FREE PALESTINE

Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.

06 juillet 2009

Exemple pratique d'action citoyenne

Exemple pratique d'action citoyenne

N'achetez pas de grosses dattes !
Elles proviennent presque toutes de sociétés israéliennes.
Les bénéfices d'exportation de ces dattes aident à financer l'occupation de la Palestine.
L'État d'Israël a massacré à Gaza plus de 1400 Palestiniens en janvier 2009, dont un grand nombre d'enfants.
Acheter ces dattes, c'est soutenir ces pratiques meurtrières.
SVP, n'oubliez pas GAZA 2009 !

Venez vous joindre à nous dans le travail de sensibilisation des citoyens: venez nous rejoindre pour la distribution de tracts à la population belge.

ACTIONS DATTES ÉTÉ 2009

JOUR / OÙ / HEURE / LIEU DE RENCONTRE

dim 5/7 Marché Midi 10h café Avenida, coin Bld Lemonnier-Midi
dim 5/7 Marché Abattoirs 12h Metro Clémenceau

ven 10/7 Marché Schaarbeek 11h coin Av. Rogier-rue Royale St Marie

sam 11/7 Rue de Brabant 16h Place Liedts – arrêt du tram

dim 12/7 Marché Midi 10h café Avenida, coin Bld Lemonnier-Midi
dim 12/7 Marché abattoirs 12h Métro Clémenceau

jeu 16/7 Marché matinal 05h Station d'essence Quai des Usines
Grossistes fruits secs 08h coin Bld Dixmude-Ypres

lun 20/7 Chée de Gand 16h coin canal-chée de Gand

Du 15/8 au 21/8 Marchés : chq jour de la semaine un autre marché

Portez le T-SHIRT “BOYCOTT ISRAEL – PALESTINE VIVRA” : ceux qui ne l'ont pas peuvent l'acheter le jour de l'action (stock chez Dominique)



BOYCOTTEZ LES PRODUITS EN PROVENANCE D'ISRAEL : LA PALESTINE VIVRA !

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Boycott des dattes israéliennes : nos amis belges montrent la voie

Nos amis de la Coordination Boycott Israël en Belgique viennent de mener une action importante de sensibilisation des commerçants et de la population de Bruxelles concernant le boycott des dattes israéliennes. Voir texte et photos de l’action.

"Jeudi 25 juin nous avons mené pour la deuxième fois une action devant l’entrée du marché matinal à Bruxelles : là se trouvent les importateurs de dattes. Entre 5 et 7 heures du matin, une vingtaine de militants en T-shirts verts ont distribué des tracts ("n’achetez pas les grosses dattes") en quatre langues à tous les commerçants qui entraient le site.

Après quelques minutes le service de sécurité est intervenu et a appelé la police qui voulait nous interdire de distribuer les tracts parce que c’était sur un site privé...mais après négociation on a pu continuer...

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Puis, nous sommes allés rendre visiste, entre 8h et 10h, à une dizaine de grossistes spécialisés en fruits secs, et voir s’ils vendaient des dattes israëliennes.

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Certains ne vendent pas de dattes israëliennes et d’autres étaient prêts à tenir compte de notre demande de ne plus distribuer ces dattes...nous allons faire un suivi dans les semaines qui viennent.

Enfin, nous avons distribué les tracts aux clients du marché de Molenbeek, un quartier très mixte de Bruxelles.

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On prépare encore une dernière visite des grossistes, début août, quelques jours avant le début du ramadan.

Entretemps on va distribuer les 40.000 tracts aux marchés, à la sortie de mosquées et dans les quartiers populaires."

Meilleures salutations.

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5 mauvaises raisons de s'opposer au gel des colonies

5 mauvaises raisons de s'opposer au gel des colonies
Hagit Ofran - Lara Friedman

5 « mauvaises raisons de s'opposer au gel de la colonisation » avec le discours des partisans de la colonisation qui les accompagnent. Encore une fois, un rapport clinique qui déconstruit les arguments fallacieux de la droite colonisatrice. NdT

Shalom Arshav, juin 2009

http://www.peacenow.org.il/site/en/...

Le gel de la colonisation est bon pour Israël et bon pour la paix. Les colonies sont mauvaises pour Israël. Elles constituent un fardeau pour les services de sécurité israéliens. Elles créent des frictions entre Israéliens et Palestiniens. Elles drainent les ressources financières d’Israël. Elles créent une fausse impression selon laquelle les Israéliens ne sont pas intéressés par une solution à deux Etats. Comme nous l’avons écrit précédemment, un gel des colonies est aussi tout à fait faisable. Un gel, ou un arrêt, ou un moratoire (peu importe comment on le nomme) est entièrement une question de volonté politique de la part des décisionnaires israéliens. Il s’agit également ici de rappeler à l’ordre tous ceux qui invoquent de faux prétextes pour dire non, et d’affirmer clairement : vos arguments ne valent rien.

Faux prétexte n° 1 : la « croissance naturelle ».

"Les colons, comme tout le monde, ont le droit de faire des enfants. Les enfants des colons, comme tous les enfants du monde, grandissent et ont le droit de fonder des familles et des foyers à eux. Le fait d’exiger l’arrêt des constructions dans les colonies viole ces droits universels."

Alors que la « croissance naturelle » n’a aucune définition officielle, cette notion est utilisée, dans le contexte des colons, pour désigner une croissance de la population due aux naissances, à opposer à une croissance due à l’immigration depuis Israël ou depuis d’autres endroits. Mais en termes de chiffres (d’après les statistiques officielles israéliennes) qui prennent en compte les décès et les gens qui quittent les colonies, les naissantes à l’intérieur des colonies représentent environ 60% de la croissance annuelle de la population dans les colonies, 40% représente une immigration venue d’Israël ou de l’étranger. Ainsi, il est clair que la croissance de la population dans les colonies n’est pas simplement une affaire de naissances. Peut-être est-ce la raison pour laquelle certains, qui invoquent ce prétexte, ont inclus dans cette « croissance naturelle » d’autres manières qu’ont les familles de grandir, depuis des épouses jusqu’à des personnes âgées qui s’installent dans les colonies. Quelle que soit la définition que les gens veulent utiliser, le fait est que la « croissance naturelle » n’est pas un argument légitime contre un gel complet de la construction dans les colonies. Oui, les colons, comme c’est le cas partout dans le monde, ont le droit de faire des bébés, et oui, leurs enfants ont le droit de grandir et de fonder des familles. Mais nulle part dans le monde (ni New York, ni à Paris, ni à Tel Aviv) les gens n’ont un droit inaliénable d’habiter exactement là où ils veulent - dans une maison de la taille qu’ils veulent, dans le quartier qu’ils veulent - sans tenir compte de facteurs comme le marché de l’immobilier, la situation politique ou économique, ou toute autre considération qui puissent entre en jeu (y compris, en l’espèce, des considérations touchant à la propriété de la terre). En Israël comme dans d’autres pays, les gens ont régulièrement à prendre des décisions difficiles sur l’endroit où habiter, les grandes villes comme Tel Aviv et Jérusalem étant très peuplées et l’offre de logements abordables y étant rare. De plus, le plan national israélien n° 35 fixe une limite au nombre de logements dans chaque localité, ce nombre étant affecté par diverses considérations de planification. Certaines de ces localités, en particulier les communautés rurales, ont dépassé cette limite. En conséquence, à moins et jusqu’à ce qu’un autre plan soit approuvé, les enfants nés dans ces localités n’ont pas la possibilité d’y vivre, chez eux, en tant qu’adultes. Les colons ont le droit d’avoir des enfants et de faire venir chez eux leurs parents ou leurs grands-parents. Lorsque les enfants des colons grandissent, ils ont le droit de fonder des familles et d’avoir des enfants à eux. Mais dans tous ces cas, dans les colonies comme partout dans le monde, les colons doivent faire comme tout le monde et adapter leurs besoins au marché de l’immobilier, affecté non seulement par la demande, mais aussi par nombre d’autres variables dont, en l’espèce, le fait que les colons ont choisi, volontairement et en connaissance de cause, de faire leur vie sur une terre sujette à un débat politique de proportion mondiale.

Faux prétexte n° 2 : les « blocs de colonies »

"Tout le monde sait que les « blocs de colonies » vont faire partie d’Israël, quel que soit l’accord conclu. Cela étant posé, il est illogique d’exiger l’arrêt de la construction dans ces zones "

Un « bloc de colonies » est un terme non officiel, sans définition juridique ni statut, que le droit auquel il est fait référence soit israélien ou international. De manière générale, il désigne des zones où des colonies, relativement proches les unes des autres, ont été établies en groupes assez près de la ligne Verte. Dans le contexte politique, actuel, ce terme désigne des groupes de colonies qui, selon certains Israéliens, resteront en Israël, quel que soit l’accord conclu. Tout au long de l’histoire de la colonisation israélienne en Cisjordanie, Israël a laissé ces blocs sans définition, permettant ainsi à leurs limites municipales informelles de s’étendre année après année. La construction qui s’y est déroulée s’est densifiée systématiquement et s’est étendue pour comprendre des colonies et des terres situées à des distances de plus en plus éloignées de leur centre. Ces blocs et les colonies qu’ils contiennent ne sont pas reconnus par les Palestiniens ni par la communauté internationale comme ayant un statut particulier au regard d’autres colonies, ni aujourd’hui ni en termes d’un futur accord de paix.

De plus, certains de ces « blocs » comprennent ce que même Israël reconnaît comme des terres palestiniennes privées. A ce jour, la meilleure indication de la définition par Israël de ces « blocs » est le tracé de la barrière de sécurité - ce qui signifie que les Israéliens considèrent que ce qui se trouve du côté israélien de la barrière fait partie des « blocs », alors que ce qui se trouve du côté palestinien ne l’est pas. Mais cette définition ne tient pas compte du fait que le tracé de la barrière a été « charcuté » afin d’inclure le plus grand nombre possible de colonies et de terres adjacentes. Résultat : si les zones construites des colonies du côté « israélien » de la barrière représentent environ 3 650 km2, la superficie totale des terres de Cisjordanie annexées de facto par la barrière est de 74 000 km2 environ, soit à peu près 20 fois la taille de la zone construite dans ces colonies. Ainsi, alors que certains souhaitent représenter ces « blocs » comme quelque chose qui n’est pas sujet à controverses, la réalité sur le terrain raconte une histoire entièrement différente.

Par exemple : dans le cas du « bloc de Ma’aleh Adoumim (est de Jérusalem), le tracé de la barrière s’empare de terres qui représentent plusieurs fois la taille de Ma’aleh Adoumim, y compris la zone destinée à la méga colonie E1, colonie dont la construction a été reconnue par les administrations américaines successives comme étant potentiellement fatale à la solution à deux Etats. Dans le cas du « bloc de Givat Ze’ev » (nord de Jérusalem, la barrière s’étend tellement au nord de la colonie existante que si la construction était autorisée pour remplir les vides de ce bloc, la colonie pourrait s’étendre au moins de 5 fois sa taille et atteindre les faubourgs de Ramallah - gardant à l’esprit que la construction est en cours dans ce « bloc » pour une nouvelle colonie ultra-orthodoxe (dont les habitants ont en moyenne 7 enfants). Dans le cas du « bloc Etzion » (sud de Jérusalem, la barrière en s’empare pas seulement d’un immense territoire qui ne fait pas partie de la zone bâtie des colonies, mais ce territoire s’enfonce profondément en Cisjordanie pour inclure la colonie d’Efrat. Ainsi, la ville de Bethléem est totalement coupée du sud de la Cisjordanie, la ville elle-même devenant une enclave isolée entre le sud de la barrière de Jérusalem et le bloc Etzion. Plus au nord, dans le cas d’Ariel et de Kdoumim, ces blocs sont en réalité comme des doigts qui s’enfoncent profondément en Cisjordanie - la colonie d’Ariel, par exemple, étant située exactement à mi-chemin entre la ligne Verte et le Jourdain. Sans parler d’idéologie, il est difficile d’imaginer un accord de paix viable qui garde ces zones sous contrôle israélien. En se fondant sur les négociations passées, dont l’officieuse Initiative de Genève, il paraît probable que les Palestiniens seraient prêts à accepter un accord de paix dans les termes duquel Israël conserverait la contrôle de quelques colonies, mais seulement en échange d’une évacuation de toutes les autres colonies et d’échanges de territoires égaux en taille et en qualité, cela pour compenser les terres conservées par Israël. Il s’agit d’un principe important qui, dans le contexte de négociations de paix sérieuses, pourrait jouer un rôle quand il s’agira de parvenir à un accord de paix final viable. Mais il est malhonnête de ne sélectionner que ce principe afin de justifier de nouvelles constructions dans les colonies, en dehors du contexte de ces négociations et en l’absence d’un accord de paix.

Faux prétexte n° 3 : « construire à l’intérieur des colonies, ce n’est pas les étendre »

"Il n’est pas raisonnable d’exiger un arrêt de la construction à l’intérieur. Pourquoi la construction dans les colonies devrait-elle s’arrêter si elle n’utilise pas de nouvelles terres ? Le fait est qu’on demande aux colons de stopper l’expansion des colonies. Or, construire dans les colonies n’équivaut pas à une expansion."

S’agissant du gel des colonies, les administrations américaines précédentes se sont rendu compte que le diable se nichait dans les détails. Alors qu’à première vue, il semble raisonnable (rien de plus qu’un détail mineur, semble-t-ill, d’admettre que les colons puissent continuer à bâtir dans les colonies tant que leur périmètre ne s’étend pas, les expériences passées nous ont enseigné que la définition des termes « intérieur d’une colonie » et « expansion » sont assez souples pour les colons et le gouvernement israélien. Pour se le représenter de manière plus concrète : placez votre main sur une surface dure, étendez bien vos doigts sans le pouce, prenez un stylo et tracez votre empreinte de main. Cette empreinte représente la surface bâtie de la colonie. Maintenant, tracez une autre ligne reliant vos doigts à votre pouce. Cette ligne représente la terre dont les colons pourraient arguer qu’elle représente de fait une partie de la surface bâtie, même s’il n’existe aucun bâtiment pour le moment. Puis tracez un cercle autour de votre empreinte, en laissant quelques centimètres d’espace libre entre la nouvelle ligne et votre empreinte à l’intérieur. Cette ligne représente la clôture de sécurité autour de la clonie, dont les colons pourraient arguer qu’elle est déjà de fait la « trace » de la colonie, puisque cette zone est totalement sous le contrôle de la colonie. Maintenant, tracez un cercle beaucoup plus large autour du précédent. Cela représente les limites municipales de la colonie, dont les colons pourraient arguer qu’elle fait juridiquement et officiellement partie de la colonie, même s’ils n’ont pas encore bâti. C’est cette dispute sur les lignes (dont les colons cherchent à exploiter toutes les failles pour permettre aux colonies de s’étendre) qui ont conduit les administrations américaines passées dans le piège de négociations apparemment interminables et sans solution quand il s’agit de décider ce que signifie construire « dans » une colonie. Ce n’est pas un débat sémantique. De nombreuses colonies ont des « quartiers » à distance d’un jet de pierre qui, s’ils sont utilisés comme base de « ligne de construction », permettraient une construction massive. La plupart des colonies ont des clôtures de sécurité autour d’elles, ce qui signifie que cette portion de terre est déjà hors de portée des Palestiniens. Et quasiment toutes les colonies ont des limites municipales qui représentent plusieurs fois la taille de la surface bâtie. De fait, alors que la surface bâtie des colonies représente moins de 2% de la Cisjordanie, 9,3% est incluse à l’intérieur des limites municipales déclarées de ces colonies. Permettre une expansion dans ces zones permettrait aux colonies de grandir beaucoup plus rapidement. Certains argueront du fait que la différence entre construction à l’intérieur des colonies et leur expansion est comme de la pornographie : on sait ce que c’est quand on en voit. Mais cette faille est très dangereuse, car elle créerait une situation où les Etats-Unis seraient constamment appelés à juger de ce qui est permis ou non. Ce ne serait pas une manière utile ou intelligente pour les Etats-Unis de dépenser son énergie diplomatique et son capital politique. Et cela ne ferait qu’encourager les colons, qui sont prêts à toutes les arguties pour exploiter n’importe quelle faille.

Faux prétexte n° 4 : « Les constructions déjà approuvées »

"Israël ne peut pas geler une construction déjà approuvée. Des gens ont de bonne foi obtenu des permis de construire, et ont de bonne foi investi de l’argent et du temps pour bâtir et acheter de nouvelles maisons. Israël est un Etat de droit et ses lois protègent ses citoyens. Si Israël tente de violer ces droits, les colons porteront plainte contre le gouvernement."

D’abord, dans les colonies de Cisjordanie, des dizaines de milliers de logements ont été approuvés à la construction, mais non encore construits. Voir un rapport préparé par le général Baroukh Spiegel, qui a répertorié tous les plans approuvés pour les colonies et en a estimé le nombre de logements terminés à comparer aux bâtiments approuvés. Si ces constructions, autorisées mais non encore terminées, étaient permises, cela ferait augmenter massivement le nombre de logements et de colons en Cisjordanie. Si ceux qui affirment qu’une construction déjà approuvée est une affaire anodine sont, soit mal informés, soit déforment délibérément les faits.

Ensuite, le gouvernement d’Israël a l’autorité nécessaire pour stopper les projets de colonisation déjà en route. Il ne s’agit pas là d’une simple observation rhétorique : cela a déjà été fait et cela peut l’être encore. En 1992, le gouvernement israélien dirigé par Itzhak Rabin, a approuvé une résolution de gel de la construction dans certaines des colonies (en réponse à une politique américaine déterminée sur le sujet). Cette résolution imposait un gel total de toutes les procédures de planification pour des plans qui se trouvaient déjà dans les tuyaux, à moins d’avoir été approuvés spécifiquement par des commissions d’exception. Ella a également gelé la construction dans les colonies en question. La résolution prévoyait un mécanisme de compensation pour ceux qui avaient déjà investi dans la construction, en se fondant sur des décisions et autorisations gouvernementales précédentes. Certains investisseurs ont également porté plainte auprès de la Haute cour de Justice, arguant qu’un tel ordre donné par le gouvernement était illégal, mais la Haute cour les a déboutés. Une autre procédure juridique s’est mise en place quand des investisseurs ont poursuivi l’Etat, non seulement pour leurs investissements, mais aussi pour le manque à gagner. Cela a également été repoussé par la Haute cour, et le gouvernement leur paya des indemnités selon les hauteurs fixées par le juge. De fait, des observateurs de bon sens ont noté qu’il existe un moyen sûr de juger quand une promesse israélienne de geler la colonisation est sérieuse : quand le gouvernement d’Israël commence à provisionner des budgets pour indemniser les colons et les investisseurs.

Faux prétexte n° 5 : « Il n’y a ni subventions ni primes »

"Les colonies grandissent par les forces naturelles du marché - les gens veulent y habiter - et non par les primes accordées par le gouvernement. Les subventions du gouvernement n’existent plus depuis des années."

Les colons continuent de bénéficier d’avantages substantiels accordés par le gouvernement israélien. Il y a une dizaine d’années, le ministre des finances de l’époque, Benjamin Netanyahou, avait procédé à des coupes claires dans les subventions aux colonies (ainsi qu’à d’autres subventions sociales) en raison de considérations économiques. Mais ce fut moins la fin de ces subventions qu’une diminution et une recatégorisation. Aujourd’hui, il est exact de dire qu’il n’existe plus de subventions particulières dans les colonies. Mais en revanche, il existe des primes mises en place pour des localités qu’Israël définit comme des « zones de développement préférentiel » - et les différentes listes de ces zones (qui changent selon les ministères) ont inclus, au moins jusqu’à présent, non seulement des zones situées dans le Néguev et la Galilée, mais aussi de nombreuses colonies. Ainsi, une série de subventions et de primes existe encore, dont :
   - Le logement : les colons bénéficient également de prêts subventionnés pour l’achat d’appartements et de conditions assouplies pour d’autres prêts (par exemple des exceptions aux critères d’âge minimum pour recevoir un prêt). Il existe également dans certaines colonies des subventions destinées à couvrir 50% des coûts de développement résidentiel pour les entrepreneurs, et le ministère du logement entreprend plus facilement la construction et la rénovation de bâtiments publics dans les zones préférentielles.
   - La terre : en qualifiant des colonies de zones préférentielles, l’Autorité israélienne des terres fournit aux colons des rabais sue le prix des terres et des exemptions de conditions d’appels d’offre normaux (la terre peut être acquise sans faire l’objet d’un processus normal d’appel d’offre et avec un rabais de 70%).
   - L’industrie : par le moyen de la requalification des colonies, il existe pour l’industrie des subventions et des avantages fiscaux, dont des subventions aux salaires (aider un employeur à développer sa force de travail), aux industries en crise et au développement de l’infrastructure industrielle. Il y a également des subventions pour la recherche et le développement, et une priorité donnée aux pépinières technologiques.
   - Agriculture : subventions et avantages fiscaux pour l’agriculture et l’aide au développement rural.

En outre, bien qu’il soit vrai qu’il existe une forte demande de logements dans certaines colonies et « blocs » (y compris dans des zones où les avantages cités sont moins importants), cette demande n’est pas due aux forces « naturelles » du marché. Il s’agit plutôt d’une décision politique du gouvernement israélien d’utiliser la construction en Cisjordanie plutôt qu’à l’intérieur d’Israël pour répondre aux besoins des Israéliens en logement. Par exemple, on sait bien que les logements peu coûteux à Jérusalem sont rares, en particulier pour les familles. Plutôt que de construire de nouveaux logements à Jérusalem ouest ou dans les faubourgs occidentaux de la ville, le gouvernement a choisi de concentrer l’offre sur des zones proches situées en Cisjordanie, à Ma‘ale Adoumim en particulier. Ainsi, il n’est pas surprenant que la demande de logements dans cette colonie soit forte. Mais il ne s’agit pas d’une demande « naturelle » du marché : si des logements similaires avaient été construits à l’ouest de la ville, la demande aurait été aussi forte, les habitants de Ma’ale Adoumim étant dans leur large majorité des gens qui s’installent en Cisjordanie pour des raisons de qualité de vie et non pour des raisons idéologiques.

De même, la communauté ultra-orthdoxe est en train d’exploser, avec une moyenne de 7 enfants environ par famille et un besoin toujours plus grand de nouveaux logements, de préférence dans des communautés homogènes et séparées. Plutôt que de construire des localités supplémentaires pour les ultra-orthodoxes à l’intérieur d’Israël, le gouvernement a choisi de bâtir pour eux une ville nouvelle en Cisjordanie : Givat Ze’ev Ilit, au nord de Jérusalem. Il n’est donc pas surprenant que la demande de logements dans cette nouvelle colonie soit forte. Mais, là encore, il ne s’agit pas d’une demande « naturelle » du marché : dans des villes similaires construites à l’intérieur d’Israël (par exemple, Elad et Ramat Bet Shemesh), la demande de logements est à peu près équivalente. Si, au lieu de construire Givat Ze’ev Illit, le gouvernement avait effectué des constructions similaires, à l’intérieur d’Israël, la demande aurait été aussi forte, les ultra-orthodoxes étant pour la plupart non motivés par l’idéologie dans leur choix de la Cisjordanie - pour cette communauté, il s’agit plutôt d’une question de « je vais là où on construit ».

Enfin, le gouvernement israélien a investi des sommes énormes dans l’infrastructure de la Cisjordanie afin de transformer des colonies même lointaines en des faubourgs accessibles de villes israéliennes. Par exemple, le gouvernement a investi des millions de shekels pour construire une nouvelle route qui contourne Bethléem par l’est et relie les petites colonies de Tekoa et de Nokdim (où habite le ministre Avigdor Lieberman) à Jérusalem par le sud. Ce faisant, il a transformé ces colonies isolées en banlieues virtuelles de Jérusalem, et leurs habitants jouissent d’un lien de 10 minutes, sans bouchon, pour atteindre la grande ville. Il n’est pas surprenant que moins de deux ans après l’ouverture de cette route, nous assistions aujourd’hui à un boum de la construction à Tekoa et à Nokdim. Mais il est clalr qu’il n’y a rien de « normal » ni de « lié au marché » dans cette croissance.

Traduction : Gérard  pour

Shalom Arshav, juin 2009

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Attaque de la librairie résistances par la LDJ : risposte unitaire

Chères amies, Chers amis,
Un commando de 5 hommes, la plupart masqués, déclarant ouvertement appartenir à la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont attaqué vendredi 3 juillet en début d’après-midi la Librairie Résistances (4 Villa Compoint, 75017 – Paris).
Deux femmes travaillant à la librairie étaient présentes, ainsi que deux clients. Après les avoir bousculés, les nervis se sont attaqués avec frénésie à l’établissement, arrosant d’huile plusieurs milliers de livres, et détruisant les ordinateurs, avant de prendre la fuite à bord d’une automobile. Cette attaque est intervenue au lendemain d’une conférence, donnée à la librairie par Mahmoud Suleiman, maire du village palestinien d’Al-Masara, sur le thème des actions de résistance non violente contre le mur d'annexion israélien.
La librairie Résistances, qui propose, notamment, de nombreux livres sur la Palestine et sur Israël, a été attaquée et menacée à de nombreuses reprises par les fascistes sionistes. Mais alors que les agissements de cette bande sont archi-connus de la police, le pouvoir politique a jusqu’à présent systématiquement manifesté sa sollicitude à leur égard.
Voir la video sur
http://www.vimeo.com/5462395
De nombreuses organisations, librairies, réseaux de bibliothèques, appellent à un rassemblement devant la librairie Résistances ce mercredi soir 8 juillet à partir de 18 H 30, pour exiger la dissolution de la Ligue de Défense Juive, organisation terroriste qui multiplie les agressions en France (voir sur notre site le récit de l'attaque du Conseil municipal de Vitry-sur Seine le 23 Juin).
Un grand merci à toutes celles et ceux qui nous ont aidé à nettoyer la librairie et aux nombreuses personnes et associations qui nous ont fait parvenir de chaleureux messages de soutien.
Communiqué :
Ca suffit comme ça !  Dissolution de la Ligue de Défense Juive.

La Librairie Résistances, située dans le dix-septième arrondissement à Paris, a été attaquée et saccagée par des nervis de l'extrême-droite sioniste ce vendredi 3 juillet en plein après midi.
La Librairie Résistances est connue pour son engagement concernant le soutien au peuple palestinien et, au-delà, aux luttes des peuples du tiers-monde.
Il n'est donc pas étonnant qu'elle ait été aujourd'hui, une nouvelle fois, la cible de la violence des groupes ultra-sionistes, au premier lieu desquels la Ligue de défense juive (LDJ).

Interdite en Israël et aux Etats-Unis pour son caractère raciste et  fascisant, la LDJ reste tolérée en France par les autorités, alors même que depuis plusieurs années, elle a été impliquée dans de nombreuses opérations de ratonnades de militants et de sympathisants de la cause palestinienne ainsi que d'agression contre la population magrhebine.
La dernière en date étant l'attaque de la Mairie de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, à l'occasion du cérémonie  municipale faisant d'un dirigeant palestinien, Marwan Barghouti, citoyen d'honneur de la ville.
Les agissements fascisants de la LDJ et des  groupes de l'extrême-droite sioniste n'ont que trop duré.

Les signataires expriment leur totale solidarité avec la Librairie Résistances, et demandent fermement l'interdiction de la Ligue de défense juive, et la traduction en justice de ses nervis.Les organisations signataires appellent à un rassemblement mercredi 8 juillet 2009 à partir de 18 H 30 devant la librairie Resistances 4, Villa Compoint
Paris 17e (à l'angle du 40 rue Guy Moquet).  Mo Guy Moquet (ou Brochant). Ligne 13. Bus 31. Arrêt : Davy-Moines.

(Premiers signataires : NPA, les Verts, AFD France,  AJPF Association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises, Américains contre la guerre AAW France, Al-Rowad, ATL Jenine, CCIPPP, CAPJPO-EuroPalestine, Collectif Faty Koumba, Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix, CPPI St Denis, CVPR, Droits Devant !Femmes en Noir, FTCR, Génération Palestine, la GUPS, La Courneuve Palestine, MAIF, le MRAP, Nanterre Palestine, RESOCI, Respaix, Réveil des Consciences, Union juive française pour la paix UJFP, UTIT, Une Autre Voix Juive)
Amicalement,
CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com
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Joe Biden reconnaît à Israël un droit souverain

Joe Biden reconnaît à Israël un droit souverain
Lundi 06 juillet 2009
http://www.france24.com/fr/20090706-joe-biden-israel-droit-bombe-atomique-nucleaire-vice-president-etats-unis

REUTERS -

Israël a un droit souverain de décider ce qui est de son intérêt face aux ambitions nucléaires de l'Iran, que les Etats-Unis soient ou non d'accord, a déclaré dimanche le vice-président américain, Joe Biden.

"Nous ne pouvons dicter à une nation souveraine ce qu'elle peut ou ne peut pas faire (...) si elle considère que son existence est menacée", a-t-il dit dans une interview accordée à la chaîne ABC.

"Si le gouvernement Netanyahu décide de recourir à un type d'action différent de celui qui est actuellement mené, ce sera son droit souverain. Ce n'est pas notre choix", a insisté le vice-président américain.

Israël considère qu'un Iran doté de la bombe atomique serait une menace contre son existence, d'autant que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé que l'Etat juif devait être rayé de la carte.

Officiellement, les programmes nucléaires de la république islamique sont exclusivement destinés à un usage civil de production d'électricité, mais les Occidentaux et Israël soupçonnent Téhéran de chercher à acquérir l'arme nucléaire.

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien en fonction depuis mars, a indiqué qu'Israël ne pouvait tolérer une telle issue et n'a pas exclu une possible frappe militaire contre l'Iran.

En 1981, l'aviation israélienne avait bombardé le réacteur nucléaire d'Osirak, en Irak. Plus récemment, en septembre 2007, elle a rasé un site syrien où, selon le renseignement américain, la construction d'un réacteur nucléaire avec l'aide de la Corée du Nord était en voie d'achèvement.

Le mois dernier, Meir Dagan, qui dirige les services de renseignement du Mossad, indiquait que l'embargo décrété depuis 2003 contre l'Iran avait ralenti ses programmes nucléaires mais que la république islamique serait en mesure de maîtriser le feu nucléaire d'ici 2014 à moins d'autres mesures de rétorsion.

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