Source: Externe

Certes Neymar sait enchaîner les dribbles et prendre ses adversaires de court, mais ne peut mépriser les droits fondamentaux et légitimes d’un peuple qui se débat debout dans ses chaînes depuis bientôt un siècle

 

Le football est beaucoup plus sérieux que l’on pense.

Marqueur socio-culturel et politique incontournable, il suffit de venir en effet dans un stade ou suivre un matche de football pour appréhender notre monde. Pour mieux saisir ses tenants et ses aboutissants. 

En France, par exemple, la vague qui a porté Marine Le Pen et son parti au second tours de l’élection présidentielle a commencé d’abord par exclure Karim Benzema, meilleur attaquant français, de la Sélection naturelle de Deschamps. 

C’est que ce sport populaire par excellence est intrinsèquement lié à la société dans laquelle il se pratique.

Or, le pas entre 'populaire' et 'populiste' n’a pas tenu longtemps face au redoutable jeu des jambes de Neymar qui s’est emmêlé les pinceaux, décevant ainsi ses innombrables admirateurs dans le vaste monde du ballon rond. 

C’est qu’en allant en Israël, célébrer l’occupation et l’humiliation d’un peuple meurtri, avec les figures les plus honnies du fascisme contemporain, le génie brésilien a clairement foulé au pied les principes sportifs de justice et de respect de la loi. 

Cette passe irrégulière en faveur de Netanyahu et son régime criminel sera fortement sanctionné par un irrévocable carton rouge de la part de tous ces millions de pratiquants de ce sport, y compris notamment les supporteurs du PSG et même de la Selecao. 

Certes Neymar sait enchaîner les dribbles et prendre ses adversaires de court, grâce à sa vivacité d’esprit et la légèreté de ses pas, mais on ne peut ainsi impunément mépriser les droits fondamentaux et légitimes d’un peuple qui se débat debout dans ses chaînes depuis bientôt un siècle.

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N’a t-il jamais entendu les cris des enfants palestiniens massacrés par la redoutable et barbare machine de guerre israélienne? 

N’a t-il jamais entendu les pleurs et les lamentations de ces mères palestiniennes qui portent dans leurs linceuls leurs enfants bombardés au phosphore blanc ? 

Eh bien, ces cris, ces pleurs et ces lamentations viendront à ses oreilles au Parc des Princes durant ses futurs matches avec le PSG. Qui, lui, a en tant qu’équipe sportive l’obligation de se démarquer aujourd’hui au nom justement du sport et de ses valeurs de cette escapade malheureuse en faveur du fascisme, de l’illégalité internationale et surtout une consécration du mépris d’un peuple en lutte pour ses droits. 

Cide -

06.04.19

Source: Alterinfo