« Faire disparaître » les Arabes se trouve au coeur de l’entreprise sioniste, et est une condition de sa réalisation... Au début des années 1930, les leaders sionistes ont fait les préparatifs pour un transfert de population, mettant en place une commission spéciale pour la tâche. Mardi 24 Février 2009 http://www.alterinfo.net/Du-concept-de-paix-genocidaire-par-Mourad-Benachenou_a30086.htmlDu concept de paix génocidaire (par Mourad Benachenou)
A l’occasion, ils ont reconnu les souffrances que les Arabes auraient à endurer s’ils devaient quitter leurs maisons. Ils ont aussi débattu du caractère volontaire ou forcé du transfert. Mais même les « transferts volontaires » faisaient référence, non à la volonté des individus, mais à un accord entre Etats... La notion d’un transfert de population est profondément enracinée dans l’idéologie sioniste, une excroissance logique du principe de ségrégation entre Juifs et Arabes. (Tom Segel: «Une Palestine, au complet» 2001, pp. 405-407).
La dernière agression israélienne massive, contre une population palestinienne épuisée par cent ans de résistance et 8 années de siège, a duré 22 jours et nuits consécutifs. L’armée de l’Etat d’Israël n’a pas épargné, pour le moins qu’on puisse dire, ses moyens pour faire avancer la politique sioniste officielle et déclarée de génocide du peuple palestinien.
L’opération de Gaza : une avancée dans le nettoyage ethnique de la Palestine !
Elle a utilisé plus de 30 mille soldats, toute une armada d’équipements et de matériel militaire ultrasophistiqués, et un assortiment, divers et varié, de munitions prohibées par les accords internationaux, renforcées à l’uranium radioactif, ou contenant du phosphore, etc. contre la population de Gaza.
Le résultat obtenu par cet assaut par terre, air et mer, a eu les résultats espérés d’Israël : tuer et handicaper à vie autant de Palestiniens que possible, et rendre toute vie normale impossible à ceux qui ont échappé, temporairement, à l’opération de liquidation physique à multiples étapes menée depuis 1948 par les sionistes.
Cette opération a abouti au massacre de 1.324 personnes, dont 437 enfants âgés de moins de 16 ans, 110 femmes, 123 vieillards, 14 médecins et infirmiers et 4 journalistes. Le nombre de blessés a atteint le chiffre de 5.380, dont 1.890 enfants; parmi eux, il y en a au moins 2.700 qui seront handicapés à vie.
A ajouter aux victimes de ce massacre, perpétué de manière planifiée, et en application de la politique sioniste génocidaire d’exploiter le moindre prétexte pour faire avancer son vieux dessein de vider la Palestine historique de sa population autochtone, les dégâts matériels : 5 000 maisons, 16 bâtiments administratifs, et 25 mosquées détruites, plus de 25 000 maisons endommagées, sans compter, évidemment, l’infrastructure routière, les écoles, les hôpitaux, le matériel roulant de transport public ou privé, les unités de production industrielle, etc.
Ces statistiques donnent une idée de l’ampleur des moyens militaires déployés contre une population quasiment désarmée face à la puissance de feu d’une armée régulière, hautement entraînée, ne souffrant ni d’un manque d’hommes, ni d’un manque de moyens, disposant d’un budget illimité, dont une partie lui vient d’une assistance internationale aux poches particulièrement profondes, comme d’une base logistique allant au-delà du territoire qu’Israël contrôle.
Relativiser le nombre de morts et de blessés ?
Cependant, la sécheresse de ces chiffres, établis par des organisations internationales comme l’ONU, dont les bâtiments et le personnel n’ont d’ailleurs pas échappé à la folie meurtrière israélienne, comme l’Organisation mondiale de la Santé ou « Reporters sans frontières », risque de ne pas donner une idée suffisamment claire de la barbarie et de l’ampleur des pertes causées à une population largement civile, que ne protège pas une armée régulière, et subissant un siège aérien, terrestre et maritime, qui, officiellement, dure depuis janvier 2006, mais qui, en fait, date de décembre 2001, période à laquelle a été achevé le mur qui encercle toute la bande, mur renforcé par des équipements de surveillance ultrasophistiqués « gracieusement » mis à la disposition des Palestiniens «pour leur propre bien » par le «gouvernement et le peuple d’Israël ».
La population de Gaza, suivant les résultats du recensement qui vient d’être rendu public, serait de 1.416.543 habitants. Ramenés à sa population, le nombre de morts en représente approximativement un pour mille, et le nombre des blessés à environ 4 pour mille.
Suivant les propos d’une autorité supérieure d’un pays se targuant d’être la patrie des droits de l’Homme, il faut relativiser le nombre de victimes de cet assaut dont seraient fiers les SS, que tant rapproche des soldats israéliens, et plus particulièrement, la haine raciale qui leur est inculquée de manière systématique, et qu’ils ont pris soin d’exprimer dans les graffitis laissés parmi les ruines de Gaza ! Rien ne vaut la comparaison pour la relativisation de ces massacres !
Ramenés à la population de pays-témoins qui auraient subi une attaque d’une violence aussi intense, voici ce que ces pourcentages donneraient : pour l’Algérie: 33.850 morts et 135.400 blessés ; pour le Maroc : 31.344 morts et 125.376 blessés; pour la Tunisie : 10.328 morts et 41.312 blessés ; pour la France : 65.074 morts et 260.293 blessés, pour les Etats-Unis d’Amérique : 305.819 morts (à comparer aux 2.998 mort de l’attaque terroriste du 11 Septembre 2001 !) et 1.223.276 blessés. Etc.
Une comparaison avec Kristalnacht et le Ghetto de Varsovie ?
Tout un chacun peut, en s’aidant des statistiques de la population mondiale publiées sur l’encyclopédie « Wikipedia », compléter cette comparaison morbide, mais nécessaire, car elle donne la dimension exacte de la barbarie déployée, et ce n’est ni la première fois, et ce ne sera sans doute pas la dernière fois, contre le peuple palestinien, par l’incarnation du sionisme qu’est l’Etat d’Israël, dont l’entreprise proclamée est, dans un terme qu’il espère proche, la liquidation physique programmée des Palestiniens.
A la lecture de ce bilan, la barbarie nazie contre les races considérées comme inférieure ne peut que revenir à l’esprit, tellement est proche la nature de l’idéologie qui justifie le génocide des Palestiniens et de celle qui a motivé l’Holocauste : toutes deux sont racistes, toutes deux sont motivées par le désir de prendre une revanche contre l’Histoire, toutes deux rêvent de donner à une seule race le plein contrôle d’un territoire qui leur appartient par la grâce des qualités de leurs races respectives !
Paraphrasant la description de la guerre menée contre le peuple libanais au cours de l’été 2006, description donnée par James Petras, professeur dans une université newyorkaise, dans son livre intitulé : «Le Pouvoir d’Israël», (2007), on peut écrire que : « Kristalnacht, l’assaut nazi contre les maisons et les magasins appartenant aux Juifs, comme contre les Juifs eux-mêmes, était une réception dans un parc en comparaison de la destruction actuelle de Gaza... » (p.110) et l’assaut contre Gaza vise « une population ghettoïsée et soumise à la famine de masse préméditée, et dont, en plaisantant, un général israélien a dit « qu’elle était en consultation chez un diététicien », remarque qui est la réplique exacte de la discussion interne aux autorités nazies sur la population du ghetto de Varsovie » (p.144). Cette comparaison, en elle-même, n’a rien d’original, tout en donnant la juste mesure des choses.
Le génocide du peuple palestinien : un génocide à objectifs pacifistes ?
Ce qui est stupéfiant, et conduit à se poser des questions sur leur équilibre psychique, c’est que les esprits sophistiqués qui façonnent « l’opinion publique internationale », si prompts à dénoncer le moindre graffiti ou slogan promettant un sort funeste aux adeptes d’une certaine religion, si rapides à hurler au génocide dès que certains osent contester un fait historique dont les coupables ont subi la punition qu’ils méritaient il y a déjà plus d’un demi-siècle de cela, - et vont jusqu’à forcer le chef respecté d’une église universelle à s’humilier pour une erreur qu’il n’a pas commise ! - se retrouvent, non à blâmer les concepteurs et les exécutants de ces massacres, mais la victime, et, comble du paradoxe, à se poser, non la question qui saute aux yeux à la simple présentation des statistiques brutes des victimes et des dégâts matériels, - non si le peuple palestinien survivra, - mais si l’Etat criminel agresseur ne serait pas sous la menace imminente d’annihilation.
Si on comprend bien la logique sioniste et pro-sioniste, c’est dans l’intérêt de la paix dans le monde que le peuple palestinien doit être liquidé, et le plus vite sera le mieux. C’est probablement la première dans l’histoire de l’humanité qu’un génocide est perpétré par « amour pour l’humanité », et « à titre de service public au monde entier ». Bref, si on en croit les sionistes et leurs thuriféraires, en fait, ils massacrent le peuple palestinien pour faire avancer la paix dans le monde.
Etrange affirmation ! Mais, plus étrange encore, c’est une affirmation qui fait foi parmi les grands de ce monde. Si on comprend bien, Hitler n’est pas l’incarnation du mal pour le mal qu’il a causé, mais parce qu’il a mal su présenter sa cause ; toute l’affaire nazie a échoué faute de bonne « publicité », de « choix du bon thème », pour faire adhérer tout un chacun à son idéal de fou et en assurer la victoire.
Apparemment, les sionistes ont trouvé la bonne approche publicitaire à leur oeuvre de solution finale au « problème palestinien ».
Le génocide du peuple palestinien : un projet internationalement approuvé ?
Il faut reconnaître que les sionistes ont accompli un excellent travail de déshumanisation des Palestiniens, dont ils ont réussi à faire passer le génocide maintes fois annoncé et exécuté avec barbarie, mais de manière méthodique et graduelle, comme marquant un progrès de l’humanité, l’annonce d’une ère de paix et de tranquillité jamais connue dans le monde.
Selon la version sioniste de la paix dans le monde, une fois le génocide des Palestiniens achevé, la paix règnera enfin, non pas seulement en Israël et parmi ses voisins malheureux, mais dans le monde entier.
Le génocide du peuple palestinien devient une sorte de projet international, auquel chacun doit participer en fonction de ses moyens : les uns en fournissant de l’argent et des armes à Israël, les autres en expliquant pourquoi ce génocide est politiquement souhaitable et moralement louable !
L’objectif du génocide est, par définition, de changer la composition démographique d’un Etat. On constate, avec quelque inquiétude, que la minorisation de la population palestinienne en Israël, par la politique de ségrégation, d’expulsion et de liquidation physique, est non seulement applaudie des deux mains par tous les médias internationaux, toutes techniques incluses, mais même justifiée par la crainte de voir Israël, anéantie !
Chez ces commentateurs, la myopie se transforme en aveuglement, la surdité devient une vertu, et l’absurdité la forme suprême de la sagesse.
17 Israéliens perdent la vie contre 1.324 Palestiniens, et ce sont les premiers qui sont menacés de disparaître, concluent ces autorités de la pensée et de la plume !
Apparemment, ces donneurs de leçons en analyses politiques n’ont pas les connaissances mathématiques élémentaires leur permettant de constater que le second chiffre est plus grand que le premier, ce qui prouve, sans l’ombre d’un doute, que ce sont les Palestiniens qui sont menacés de disparaître à court terme, pas les « citoyens juifs d’Israël » (terminologie israélienne officielle) ! Mais, comme dit le proverbe : « Quand on aime, on ne compte pas ! ».
Les policiers, l’assassin et sa victime
Pour bien comprendre l’étrangeté de cette réaction des « faiseurs d’opinion », hommes et femmes intelligents, s’il en est, brillants, cultivés et, par définition, « bien informés », il paraît utile de proposer un exemple terre-à-terre :
Des policiers sont appelés sur la scène d’un assassinat dont l’exécuteur prémédité n’a pas quitté les lieux ; la première action à accomplir par eux, devrait être, suivant la logique de ces « présentateurs » de s’assurer que l’assassin est en bonne santé, de lui donner éventuellement les premiers soins, de le féliciter pour un crime bien accompli, et s’il n’a pas de voiture, de lui proposer de l’accompagner chez lui.
Puis, s’occupant alors de la victime, les policiers se chargent de l’achever, si elle est encore en vie, non sans lui reprocher, au préalable, d’avoir provoqué l’assassin qui aurait été poussé au crime par elle.
Pour compléter le tableau, il se trouve que l’assassin n’avait jamais caché son dessein de liquider physiquement sa victime ; et la police lui avait même fourni l’arme pour perpétrer son meurtre, car il avait un motif hautement « moral » et louable à tout point de vue : hériter des biens du mort !
Pour les sionistes : mort ou vif, le Palestinien n’existe pas
Faut-il souligner que la logique de ces commentateurs est contraire à la logique universellement acceptée ? Mais, on doit en même temps reconnaître qu’elle est en cohérence totale avec la logique sioniste, dont l’idée fondamentale est rappelée par l’historien israélien Tom Segel cité plus haut. Les sionistes, jusqu’à présent, et quoique cela apparaisse paradoxal, ne reconnaissent pas l’existence du peuple palestinien, bien que beaucoup de leurs leaders ont, verbalement, certes, embrassé l’idée d’un Etat palestinien côte à côte avec Israël. Mais, reconnaître un Etat n’est pas nécessairement reconnaître l’identité nationale de ses habitants.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce n’est pas parce que les sionistes se déclarent disposés à un Etat qualifié de palestinien, qu’ils sont prêts à endosser la nationalité palestinienne ; car, dans leur logique compliquée et parfois difficile à suivre, si on perd de vue son fil conducteur : reconnaître cette nationalité, même a posteriori, serait, du même coup, avouer que la terre actuellement occupée par Israël a été confisquée à ses habitants originaux que sont les Palestiniens.
Dans le même ordre d’idées, il y a bien un Etat d’Israël, mais pas de nationalité israélienne, car cela signifierait l’établissement d’une constitution qui serait tenue de garantir la citoyenneté pleine et totale à tous ses nationaux, ce qu’Israël, malgré ses proclamations « démocratiques », ne serait pas prêt à accepter actuellement.
L’idée sous-basant les deux refus est la même dans les deux cas. Ce serait pour les sionistes accepter la profonde illégitimité des revendications à fondements historico-religieuses de leur idéologie, s’ils venaient à reconnaître que les Palestiniens existent, soit comme citoyens d’un Etat unitaire, démocratique au sens normal du terme, non au sens sioniste, soit même comme citoyens d’un Etat mitoyen d’Israël.
Il y a une citoyenneté juive, mais pas de citoyenneté israélienne
Comme l’a si bien souligné Yitzhak Laor, un philosophe israélien dans le quotidien Haaretz du 9 novembre 2006 :
« Une Constitution est impossible parce que l’Etat d’Israël ne veut pas introduire la Constitution avec une déclaration d’égalité complète pour tous ses citoyens, et en particulier, en ce qui concerne les droits de propriété ».
En fait, Israël est encore bien en deçà de l’Etat d’apartheid, un progrès certain par rapport au statut accordé aux Palestiniens, car celui-ci, tel que pratiqué par l’Afrique du Sud jusqu’au mois de mai 1994, reconnaissait au moins l’existence des groupes raciaux jugés « inférieurs », et était basé sur le principe « séparés, mais égaux ». Les sionistes ne sont pas encore arrivés au stade de la reconnaissance du peuple palestinien. Dire qu’Israël pratique l’apartheid ne constitue pas seulement un euphémisme; c’est simplement cacher la réalité qu’il refuse même l’existence du Palestinien, alors que les partisans de l’apartheid reconnaissaient l’existence des « colored » ou « nie-blankie ».
Une loi sur les droits de l’Homme qui rejette la notion de droits de l’Homme !
Dans le registre général des habitants, tenus par le ministère de l’Intérieur de l’Etat d’Israël, les habitants sont répartis entre « nationalité juive » et « nationalité arabe », et les principes de la loi fondamentale adoptée en 1992 par Israël, et signée par Ishak Shamir, alors Premier ministre d’Israël, mais néanmoins ancien membre de l’organisation terroriste sioniste, Irgun (assassin, au Caire, le 17 septembre 1948, du Comte Folke Bernadotte, médiateur nommé par l’ONU dans le conflit entre Palestiniens et sionistes, et qui, en sa qualité de président de la Croix-Rouge suédoise pendant la Seconde Guerre mondiale, avait sauvé 30.000 personnes, dont 11.000 juifs, des camps de la mort) précisent bien que la protection de la dignité humaine et de sa liberté constituent des valeurs d’un Etat à la fois juif et démocratique.
Le rapprochement entre la détermination de la nationalité et ce principe signifie clairement - et la pratique israélienne dans ce domaine est là pour le prouver - que tout non-juif ne saurait bénéficier de la protection de la dignité humaine et de la liberté au même titre qu’un Juif !
L’article 8 de cette loi fondamentale, supposée aligner Israël sur les « Etats démocratiques modernes » par l’adoption d’une charte des droits de l’Homme proche de la charte universelle telle qu’établie par les Nations unies utilise un langage plein de circonvolutions qui le rend quelque peu obscur.
Voici ce que dit ce texte :
« Violation des Droits (8). Il ne doit pas y avoir de violations des droits sous l’empire de cette loi fondamentale, sauf par un statut adopté aux valeurs de l’Etat d’Israël, statut promulgué pour un objectif ad hoc, et dont l’étendue n’est pas plus grande que nécessaire, ou par des règlements établis en vertu d’une autorisation expresse de cette loi ».
Les Juifs étant les seuls citoyens à part entière d’Israël, et ne pouvant, de ce fait, être l’objet de règlements spéciaux violant leurs droits, cet article légalise toutes les violations de droit passées, présentes et futures contre les Palestiniens, qui, officiellement, n’ont aucune existence statutaire, mais dont le traitement doit être intégré dans la loi fondamentale d’Israël ; comme on ne peut les exclure officiellement du bénéfice de cette loi, qui pourtant ne doit s’appliquer en plein qu’aux Juifs, on prévoit donc une porte de sortie légale permettant de les opprimer « en tout respect des droits humains » selon la conception spécifiques aux sionistes.
Il semblerait qu’on ne peut leur refuser le statut d’êtres humains, certes, mais, ils ne sont pas des « hommes » au titre de la loi fondamentale, car leur statut est établi, modifié, appliqué, au gré des intérêts et des lubies de la population à droits humains complets, c’est-à-dire la population juive.
Les Palestiniens sont séparés des Juifs israéliens, mais inégaux de par la loi sur les droits fondamentaux. Ils bénéficient également du « privilège légal », en complet respect de la loi sur les droits fondamentaux d’Israël, promulguée en 1990, d’être expropriables, expulsables, assassinables à merci en fonction des besoins d’avancement des droits des personnes enregistrées au ministère israélien de l’Intérieur comme « Juifs ».
L’Union européenne, continent des droits de l’Homme et de la lutte contre toutes les formes d’exploitation et les génocides ?
Il est utile de se demander à quel point le rejet de la notion de droits de l’Homme par Israël a des implications pratiques sur ses rapports avec une Union européenne qui se fait la championne des opprimés à travers le monde et l’avocate des causes des peuples soumis à dictature ou à l’exploitation d’une majorité. Mais, là aussi, il semble que la conception de droit au génocide du peuple palestinien par les sionistes soit acceptée comme une idée qui ne soulève aucun problème de morale internationale, pourtant à la base des relations de coopération entre cette communauté de « vertueux » et le reste du monde. Voici une analyse de cette attitude faite par un expert irlandais dans le domaine :
« Un exemple de la sélectivité de l’Union européenne en matière de droits de l’Homme est les accords d’association entre l’Union européenne et Israël. Ces accords commerciaux bénéficient à Israël du fait de ses 20 milliards d’Euros annuels de commerce avec l’Union européenne. En février 2007, Israël et la Commission européenne se sont mis d’accord pour la participation d’Israël au septième programme-cadre de recherche et de développement, en faisant le seul pays non-européen à être membre de l’espace de recherche européen ».
« En dépit des décisions de la Cour de Justice internationale disant que le mûr immense construit par Israël sur la terre palestinienne viole les lois internationales, et en dépit du fait qu’Israël viole les clauses mêmes en matière de droits de l’Homme telles qu’établies dans les accord d’association de l’Union européenne, aucune restriction n’a été placée sur Israël. Il n’y a pas non plus de restrictions sur les ventes d’armes à Israël en provenance des pays de l’Union européenne ». (Source : http://www.caeuc.org/index.php?q=node/10).
La preuve que l’Union européenne est partie prenante dans la légitimation comme dans l’exécution du génocide du peuple palestinien par Israël, qui est la concrétisation de l’idéologie sioniste, dont les desseins ne sont ni secrets, ni l’objet de honte de la part de ses tenants, génocide qui viole les principes mêmes sur lesquelles cette Union tient à maintenir ses fondations et à gérer ses relations avec le reste du monde, est dans cet accord d’association, auquel s’ajoute un privilège accordé seulement aux membres de cette Union.
En conclusion :
1. L’agression contre les Palestiniens de Gaza par Israël est la continuation logique de la politique de génocide du peuple palestinien, politique qui est au coeur de l’idéologie sioniste, comme le rappelle l’écrivain israélien Tom Segel ;
2. L’ampleur du massacre perpétré en 22 jours par Israël contre les Palestiniens de Gaza est largement prouvée par les statistiques des morts et blessés, comme des destructions et dégâts matériels causés par l’armada israélienne déchaînée contre un peuple quasiment désarmé ; on reproche à ce peuple d’avoir des pétards mouillés ;
3. La relativisation des pertes à travers leur application à des pays à population plus importante donne une idée plus précise des pertes subies par le peuple palestinien, assiégé par terre, mer et air depuis 8 années, entourée d’une barrière sur ses frontières terrestres, et soumis à des agressions constantes et délibérées de la part d’Israël, un Etat dont les ressources financières et les moyens militaires en personnel et en équipement sont infinies et proviennent du monde entier ;
4. Israël présente son projet de génocide contre le peuple palestinien comme une contribution à l’avancement de la paix dans le monde ; c’est là une façon originale de présenter une entreprise criminelle conçue bien avant la création d’Israël et effectuée avec système, méthode et constance depuis plus de 60 années ;
5. Au vu des appuis à cette entreprise de génocide, il semblerait que ce soit une entreprise acceptée par la « communauté internationale » et approuvée par les « faiseurs d’opinions »;
6. Au lieu de se demander si le peuple palestinien peut survivre aux assauts répétés contre lui, ces penseurs de toutes disciplines se posent la question de la survie d’Israël, alors que les chiffres des victimes montrent sans conteste que c’est le peuple palestinien qui est menacé d’annihilation ;
7. Israël, vis-à-vis des Palestiniens, n’en est pas encore arrivé au stade de l’apartheid à la sud-africaine, car celui-ci reconnaissait l’existence des non-blancs, alors que les sionistes ne reconnaissent pas l’existence du peuple palestinien ;
8. Israël a adopté une charte des droits de l’Homme, en 1992, signée par personne d’autre qu’Ishak Shamir, comble du paradoxe; cette charte confirme la position sioniste de l’inexistence du peuple palestinien et du refus de la qualité d’hommes, telle que définie par la Convention des droits de l’Homme, aux Palestiniens;
9. La nationalité israélienne n’existe pas, parce que cela impliquerait la disparition de la nationalité juive, qui seule donne droit à la citoyenneté pleine et entière en Israël ;
10. La notion de droits de l’Homme, telle que définie par la charte des droits de l’Homme en Israël, contredit les clauses sur les droits de l’Homme de l’Union européenne ; et pourtant, celle-ci a signé un accord d’association avec Israël ;
11. De plus, Israël viole tous les accords internationaux en matières de droits de l’Homme, de droit de la guerre, de gestion des territoires occupés ; cela n’empêche pas les pays de l’Union européenne de lui vendre des armes et de l’intégrer dans son espace de recherche, réservé statutairement, aux seuls membres de l’Union ;
12. L’Union européenne ne peut, à la fois, se proclamer continent des droits de l’Homme, monter sur les créneaux à tout cas de génocide, et se faire complice du génocide perpétré contre le peuple palestinien par Israël ;
13. Ce génocide peut-il continuer sans l’aide et l’encouragement de la « communauté internationale », (et tout un chacun sait combien de pays cette « communauté » représente) ? Absolument pas ? Avance-t-il la paix dans le monde ? Certainement pas ? Constitue-t-il un pas vers un monde plus humain ? Rien n’est plus loin de cet objectif que la poursuite impitoyable du génocide palestinien par Israël !
14. Finalement, Israël a inventé le concept de paix génocidaire, une paix dont la finalité est la liquidation physique du peuple palestinien au nom d’un décret divin, et, apparemment, la « communauté internationale », dans sa composante la plus moderne, la plus civilisée et la plus humaine, accepte ce concept et en aide la réussite !
27 février 2009
Du concept de paix génocidaire
Commentaires sur Du concept de paix génocidaire
- vérité=antisémiteAlors pour vous, isidore, le génocide palestinien n'est qu'un mensonge? Et ceux qui raconte cela sont antisémites?? Tous les journalistes partis en palestine raconte des mensonges? Les photos, les films, les témoins, les medecins? Tous le monde est myto sauf "Israèl" et tous le monde est antisémite? Non seulement, les Israéliens sont des criminels, génocidaires, racistes, menteurs et voleurs, mais en plus ils sont parano. Si Israèl n'a rien à se reprocher, pourquoi ont ils cherchés à cadenasser l'info? Racontés par les journalistes revenu de Gaza? Vous avez honte de la vérité, ET IL Y A DE QUOI.
- 1° Il n'y a pas de génocide en cours, heureusement, en Palestine. C'est-à-dire pas d'extermination des populations civiles. Si vous considérez, à tort, que le massacre d'un millier de civils est un "génocide", vous faites erreur sur la terminologie. C'est un scandale, une tragédie, un crime contre l'humanité, ses auteurs devraient pouvoir être poursuivis mais ce n'est pas un "génocide". Il manque l'intention génocidaire ainsi que le début du commencement d'une politique d'extermination. Quand un génocide a eu lieu ou est en cours, le nombre de victimes par rapport à la population visée n'est pas de 1 pour 1000.
2° Quand on s'entête, malgré les évidences et les définitions, à considérer que génocide il y a, on ne peut que conclure que le "poblème" est ailleurs : vis-à-vis des Juifs en général, victimes eux d'un génocide bien réel et auxquels, par le biais israélien, on veut imputer un génocide. Ce n'est même plus d'Israël et de sa politique qu'il s'agit.
3° Qui a dit qu'Israël n'a rien à se reprocher?
4° Qui est ce "vous"? Trop facile de ranger ses contradicteurs dans des cases caricaturales. - En effet, nous apprenons par Maître Gilles Devers, hier à la soirée "Gaza on n'oublie pas" à Lyon, qu'une enquête pour génocide en Palestine est en cours. Pour l'instant ce qui est certain, sont les crimes de guerre et crimes contre l'humanité, plaintes déposés par plus de 450 ONG partout dans le monde.
- Je pense Isidore, que lorsque nous dénonçons l'attitude impardonable et inhumain des Israèliens, nous sommes accusés d'antisémite. Je vous rappel, qu'Israèl n'a pas assassiné des membres du hamas, fatah ou des combattants, mais elle a assassinée des femmes des enfants des nourrissons, des vieillards. Avez vous eux le "courage" de regarder les images d'horreurs sur cette attaque? Avez vous "pu" regardez les films du massacre à Gaza? Ainsi que les témoignages des survivants? Est-il normal de ligoter des enfants de bas-âges et les fusiller? Est-il normal de bombarer des écoles? Des hôpitaux? De tirer sur les ambulences? Est-il normal de détenire une centaine de personnes dans une maison (avec des nourrissons des enfants) sans nourriture sans eau, pendant 2 jours, puis, bombarder la maison?? Nous ne voulons pas faire parti des gens qui soutiennent des criminels d'enfants, ni envers le peuple palestinien, ni envers le peuple juif. Si vous avez un peu d'humanité en vous, avec tous ce que vous savez sur cette attaque, (du moins ce que je pense que vous savez), vous ne confondrez pas antisémite et humanisme.
- @ Isidore...@ Isidore : vos interventions me poussent à reprendre la réflexion que j’ai déjà proposée sur ce sujet. Vous avez raison quand vous dites que le dernier massacre perpétré en début d’année à Gaza ne peut être qualifié de génocide. Vous avez tort quand vous sortez l’évènement en question de son contexte historique.
Le « risque » de génocide palestinien ne s’inscrit pas (comme toujours en Histoire) sur un évènement ponctuel, mais au fil du temps. Et si vous prenez quelque recul, vous ne pourrez nier que depuis le partage inique de la Palestine en 1947, des populations ont été massivement (on parle de 750.000 personnes) déplacées de leurs villes et villages (dont 450 ont été carrément rasés) dans le but de les vider de leurs propriétés au profit du projet sioniste. Ce qui constitue bien l’un des points reconnus comme participant à une intention génocidaire par l’ONU. Sans compter que cette opération de nettoyage ethnique ne s’est pas faite sans les exactions habituelles des protagonistes d’un tel projet. Voilà plus de 60 ans qu’il y a bien-là "le début du commencement d’une politique d’extermination" pour reprendre vos termes. Si vous en doutez, je vous renvoie aux nombreux textes et déclarations des plus hauts représentant des gouvernements israéliens, et encore récemment à ceux d’Avidgor Lieberman.
Par ailleurs, lorsque vous indiquez que le terme génocide = extermination, c’est une définition de dictionnaire quelque peu réductrice en la matière, vous en conviendrez. Raison pour laquelle pour ces questions aussi graves que délicates, j’invite toujours à se reporter aux définitions qu’en donnent les instances supérieures et qui constituent le socle du Droit international. Cela met à l’abri des interprétations personnelles et subjectives des choses. Je me dois donc de les rappeler ici :
* Dans la Convention des Nations Unies du 9 décembre 1948 pour la Prévention et le Répression du Crime de génocide, celui-ci s'entend lorsque l'un des actes ci-après est commis dans l'intention de détruire, tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a - Meurtre de membres du groupe ;
b - Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c - Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d - Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e - Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe.
Il est clairement explicité : « … l’un des actes ci-après… dans l’intention de détruire, tout ou en partie… » Il n’est nulle part question qu’il faille attendre l’extermination totale ou presque de tous les civils. En outre, à lire les cinq points de la Convention, vous conviendrez que les agissements des différents gouvernements israéliens qui se succèdent au fil des ans, correspondent bien à ce que cette Convention énumère comme critères pour craindre un génocide… "lent" comme je le qualifie quand j’en parle à la suite de nombreux autres intervenants sur la question dont nombre d’intellectuels juifs que l’on peut difficilement traiter d’antisémites (les noms sont trop nombreux pour les citer ici).
Ceci dit, ce n’est pas parce que l’on pointe la politique génocidaire d’Israël que cela diminue de quelque manière le drame incommensurable du génocide des juifs sous le régime nazi. Et en ce qui me concerne, tout en mettant en garde sur le déroulement des faits en Palestine, je ne fais aucun amalgame entre les deux situations. Et vous confirme que l'on peut être très critique par rapport à la politique israélienne, sans être pour autant antisémite... ce qui tient quelque peu à une "caricature" dont vous semblez vouloir
vous dissocier... - On sait bien que Daniel Vanhove défend becs et ongles l'utilisation du termé "génocide". Il se trouve que les juristes compétents ne sont pas d'accord avec cette "compréhension" du terme. L'épuration ethnique en Palestine est un crime mais pas un "génocide" ; le peuple palestinien est écrasé mais vivant. Tout cela rélève du sens commun. Je renvoie aux articles sur la question publiés dans le mensuel de l'ABP (sous la plume de l'excellent Paul Delmotte) et à l'éditorial de Points critiques (le mensuel de l'UPJB). Citer comme argument le soutien "d'intellectuels juifs" est plus que douteux, c'est profondément malsain. Doit-on rétorquer qu'il y en a bien plus qui s'opposent à la qualification de "génocide"?
Je ne m'attarderai pas trop sur ces "intellectuels juifs" qui ont de toute évidence un problème avec leur histoire et qui servent de munitions, de "Juifs de service" en quelque sorte aux "Vanhove".
Reste cette question : pourquoi s'agripper ainsi - comme si c'était ça le plus essentiel dans le combat pour la liberté des Palestiniens - à ce terme si connoté et contre tout bon sens? Il n'y a pas d'autre explication que celle du rapport à la question juive.
Il ne suffit pas d'affirmer que l'on n'est pas antisémite, il faut encore ne pas l'être. Il y a en tout cas quelque chose de profondément pervers à accuser Israël, Etat juif (et oui), d'un crime d'extermination commis contre les Juifs. Pas moins et, je crois, probablement plus (car ici tous les Juifs, pas seulement les Israéliens, sont visés), que la nazification par Israël de ses adversaires (voir les Arafat=Hitler). - A la lecture de votre dernière réaction, il est à craindre que comme beaucoup d'intervenants sur l'utilisation ou non du terme "génocide" dans le drame palestinien, vous ne confondiez les plans...
D'une part, il serait intéressant de connaître "les juristes compétents" auxquels vous faites vaguement allusion, quand dans le même temps et très précisément, le Président de l'Assemblée Générale de l'ONU ( la compétence vous suffit-elle?) Miguel d'Escoto Brockmann utilisait cette terminologie il y a qqs semaines; et d'autre part, ce que je défends "bec et ongles" (en l'assumant pleinement et signant clairement mes interventions) n'est pas tant l'utilisation d'un terme (malgré son importance) que le respect élémentaire d'une justice qui continue à s'articuler sur l'inacceptable deux-poids, deux-mesures. En effet, je n'ose imaginer les foudres (célestes, cela va sans dire!) qui s'abattraient sur l'ensemble de la Communauté internationale si les massacres perpétrés à l'encontre de la Palestine devaient l'être dans les mêmes conditions d'impunité à l'encontre d'Israël (porté à bout de bras par les USA) ou de tout autre pays occidental dominant. Il suffit de voir l'hystérie que développent certains intervenants pour quelques calicots portés lors d'une manifestation pour imaginer ce qu'il en serait...
Par ailleurs, oui vous avez raison: le peuple palestinien est non seulement "vivant" mais de plus, il résiste! Ce qui doit en agacer plus d'un. Et ce à quoi "je m'agrippe" dès lors, est la reconnaissance de "prévention" que contient cette Convention des Nations-unies... et dont beaucoup d'intervenants ne semblent pas prendre la mesure, se bornant à attendre peut-être que le mal soit fait... La Palestine n'est d'ailleurs pas la seule pour laquelle j'utilise ce terme, l'Irak en est également. Et je vous renvoie à l'excellent article du Canadien J. Dufour paru ce jour sur le présent site (que je préfère de loin à l'article de P. Delmotte en la matière) et qui élargit encore le débat à propos des génocides en cours.
Vous avez aussi raison "de ne pas vous attarder aux intellectuels juifs de service" qui auraient "de toute évidence un problème avec leur histoire" pcq'à lire une telle prose, êtes-vous bien certain de ne pas en avoir vous-même!?
En outre, vos sous-entendus répétés d'une perversion qui cacherait un antisémitisme de ma part relève du fantasme... que je vous laisse volontiers. Je n'ai rien à prouver en la matière.
A vrai dire, il m'intéresse peu que vous soyez juif, musulman, chrétien, bouddhiste ou laïc, que vous soyez homme ou femme, hétéro, bi ou homo, blanc, jaune, noir ou métissé... Ce qui m'intéresse chez mon interlocuteur, quel qu'il soit, c'est d'abord là où je peux rencontrer sa part d'humanité qui me relie à lui... Le reste est secondaire et me paraît de moindre importance.
Enfin, arguer du fait que ceux qui refusent le terme "génocide" sont plus nombreux que les autres ne veut strictement rien dire. Ils étaient également plus nombreux à s'opposer à la suppression de la peine de mort... quand R.Badinter (un juif!) et une minorité ont mené la réflexion et fait passer une loi que j'espère, vous approuvez.
Bref, encore une fois, je vous invite à ne pas mélanger les plans. Je m'efforce sur une question aussi grave que délicate, à m'en tenir aux faits et au Droit international. Les "humeurs" et les "avis" d'untel ou de tel(le) autre m'importent peu. Je les lis et réfléchis à la réflexion qui est proposée quand celle-ci s'en tient aux faits, et ne sont pas des "impressions", ni des sous-entendus "douteux" comme vous l'écrivez, si bien... - Vous vous emmêlez tristement les pinceaux. C'est vous qui arguiez de l'origine ou de l'identité d'intellectuels à l'appui de votre position. Je ne faisais que m'en gausser en demandant s'il fallait alors faire remarquer que bien plus nombreux sont ceux - je parle des "intellectuels juifs" - qui ne vous suivent pas. C'était assez clairement me semble-t-il une figure de style. Mais tout à vos obsessions, vous ne l'avez pas vue. Et vous plongez dans une affirmation d'universalisme en totale contradiction avec vos quelques "référents juifs" pour en terminer par rappeler que Badinter est juif... Quelle importance dans son combat républicain contre la peine de mort?
Il s'agit donc fort peu de doit international. Je constate aussi que vous en êtes maintenant à la "prévention" et non plus au "génocide" en exercice. C'est évidemment plus facile à manipuler face aux faits mais c'est toujours aussi malsain. - Si je n'ai pas "capté" votre figure de style, il semble que vous non plus en ce qui concerne R.Badinter... A chacun ses obsessions, apparemment.
Mais soit, Internet a ses limites, et rend parfois l'échange difficile. Surtout quand ce ne sont pas des faits qui sont mis en questionnement, mais l'interprétation que l'on en tire... avant de s'en prendre aux individus et de les soupçonner de ses propres fantasmes... ce que je me refuse à faire, pcq c'est sans intérêt dans la réflexion.
Mais cela semble plus fort que vous...
Enfin, point de manipulation (de ma part en tout cas) pcq je ne parle pas de "prévention" en l'air, j'en parle bien dans le cadre d'une lente politique génocidaire commencée voilà plus de 60 ans à l'encontre du peuple palestinien. Et que les faits attestent, quand ils ne sont pas travestis en représailles et présentés en évènements isolés les uns des autres, sur lesquels il est bien aisé alors, de s'émouvoir.
Pour en terminer, s'en tenir aux faits et strictement aux faits et prendre le recul indispensable avant d'émettre toute réflexion. - On confine au délire. Un génocide à l'oeuvre depuis 60 ans... et dont les victimes ont vu leur nombre multiplié par cinq (si ce n'est plus)...
Mais il s'agit bien sûr de s'en tenir aux faits et de prendre du recul...
Nous voilà devant un délire obsessionnel inaudible (dont les seules victimes sont la cause des Palestiniens et bien sûr l'intelligence humaine).
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Pour ceux qui n'ont jamais ouvert ou leurs yeux ou un livre d'histoire, "génocide" = extermination. Le peuple palestinien est opprimé, discriminé, méprisé, blessé, spolié et bombardé (ce qui suffit à scandaliser) mais en aucune manière exterminé.
En fait, si tout cela ne nous ramenait pas à la tragédie infinie du génocide des Juifs par les nazis (de l'extermination réelle et quasiment aboutie des Juifs d'Europe) et donc à la problématique de l'antisémitisme, ce texte ne serait rien de plus qu'un ridicule délire obsessionnel. Et totalement indigne de la part de militants politiques qui prétendent servir la cause palestinienne.