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Un rapport juridique sur les conséquences du blocus à Gaza

 

 

Un rapport publié par le centre « Himaya (protection) pour les droits de l’homme » donne, en chiffres, la situation difficile de la population de la bande de Gaza, situation causée par le blocus hermétique imposé par l'occupant sioniste depuis plus de onze ans !

Le rapport parle du blocus et de ses conséquences désastreuses durant l’année 2017 qui vient de s’achever.

Le rapport de Himaya confirme que la catastrophe humanitaire qui frappe la bande de Gaza s’est aggravée durant l’année 2017.

L’économie est tombée à un niveau sans précédent. La pauvreté s’est élevée à plus de 65%, le chômage à 50%, niveau de chômage le plus élevé depuis dix-neuf ans.

Sanctions collectives

En plus du blocus sioniste, les mesures de l’autorité de Ramallah ont participé à cet état de délabrement général.

Et puis le point de passage de Rafah a été très peu ouvert en 2017 : les autorités égyptiennes ne l’ont ouvert que 21 jours. Et les forces de l’occupation sioniste interdisent toujours l’entrée de beaucoup de produits dans la bande de Gaza.

Le rapport parle aussi de la crise de l’électricité. La plupart du temps, il n’y en a eu que 4 heures par jour (parfois même, seulement 2h).

La crise sanitaire

Quant au domaine de la santé, durant l’année passée, le manque de médicaments s’est aggravé.

Plus de 184 sortes de médicaments ont totalement disparu, des médicaments vitaux, concernant le cancer par exemple.

Puis, les forces de l’occupation sioniste continuent à n’accorder qu’avec parcimonie des autorisations aux malades ayant besoin d’aller chercher des soins à l’étranger. 40% des demandes ont été refusées.

Et l’eau de Gaza connaît un recul important, surtout en qualité.

L’eau souterraine est salée et très polluée à un niveau évalué à 97% de pollution.

La mer de la bande de Gaza pourrait bientôt se transformer en marée d’eaux usagées.

La mer est elle aussi polluée à 73% ; bientôt, on ne pourra même plus s'y baigner.

La construction en recul

Le blocus a vitalement affecté la reconstruction dans la bande de Gaza, après la guerre agressive de 2014.

Cette guerre avait totalement détruit quelque 11000 unités résidentielles. Seulement 5528 unités ont été reconstruites, sans parler des maisons détruites partiellement.

Et dans le domaine de la pêche, beaucoup se sont retrouvés sans emploi ; ils survivent uniquement grâce aux aides sociales.

La production de poissons a baissé de 4000 à 1800 tonnes. La distance de pêche est réduite à six miles seulement.

Catastrophes humaines

La bande de Gaza va de mal en pis, dans TOUS les domaines.

Le blocus de Gaza est une sanction collective, interdite par le droit international et venant à l’encontre de la quatrième convention de Genève de 1949.

Le rapport appelle :

- les forces de l’occupation sioniste à mettre un terme au blocus de Gaza;

- les autorités égyptiennes à ouvrir le point de passage de Rafah;

- l’autorité palestinien à arrêter ses mesures abusives contre Gaza;

- le gouvernement palestinien à assumer ses responsabilités : traiter toutes les crises, et unifier le système administratif entre les deux parties de la patrie, la bande de Gaza et la Cisjordanie.

17.01.18

Source: french.palinfo.com