Source: Externe

L’armée israélienne impose un siège draconien à Sheikh Jarrah et attaque de nombreux Palestiniens et militants

 

Jeudi soir, des soldats et des policiers israéliens ont imposé un siège strict au quartier de Sheikh Jarrah, dans la capitale occupée, Jérusalem, en Cisjordanie, avant d’attaquer de nombreuses familles et des militants de la solidarité.

Selon des sources médiatiques, les soldats ont encerclé le quartier et empêché les Palestiniens d’y entrer ou d’en sortir. Par contre, ils ont autorisé des groupes de colons fanatiques à l’envahir et à mener leur marche provocatrice appelant à l’expulsion des Palestiniens.

Les sources ont ajouté que la police et les soldats ont agressé les Palestiniens et les militants de la solidarité et ont empêché les médecins d’entrer dans la zone pour apporter les soins nécessaires aux blessés.

Les soldats ont installé des barrières métalliques, notamment près de la maison de la famille Salem, qui risque d’être expulsée de force de sa maison située dans la partie ouest du quartier pour que des colons puissent l’occuper.

Des dizaines de familles du quartier risquent d’être déplacées de leurs maisons en raison des activités coloniales d’Israël et sont constamment soumises à des attaques et à de graves violations par les soldats et les colons.

Sheikh Jarrah reste la cible d’une escalade dangereuse des politiques israéliennes visant à démolir des maisons et à déplacer au moins 75 familles palestiniennes de leurs foyers dans le quartier pour les remplacer par des colons.

Source: Externe

Dimanche, dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem, les habitants de Jérusalem sont accourus pour protéger le quartier des attaques des colons contre ses résidents et ses biens, et ont refusé les actions d’un député extrémiste de la Knesset, Itamar Ben Gvir, qui a installé son bureau au centre du quartier, sous la protection des forces d’occupation.

À 10h30 du matin, Ben Gvir a surgi dans la “partie ouest du quartier de Sheikh Jarrah” et s’est dirigé vers une table installée sous une tente dressée au milieu du terrain de la famille Salem – qui est menacée d’expulsion - pour annoncer le début de ses activités parlementaires depuis le quartier, à la lumière de ce qu’il a décrit comme “l’échec de la police à protéger les colons dans le quartier, avec l’incendie fréquent de leurs véhicules, et récemment l’incendie d’une maison”, selon ses dires.

L’extrémiste Baruch Marzel était également présent sous la tente de Ben Gvir (photo ci-dessous) ainsi que le maire adjoint, Arieh King, et des dizaines de colons qui ont exécuté des prières et des danses et accroché des bannières et des drapeaux.

Les colons ont attaqué des habitants de Jérusalem et des membres de la famille Salem, en les giflant et en les frappant avec des chaises, ainsi que des jets de gaz poivré. Les forces ont pris d’assaut la zone et ont forcé la famille Salem à rentrer chez elle, puis ont arrêté leur fils Khalil, bien qu’il ait souffert de suffocation due au gaz poivré.

Au fil des heures, la scène de l’attaque contre les membres de la famille Salem et les Jérusalémites du quartier s’est répétée, puis les forces ont fermé la rue menant à la maison de la famille Salem – où se trouve le bureau Ben Gvir – ont érigé des barrières métalliques à cet endroit et ont fermé la rue principale menant à la rue n°1, tout en empêchant les Jérusalémites d’atteindre la partie ouest du quartier de Sheikh Jarrah.

Source: Externe

Ils ont assuré la protection des colons qui se promenaient dans le quartier et qui dansaient en cercles et chantaient.

Les forces d’occupation ont attaqué les habitants de Jérusalem qui tentaient de hisser le drapeau palestinien, y compris les membres de la famille Sa’ou qui ont “hissé le drapeau sur les marches de leur maison”. Elles ont également agressé le militant Muhammad Abu al-Hummus, ainsi qu’un autre jeune homme, et ont en contrepartie permis aux colons de hisser et d’accrocher les drapeaux israéliens dans le quartier.

Les colons ont délibérément allumé les haut-parleurs pour déformer le son du Noble Coran dans le quartier.

Pour disperser les jeunes et empêcher les gens de s’asseoir devant leurs maisons, les forces d’occupation ont projeté des eaux usées, lancé des bombes sonores et des balles en caoutchouc, et des équipes de cavalerie ont pris les rues d’assaut.

Les forces spéciales d’Al-Yamam ont également pris d’assaut une maison du quartier, sous prétexte que “des pétards étaient lancés de l’intérieur”.

Arrestations

Les forces d’occupation ont procédé à des arrestations dans le quartier de Sheikh Jarrah. L’avocat du Centre d’information de Wadi Hilweh, Firas Al-Jabrini, a expliqué que les forces ont arrêté: Ahmed Omran Okkeh, Abdullah Dabash, Muhammad Atef Marzouk, Ahed Shweiki, Qusai Ja’afra, Saif Halasa, Arafat Burqan, et Malik Al-Tawil.

Le centre a également appris de sources locales que les forces ont arrêté 3 autres jeunes hommes et les ont envoyés en interrogatoire.

Source: Externe

Blessures

Le Croissant-Rouge palestinien a indiqué que ses équipes ont traité 31 blessés dans le quartier, dont 6 blessés par agression, 4 blessés à la tête, un blessé par grenade assourdissante à la tête, des contusions sur le corps, 4 par balles en caoutchouc, un enfant blessé par une grenade assourdissante, et 3 blessés par gaz poivré.

Le Croissant-Rouge a ajouté que 6 blessés ont été transférés à l’hôpital pour y être soignés. L’hôpital Al-Hilal a expliqué que parmi les blessés se trouvaient 3 ambulanciers, un journaliste et 2 militants de la solidarité étrangère.

Rédactions IMEMC & Wadi Hilweh Information Center -

18.02.22

Source: ISM