FREE PALESTINE

Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.

31 octobre 2008

Israël ferme les points de passage avec Gaza

Israël ferme les points de passage avec Gaza
AFP
Mis en ligne le 30/10/2008
http://www.lalibre.be/actu/monde/article/456543/israel-ferme-les-points-de-passage-avec-gaza.html

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a ordonné jeudi la fermeture des points de passage entre Israël et la bande de Gaza après le tir d'une roquette à partir du territoire palestinien en violation d'une trêve en vigueur depuis juin.
"A la suite du tir vers le territoire israélien d'une roquette, le ministre de la Défense a ordonné la fermeture des points de passage à partir de jeudi matin", a indiqué un communiqué du ministère de la Défense.
Le communiqué n'a pas précisé combien de temps cette mesure serait appliquée. Une roquette tirée par des Palestiniens a explosé dans un champ près de la ville de Sderot, dans le sud d'Israël, jeudi matin, sans faire ni victime ni dégât, a indiqué un porte-parole militaire israélien.
Les points de passage vers le territoire palestinien contrôlé par les islamistes du Hamas, par lesquels transitent les marchandises destinées à ses 1,5 million d'habitants, ont été fermés à plusieurs reprises ces derniers mois à la suite de tirs de roquettes.
Chaque partie accuse l'autre de ne pas respecter l'accord de trêve, le Hamas réclamant d'Israël qu'il mette fin à son blocus du territoire palestinien tandis que l'Etat hébreu accuse le mouvement islamiste de profiter de cette période de calme précaire pour se réarmer.

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Cisjordanie: le Hamas dénonce les "répressions collectives" menées par l'Autorité palestinienne

le Hamas dénonce les "répressions collectives" menées par l'Autorité palestinienne
GAZA, 29 octobre - RIA Novosti.
Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a accusé mardi l'Autorité palestinienne de répressions collectives à l'encontre de ses partisans en Cisjordanie, ce qui pourrait faire échouer le processus de la paix.
"Les services de sécurité de l'Autorité palestinienne poursuivent leurs crimes contre les partisans du Hamas en Cisjordanie (. . .). Le Hamas appelle l'Egypte et la Ligue arabe à exercer des pressions pour que Mahmoud Abbas (le président de l'Autorité palestinienne, ndlr) renonce à ces démarches et libère les détenus", a exigé le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum.
Hier, 46 partisans du Hamas ont été arrêtés par les structures de force palestiniennes, ce qui porte à 400 le nombre d'islamistes détenus sur le territoire de la Cisjordanie.
La ville d'Hébron est devenue l'épicentre des opérations de l'Autorité palestinienne contre le Hamas, 500 policiers des forces spéciales ayant été déployés samedi dernier afin d'empêcher la répétition du "coup de force" perpétré fin juin 2007 par le Hamas à Gaza, désormais sous son contrôle.
Ces arrestations se produisent à la veille d'une rencontre interpalestinienne au Caire consacrée aux moyens de surmonter le clivage et à la restauration de l'unité politique du pays
.
Source : RIA Novosti
http://fr.rian.ru/world/20081029/118007730.html

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La diffusion d'interviews du meurtrier de Rabin suscite un tolléTaille du texte Imprimer Envoyer Votre nom

La diffusion d'interviews du meurtrier de Rabin suscite un tollé

Agence France-Presse

Des hommes politiques israéliens de tous bords ont exprimé vendredi leur indignation après la diffusion par deux télévisions d'interviews de l'assassin du premier ministre Yitzhak Rabin, qui purge une peine de prison à vie.

Les entretiens téléphoniques avec Yigal Amir, diffusés par deux chaînes privées, la Deux et la Dix, ont été réalisés quelques jours avant le 13e anniversaire de l'assassinat de M. Rabin à Tel-Aviv, le 4 novembre 1995.

Amir, 43 ans, a notamment affirmé dans des extraits diffusés jeudi soir avoir assassiné Yitzhak Rabin sous l'influence de la rhétorique de diverses personnalités politiques et militaires apparentées à la droite nationaliste et hostiles aux accords d'autonomie d'Oslo de 1993 avec les Palestiniens.

Il a en particulier cité l'ancien premier ministre Ariel Sharon, dans le coma depuis janvier 2006, le défunt général Rafaël Eytan, un ex-chef d'état-major, et l'ancien ministre du Tourisme Rehavam Zeevi, assassiné par un groupe palestinien en 2001.

«Yigal Amir doit croupir en prison pour le reste de sa vie. En aucune circonstance il ne doit participer au débat public médiatisé», a réagi dans un communiqué le ministre de la Défense Ehud Barak, chef du parti travailliste qui était dirigé par M. Rabin.

«Les propos blasphématoires que nous entendons à chaque fois que l'assassin ouvre la bouche et qui font l'objet d'une couverture médiatique nous déshonorent en tant qu'État et et en tant que peuple», a renchéri le député travailliste Michael Melchior, un rabbin.

La décision de diffuser les interviews, réalisées sans l'accord des autorités pénitentiaires, a également été critiquée par Zevoloun Orlev, chef du Parti national religieux (PNR), porte-voix des colons.

«Je pense que les interviews avec le meurtrier abject ont brisé le boycottage qui était, et aurait dû rester, en place, contre Yigal Amir», a-t-il déclaré à la radio.

«Je regrette que la course à l'audimat entre chaînes privées nous ait fait dévier de cette règle», a-t-il ajouté.

Même son de cloche dans la presse. «Ces interviews ne contribuent en rien à la liberté d'expression. On assiste depuis un moment à un processus de légitimation de ce minable meurtrier», a ainsi écrit l'éditorialiste Ben Dror Yemini dans le quotidien de droite Maariv.

Pour Sever Plotzcker, un des principaux correspondants du quotidien à grand tirage Yedioth Ahronoth, «la diffusion d'une interview avec Yigal Rabin relève d'un journalisme méprisable que rien ne peut justifier».

Face au tollé, la Deux a annoncé qu'elle renonçait à la diffusion de l'interview intégrale prévue vendredi, en même temps que la Dix, dans le journal du soir.

Yigal Amir, un juif d'extrême droite, n'a jamais exprimé de regrets pour son geste. La frange la plus radicale de l'extrême droite israélienne a entamé une campagne nationale pour sa libération.

Il a épousé en 2004 Larissa, récemment immigrée en provenance de l'ex-URSS, et a pu s'isoler avec elle une fois par mois depuis octobre 2006, en vertu d'une décision de la Cour suprême qui lui a reconnu le droit d'avoir un enfant.

Larissa Amir a donné naissance le 28 octobre 2007 à un bébé conçu au cours d'une de ses visites en prison.

L'autorité pénitentiaire israélienne a décidé de punir Yigal Amir pour avoir donné les interviews sans autorisation en le transférant de la prison de Rimonim près de Tel-Aviv vers une prison du sud du pays.

Il lui sera jusqu'à nouvel ordre interdit de recevoir des visites de son épouse et sa famille. En outre, il ne pourra pas non plus avoir accès au téléphone public de la prison.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200810/31/01-34724-la-diffusion-dinterviews-du-meurtrier-de-rabin-suscite-un-tolle.php

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29 octobre 2008

Droits Humains Niés pour les Palestiniens

Droits Humains Niés pour les Palestiniens (Tariq Ramadan)


Droits Humains Niés pour les Palestiniens (Tariq Ramadan)

Le rapporteur spécial des Nations Unies pour les Droits de l’Homme (Droits Humains), Richard Falk, n’a pas eu à forcer le trait dans son rapport publié cette semaine. En rendant compte de ce qui se passe aujourd’hui à Gaza et en Cisjordanie, il conclut que le gouvernement israélien viole les Conventions de Genève et soumet Gaza a un état de siège effectif et terrible. Les checkpoints et les interventions sécuritaires se multiplient en Cisjordanie alors que le nombre d’autorisations de construire octroyées aux colonies de peuplement s’est multiplié par trois depuis les « accords » d’Annapolis qui stipulaient pourtant qu’il fallait que l’expansion de ces dernières cesse.

Plus de 800 morts à Gaza dont une centaine d’enfants, des exécutions ciblées, et sommaires, un blocus qui affame une population entière…après que les autorités israéliennes aient « promis » de lever le siège, de permettre l’assistance humanitaire et de mettre un terme à la politique de peuplement. Qu’y a-t-il ne nouveau au fond ? Rien, toujours les mêmes mensonges, toujours la même hypocrisie, toujours la même stratégie : gagner du temps, tromper les instances internationales et l’opinion publique, opprimer un peuple pour le forcer à l’étouffement, à l’abandon et enfin à la reddition.

La stratégie israélienne a partiellement réussi sur un point ce faisant. Transformer la question palestinienne en question « humanitaire ». Il faudrait donc « assister » le peuple affamé (dont la situation n’aurait pour cause que ses « dirigeants extrémistes et terroristes »), lui offrir le pain, le maintenir en état de survie. Les inondations d’hier confortent cette idée qu’il s’agirait, pour les Palestiniens, de se voir offrir une « compassion internationale » pour un peuple faisant face à « une catastrophe humanitaire » multiforme.

Quel mensonge. Quelle hypocrisie... qui permet, au demeurant, de faire croire que sur le plan politique, on aurait affaire à deux adversaires également responsables, également coupables. Le souci « humanitaire » légitime permet ainsi une neutralité politique illégitime, et surtout lâche de la part de la communauté internationale. Car enfin l’oppression continue, la mort des innocents, le déni de droits, les exécutions, les humiliations…l’occupation au jour le jour de la Cisjordanie et le siège féroce et inhumain de Gaza.

Et pourtant, la stratégie globale est vouée à l’échec. Le peuple palestinien ne plie pas, ne disparaît pas et les consciences qui s’éveillent se répandent à travers le monde. 73%¨des Européens soutenaient Israël au début des années soixante-dix… 67% soutiennent désormais les Palestiniens. Une inversion. On ne peut pas mentir indéfiniment. L’Histoire parle et parlera. Sur le terrain, la politique israélienne est en train de mettre un terme, dans les faits, à une possible solution de deux Etats. Bientôt, il faudra regarder la réalité en face, celle qu’un grand nombre parmi nous a défendue depuis tant d’années : un Etat, un Etat de droit, avec une citoyenneté égalitaire pour tous, juifs, chrétiens, musulmans ou autres et la vraie transparence démographique et démocratique…

Pour l’heure, les voix dans l’Histoire doivent rappeler le sens de l’Histoire et de la dignité des femmes, des hommes et des enfants. La défense des droits de la Palestine et des Palestiniens est un impératif moral, un ordre de la conscience, une condition de la dignité. Notre engagement et notre soutien, dans nos cœurs et nos esprits, ne doivent pas se traduire comme des actes de charité mais des revendications de justice. Il n’est pas question de s’agenouiller pour réconforter le mendiant, ses besoins et ses larmes mais de se lever pour confronter politiquement l’oppresseur, ses mensonges et ses armes.

Mercredi 29 Octobre 2008



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Le Hamas dénonce l’arrestation de ses militants en Cisjordanie

Le Hamas dénonce l’arrestation de ses militants en Cisjordanie

Le Hamas a dénoncé hier une campagne d’arrestations de ses militants par les forces de sécurité fidèles au président Mahmoud Abbas en Cisjordanie. Le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza a affirmé que 170 de ses membres avaient été appréhendés ces quatre dernières semaines, portant à au moins 400 le total d’arrestations depuis un an. Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a estimé que cette campagne menaçait « d’empoisonner le climat et de barrer le chemin » des pourparlers interpalestiniens de réconciliation, que l’Égypte compte parrainer le 9 novembre au Caire. Fahmi Zarir, porte-parole du Fateh, a démenti que les arrestations aient été dictées par des mobiles politiques et souligné que les forces de sécurité ne faisaient que maintenir l’ordre en Cisjordanie. Il a par ailleurs fait remarquer que plus de 120 membres du Fateh étaient détenus par le Hamas à Gaza.

Source: L'Orient le Jour
http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=article&id=384506

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Elections anticipées en Israël le 10 février

Elections anticipées en Israël le 10 février
Rédaction en ligne
mardi 28 octobre 2008, 17:19
http://www.lesoir.be/actualite/monde/elections-anticipees-en-2008-10-28-655297.shtml

Les formations politiques en Israël ont fixé au 10 février la date des élections législatives anticipées, décidées après l’échec du parti Kadima au pouvoir à former un nouveau gouvernement de coalition pour succéder à celui du Premier ministre démissionnaire Ehud Olmert.

Cette date a été fixée au cours de consultations entre les chefs des différents groupes parlementaires et la présidente de la Knesset (parlement) Dalia Itzik.
« À la suite d’une réunion des factions de la Knesset, il a été décidé que les élections auraient lieu le 10 février », a déclaré le porte-parole de la Knesset, Giora Pordes.
Il a précisé que la Knesset suspendrait ses activités le 11 novembre.
« Un accord a été trouvé pour l’organisation des prochaines élections législatives le 10 février », a de son côté confirmé Ahmed Tibi, chef de la Liste arabe unifiée – Mouvement arabe pour le changement (4 sièges).
Lundi, le président israélien Shimon Peres avait ouvert la voie à des élections anticipées en admettant l’échec des tractations menées par la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui a succédé à M. Olmert à la tête du parti centriste Kadima, pour la formation d’un nouveau gouvernement.
L’accord sur la date des élections a fait l’objet d’intenses consultations au parlement. En fin de compte, les partis ont décidé de s’en tenir au délai prévu par la loi, à savoir 90 jours après l’annonce lundi par Shimon Peres qu’aucun député n’était en mesure de constituer un gouvernement.
Le parti des Retraités (7 députés) qui risque, selon les sondages, de disparaître de la prochaine Knesset, s’était dit favorable à un scrutin au printemps, car les « électeurs âgés ont du mal à sortir de chez eux en hiver ».
La campagne électorale bat d’ores et déjà son plein.
Eli Yishaï, le chef du Shass (ultra-orthodoxes sépharades, 12 députés), qui a refusé de soutenir les tentatives de Mme Livni de former un gouvernement, a accusé Kadima de mener une « campagne raciste anti-orientaux ».
Il faisait allusion au refus affiché par Mme Livni de céder au « chantage » du Shass, qui exigeait une rallonge des allocations familiales et un engagement de ne pas négocier sur Jérusalem-est comme prix de son soutien.
Sur le front diplomatique, un responsable des Affaires étrangères a indiqué que « le travail et les contacts diplomatiques » allaient « connaître une période de ralentissement ».
Avec les Palestiniens, « les contacts vont se poursuivre notamment pour préparer une rencontre entre Israël et les représentants de l’Autorité palestinienne avec les membres du Quartette (Etats-Unis, Russie, Union Européenne et ONU) prévue à la mi-novembre à Charm el-Cheikh » (Egypte), a dit ce responsable sous couvert de l’anonymat.
Les discussions avec les Palestiniens pour tenter de parvenir à un accord avant la fin de l’année, comme le souhaite le président américain George W. Bush, piétinent depuis des mois.
Deux ministres, Meïr Sheetrit (Intérieur) et Binyamin Ben Eliezer (Infrastructures) se sont pour leur part prononcés mardi pour un gel de ces négociations.
L’administration Bush a toutefois assuré qu’elle poursuivrait jusqu’au bout ses efforts afin de parvenir à un accord de paix tout en reconnaissant que des élections anticipées en Israël « compliqueraient » les choses.
Ehud Olmert, qui a démissionné en septembre après avoir été mis en cause dans des affaires de corruption, a annoncé lundi qu’il comptait rester à la tête de son gouvernement de transition jusqu’aux prochaines élections.
(D’après AFP)

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28 octobre 2008

L’”image” d’Israël va par magie devenir meilleure

L’”image” d’Israël va par magie devenir meilleure
Par Stuart Littlewood
Stuart Littlewood est l'auteur du livre Radio Free Palestine, qui raconte le sort des Palestiniens sous l'occupation. Pour de plus amples informations, visitez www.radiofreepalestine.co.uk

Comme beaucoup d'autres l'ont fait remarquer, Israël a l'une des pires images de la planète. C'est compréhensible, étant donné que le régime a été basé sur le terrorisme, qu’il est massivement armé et subventionné par les États-Unis, qu’il s’agrandit sur des terres saisies à ses voisins sous la menace des armes, et qu’il est décidé à rendre son occupation illégale permanente.
Donc, il n’a jamais une seule chance d’avoir une bonne image.
Alors, que doit-il faire? Est-ce qu’une bonne campagne de relations publiques pourrait étouffer les mauvaises vibrations et amplifier les bonnes ... et changer notre perception?

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Les Israéliens semblent le penser. Un reportage paru dans The Guardian affirme qu'ils ont engagé une société britannique spécialisée dans l’image.

Les gros bonnets de Tel-Aviv ont raison d'être inquiets. "L’image d’Israël ne sert pas ses intérêts en ce moment", prévient Ido Aharoni, le chef du management de l’image au ministère des Affaires Etrangères.

Le conflit israélo-Palestinien l’a entachée depuis des années et M. Aharoni blâme la mauvaise volonté des Palestiniens à lutter contre leur terrorisme. Dans un entretien avec The Tartan, le journal étudiant de Pittsburg de la Carnegie Mellon University, il a déclaré: "Il est temps pour le monde arabe de regarder dans le miroir ... Quel est l'avenir d'une société qui entretient la culture de la mort? "

Bonne question. Le propre gouvernement de M. Aharoni assassine ses opposants, enlève régulièrement des Palestiniens en fin de nuit, démolit leurs maisons, confisque leurs terres et étrangle leur économie.
Environ 10.000 Palestiniens, dont des femmes et des enfants et des députés, sont enfermés dans les prisons israéliennes, et beaucoup sans inculpation ni jugement. Je ne parlerai pas du nombre de morts, en particulier les enfants. C'est trop bouleversant. Et je ne mentionnerai même pas l’aventure meurtrière du Liban.

Une étude montre que l’image donnée, c’est le conflit et qu'Israël est considéré comme le porteur de mauvaises nouvelles. "La conclusion est qu'il est plus important pour Israël d'être attrayant que d'être bien", explique M. Aharoni.

J'espère qu'il n'a pas trop payé pour ces résultats.


Les pouvoirs magiques du "Chi"

Après s’être comportés comme ils l'ont fait depuis 60 ans et gagner l’opprobre du monde entier, il n'est pas surprenant que les Israéliens soient désireux de se refaire une image. Mais ils ne réalisent pa ce que cela implique? C’est bien plus qu’un nouveau logo, un nouveau Premier Ministre, un nouveau beau site internet et une retraite anticipée pour Mark Regev. De profondes réformes à l'ensemble du projet d’Israël doivent aller de pair.

L'entreprise qui a accepté de relever le défi, Acanchi, dit qu’elle a l’intention de «libérer la magie qui peut être utilisée pour créer un positionnement d’image convaincant". Pour ce faire, il va puiser dans une mystérieuse énergie intérieure ou force de vie appelée «chi» ... «Nous pensons que le succès de l’image d'un pays, d’une ville ou d’une région peut être atteint par la découverte, la définition et la canalisation de ce chi en un positionnement d’image reflète les principales vérités d'un endroit."

Non, vraiment. Fiona Gilmore, le patron d’Acanchi, affirme qu’une nouvelle image est toujours ancrée dans la réalité et l'essence de l'endroit. «Nous nous plongeons dans l'endroit et dans sa culture. Nous arrivons à connaître les vraies personnes, leurs traditions et leur mode de vie. Nous écoutons la musique, lisons la poésie et les romans, regardons les arts visuels et interviewons des poètes, des écrivains, des musiciens et des artistes. Nous discutons du patrimoine et de la provenance ... L'essence d'un pays doit être basée sur un ensemble de vérités découlant des expériences, des pensées et des sentiments de la population de ce pays ...

Bonne chasse, Mme Gilmore. S'il vous plaît, dites-nous quand vous aurez réussi à découvrir les principales vérités et l'essence du régime israélien et la place qu’occupent les tanks, les soldats et les hélicoptères de combat en Terre Sainte. Les lecteurs des mondes chrétiens et musulmans aimeraient le savoir.

Alors que nous parlons, Israël continue de persécuter aussi bien les Chrétiens que les Musulmans, et on dit qu’il prépare une ré invasion de Gaza à moitié morte de faim pour écraser les restes du gouvernement de la Palestine élu démocratiquement – peu importe le prix en sang, en parties de corps envolées, en torses vaporisés, en infrastructures détruites et en économie anéantie.

Il continue à saboter le processus de paix avec encore plus de colonies de peuplement illégales en Cisjordanie. Et au lieu d’obéir aux instructions de démanteler cette abomination, le Mur, Israël continue à le construire. Le vol des terres et des ressources en eau se poursuit sans relâche, et les Palestiniens doivent maintenant faire avec de maigres rations, ou sans, alors que les Israéliens remplissent leurs piscines et lavent leurs voitures.

Ces abus ne conviennent pas aux gens ordinaires en Cisjordanie, mais, heureusement, sont OK avec nos politiciens corrompus.

Un truc préféré de relations publiques, c’est l'usage d'une grande cruauté pour inciter les Palestiniens à répondre violemment qui peut être transformé en propagande israélienne "positive" pour une consommation occidentale. L'hystérie obtenue par les roquettes artisanales Qassam qui "pleuvent" sur Sderot est un excellent exemple.

Qu'est-ce qui provoquent ces roquettes qui sont tellement rudimentaires que seule 1 sur 500 s'avère fatale? C'est le Gros Mensonge - le fait qu'Israël continue d'occuper l'espace aérien et les eaux côtières de Gaza, et maintient enfermés 1,5 millions de personnes dans cette petite enclave, après avoir dit au monde qu’il s’était «complètement retiré". Il y a une longue liste d'autres provocations telles que l'occupation sans fin et l'exploitation cynique de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, dont 40% sont maintenant inaccessibles aux Palestiniens.

Et nous n'avons jamais entendu parler des innombrables milliers d'obus et autres tirs mortels qui tombent avec acharnement sur la population entassée et coincée dans la bande de Gaza par le système d’armement de haute technologie d’Israël ... c’est comme tirer sur des poissons dans un tonneau.

La question maintenant, c’est pourquoi une respectable entreprise de conseil britannique souhaite renforcer l'image du plus grand voleur de terres, nettoyeur ethnique et plus grande menace pour la paix dans le monde du Moyen-Orient ?
En supposant qu'ils respectent la mise en garde qu’«aucune communication de marketing ne doit induire en erreur, ou être susceptible d'induire en erreur, par imprécision, ambiguïté, exagération, omission ou autre», comment ce client - même avec l'aide des pouvoirs magiques du chi – pourra-t’il sentir l’odeur d’une rose anglaise?

Admettons-le : une image est seulement aussi bonne que le produit lui-même, la façon dont il se comporte et comment il est noté dans les éléments qui permettent aux gens de le juger. Améliorer l’image d’Israël ne peut se faire que si Israël effectue lui-même des changements en mieux. Cela exige un courage et des bouleversements. Peut-être qu’Acanchi présuppose d'une révolution majeure qui mettra Israël sur un chemin plus éclairé ...

Cela vaudrait vraiment la peine de célébrer- le moment décisif que des millions de gens attendent. Ce serait l’accroche pour une nouvelle image. Mme Gilmore aurait alors beaucoup de chance.

Mais toute vérification de la froide vérité lui dira qu'elle se trouve devant une «mission impossible».

Source : http://www.palestinechronicle.com

Traduction : MG pour ISM

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Les relations israélo-américaines : des vérités choquantes

Les relations israélo-américaines : des vérités choquantes

Les relations israélo-américaines : des vérités choquantes

 

Au cours d’une conférence prononcée à Londres sous l’intitulé : « Le terrorisme : perspectives alternatives mondiales », Alan Hart, l’auteur de l’ouvrage Le sionisme : Le véritable ennemi des juifs [Zionism : The Real Enemy of the Jews] a déclaré : « Les Etats-Unis sont en train de soutenir un terrorisme sponsorisé par Israël, au Moyen-Orient ».

par Tariq Al-Maeena

talmaeena@aol.com

S’exprimant lors de la conférence organisée à Londres par le Center for the Study of Terrorism [CFSOT] afin d’explorer de manière exhaustive les effets de la « guerre mondiale au terrorisme » menée sous la houlette des Etats-Unis, l’orateur a ajouté que le régime sioniste, avec la couverture approbatrice de Washington, « ignore tout simplement les résolutions de l’Onu condamnant ses violations des droits fondamentaux des Palestiniens ».

M. Hart, qui est un expert britannique de grand renom dans les affaires moyen-orientales, et un ancien dirigeant d’une chaîne de télévision, puisqu’il a occupé la fonction de contrôleur de

la chaîne BBC One

, a exprimé sa préoccupation au sujet du préjugé pro-israélien dont font preuves les médias occidentaux dès lors qu’il est question du Moyen-Orient.

« Le monde est en train de s’effondrer. Il n’y a qu’une  seule et unique façon de s’opposer au deux-poids deux-mesures des médias occidentaux : il faut tenir les gens au courant de ce qu’il se passe réellement », a-t-il dit.

Il a observé qu’au cours des six décennies consécutives à la création de l’entité sioniste [eng. the State of Israel, ndt], les Etats-Unis ont opposé leur véto à la plupart des résolutions anti-israéliennes adoptées par le Conseil de Sécurité, en dépit des violations grossières et le plus souvent barbares des droits des Palestiniens par l’Etat juif. L’injustice infligée aux Palestiniens n’a aucun précédent dans l’Histoire.

Parlant du conflit palestino-israélien, il l’a décrit comme étant analogue au conflit interminable entre les Britanniques et les Irlandais, le gouvernement britannique ayant déplacé des Ecossais en Irlande du Nord afin de l’occuper peu-à-peu. « Une situation similaire prévaut en Palestine, où les juifs sont en train d’occuper des terres musulmanes », a-t-il expliqué, faisant retomber sans autre forme de procès le blâme sur les épaules de la politique étrangère du Premier ministre britannique de l’époque, Tony Blair et sur son étroite alliance avec le président états-unien George Deubeuliou Bush, qui n’ont fait que répandre le terrorisme et l’extrémisme dans le monde entier.

Exhortant les musulmans à s’élever contre l’islamophobie « qui est en train de se répandre sur l’ensemble de notre planète », M. Hart a fait part de sa préoccupation devant la situation de l’Iran, qui est en train de devenir la victime d’une collusion entre décideurs politiques de Washington, de Londres et de Tel Aviv. « L’Iran est en permanence visé par la propagande guerrière des médias américains », a-t-il dit.

Dans son dernier ouvrage : Le sionisme : Le véritable ennemi des juifs [Zionism : The Real Enemy of the Jews], M. Hart développe la façon dont une telle collusion est en train de préparer une confrontation globale entre civilisations et comment cela pourrait être évité. Il croit fermement en l’idée que ce dont la sauvegarde de la paix a besoin, par-dessus tout autre chose, c’est un minimum de vérité « au sujet de beaucoup de choses, mais en particulier, au sujet de la différence entre la mythologie sioniste et l’histoire réelle, et aussi la différence entre le judaïsme et le sionisme, qui fait qu’il est parfaitement possible d’être passionnément antisioniste sans être en aucune façon ni le moins du monde antisémite ».

Ceux qui désirent percer à jour la vérité sous-jacente à la politique moyen-orientale et comprendre de quelle manière les Etats-Unis sont peu-à-peu tombés en disgrâce aux yeux des masses arabes devraient étudier très sérieusement les propos de M. Hart. Bien entendu, ce qu’il nous dit ne surprend absolument pas l’immense majorité d’entre nous, qui vivons dans cette région du monde. Penseur à l’indépendance d’esprit farouche, M. Hart a eu de nombreuses conversations privées avec les acteurs clés d’un côté et de l’autre du conflit arabo-israélien, parmi lesquels Golda Meir, Shimon Peres et Yasser Arafat. Durant

la présidence Carter

, Alan Hart créa des canaux diplomatiques officieux afin de rendre possible un dialogue exploratoire entre Arafat et Peres, la diplomatie américaine ayant les plus grandes difficultés à faire progresser le processus de paix au moyen de la diplomatie institutionnelle, en raison de l’influence indue du lobby sioniste tant sur la vie politique américaine que sur les hommes politiques américains eux-mêmes.

A la question de savoir si le lobby sioniste ne risquait pas de chercher à le discréditer comme il l’avait fait en ce qui concerne nombre d’universitaires et de chercheurs avant lui, M. Hart a répondu : « J’ai trois enfants, et quand le monde finira par s’effondrer tout-à-fait, je veux être en mesure de les regarder dans les yeux et de leur dire : « Ne me jetez pas la pierre : j’ai essayé de faire ce que je pouvais… »

« L’enfer », dit-il, « c’est lorsque vous comprenez que votre vie touche à son terme et que vous n’avez pas mobilisé tous vos talents et toutes vos ressources autant que vous auriez pu le faire afin de changer quelque chose - c’est-à-dire que l’enfer, c’est le moment où vous prenez conscience, après mûre réflexion, que vous avez bousillé votre vie. Le Paradis, en revanche, c’est la prise en considération de l’approche de votre mort sans crainte, parce que vous savez qu’au contraire, vous avez fait de votre mieux pour changer, aussi peu que ce soit, le monde. »

C’est là une déclaration sans équivoque. Une déclaration que les deux hommes politiques actuellement en compétition pour accéder à la présidence des Etats-Unis devraient étudier avec la plus grande des attentions.

par Tariq Al-Maeena

talmaeena@aol.com 

on Arabnews.com

http://www.arabnews.com/?page=7&section=0&article=115765&d=25&m=10&y=2008

traduit de l’anglais par

Marcel Charbonnier

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27 octobre 2008

un APERO pour la PALESTINE

GENERATION PALESTINE

organise

un APERO pour la PALESTINE
 
Où? : au foyer de l'ULB
Quand?: le mercredi 29 octobre, à partir de 18h30
ENTREE GRATUITE


AU PROGRAMME:

Divers témoignages de notre voyage de cet été
Projection de photos, mini film

.... le tout autour d'un petit verre de thé à la menthe, bière palestinienne
ou autres jus et boissons en tout genre...

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La paupérisation de la Palestine

La paupérisation de la Palestine
Par Sonja Karkar
Sonja Karkar est la fondatrice et présidente de Femmes pour la Palestine et l'un des fondateurs et coorganisateurs des Australiens pour la Palestine à Melbourne, en Australie.

Une fois que les Palestiniens seront écrasés économiquement, il ne leur restera que peu de choix: ce sera le travail en tant qu’esclaves dans les zones industrielles actuellement en cours de construction ou le transfert, s’ils survivent.
Avec le temps, les Palestiniens vont tout simplement disparaître dans l'éther comme s'ils n'avaient jamais existé. C'est la vérité qui est tue et c’est un récit que le public doit entendre.

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Des enfants palestiniens jouent dans les rues du camp de réfugiés de la plage à Gaza City. (Wissam Nassar/MaanImages)


La fin peu glorieuse du mandat d’Ehud Olmert en tant que Premier ministre israélien va entraîner la poursuite des négociations de paix entre l'Autorité Palestinienne et le nouveau dirigeant, Tzipi Livni. Elle aura une période difficile. Le mouvement de colonisation israélien illégal soutenu à ce jour par toutes les administrations israéliennes est devenu hors de contrôle et ses dirigeants d’Extrême-Droite sont catégoriquement opposés à négocier la terre contre la paix.

Nous allons probablement voir Livni utiliser les mêmes stratégies qui ont jusqu'à présent permis les saisies de terres aux Palestiniens pour le rêve sioniste du Grand Israël.
Après tout, Livni a été élevée avec ce rêve. Ce que cela signifie c’est un processus de paix de 15 ans étrangement prêt à l'échec - et pas seulement au niveau politique mais aussi économique.

En 1993, les Accords de paix d'Oslo étaient censés offrir aux Palestiniens la liberté politique et une indépendance économique, ce à quoi ils avaient toujours eu droit. Depuis lors, la société palestinienne a été ballottée dans une série de promesses, de mensonges, de provocations et de chaos sans un seul avantage à montrer pour ses concessions douloureuses.

Tant de choses ont été faites de la promesse d'Oslo d’un nouveau commencement quand, en réalité, le véritable moment historique de la paix s'est produit quand le président de l’Organisation de Libération de la Palestine, Yasser Arafat, a donné son accord sur une solution à deux États devant l'Assemblée Générale des Nations Unies en 1988, en acceptant au nom de son peuple "le droit d'exister" d’Israël sur 78% des terres volées aux Palestiniens.

C’était la chance durement acquise de résoudre le conflit qu’Israël aurait dû saisir des deux mains. Toutefois, Israël n'allait jamais abandonner son rêve de prendre toutes les terres, et les Accords d'Oslo et tous les processus de paix renouvelés depuis lors, ont tout simplement prétendu s’intéresser aux aspirations palestiniennes alors qu'Israël poursuivait ses propres objectifs au mépris de la loi internationale.

Ce sont les puissants intérêts israéliens, et non pas l'intransigeance d'Arafat ou le terrorisme palestinien qui ont causé l’échec d'Oslo.
Dès le début, Israël et la Banque Mondiale ont violé les clauses économiques des accords soi-disant destinés à améliorer et à stimuler un redressement de la désastreuse situation qui avait déjà puni les Palestiniens par des attaques militaires osraéliennes et l'occupation des décennies précédentes.

Comme l'a fait remarquer l’économiste de l’Université d’Harvard, le Dr. Sara Roy : "Des décennies d'expropriation et de désinstitutionalisation ont depuis longtemps volé à la Palestine son potentiel de développement, en veillant à ce qu'aucune économique viable (et donc structure politique) puisse voir le jour" (Sara Roy, "Un Dubaï sur la Méditerranée", London Review of Books, 3 Novembre 2005).
Une économie viable est essentielle pour le fonctionnement d'un État palestinien indépendant.

Dès que le contrôle des programmes de développement économique d’Oslo a été transféré à la Banque Mondiale, l'infrastructure de base qui était censée avoir été construite était annoncée comme des "réparations" alors qu’aucune infrastructure n’existait en réalité, tandis que la construction d'un casino à Jéricho avait la priorité sur les indispensables ports, routes et canaux. Les noms de ceux qui ont été impliqués dans le projet corrompu de casino se lisent comme un who's who de la politique israélienne : Le Premier ministre Ehud Olmert, les anciens premiers ministres Benjamin Netanyahu et Ariel Sharon, le ministre Avigdor Lieberman et le conseiller de Sharon, Dov Weissglas, ainsi qu’un homme d’affaires juif autrichien, Martin Schlaff, qui fait maintenant l'objet d'une enquête pour avoir donné des millions de dollars en pots-de-vin à Sharon et Lieberman.

L’étape «Gaza et Jéricho d'abord" des Accords d'Oslo a fourni l'occasion parfaite pour les magnats des jeux de hasard de contourner Israël, où le jeu est illégal. Le casino a recueilli environ un million de dollars par jour aux Israéliens qui affluaient dans Jéricho Occupée pour le plaisir du jeu alors que de nombreux Palestiniens étaient à peine capables de mettre de la nourriture sur la table.

Lorsque l'aéroport et le port de Gaza ont finalement été construits grâce aux efforts de l'Union Européenne ainsi que des routes, des cours d’eau et la station de radiodiffusion palestinienne, Israël s’est mis à détruire chacun d'entre eux, en invoquant des raisons de sécurité. Selon des estimations prudentes, la destruction par Israël de l'infrastructure a coûté 3,5 milliards de dollars, tandis que la perte de revenu potentiel pour l'économie palestinienne a été estimée à environ 6,4 milliards de dollars, une perte totale dépassant de loin l'ensemble de l'aide internationale reçue entre 1994 et 1999 (Assemblée Générale des Nations Unies, Rapport du le Secrétaire Général A/60/90, (d) Aide au peuple palestinien - M. Mansour (Palestine), 14 Novembre 2005).

La paupérisation délibérée de l'économie palestinienne a été encore aggravée par le bouclage punitif de la société palestinienne. Un système complexe de barrages routiers et de checkpoints a gravement limité la libre circulation des Palestiniens et des marchandises et a empêché les Palestiniens d’aller travailler en Israël.

Le taux de chômage a atteint des sommets allant de moins de 7% avant 1993 à 25% en Cisjordanie et 38% à Gaza au cours du premier trimestre 1996 (Leila Farsakh, Trans-Arab Research Institute factsheet #4, "The Palestinian economy and the Oslo "Peace Process"). Ce qui n'est pas très connu, c'est qu’Israël a créé une économie palestinienne profondément dépendante de la sienne au cours des 30 années précédentes, ce qui signifie que le bouclage a été bien plus dévastateur qu’il aurait dû l’être.

Alors que le niveau de vie chutait et que la misère imprégnait tous les secteurs de la société palestinienne, les Palestiniens ont réagi avec colère. Mais, la violence palestinienne n'est pas générale. Soumis à une avalanche de provocations, les groupes minoritaires et les personnes traumatisées ont commis une grande partie de la violence avec des armes artisanales. L'une des premières provocations a été l'attaque terroriste et la mort de 29 Palestiniens en prière dans une mosquée d’Hébron par l'extrémiste Baruch Goldstein qui est aujourd'hui vénéré par le mouvement des colons Kach à laquelle il appartenait.

Néanmoins, Israël a lancé à chaque fois des représailles contre l'ensemble de la population palestinienne – dont près de la moitié a moins de 15 ans - à l'aide de sa puissante force de son arsenal militaire, au mépris du droit international, qui interdit les châtiments collectifs. Même dans ce cas, l'opinion publique internationale n'a pas été influencée, à l’époque ou maintenant, par les efforts non-violente de la résistance palestinienne effectués chaque semaine par des groupes communautaires dans les villes et villages de Cisjordanie. Au lieu de cela, elle fait une fixation sur les attaques armées et les attentats suicides palestiniens, sans faire attention à la désintégration de la société palestinienne sous le contrôle humiliant et les violations des droits de l’homme d’Israël.

En 2000, les Palestiniens ont été fortement accusés, surtout après qu’Arafat ait été raillé pour avoir refusé de négocier la "paix" quand il s’est désintéressé de l’'offre généreuse' du premier ministre israélien Ehud Barak à Camp David. Des concessions sur Jérusalem et le droit au retour des Palestiniens n’étaient pas les seules à faire et Barak le savait.

Pour renforcer ses propres ambitions politiques, Barak a réussi à persuader le public qu’Arafat avait pré-planifié la deuxième Intifada palestinienne pendant les négociations de paix et avait cherché à détruire Israël par le retour de millions de réfugiés. Bien que les chercheurs israéliens ont montré que les chefs des renseignements militaires israéliens et les services de sécurité du Shin Bet avaient rejeté l'existence d'un tel plan et que l'opinion publique israélienne - jusqu'ici prête à des concessions territoriales, même pendant les périodes de violence - a été manipulé par Barak pour qu’elle accepte que les Palestiniens avaient choisi le terrorisme au lieu de la paix pour atteindre leurs objectifs (voir Henry Siegman, «Sharon et l'avenir de la Palestine," The New York Review of Books, 2 Décembre 2004).

Eu même moment, Israël a augmenté son expansion des colonies dans les Territoires Palestiniens Occupés, en dépit des Accords d'Oslo interdisant "tout changement dans le statut de la Cisjordanie ..."

Au cours des 15 dernières années, les gouvernements israéliens successifs ont tous continué à construire ces logements illégaux pour les vagues de colons juifs venant de l'étranger, tandis que les Palestiniens étaient poussés dans des zones arides, créant une série de bantoustans non reliés, un peu comme ce qui avait créé l'apartheid en Afrique du Sud. Malgré les routes réservées aux Israéliens, les murs de béton, les clôtures électriques et les zones militaires qui séparent les deux peuples, Israël présente ces lotissements modernes comme une évolution "normale". En effet, cela a forcé les Palestiniens dans un système de dépendance complète où Israël contrôle toutes les frontières et l'espace aérien, les eaux territoriales de Gaza et 80% de l’ensemble des ressources en eau.

Empêchés de produire et de rivaliser avec l'économie israélienne, les Palestiniens sont devenus des consommateurs forcés, cela est perpétué par l'aide étrangère. En fait, les donateurs internationaux paient la note alors que les entreprises israéliennes profitent du besoin désespéré d'une population entière sous occupation israélienne. L'aide étrangère n'a rien fait pour relancer l'économie, et a seulement rendu les Palestiniens l’une des populations les plus dépendantes de l'aide au monde.
Selon le dernier rapport de la Banque Mondiale, "L'aide et de la réforme sont peu susceptibles de relancer l'économie palestinienne à moins qu’Israël retire en même temps les restrictions économiques" (Banque Mondiale, "Perspectives Economiques Palestiniennes: Aide, Accès et Réforme," 22 Septembre 2008)

Selon la Banque Mondiale, avec une industrie de Gaza chancelante de 98%, désormais inactive en raison des sanctions punitives d’Israël, même la levée de ces restrictions n’apportera pas de sitôt un redressement économique, voire pas du tout.

L'ampleur de la destruction sociale est inimaginable puisque 1,4 million de personnes se débattent avec un système d’égouts défaillants, de l'eau polluée, un rationnement alimentaire, pratiquement pas d'électricité ou de carburant et une dégradation des infrastructures routières, des écoles, des hôpitaux, du système de transport et autres services municipaux normaux. Ce "dé-développement" systématique entrainant une crise humanitaire sans précédent risque d'avoir de graves conséquences politiques.

Aujourd'hui, Israël cite le problème démographique : il doit faire face à une population palestinienne qui rattrape rapidement la taille de la population israélienne. Il s'agit d'un problème fabriqué par Israël et qu’il pourrait résoudre demain s’il n’était systématiquement déterminé à élargir son territoire et à atteindre ses ambitions coloniales pour un Grand Israël. Il ne faudra pas beaucoup de temps avant que le contrôle des quatre millions de Palestiniens parqués dans des réserves devienne autant un problème pour Israël que pour les Palestiniens d’y vivre. Le terme Apartheid semble imminent.

Si des comparaisons commencent à être faites avec l'Apartheid en Afrique du Sud, Israël devra justifier son existence en tant qu’Etat exclusivement juif dans le cadre d'un nouvel ensemble de règles. Ainsi, plus, il normalisera sa situation actuelle et continuera à parler de paix, moins cela risque de se produire.

Une fois que les Palestiniens seront écrasés économiquement, il ne leur restera que peu de choix: ce sera le travail en tant qu’esclaves dans les zones industrielles actuellement en cours de construction ou le transfert, s’ils survivent.

Avec le temps, les Palestiniens vont tout simplement disparaître dans l'éther comme s'ils n'avaient jamais existé. C'est la vérité qui est tue et c’est un récit que le public doit entendre.

Source : http://electronicintifada.net/

Traduction : MG pour ISM

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