FREE PALESTINE

Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.

28 février 2009

Greek songs for Gaza

Greek songs for Gaza

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Oradour-sur-Gaza : une rescapée de Zeitoun témoigne

Oradour-sur-Gaza : une rescapée de Zeitoun témoigne
Vidéo envoyée par Gazamoukawama

Dans les annales des crimes de guerre commis à Gaza par Israël, le nom de « Zeitoun » prendra place aux côtés de noms comme « « My Lai », « Fallouja », « Sabra et Chatila », « Guernica », « Nankin », « Lidice » et « Wounded Knee » ou encore mieux « Oradour-sur-Glane ».

Pour mieux comprendre ce qui s’est passé à « Zeitoun », je vous invite à lire les trois articles dont voici les liens :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/01/23/a-gaza-des-habitants-racontent-l-acharnement-de-l-armee-israelienne-sur-des-civils_1145435_3218.html

http://www.wsws.org/francais/News/2009/jan09/zeit-j13.shtml

http://www.liberation.fr/monde/0101314062-les-samouni-famille-brisee-par-un-crime-de-guerre

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"Effacé - rayé de la carte" : un film sur Gaza, par Alberto Arce (voir la bande-annonce)

"Effacé - rayé de la carte" : un film sur Gaza, par Alberto Arce (voir la bande-annonce)
Par ISM

Alberto Arce est arrivé à Gaza, depuis Chypre, avec le bateau du Free Gaza Movement le 18 décembre 2008, en tant que membre de l’International Solidarity Movement (ISM). Alberto a travaillé en solidarité avec le peuple palestinien, accompagné les pêcheurs et les fermiers pour tenter de dissuader la violence des forces israéliennes, et témoigner des impacts quotidiens du siège sur les Gazaouis.


Erased-Wiped off the map from C.I. COMUNICACIÓN on Vimeo.



Alberto Arce était à Gaza pendant l’opération « Plomb Durci », où il fut volontaire pour accompagner les ambulances médicales. Il a été témoin des attaques dévastatrices contre le peuple de Gaza et a enregistré les tirs israéliens contre un secouriste à Jabaliya.Alberto Arce et Miguel Llorens ont fait un film sur la vie à Gaza : « Effacé – rayé de la carte ».




Source : ISM
Traduction : MR pour ISM

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N'oublions pas le massacre d'Hébron, perpétré il y a 15 ans...

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N'oublions pas le massacre d'Hébron, perpétré il y a 15 ans...
Par Bissane

Le 25 février 1994, Baruch Goldstein, un médecin colon d’origine américaine installé à Kyriat Arba, colonie-forteresse fief de la colonie orthodoxe implantée à l’entrée d’Hébron, pénétrait dans la mosquée bondée d’Abraham (Tombeau des Patriarches- Haram Ibrahim), située dans la ville biblique d’Hébron en Cisjordanie.

Au cri de "Joyeux Pourrim", il vide trois chargeurs de 30 cartouches, à l’aide de son fusil d’assaut automatique, sur l’assistance constituée de quelque 800 Palestiniens en prière, tuant 29 personnes et en blessant 150 autres avant d’être battu à mort.

On peut lire sur la tombe de Goldstein : « Ici gît un saint, Dr. Baruch Kappel Goldstein, bénie soit la mémoire d'un homme juste et saint, que Dieu venge son sang, à celui qui dévoua son âme aux juifs, au judaïsme et au pays juif. Ses mains sont innocentes et son cœur est pur. Il fut tué en martyr de Dieu le 14 Adar, jour de Pourim de l'an 5754 (1994) ».


Les noms des martyrs assasinés :

Abdelhak Ibrahim AbdelHak Al Ja'bari, 55 ans
AbdelRahim AbdelRahman Abu Sneineh, 48 ans
Ahmad Abdallah Mohammad Taha Abu Sneineh, 25 ans
Ala' Badr AbdelHalim Taha Abu Sneineh, 17 ans
Arafat Musa Yosef Borkan, 28 ans
Eyyad Hussein AbdelAziz Abuhadid Abu Sneineh, 22 ans
Hatem Nimr Khader Al Fakhouri, 26 ans
Kamal Jamal AbdelMughni Kafeisheh, 13 ans
Khaled Khalawi A. Hussein Abu Sneineh, 58 ans
Khaled Mohammad Hamzeh Al Karaki, 18 ans
Jameel Ayed AbdelFattah Al Natshih, 48 ans
Jabr A'aref AbuHadid Abu Sneineh, 11 ans
Mahmoud Saddek Mohammad Abu Za'nooneh, 49 ans
Marwan Mutlaq Hamid Abu Nijmih, 32 ans
Mohammad Ayyed Izzat Elatrash Abu Sneineh, 21 ans
Mohammad Kifah AbdelMuiz Zakaria Maraka, 11 ans
Mohammad Raji Zein AbdelKhalek Gheith, 47 ans
Mohammad Zeidan Hammoudah AbdelMajeed Jaber, 26 ans
Nimr Mohammad Nimr Mojahed, 34 ans
Raed AbdelMuttaleb Hasan Al Natshih, 20 ans
Rami Arafat Ali Al Rajabi, 11 ans
Saber Musa Husni Katbeh Badr, 37 ans
Salim Idreis Falah Idreis, 27 ans
Salman Awwad E'layyan Al Ja'bari, 37 ans
Sufian Barakat O'of Zahdeh, 21 ans
Talal Mohammad Dawud Mahmoud Dandeis, 26 ans
Tareq Adnan Mohammad A'ashour Abu Sneineh, 14 ans
Wael Salah Ya'kub Al Muhtaseb, 28 ans
Walid Zuheir Mahfooth Abu Hamdieh, 13 ans

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Dès mars, un Tribunal Russell sur la Palestine

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Dès mars, un Tribunal Russell sur la Palestine

La guerre récemment menée par le gouvernement et l’armée israélienne à Gaza, déjà victime d’un blocus, remet en évidence la responsabilité toute particulière des Etats-Unis et de l’Union Européenne dans la perpétuation de l’injustice faite au peuple palestinien, privé de ses droits fondamentaux.

Il y a urgence de mobiliser les opinions publiques pour que les Nations Unies et les Etats membres prennent les mesures indispensables pour mettre fin à l’impunité de l’Etat d’Israël, et pour aboutir à un règlement juste et durable de ce conflit.

A l’appel de Ken Coates, Nurit Peled et Leila Shahid, et sous le parrainage d’une centaine de personnalités internationalement reconnues, il a ainsi été décidé d’organiser un Tribunal Russell sur la Palestine à partir du 4 mars 2009 à Bruxelles.

La Présidence de la Conférence a été confiée à Stéphane Hessel – Ambassadeur de France et Ken Loach, cinéaste britannique.

Parmi les Intervenants :

- Ken Coates – Président de la Fondation Bertrand Russell pour la Paix

- Nurit Peled – Prix Sakharov pour la liberté de pensée

- Leila Shahid – Déléguée Générale de la Palestine auprès de l'Union Européenne, de la Belgique et du Luxembourg

- Pierre Galand - Président du Comité Européen de Coordination des ONG sur la question de Palestine (CECP)

Qu’est-ce qu’un « tribunal Bertrand Russell » ?

Historiquement, le Tribunal Russell a siégé pour la première fois sous la présidence de Jean-Paul Sartre à Stockholm en 1967, sur l'agression du gouvernement états-unien à l'encontre du peuple vietnamien.
Il est né de la volonté d'intellectuels révoltés par l'impunité intolérable des Etats-Unis dans la guerre du Vietnam (Bertrand Russell, Lelio Basso, Guenther Anders, Jean-Paul Sartre, James Baldwin, Simone de Beauvoir, Lazaro Cardenas, Stokely Carmichael, Isaac Deutscher, Gisèle Halimi, Laurent Schwartz, …). .

Son objet était de « prononcer un jugement moral (tribunal des consciences) dans les cas où les lois en vigueur ne consentent pas de procès et de jugements normatifs ».

Le Tribunal Russell sur le Vietnam a eu un impact important dans l'opinion publique internationale en produisant un travail d'expertise rigoureux sur les crimes de guerre commis par les USA et en s'appuyant sur une médiatisation forte, grâce à l'appui de personnalités intellectuelles et artistiques reconnues et respectées..

Dans les années 70, le Tribunal Russell II, présidé par Lelio Basso, tint trois sessions à Rome, Bruxelles puis de nouveau Rome pour statuer sur l’impunité dont bénéficiaient les auteurs de crimes contre l’humanité en Amérique Latine (Brésil, Argentine, Chili).

Aujourd'hui, après deux ans de préparation, c'est un Tribunal Russell sur la Palestine qui va se mettre en place avec le même souci de rigueur et la même volonté de toucher l'opinion publique par un appui international le plus large.

Qui était Bertrand Russell ?

Bertrand Arthur William Russell (1872 – 1970) était un mathématicien, philosophe, homme d’engagements, de renommée mondiale.

Considéré comme l'un des plus importants philosophes du XXème siècle.

Pourquoi…sur la Palestine ?

Le "Tribunal Russell sur la Palestine" vise à réaffirmer la primauté du droit international comme base du règlement du conflit israélo-palestinien. Il ne s'agit pas pour ce tribunal de dire le droit, d'autres instances faisant autorité l'ont déjà exprimé, notamment la Cour Internationale de Justice, dans son avis sur les conséquences juridiques de l'édification d'un mur dans le territoire palestinien occupé, analysant à cette occasion les dispositions pertinentes du Droit International Humanitaire et du Droit International des Droits de l'Homme ainsi que les dizaines de résolutions internationales concernant la Palestine. Il s'agit de se pencher sur l'inapplication du droit alors même qu'il a été si clairement identifié. Notre entreprise commence là où l'avis de la CIJ s'est arrêté : identifier les responsabilités découlant de l'énonciation du droit, notamment les responsabilités de la communauté internationale. Cette dernière ne peut continuer à fuir ses obligations.Le récent conflit dans la bande de Gaza, et les violations massives du droit international par l'Etat d'Israël rendent notre démarche d'autant plus nécessaire et urgente. Durant ce conflit, la population civile a été exposée à toutes les atrocités de la guerre : nulle part où se réfugier ou fuir, nulle organisation internationale pouvant les protéger, nul droit capable de servir de rempart contre les massacres, les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité.

Ce tribunal est dès lors une contribution à la longue lutte pour l'édification et la consolidation du droit international. Nous sommes les dépositaires de ce droit que des générations ont contribué à forger pour être l'expression de valeurs humaines et universelles. Les générations futures nous jugerons sur l'état dans lequel nous lèguerons ce droit. Le droit international ne peut être un instrument de la politique de deux poids deux mesures. Sa crédibilité repose sur le fait que son respect s'impose quelque soit l'identité de ceux qui le violent et celle des victimes de ces violations. Nous, société civile consciente que l'affaiblissement du droit annonce le règne de la violence avons décidé d'en être les premiers défenseurs.Le tribunal Russell sur la Palestine est à ce titre un acte citoyen. Intellectuels, militants de la paix, juristes, politiques, membres d'organisations internationales ont tous répondu à cet appel pour mettre en lumière les responsabilités qui incombent à nos gouvernements. Il ne suffit pas de dénoncer la violation du droit, il faut œuvrer pour y mettre un terme. Or nos gouvernements pêchent non seulement par leur inaction mais aussi parfois en contribuant directement ou indirectement à la pérennisation de l'illégalité. Ce tribunal d'opinion mettra ces violations sur la place publique. Cette action vise à déclencher une prise de conscience de la lourde responsabilité de la communauté internationale dans la perpétuation de ce conflit. En espérant que cette prise de conscience puisse être salvatrice pour les peuples de la région et pour nous-mêmes.

Ainsi ce tribunal est aussi une pierre importante apportée par des personnes du monde entier à l'édifice de la paix. L'occupation est le principal obstacle à une paix juste et durable au Proche-Orient. Or l'impunité permet la perpétuation de l'occupation, ruine la perspective d'un Etat palestinien viable, prolonge l'injustice et mène inexorablement à la violence. En nous dressant contre cette impunité, à la continuation de cette injustice qui dure depuis plus de 60 ans, nous œuvrons pour que cette région soit promise à un avenir différent afin que Palestiniens et Israéliens, dont certains ont contribué pleinement à notre démarche, ainsi que l'ensemble des peuples de la région puisse jouir d'un avenir de paix, de coexistence et de sécurité.

Site du Tribunal Russel sur la Palestine (à partir du 4 mars)

http://www.russelltribunalonpalestine.org/

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27 février 2009

MENTALITÉ GAZA- alif 5 MINUTE DE RAIZON

MENTALITÉ GAZA- alif 5 MINUTE DE RAIZON
Vidéo envoyée par alif67

MERCI A ABBIDINE PRODUCTION LA VÉRITÉ TUE!!!!!!!!!! --MOURIR LIBRE---- ALIF PROCHAIN TITRE SI DIEU VEUX VOILA LE MORCEAU FRERE EST SOEUR EN LIBRE TELECHARGEMENT SUR MA PAGE http://alif067.skyrock.com DES N.O.M C.I.A SION JE SUIS PASSÉ UN MOMENT A 171 FAVORIS A 118 EN L'ESPACE DE 20MINUTE MERCI DAILYMOTION!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! FUCK LA CENSURE

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Le Hamas et le Fatah décident de former un gouvernement de transition

Le Hamas et le Fatah décident de former un gouvernement de transition


Les organisations palestiniennes rivales ont accepté de former un nouveau gouvernement de transition qui restera en place jusqu’à ce que des élections présidentielles et législatives puissent se tenir, a annoncé un haut responsable du Hamas jeudi soir.

Ma’an News Agency


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De gauche à droite : Azzam al-Ahmed du fatah et Mahmoud Al Zahar du mouvement Hamas

Accompagné des représentants de 14 organisations différentes lors d’une conférence de presse au Caire, le responsable du Hamas, Mussa Abu Marzuq, a déclaré que les principes d’un accord avaient été fixés pour former un gouvernement de transition. Les organisations sont au Caire pour tenter de mettre un terme à deux ans de division politique palestinienne.

Ahmad Qurei, le chef de la délégation du Fatah aux entretiens organisés par l’Egypte, a indiqué, « ce gouvernement pourrait être formé et approuvé par toutes les factions palestiniennes ou pourrait être un gouvernement de techniciens, ou [une autre forme de] gouvernement approuvée par les comités, » se rapportant aux groupes de travail étudiant les détails de la réconciliation.

« Les groupes travailleront de façon équilibrée avec des réunions séparées pendant une période spécifique. Puis il y aura des conclusions de ces comités qui seront mises en application immédiatement, » a dit Qurei.

Abu Marzuq a abordé la question de la reconstruction de Gaza qui « a besoin d’appui, d’une aide qui soit fournie aux gens. »

Il a également parlé de la question du passage des frontières vers la bande de Gaza : « L’Egypte travaillera à résoudre le problème des passages frontaliers avec Israël, en particulier le passage de Rafah pour lequel l’Egypte travaillera à un nouvel accord. »

Mustafa Al-Barghouthi, secrétaire général de l’Initiative Nationale Palestinienne, a déclaré de son côté : « toutes les factions palestiniennes feront face ensemble à tout nouvel assaut israélien. »

Le responsable du Parti du Peuple Palestinien, Bassam Comme-Salhi, a dit : « nous sommes passés de la lutte de pouvoir au dialogue. »

Abed AR-Raheem Maluh, secrétaire général adjoint du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) a indiqué que « l’unité est la seule option pour les Palestiniens. »

Samir Ghusha, le secrétaire général du Front Populaire Palestinien a déclaré que « les comités étudieront le 10 mars toutes les options »

« Il y a trois options. Soit gouvernement d’unité nationale, soit un gouvernement avec de représentants des organisations et des personnalités, ou un gouvernement de techniciens. »

Talal Naji, le secrétaire général du FPLP-Commandement Général a expliqué, « cette réunion est un indicateur positif ; il vaut mieux venir en retard plutôt que ne jamais venir. » Il a ajouté que « l’héroïque résistance du peuple de Gaza a créé une atmosphère appropriée pour organiser cette réunion. »

Ziad Nakhalah, le secrétaire général adjoint du Jihad islamique a expliqué : « les réunions d’aujourd’hui sont une percée dans un grand mur au bénéfice de toutes les organisations, c’est un nouveau début pour résoudre les problèmes palestiniens. »

Saleh Ra’fat, le secrétaire général du FIDA a indiqué : « avec le travail des comités, nous avons franchi la première étape vers l’unité. »

Wasel Abu Yousef du Front Arabe de Libération a réclamé un examen sérieux de la situation palestinienne à la lumière de l’occupation qui perdure, de la construction du Mur israélien de séparation [Mur d’Apartheid] et des colonies. « Cet examen devrait relever d’une stratégie nationale pour l’établissement d’un état palestinien. »

26 février 2009 - Ma’an News Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/en/index.ph...
[Traduction : Info-palestine.net]

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Du concept de paix génocidaire

Du concept de paix génocidaire (par Mourad Benachenou)

« Faire disparaître » les Arabes se trouve au coeur de l’entreprise sioniste, et est une condition de sa réalisation... Au début des années 1930, les leaders sionistes ont fait les préparatifs pour un transfert de population, mettant en place une commission spéciale pour la tâche.

A l’occasion, ils ont reconnu les souffrances que les Arabes auraient à endurer s’ils devaient quitter leurs maisons. Ils ont aussi débattu du caractère volontaire ou forcé du transfert. Mais même les « transferts volontaires » faisaient référence, non à la volonté des individus, mais à un accord entre Etats... La notion d’un transfert de population est profondément enracinée dans l’idéologie sioniste, une excroissance logique du principe de ségrégation entre Juifs et Arabes. (Tom Segel: «Une Palestine, au complet» 2001, pp. 405-407).

La dernière agression israélienne massive, contre une population palestinienne épuisée par cent ans de résistance et 8 années de siège, a duré 22 jours et nuits consécutifs. L’armée de l’Etat d’Israël n’a pas épargné, pour le moins qu’on puisse dire, ses moyens pour faire avancer la politique sioniste officielle et déclarée de génocide du peuple palestinien.



L’opération de Gaza : une avancée dans le nettoyage ethnique de la Palestine !

Elle a utilisé plus de 30 mille soldats, toute une armada d’équipements et de matériel militaire ultrasophistiqués, et un assortiment, divers et varié, de munitions prohibées par les accords internationaux, renforcées à l’uranium radioactif, ou contenant du phosphore, etc. contre la population de Gaza.

Le résultat obtenu par cet assaut par terre, air et mer, a eu les résultats espérés d’Israël : tuer et handicaper à vie autant de Palestiniens que possible, et rendre toute vie normale impossible à ceux qui ont échappé, temporairement, à l’opération de liquidation physique à multiples étapes menée depuis 1948 par les sionistes.

Cette opération a abouti au massacre de 1.324 personnes, dont 437 enfants âgés de moins de 16 ans, 110 femmes, 123 vieillards, 14 médecins et infirmiers et 4 journalistes. Le nombre de blessés a atteint le chiffre de 5.380, dont 1.890 enfants; parmi eux, il y en a au moins 2.700 qui seront handicapés à vie.

A ajouter aux victimes de ce massacre, perpétué de manière planifiée, et en application de la politique sioniste génocidaire d’exploiter le moindre prétexte pour faire avancer son vieux dessein de vider la Palestine historique de sa population autochtone, les dégâts matériels : 5 000 maisons, 16 bâtiments administratifs, et 25 mosquées détruites, plus de 25 000 maisons endommagées, sans compter, évidemment, l’infrastructure routière, les écoles, les hôpitaux, le matériel roulant de transport public ou privé, les unités de production industrielle, etc.

Ces statistiques donnent une idée de l’ampleur des moyens militaires déployés contre une population quasiment désarmée face à la puissance de feu d’une armée régulière, hautement entraînée, ne souffrant ni d’un manque d’hommes, ni d’un manque de moyens, disposant d’un budget illimité, dont une partie lui vient d’une assistance internationale aux poches particulièrement profondes, comme d’une base logistique allant au-delà du territoire qu’Israël contrôle.



Relativiser le nombre de morts et de blessés ?


Cependant, la sécheresse de ces chiffres, établis par des organisations internationales comme l’ONU, dont les bâtiments et le personnel n’ont d’ailleurs pas échappé à la folie meurtrière israélienne, comme l’Organisation mondiale de la Santé ou « Reporters sans frontières », risque de ne pas donner une idée suffisamment claire de la barbarie et de l’ampleur des pertes causées à une population largement civile, que ne protège pas une armée régulière, et subissant un siège aérien, terrestre et maritime, qui, officiellement, dure depuis janvier 2006, mais qui, en fait, date de décembre 2001, période à laquelle a été achevé le mur qui encercle toute la bande, mur renforcé par des équipements de surveillance ultrasophistiqués « gracieusement » mis à la disposition des Palestiniens «pour leur propre bien » par le «gouvernement et le peuple d’Israël ».

La population de Gaza, suivant les résultats du recensement qui vient d’être rendu public, serait de 1.416.543 habitants. Ramenés à sa population, le nombre de morts en représente approximativement un pour mille, et le nombre des blessés à environ 4 pour mille.

Suivant les propos d’une autorité supérieure d’un pays se targuant d’être la patrie des droits de l’Homme, il faut relativiser le nombre de victimes de cet assaut dont seraient fiers les SS, que tant rapproche des soldats israéliens, et plus particulièrement, la haine raciale qui leur est inculquée de manière systématique, et qu’ils ont pris soin d’exprimer dans les graffitis laissés parmi les ruines de Gaza ! Rien ne vaut la comparaison pour la relativisation de ces massacres !

Ramenés à la population de pays-témoins qui auraient subi une attaque d’une violence aussi intense, voici ce que ces pourcentages donneraient : pour l’Algérie: 33.850 morts et 135.400 blessés ; pour le Maroc : 31.344 morts et 125.376 blessés; pour la Tunisie : 10.328 morts et 41.312 blessés ; pour la France : 65.074 morts et 260.293 blessés, pour les Etats-Unis d’Amérique : 305.819 morts (à comparer aux 2.998 mort de l’attaque terroriste du 11 Septembre 2001 !) et 1.223.276 blessés. Etc.



Une comparaison avec Kristalnacht et le Ghetto de Varsovie ?

Tout un chacun peut, en s’aidant des statistiques de la population mondiale publiées sur l’encyclopédie « Wikipedia », compléter cette comparaison morbide, mais nécessaire, car elle donne la dimension exacte de la barbarie déployée, et ce n’est ni la première fois, et ce ne sera sans doute pas la dernière fois, contre le peuple palestinien, par l’incarnation du sionisme qu’est l’Etat d’Israël, dont l’entreprise proclamée est, dans un terme qu’il espère proche, la liquidation physique programmée des Palestiniens.

A la lecture de ce bilan, la barbarie nazie contre les races considérées comme inférieure ne peut que revenir à l’esprit, tellement est proche la nature de l’idéologie qui justifie le génocide des Palestiniens et de celle qui a motivé l’Holocauste : toutes deux sont racistes, toutes deux sont motivées par le désir de prendre une revanche contre l’Histoire, toutes deux rêvent de donner à une seule race le plein contrôle d’un territoire qui leur appartient par la grâce des qualités de leurs races respectives !

Paraphrasant la description de la guerre menée contre le peuple libanais au cours de l’été 2006, description donnée par James Petras, professeur dans une université newyorkaise, dans son livre intitulé : «Le Pouvoir d’Israël», (2007), on peut écrire que : « Kristalnacht, l’assaut nazi contre les maisons et les magasins appartenant aux Juifs, comme contre les Juifs eux-mêmes, était une réception dans un parc en comparaison de la destruction actuelle de Gaza... » (p.110) et l’assaut contre Gaza vise « une population ghettoïsée et soumise à la famine de masse préméditée, et dont, en plaisantant, un général israélien a dit « qu’elle était en consultation chez un diététicien », remarque qui est la réplique exacte de la discussion interne aux autorités nazies sur la population du ghetto de Varsovie » (p.144). Cette comparaison, en elle-même, n’a rien d’original, tout en donnant la juste mesure des choses.



Le génocide du peuple palestinien : un génocide à objectifs pacifistes ?

Ce qui est stupéfiant, et conduit à se poser des questions sur leur équilibre psychique, c’est que les esprits sophistiqués qui façonnent « l’opinion publique internationale », si prompts à dénoncer le moindre graffiti ou slogan promettant un sort funeste aux adeptes d’une certaine religion, si rapides à hurler au génocide dès que certains osent contester un fait historique dont les coupables ont subi la punition qu’ils méritaient il y a déjà plus d’un demi-siècle de cela, - et vont jusqu’à forcer le chef respecté d’une église universelle à s’humilier pour une erreur qu’il n’a pas commise ! - se retrouvent, non à blâmer les concepteurs et les exécutants de ces massacres, mais la victime, et, comble du paradoxe, à se poser, non la question qui saute aux yeux à la simple présentation des statistiques brutes des victimes et des dégâts matériels, - non si le peuple palestinien survivra, - mais si l’Etat criminel agresseur ne serait pas sous la menace imminente d’annihilation.

Si on comprend bien la logique sioniste et pro-sioniste, c’est dans l’intérêt de la paix dans le monde que le peuple palestinien doit être liquidé, et le plus vite sera le mieux. C’est probablement la première dans l’histoire de l’humanité qu’un génocide est perpétré par « amour pour l’humanité », et « à titre de service public au monde entier ». Bref, si on en croit les sionistes et leurs thuriféraires, en fait, ils massacrent le peuple palestinien pour faire avancer la paix dans le monde.

Etrange affirmation ! Mais, plus étrange encore, c’est une affirmation qui fait foi parmi les grands de ce monde. Si on comprend bien, Hitler n’est pas l’incarnation du mal pour le mal qu’il a causé, mais parce qu’il a mal su présenter sa cause ; toute l’affaire nazie a échoué faute de bonne « publicité », de « choix du bon thème », pour faire adhérer tout un chacun à son idéal de fou et en assurer la victoire.

Apparemment, les sionistes ont trouvé la bonne approche publicitaire à leur oeuvre de solution finale au « problème palestinien ».



Le génocide du peuple palestinien : un projet internationalement approuvé ?

Il faut reconnaître que les sionistes ont accompli un excellent travail de déshumanisation des Palestiniens, dont ils ont réussi à faire passer le génocide maintes fois annoncé et exécuté avec barbarie, mais de manière méthodique et graduelle, comme marquant un progrès de l’humanité, l’annonce d’une ère de paix et de tranquillité jamais connue dans le monde.

Selon la version sioniste de la paix dans le monde, une fois le génocide des Palestiniens achevé, la paix règnera enfin, non pas seulement en Israël et parmi ses voisins malheureux, mais dans le monde entier.

Le génocide du peuple palestinien devient une sorte de projet international, auquel chacun doit participer en fonction de ses moyens : les uns en fournissant de l’argent et des armes à Israël, les autres en expliquant pourquoi ce génocide est politiquement souhaitable et moralement louable !

L’objectif du génocide est, par définition, de changer la composition démographique d’un Etat. On constate, avec quelque inquiétude, que la minorisation de la population palestinienne en Israël, par la politique de ségrégation, d’expulsion et de liquidation physique, est non seulement applaudie des deux mains par tous les médias internationaux, toutes techniques incluses, mais même justifiée par la crainte de voir Israël, anéantie !

Chez ces commentateurs, la myopie se transforme en aveuglement, la surdité devient une vertu, et l’absurdité la forme suprême de la sagesse.

17 Israéliens perdent la vie contre 1.324 Palestiniens, et ce sont les premiers qui sont menacés de disparaître, concluent ces autorités de la pensée et de la plume !

Apparemment, ces donneurs de leçons en analyses politiques n’ont pas les connaissances mathématiques élémentaires leur permettant de constater que le second chiffre est plus grand que le premier, ce qui prouve, sans l’ombre d’un doute, que ce sont les Palestiniens qui sont menacés de disparaître à court terme, pas les « citoyens juifs d’Israël » (terminologie israélienne officielle) ! Mais, comme dit le proverbe : « Quand on aime, on ne compte pas ! ».



Les policiers, l’assassin et sa victime

Pour bien comprendre l’étrangeté de cette réaction des « faiseurs d’opinion », hommes et femmes intelligents, s’il en est, brillants, cultivés et, par définition, « bien informés », il paraît utile de proposer un exemple terre-à-terre :

Des policiers sont appelés sur la scène d’un assassinat dont l’exécuteur prémédité n’a pas quitté les lieux ; la première action à accomplir par eux, devrait être, suivant la logique de ces « présentateurs » de s’assurer que l’assassin est en bonne santé, de lui donner éventuellement les premiers soins, de le féliciter pour un crime bien accompli, et s’il n’a pas de voiture, de lui proposer de l’accompagner chez lui.

Puis, s’occupant alors de la victime, les policiers se chargent de l’achever, si elle est encore en vie, non sans lui reprocher, au préalable, d’avoir provoqué l’assassin qui aurait été poussé au crime par elle.

Pour compléter le tableau, il se trouve que l’assassin n’avait jamais caché son dessein de liquider physiquement sa victime ; et la police lui avait même fourni l’arme pour perpétrer son meurtre, car il avait un motif hautement « moral » et louable à tout point de vue : hériter des biens du mort !



Pour les sionistes : mort ou vif, le Palestinien n’existe pas

Faut-il souligner que la logique de ces commentateurs est contraire à la logique universellement acceptée ? Mais, on doit en même temps reconnaître qu’elle est en cohérence totale avec la logique sioniste, dont l’idée fondamentale est rappelée par l’historien israélien Tom Segel cité plus haut. Les sionistes, jusqu’à présent, et quoique cela apparaisse paradoxal, ne reconnaissent pas l’existence du peuple palestinien, bien que beaucoup de leurs leaders ont, verbalement, certes, embrassé l’idée d’un Etat palestinien côte à côte avec Israël. Mais, reconnaître un Etat n’est pas nécessairement reconnaître l’identité nationale de ses habitants.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce n’est pas parce que les sionistes se déclarent disposés à un Etat qualifié de palestinien, qu’ils sont prêts à endosser la nationalité palestinienne ; car, dans leur logique compliquée et parfois difficile à suivre, si on perd de vue son fil conducteur : reconnaître cette nationalité, même a posteriori, serait, du même coup, avouer que la terre actuellement occupée par Israël a été confisquée à ses habitants originaux que sont les Palestiniens.

Dans le même ordre d’idées, il y a bien un Etat d’Israël, mais pas de nationalité israélienne, car cela signifierait l’établissement d’une constitution qui serait tenue de garantir la citoyenneté pleine et totale à tous ses nationaux, ce qu’Israël, malgré ses proclamations « démocratiques », ne serait pas prêt à accepter actuellement.

L’idée sous-basant les deux refus est la même dans les deux cas. Ce serait pour les sionistes accepter la profonde illégitimité des revendications à fondements historico-religieuses de leur idéologie, s’ils venaient à reconnaître que les Palestiniens existent, soit comme citoyens d’un Etat unitaire, démocratique au sens normal du terme, non au sens sioniste, soit même comme citoyens d’un Etat mitoyen d’Israël.



Il y a une citoyenneté juive, mais pas de citoyenneté israélienne

Comme l’a si bien souligné Yitzhak Laor, un philosophe israélien dans le quotidien Haaretz du 9 novembre 2006 :

« Une Constitution est impossible parce que l’Etat d’Israël ne veut pas introduire la Constitution avec une déclaration d’égalité complète pour tous ses citoyens, et en particulier, en ce qui concerne les droits de propriété ».


En fait, Israël est encore bien en deçà de l’Etat d’apartheid, un progrès certain par rapport au statut accordé aux Palestiniens, car celui-ci, tel que pratiqué par l’Afrique du Sud jusqu’au mois de mai 1994, reconnaissait au moins l’existence des groupes raciaux jugés « inférieurs », et était basé sur le principe « séparés, mais égaux ». Les sionistes ne sont pas encore arrivés au stade de la reconnaissance du peuple palestinien. Dire qu’Israël pratique l’apartheid ne constitue pas seulement un euphémisme; c’est simplement cacher la réalité qu’il refuse même l’existence du Palestinien, alors que les partisans de l’apartheid reconnaissaient l’existence des « colored » ou « nie-blankie ».



Une loi sur les droits de l’Homme qui rejette la notion de droits de l’Homme !

Dans le registre général des habitants, tenus par le ministère de l’Intérieur de l’Etat d’Israël, les habitants sont répartis entre « nationalité juive » et « nationalité arabe », et les principes de la loi fondamentale adoptée en 1992 par Israël, et signée par Ishak Shamir, alors Premier ministre d’Israël, mais néanmoins ancien membre de l’organisation terroriste sioniste, Irgun (assassin, au Caire, le 17 septembre 1948, du Comte Folke Bernadotte, médiateur nommé par l’ONU dans le conflit entre Palestiniens et sionistes, et qui, en sa qualité de président de la Croix-Rouge suédoise pendant la Seconde Guerre mondiale, avait sauvé 30.000 personnes, dont 11.000 juifs, des camps de la mort) précisent bien que la protection de la dignité humaine et de sa liberté constituent des valeurs d’un Etat à la fois juif et démocratique.

Le rapprochement entre la détermination de la nationalité et ce principe signifie clairement - et la pratique israélienne dans ce domaine est là pour le prouver - que tout non-juif ne saurait bénéficier de la protection de la dignité humaine et de la liberté au même titre qu’un Juif !

L’article 8 de cette loi fondamentale, supposée aligner Israël sur les « Etats démocratiques modernes » par l’adoption d’une charte des droits de l’Homme proche de la charte universelle telle qu’établie par les Nations unies utilise un langage plein de circonvolutions qui le rend quelque peu obscur.

Voici ce que dit ce texte :

« Violation des Droits (8). Il ne doit pas y avoir de violations des droits sous l’empire de cette loi fondamentale, sauf par un statut adopté aux valeurs de l’Etat d’Israël, statut promulgué pour un objectif ad hoc, et dont l’étendue n’est pas plus grande que nécessaire, ou par des règlements établis en vertu d’une autorisation expresse de cette loi ».

Les Juifs étant les seuls citoyens à part entière d’Israël, et ne pouvant, de ce fait, être l’objet de règlements spéciaux violant leurs droits, cet article légalise toutes les violations de droit passées, présentes et futures contre les Palestiniens, qui, officiellement, n’ont aucune existence statutaire, mais dont le traitement doit être intégré dans la loi fondamentale d’Israël ; comme on ne peut les exclure officiellement du bénéfice de cette loi, qui pourtant ne doit s’appliquer en plein qu’aux Juifs, on prévoit donc une porte de sortie légale permettant de les opprimer « en tout respect des droits humains » selon la conception spécifiques aux sionistes.

Il semblerait qu’on ne peut leur refuser le statut d’êtres humains, certes, mais, ils ne sont pas des « hommes » au titre de la loi fondamentale, car leur statut est établi, modifié, appliqué, au gré des intérêts et des lubies de la population à droits humains complets, c’est-à-dire la population juive.

Les Palestiniens sont séparés des Juifs israéliens, mais inégaux de par la loi sur les droits fondamentaux. Ils bénéficient également du « privilège légal », en complet respect de la loi sur les droits fondamentaux d’Israël, promulguée en 1990, d’être expropriables, expulsables, assassinables à merci en fonction des besoins d’avancement des droits des personnes enregistrées au ministère israélien de l’Intérieur comme « Juifs ».



L’Union européenne, continent des droits de l’Homme et de la lutte contre toutes les formes d’exploitation et les génocides ?

Il est utile de se demander à quel point le rejet de la notion de droits de l’Homme par Israël a des implications pratiques sur ses rapports avec une Union européenne qui se fait la championne des opprimés à travers le monde et l’avocate des causes des peuples soumis à dictature ou à l’exploitation d’une majorité. Mais, là aussi, il semble que la conception de droit au génocide du peuple palestinien par les sionistes soit acceptée comme une idée qui ne soulève aucun problème de morale internationale, pourtant à la base des relations de coopération entre cette communauté de « vertueux » et le reste du monde. Voici une analyse de cette attitude faite par un expert irlandais dans le domaine :

« Un exemple de la sélectivité de l’Union européenne en matière de droits de l’Homme est les accords d’association entre l’Union européenne et Israël. Ces accords commerciaux bénéficient à Israël du fait de ses 20 milliards d’Euros annuels de commerce avec l’Union européenne. En février 2007, Israël et la Commission européenne se sont mis d’accord pour la participation d’Israël au septième programme-cadre de recherche et de développement, en faisant le seul pays non-européen à être membre de l’espace de recherche européen ».

« En dépit des décisions de la Cour de Justice internationale disant que le mûr immense construit par Israël sur la terre palestinienne viole les lois internationales, et en dépit du fait qu’Israël viole les clauses mêmes en matière de droits de l’Homme telles qu’établies dans les accord d’association de l’Union européenne, aucune restriction n’a été placée sur Israël. Il n’y a pas non plus de restrictions sur les ventes d’armes à Israël en provenance des pays de l’Union européenne ». (Source : http://www.caeuc.org/index.php?q=node/10
).

La preuve que l’Union européenne est partie prenante dans la légitimation comme dans l’exécution du génocide du peuple palestinien par Israël, qui est la concrétisation de l’idéologie sioniste, dont les desseins ne sont ni secrets, ni l’objet de honte de la part de ses tenants, génocide qui viole les principes mêmes sur lesquelles cette Union tient à maintenir ses fondations et à gérer ses relations avec le reste du monde, est dans cet accord d’association, auquel s’ajoute un privilège accordé seulement aux membres de cette Union.

En conclusion :

1. L’agression contre les Palestiniens de Gaza par Israël est la continuation logique de la politique de génocide du peuple palestinien, politique qui est au coeur de l’idéologie sioniste, comme le rappelle l’écrivain israélien Tom Segel ;

2. L’ampleur du massacre perpétré en 22 jours par Israël contre les Palestiniens de Gaza est largement prouvée par les statistiques des morts et blessés, comme des destructions et dégâts matériels causés par l’armada israélienne déchaînée contre un peuple quasiment désarmé ; on reproche à ce peuple d’avoir des pétards mouillés ;

3. La relativisation des pertes à travers leur application à des pays à population plus importante donne une idée plus précise des pertes subies par le peuple palestinien, assiégé par terre, mer et air depuis 8 années, entourée d’une barrière sur ses frontières terrestres, et soumis à des agressions constantes et délibérées de la part d’Israël, un Etat dont les ressources financières et les moyens militaires en personnel et en équipement sont infinies et proviennent du monde entier ;

4. Israël présente son projet de génocide contre le peuple palestinien comme une contribution à l’avancement de la paix dans le monde ; c’est là une façon originale de présenter une entreprise criminelle conçue bien avant la création d’Israël et effectuée avec système, méthode et constance depuis plus de 60 années ;

5. Au vu des appuis à cette entreprise de génocide, il semblerait que ce soit une entreprise acceptée par la « communauté internationale » et approuvée par les « faiseurs d’opinions »;

6. Au lieu de se demander si le peuple palestinien peut survivre aux assauts répétés contre lui, ces penseurs de toutes disciplines se posent la question de la survie d’Israël, alors que les chiffres des victimes montrent sans conteste que c’est le peuple palestinien qui est menacé d’annihilation ;

7. Israël, vis-à-vis des Palestiniens, n’en est pas encore arrivé au stade de l’apartheid à la sud-africaine, car celui-ci reconnaissait l’existence des non-blancs, alors que les sionistes ne reconnaissent pas l’existence du peuple palestinien ;

8. Israël a adopté une charte des droits de l’Homme, en 1992, signée par personne d’autre qu’Ishak Shamir, comble du paradoxe; cette charte confirme la position sioniste de l’inexistence du peuple palestinien et du refus de la qualité d’hommes, telle que définie par la Convention des droits de l’Homme, aux Palestiniens;

9. La nationalité israélienne n’existe pas, parce que cela impliquerait la disparition de la nationalité juive, qui seule donne droit à la citoyenneté pleine et entière en Israël ;

10. La notion de droits de l’Homme, telle que définie par la charte des droits de l’Homme en Israël, contredit les clauses sur les droits de l’Homme de l’Union européenne ; et pourtant, celle-ci a signé un accord d’association avec Israël ;

11. De plus, Israël viole tous les accords internationaux en matières de droits de l’Homme, de droit de la guerre, de gestion des territoires occupés ; cela n’empêche pas les pays de l’Union européenne de lui vendre des armes et de l’intégrer dans son espace de recherche, réservé statutairement, aux seuls membres de l’Union ;

12. L’Union européenne ne peut, à la fois, se proclamer continent des droits de l’Homme, monter sur les créneaux à tout cas de génocide, et se faire complice du génocide perpétré contre le peuple palestinien par Israël ;

13. Ce génocide peut-il continuer sans l’aide et l’encouragement de la « communauté internationale », (et tout un chacun sait combien de pays cette « communauté » représente) ? Absolument pas ? Avance-t-il la paix dans le monde ? Certainement pas ? Constitue-t-il un pas vers un monde plus humain ? Rien n’est plus loin de cet objectif que la poursuite impitoyable du génocide palestinien par Israël !

14. Finalement, Israël a inventé le concept de paix génocidaire, une paix dont la finalité est la liquidation physique du peuple palestinien au nom d’un décret divin, et, apparemment, la « communauté internationale », dans sa composante la plus moderne, la plus civilisée et la plus humaine, accepte ce concept et en aide la réussite !

Mardi 24 Février 2009

http://www.alterinfo.net/Du-concept-de-paix-genocidaire-par-Mourad-Benachenou_a30086.html

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Les Arabes israéliens sont discriminés

Les Arabes israéliens sont discriminés

Oui, bien sûr, il y a des élections à la proportionnelle avec de très nombreuses listes mais les « arabes israéliens » qui ont la citoyenneté et le droit de vote et représentent environ 20 % du corps électoral ne sont présents, sauf rares exceptions, que sur les listes des 3 partis « arabes ». Ils n’obtiendront que les voix des électeurs « arabes » et encore pas toutes et ne pourront faire que de la figuration au parlement où ils obtiennent environ 10% des sièges.

Encore faut-il que ces trois partis « arabes » aient, pour avoir le droit de se présenter aux élections, reconnu au préalable qu’Israel est un ETAT JUIF donc que les « arabes » n’y sont que tolérés.

Le choix de l’appellation « arabe » n’est pas dû au hasard. Ces citoyens sont évidemment des palestiniens ou les descendants de ceux qui n’ont pas fui en 1948. Mais les sionistes ne veulent surtout pas les appeler Palestiniens, c'est-à-dire habitants de la Palestine.

Les appeler « arabes » les noie dans une grande masse de population habitant aussi bien l’Egypte que la Jordanie l’Irak ou l’Algérie, façon « élégante » pour les sionistes de leur montrer du doigt la porte pour qu’ils aillent rejoindre leurs frères réfugiés qui croupissent dans des camps dans les pays voisins.

Les autres listes sont des listes de partis juifs/sionistes recueillant les voix des électeurs juifs et les élus « juifs » sont nécessairement majoritaires puisque le corps électoral est majoritairement juif et que la politique de l’état sioniste est de maintenir toujours et par tous moyens une majorité juive dans le pays et au pouvoir.

D’autre part les « arabes-israéliens » se voient reconnue la citoyenneté israélienne, c’est à dire le droit de vote mais pas la nationalité israélienne réservée aux juifs. De la même façon, ils sont victimes de discriminations économiques, sociales et culturelles qui sont dénoncées par les instances spécialisées de l’ONU mais sans résultat.

Il n’existe aucune autre démocratie au monde dont les lois discriminent les électeurs et les citoyens sur une base raciale. Il s’agit donc bien d’un régime d’apartheid.

Quant au reste des habitants de la Palestine, ceux de Gaza et des « territoires », citoyens d’un Etat en projet depuis 60 ans et dont la création, malgré toutes les bonnes paroles, tous les plans de paix, toutes les feuilles de route, a été systématiquement torpillée par les sionistes, ils sont emmurés, bombardés et considérés comme des êtres inférieurs à qui on a octroyé le droit d’élire des représentants qu’on a ensuite refusé de reconnaitre et d’écouter dés qu’ils ont affirmé par leur choix électoral, comme à Gaza, qu’ils ne voulaient être ni des esclaves ni des étrangers dans leur propre pays ni des prisonniers dans des enclaves étouffantes.

De cette « démocratie » coloniale où le pouvoir est statutairement réservé au colonisateur, émergent trois ou quatre partis sionistes candidats à son exercice. Aucun n’est assez fort pour l’exercer seul et il faut donc une coalition pour gouverner. On ne sait pas encore quelle sera la nouvelle coalition au pouvoir mais il est certain qu’elle ne comportera que des responsables qui ont déjà gouverné, qui ont déjà beaucoup de sang palestinien sur les mains (Barak, Livni, Netanyahou), qui viennent à Gaza de franchir encore un seuil dans la haine raciale (Livni, Barak), qui, par la voix d’Olmert , ont déclaré à la face impavide des grands de ce du monde qu’Israel continuerait à agir de « façon disproportionnée », ou des nouveaux comme Lieberman le dirigeant de l’extrême-droite en progrès qui est désormais le 3° parti du pays lequel, à propos de la guerre contre GAZA, a déclaré qu’Israel n’était « pas allé assez loin ».


LA « DEMOCRATIE » ISRAELIENNE EST EN ROUTE VERS L’HORREUR !

15 février 2009
Source: http://radio.galere.free.fr

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Dites 34 !

Dites 34 !

En Israël, on ne se pose pas la question des « bonnes » résolutions pour 2009. Le Monde diplomatique en relève 34 adoptées par l’ONU et bafouées par l’État sioniste depuis 1947. Si l’offensive « disproportionnée » — en hébreu, on cherche les mots, en arabe, on compte les morts — du mois passé a été la parfaite illustration du mépris israélien pour les conventions de Genève, censées rendre les guerres un peu plus éthiques, l’expression de ce talent propagandiste repose sur soixante ans d’expérience. Utilisant l’antisémitisme comme bouclier moral et le néolibéralisme comme assise idéologique, les bulldozers Caterpillar continuent de détruire les maisons palestiniennes et saccager les oliveraies. La sanguinaire Tsahal, armée par Dieu et les États-Unis, s’est également assise au bureau ovale, en la personne de Rahm Emanuel, secrétaire général d’Obama. Petit déjà, « Rhambo » —pour les intimes— aimait rouler des mécaniques en réparant les blindés du croissant fertile. Au panthéon des hypocrites, la Belgique n’est pas en reste. Elle excelle dans l’art d’occulter qu’elle demeure, après les États-Unis, le deuxième partenaire commercial au monde (!) d’Israël.

http://www.lepan.be/?p=3823

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