FREE PALESTINE

Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.

28 novembre 2008

Pappé - Chomsky : Le champ du possible, entretiens sur le conflit israélo-palestinien

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Pappé - Chomsky : Le champ du possible, entretiens sur le conflit israélo-palestinien

Le champ du possible - Dialogue sur le conflit Israélo-Palestinien, novembre 2008, Editions Aden

Présentation de l’ouvrage par Frank Barat

Bien des gens se posent des questions sur le conflit israélo-palestinien sans pouvoir trouver de réponses. Ils entendent des choses très différentes et contradictoires et ont du mal à se faire un avis clair sur la situation.

C’est malheureusement aussi l’un des problèmes inhérent à ce conflit. Les contre-vérités, la manipulation des médias et la propagande des gouvernements posent un voile sur la réalité de la situation dans cette partie du monde empêchant ainsi les gens de s’impliquer et d’agir. J’ai donc voulu, en interviewant deux des auteurs les plus respectés et lus sur ce sujet - Noam Chomsky et Ilan Pappe - que chacun puisse se faire sa propre opinion sur des questions aussi variées que complexes.

J’ai envoyé les mêmes questions à Noam Chomsky et Ilan Pappe qui à aucun moment n’ont eu connaissance des réponses de l’autre. Ils en ont seulement pris connaissance au moment où les interviews ont été terminées.

Frank Barat est né en 1977 en France et réside depuis de nombreuses années au Royaume-Uni. Il milite au sein de différentes associations dont Palestine Solidarity Campaign London (www.palestinecampaign.org) et Israeli Committee Against House Demolition UK (www.icahd.org). Également réalisateur d’un documentaire intitulé « Nine Days in Palestine », il écrit régulièrement des articles pour « Counterpunch.org », « Zmag » et « The Palestine Chronicle ».

Extrait

Frank Barat : Le terme apartheid est de plus en plus utilisé par les Organisations non-gouvernementales pour décrire les actions israéliennes envers les Palestiniens (à Gaza, les TPO mais aussi en Israël même). La situation en Palestine et Israël est-elle comparable à l’apartheid en Afrique du sud ?

Ilan Pappé : Il existe des points communs mais également des différences. L’histoire coloniale porte en elle de nombreux chapitres communs et certains aspects de l’apartheid se retrouvent dans la politique qu’Israël mène contre sa propre minorité palestinienne et contre les habitants des territoires occupés. Certains aspects de l’occupation sont malgré tout pires que la réalité de l’apartheid sud-africain et certains autres aspects dans le quotidien des citoyens palestiniens en Israël ne sont absolument pas comparables à ce que fut l’apartheid. Le point de comparaison essentiel est pour moi l’inspiration politique. Le mouvement anti-apartheid, l’ANC, les réseaux solidaires construits au fil des années en Occident, devraient inspirer une campagne pro-palestinienne plus précise et plus efficace. C’est pour cela que l’histoire de la lutte anti-apartheid doit être apprise plutôt que de s’appesantir à comparer le sionisme avec l’apartheid.

Noam Chomsky : Il ne peut y avoir de vraie réponse à cette question. Il existe des similarités et des différences. En Israël même, il y a de réelles discriminations mais on est très loin de l’apartheid de l’Afrique du sud. Dans les Territoires Occupés, l’histoire est tout autre. En 1997, j’ai prononcé un discours d’ouverture à l’Université Ben Gourion dans le cadre de l’anniversaire de la guerre de 1967. J’ai lu un paragraphe lié à l’histoire de l’Afrique du sud. Aucun commentaire n’a été nécessaire.

En y regardant de plus près, la situation dans les Territoires Occupés diffère de l’apartheid à de nombreux égards. Sur certains aspects, l’apartheid sud-africain fut beaucoup plus vicieux que ce qui se pratique en Israël et sur d’autres aspects, on pourrait dire l’inverse. Pour prendre un exemple, l’Afrique du sud blanche existait par le travail noir. La grande majorité de la population ne pouvait être exclue. A un moment donné, Israël reposait sur une main-d’œuvre palestinienne bon marché et corvéable à merci mais celle-ci a été remplacée depuis longtemps par de petites mains venues d’Asie, d’Europe de l’Est et d’ailleurs. Les Israéliens seraient soulagés si les Palestiniens disparaissaient. Et l’on peut dire que les politiques qui prennent forme suivent de près les recommandations de Moshe Dayan pendant la guerre de 1967 : les Palestiniens “continueront de vivre comme des chiens et ceux à qui cela ne plaît pas, peuvent partir”. D’autres recommandations encore pires ont été émises par certains humanistes américains de gauche grandement reconnus.

Michael Waller, par exemple, de l’Institute of Advanced Studies à Princeton et rédacteur du journal démocrate socialiste Dissent, a émis l’idée voilà 35 ans, que les Palestiniens étant des “marginaux de la nation”, on devrait leur “donner les moyens” de partir. Il parlait des citoyens palestiniens en Israël et c’est une idée largement reprise encore récemment par l’ultranationaliste Avigdor Lieberman et relayée aujourd’hui parmi les principaux courants d’opinion en Israël.

Je mettrais de côté les vrais fanatiques comme le professeur de droit d’Harvard, Alan Dershowitz qui déclare qu’Israël ne tue jamais de civils mais seulement des terroristes - ce qui reviendrait à dire que “terroriste” signifie “tué par Israël” - et qu’Israël devrait avoir pour objectif un ratio de 1000 pour zéro ce qui sous-entend “exterminer les brutes”. Ceci est lourd de sens lorsqu’on sait que ceux qui défendent de telles idées sont largement respectés dans les cercles les plus éclairés aux États-Unis et même en Occident. On peut imaginer ce que seraient les réactions si de tels propos étaient tenus à l’égard des Juifs.

Pour revenir à la question, il n’y a pas de réponse claire à apporter sur une possible analogie.

Counterpunch a publié le mois dernier un débat très intéressant comparant les solutions à un ou deux États. Ceci fait partie d’un article de Michael Neumann établissant “la solution à un État comme une illusion” suivi d’autres articles d’Asaf Kfoury titré “Un ou deux États ? - Un Débat stérile fondé sur de fausses Alternatives” ou de Jonathan Cook “Un ou Deux États, non, le problème est le Sionisme”.

Quelle est votre opinion sur ce point et pensez-vous que les faits sur le terrain (colonies, déviations de routes...) voulus par Israël, puissent encore laisser une place à une solution à deux États ?

Ilan Pappé : Les événements sur le terrain ont condamné la solution à deux états depuis bien longtemps. Les faits ont démontré qu’Israël n’a et n’aura jamais la volonté de laisser naître un état palestinien autre qu’un pseudo-état fait de deux bantoustans en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, sous un contrôle israélien total. Il existe déjà un état et le défi est d’en changer sa nature et son régime. Que le nouveau régime et la base constitutionnelle soient binationaux ou démocratiques voire les deux, ne sont pas si élémentaires à cet égard. Tout contexte politique qui pourrait remplacer la conjoncture raciste est la bienvenue. Et une telle situation devrait également permettre le retour des réfugiés et l’installation définitive des émigrés les plus récents.

Noam Chomsky : Il faut faire la distinction entre propositions et plaidoyers. On peut proposer que chacun doive vivre en paix. Cela devient un plaidoyer lorsque lorsqu’on dessine un schéma précis allant d’un point A à un point B. A mon sens, une solution à un seul état n’a pas grand sens, elle en a avec deux états. On a pu défendre une telle thèse de 1967 jusqu’au milieu des années 70 et c’est ce que j’ai fait, à travers de nombreux écrits, des conférences et dans un livre. Les réactions, dans une grande majorité, n’ont été que fureur. Après que l’idée de droits nationaux pour les Palestiniens a fait son chemin au milieu des années 70, il est devenu possible de prôner le binationalisme (et je continue de le faire) mais seulement par le biais d’un accord à deux états en accord avec le consensus international. Cette résultante, probablement la meilleure envisageable à court terme, est quasiment parvenue à son terme lors des négociations de Taba en janvier 2001 et selon les participants, si ces négociations n’avaient pas été interrompues par le Premier Ministre israélien, Barak, elle aurait pu être atteinte. En effet il fut un moment où, depuis 30 ans, les deux États “réjectionnistes” (U.S.A et Israël) ont brièvement mais sérieusement considéré s’aligner sur le consensus international, un instant où un accord diplomatique a semblé pouvoir voir le jour. Beaucoup de choses ont changé depuis 2001 mais je ne vois aucune raison de croire que les conditions de l’époque ne puissent exister aujourd’hui.

Il est intéressant, et je dirais même édifiant, de voir que les propositions d’une solution à un seul état soient communément admises aujourd’hui contrairement à l’époque où sa revendication était réalisable et ne débouchait que sur des condamnations. Aujourd’hui de telles propositions sont publiées dans le New York Times, le New York Review of Books et ailleurs. On en conclura qu’elles sont acceptables aujourd’hui parce qu’irréalisables - elles restent des propositions au lieu d’être des revendications. En pratique, les propositions apportent de l’eau au moulin du rejet américano-israélien et sapent progressivement l’unique solution binationale.

Il y a deux options pour les Palestiniens aujourd’hui. L’une est l’abandon de l’attitude réjectionniste de la part des États-Unis et d’Israël, et un accord reprenant les lignes de ce qui fut évoqué à Taba. L’autre possibilité est la continuation des politiques actuelles qui mènent inexorablement à l’intégration de ce que souhaite Israël : au minimum, le Grand Jérusalem, les zones qu’incluent le mur de séparation (ou d’annexion désormais), la Vallée du Jourdain et les colonies de Ma’aleh Adumin et Ariel (ainsi que les liens entre ces deux colonies). Le reste (état Palestinien) se verra découpé en cantons ingouvernables, par de vastes infrastructures, des centaines de points de contrôles et autres dispositifs qui condamneront les Palestiniens à continuer à vivre comme des chiens.

Il y a ceux qui pensent que les Palestiniens devraient tout bonnement laisser Israël prendre le contrôle total de la Cisjordanie et poursuivre leur mouvement de revendication de droits civils et une lutte anti-apartheid. Mais c’est une illusion. Ils vont maintenir les politiques actuelles et refuseront de céder la moindre responsabilité aux Palestiniens disséminés dans la région qu’ils souhaitent voir intégrée au territoire israélien.

Référence : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2379

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Gaza n’est pas une prison

Gaza n’est pas une prison

Gaza n’est pas une prison

 

Gaza n’est pas une prison comme on le prétend si souvent.
Dans une prison, y a des barreaux certes, mais on te donne à boire et à manger, une bouillie chaude ça réchauffe même si c’est dégueulasse.
Dans une prison, y a des livres et du papier, tu peux écrire à tes proches et à tes amis, le courrier part ou ne part pas, tu peux aussi en recevoir. De temps en temps, ton avocat peut venir te voir, il te rapporte des nouvelles de l’extérieur. Il peut te rapporter le journal et des cigarettes.
Dans une prison y a de l’électricité et des machines qui fonctionnent avec, y a une télévision, une radio, un ordinateur.
Dans une prison, y a une cour de récréation où tu peux marcher, tourner en rond certes, mais en toute sécurité, sans un soldat pour te tuer.
Dans une prison, tu attends ton procès ou pas, mais tu ne risques pas la peine de mort, tous les soirs tu peux t’endormir et te réveiller le matin qui suit.
Dans une prison, tu sais que tu existes. D’autres à l’extérieur parlent de toi, ils disent que tu existes et s’activent pour te sortir de là. Ils interviennent pour toi auprès de députés, de ministres, de chefs d’Etats ou de secrétaires généraux... ils font signer des pétitions en ta faveur. Ils sollicitent des personnalités de toute sorte, des écrivains, des philosophes, des journalistes, des juristes, des peintres, des acteurs, des chanteurs ou des gens inconnus qui passent dans la rue. Tu peux espérer sortir.
Dans une prison, tu peux avoir des amis, peut être même de la famille, tu peux leur parler et évoquer avec eux des souvenirs communs, des lieux, des dates, des évènements, des individus. Vous pouvez discuter, discerner le vrai du faux, le juste du faux. Ensemble, vous pouvez prier. Tu peux aussi ne pas prier.
Dans une prison, tu peux faire des études. Tu peux étudier des langues, le droit, les mathématiques ou la physique. Tu peux apprendre à lire, à écrire ou les deux.
Dans une prison, y a des infirmiers et des médecins qui te donnent des cachets pour dormir, peut être aussi pour mourir.
Dans une prison, y a des gardiens de prison.
...
A Gaza, il n’y a rien de tout ça... il n’y a plus rien à manger, ni à boire... il n’y a plus d’électricité, plus de médicaments... des députés, des ministres, des chefs d’Etats ou des secrétaires généraux... se taisent ou se sont tus.
A Gaza, tout est injuste...
A Gaza, si tu ne meurs pas, on te tue.
...
Dans une prison, y a des cellules. Dans les cellules y a des rats et des cafards, ils sont libres... Ils te tiennent compagnie et te distraient quand tu n’en peux plus de penser aux tiens qui sont à l’extérieur, qui ont faim, qui ont soif, qui sont malades, qui souffrent et qu’ils tuent...
Gaza n’est pas une prison.


Al Faraby

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Deux entreprises européennes partent de Judée-Samarie

Deux entreprises européennes partent de Judée-Samarie

27/11/2008
AP

Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne (AP) Salaam Fayad a exhorté des diplomates palestiniens à inciter les pays étrangers à prendre des mesures économiques contre les blocs d'implantation israéliens de Cisjordanie.

Si Israël ignore les appels de la communauté internationale pour stopper l'expansion des implantations, de nouvelles mesures doivent être prises, a déclaré Fayad lors d'un rassemblement d'ambassadeurs palestiniens.

"Nous voulons que vous mettiez le monde entier au courant parce que les condamnations et les conférences de presse ne sont plus suffisantes", a déclaré le Premier ministre de l'AP.

Fayad a cité le modèle britannique en rappelant que l'Angleterre avait fait pression sur des pays européens pour effectuer un contrôle plus strict des importations provenant de Judée-Samarie.

En arrivant dans les ports européens, ces produits, considérés comme provenant d'Israël, bénéficient en effet du tarif douanier relevant du traité Israël-Union européenne.

Israël a critiqué la campagne de Fayad, prévenant qu'elle ne mènerait nulle part.

Pourtant, deux sociétés européennes - l'entreprise de serrures suédoise Assa Abloy AB et Heineken (Hollande) - ont déjà retiré leurs entreprises du parc industriel de Cisjordanie.

Près d'un demi-million d'Israéliens vivent à Jérusalem Est et en Judée-Samarie. Les Palestiniens aimeraient que ces régions conquises par Israël en 1967 durant la guerre des Six Jours constituent leur futur Etat, avec Gaza.

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1227702349850&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

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"Gaza 2005: (dés) occupation / (dés) engagement, qu'en dit le DIH ?"


La Cellule de Droit international humanitaire de l'ULB est heureuse de vous inviter à participer à son prochain café-débat qui se tiendra ce lundi 1er décembre à 19H."Gaza 2005: (dés) occupation / (dés) engagement, qu'en dit le DIH ?"

Lors de ce café-débat, nous aimerions aborder le sujet du "droit" d'occupation militaire, principalement de la bande de Gaza, et comprendre au travers des règles du droit des conflits armés, quand y a-t-il vraiment désengagement d'un territoire occupé?Ce désengagement doit-il être total ou partiel pour ne plus parler d'occupation'?Quant est-il du cas de Gaza qui semble des plus controversés à ce sujet?Telles seront les questions que nous poserons à nos intervenants lors de cette soirée qui se déroulera de la sorte:Dans un premier temps, nous projetterons un mini documentaire d'une vingtaine de minutes sur la situation dans les territoires occupés palestiniens,Ensuite, nous céderons la parole à nos intervenants qui d'une part, analyseront juridiquement la situation du désengagement à Gaza avec les controverses doctrinaires s'y rapportant, ainsi que d'autre part, nous écouterons les avis et analyses de représentants d'associations, témoins et actrices de cette situation,Dans un deuxième temps, une pause de 30 minutes vous permettra de vous restaurer,Dans un dernier temps, nous vous céderons la parole lors du débat sous forme de questions/ réponses ou réflexions avec les intervenants, ce débat pouvant devenir plus informel au fil de la soirée,Les intervenants seront:Pour la partie juridique, Vaios Koutroulis, chercheur et doctorant en DIH au Centre de droit international de l'ULB,

 

 

 

Dans le rôle de modérateur de la soirée, Vincent Chapaux, assistant et doctorant au Centre de droit international et au département de science politique de l'ULB,

 

Pour la partie acteurs et monde associatif, Hélène Crokart, présidente de Génération Palestine Belgique, avocate stagiaire spécialisée dans les droits de l'homme au barreau de Bruxelles,

 

ainsi que Henri Wajnblum, président de l'UPJB, l'Union des Progressistes Juifs de Belgique,

 

Nous tenons dès à présent à remercier chaleureusement les intervenants pour leur participation à ce café-débat,

 

 

 

Date et lieu:Le lundi 1er décembre 2008 à 19Hau Havanna café (anciennement le Keebar)Avenue de l'Université, 31050 Ixelles

 

Entrée libre

 

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez nous contacter à l'adresse: celluledih@gmail.com
et notre site web: www.cellule-dih.org

D'avance, toute l'équipe de la Cellule vous remercie pour votre intérêt à ses activités et espère pouvoir vous revoir lors de café-débat,

 

Nous tenons également à remercier chaleureusement le Bureau Etudiant (BE) de la faculté de droit de l'ULB pour sa participation financière à nos activités,

 

 

 

Venez nombreux !L'équipe de la Cellule.

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27 novembre 2008

Gaza : un peuple privé de sa dignité

Gaza : un peuple privé de sa dignité


Le correspondant de The Electronic Intifada dans Gaza, Rami Almeghari, a discuté avec le responsable des opérations de l’UNRWA, John Ging, de la façon dont le blocus et les dernières fermetures des frontières affectent l’UNRWA et la population civile.



26 novembre 2008 - Village d’Um Nasser au nord de la bande de Gaza. En l’absence de tout combustible suite au blocus imposé par Israël et la soit-disante

26 novembre 2008 - Village d’Um Nasser au nord de la bande de Gaza. En l’absence de tout combustible suite au blocus imposé par Israël et la soit-disante "communauté internationale", les habitants cuisinent avec le peu de moyens dont ils disposent

L’UNRWA est l’agence de l’ONU responsable de fournir une aide aux millions de réfugiés palestiniens. Le 4 novembre, Israël a envoyé des tanks dans la bande de Gaza et a lancé des attaques qui ont tué six Palestiniens, brisant ainsi un cessez-le-feu qui s’était généralement maintenu depuis juin dernier. Les organisations palestiniennes ont exercé des représailles en tirant des fusées vers Israël. Depuis lors, Israël a resserré son blocus de la bande de Gaza.

Electronic Intifada : M. Ging, comment décrivez-vous la situation dans la bande de Gaza qui doit survirvre sous un blocus renforcé depuis maintenant plus de deux semaines ?

John Ging : La situation est vraiment désespérée au niveau humanitaire, je veux dire que les gens ici ont été dépouillés de leur dignité, chacun en est réduit à une lutte pour survivre. Sur les 1,5 million de personnes vivant dans Gaza, 750 000 sont des enfants.

Aujourd’hui nous avons de meilleures nouvelles : les passages frontaliers se sont ouverts pour permettre à une aide humanitaire de première urgence et aux carburants d’être livrés, ainsi nous considérons cela comme le premier pas dans une direction positive, du moins nous l’espérons.

EI : Ont-ils réellement été rouverts aujourd’hui ?

JG : Oui, oui, ce matin le carburant est entré pour la centrale [électrique], nos camions entrent avec l’aide alimentaire et le blé pour les moulins.

C’est une petite, très petite quantité qui entre, mais c’est le premier réapprovisionnement depuis une semaine, et la situation, comme je le disais, était vraiment désespérée et à nous espèrons maintenant qu’il s’agit d’une première étape vers une situation plus positive ici.

EI : Vous-mêmes à l’UNRWA, qui fournissez des services de base à plus de 700 000 réfugiés palestiniens dans la bande de Gaza, comment répondez-vous à la crise humanitaire répétée avec Israël fermant régulièrement les passages frontaliers ?

JG : Nous trouvons que c’est de plus en plus difficile. C’était sans précédent que nous ayons manqué de nourriture, que nous avions réapprovisionnée il y avait 10 jours. Les fermetures deviennent de plus en plus restrictives, la situation ici devient de pire en pire. Malheureusement, ce n’est pas nouveau dans Gaza, et les mauvaises nouvelles en provenance de Gaza ne font plus les titres dans la presse, et cela fait partie du problème. Mais il y a un million et demi de personnes qui vivent ici ; la situation devient à tout moment de plus en plus difficile pour elles.

Ces gens payent un prix humain très lourd pour les actions de groupes extrémistes qui envoient des fusées vers Israël, ce que nous condamnons complètement. Mais, il y avait depuis cinq mois un cessez-le-feu [entre Israël et la résistance palestinienne] dont les habitants de Gaza n’ont pas bénéficié ; ils n’ont pas pu revenir à une vie normale. En ce qui nous concerne, nos approvisionnements ont été également limités au cours de la période du cessez-le-feu, au point que nous avons été placés dans une position très vulnérable et périlleuse, et il a suffit de quelques jours de fermeture pour que nous ayons manqué de nourriture.

Il doit y a un changement d’approche, un changement de politique ; nous entrons maintenant, si tout va bien, dans une nouvelle période de cessez-le-feu. Ce sont aussi de bonnes nouvelles pour la population civile en Israël, puisqu’il n’y aura plus de tirs de fusées. Mais maintenant nous voulons voir les habitants dans Gaza tirer profit du cessez-le-feu, de sorte qu’ils retrouvent une vie digne. Ceci est très simple : ouvrir les frontières, laisser les personnes circuler librement, permettre des exportations, permettre des importations, donner confiance à la population sur cette marche à suivre : aucune violence, la sécurité, la paix et ainsi de suite.

EI : Quelle partie blâmez-vous pour les conditions actuelles, considérant qu’Israël a lancé trois attaques sur Gaza il y a 3 semaines, incitant les organisations de la résistance palestinienne à répondre en envoyant des fusées artisanales ?

JG : C’est un conflit avec deux parties ; maintenant la ligne à ne pas franchir est que toutes les parties ont l’obligation légale internationale de protéger les civils, lesquels sont des innocents dans ce conflit. Je constate de première main ici que les civils innocents dans Gaza, avec parmi eux 750 000 enfants, payent d’un prix élevé l’échec politique qui a provoqué ce conflit, et qu’ils payent le prix du conflit lui-même. Ce qu’il faut c’est que tous les côtés étudient leurs responsabilités, et les responsabilités sont très claires : en finir avec la violence et se remettre sur une voie où le conflit puisse trouver une solution à travers un processus politique.

Chaque côté a de claires responsabilités à cet égard et les actions de chacun doivent être conformes aux normes juridiques internationales.

EI : Il a été évident ces dernières années que ni l’UNRWA ni les Nations Unies ne pouvaient mettre en oeuvre la moindre solution à la situation qui prévaut entre les Palestiniens et les Israéliens. Que pensez-vous de cela ?

JG : Non, la responsabilité de l’UNRWA est d’assurer le développement humain de la prochaine génération par nos écoles ; nous avons 200 000 enfants dans nos écoles. Nous devons fournir l’assistance humanitaire, les soins médicaux, les premiers services de base à un million de réfugiés, l’aide en nourriture et tout autre aide d’urgence à plus d’un demi-million d’indigents. C’est notre rôle, nous sommes ici pour cela, nous ne sommes pas une organisation politique, et il ne nous pas ont été donnés un mandat impliquant de trouver une solution au conflit.

Nous sommes simplement ici pour nous occuper du développement de la population et des besoins humanitaires, c’est-à-dire pour nous occuper des Palestiniens, des réfugiés palestiniens qui sont pris au piège de ce conflit.

25 novembre 2008 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

http://www.info-palestine.net

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Gaza : un bateau libyen apporte l'aide

Gaza : un bateau libyen apporte l'aide
AFP
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/11/26/01011-20081126FILWWW00479-gaza-un-bateau-libyen-apporte-l-aide.php
26/11/2008 | Mise à jour : 14:43 |
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Un cargo libyen chargé de près de 3.000 tonnes d'aide humanitaire est parti au cours des dernières heures des cotes libyennes vers la bande de Gaza, territoire palestinien soumis à un blocus israélien, a-t-on appris aujourd'hui de source officielle à Tripoli.

Il s'agit de la première tentative d'un pays de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza depuis la prise de pouvoir des islamistes du Hamas, lors d'un coup de force en juin 2007.

La cargaison est composée de 500 tonnes d'huile, 750 tonnes de lait, 1.200 tonnes de riz, 500 tonnes de farine de blé et 100 tonnes de médicaments, a précisé le Fonds libyen d'aide et de développement en Afrique, qui affrète le navire.

Son chargement avait commencé lundi dans le port de Zouara, à 120 km à l'ouest de Tripoli.

Le blocus de Gaza, maintenu par le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, a été renforcé début novembre en riposte à la reprise des tirs de roquettes et d'obus de mortier vers le sud d'Israël

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A Har Homa, colonie israélienne, symbole de l’échec d’Annapolis.

REPORTAGE | A Har Homa, colonie israélienne, symbole de l’échec d’Annapolis.

© AFP | Sorti de terre en 1997,l’implantation de Har Homa et ses logements bon marché attirent de nombreux habitants de Jérusalem-Ouest.

Karim Lebhour, Har Homa | 27.11.2008 | 00:02

Les Israéliens l’appellent Har Homa. Les Palestiniens lui préfèrent le nom arabe de Jabal Abou Ghoneim. Un an après le lancement du processus d’Annapolis et l’engagement d’Israël à geler la colonisation, cette implantation israélienne de Jérusalem-Est, dans la partie arabe de la ville, ne cesse de s’étendre. Grues et bulldozers s’activent dans ce quartier en surplomb de Bethléem qui abrite déjà près de 20 000 habitants. «On travaille à toute vitesse, un étage toutes les deux semaines», lance un ouvrier palestinien sur un chantier.

Sorti de terre en 1997, sous l’impulsion du premier ministre de l’époque, Benyamin Netanyahou, Har Homa et ses logements bon marché attirent de nombreux habitants de Jérusalem-Ouest. «Au début, les gens hésitaient à venir s’installer ici, dans un endroit contesté, mais en quelques années le quartier a pris une ampleur surprenante», se félicite Philippe Bliah, un investisseur, lui-même résident de Har Homa. L’idée de mettre un terme à l’expansion du quartier le fait sursauter d’indignation. «Personne ici n’imagine que Har Homa puisse être remis en question, pas plus que Tel-Aviv», tonne cet ancien avocat venu de France. «S’agrandir à Jérusalem ou en Judée-Samarie (ndlr: Cisjordanie) est tout à fait légitime», renchérit Oriella, son épouse.

50% de hausse
Le 27 novembre 2007, à Annapolis (Etats-Unis), Israël s’était engagé à appliquer la «Feuille de route», qui prévoit le gel de la colonisation. Cette promesse est restée lettre morte. L’organisation israélienne «La Paix maintenant» estime que 2600 logements sont en construction dans les territoires palestiniens depuis Annapolis. Une augmentation de 50% par rapport à la même période un an plus tôt.

Pour les Palestiniens, ces constructions sont la preuve que le processus d’Annapolis n’a pas tenu ses promesses. «En un an, nous avons eu plus de 250 réunions avec les Israéliens et dans le même temps, ils annoncent la construction de milliers de nouveaux logements en territoire palestinien occupé», se désole un négociateur palestinien. Barack Obama pourra-t-il changer la donne? Son élection suscite beaucoup d’attentes dans le camp palestinien, soulagé d’en finir avec la politique de George Bush, jugée trop favorable à Israël. Dans l’entourage du président Mahmoud Abbas, on souligne que lors de son passage à Ramallah, en juillet dernier, Obama avait manifesté de l’intérêt pour l’initiative de paix adoptée en 2003 par la Ligue arabe. Le plan propose la normalisation de la relation des pays arabes avec Israël en échange d’un retrait des territoires occupés en 1967. L’initiative a été jugée «positive», mais inacceptable en l’état par Israël. Pour tenter de populariser ce plan de paix, l’Autorité palestinienne s’est payé la semaine dernière une page entière, en hébreu, dans trois quotidiens israéliens.

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Le président de l’Assemblée Générale des Nations Unies appelle à des sanctions contre l’Apartheid israélien

Le président de l’Assemblée Générale des Nations Unies

appelle à des sanctions contre l’Apartheid israélien

Par Stop The Wall

Les discours suivants ont été prononcés le 24 Novembre, par Miguel d'Escoto Brockmann, le Président de l'Assemblée Générale des Nations Unies. M. Brockmann devrait être applaudi pour ces discours, car leur contenu était fort - y compris des références à l'apartheid, aux obstacles à la paix imposés par les Etats-Unis, aux intimidations des autorités israéliennes et au dernier mais non le moindre, au mouvement BDS - qui n'avait pas encore été entendu à ce niveau de la diplomatie des Nations Unies.

Le fait que cette déclaration a été faite par un haut responsable de l'Assemblée générale est une étape importante pour la Palestine. Toutefois, cela souligne le grave défaut du système des Nations Unies, que le vrai pouvoir ne réside pas dans les décisions de l'Assemblée générale, mais dans les mains de quelques grandes puissances au Conseil de sécurité.

Ainsi, tandis que le discours de M. Brockmann devrait certainement être considéré comme un signe de progrès pour la solidarité palestinienne, l’accomplissement d’un tel succès ne surviendra que lorsque le système des Nations Unies sera réformé, et que l'organe exécutif de l'institution sera véritablement représentatif du sentiment mondial.

DECLARATION DU PERE MIGUEL D’ESCOTO BROCKMANN,
PRESIDENT DE L’ASSEMBLE GENERALE DES NATIONS UNIES,


A l’occasion de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien
Nations Unies, New York, 24 novembre 2008


Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire Général,
Vos excellences,
Frères et sœurs,

C'est avec des sentiments mélangés que je me joins à vous aujourd'hui pour célébrer la Journée internationale de Solidarité avec le peuple palestinien lors de cet événement organisé par le Comité pour l'Exercice des Droits inaliénables des Palestiniens. Comme vous le savez, la solidarité est un concept qui est au cœur de mon travail en tant que Président de l'Assemblée. Je tiens à remercier le Comité pour ses efforts dévoués à notre rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien, poursuivant ainsi le mandat qui lui est confié par l'Assemblée générale.

Aujourd'hui, nous nous souvenons qu’il y a 61 ans ce mois-ci, l'Assemblée générale a adopté la résolution 181 historique, demandant la création d'un État juif et d’un État arabe. L'État d'Israël, fondé un an plus tard, en 1948, célèbre désormais ses 60 ans de son existence. Malheureusement, il n'y a toujours pas d'État palestinien à célébrer.

Comme je l'ai dit dans ma première allocution à l'Assemblée générale en Septembre dernier, je crois que le fait de ne pas avoir créé d’État palestinien comme il l’avait été promis est le plus grand échec dans l'histoire des Nations Unies. 60 ans se sont passés depuis que 800000 Palestiniens ont été chassés de leurs maisons et leurs biens, pour devenir des réfugiés et des personnes déracinées et marginalisées.

Nous ne pouvons pas éviter l'amère ironie que le mois prochain, nous célébrerons le 60e anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui consacre le droit à l'autodétermination de ces mêmes personnes. Nous assistons à des décennies de conditions terribles endurées dans l'ensemble du territoire palestinien occupé, et la promesse - le droit - du peuple palestinien à une patrie demeure aussi insaisissable que jamais.

Alors que je parle ici aujourd'hui, près de 1,5 millions de Palestiniens subissent un blocus sans précédent dans la bande de Gaza. Tous les points de passage des frontières dans la bande de Gaza sont fermés, bloquant même la livraison de l'aide humanitaire d'urgence fournie par les Nations Unies. Le manque de carburant plonge la population dans l'obscurité et le froid, les médicaments de base manquent, la malnutrition est chronique et les mécanismes d'adaptation des gens sont épuisés.

En solidarité, je demande instamment à la communauté internationale d'élever la voix contre cette punition collective du peuple de la bande de Gaza. Nous devons appeler à la fin de ces violations massives des droits de l'homme. Je demande à Israël, la puissance occupante, de permettre sans tarder l’entrée dans la Bande de Gaza de l’aide humanitaire et autre fourniture.

La situation en Cisjordanie est souvent éclipsée par la crise humanitaire à Gaza. Toutefois, nous ne pouvons pas oublier l'existence de plus de 600 points de contrôle et autres obstacles à la libre circulation à l'intérieur de la Cisjordanie. Nous devons dénoncer la reprise des démolitions de maisons pendant les mois de froid et l’expansion sans relâche des colonies de peuplement qui est toujours officiellement autorisée. L’augmentation sans précédent des violentes attaques des colons contre la population palestinienne doit également se terminer. Bien que différent, ce qui est fait contre le peuple palestinien me semble être une version de la politique odieuse de l'apartheid.

Cette situation intenable souligne le besoin urgent de la reprise d'un véritable processus de paix qui peut produire des résultats tangibles dans un avenir prévisible. Jusqu'à présent, les négociations interminables entre deux partenaires inégaux n'ont pas porté leurs fruits.

Nous avons besoin d'un sentiment renouvelé de solidarité pour inspirer la volonté politique, de courage et d'une perspective plus large du conflit. Cela devrait comprendre la relance de l'Initiative de paix arabe de 2002.

La communauté internationale ne devrait épargner aucun effort pour aider les Israéliens et les Palestiniens à réaliser la solution qui répondra l’objectif de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. L'ONU a la responsabilité permanente de résoudre la question de la Palestine sous tous ses aspects et dans le respect du droit international. Assurez-nous que ce ne deviendra pas une responsabilité permanente.

L'hostilité entre nos frères et sœurs palestiniens et israéliens est une tragédie amère et auto-perpétuée. Nous devons trouver de nouvelles façons de désamorcer cette inimitié, afin de permettre à deux peuples de réaffirmer leurs liens historiques de fraternité.

Je demande instamment à la communauté internationale de désamorcer l'impasse politique qui perpétue, avec cynisme, cette haine, cet isolement et ces abus.

Notre solidarité doit rapidement prendre des mesures concrètes pour réaliser ces droits insaisissables que la plupart d'entre nous peuvent prendre pour acquis.

Merci.


DECLARATION DU PERE MIGUEL D’ESCOTO BROCKMANN,
PRESIDENT DE L’ASSEMBLE GENERALE DES NATIONS UNIES,

57ème session plénière sur l’agenda, article 16
La question de la Palestine

Nations Unies, New York, 24 novembre 2008


Excellences, Frères et Soeurs,

Je suis heureux d'ouvrir cette séance plénière, dans laquelle nous abordons la question de Palestine. Ce matin, avec le cœur lourd, nous avons observé la Journée Internationale de Solidarité avec le peuple palestinien. Je me joins au Président du Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, à l'Ambassadeur Paul Badji, et au Secrétaire général Ban Ki-moon pour exprimer notre préoccupation pour la terrible situation dans la bande de Gaza et la Cisjordanie, et nous exprimons notre solidarité avec ce peuple qui souffre depuis longtemps.

Nous avons entendu le rapport du Président sur la situation actuelle des Palestiniens vivant sous occupation. En outre, le Secrétaire général a résumé la complexité des initiatives qui sont prises par la communauté internationale pour aller de l'avant dans les négociations de paix et la création de l'Etat palestinien.

J’exhorte la communauté internationale d’hausser le ton contre la punition collective de la population de Gaza, une politique que nous ne pouvons pas tolérer. Nous exigeons la fin de ces massives violations des droits de l'homme et demandons à Israël, puissance occupante, de permettre sans tarder l’entrée dans la Bande de Gaza de l’aide humanitaire et autres fournitures.

J'ai parlé ce matin de l'apartheid et de la façon dont les politiques israéliennes dans les territoires palestiniens occupés ressemblaient à l'apartheid d'une époque antérieure, sur un continent lointain.

Je crois qu'il est très important que nous, à l'ONU, employions ce terme. Nous ne devons pas avoir peur d'appeler les choses par leur nom. C'est l'ONU, après tout, qui a adopté la Convention Internationale contre le Crime d'Apartheid, rendant clair pour tout le monde que de telles pratiques officielles de discrimination doivent être proscrites, où qu'elles se produisent.

Nous avons entendu aujourd'hui un représentant de la société civile Sud-Africaine. Nous savons que dans le monde entier, la société civile s'emploie à défendre les droits des Palestiniens, et essaie de protéger la population palestinienne que nous, les Nations Unies, ne parvenons pas à protéger.

Il y a plus de vingt ans, nous, aux Nations Unies, avons repris l'initiative de la société civile lorsque nous avons convenu que des sanctions étaient nécessaires pour assurer des moyens de pression non-violents sur l'Afrique du Sud afin qu’elle mette fin à ses violations.

Aujourd'hui, peut-être que nous, aux Nations Unies, devrions envisager de suivre la voie d'une nouvelle génération de la société civile, qui demande une campagne non-violente de boycott, de désinvestissement et de sanctions afin de faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à ses violations.

J'ai assisté à un grand nombre de réunions sur les droits du peuple palestinien. Je suis étonné de la façon dont les gens continuent à insister sur la patience, alors que nos frères et sœurs sont crucifiés.

La patience est une vertu en laquelle je crois. Mais il n'y a rien de vertueux à être patient avec la souffrance des autres.

Nous devons nous efforcer, avec tout notre cœur, de mettre un terme aux souffrances du peuple palestinien.

J'ai un grand amour pour le peuple juif et cela a été le cas toute ma vie. Je n'ai jamais hésité à condamner les crimes de l'Holocauste ou à l'un des nombreux abus commis contre nos frères et sœurs juifs.

Cependant, leurs souffrances ne donnent le droit à personne le droit d’abuser d’autrui, en particulier ceux qui ont des relations profondes et exemplaires avec ce peuple.

Cela dit, je voudrais rappeler à nos frères et soeurs israéliens que, même s’ils ont le bouclier protecteur des Etats-Unis au Conseil de sécurité, aucun acte d’intimidation ne changera la résolution 181 du Conseil de Sécurité, adoptée il y a 61 ans, appelant à la création de deux États.

Malheureusement, il n'y a pas d'État palestinien à célébrer aujourd'hui et les perspectives sont aussi éloignés que jamais. Malgré toutes les explications, ce fait central tourne en dérision les Nations Unies et nuit gravement à son image et à son prestige. Comment pouvons-nous continuer comme ça?

Je demande à nos chers frères et soeurs au niveau décisionnel de notre pays hôte de mettre fin à la politique qui ne fait que retarder la justice au Moyen-Orient.

La communauté internationale ne devrait épargner aucun effort pour aider les Israéliens et les Palestiniens pour parvenir à une solution qui répondra à l'objectif de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. L'ONU a la responsabilité permanente de résoudre la question de Palestine sous tous ses aspects et dans le respect du droit international. Faisons en sorte que cela ne deviendra pas une responsabilité permanente.

L'hostilité entre nos frères et sœurs palestiniens et israéliens est une tragédie amère et auto-perpétuée. Nous devons trouver de nouvelles façons de désamorcer cette inimitié, afin de permettre à deux peuples de réaffirmer leurs liens historiques de fraternité

Je demande instamment à la communauté internationale de désamorcer l'impasse politique qui perpétue, avec cynisme, cette haine, cet isolement et ces abus. Notre solidarité doit rapidement prendre des mesures concrètes pour réaliser ces droits insaisissables que la plupart d'entre nous peuvent prendre pour acquis.

Merci


Textes complets des discours :


Source : http://stopthewall.org/

Six résolutions adoptées contre le régime israélien à l’assemblée générale de l’ONU

Les représentants de la communauté internationale dans un message clair ont adopté mercredi soir à New-York contre les crimes et l’occupation israélienne six résolutions lors de l’assemblée générale des Nations Unis malgré l’opposition des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, du Canada et de l’Australie.

Le représentant palestinien s’est félicité de ce vote et a remercié les pays qui ont voté pour ces résolutions souhaitant que bientôt le drapeau palestinien flotte aux côtés de l’ensemble des drapeaux des pays indépendants à l’entrée des Nations Unis.


Le président de l'Assemblée générale de l'ONU appelle au boycott du régime d'apartheid israélien lors de l’examen les 24 et 25 novembre 2008 de son rapport sur la situation en Palestine.


Le président de l’Assemblée, Miguel d’Escoto Brockmann (Nicaragua), faisant de ce débat une question de principes avait déclaré :

« Je presse la communauté internationale d’élever sa voix contre la punition collective de la population de Gaza, une politique que nous ne pouvons pas tolérer. Nous exigeons la fin des violations massives des Droits de l’homme et appelons Israël, la Puissance occupante, à laisser entrer sans délai les ressources humanitaires et autres dans la Bande de Gaza. J’ai parlé ce matin de l’apartheid et de comment le comportement de la police israélienne dans les Territoires palestiniens occupés semble si proche de celui de l’apartheid, à une époque révolue, un continent plus loin. Je crois qu’il est très important que nous, aux nations Unies, employons ce terme. Nous ne devons pas être effrayés d’appeler les choses par leur nom. Ce sont les Nations Unies après tout qui ont élaboré la Convention internationale contre le crime d’apartheid, explicitant au monde entier que de telles pratiques de discrimination institutionnelle doivent être bannies lorsqu’elles sont pratiquée »

L’Assemblée générale a adopté mercredi une série de résolutions couvrant un large éventail de domaines, sur la question de Palestine et de la situation au Moyen-Orient.


L’Assemblée générale a notamment lancé un appui retentissant à deux résolutions qui demandent de s’acquitter de leurs obligations en ce qui concerne l’application de la Feuille de route, en adoptant « sans tarder » des mesures « parallèles et réciproques ».


La résolution souligne qu’il faut que cessent, immédiatement et entièrement, tous les actes de violence, « y compris les attaques militaires, les destructions et les actes de terrorisme ».


Cent soixante-quatre États Membres se sont, en effet, prononcés en faveur de la résolution intitulée « Règlement pacifique de la question de Palestine », qui exige qu’Israël cesse immédiatement de construire le mur dans le Territoire palestinien occupé et arrête toutes ses activités d’implantation dans ce même Territoire.


Alors que le Cameroun, le Canada et Tonga se sont abstenus, l’Australie, Israël, les Îles Marshall, les États fédérés de Micronésie, Nauru, Palaos et les États-Unis ont voté contre ce dispositif.


La résolution intitulée « Le Golan syrien » a également bénéficié d’un large appui de la part de l’Assemblée générale, 116 de ses membres ayant voté en faveur d’un texte qui estime que le maintien de l’occupation israélienne du Golan syrien et son annexion de facto font obstacle à l’instauration de la paix dans la région.


Son dispositif demande également à Israël, outre de se retirer, de reprendre les pourparlers avec la République arabe syrienne et le Liban.


L’Assemblée générale a également adopté, avec 163 voix, la résolution intitulée « Jérusalem », dans laquelle, elle souligne qu’un règlement global, juste et durable de la question de la ville de Jérusalem doit tenir compte des préoccupations légitimes des parties palestinienne, assurer la liberté de culte et de conscience de ses habitants et permettre l’accès permanent et libre aux Lieux saints des personnes de toutes les religions et nationalités.


Israël, les Îles Marshall, les États fédérés de Micronésie, Nauru, Palaos et les États-Unis se sont opposés à cette résolution, tandis que l’Australie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Fidji, Haïti et Tonga se sont abstenus.


Trois autres résolutions, ayant également trait à la question de Palestine, ont été adoptées. La résolution intitulée « Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien » a été adoptée avec 107 voix.


Cinquante sept États Membres se sont abstenus tandis que l’Australie, le Canada, Israël, les Îles Marshall, les États fédérés de Micronésie, Nauru, Palaos et les États-Unis ont voté contre.


Ces derniers se sont également opposés au projet de résolution sur la « Division des droits des Palestiniens du Secrétariat », qui a pu être adopté grâce au vote positif de 106 États Membres et les abstentions de 57 autres États.


Le dispositif de cette résolution prie le Secrétaire général de continuer à fournir à la Division pour organiser, entre autres, une manifestation culturelle annuelle à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le 29 novembre de chaque année.


La résolution « Programme d’information spécial du Département de l’information du Secrétariat sur la question de Palestine » a, quant à elle, été adoptée grâce à 162 voix. Le Cameroun, Fidji, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Tonga se sont abstenus, tandis que l’Australie, le Canada, Israël, les Îles Marshall, les États fédérés de Micronésie, Nauru, Palaos et les États-Unis se sont opposés au dispositif de cette résolution.

Les Nations unies ont tenu leur "journée annuelle de solidarité" avec le peuple palestinien

Les Nations unies ont tenu leur "journée annuelle de solidarité avec le peuple palestinien" qui a toujours lieu à la date anniversaire de l'adoption de la résolution 181, votée en 1947, prônant le partage de la Palestine, alors sous mandat britannique, en deux Etats, l'un juif et l'autre arabe.

Le président de l'Assemblée générale de l'Onu, le père Miguel d'Escoto Brockmann, du Nicaragua, a appelé au boycott international d'Israël, l'accusant notamment de pratiquer l'apartheid. Il a en outre parlé de la "détresse des Palestiniens".


Pendant deux jours, l'Assemblée générale de l'Onu a présenté toute une série de motions anti-israéliennes, parlant des "souffrances" des Palestiniens, ainsi que des documentaires comparant le régime israélien au régime nazi.


Dans son allocution, le président actuel de l'Assemblée générale de l'Onu, le père Miguel d'Escoto Brockmann, a en outre parlé de la "détresse des Palestiniens", affirmant même que le fait qu'un Etat palestinien n'ait pas été créé constituait "un échec unique en son genre dans les annales des Nations unies".


Miguel d’Escoto Brockmann, Président de l’Assemblée générale, a estimé, pour sa part, qu’il était honteux que l’on ne puisse toujours pas célébrer la naissance d’un État palestinien, 61 ans après l’adoption de la résolution 181 (1947), texte historique qui instaura le partage de la Palestine.


« La communauté internationale ne devrait pas aujourd’hui ménager ses efforts pour aider à atteindre une solution conduisant à la coexistence de deux États », a dit le Président de l’Assemblée.


Le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a tenu sa 314ème séance ce matin, aux Nations Unies, à l’occasion de la commémoration prochaine de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien qui est, chaque année, célébrée le 29 novembre.


Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a regretté, dans sa déclaration, que l’objectif de parvenir à un accord de paix au terme duquel la création d’un État palestinien serait rendue possible, ne puisse être atteint cette fin d’année 2008, comme cela avait été espéré.


Alors que la situation humanitaire ne cesse d’empirer, en particulier dans la bande de Gaza, le Secrétaire général a appelé le régime israélien à respecter ses engagements, notamment en ce qui concerne des activités de colonisation menées dans le Territoire palestinien occupé.


Le Secrétaire général a qualifié de « vital » le rôle de la communauté internationale dans la recherche d’un règlement juste, durable et équitable au conflit, et il a appelé le prochain Gouvernement des États-Unis à faire de la situation au Moyen-Orient sa première priorité sur le plan international.


Paul Badji, Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, a déclaré que l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien représente un élément important d’un règlement global, juste et durable du conflit israélo-palestinien. Tels que définis par l’Assemblée générale, les droits inaliénables du peuple palestinien sont: le droit à l’autodétermination sans ingérence extérieure, le droit à l’indépendance et à la souveraineté nationales et enfin, le droit des réfugiés palestiniens de regagner leur foyer et de récupérer leurs biens après avoir été déplacés et déracinés, a rappelé M. Badji.


M. Badji a souligné que la situation actuelle, dans le cadre de laquelle on voit environ un million de ces réfugiés vivre dans la bande de Gaza, restait particulièrement inquiétante. Après avoir rappelé qu’au fil des décennies les principaux organismes des Nations Unies avaient adopté de nombreuses résolutions sur la question de Palestine, le Président du Comité a déploré que le peuple palestinien continue de vivre sous occupation et dans l’incertitude la plus totale en ce qui concerne son présent comme son avenir.


« Cette situation insupportable démontre clairement la nécessité urgente de reprendre un processus de paix authentique susceptible de donner des résultats tangibles dans un avenir proche », a-t-il ajouté, constatant que les « interminables négociations » entre « deux parties très inégales » ne s’étaient pas avérées fructueuses. « Nous avons besoin d’un nouveau sens de la solidarité inspirant une volonté politique, du courage et une perspective plus large du conflit » a préconisé M. d’Escoto Brockmann, avant d’ajouter que les Nations Unies avaient toujours la responsabilité de résoudre la question de Palestine.


L’ONU a aussi un rôle à jouer pour aider les deux parties à en finir avec une inimitié qui se perpétue sans cesse, a-t-il conclu.

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26 novembre 2008

des films pour mieux comprendre le monde

CINEDOMO
/ des films pour mieux comprendre le monde


Tous les premiers dimanches du mois, à 15h au Centre Garcia Lorca, rue des Foulons 47/49. 1000 Bruxelles. Droit d’entrée : 4,00 €

Dimanche 07.12.08

Palestine, génération Intifada
Chris Den Hond, Belgique 2001, 32 min, v.o. (français)

Un cameraman belge et une journaliste française ont partagé pendant deux semaines le quotidien des Palestiniens à quelques jours de l'anniversaire de la deuxième Intifada. 

Bienvenue en Palestine
Chris Den Hond, Belgique 2003, 57 min, v.o. (français)

Ce film inclut trois reportages

Wadi Foukine, le village encerclé
17 min
Ata Manasreh nous montre l'encerclement et la colonisation quotidienne de son petit village Wadi Foukine.

Crimes de guerre 10 min
Au camp de Deheishe, sept familles attendent le dynamitage de leur immeuble par l'armée israélienne. A Gaza, Mater pleure sa famille tuée par un F-16. Dommage collatéral. Deux violations de la 4ème Convention de Genève. Autant de crimes de guerre.

Le journalisme palestinien : une arme dangereuse
30 min
Dangereux pour les journalistes, parce qu'ils se font harceler, blesser ou tuer par l'armée ou les colons juifs. Mais dangereux aussi pour la propagande israélienne, parce que leurs images dérangent et contredisent en permanence la version israélienne des faits.

Ces deux films présentent des documents de première main sur la situation en Palestine. Ils sont tout simplement hallucinants tant ils éclairent par leur simplicité et leur franchise la nature d’un conflit dont on pense avoir tout dit, mais dont on oublie l’essentiel : l’oppression d’un peuple et son impossibilité de se faire entendre.

RENCONTRES

Pour l’occasion, le cinédomo vous permettra de vous entretenir avec deux personnalités très au fait de la situation sur le terrain et très engagés dans le soutien au peuple palestinien:

Jacques Rajchman est un des membres fondateurs de l’UPJB, Union des progressistes juifs de Belgique, http://www.upjb.be/
Nordine Saïdi est l’un des principaux animateurs du Mouvement citoyen Palestine, 
http://mcpalestine.canalblog.com/



CONTACTS et RENSEIGNEMENTS
Laurent Courtens – 0479/28.35.30 – courtens.heller@skynet.be
Jacques Rajchman – 0484/ 62.71.59

Centre Garcia Lorca, rue des Foulons 47/49. 1000 Bruxelles www.garcialorca.be

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Le ghetto de Gaza

Le ghetto de Gaza

mercredi 26 novembre 2008 - Kharroubi Habib - Le Quotidien d’Oran

Le retour aux urnes, et par conséquent à la souveraineté populaire, est de prime abord la solution de sagesse à laquelle devraient recourir les Palestiniens pour mettre un terme aux déchirements qui ont eu raison de leur unité nationale, au grand bénéfice de l’ennemi sioniste.

Sauf que les fractions rivales qui se disputent les miettes de pouvoir dans les territoires palestiniens ne sont pas d’accord sur les conditions de ce retour aux urnes.

Pour le Hamas, s’il faut revenir au suffrage populaire, c’est uniquement dans le cadre d’une élection présidentielle, du moment que le mandat de Mahmoud Abbas est arrivé à expiration. Lequel, exploitant la situation confuse et dramatique que traverse son peuple, s’est octroyé une « rallonge » en se faisant réélire président de l’Autorité palestinienne par le conseil national de l’OLP, et non par les électeurs palestiniens, comme le prévoit la Constitution.

Ni le Fatah ni le Hamas ne sont en fait favorables à porter leur différend devant leur peuple. Les deux factions redoutent la sanction de celui-ci, mécontent et victime de leurs agissements irresponsables. De toute façon, au point atteint par leur rivalité, il sera impossible à l’une ou à l’autre d’imposer sa stratégie et sa démarche ailleurs que dans le territoire qu’elle contrôle.

Si elles sont mues par le patriotisme et la défense de la cause nationale palestinienne, ces deux organisations devraient d’abord, dans l’urgence et sans condition, poursuivre leur dialogue avec pour vision la reconstitution de l’unité nationale face au péril existentiel auquel le peuple palestinien est confronté.

La population de Gaza et même celle de Cisjordanie n’en peuvent plus avec les conditions de vie auxquelles elles sont réduites par la politique et le comportement de l’Etat hébreu à leur égard. Leur désarroi s’aggrave de cette trahison de leurs principales organisations qui, au lieu de taire divergences et différends, les étalent sans se préoccuper que cela fasse le jeu de l’ennemi commun. Jamais le peuple palestinien ne s’est retrouvé aussi désarmé et impuissant et cela par la faute en premier de ses dirigeants nationaux. N’est-ce pas aussi cet état de fait qui est cause que l’opinion internationale soit aussi peu mobilisée par ce qui se passe présentement dans la bande de Gaza ? Pour autant, cela n’atténue nullement le scandale de son indifférence.

Car ce qui est en train de s’accomplir à Gaza est tout simplement l’abject remake de ce que les nazis ont fait contre le ghetto de Varsovie durant la Seconde Guerre mondiale. Et l’indicible cette fois est que les criminels sont les propres héritiers des victimes du ghetto de Varsovie. C’est peut-être l’autre raison qui chloroforme les consciences habituées à s’indigner au seul souvenir du crime de Varsovie.

26 novembre 2008 - Le Quotidien d’Oran - Analyse

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