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« La revanche d’octobre » est le nom de riposte de la résistance palestinienne, plus précisément des Brigades Al-Quds, branche armée du Mouvement du Jihad islamique en Palestine, aux crimes de l’armée sioniste lors de la Marche du retour du vendredi 26/10 «Gaza résiste et ne s’agenouille pas».
Des rafales de missiles envoyées sur les colonies du pourtour de Gaza, pour faire comprendre aux sionistes que le sang palestinien n’est pas vain, que les crimes ne peuvent rester impunis, que l’équation voulue par les sionistes (silence contre crimes et sang) ne peut être instaurée alors que la résistance armée peut riposter, et pour confirmer l’équation instaurée par la résistance: «Bombardements contre bombardements, sang contre sang».
Car la résistance populaire et pacifique des Marches du retour ne signifie nullement l’abandon de la résistance armée, celle-ci protège celles-là.
Après «La revanche d’octobre», les sionistes bombardent, sans faire de victimes, détruisent un immeuble et touchent un des principaux hôpitaux de la bande de Gaza.
Mais au-delà des bombardements, c’est la propagande sioniste, relayée par la presse internationale et arabe, qu’il faut démasquer: celle qui prétend que le Mouvement du Jihad islamique agit sur les ordres de l’Iran.
Comme si les Palestiniens sont incapables de résister et qu’ils ont besoin d’ordres, alors que leur propre vie et leur propre terre sont quotidiennement volés par les sionistes. 
Cette propagande sioniste bien rôdée, déforme sciemment les événements qui se déroulent depuis plus de 7 mois dans la bande de Gaza, soit « les Marches du Grand Retour », et diffuse tous les mensonges possibles pour que l’armée d’occupation puisse tuer sans être inquiétée.
Mais la patience du peuple palestinien est grande, son abnégation inégalée, et la justesse de sa cause et de sa lutte le rend encore plus déterminé que jamais.
C’est pourquoi il poursuivra les Marches du retour jusqu’à la réalisation des objectifs qu’il s’est fixés, dans l’immédiat et dans l’avenir proche: la levée incondionnelle du blocus contre la bande de Gaza et l’anéantissement du plan américano-sioniste de liquidation de la cause palestinienne, en attendant la libération et le retour au pays.
Au fur et à mesure que les Marches du retour se poursuivent, les divisions au sein du gouvernement sioniste s’accentuent: certains membres jugent qu’il est temps d’en finir et de lancer une offensive «finale» contre la bande de Gaza, pendant que l’armée et ses dirigeants estiment qu’une telle offensive serait une aventure vers l’inconnu. Car la résistance palestinienne a développé ses armes et ses missiles et pourrait atteindre des villes (colonies) sionistes importantes, comme Tel-Aviv.
L’armée sioniste n’est pas prête pour une offensive, elle préfère tuer et même lancer une vague d’assassinats des dirigeants de la résistance, jugeant qu’une guerre ne servirait à rien si elle ne se termine pas par l’éradication de la résistance, ce qui semble impossible. 
Cependant, le développement des Marches du retour, leur permanence et leur extension vers d’autres régions de la Palestine inquiètent les dirigeants sionistes. Ils ont fait appel à la «communauté internationale» pour négocier avec les dirigeants de Gaza (Hamas en premier lieu) une accalmie en contrepartie de facilités humanitaires.
Ce qui a été refusé par les Marches du retour qui réclament la fin du blocus, et non des miettes, car la bande de Gaza réclame la liberté et la dignité.
Les effets du blocus criminel qui dure depuis 12 ans, les sanctions instaurées par le président palestinien Mahmoud Abbas contre la population de la bande de Gaza, et les crises financières de l’UNRWA qui suppriment les postes par milliers, se sont ajoutés les uns aux autres pour créer une situation explosive que les dirigeants sionistes et la communauté internationale souhaitent éviter.
Ils ont tout simplement pensé qu’un peu de pain supplémentaire pourrait satisfaire une population vivant sous blocus depuis 12 ans.

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Ils ne connaissent pas la population de Gaza, ni son histoire résistante, ni son sens de la dignité.
Ce n’est pas par hasard si l’armée sioniste a quitté ce territoire en 2005, si les organisations de la résistance ont pu se développer et développer leurs armements, si les Marches du retour rassemblent toutes les semaines des dizaines de milliers de Palestiniens, malgré la situation catastrophique dans les hôpitaux, malgré les guerres criminelles lancées par l’occupant au cours de ces dix dernières années, guerres qu’il n’a pas pu remporter, mais où il a massacré et décimé des familles entières. 
La bande de Gaza reste un défi à la face de l’occupant et du « monde libre » qui le soutient, et les marches du retour sont le défi à la face du monde entier, car leur permanence risque d’embraser toutes les régions de la Palestine, puis tout autour de la Palestine.
C’est le souhait des jeunes révolutionnaires qui participent sans hésiter à ce grand mouvement populaire de libération.
Cirépal Palestine -
31.10.18
Source: Cirépal