifié la moindre charge et demandent une modification de leurs conditions d’enfermement (fin des mesures d’isolement, des mauvais traitements, des humiliations à l’encontre des visiteurs, de l’interdiction des visites pour les familles de Gaza…).
Cette lutte pour la dignité a débuté par la grève de la faim de Khader Adnan et Hana Shalabi contre leur détention administrative, régime qui, en violation des conventions internationales, permet de maintenir un détenu indéfiniment en prison sans qu’aucune charge ne lui soit signifiée.
881 prisonniers sont en attente de jugement
En effet, Israël détient 4 699 Palestiniens dont 319 en détention administrative, 138 mineurs de douze à seize ans, 27députés, 8 femmes. Sur ce nombre, 533prisonniers ont été condamnés deux fois à la perpétuité et 456 à plus de vingt ans de prison. Parmi eux, indique le ministère palestinien des Prisonniers, Karim Younès, le plus ancien prisonnier au monde, avec plus de trente ans de détention. Toujours selon la même source, 881sont en attente de jugement.
Plus généralement, depuis 1967, année d’occupation de la Cisjordanie et de Gaza, 750 000 Palestiniens (près du tiers de la population) dont 12 000femmes –certaines ayant même accouché en prison– et près de 10 000enfants ont été détenus en Israël.
Certains prisonniers sont en grève depuis le 1er mars et arrivent à un seuil critique pour leur survie même. Ce mouvement, très massif et revendiquant les droits humains les plus élémentaires, dévoile la gravité des atteintes aux droits de l’homme dans ces prisons et l’exaspération d’hommes et de femmes quotidiennement humiliés.
A ce jour, la seule réponse des autorités israéliennes à ce mouvement massif a été la répression : transferts de détenus, mises à l’isolement, suppression du sel, harcèlement, chantage aux soins en échange de l’arrêt de la grève…
Dans une lettre ouverte manuscrite, sortie clandestinement, les dirigeants emprisonnés du mouvement de grève se sont dits prêts à «mourir en martyrs jusqu’à l’obtention» de leurs «droits et la fin de la politique d’isolement cellulaire». Loin de faiblir, le mouvement de grève s’est étendu aux 17prisons et centres de détention israéliens où sont emprisonnés des Palestiniens. Il s’agit de la «plus grande grève illimitée de la faim dans les prisons», indique l’ONG Addameer.
La répression et le silence médiatique imposent une réaction déterminée de solidarité internationale pour soutenir les grévistes de la faim et leurs familles dans ce combat pour la dignité et la vie.
Nous affirmons notre solidarité avec ces prisonniers et exigeons que les autorités israéliennes abandonnent leurs pratiques qui violent les droits humains élémentaires.
Nous appelons à coordonner et développer nos actions pour faire pression sur les gouvernements afin d’obtenir l’abolition du régime illégal de la détention administrative, l’abandon des pratiques qui violent les droits élémentaires, la fin des cellules d’isolement et réclamer la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens.
Pour sa part, le Mouvement Citoyen Palestine s’y engage de toutes ses forces.
Vendredi 4 mai 2012
Nordine Saïdi
Mouvement Citoyen Palestine
http://mcpalestine.canalblog.com/
Vendredi 4 mai de 17 à 18h à la Bourse
Rassemblement spécial en soutien aux prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes
Rendez-vous dès 14h00 devant l’entrée principale de la Gare Centrale Bruxelles pour un« rassemblement statique ».
Nous demandons: (1) Une solution politique pour les sans-papiers de ce pays (2) Une solution humaine pour les grévistes de la faim dans les plus brefs délai
Ce que nous voulons par tous les moyens, c’est une liberté absolue, une justice absolue, une égalité absolue. Cela ne varie jamais. Être absolument et immédiatement reconnus et respectés en tant qu’êtres humains, voilà ce que nous voulons tous, et cela ne varie pas. Peu m’importe votre appartenance – ce qui compte c’est que vous vouliez être reconnus pour des êtres humains et respectés en tant que tels. Mais au cours du temps, vous avez utilisé diverses méthodes pour parvenir à vos fins. Si vous en avez changé, c’est parce qu’il faut modifier les méthodes en fonction de la période et de ses conditions. L’une des conditions dont nous sommes trop peu informés, c’est la liaison entre notre lutte et la lutte de libération des peuples du monde entier.[i]Malcom X
En 1948, les Palestiniens ont connu la Nakba, la « catastrophe » en arabe : la création de l’Etat d’Israël sur la terre palestinienne et le début d’un long processus de dépossession et d’expulsion. Depuis cette date, les Palestiniens réclament leur terre, leurs droits et un Etat, au prix d’une lutte incessante et de nombreuses souffrances.
Il est fondamental de comprendre la situation de ce peuple, privé du droit d’avoir un pays, de vivre chez lui et non dans des camps de réfugiés ou emmuré dans des ghettos, contrôlé sans cesse par une armée d’occupation, de pouvoir cultiver sa terre et récolter ses olives, de circuler librement.
Ce 15 avril 2012, la mission « Bienvenue en Palestine », devait se rendre en Cisjordanie, dans les territoires occupés par Israël. Le but de cette mission était de montrer pacifiquement notre soutien au peuple palestinien, en demandant leur liberté de circulation, et par la même celle des étrangers qui se rendent en Palestine.
Les Palestiniens marquent chaque 17 avril la Journée des prisonniers palestiniens.
Dans le cadre de cette « Journée des prisonniers palestinien s », 2.300 prisonniers ont dit qu’ils refuseraient de se nourrir aujourd’hui et 1.200 autres ont annoncé qu’ils entamaient une grève de la faim.
Avec une capacité d’accueil de 11.000 personnes, Israël va construire le plus grand centre pour demandeurs d’asile et réfugiés au monde, rapporte The Guardian[ii].
Ce Dimanche 22 avril, les sans-papiers de la VUB seront en grève de la faim depuis 100 jours.
Dans le passé, six Palestiniens sont morts derrière les barreaux à la suite de complications liées à des grèves de la faim: Abdul Kader Abou al-Fahem (1970), Rasem Halaweh, Anis Dawleh, Ali al-Jaafari et Ishaq Maraha au début des années 1980, et Hussein Ibeidat en 1992, selon des sources officielles palestiniennes.
Par l’arme de la grève de la faim, l’arme de leur corps comme seul arme qui leur reste, et autres actions, les prisonniers palestiniens ont déclenché une vague de solidarité mondiale et ont rejoint les exemples héroïques les plus connus en Europe : celui de l’irlandais Bobby Sands et de ses camarades en 1981. Plus que jamais, les prisonniers palestiniens et leur lutte représentent l’unité et le droit et le devoir à la résistance du peuple.
Nous appelons à mener tous ensemble, une « Campagne en faveur des droits politiques, sociaux, culturels à part entière, de l’égalité et de la démocratie pour les minorités » dans nos communautés. Une campagne pour les travailleurs sans emploi et discriminés, avec ou sans foulard, dans les entreprises de sous-traitance, dans les emplois sous-payés et temporaires. Une campagne pour l’arrêt de dix années de guerre et de soutien aux revendications de la résistance. Une campagne contre la torture. Une campagne pour apprendre à la classe ouvrière européenne la solidarité avec les frères et sœurs en lutte dans le monde arabe et pour organiser des actions de solidarité avec eux.
« Se battre pour la défense des droits sociaux de tous les travailleurs » ? Certainement. Mais sans omettre tous les points précités. Faute de quoi une lutte pour les « droits sociaux » n’aboutirait qu’à la défense des privilèges sociaux d’une aristocratie ouvrière et d’une classe moyenne (blanches). »[iii] »
Nous appelons à manifester ce Dimanche 22 Avril. Rendez-vous dès 14h00 devant l’entrée principale de la Gare Centrale Bruxelles.[iv]
Tous ceux qui ont manifesté ces dernier mois contre les licenciements, les fermetures d’entreprise et l’austérité, savent ce qu’est la répression.
Les « sans papier » en savent quelque chose également, toutes les personnes « issues de l’immigration », reléguées au rang de citoyens de seconde zone et qui souffrent plus encore que les autres du chômage, de la précarité et de la misère, du racisme et de l’islamophobie en particulier ; ces jeunes qui, quotidiennement, se font contrôler, dans les quartiers populaires, pour délit de sale gueule le savent aussi.
Nous demandons à être reconnus en tant qu’êtres humains à part entière : des hommes et des femmes libres de circuler, de vivre et de travailler sous quelque espace que ce soit, sur cette terre qui est notre patrimoine commun.
Nous demandons une solution politique pour les sans-papiers de ce pays et une solution immédiate humaine pour les grévistes de la faim.
Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.