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Il est temps de mettre fin à l’oppression génocidaire de Gaza par le régime d’apartheid israélien

 

En 2008, la bande de Gaza fut bombardée par des hélicoptères Apache israéliens et par des avions de guerre F16 de fabrication américaine pendant 22 jours, provoquant in fine la mort de plus de 1400 civils. Israël, avec l’impunité dont il jouit depuis son établissement comme Etat, a décidé de revenir à Gaza quatre fois depuis, pour y reproduire les même crimes, lançant alors des frappes aériennes qui ont tué plus de 4000 civils y compris des centaines d’enfants, de femmes et de personnes âgées, et blessant des milliers. 

Dans les seuls 15 mois qui viennent de s’écouler, Israël a effectué deux assauts militaires étendus sur Gaza, faisant des centaines de victimes y compris plus de 80 enfants, blessant des milliers et détruisant des infrastructures essentielles, tout en maintenant un siège illégal, qui dure maintenant depuis 15 ans, sur les 2,4 millions de Palestiniens qui y résident.

Les frappes israéliennes qui endommagent continuellement des infrastructures essentielles et terrifient la population civile sont une forme de punition collective contre le peuple palestinien, autant de crimes de guerres clairement interdits par la loi internationale humanitaire, surtout par la Quatrième Convention de Genève, laquelle prescrit comment les forces armées sont contraintes de traiter les civils en temps de conflit.

Israël continue cependant avec impunité de commettre ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La dite «communauté internationale» visiblement peu préoccupée par la souffrance des Palestiniens, ne tente même pas de manifester une réelle empathie avec les enfants qui se font massacrés en plein jour.

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Après tout, il ne s’agit pas d’Ukrainiens – c’est à dire de «blancs». Il est à remarquer que si le président étasunien clame qu’«Israël a le droit de se défendre», les Palestiniens ne disposeraient apparemment pas du même droit. Ceci en dépit de l’oppression aux facettes multiples menée par Israël contre le peuple palestinien, de l’apartheid à l’occupation militaire et à la colonisation, ceci en dépit du siège hermétique imposé sur Gaza depuis plus de 15 ans avec comme apogée un «comptage des calories» afin de limiter l’accès des Gazouis à la nourriture pendant le blocus.

Cette politique israélienne ne date pourtant pas d’aujourd’hui. Déjà en 1992, feu le 1er ministre israélien, Yitzhak Rabin, a exprimé son souhait que Gaza «s’enfonce dans la mer».  Les Accords d’Oslo, signée par Rabin, n’ont fait que plonger encore un peu plus dans la misère les 2 millions d’habitants de cette étroite bande de terre, occupée et appauvrie. 

Le simple fait que les Gazaouis ne naissent pas de mères juives suffit pour les priver de toute possibilité de vivre côte à côte en égalité de droit avec les citoyens de l’Etat d’Israël. Selon la logique israélienne, et à l’instar du traitement infligé aux autochtones noirs de l’Afrique du Sud, ils peuvent, selon les termes de l’accord d’Oslo, être isolés dans ce qui a tout du «bantustan» sauf le nom, toute résistance à ce projet pouvant être sévèrement punie par la transformation de la bande entière en «prison à ciel ouvert».

Les États-Unis comme l’Union européenne feignent leur ignorance face à la réalité brutale imposée à Gaza par Israël. En conséquence du blocus israélien sur la majorité des importations et exportations et d’autres politiques conçues pour punir les Gazaouis, environ 70% de la main d’œuvre est aujourd’hui, selon l’ONU, au chômage ou sans revenu, et environ 80% des résidents vivent dans une affligeante pauvreté.

Environ 1,2 million d’entre eux dépendent désormais pour leur survie quotidienne de dons de nourriture par l’ONU ou des agences internationales; le nombre de familles palestiniennes à Gaza qui se trouvent dans l’incapacité d’offrir à leurs enfants plus d’un repas par jour, souvent à peine plus que du riz et des lentilles bouillies, est en augmentation constante. Les fruits et légumes frais sont hors de portée pour de nombreuses familles. Viande et volaille sont hors de prix. Même le poisson a disparu des marchés depuis que la marine israélienne a limité la liberté de mouvement des pêcheurs de Gaza. Un rapport de l’ONU prédisant que d’ici 2020, Gaza deviendrait «invivable» ne saurait alors nous étonner.

L’ONU, l’UE et la communauté internationale dans son ensemble sont restées silencieuses devant les atrocités perpétrées par Apartheid Israël. Les corps de centaines d’enfants morts et de femmes mortes n’ont pas suffi pour les convaincre d’agir. Il nous reste, donc, une seule option – une option qui n’attend pas une décision du Conseil de Sécurité de l’ONU, à savoir le recours au pouvoir du peuple. Celui-ci reste la seule force capable de contrer l’énorme déséquilibre de pouvoir entre les Palestiniens et leurs oppresseurs israéliens.

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L’horreur du régime raciste d’apartheid en Afrique du Sud fut mis à mal par la campagne soutenue de boycott, désinvestissement, et sanctions initiée en 1958 et que l’insurrection de Soweto en 1976 a rendu encore plus urgente. Cette campagne a contribué à l’effondrement in fine du règne des blancs et à la création d’un Etat démocratique multiraciale.

De la même façon, l’appel palestinien au boycott, au désinvestissement et aux sanctions prend progressivement de l’ampleur depuis 2005.  Gaza, comme Soweto et Sharpeville dans leur temps, ne saurait être ignorée: elle exige une réponse de la part de tous ceux qui croient à une commune humanité.

Le moment est venu de boycotter l’Etat apartheid d’Israël, de désinvestir, et d’imposer des sanctions jusqu’à ce qu’il se mette en conformité avec les lois internationales. Comme les noirs de l’Afrique du Sud, les Palestiniens méritent la liberté, la justice et l’égalité.

Haidar Eid -

13.09.22

Source: Agence Medias Palestine