FREE PALESTINE

Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.

28 avril 2009

BDS : Penser en dehors du cadre de l’OLP

BDS : Penser en dehors du cadre de l’OLP
Par Samah Sabawi
Samah Sabawi est un écrivain et militant palestino-canadien

Il y a trois mois, le monde s'est immobilisé pendant un rare moment d'une clarté absolue quand il a compris l'implication d'Israël dans l'emprisonnement d'une population civile et de son utilisation de l'aide et de la médecine comme monnaie d'échange politique et moyen de châtiment collectif.
Ce moment de clarté et cette sympathie du monde étaient ce dont avaient besoin les Palestiniens pour briser le siège de Gaza.


La tragédie de la bande de Gaza n’a pas suffi à réveiller l'OLP de son profond sommeil


Ce moment a été gaspillé par les dirigeants palestiniens qui tournent toujours en rond au grand amusement de leurs ennemis, à la frustration de leurs amis et à la déception totale de la population qu'ils prétendent représenter.

La colère ne peut pas décrire les sentiments de dizaines de milliers de familles qui sont entassées dans des tentes installées sur les ruines de ce qui était leur maison alors qu’ils regardent les interminables querelles et les va-et-vient de leurs dirigeants qui ne semblent pas avoir compris la gravité de leur situation.

Et tandis que des tonnes d'aide alimentaire pourrissent en Egypte, empêchées par Israël d'entrer dans la bande de Gaza, tandis que l'Égypte et l'Autorité palestinienne continuent de danser le tango avec les responsables israéliens, tandis que le Hamas continue à resserrer son emprise sur la bande de Gaza en réduisant au silence ses opposants, alors que le monde perd ce moment de grande clarté, une transformation doit et a lieu non seulement dans les esprits marqués à vie de la population de Gaza mais aussi en Cisjordanie et dans l'esprit des Palestiniens dans le monde entier.

Les Palestiniens, autrefois réunis et représentés par l'OLP, commencent à se rendre compte qu'ils sont désormais divisés par ce processus vers lequel l'OLP les a menés. C’est le processus de paix qui a produit l'Autorité Palestinienne : un gouvernement forcé de fonctionner sous l'emprise de l'occupation et forcé de répondre aux caprices de son occupant. Un gouvernement sans Etat pour gouverner ce qu’il est incapable de protéger et de fournir la sécurité ou, dans le cas de la bande de Gaza, les produits de première nécessité à sa population.

Pendant que Gaza était en flammes, le mieux qu’ait pu faire l’Autorité Palestinienne, ce fut de menacer d’arrêter ses négociations avec Israël. Ce serait drôle si ce n'était pas aussi tragique, étant donné que le gouvernement israélien n'a pas eu de véritable dialogue avec l'Autorité Palestinienne et qu’il a l’intention de continuer à ignorer ses gémissements ennuyeux.

En persistant dans ses efforts futiles pour empêcher Israël de massacrer les Palestiniens dans la bande de Gaza, Ahmed Qoreï, le chef de l'équipe des négociations de l’Autorité Palestinienne, a déclaré que l’attaque israélienne menaçait de saboter le processus de paix et qu’elle "créait des obstacles et des difficultés pour les négociateurs". Il suffisait à Qorei de jeter un coup d'oeil autour de lui en Cisjordanie pour voir que le «processus de paix» lui-même sabotait la paix et permettait à Israël de continuer à étendre son entreprise coloniale, tout en maintenant l'illusion qu'ils étaient en train de négocier avec les Palestiniens.

Pendant ce temps, le Hamas - le gouvernement élu démocratiquement dans la bande de Gaza a résisté à toutes les pressions qui visaient à réduire son contrôle, même celles destinées à sauver ce qui restait dans la Bande de Gaza appauvrie et traumatisée.
Ses revendications à être le mouvement de résistance se plaçant sur un terrain moral plus élevé que la faction du Fatah de l'Autorité Palestinienne sont troubles en raison de son comportement irrationnel, son manque de stratégie et son apparente absence de préoccupation pour le bien-être de ses opposants.

Les récents rapports de Human Rights Watch affirment que des violations aux droits de l'homme ont été commises par le Hamas contre des personnes accusées d'être des sympathisants du Fatah ou des collaborateurs des forces israéliennes.

Dans leur lutte de domination et de pouvoir sur une autorité créée sous occupation israélienne, et dépendant pour sa survie et ses salaires de la bénédiction d'Israël et de la communauté internationale, le Hamas et le Fatah sont devenus des partenaires involontaires des outils de l'oppression israélienne. Les Palestiniens savent qu'ils ne peuvent plus se permettre de perdre du temps. Chaque jour leur apporte plus de nettoyage ethnique, plus de démolitions de maisons, plus de checkpoints et plus de détérioration de leurs droits de l'homme.

En voyant que la tragédie de la bande de Gaza n’a pas suffi à réveiller l'OLP de son profond sommeil et en voyant que la mort, la destruction et la famine ne suffisent pas à motiver le Hamas et le Fatah pour mettre de côté leurs différences, les Palestiniens n’ont plus qu’une lueur d'espoir dans leur ciel sombre : elle est portée par la Société Civile Palestinienne.

Jusqu'ici,
170 organisations de la Société Civile Palestinienne se sont joints à un appel unitaire pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions. En utilisant le modèle sud-africain pour mettre fin à l'Apartheid, la Société Civile Palestinienne semble avoir compris ce que l'OLP ne voit pas : la lutte palestinienne est mieux incarnée par un mouvement des droits civiques qui appelle à une action non-violente concrète.

Un mouvement qui ne commence pas par décider qui dirige un Etat pas encore conçu, mais qui commence au niveau local, en exigeant d’abord la liberté et les droits de l'homme. Seule une société libre et dynamique peut avoir du pouvoir sur son destin, peut procéder à de vraies élections et peut être libre de faire ses propres choix démocratiques.

Le Mouvement de BDS promet de pousser les gens du monde entier à donner la main à la société civile palestinienne pour faire réellement pression sur Israël et qu'il réexamine son apartheid raciste comme sa politique et son occupation d'un peuple qui n’aspire à rien de plus que ce dont beaucoup de gens dans le monde jouissent : sa liberté !

Source : http://www.palestinechronicle.com/
Traduction : MG pour ISM

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Israël, la paix et le cheikh Yassine

Israël, la paix et le cheikh Yassine

dimanche 26 avril 2009, par Alain Gresh

Le quotidien israélien Haaretz a publié le 18 avril, sous le titre « “Israel could have made peace with Hamas under Yassin” », un entretien de Kobi Ben-Simhon avec le Dr Zvi Sela, un responsable de la police israélienne et psychologue. Du milieu des années 1970 à la fin des années 1990, le Dr Sela a occupé différents postes dans la police, le dernier étant, entre 1995 et 1998, celui de chef du renseignement dans les prisons israéliennes. Durant cette période de trois ans, il a eu des conversations hebdomadaires avec le cheikh Ahmad Yassine, le fondateur du Hamas.

« C’était fascinant. Il n’y avait pas d’attentat terroriste ou d’enlèvement durant ces années-là qui n’était pas planifié, organisé, décidé de l’intérieur des prisons. C’était là que l’on trouvait les principaux responsables du Hamas, y compris Yassine. Il avait les jambes et les bras paralysés et n’était capable que de bouger la tête, mais c’était une personnalité très forte. Il exerçait un contrôle total sur ce qui se passait à l’intérieur et à l’extérieur de la prison. »

Chargé de récolter des informations sur les cellules clandestines palestiniennes, le Dr Sela se rappelle que le cheikh Yassine était emprisonné à Hadarim, près de Natanya, et qu’il vivait dans des conditions très difficiles. « Nous lui rendions les choses difficiles. Il n’avait pas le droit de recevoir des visites (...) Nous le gardions dans une petite cellule où la température dépassait 45° en été et où il gelait en hiver. Ses couvertures étaient sales et sentaient mauvais. C’est ainsi qu’il vivait. Je l’ai trouvé très intelligent et aussi convenable (decent). Nous nous sommes engagés dans une guerre des esprits et nous savions qu’après chaque bataille quelqu’un mourrait, soit dans mon camp, soit dans le sien. » (...)

« Je lui disais toujours : “Arrêtez de faire sauter des bus, arrêtez de tuer des femmes et des enfants.” Il me répondait : “Tzvika, écoute, nous avons eu de bons professeurs : vous avez créé votre Etat grâce à votre force militaire. Les morts que je vous cause sont pour créer un Etat, mais vous vous tuez des femmes et des enfants pour défendre l’occupation. Vous avez déjà un Etat. Vous êtes sales et hypocrites. Je n’ai aucune volonté de vous détruire, tout ce que je veux est un Etat.” »

Etonné, le journaliste demande au Dr Sela si le cheikh lui avait dit qu’il reconnaîtrait Israël ?

« Oui. C’était un homme intelligent et courageux. Cruel, mais crédible. Il a donné sa vie pour la liberté de son peuple. J’ai tendance à penser que si nous avions essayé de faire la paix avec lui, nous aurions réussi. Il pensait que la raison pour laquelle les Israéliens négociaient avec Arafat était que nous étions très intelligents, parce que nous savions que cela n’aboutirait pas. Selon lui, Arafat était profondément corrompu. »

Le Dr Sela raconte ensuite un épisode. Il est chargé de demander à Yassine l’emplacement du corps du soldat Ilan Sa’adon. En échange, Israël serait prêt à libérer le cheikh. Le cheikh lui répond que cela serait déshonorant pour lui d’échanger sa liberté contre un cadavre. « Je vous donnerai le corps parce que vous me le demandez. Je comprends la douleur de la famille, mais promettez-moi de ne pas me libérer en échange. Et promettez-moi de dire à ma famille, si je meurs en prison, combien je les ai aimés, combien j’ai rêvé de respirer leur parfum. »

Le Dr Sela revient sur un autre épisode, celui de l’échange de prisonniers entre le gouvernement israélien et le Hezbollah, en juin 2008, qui a abouti à la libération de Samir Qantar, accusé d’avoir tué, trente ans auparavant, les membres d’une famille d’un kibboutz, dont une fillette de cinq ans.

« Nous avons fait de Samir Qantar je ne sais quoi, le meurtrier de Danny Haran et de sa fille Einat, l’homme qui avait fait éclater la tête de la fillette. Ceci est absurde, c’est une affabulation. Il m’a dit qu’il ne l’avait pas fait et je le crois. J’ai fait une enquête sur l’événement dans le cadre d’un livre que je prépare sur les prises d’otage. »

« Il m’a dit : “Si j’avais voulu tuer Danny et sa fille, je les aurais tués dans la maison. Je les ai emmenés au bateau parce que je voulais des otages. Je n’avais aucun intérêt à leur faire du mal. Après que je les ai emmenés au bateau, des coups de feu ont éclaté et je suis revenu en arrière pour aider mon commando sur la plage. Danny, le père, n’arrêtait pas de crier, “arrêtez de tirer, bande d’idiots”. Lui et sa fille ont été trouvés morts dans le bateau. J’étais sur une petite colline, tirant sur vos soldats, et le bateau était à 20 mètres, avec Danny et la fille.” »

L’archipel de Palestine orientale  

La carte « L’archipel de Palestine orientale », publiée dans L’Atlas du Monde diplomatique 2009 (et qui sera reproduite sur une pleine page du Monde diplomatique de mai) a suscité un intérêt immense, et a été reprise sur plusieurs sites arabes et européens. Le site Strange maps la reproduit avec un commentaire de son créateur, Julien Boussac, qui explique : « La carte doit être prise pour ce qu’elle est, une illustration de la fragmentation en cours de la Cisjordanie fondée, au départ de manière provisoire, sur la division en zones A, B et C, issue des accords d’Oslo. Pour être clair, les zones “sous la mer” sont les zones C et la partie Est de Jérusalem, c’est-à-dire des zones qui sont restées officiellement sous contrôle et occupation israéliens à la suite des accords d’Oslo. »

Tramway de Jérusalem  

Une importante décision concernant la construction du tramway de Jérusalem et l’implication de sociétés françaises dans cette entreprise illégale. Le tribunal de Nanterre s’est déclaré compétent sur la procédure engagée par l’Association France-Palestine solidarité (AFPS) contre les sociétés Veolia transport, Alstom et Alstom transport (Communiqué de l’AFPS concernant la construction et l’exploitation d’un tramway à Jérusalem-Est publié le 21 avril 2009).

Journal of Palestine Studies  

L’excellente revue trimestrielle publiée à Washington, Journal of Palestine Studies, propose, dans sa dernière livraison (hiver 2009), un article de Jean-Pierre Filiu sur François Mitterrand et les Palestiniens, un autre de Yuval Ben-Bassat sur les premiers contacts entre sionistes et villages arabes à la fin du XIXe siècle et un dossier spécial qui reprend les principales déclarations de Barack Obama sur le conflit israélo-arabe.

http://blog.mondediplo.net/2009-04-26-Israel-la-paix-et-le-cheikh-Yassine

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27 avril 2009

L’UE reporte un Conseil d’association avec Israël

L’UE reporte un Conseil d’association avec Israël

MAROUN LABAKI

lundi 27 avril 2009, 11:39

Avant même l’ouverture du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, ce matin à Luxembourg, l’UE a décidé de « geler » un dossier sensible : le Conseil d’Association UE/Israël, initialement fixé au mois de mai, a été reporté en juin.

Avant même l’ouverture du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, ce matin à Luxembourg, l’UE a décidé de « geler » un dossier sensible : le Conseil d’Association UE/Israël, initialement fixé au mois de mai, a été reporté en juin. Une modification d’agenda qui atteste une fois encore des divergences entre Etats-membres quant à l’opportunité de rehausser le niveau des relations avec l’État hébreu. Les autorités israéliennes mènent un intense lobbying pour obtenir cette faveur, mais deux éléments majeurs sont venus perturber, ces derniers mois, le processus en cours : la guerre menée par l’armée israélienne dans la bande de Gaza et l’avènement, à Tel-Aviv, d’un gouvernement très marqué à droite sous la houlette de Benjamin Netanyahou. En bottant en touche jusqu’au mois de juin, l’UE, à la fois, se donne un temps supplémentaire de réflexion et met en sourdine l’une de ses sources de divisions.

http://www.lesoir.be/actualite/monde/l-ue-reporte-un-conseil-d-2009-04-27-703168.shtml

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soutenons Al Kamandjâti en Palestine‏

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Merci de faire suivre à votre réseau le mail ci-dessous. 

Al Kamandjâti est prêt à vous aider à lancer toute initiative pour collecter des instruments, conférence, rencontre dans des écoles de musique…. 

N’hésitez pas à nous contacter ! 

Marie, 

Pour l’association Al Kamandjâti

 

Depuis 2 ans, des enfants du camp de réfugiés de Jénine, de la ville de Jénine, des villages de Zababde, Toubas, Barkin, Jalama, Aaraba, Fakouaa… apprenaient à jouer du violon, de l'alto, du violoncelle, de la flûte, de la trompette, du trombone, du piano, de la guitare, du oud, des percussions, s’initiaient au chant, participaient à l'ensemble oriental et à la classe de solfège au sein du Centre de Musique Al Kamandjâti de Jénine.
 
Dans la nuit du 14 mars 2009, ce centre a été ravagé par un incendie criminel.
Les 80 élèves qui y étaient accueillis sont depuis privés de lieu d’enseignement.
Le centre était également devenu un point névralgique de la vie culturelle locale (concerts, fête de la musique,…) donc c’est l’ensemble de la population qui perd là un espace de découvertes et d’échanges.
 

Dans une situation d’occupation et de privation d’identité, telle que la vit le peuple palestinien, l’art et la culture constituent une bouffée d’oxygène pour les enfants. C’est pourquoi, les associations internationales doivent unir leurs efforts pour soutenir le spectacle vivant et l’éducation artistique en Palestine

C’est donc grâce à la mobilisation de tous les acteurs de la société civile et des particuliers comme vous que nous pourrons aider les membres de l’association en Palestine à poursuivre leur action.

 

Ici, nous voulons les soutenir tant que possible afin que les enfants puissent retrouver rapidement le chemin de leurs classes.

 

Si du matériel musical en tous genres : instruments, partitions, pupitres, métronomes… s’ennuie dans vos greniers ou placards, nous nous engageons à le faire revivre dans les mains de ces enfants.

 

Merci de nous contacter au 06.62.09.63.62

alkamandjati@yahoo.fr 

Association AL KAMANDJÂTI
Office in France :
15, rue du Petit Chaumineau
49 100 Angers - France
Tel. : 00 33 / (0)6 62 09 63 62
Office in Palestine :

Ramallah Downtown - Palestine

Mail Address: P.O. Box 943 Ramallah - Palestine

Phone / Fax: 00 972 / (0)2 297 31 01
info@alkamandjati.com
http://www.alkamandjati.com

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Embargo sur les armes vers Israël : les militants du Royaume-Uni remportent une victoire

Embargo sur les armes vers Israël :

les militants du Royaume-Uni remportent une victoire

dimanche 26 avril 2009 - Yasmin Khan - The Electronic Intifada

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Gaza, après le passage d’appareils pilotés par des Israéliens,
fabriqués par des Etats-uniens, et équipés par des Britanniques...

Ce fut comme une surprise pour les militants du Royaume-Uni d’entendre leur ministre des Affaires étrangères, David Miliband, révéler cette semaine que des composants fournis par les Britanniques avaient « presque certainement » été utilisés par Israël dans sa dernière agression contre Gaza. Malgré les violations permanentes des droits humains par Israël, le gouvernement UK a autorisé des licences d’exportations de matériels militaires à Israël pour des millions de livres sterling au cours de ces dernières années, notamment des composants pour chars d’assaut et avions de combat, en complète contradiction avec sa propre politique sur l’armement.

Mais ils ne s’attendaient pas à ce que le gouvernement britannique anonce qu’il allait reconsidérer les ventes d’armes à Israël à la lumière des atrocités commises à Gaza au début de cette année. Cette évolution représente une réelle victoire pour la coalition Stop Arming Israel qui a commencé sa campagne pour un embargo sur les armes à Israël - et dans les deux sens - pendant l’invasion israélienne du Liban en juillet 2006. Une évolution qui est un puissant exemple montrant comment, par la pression de l’opinion publique, on peut forcer les gouvernements à revoir leur politique à l’égard d’Israël.

La campagne Stop Arming Israel a sorti une analyse détaillée des licences d’exportations approuvées par la Grande-Bretagne au profit d’Israël, comprenant notamment : des avions de combat, du matériel de guerre électronique, des équipements HMD (Helmet mounted display - système d’information de pointe intégré à un casque - ndt), des aéromoteurs militaires, des radars navals, des missiles sol/air et des équipements pour utiliser des systèmes de visualisation et de communication pour l’armée. Un grand nombre de composants UK sont également utilisés sur les hélicoptères Apaches - made in USA - pour les systèmes de tirs des missiles, et sur les F16 - made in USA - pour les systèmes HUD (head-up display - « viseur tête haute », dispositif permettant au pilote de surveiller à la fois tout son environnement et ses instruments de bord - ndt). Israël a maintes fois utilisé les avions F16 et les hélicoptères Apache pour bombarder les villes et villages libanais et palestiniens.

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Les F-16 américains utilisés par Israël.

Ces dernières années, le Royaume-Uni a autorisé des exportations d’armes à Israël pour un montant annuel allant de 10 à 25 millions de livres sterling. Et les chiffres disponibles pour les neuf premiers mois de 2008 montrent que plus de 27 millions de livres ont été approuvés en matériel militaire.

La campagne au Royaume-Uni a mis en lumière comment et à quel point les licences à l’exportation de matériels militaires pour Israël entraient en contradiction avec la politique même du gouvernement britannique en matière d’exportations d’armes. Depuis octobre 2000, le gouvernement britannique utilise la disposition européenne (pdf) ’Consolidation au niveau national et européen des critères pour les exportations d’armes’, pour déterminer si les licences d’exportations devaient être accordées.

Celle-ci prévoit toute une série d’éléments à prendre en considération, et notamment si le pays de destination agit en violation du droit international, ou s’il est impliqué dans des conflits armés, ou s’il respecte les droits de l’homme. Sur chacun de ces points, Israël est gravement pris en défaut et pourtant le nombre de demandes de licences d’armement qui lui ont été refusées a en réalité diminué (de 84 en 2002, il est tombé à 17 en 2007), pendant que le nombre de tués palestiniens continuait, lui, d’augmenter.

En 2006, le ministre des Affaires étrangères, Kim Howells, avait réaffirmé que la politique du gouvernement britannique était de ne pas autoriser l’exportation de matériels ou de composants qui pourraient être « employés agressivement » dans les territoires occupés palestiniens. Intervenant devant la Commission quadripartite parlementaire du Royaume-Uni, Howells avait cependant admis, « presque tous les éléments des matériels, je pense, peuvent être utilisés de façon agressive ». Ainsi, Howells confirmait l’argument depuis longtemps défendu par les militants qu’étant donné que les avions et les chars d’assaut pour lesquels les firmes UK fabriquaient des composants étaient régulièrement utilisés contre les Palestiniens, la pratique du gouvernement avait vidé de leur sens ses propres normes pour l’exportation.

Israël possède sa propre industrie d’armement, bien intégrée dans le commerce mondial des armes, aussi pour qu’un embargo sur les armes soit efficace et crédible, il doit opérer dans deux directions. Les firmes israéliennes telles que les industries aéronautiques, les arsenaux, Systèmes Rafael et Elbit, ont monté leur commerce de ventes d’armes avec des régimes auxquels les autres pays avaient refusé de livrer des armes, tels que l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid et la Birmanie aujourd’hui. Les exportations militaires sont une partie déterminante de l’économie d’Israël et son industrie aéronautique est le premier employeur privé du pays. L’Europe représente aussi aujourd’hui un important marché pour les firmes israéliennes, et le Royaume-Uni ne fait pas exception.

Lors de la récente invasion de Gaza par Israël, le rapporteur spécial des Nations unies, Richard Falk, a mis en cause « les pays qui s’étaient rendus et qui se rendaient complices, soit directement soit indirectement, des violations par Israël du droit international. Cette complicité concerne les pays qui fournissent sciemment des matériels militaires, notamment les avions et les missiles utilisés dans ces agressions illégales. » En vendant des armes à Israël, le Royaume-Uni apporte un appui matériel direct aux agressions d’Israël et lui manifeste clairement son accord avec ses agissements.

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Chars d’assaut israéliens au "repos".

Le bombardement et l’invasion de Gaza ont intensifié les appels à un embargo sur les armes. Des parlementaires de l’ensemble de la représentation politique ont signé une Early Day Motion (forme de pétition parlementaire) condamnant les ventes d’armes britanniques à Israël. De plus, les Libéraux démocrates, le troisième parti le plus important au Royaume-Uni, et Amnesty International ont rejoint l’appel à l’embargo sur les armes. Amnesty International a publié un rapport accablant sur l’agression de Gaza et a appelé à un embargo sur les armes. Et l’organisation palestinienne pour les droits de l’homme Al-Haq a engagé des procédures juridiques avec Public Interest Lawyers au Royaume-Uni, pour examiner sous l’angle judiciaire la politique britannique engagée avec Israël dans un « business as usual » [reprise - péjorative - de cette expression de Winston Churchill en 1914, signifiant que des gens peuvent bien mourir de faim ou être bombardés, le ministère continue ses affaires comme d’habitude - ndt].

Pendant ce temps, les gouvernements du monde entier soutiennent activement l’assujettissement ininterrompu du peuple palestinien en fournissant à Israël les moyens militaires pour imposer et renforcer son occupation de plus en plus violente. Dans les nombreux pays qui ont inclus dans leur politique d’exportations d’armes des obligations liées aux droits de l’homme, faire campagne contre l’exportation d’armes à Israël est un outil très efficace qui met à jour l’hypocrisie des gouvernements dans la mise en oeuvre de leurs propres normes éthiques.

Alors que le mouvement mondial pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions prend de l’ampleur, une stratégie d’embargo sur les armes est un élément clé pour un appel plus large à des sanctions. Le refus du commerce des armes avec Israël lance un message fort de dénonciation des actes de ce pays, et le réexamen en cours entrepris par le gouvernement britannique démontre combien les campagnes de terrain peuvent créer une vraie différence en forçant les gouvernements à justifier leurs actes. Au Royaume-Uni, nous allons mettre maintenant la pression sur le gouvernement pour que cet examen aboutisse à des actions concrètes et à une décision contraignante pour cesser d’armer Israël.

Cela doit être soutenu au niveau mondial et tous les gouvernements qui récompensent Israël pour son agression avec leur appui militaire doivent être dénoncés.


Yasmin Khan milite pour une justice mondiale comme responsable à War on Want, organisation caritative qui combat la pauvreté dans le monde ; elle est coordinatrice de la coalition Stop Arming Israel.

24 avril 2009 - Vous pouvez consulter cet article à :
The Electronic Intifada - Traduction : JPP

http://www.info-palestine.net/impression.php3?id_article=6514

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25 avril 2009

Deux militants propalestiniens agressés par les sionistes et...placés en garde à vue !

Deux militants propalestiniens agressés par les sionistes

et...placés en garde à vue !

Au cours du meeting boycott Israël d'hier au 21 ter rue Voltaire GP / Capjpo, des affrontements très violents ont eu lieu sur le boulevard Voltaire, entre le service de sécurité du meeting venu à la rescousse et au moins une quarantaine de nervis sionistes qui venaient juste d'attaquer des militants portant des keffieh, à proximité immédiate du CICP. Le tout en présence de la police qui bien sûr non seulement a assisté placidement à la scène, mais n'est intervenue qu'en second lieu, pour arrêter, certes plusieurs agresseurs, mais aussi, fait incroyable, deux des agressés également. Les policiers leur ont affirmé qu'il s'agissait juste de venir confirmer leur plainte au commissariat mais les instructions ont dû venir peu après. Et les deux militants de la catégorie d'agressés sont passés, suite aux déclarations sionistes, à celle d'agresseurs et mis en examen possibles. Ils sont en garde à vue et ce jusqu'à demain 19h. Une avocate a pu se constituer pour eux. On craint qu'ils ne soient inculpés, pour faire bonne mesure, suite aux pressions sionistes qui n'ont pas manqué d'affluer chez le procureur. Si des agresseurs sionistes sont inculpés alors, pour contrebalancer, il faut nécessairement que des militants pro-palestiniens le soient également. Même s'ils n'ont fait que se défendre. Ce que la police ne peut pas ne pas avoir constaté. De plus, des militants présents ont vu rapidement accourir sur les lieux, Sami Gozlan. Cette créature tous terrains, nous la connaissons bien. Un ex commissaire de police,  responsable communautaire juif du côté de Drancy, mais aussi chef du SPCJ "Service de protection de la communauté juive". Il est aussi animateur radio sur RCJ. Expert en désinformation et ennemi fanatique de la cause palestinienne, il a par exemple tout fait auprès des mairies pour torpiller la tournée de Leïla Shahid en banlieue, du côté de Drancy / Blanc Mesnil, lorsqu'elle était à Paris. C'est lui qui assure la couverture juridique et l'interface avec les gros bras Betar / LDJ en cas de pépin avec les flics. N'hésitant pas à les recruter en échange, si besoin est.
> Cette nouvelle affaire d'agression sioniste intervient après celle de dimanche dernier ( deux blessés parmi les spectateurs du gala "Nos talents pour Gaza"), dans une conjoncture marquée par la conférence de Durban, la commémoration par les sionistes de la création d'Israël et l'ouverture du procès des assassins de Ilan Halimi. Une bien triste affaire de délinquance pure mais que l'hebdo Actualités juive tente déjà, dans un article tout récent titré "les barbares", de lier à Durban II. Il faut s'attendre à une grande et prochaine excitation des sions. A commencer par le CRIF, qui de façon odieuse, ne va pas manquer j'en suis sûr, d'exploiter ce meurtre sordide, à mobile crapuleux, en cherchant à le linker à la cause palestinienne. Sous le thème, "les mots ( ceux des pro-palestiniens ) conduisent aux actes" ( ceux du Gang des Barbares, assassins du jeune Ilan ).

Mobilisation pour nos amis emprisonnés !.
Vigilance et unité chers frères, camarades, amis et partisans de la Palestine libre !
Gouns
PS: AUX DERNIERES NOUVELLES, ILS TENTENT DE COMPLETEMENT RENVERSER LA VAPEUR ET FAIRE PASSER LES VICTIMES POUR DES AGRESSEURS!!! ET ILS VEULENT LES GARDER EN DETENTION PROVISOIRE LE TEMPS
DE L'ENQUETE!!

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24 avril 2009

CETTE VÉRITÉ QUI DÉRANGE TANT LA DIPLOMATIE EUROPÉENNE

http://www.stopusa.be/images/lai/2576.jpg

CETTE VÉRITÉ QUI DÉRANGE TANT LA DIPLOMATIE EUROPÉENNE

Face aux propos du président iranien Mahmoud Ahmadinejad (1) la diplomatie européenne, dans son éthique scrupuleusement choisie, a estimé presque à l’unisson devoir évacuer la conférence de l’ONU à Genève sur le racisme, dite Durban II… quand la majorité de la salle applaudissait aux propos du président iranien et demeurait en place.
L’on eût apprécié une telle unité de mouvement et de véhémentes protestations lors de la dernière agression de l’armée israélienne à l’encontre de la Bande de Gaza, mais là, étrangement, les voix de ces ténors d’apparat furent des plus discrètes, et d’unité, il n’y en eût point…
Au lieu de nous livrer une analyse calme et objective des choses, ainsi qu’une mise à plat des problèmes que l’on nous dissimule la plupart du temps, la majorité de nos médias a opté pour une massive retransmission de ces gesticulations de saltimbanques et du brouhaha qu’elles suscitent.
A l’observation de ces faits, un constat s’impose : contrairement à ce que d’aucuns affirment, tant que nos pays dominants agiront de la sorte, ils perdront à chaque fois un peu plus de leur crédibilité. Et il convient de le dire et le répéter : la justice n’est pas une matière que l’on négocie. Accepter (presque) sans broncher que la situation dramatique perdure en Palestine, et dans le même temps, pousser des cris d’orfraie lors d’une prise de parole – appréciez la différence de situations – c’est vraiment tomber dans l’absurde, pour ne pas dire le ridicule!
Hélas, il faut bien constater que nos diplomaties en sont-là. Idéologiquement incapables de revenir à plus de justice et d’équilibre dans le monde, elles s’entêtent à poursuivre par tous les moyens, leurs tentatives de domination planétaire sur les plus démunis. Sachant l’importance médiatique dans nos pays d’une mise en scène bien orchestrée, nos diplomates s’en sont donc allés, sans  compter la grotesque  petite déclaration de chacun à l’attention de son électorat national… Triste spectacle. Lamentable hypocrisie. Comme toujours ! Et d’aucuns, ici, de se précipiter dans la brèche pour en remettre une couche, et fondre bec et ongles sur le président iranien pour ses propos…  Ce sont d’ailleurs bien souvent les mêmes caciques de l’ordre établi qui dans le même temps, défendent au nom de la liberté d’expression, les caricatures du prophète, mais dénoncent le danger qui menace nos sociétés éclairées, pour quelques panonceaux bricolés à la hâte dans une manifestation de rue, quelques jeunes filles voilées ou quelque liste électorale assimilée grossièrement à un relais du Hamas ou du Hezbollah à Bruxelles…
Les citoyens et les militants de mieux en mieux informés, sauront faire la part des choses. Et se rappelleront aisément les dramatiques témoignages de début d’année, en provenance de Gaza. Ils n’auront aucune peine à se rappeler que les mêmes diplomaties se sont abstenues de condamner fermement l’armée et le gouvernement israélien pour ses crimes d’alors… qui ne font que s’ajouter à une liste commencée il y a plus de 60 ans ! Ces mêmes citoyens et militants savent aussi que les diplomates ne sont pas des gens ignorants. Et que si leurs réflexes ne changent pas, ce n’est pas par manque de connaissance des dossiers, mais par volonté délibérée de garder une suprématie sur l’ensemble de l’économie et de la finance mondiales. La vérité, c’est que nos pays riches NE VEULENT PAS que leur ordre du monde change. Nos gouvernements NE VEULENT PAS que les déséquilibres qu’ils ont créés et alimentés partout sur la planète se résolvent. Parce qu’ils ont appris depuis bien longtemps que pour régner, il fallait diviser. Ce à quoi ils s’emploient avec zèle et application. L’ultime démonstration nous en a été faite lors du récent sommet du G20 : point de fondamentale remise en question d’un système dont pourtant les signes d’effondrement peuvent se lire partout ; juste les milliards nécessaires à relancer ce système dont ils se gavent bien, ainsi que quelques meilleurs outils pour en contrôler les inévitables futures dérives – qui seront, sans aucun doute, plus graves encore –   afin  que les puissants ne soient plus pris par surprise et puissent sauver leurs avoirs et les planquer dans quelques paradis fiscaux qui ne seront jamais démantelés, malgré le tintamarre qui les entoure…
Ainsi, à l’écoute attentive et complète des propos du président iranien, ceux-ci se révèlent bien moins exagérés qu’on ne nous les rapporte. Et en outre, que sont-ils à côté de ceux du nouveau ministre d’extrême droite des Affaires étrangères israélien Avigdor Liberman ? Voici pour tous ceux qui semblent atteint de manière précoce par la maladie d’Alzheimer, ce que celui qui a été plébiscité par une partie du peuple israélien au rang de ministre, préconise pour les Palestiniens en particulier, et les Arabes en général :
-          Le bombardement des banques ;
-          Le bombardement des stations d’essence ;
-          Le bombardement des centres commerciaux ;
-          La noyade des prisonniers politiques dans la Mer morte ;
-          La castration des individus de sexe mâle ;
-          L’exécution des parlementaires palestiniens de la Knesset (parlement israélien) ;
-          Le bombardement du barrage d’Assouan, en Egypte ;
-          La destruction de la Syrie, de ses raffineries, de ses infrastructures, de ses aéroports ;
-          Un traitement à la japonaise (entendez, l’utilisation du nucléaire), etc… dans une liste aussi longue que funeste…
Propos auxquels aucune de nos chancelleries, ni aucun de nos si vertueux diplomates n’ont jamais réagi. C’est dire les motivations qui les animent…
Par ailleurs, que pèsent les mots du président iranien, face à l’horreur du quotidien des gazaouis affamés et maintenus sous embargo dans un ghetto, depuis près de deux ans par l’étau israélien, fruit de l’idéologie sioniste ?
Dès lors, OUI, le président iranien a raison de déclarer que le sionisme se révèle être sur le terrain et dans la réalité palestinienne, une idéologie raciste s’articulant sur la discrimination et l’apartheid. Et OUI, l’Etat d’Israël, dans ses structures actuelles doit disparaître. Et ne pourra prétendre à la cohabitation pacifique avec ses voisins arabes, qu’à la condition de devenir une vraie démocratie pour TOUS ses citoyens, et pas seulement pour ceux qui peuvent prouver leur judéité, comme c’est le cas actuellement.
La domination coloniale, sous quelle que forme qu’elle revêt encore, n’a plus lieu d’être, et nos diplomates devraient comprendre que leurs arrogantes habitudes d’antan à mener le monde comme ils l’entendaient n’est plus de mise. Il eût été hautement préférable qu’ils restent docilement assis à leurs places pour écouter le discours du président iranien jusqu’au bout, et s’interroger par la suite, des changements d’équilibre qui, avec ou sans eux – et dès lors sans nous – s’opèrent dans le monde.
En Palestine, face à tant d’injustices, de crimes et d’assassinats, de vols de terres et de transferts de population perpétrés depuis tant d’années – et qui ne sont pas sanctionnés – l’on attend toujours de la part de nos diplomaties modèles et tellement éprises d’éthique quand cela les arrange, un peu plus de détermination dans l’avènement d’une justice qui ne fonctionne plus sur cet insupportable deux poids, deux mesures !

Daniel Vanhove –
Observateur civil
Membre du Mouvement Citoyen Palestine
Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes – 2004 – Ed. M. Pietteur
La Démocratie Mensonge – 2008 – Ed. M. Pietteur


(1) Pour le discours intégral du président Ahmadinejad :
http://www.voltairenet.org/article159812.html

 

QUAND LES RICHES PERPETUENT LEURS DETESTABLES REFLEXES.

 

QUAND LES RICHES PERPETUENT LEURS DETESTABLES REFLEXES.

L'asphyxie de Gaza continue.

lire aussi :

Sur l'utilisation du terme « génocide » dans le conflit israélo-palestinien.

UN PEUPLE à L'AGONIE... DANS L'INDIFFéRENCE QUASI GéNéRALE !

UN BIEN SINISTRE RAPPEL D'UNE NAQBA QUI DURE DEPUIS 60 ANNEES !

SUR LE TERME Genocide (SUITE)

A GAZA, CHAQUE MUR EST UN « MUR DE LAMENTATIONS ! »                     
            

60 ans de Naqba, 5 ans de guerre en Irak. « Barbare »... Vous avez dit : « Barbare » ?...

ENTRE TIBET ET KOSOVO... LA PALESTINE

UNE JOURNEE DE RAPPEL DE PLUS... COMME UN NOUVEAU COUP DANS L'EAU ?

A l'attention de M. Didier Reynders, président du MR.

CES IMPOSTEURS POLITIQUES QUI SE PRETENDENT DE GAUCHE !

QUAND L'EUROPE DES DROITS DE L'HOMME ENCOURAGE LE VIOL DU DROIT INTERNATIONAL

suite a l'article:Un génocide en Palestine ?

Sur l’utilisation du terme « génocide » - 3è volet - suite et fin.

SCENES ORDINAIRES DE LA VIE EN PALESTINE, A GAZA.

A GAZA, APRES LES BOMBES, LE DROIT INTERNATIONAL ? PEU PROBABLE.

UN TERRORISME D’ETAT PIRE QU’UN 11 SEPTEMBRE.

A Henri Goldman et sa question à propos du sionisme…

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21 avril 2009

Je vois pas où est le racisme...

Je vois pas où est le racisme...




par  Walou





Réaction rapide de Pierre Haski sur Rue89 :« Ahmadinejad n’a pas déçu : « Après la fin de la seconde guerre mondiale, [les Alliés] ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive. (...) Ils ont envoyé des migrants d’Europe, des Etats-Unis et du monde de l’Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée. »

Les représentants des pays européens ont alors quitté la salle. Nicolas Sarkozy a aussitôt réagi, dénonçant « un appel intolérable à la haine raciste » de la part du président iranien, et appelant à une réaction d’une « extrême fermeté » de la part de l’Union européenne. » »

J’ai beau lire et relire la phrase du dirigeant iranien, je ne vois pas en quoi elle peut être qualifiée de raciste. Dénonce-t-il les juifs en tant que juifs ? Non. Il dénonce les Alliés qui ont permis la constitution de l’Etat d’Israël en Palestine. Fait-il preuve de négationnisme ? Pas là en tout état de cause. Parler de « monde de l’Holocauste », c’est bien le reconnaître. Mais c’est plus que cela : c’est aussi souligner que la responsabilité de l’Holocauste n’est ni partagée ni universelle. Quant à la formule « sous le prétexte de la souffrance juive », elle ne nie pas la souffrance en question ; elle ne fait que souligner l’usage politique qui en a été fait ; en l’occurrence justifier la colonisation de la Palestine. Alors est-ce la formule « gouvernement raciste en Palestine occupée » qui choque tant Nicolas Sarkozy et les autres représentants européens ? Eh bien, oui, l’Etat d’Israël est un Etat raciste et toute conférence internationale sur le racisme se doit de le dénoncer.

Walou

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20 avril 2009

La Face D'Israël Est Entrain De Changer

La Face D'Israël Est Entrain De Changer


Une analyse de l'évolution de la société israélienne, plus religieuse, plus à droite, extrême droite, avec une émigration croissante des Israéliens modérés en Amérique du Nord et en Europe, et le Grand Israël comme fait accompli transformant cet état en état d' Apartheid.




La Face D'Israël Est Entrain De Changer

 

La Face D'Israël Est Entrain De Changer- John Mearsheimer

Avraham Burg croit, semble-t-il, que l'occupation a eu un effet profondément corrupteur sur Israël. Mais il y a quelque chose de plus qui se passe à l'intérieur d' Israël qui le préoccupe beaucoup : la nature changeante de cette société. Il dit, par exemple, que "la société israélienne est foncièrement divisée", et bien qu'il ne détaille pas les spécificités de cette division, c'est évident qu'elles ont une dimension politique et religieuse. Il croit que le centre politique de gravité d'Israël s'est déplacé de façon marquée vers la droite. Effectivement, il croit que la gauche a "diminué en nombre et est devenue marginale". Il voit également l'équilibre entre les Israéliens séculiers et religieux se déplaçant en faveur des religieux, et c'est pourquoi il écrit " l'établissement d'un état dirigé par des rabbins et des généraux est un possible cauchemar".

J'aimerai essayer d'étayer l'analyse de Burg, en faisant remarquer certaines tendances dans la société israélienne qui ont et continueront d'avoir un effet profond sur l'état juif dans la durée, mais dont on parle peu dans les médias de masse ici en Amérique. J'aimerai spécifiquement me concentrer sur la croissance des ultra orthodoxes ou Haredim en Israël, et l'émigration d' Israël, ce qu'on pourrait appeler une " Aliyah à l'envers". ( Le mot Aliyah signifie montée : monter en Israël c'est à dire aller s'y installer ndlt).

Quand l'état a été crée en 1945, il y avait seulement un tout petit nombre d'ultra orthodoxes en Israël. En fait, les Haredim étaient profondément opposés au Sionisme, qu'ils voyaient comme un affront à la tradition juive. Cependant, leur nombre a augmenté à pas de géant ces dernières années, de même que leur proportion dans la population israélienne. La raison en est simple : en moyenne, une femme Haredi a 7,6 enfants ce qui est grosso modo le triple du taux de natalité de la population juive israélienne. Ainsi donc, le Forward a rapporté en aout 2007 qu' en 15 ans de 1992 à 2007, la proportion d'enfants juifs fréquentant les écoles primaires d'état a diminué de 55% sur un total de 67%; en 2012, il tombera à 51%.Pendant ce temps, le pourcentage de ceux qui fréquentent les écoles Haredim est passé de 12,4% en 1992 à 26,7% en 2007 et une projection le donne à 31% en 2012."

La croissance rapide de la communauté ultra orthodoxe a des conséquences significatives pour Israël, car 30% des hommes ne travaillent pas et trés peu d'entre eux vont leur service militaire. Plus généralement, cela veut dire qu'ils joueront probablement un rôle majeur dans les décennies à venir dans la gouvernance d'Israël. Cela vaut la peine de noter que lors des récentes élections municipales de Jérusalem, le candidat ultra orthodoxe, Meir Porush, a dit que " dans 15 ans il n'y aura plus de maire séculier dans chaque ville d'Israël, à l'exception peut être de certains villages au fin fond du pays". Bien sûr il exagérait, mais son commentaire montre ce vers quoi Israël se dirige, et pourquoi Burg s'inquiète de rabbins dirigeant l'état.

La deuxième tendance c'est le grand nombre d' Israéliens qui ont émigré en Amérique du Nord et en Europe, et qui ne comptent pas retourner en Israël. Selon la plupart des estimations, il y a environ 5,3 millions de Juifs israéliens, et 5,2 millions de Palestiniens qui vivent dans le Grand Israël ( la Palestine historique). Il y a environ 300 000 individus vivant en Israël que le Bureau des Statistiques définit comme "autres". La plupart sont des membres de famille de Juifs immigrants ou d'individus qui ont des ancêtres juifs, mais pas de mère juive, et par conséquent ne sont pas classés comme Juifs par le gouvernement israélien. Si on compte ces "autres" comme Juifs, alors il y a 5,6 millions de Juifs israéliens. Voyons, cela veut dire qu'il y a 5,6 millions de Juifs israéliens et 5,2 millions de Palestiniens. Cependant tous ces Juifs ne vivent plus tous en Israël. C'est difficile d'obtenir des chiffres exacts sur combien d' Israéliens vivent à l'étranger, car le gouvernement a arrêté de publier ces chiffres depuis le début des années 70. Sur la base de différents articles publiés sur le sujet et de conversations que j'ai eu quand j'étais en Israël en Juin dernier, je peux valablement estimer qu'il y a au moins 750 000 Israéliens qui vivent à l'étranger. Cela veut dire qu'il y a maintenant moins de Juifs que de Palestiniens vivant dans le Grand Israël, même si on compte les 300 000 "autres" comme Juifs.

De plus, il y a d'énormes preuves qu'un nombre conséquent de Juifs israéliens aimeraient quitter Israël s'ils le pouvaient. Dans un article qui vient juste d'être publié dans le National Interest, John Mueller et Ian Lustic rapportent qu' " une étude récente indique que seulement 69% des Juifs israéliens disent qu'ils veulent rester dans le pays et un sondage réalisé en 2007 affirme que 1/4 des Israéliens envisage de partir, inclus presque la moitié des jeunes". Ils continuent en rapportant que i
" dans une autre étude, 44% des Israéliens disent qu'ils seraient près à partir s'ils pouvaient trouver des meilleurs conditions de vie ailleurs. Plus de 100 000 Israéliens ont acquis des passeports européens")i. Je parie que la plupart de ces Israéliens qui ont opté pour la Diaspora sont séculiers et politiquement modérés, au moins dans le contexte israélien. Cela vaut ausi la peine de noter qu'il y a eu une immigration limitée en Israël depuis le début des années 90, et certaines années le nombre d'émigrants était supérieur à celui des immigrés.

Ces données semblent confirmer l'analyse de Burg que la société israélienne devient plus religieuse et moins séculière, et que le centre de gravité politique est bien plus à droite qu'il ne l'était auparavant. Je peux penser à 5 implications possibles de cette situation qui évolue.

Premièrement, ces tendances feront qu'il y aura peu de chance qu'Israël quitte la Cisjordanie et permette aux Palestiniens d'avoir un état viable à eux. Le Grand Israël va devenir un fait accompli, si cela ne l'est pas déjà.

Deuxièmement, il semble clair que les Juifs seront particulièrement dépassés en nombre par les Palestiniens dans le Grand Israël. Le fait démographique clé que je n'ai pas inclus ci dessus c'est qu'en moyenne une femme palestinienne a approximativement 4,6 enfants, tandis que le chiffre israélien est de 2,6 enfants. Le Grand Israël sera un état d' Apartheid.

Troisièmement, les jeunes Israéliens qui pensent comme Burg ont de grandes chances de se sentir de plus en plus mal à l'aise en Israël, et trouvent l'idée de vivre en Europe ou en Amérique du Nord de plus en plus attirante. Et l'Europe, qui va devoir affronter des problèmes de faible démographie d'ici peu, a de grandes chances d'accueillir favorablement - si ce n'est essayer d'attirer - ces Israéliens qui veulent y immigrer.

Quatrièmement, il y a de fortes chances pour que ce soit de plus en plus difficile pour les forces pro Israël aux Etats Unis de soutenir l'idée que Washington doit maintenir sa "relation privilégiée" avec Israël, parce que les deux pays ont des "valeurs communes". Il n'y a pas vraiment de similitude en terme de valeurs principales entre l' Israël émergente et l'Amérique contemporaine.

Cinquièmement, il semble aussi apparent que ce sera de plus en plus difficile pour les Juifs américains, spécialement les plus jeunes, de s'identifier avec Israël, et de sentir un profond attachement pour ce pays, ce qui est essentiel pour maintenir la relation spéciale.

En résumé, Israël a des problèmes, c'est pourquoi tous les Américains de toutes tendances - spécialement ceux qui se disent amis d'Israël - devraient lire le livre de Burg et commencer à en parler.


Source : [http://tpmcafe.talkingpointsmemo.com/2008/12/07-week/


John Mearsheimer est professeur émérite R. Wendell Harrison de science politique à l’Université de Chicago
http://www.planetenonviolence.org/La-Face-D-Israel-Est-Entrain-De-Changer-John-Mearsheimer_a1879.html?PHPSESSID=4ddd856fb3fa335d955d2404c9f4e540

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19 avril 2009

Enquêter sur les crimes de guerre israéliens à Gaza

Enquêter sur les crimes de guerre israéliens à Gaza

Enquêter sur les crimes de guerre israéliens à Gaza

L’enquête de l’ONU sur les crimes de guerre à Gaza


      Le 3 avril, l'ONU a annoncé la nomination de Richard Goldstone à la tête d'une enquête d’information à Gaza, sur les allégations de crimes de guerre commis là-bas au cours de l’Opération Plomb Fondu. Martin Uhomoibhi, le président du Conseil des Nations Unies aux Droits de l'Homme, a déclaré qu’une équipe indépendante d'experts effectuera la mission dans les prochaines semaines après en avoir discuté à Genève.


      Goldstone est un juriste respecté, qui a été juge pendant neuf ans à la Cour Constitutionnelle de l'Afrique du Sud. Il a aussi siégé en tant que procureur en chef de l'ex-Yougoslavie et des tribunaux du Rwanda, et est membre du conseil de l'Université Hébraïque. En tant que Juif sa nomination l’a « choqué, » mais il a promis d'être juste et équitable. Il « espère que les conclusions... vont apporter une contribution significative au processus de paix... et rendre justice aux victimes. »


      C’était l'une des 16 personnalités internationales, avec l'archevêque Desmund Tutu, qui ont exigé le 17 mars une enquête pour crimes de guerre. Son mandat est de se focaliser sur les victimes palestiniennes de la dernière guerre à Gaza, mais il enquêtera sur toute violation présumée, avant, pendant et après le conflit.


      Israël a toujours refusé avant de participer aux enquêtes précédantes du Conseil, en les qualifiant de partiales. On ne sait pas si Israël coopérera maintenant, après que Yigal Palmor, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, a déclaré : « Ce comité est chargé non pas de rechercher la vérité, mais d’accuser Israël des crimes présumés. » Il a accusé le Conseil de n'avoir « pratiquement pas du tout de crédibilité. »


      Goldstone est actuellement Compagnon de Spinoza au Netherlands Institute for Advanced Study de La Haye. Il a reçu plusieurs récompenses des droits de l'homme, la toute dernière, le Prix de la Fondation MacArthur pour la Justice Internationale lui sera attribuée à La Haye le 25 mai 2009.


      Le 3 mai 2007, il était sans équivoque en tant que l'un des quatre membres du comité, sur la question de savoir si les procès en crimes de guerre font plus de mal que de bien. Au moment où on lui a demandé de participer, il a dit que « les organisateurs devaient savoir que je dirais qu'ils font plus de bien que de mal et que c’est, bien sûr, mon point de vue. »


      Il a cité la réalisation de Nuremberg comme « la première démarche ayant fait rendre des comptes à des criminels qui ont violé le droit pénal international. C’était la première constatation du fait que la primauté de la loi pourrait être appliquée au niveau international, » mais à travers un « procès équitable » exposant « les plus effroyables crimes de guerre, » en attirant l’attention sur « les victimes... Elles savent ce qui leur est arrivé. Elles n'ont pas besoin d'aller au tribunal et d’écouter les charges... mais elles ont besoin de la reconnaissance officielle pour commencer leur processus de guérison... Je ne doute pas que le monde soit un meilleur endroit aujourd'hui à la suite de l’essor rapide de la justice pénale internationale » et de l’instauration de la Cour Pénale Internationale par le Traité de Rome.



Directives d’enquête de B'Tselem sur l'Opération Plomb Fondu


      B'Tselem est le Centre d'Information Israélien sur les Droits de l'Homme dans les Territoires Occupés. Il fait partie d'une coalition d'organisations des droits humanitaires israéliennes, qui poussent Israël à enquêter de manière approfondie et équitable sur les allégations de ses crimes de guerre. Bien sûr, nous savons maintenant qu'il les blanchira, comme il l’a fait dans le passé.


      B'Tselem cite néanmoins l'atrocité des morts, blessés, destructions, sans-abri, pertes humaines irrévocables et souffrances, qui exigent amplement de rendre des comptes. Il a préparé un document « définissant les principales questions » concernant la conduite d'Israël et a présenté les lignes directrices pour l’examiner.



Tirs sur les civils


      Des civils ont été délibérément pris pour cible, en violation du droit international, et la grande majorité des morts et des blessés étaient des non-combattants. B'Tselem a répertorié de nombreux cas, « dans lesquels de jeunes hommes ne participant pas aux hostilités ont été tués » ou blessés.


      « L’examen de la conduite de l’IDF au cours de l'opération pose de graves soucis quant à l'étendue de ses manquements envers ses obligations en vertu du droit humanitaire international. » Des preuves incontestables, qu’aucune norme ou arrangement de la loi ne peut démentir, montrent des crimes de guerre systématiques et cruels.


      Pendant le conflit, B'Tselem a obtenu « des récits particulièrement graves de soldats tirant intentionnellement sur des civils » non-combattants. Ils doivent faire l’objet d'une enquête approfondie pour déterminer si les commandants ont ordonné ces actions ou si les militaires ont agi de leur propre chef.



L’absence de protection des civils


      Israël a volontairement emprisonné 1,5 millions de Gazaouis durant le conflit. Les passages frontaliers ont été fermés, et l'Égypte (en accord avec Israël et Washington) a refusé d'ouvrir celui de Rafah. Israël a prétendu que le largage de circulaires était suffisant. Faux. Le droit international exige qu’un préavis soit donné à l’avance et que toute précaution soit prise pour protéger les civils. À la place, ils ont été pris pour cible dans leurs maisons, écoles, mosquées, lieux de travail, et abris de l'UNRWA.


      B'Tselem a obtenu des témoignages selon lesquels l’IDF s’est aussi servi de Palestiniens comme boucliers humains. On leur a ordonné d’entrer dans des bâtiments devant les soldats pour s’assurer qu'ils n’étaient pas piégés. Et aussi d'éliminer les objets suspects sur les routes et de se tenir devant les militaires qui auraient pu être tués. L'article 28 de la Quatrième Convention de Genève interdit ces pratiques, et précise que :

      « La présence d'une personne ne peut servir à mettre des lieux ou des zones à l’abri des opérations militaires. » En d'autres termes, à servir de boucliers humains. Dans l’affaire Adalah et autres contre OC Central Command et autres, la Cour suprême israélienne a interdit toute forme de cette pratique dans un but quelconque.

Prendre pour cible des symboles gouvernementaux


      Pendant le conflit, l’IDF a bombardé des centaines de cibles civiles, des maisons, hôpitaux, écoles, mosquées et bâtiments publics, en violation flagrante envers le droit international. Réponse d’Israël : les cibles « supportant le financement, la planification et la réalisation d'actes terroristes » ont été frappées. D'autres déclarations étaient similaires, mais omettaient de dire en quoi ces bâtiments avaient un caractère militaire. B'Tselem a conclu que « la raison de frapper ces objectifs n’était pas en rapport avec leur usage et il était donc interdit de les attaquer. »


      Pour sa part, Israël a prétendu que tout ce qui concernait le Hamas faisait une cible légitime. Dan Harel, le vice-chef d'état-major général, a déclaré :

      « Nous frappons non seulement les terroristes et les lanceurs, mais aussi l'administration du Hamas entière, et toutes ses armes. Nous frappons les édifices publics, usines, agences de sécurité, etc. Nous invoquons la responsabilité gouvernementale du Hamas et nous ne faisons pas de distinction entre les différentes branches. Après l'opération, aucun bâtiment du Hamas ne sera laissé debout. » Il avait inclus vraisemblablement les hôpitaux, écoles, mosquées et les maisons particulières.

      Une autre déclaration officielle, disait :

      « Quand une organisation terroriste contrôle un gouvernement, tous les ministères du gouvernement servent à assumer les objectifs de l'organisation terroriste. Pourquoi, supposez-vous que le ministère du Transport palestinien ne sert qu'à établir des lignes de bus ? Peut-être sert-il à d'autres fins. Le Hamas ne fait pas les séparations qui sont coutumières dans les pays bien dirigés. » Peut-être aussi que les chirurgiens, les enseignants, les femmes et les enfants sont des kamikazes secrets, et donc des cibles légitimes.

      B'Tselem a écrit au Ministre de la Justice d'Israël, Menachem Mazuz, « pour demander des clarifications sur les attaques contre les civils. » La réponse « a complètement ignoré les questions posées... »



L’évacuation des blessés et les attaques contre les équipes médicales


      Il y a eu de nombreux rapports sur le fait que l’IDF a pris pour cible les hôpitaux, les ambulances, et les employés aux soins médicaux, et « que les soldats empêchaient d’amener les blessés à l'hôpital. » Dans certains cas, ils ont tiré à bout portant sur les blessés ou les ont laissé mourir sur place en se vidant de leur sang. Dès qu’Israël a envahi, la circulation des équipes médicales a été impossible « car c’était sur l'accès aux hôpitaux du secteur central de Gaza... au moins 16 équipes médicales ont été prises pour cible et tuées au cours de l'opération. »


      Le CICR s’est écarté de sa procédure habituelle en déclarant qu'Israël a violé le droit international humanitaire qui exige de s’occuper et d'évacuer les blessés, et qu’empêcher ou retarder cela est illégal et inacceptable.


      Le 6 janvier, huit organisations de défense des droits de l'homme ont adressé une pétition à la Cour Suprême « exigeant que l'armée permette aux équipes médicales et aux ambulances de se déplacer dans Gaza et autorise l'évacuation des blessés vers les hôpitaux. » Israël a prétendu avoir donné l’instruction explicite de s'abstenir d'attaquer les équipes médicales et les ambulances et de laisser évacuer les blessés vers les hôpitaux, puis a apporté des précisions dans une déclaration disant :

      Les rapports reçus indiquent clairement et sans équivoque que les activités terroristes utilisent parfois des ambulances pour commettre des actes terroristes, et se déguisent aussi en personnel médical. Il s'agit d'un mode opérationnel plutôt que d'incidents isolés et exceptionnels.

      C’est typique de la défense israélienne pour justifier ses crimes de guerre et contre l'humanité les plus révoltants. Il s’agit d’un bouclier juridique fictif, rejeté par la jurisprudence internationale. C’est fondé sur des suppositions, et non pas sur des faits, et ce serait rejeté de toute juridiction légitime du fait que c’est non établi et non démontré.


      Le droit international est clair et sans équivoque. Les hôpitaux civils, le personnel médical, et toute personne s’occupant des blessés, ne peuvent en aucun cas faire l'objet d'attaques, mais doivent être ménagés et protégés tout le temps par les parties en conflit. » Israël accuse le Hamas au lieu d’assumer la pleine responsabilité de ses actes.



La destruction de l'infrastructure civile et des services publics


      Pendant le conflit, les infrastructures civiles de Gaza et les services publics « ont été presque totalement détruits. » Les centrales électriques ont épuisé leur carburant et se sont arrêtées. Les habitants avaient à peine 25% de l'électricité nécessaire. Les services des eaux et des égouts ont été détériorés. À l’apogée des combats, plus de 800.000 personnes n'avaient plus d'eau courante. Les eaux des égouts se sont répandues sur les terres arables et ont inondé les rues de Beit Hanoun. Les hôpitaux ont dû recourir à des générateurs. Ces personnes ont aussi souffert de la pénurie de pratiquement tout ce qui est nécessaire pour vivre. La nourriture et les autres choses essentielles étaient difficile à obtenir. Les boulangeries étaient fermées pour manque de farine, de gaz et d'électricité pour la cuisson. Les organismes internationaux étaient dans l’incapacité de distribuer la nourriture et les autres fournitures.


      Le résultat a été un désastre humanitaire aggravé par 18 mois d’état de siège. Deux semaines avant le début de l’offensive, un rapport de l'OCHA disait que Gaza était en crise, et que ses habitants luttaient au quotidien pour répondre à leurs besoins élémentaires et survivre, comme obtenir suffisamment de nourriture, d'eau, de carburant et de soins médicaux. La plupart d'entre eux se sentaient piégés sur le plan « physique, mental et émotionnel. »


      Selon OCHA, au deuxième trimestre 2008 le taux de chômage atteignait 50%, et, en 2007, 79% des ménages vivaient dans la pauvreté et pour 70%, elle était « profonde. » C’était Gaza à la veille du conflit. Aujourd'hui, après tant de destruction, c'est bien pire.



Conclusion


      « L'étendue des atteintes à la population civile au cours de l'Opération Plomb Fondu est sans précédent. C'est seulement maintenant que se révèle l'ampleur des destructions » avec davantage de preuves révélées par de récents témoignages. Des familles entières ont été tuées. Des parents ont été impuissants à empêcher leurs enfants de mourir. D'autres n’ont pu empêcher un être cher de mourir en se vidant de son sang. Ce sont des cicatrices indélébiles, à jamais gravées dans la mémoire collective d'un peuple torturé, isolés, négligé, et méprisé par les dirigeants du monde entier.


      Des groupes des droits humanitaires et autres exigent que les comptes soient intégralement rendus « pour les crimes les plus graves. » Israël prétend que son armée a agi comme il faut. Ehud Barak, le Ministre de la Défense, a qualifié l’IDF « d'armée la plus morale du monde... qui a usé de tous les moyens possibles pour éviter de blesser les gens. » Le juge-avocat général de l'armée israélienne, Avichai Mandelblit, a dit à B'Tselem :

      Bien que nous regrettions, bien sûr, tout tort envers les civils, nous soulignons de nouveau que la responsabilité de tout ceci se trouve uniquement sur le seuil de la porte de l'organisation du Hamas...

      B'Tselem a été implacable en qualifiant d’« inacceptables » les actes d'Israël. Le droit international protège les civils des « effets horribles de la guerre... User d’une terminologie ambiguë et d’arguments injustifiés pour excuser d’aussi graves torts envers les civils, dans une démarche destinée à créer un semblant de respect de la loi, constitue » une tromperie flagrante de tout premier ordre.


      La conduite d'Israël « fait sérieusement soupçonner que les soldats et les commandants ont violé le droit international humanitaire, » volontairement et de façon réitérée. « Compte tenu de tout cela, une expertise publique... est essentielle... L’ampleur et la gravité des violations ne peuvent être déterminées que dans le cadre d'une enquête approfondie, indépendante, efficace, ouverte à la critique publique, et effectuée dans un délai raisonnable. »


      B'Tselem demande instamment à Israël de le faire. Jamais il n’a été et ne va maintenant au-delà d’affirmer qu’il faut examiner les allégations, et déterminer si elles sont sans fondement. Seul un organisme indépendant devrait être investi. Il reste à voir si, avec Richard Goldstone, l’équipe du Conseil des Nations Unies sur les Droits Humanitaires sera à la hauteur. Le monde entier regarde.



      Stephen Lendman est un chercheur associé au Centre de Recherche sur la Mondialisation (Global Research). Il vit à Chicago et peut être contacté à lendmanstephen@sbcglobal.net. Le site de son blog est sjlendman.blogspot.com.



Original : www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=13191
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info


Enquêter sur les crimes de guerre israéliens à Gaza


Image du site de Norman G. Finkelstein


Global Research, Stephen Lendman, 15 avril 2009


      Des enquêtes indépendantes et des témoignages convaincants des deux bords fournissent des preuves incontestables de crimes de guerre israéliens à Gaza. Il est temps que les coupables rendent des comptes.


      En février, le Centre Juridique Adalah pour les Droits des Minorités Arabes a montré indéniablement comment Israël a dérogé aux principes fondamentaux du droit international en attaquant aveuglément les civils, en dépit des affirmations des forces de défense israéliennes (IDF), selon lesquelles ces cas étaient justifiés.


      Amnesty International a accusé Israël de crimes de guerre et a demandé au Conseil de Sécurité des Nations Unies d'imposer un embargo sur les armes.


      Human Rights Watch (HRW) a une longue pratique d’action en agent impérial, même parfois en remplissant son mandat de « protection des droits de l’homme dans le monde entier... se tenant auprès d’eux et défendant la liberté politique en traînant les contrevenants en justice. »


      Il a fait en partie cela dans un rapport intitulé Rain of Fire (Pluie de feu), citant « l’usage illégal de phosphore blanc par Israël à Gaza... dans des quartiers peuplés, tuant et blessant des civils, et endommageant des édifices civils, notamment une école, un marché, un entrepôt de l'aide humanitaire et un hôpital. »


     L’IDF s’est aussi servi de « missiles, bombes, artillerie lourde, obus de char et armes légères, dans des quartiers à forte densité de population, en particulier dans le centre de la ville de Gaza, contrevenant au droit international humanitaire et aux règles de la guerre, qui exigent de prendre toutes les précautions possibles pour éviter de faire du tort aux civils et interdit les attaques aveugles. »


      HRW qualifie le recours au phosphore blanc « d’aveugle, délibéré et inconsidéré. » Il dit que les États-Unis ont fourni les armes et le nécessaire permettant ces actions. Il demande instamment au Conseil de Sécurité des Nations Unies ou au Secrétaire Général de nommer une commission internationale indépendante pour enquêter sur les allégations crédibles de crimes de guerre, avec usage d’armes illégales.


      Ne figurent pas dans le rapport les plus de soixante ans de massacres de masse et de destructions d’un traitement se résumant à un génocide. Ne sont pas non plus mentionnés l’impact exhaustif des 22 jours d'attaques, Gaza toujours en état de siège et la Cisjordanie sous occupation militaire. Non répertorié le bilan des morts et des blessés, des civils abattus de sang-froid, du grand nombre de maisons, bâtiments publics, hôpitaux, ambulances, bateaux de pêche, cultures, écoles, mosquées, entreprises, bâtiments et abris des Nations Unies, infrastructures et quartiers entiers, et de toutes les autres destructions aveugles. Silence aussi sur les effets incalculables du blocus contre 1,5 millions de Gazaouis et la poursuite des agressions contre eux.


      Le 6 avril, Physicians for Human Rights-Israel (PHRI) et Palestinian Medical Relief Society ont compilé dans un long rapport les preuves détaillées des crimes de guerre : des témoignages de Gazaouis et du personnel médical sur le fait que des gens blessés ont été privés de soins, abattus à bout portant de sang froid, empêchés d’être évacués, et étaient terrorisés « sans merci. » Une équipe internationale indépendante de juristes, de personnel de santé et d’experts médicaux a effectué l'enquête.


      Hadas Ziv, le directeur exécutif de PHRI, a déclaré : « L’une des difficultés du rapport est manifestement le préjudice envers les gens innocents... du déchaînement de pareille puissance de feu au sein de la population. » Il a enregistré les témoignages de 44 civils et a prélevé des échantillons de tissus, sol, eau, herbe des marais, soupçonnés d’être infectés par des munitions et des armes chimiques, puis les a envoyés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud pour tests et évaluations.



Al-Haq durant l’Opération Plomb Fondu


      Al-Haq est une ONG palestinienne de Ramallah en Cisjordanie, créée en 1979 pour « protéger et promouvoir les droits de l'homme et la primauté du droit » en Palestine occupée.


      En avril, elle a publié un document sur la situation intitulé : « L’Opération Plomb Fondu et déformation du droit International : Analyse juridique de la prétention israélienne à l'autodéfense en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations Unies. » Cette justification est absurde de la part d’une nation s’absolvant elle-même de crimes de guerre incontestables.


      Néanmoins, le 30 mars (après 11 jours), l’IDF a clôturé son enquête sur les allégations de dérapages militaires, avec le Juge-avocat général, Avichai Mendelblit, les qualifiant dédaigneusement d’« heresay » basée sur aucune preuve corroborée. « Elles étaient basées sur des rumeurs et ne reflètent pas le déroulement des opérations sur le terrain. » C’est le genre de manœuvres dilatoires israéliennes typiques, chaque fois que ce pays est pris en flagrant délit, avec l’imputation de ses propres crimes à ses victimes.


      Le 31 mars, un communiqué de presse du Centre Palestinien pour les Droits de l'Homme (PCHR) a déclaré :

      Le PCHR « pense que la rapidité avec laquelle cette enquête a été conclue illustre l'incapacité constante de l’IDF à enquêter véritablement sur les crimes que ses soldats commettent régulièrement contre les civils palestiniens. Les enquêtes de cette nature ne sont pas conformes aux normes internationales d'indépendance et de transparence, et elles entravent la justice. »

      Al-Haq a passé en revue les 22 jours « d’attaques aériennes sans relâche, accompagnées d’incursions terrestres intensives, » ainsi que les morts, les blessés et les destructions qu'elles ont provoquées. Pourtant, incroyablement, le matin avant l'attaque, Gabriela Shalev, l'ambassadrice d'Israël auprès des Nations Unies, a informé le Secrétaire Général :

      Après une longue période d’extrême retenue, le gouvernement israélien a décidé à compter de ce matin d'user de son droit de légitime défense... comme le stipule l'article 51 de la Charte de l’ONU.

      Cette justification est juridiquement indéfendable pour au moins deux raisons :

      - Gaza reste en réalité occupé et Israël en porte l'entière responsabilité, et

      - l'attaque israélienne était gratuite, préventive, en rapport avec l'occupation et le conflit plus large opposant la quatrième plus puissante armée du monde à une population civile sans défense, dotée seulement d’armes artisanales de petit calibre pour se défendre.

Le statut juridique de Gaza


      Malgré le désengagement de 2005, Gaza demeure occupé. L'article 42 du Règlement de 1907 de La Haye stipule que :

      Un territoire est considéré comme occupé quand il se trouve placé de fait sous l'autorité de l'armée ennemie. L'occupation ne s'étend qu'aux territoires où cette autorité est établie et peut être exercée.

      Il existe légalement un « contrôle effectif » si des forces militaires antagonistes peuvent à chaque fois qu'elles le désirent assumer un contrôle physique sur une partie du pays. » Si, en plus, une « puissance occupante, » a assez de « force » ou de « moyens » pour infliger son autorité. Le plan de désengagement d'Israël affirme son droit à « garder et surveiller le périmètre terrestre extérieur de Gaza et à continuer à assumer son autorité sur son espace aérien » et sur son littoral. Il autorise aussi le déploiement de troupes à l'intérieur du territoire et le droit de contrôle administratif sur la population à travers le système fiscal, le registre de la population civile, et la régulation exclusive de l’entrée et de la sortie tout bien et personne.



L’autodéfense en vertu du droit international


      L'article 2(4) de la Charte des Nations Unies déclare que tout État Membre « doit, dans ses relations internationales, s'abstenir de menacer ou d'employer la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, et de tout autre recours incompatible avec l'objectif de l'Organisation des Nations Unies. »


      Toutefois, la Charte autorise la force armée à deux conditions : quand elle est permise par le Conseil de Sécurité ou par l'article 51, qui autorise le « droit individuel ou collectif à l'autodéfense quand une agression armée se produit contre un Membre... jusqu'à ce que le Conseil de Sécurité prenne des mesures pour maintenir la paix et la sécurité. »


      L’Opération Plomb Fondu était une agression gratuite dans le contexte de 42 ans de conflit et d’occupation, un cadre « régi exclusivement par le droit humanitaire international, » pas par les lubies de l'occupant pour exercer une pression.


      L'article 51 ne s'applique pas à une puissance occupante, puisque Israël est assujetti au droit international humanitaire, notamment aux dispositions de la Quatrième Convention de Genève. Israël a certaines obligations juridiques spécifiques envers Gaza et la Cisjordanie :

      - traiter les civils avec humanité,

      - s'abstenir d'actes de violence de toute nature,

      - soigner les malades et les blessés,

      - assurer une alimentation suffisante et des fournitures médicales,

      - fournir des garanties juridiques, et

      - s'occuper à tout égard des « personnes protégées » sous son contrôle.

      Le droit international limite aussi les méthodes de combat et les moyens utilisés par toutes les parties. Légalement, seule la définition stricte de la « nécessité militaire » justifie une attaque, contre des objectifs dans l’intention d’affaiblir ou de vaincre l'ennemi ou de mettre fin au conflit. Même dans ce cas les principes de distinction et de proportionnalité s'appliquent :

      - faire la distinction entre cibles militaires et civiles et non militaires ; attaquer ces dernières étant un crime de guerre, et

      - la règle de proportionnalité s’oppose à la force disproportionnée aveugle, susceptible de provoquer des dommages ou des pertes de vies humaines ou d'objets.

      Israël est aussi tenu avant toute attaque de prévoir des « alertes efficaces à l’avance, » pour avertir les populations civiles, puis de prendre toute mesure possible pour minimiser les pertes chez les non-combattants. En vertu de la Quatrième Convention de Genève, les « zones neutres » doivent être protégées afin d'assurer qu'elles soient le plus possible exemptes de dommages au cours du conflit.


      Israël a dérogé aux règles de la guerre et de l'occupation et a commis des crimes de guerre et contre l'humanité. Il a attaqué les civils d’une façon disproportionnée, sans distinction, en particulier dans les quartiers densément peuplés. Il n’a fait aucun effort pour faire la distinction entre les cibles militaires et civiles. Il délibérément pris pour cible la totalité de la population de Gaza, de ses biens et infrastructures, sans discrimination, contrevenant gravement aux Conventions de Genève et aux autres règles du droit humanitaire international. Ainsi qu’aux lois de la guerre. En tant que tel, ses gouvernants et commandants sont pénalement répréhensibles et doivent être tenus pour responsables de leurs actions.


      Al-Haq a conclu :

      « S’en remettre à l'autodéfense, de la part d’Israël, mal interprète le droit international dans une démarche visant à se soustraire à ses obligations juridiques internationales ... » Son argument d’autodéfense est illégitime en vertu de l'article 51 et « n'a aucune validité au regard du droit international. »

Posté par MCPalestine à 10:13 - ARTICLES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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