Alerte ! Attaque par l’armée israélienne du Théâtre de la Liberté à Jénine !

Un appel au secours vient d’être lancé ce mercredi matin par les animateurs du Théâtre de la Liberté à Jénine qui sont attaqués par l’armée israélienne venue les arrêter et détruire ce symbole de la résistance palestinienne. Après s’être débarrassé de son directeur Juliano Meir Khami, lâchement assassiné, il y a quelques mois, le gouvernement israélien veut faire table rase de ces militants qui soutiennent le moral des jeunes de Jénine par leurs activités théâtrales. Quand Israël entend le mot culture, il sort son révolver.

 

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Les enfants d’Arna

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Quand ? Vendredi 5 Aout 2011

             De 19h00 à 22h00

        Ou ?                            

La projection du film est suivie d’une table ronde entre les participants.

La capacité est de 25 personnes Max, 

Les places sont limitées donc il faut réserver d’avance au 0476/84.19.69 et/ou info.egalite@gmail.com )

Prix : 2 Euro

Les enfants d’Arna

Juliano Mer Khamis
arabe, hébreu et anglais sous-titres français

Kamikazes, résistants, terroristes,... Youssef a commis un attentat-suicide en 2001. Ashraf a été abattu par l’armée israélienne en 2002. Alla commandait un groupe de combattants résistants jusqu’à sa mort, en 2003. Enfants, ils étaient les acteurs prometteurs de la troupe théâtrale que Juliano Mer Khamis, le réalisateur, avait fondée avec sa mère Arna dans les années 1980, dans le camp de réfugiés de Jenine. Il avait alors tourné les répétitions et les représentations. Il est retourné à Jenine en avril 2002, pour comprendre ce qu’étaient devenus les enfants qu’il y avait connus.

le metteur en scène Juliano Mer-Khamis assassiné à Jénine

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Nous apprenons l’assassinat d’un militant et artiste admirable, Juliano Mer-Khamis, de père palestinien et de mère israélienne, avait fait le choix de s’installer à jénine et d’y ouvrir le Théâtre de la Liberté, pour suivre l’exemple de sa mère Arna qui avait consacré les dernières années de sa vie aux enfants du camp de réfugiés de Jénine. A qui profite ce crime ? Ci-dessous l’hommage qui lui est rendu sur le blog du monde et une très belle lettre qu’il avait adressée à son ami Azmi Bishara.

"Il s’appelait Juliano Mer-Khamis et nourrissait un dessein déraisonnable et inconvenant : rapprocher les peuples israélien et palestinien. Son projet n’avait rien de la mièvrerie des rencontres sportives organisées à des centaines de kilomètres du théâtre des opérations. C’est au contraire dans le camp de réfugiés de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, ancien “bastion du terrorisme” selon la terminologie israélienne du début de la deuxième intifada, que cet Israélien volontiers provocateur avait décidé de porter le fer de convictions héritées d’un couple de parents communistes eux-mêmes sangs mêlés (Arna Mer et Saliba Khamis).

Contre vents et marées, il y avait défendu le théâtre ouvert en 1989, en pleine première intifada, par sa mère et rasé au cours de la seconde après l’assaut donné en avril 2002 au lieu où s’étaient retranchés des miliciens palestiniens. Selon l’AFP, ce militant a été assassiné lundi 4 avril dans ce même camp de Jénine par un groupe d’hommes armés.

Acteur et réalisateur, Juliano Mer-Khamis avait consacrée à l’oeuvre de sa mère emporté en 1995 par un cancer, un documentaire extraordinaire : Les enfants d’Arna (voir un extrait ci-dessous). Sans nul doute le meilleur film pour comprendre la seconde intifada.

Source : http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/2011/04/04/un-symbole-israelo-palestinien-assassine-a-jenine/

Lettre de Juliano Mer Khamis à Azmi Bishara, poursuivi par la "justice" israélienne.

"Azmi, mon frère

Tu as eu le bon sens de voir ce qui se préparait - les forces de sécurité avec le système judiciaire d’Israël ont décidé de prendre des mesures contre ce qu’ils appellent la « menace stratégique » des Palestiniens citoyens d’Israël, et de se débarrasser de leurs dirigeants. Ils veulent que nous revenions aux jours de la loi martiale - à la peur, aux permis, aux noires cellules des forces de sécurité, à l’époque où seuls les collaborateurs pouvaient réclamer au moins quelques-uns de leurs droits.

A l’intérieur des frontières de 1967, Israël n’employait pas encore les méthodes qu’il utilise actuellement dans les territoires occupés. Il n’exécutait pas les gens sans procès, ne tolérait pas les arrestations massives, ne causait pas la famine ni ne détruisait les infrastructures. Aujourd’hui, en tant que « seule démocratie du Moyen-Orient », Israël prétend fonctionner par des moyens justes et légaux.

Mais « la loi » est faite par les forces de sécurité et la police, les conseillers judiciaires du gouvernement et le système judiciaire sont ses employés à plein-temps. Ta condamnation était décidée bien avant que ne soient prononcées les accusations contre toi et tu n’as aucun moyen de prouver ton innocence devant ces criminels de guerre. Ils parlent un langage différent du nôtre - à leurs yeux celui qui est contre la guerre et aspire à la coexistence pacifique de deux nations est considéré comme un criminel et persécuté. Tu ne peux pas conduire une lutte politique depuis la barre des témoins. Ils ne te permettront pas de déclarer que tu te bats pour les deux nations. Dans les tribunaux de la police d’Etat, ils te mettront une corde autour du cou.

La terrible défaite qu’a infligée la résistance libanaise à l’armée israélienne les rend fous. En face d’une organisation vaincue et cruelle, nous devons agir sagement, avec intelligence. Après tout, il est plus sage pour un combattant de la liberté qui est isolé par une unité militaire de se retirer, ou d’échapper, pour attendre un moment plus favorable pour retourner le feu - et je ne parle pas d’échange de tirs mais du « feu » de la pensée et des écrits.

Azmi, mon frère - ILS ONT PEUR. Les commandants sont terrifiés et leurs soldats ont peur. Je les rencontre souvent dans le camp de réfugiés de Jénine où ils tirent sur les enfants qui jettent un coup d’œil depuis les étages supérieurs ou du coin d’une rue.

Apparemment, tu représentes une « menace stratégique » pour l’ « Etat Juif ». Il semble que ta vision d’un « Etat pour tous ses citoyens » est une menace pour l’existence d’Israël, un pays qui a été créé par la force, qui a imposé à une autre nation contrôle et discrimination. Les idées d’égalité ou de coexistence que représente le parti Balad privent le gouvernement d’Israël des principaux éléments idéologiques qu’il utilise pour justifier son existence - pouvoir, despotisme, ségrégation, racisme, barrières et clôtures.

Azmi, mon frère, tu n’as pas fui !

Tu as utilisé habilement les circonstances et réussi à échapper au peloton d’exécution que préparait pour toi le « système judiciaire ». En combattant aguerri, tu as échappé aux balles des forces de sécurité et tu t’es caché. Que ce soit dans les grottes de Galilée, du Qatar, de Dubaï ou du Caire, peu importe.

Beaucoup te conseilleront vivement de revenir. Beaucoup se réjouiraient de te voir pourrir dans les geôles de la police d’Etat. D’autres te sacrifieraient volontiers - ton courage dissimulant leur impuissance et leur peur. Toutes sortes de calomniateurs vont pousser comme des champignons après la pluie, et proclamer que les dirigeants n’abandonnent pas leurs troupes. Ils diront de toi que tu es un lâche et bien d’autres choses. Ignore tous ces appels au « courage et sacrifice ». N’écoute pas tes opposants politiques qui vont demander qu’on te pende haut et court sur la place de la ville. Continue ta lutte du dehors, comme tant d’autres personnes illustres. Qu’est-ce que l’exil sinon un sacrifice !

Sois sûr que le jour viendra où tu pourras revenir, porté sur les épaules de tes camarades.

Nous avons toujours exalté l’exemple des combattants de la liberté qui ont réussi à échapper aux cachots des forces de sécurité. Nous nous réjouissons lorsque les guérilleros sont libérés de leur prison par leurs camarades. Nous applaudissons à tes victoires qui révèlent la vraie face de ce gouvernement de marionnettes. Tu n’as pas échappé à l’arrestation. Tu as évité d’être exécuté sans jugement - « exécution ciblée » dans le jargon local. Sois béni pour cela !

Bien à toi,

Juliano Mer Khamis

(Traduit par Jean-Claude PONSIN)

CAPJPO-EuroPalestine

 

  • Juliano Mer-Khamis, directeur du « Théâtre de la Liberté » assassiné à Jénine

4 avril 2011 par Schlomo

 

Ils ont tué Juliano !
Il n’y a pas de morts plus importants que d’autres. En Palestine, chaque jour un homme, une femme, un enfant est assassiné directement ou indirectement par les sionistes.
Juliano Meïr Khamis était l’un des trois fils d’Arna Meïr et de Saliba Khamis. Elle, ancienne militante sioniste devenue anarchiste lorsqu’elle découvrit ce qu’était vraiment le sionisme, lui dirigeant du Haddash le parti communiste israélien. A 18 ans, les garçons ont du « choisir » s’ils étaient Juifs ou Arabes car pour les infâmes autorités sionistes  il n’est pas possible d’être arabe de religion juive.
J’ai connu Juliano, avec Spartak et Abit aux côtés de Arna, alors qu’elle ouvrait les écoles à domicile dans le camp de réfugiés de Jénine, les bibliothèques dans le camp, qu’elle développait les fêtes et le théâtre pour que les enfants oublient un moment l’horreur de l’occupation.
Puis lorsque le cancer a rongé Arna, Juliano l’a accompagné pour dire au revoir au Camp et à Jénine. Puis il a repris, construit, développé ce qu’elle avait ébauché, le théâtre !
Juliano, fils d’Arna et de Saliba était la Palestine dans ce qu’elle aura un jour de meilleur ; le produit de l’amour et de la lutte, de l’art et de la résistance. 

 

J’ai de la peine pour sa compagne, à ses frères à ses amis, à la population de Jénine et en particulier du camp de réfugiés et de la colère !
Que soient maudits ceux qui directement ou indirectement l’ont assassiné !
Et que nul ne se laisse tromper lorsque les trompettes de la désinformation vont se mettre à sonner, ce sont les ennemis du peuple palestinien qui ont exécuté le fils d’Arna  !

 

 

Juliano Mer-Khamis, directeur du « Théâtre de la Liberté »
assassiné à Jénine
Lundi, 04 avril 2011
Juliano Mer-Khamis, le directeur israélo-palestinien d’un théâtre à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, a été assassiné lundi après-midi par des hommes armés dans le camp de réfugiés de la ville, a-t-on appris de sources policière et médicales.
Un groupe de tireurs non identifiés a ouvert le feu dans l’après-midi sur la voiture de Juliano Mer-Khamis, comédien et militant très connu en Israël, qui se revendiquait à la fois « juif et palestinien », le touchant de cinq balles, a précisé le chef de la police de Jénine, Mohammad Tayim.
(…)

LUNDI 4 AVRIL 2011

Juliano Mer-Khamis a été assassiné aujourd'hui à Jénine (vidéo)

 
 
Palestinien, cinéaste de génie, acteur et activiste politique Juliano Mer-Khamis, 53 ans, a été abattu lundi dans le camp de réfugiés de Jénine en Cisjordanie.
Selon le chef police de Jénine, Mohammed Tayyim, Mer-Khamis a été abattu de cinq balles par des militants palestiniens, mais que la police enquête toujours sur les circonstances de cet assassinat. Gilad Atzmon attends pour en savoir plus sur l'incident tragique, comme nous le savons, les FDI ont des unités spéciales qui opèrent déguisés en militants Palestiniens.
Mer-Khamis était bien connu comme acteur pour son film et ses rôles aux théâtres, à la fois en Israël et à l'étranger, et comme activiste politique, aussi.
Mer-Khamis était affilié avec le théâtre local à Jénine, établi par sa mère dans les années 1980. En 2006, Mer-Khamis a ouvert le Théâtre Liberté à Jénine, avec Zakariya Zubeidi, l'ancien chef militaire des Brigades Al-Aqsa Martyrs dans cette ville de Cisjordanie.
Sa mère Mer-Khamis, Arna Mer, était une activiste juive israélienne pour les droits des Palestiniens. Son père, Saliba Khamis était Palestinien. Mer-Khamis est né et a grandi à Nazareth.
Source Gilad Atzmon