FREE PALESTINE

Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.

30 avril 2008

Etre Arabe et Israélien

Etre Arabe et Israélien


http://www.rsr.ch/espace-2/les-temps-qui-courent#jeudi

Détail de "Les Arabes d'Israël, entre intégration et rupture" [Autrement]

Entre israélisation forcée et palestinisation croissante...

60 ans après la création de l’Etat juif, les Arabes d’Israël sont dans une position ambivalente.

En 1948, près de 700 mille Arabes quittaient le nouvel Etat. 160 mille autres restent dans le nouvel Etat, prennent la nationalité israélienne et deviennent minorité nationale. Au rythme des événements, ils se créent une identité, non sans hésitations.

Aujourd’hui, les Arabes d’Israël ont des droits civiques et sociaux mais qui demeurent partiels. La société israélienne ne les a pas vraiment intégrés et eux-mêmes hésitent encore entre israélisation forcée et palestinisation croissante, en particulier depuis la 2ème Intifada.

Avec Jacques Bendelac, auteur du livre Les Arabes d'Israël, entre intégration et rupture, aux Editions Autrement.

Par Anik Schuin

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29 avril 2008

Entretien avec Israël Filkenstein

Entretien avec Israël Filkenstein

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2331951&rubId=5548

Entretien avec Israël Filkenstein, auteur d'"Un archéologue au pays de la Bible" (Bayard), au Salon du livre 2008

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28 avril 2008

Un groupe pro-israélien fait des plans pour récrire l’Histoire dans Wikipédia

Un groupe pro-israélien fait des plans pour récrire l’Histoire dans Wikipédia


The Electronic Intifada

publié le mercredi 23 avril 2008.



The Electronic Intifada

http://electronicintifada.net/v2/article9474.shtml

Un groupe de pression pro-israélien orchestre une campagne secrète de longue durée pour infiltrer la populaire encyclopédie en ligne Wikipédia afin de réécrire l’histoire palestinienne, faire passer de la propagande sommaire pour des faits, et s’emparer des structures administratives de Wikipédia pour s’assurer que ces changements ne soient pas détectés ou contestés.

Une série de courriels de membres ou d’associés du groupe pro-israélien CAMERA (Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America, Comité pour l’exactitude de l’information sur le Moyen-Orient en Amérique), fournis à The Electronic Intifada (E.I.), indiquent que le groupe est engagé dans ce qu’un des militants appelle une « guerre » contre Wikipédia.

Le 13 mars, un plan d’action signé par Gilead Ini, “Chef Analyste de Recherches » à CAMERA, appelle des « volontaires qui peuvent opérer comme ‘éditeurs’ à assurer » que les articles de Wikipédia concernant Israël soient « libres de biais et d’erreurs, et incluent les faits et mises en contexte nécessaires ». Mais des messages ultérieurs montrent que le groupe voulait non seulement garder cette opération sécrète des médias, du public et des administrateurs de Wikipédia, mais que le matériau qu’ils voulaient introduire incluait des affirmations discréditées qui pourraient salir les Palestiniens et les Musulmans, et camoufler l’histoire réelle d’Israël.

Avec plus de deux millions d’articles en Anglais sur tous les sujets imaginables, Wikipédia est devenu une des premières sources de référence pour les utilisateurs d’Internet dans le monde, et un modèle de projet réalisé collectivement. La franchise et la bonne foi sont parmi les principes centraux de Wikipédia. Toute personne dans le monde peut écrire ou éditer des articles, mais Wikipédia a des directives et des procédures de responsabilité strictes, destinées à assurer un contrôle de qualité et à empêcher le vandalisme, les plagiats ou les distorsions. C’est grâce à ces garde-fous que les articles sur le conflit israélo-palestinien sont restés en général bien référencés, utiles et objectifs. Le plan de CAMERA détaillé dans les courriels obtenus par EI semble avoir eu pour but de contourner ces contrôles.

Dans le passé, CAMERA a acquis une certaine notoriété en accusant de parti-pris quiconque ne se conforme pas à sa ligne droitière pro-israélienne. Le groupe a même accusé des éditeurs et des journalistes du quotidien Ha’aretz d’êtres « extrêmes » et de participer à une « activité radicale anti-israélienne ». Jeffrey Dvorkin, l’ancien médiateur de National Public Radio (NPR), souvent critiqué par CAMERA pour un soi-disant parti-pris pro-palestinien, a écrit sur la publication en ligne Salon en février 2008 que « en conséquence de sa campagne contre NPR, CAMERA a donné un feu vert à des gens sérieusement dérangés », mentionnant les menaces téléphoniques répétées qu’il recevait à la suite des campagnes de CAMERA.

Besoin de discrétion et de secret

Tout au long des documents qu’EI a obtenu, les opérateurs de CAMERA soulignent le besoin de discrétion et de secret. Dans son plan d’action initial, Ini demande aux destinataires de « ne pas le transmettre à des gens des médias ». Dans un courriel de suivi du 17 mars envoyé à des bénévoles, Ini explique qu’il veut que l’action orchestrée apparaisse comme l’activité d’individus sans affiliation. Ainsi il conseille qu’ « Il n’est pas utile de faire savoir le fait que nous avons ces groupes de discussion ».

Anticipant de possibles objections au plan de CAMERA, Ini spécule que « les éditeurs anti-israéliens se saisiront de n’importe quoi pour tenter de discréditer les gens qui tentent de contester leurs affirmations douteuses, et seront bien trop heureux de prétendre, et d’annoncer, qu’une cabale ‘sioniste’ (la même qui contrôle les banques et Hollywood ?) tente de détourner Wikipédia.

Mais la dissimulation et la déformation des faits sont présentées comme les clés du succès. Ini suggère qu’après que des volontaires se sont enregistrés comme éditeurs pour Wikipédia, ils devraient « éviter d’éditer des articles concernant Israël pendant une courte durée ». Cette stratégie a pour but d’ « éviter d’avoir l’air d’éditeurs d’un seul sujet », ce qui attirerait une attention indésirable.

Ini conseille que les volontaires « soient désireux d’éviter, pour des raisons évidentes, de prendre un nom d’usage qui vous marque comme pro-israélien, ou qui permette aux gens de connaître votre vrai nom. » Pour cacher encore mieux l’identité des éditeurs organisés par CAMERA, Ini avertit : « n’oubliez par de vous loguer avant d’éditer. Si vous faites des changements sans être logué, Wikipédia enregistrera votre adresse IP » - un code qui permet d’identifier la localisation de l’ordinateur connecté à Internet.

Un éditeur expérimenté de Wikipédia, connu sous le nom de “Zeq”, qui d’après les courriels est de connivence avec CAMERA, donne aussi des avis aux volontaires de CAMERA sur la manière de déguiser leur projet. Dans un courriel du 20 mars en anglais mal orthographié (fautes non reprises dans la traduction, ndt), Zeq écrit, « Vous ne voulez pas être perçu comme un défenseur de CAMERA sur Wikipédia, ça c’est sûr. ». Une stratégie pour l’éviter est « d’éditer des articles au hasard, de se faire des amis, pas des ennemis – on en aura besoin plus tard. C’est un marathon, pas un sprint. »

Zeq identifie aussi, dans un courriel du 25 mars, un autre éditeur de Wikipédia, « Jayig », qu’il connaît comme un défenseur efficace et indépendant d’Israël. Zeq conseille aux agents de CAMERA de travailler avec et de suivre les leçons de Jayig, mais de ne pas révéler l’existence du groupe, même pas à lui, de peur « que ça le mette en difficulté » parce que « [il] est très loyal envers le système de Wikipédia » et pourrait objecter aux méthodes sournoises de CAMERA.

“Des administrateurs neutres”

Apparemment l’insistance sur le secret n’est pas seulement pour aider l’édition non détectée d’articles, mais aussi pour faciliter la conquête par CAMERA de positions clés d’administrateurs dans Wikipédia.

Pour Zeq le but décisif est d’avoir des agents de CAMERA élus comme administrateurs – éditeurs en chef qui peuvent passer outre les décisions d’autres quand arrive une controverse. Quand un désaccord survient sur des sujets très contestés, comme Israël et la Palestine, souvent un « administrateur neutre » - qui est considéré comme neutre parce qu’il n’a pas édité ou écrit d’article sur le sujet – peut arbitrer.

Par conséquent, Zeq conseille dans un courriel du 21 mars que « Un(e) ou plus d’entre vous qui voudrait aller dans cette voie devrait rester pendant un mois hors les articles traités, jusqu’à ce que vous interagissiez positivement avec 100 éditeurs de Wikipédia qui serviraient plus tard à vous élire administrateur ».

Une fois que ces agents de CAMERA auraient réussi à s’infiltrer comme éditeurs “neutres”, ils pourraient exercer leurs privilèges pour exercer leur propre programme politique.

De plus, Zeq suggère de faire des éditions provocatrices sur des articles liés à la Palestine. Il espère que les éditeurs qu’il suppose être Palestiniens supprimeront ces changements, alors les agents de CAMERA pourront les signaler aux administrateurs pour qu’ils soient sanctionnés et que leurs privilèges d’édition soient suspendus.

Faire passer la propagande pour des faits.

Le courriel de Gilead Ini du 17 mars donne des avis spécifiques sur comment faire passer de la propagande pro-israélienne ou des opinions pour des faits tout en se conformant aux directives strictes de Wikipédia :

“Ainsi, par exemple, supposez que vous supprimez ou modifiez une phrase problématique dans un article affirmant que ‘les Palestiniens deviennent kamikazes en réponse à la politique oppressive d’Israël.’ Vous devriez, en parallèle, laisser un commentaire sur la page de discussion de l’article (avant ou après avoir fait le changement). Evitez de défendre l’édition en argumentant que ‘la politique israélienne n’est pas oppressive’, elle est défensive. Et de toute façon les Palestiniens font évidemment des attentats suicide pour d’autres raisons, par exemple l’éducation à la haine ! A la place, indiquez comment cette phrase viole les directives et règlements de Wikipédia. Un des principes centraux est que les affirmations doivent adhérer au Point de Vue Neutre, abrévié NPOV habituellement (L’opposé est POV, ou Point de Vue, qui est une autre façon de dire jugement subjectif, ou opinion). Donc le mieux serait de noter dans la page de discussion que ‘cette phrase viole la directive NPOV de Wikipédia, car la description de la politique israélienne comme ‘oppressive’ est une opinion. D’autre part, il est souvent noté par les experts du Moyen Orient qu’une des raisons pour lesquelles les Palestiniens décident de devenir kamikazes est l’éducation à la haine et la glorification des martyrs dans la société palestinienne … »

En vérité, il y a eu de nombreuses études déboulonnant les affirmations sur l’ « éducation à la haine » ou la « glorification des martyrs » comme cause des attentats suicide (comme ‘Dying to Win’ [Mourir pour Vaincre] par le politologue de l’Université de Chicago Robert Pape) même si ça reste un canard favori des militants pro-israéliens qui cherchent à détourner l’attention des effets de l’occupation israélienne et d’autres violations systématiques des droits de l’homme dans l’alimentation de la violence.

Zeq cite spécifiquement des articles à soumettre à ce genre de traitement, comme ceux sur l’exode palestinien de 1948, les causes de l’exode palestinien de 1948, sur le Hamas, le Hezbollah, les citoyens Arabes d’Israël, l’antisionisme, la Nakba, la peuple palestinien, et le droit des Palestiniens au retour.

Il est intéressant que les éditeurs de CAMERA visent aussi l’article sur le concept de la première époque islamique, le Dhimmi, un statut protégé pour les non-musulmans qui a permis historiquement aux Juifs de se développer dans les terres à gouvernement musulman alors que les autres Juifs étaient persécutés en Europe. Les activistes pro-israéliens ont souvent tenté de dépeindre le concept de Dhimmi comme similaire aux lois de Nuremberg pour dénigrer la culture musulmane et justifier l’affirmation sioniste anti-historique disant que les Juifs ne purent jamais vivre en sécurité dans les pays à majorité musulmane.

On trouve aussi parmi les courriels une discussion sur le moyen d’altérer l’article sur le massacre de civils Palestiniens dans le village de Deir Yassine, par les Sionistes armés le 9 avril 1948. Incapables de déboulonner directement les faits sur le massacre, les militants de CAMERA vont chercher des citations d’ « historiens réputés » qui peuvent jeter un doute. La stratégie n’est pas très différente de celle de ceux qui tentent de présenter l’évolution, ou le changement climatique, comme « controversés » indépendamment du poids des preuves scientifiques, simplement parce que les faits ne concordent pas avec leur système de croyance.

Zeq a déjà fait des éditions extensives de l’article de Wikipédia sur Rachel Corrie, la militante pacifiste étasunienne tuée par un soldat israélien le 16 mars 2003 dans la bande de Gaza occupée. En conséquence de ces éditions et d’autres, Zeq est lui-même devenu un personnage controversé parmi les éditeurs de Wikipédia, suggérant que ses propres tactiques de dissimulation ne fonctionnent pas.

« Nous irons en guerre »

Zeq, cependant, conseille aux opérateurs de CAMERA d’être patients et de faire profil bas jusqu’à ce qu’ils aient construit leur force. « Nous partirons en guerre après que nous ayons établi, équipé et entraîné notre armée, » écrit-il le 9 avril. « Donc s’il vous plait si vous voulez gagner cette guerre aidez-nous a construire notre armée. Ne nous précipitons pas pour ne rien accomplir, ou à peine plus que rien. »

Traduction : JPB

Téléchargez les courriels de CAMERA

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Pourquoi Boycotter Israel ? Alors regardez la Toile d'Araignée.

Pourquoi Boycotter Israel ? Alors regardez la Toile d'Araignée.

La toile d'Araignée est un documentaire de 47 minutes produit 2004 par Al-Haq et réalisé par Hannah Musleh. Le film fait partie de la campagne d'Al-Haq pour mettre fin à la punition collective imposée par les forces d'occupation israéliennes aux civils palestiniens dans les territoires palestiniens occupés.
Nous vous présentons ici l'intégralité de ce documentaire sous-titré en français.




A travers ce documentaire, la Toile d'Araignée, Al-Haq fournit un aperçu des mesures punitives contre les civils palestiniens. Alors que le film montre surtout les témoignages de deux femmes, il met également en lumière l'impact des punitions collectives sur la population civile tout entière.


La Toile d'Araignée (partie 2)




La Toile d'Araignée (partie 3)




La Toile d'Araignée (partie 4)
Le film montre également la vie quotidienne des élèves d'une école de filles à Hébron.




La Toile d'Araignée (partie 5)
Le documentaire cherche aussi à faire connaitre certaines des conséquences désastreuses de la construction du Mur d'annexion et des expropriations de terres pour la construction.


Jeudi 13 Mars 2008

Al Haq



http://www.alterinfo.net

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27 avril 2008

Montage de reflexion... Palestine

Montage de reflexion... Palestine
Vidéo envoyée par liliaspace

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26 avril 2008

Avraham Burg: 'Vaincre Hitler'

Avraham Burg: 'Vaincre Hitler'

invité sur LCI:
-Avraham burg - Ancien président de la knesset
-Saul Friedlander - Historien franco-israelien
-Elias Sanbar - Ambassadeur de Palestine à l'Unesco



Sur instrumentalisation de la Shoah
envoyé par inet

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Les soldats d’Israël ont fait de Gaza un tombeau

Les soldats d’Israël ont fait de Gaza un tombeau

Israël, État voyou ?


Mondialisation.ca, Le 24 avril 2008

Le site de Silvia Cattori

« Ce qu’Israël fait subir aux Palestiniens est une abomination » a déclaré l’ancien Président des Etats-Unis, Jimmy Carter, lors de sa récente tournée au Moyen Orient.



Destructions causées par des F16 israéliens dans le Camp de Bureij qui ont fait 9 morts et 50 blessés le 19 février 2008
(rafahtoday.org)

M. Carter a eu, de plus, le courage de braver le courroux des gouvernements israélien et états-uniens en rencontrant, à Damas, le chef du mouvement Hamas, M. Khaled Meshal, rompant ainsi l’isolement et la diabolisation dans lesquels la diplomatie « occidentale » s’obstine à maintenir cette force politique, démocratiquement sortie des urnes en janvier 2006 [1].

Merveilleux Jimmy Carter !

Par son geste, de simple diplomatie humaine, il a, à lui seul, effacé notre honte d’appartenir à cette société « occidentale » qui continue de soutenir aveuglément un État colonial qui a effacé la Palestine de la carte et qui mène, depuis 60 ans contre un peuple sans défense, des opérations militaires à caractère terroriste, une politique d’apartheid et des assassinats ciblés dits « extrajudiciaires ».

Nous aurions apprécié que d’autres chefs d’État aient le courage de dénoncer les crimes de guerre d’Israël avec la même clarté que M. Carter.

Israël a mis le Moyen-Orient à feu et à sang. Il s’est rendu coupable de crimes gravissimes, en violation de toutes les règles du droit international. Et l’Union européenne a encore l’indécence de demander aux Palestiniens, et à leurs frères arabes, de reconnaître « le droit d’Israël à exister » en tant qu’ « État juif », ce qui reviendrait à légitimer l’apartheid et à dénier aux réfugiés palestiniens leur droit inaliénable à retourner, comme tout autre réfugié dans le monde, sur les terres et dans les maisons dont ils ont été chassés !

Comme le relevait si justement l’intellectuel palestinien Omar Barghouti, « aucun État n’a le droit d’exister comme État raciste » [2]. Un Etat qui fait régner la terreur, en tuant quotidiennement des femmes et des enfants, que leurs proches, au désespoir, retrouvent déchiquetés ; un État qui peut massacrer, comme cela s’est passé à Gaza, en l’espace de quelques jours, des centaines de civils innocents, en lançant contre eux des bombes qui dispersent des centaines de fléchettes acérées, pénètrent le corps, mutilent, tuent, génèrent des souffrances atroces, -sans que cela ne soulève , il faut bien le dire, l’indignation de nos démocraties - devrait être mis au ban des nations.

Alors que nous avons droit aux meilleurs soins, accès à des hôpitaux et des médicaments pour soulager et guérir nos maladies et nos blessures, à Gaza, les malades meurent car Israël ne laisse rien entrer et les hôpitaux sont pris pour cible. L’armée israélienne a dévasté, le 16 avril, « El Wafa Medical Rehabilitation », mettant la vie des patients et soignants en danger, les privant d’électricité et d’approvisionnement en eau, contraignant les chirurgiens à cesser d’opérer.

A Gaza, depuis une année, des blessés et des malades, qui auraient pu guérir, sont morts faute de soins. Suhha Al Jumbass, 22 ans, malade de cancer, est décédée, en ce mois d’avril effroyable, parce que l’armée israélienne lui a refusé, comme à 133 autres personnes décédées avant elle récemment, d’aller se faire soigner en Egypte.

Au lendemain du massacre de Boureij [3], le Premier ministre israélien, Ehud Olmert a eu l’arrogance de dire qu’Israël fera « payer au Hamas le prix de ce qui se passe à Gaza ».

Mais qui paye le prix des souffrances ? L’agresseur ou l’agressé qu’il met à mort ? Que peut encore faire « payer » Israël à ces enfants qu’il affame, qui souffrent de la malnutrition et dont l’état psychologique est inquiétant, et à ces milliers de malades apeurés, laissé à l’abandon faute de soins, qui vont continuer de mourir faute de médicaments ?

Comment nos sociétés peuvent-elles tolérer autant d’horreurs et d’injustices ? Pourquoi nos gouvernements se bornent-ils à appeler « les deux parties à la retenue », comme si l’on pouvait établir une symétrie entre l’occupant et l’occupé, entre le bourreau et sa victime !

Nous n’en pouvons plus de cette attitude biaisée qui ménage Israël et méprise les victimes arabes. Une résidente de Rafah nous disait récemment avec amertume : « Ils nous liquident en tirant des missiles remplis d’explosifs lourds de 3’000 pounds. Une tonne de ces explosifs ZNT est capable de raser tout un quartier. C’est un missile de ce type que l’armée israélienne a lancé contre une mosquée à Rafah et qui a détruit également quinze autres maisons. Ils nous condamnent à mourir, ils nous empoisonnent, ils nous enferment, ils nous coupent les vivres, ils nous bombardent, ils nous privent de tout accès aux médicaments, ils nous privent des produits vitaux comme le chlore pour assainir l’eau et ensuite ils nous vendent leurs laitues empoisonnées par les insecticides, à un prix exorbitant ».

Les Palestiniens ont droit à la vie et à être protégés, comme tout peuple opprimé par plus fort que lui. Jamais une guerre menée par un État colonial n’a été aussi durablement couverte par le mensonge, la désinformation, l’hypocrisie.

Même les soit disant « amis de la Palestine », les pacifistes israéliens que l’on idéalise, ne sont pas sans reproches. Car, se contenter de condamner l’occupation israélienne et ses crimes ne suffit pas à régler les torts causés. Il faut avoir l’honnêteté d’aller à la racine du problème en exigeant, non seulement la fin de l’occupation, mais également le droit au retour des réfugiés, et la fin du racisme institutionnalisé contre les Palestiniens, et cela dans un État qui garantisse des droits égaux à tous ses habitants.

Les gens de confession juive qui s’identifient à Israël ne peuvent continuer à se prévaloir des crimes commis par les nazis pour justifier l’existence d’un État raciste sur des terres volées aux Arabes.

Tout cela est inacceptable. Gaza est, pour ses habitants, une prison d’où personne ne peut sortir, hormis les Palestiniens munis d’un laisser passer VIP délivré à la « tête du client » et d’entente avec l’occupant, par l’Autorité palestinienne de Ramallah. Une Autorité corrompue, qui participe à la liquidation du Hamas et va à l’encontre des aspirations de son peuple.

Les Palestiniens, déjà brutalisés par l’armée d’occupation, ne méritaient pas cette suprême trahison.

Reste à augurer que le temps viendra où ceux qui ont commis des crimes ou qui ont servi, d’une manière ou d’une autre, les intérêts de l’occupant israélien, seront appelés à répondre devant l’histoire.

Silvia Cattori, 21 avril 2008.


Silvia Cattori est journaliste indépendante en Suisse.

Silvia Cattori est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

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25 avril 2008

Gaza/Israël : John Duggard appelle à une intervention internationale

Gaza/Israël : John Duggard appelle à une intervention internationale
« Combien de temps cette folie va-t-elle se perpétuer sans intervention internationale sérieuse », a demandé aujourd'hui le Rapporteur des droits de l'homme pour les territoires palestiniens occupés depuis 1967.
« Les effusions de sang à Gaza et dans une moindre mesure en Cisjordanie se poursuivent ». « Mercredi 16 avril, près de 20 Palestiniens ont été tués lors d'opérations militaires israéliennes. La majorité des tués étaient des civils et cinq d'entre eux des enfants. Le même jour trois soldats israéliens ont été tués », a rappelé John Duggard dans un communiqué publié aujourd'hui à Genève.
« Le manque de volonté de la part d'Israël de parler au Hamas est compréhensible, compte tenu de l'hostilité du Hamas envers l'Etat d'Israël. Mais il n'y a pas de raison pour que les Nations Unies, par l'intervention du Conseil de sécurité ou du Secrétaire général, n'intervienne pas et ne fasse pas valoir son rôle de médiateur », a souligné l'Expert des Nations Unies.
« C'est un rôle joué traditionnellement par les Nations Unies, même lorsqu'une des parties a été qualifiée de 'terroriste' », a-t-il insisté.
John Duggard a appelé à ce que l'ONU ouvre des « voies de communication entre Israël, le Hamas et l'Autorité palestinienne à Ramallah, afin de les amener à la table de négociations. Une telle initiative contribuerait aussi à la promotion de l'unité nationale palestinienne – un autre domaine dans lequel l'ONU a manqué d'agir ».
« Il n'est sûrement pas trop demandé que d'attendre du Conseil de sécurité, et, s'il ne peut agir, du Secrétaire général, de protéger la vie humaine, même si cela implique de parler à un groupe que l'on désapprouve politiquement », a souligné l'Expert.
17 avril 2008 –
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=16353&Cr=pales&Cr1=moyen

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Gaza: l'ONU suspend ses distributions de nourriture faute de carburants

25.04.2008. Edicom
Gaza: l'ONU suspend ses distributions de nourriture faute de carburants

http://www.edicom.ch/fr/news/international/gaza-l-onu-suspend-ses-distributions-de-nourriture-faute-de-carburants_1188-5254821

L'ONU a interrompu jeudi ses distributions de nourriture dans la bande de Gaza après l'épuisement de ses stocks de carburants, Israël accusant le Hamas d'orchestrer une pénurie.

"Nous venons de cesser la distribution de toutes les aides alimentaires à 650.000 réfugiés palestiniens dans la bande de Gaza en raison du manque de carburants dans les réservoirs de l'agence", a indiqué un porte-parole de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Adnane Abou Hasna.

"Les contacts se poursuivent mais nous n'avons reçu aucun litre de carburant de la part d'Israël", a précisé M. Hasna.

Israël a immédiatement rejeté la responsabilité de la situation sur le mouvement islamiste Hamas.

L'ONU n'a "qu'à s'adresser au Hamas et exiger d'obtenir de l'essence sur le million de litres stockés côté palestinien de la frontière", a affirmé à l'AFP Arieh Mekel, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

"Nous avons bien essayé aujourd'hui de transférer directement de l'essence à l'Unrwa mais une manifestation d'agriculteurs soutenue par le Hamas a empêché que cela se fasse", a-t-il ajouté.

"Nous n'avons pas livré de carburant pour les véhicules ou les générateurs car un million de litres sont stockés côté palestinien et ils ne viennent tout simplement pas le récupérer", a affirmé de son côté une porte-parole de l'armée israélienne.

"Le Hamas tente probablement de montrer qu'il existe une crise humanitaire", a-t-elle ajouté.

Israël a cessé ses approvisionnements d'essence à la bande de Gaza après une attaque palestinienne, le 9 avril, contre le terminal de Nahal Oz, le seul point de passage pour les carburants entre la bande de Gaza et Israël et par lequel l'ONU reçoit ses approvisionnements d'essence.

Par ailleurs, les Israéliens arguent qu'ils ne peuvent pas transférer de l'essence ou du diesel à Gaza car les réservoirs du côté palestinien du terminal sont pleins en raison du refus de l'Association palestinienne pétrolière de venir collecter le carburant.

Cette dernière refuse de le faire pour protester contre l'approvisionnement insuffisant en carburant par Israël, qui a fortement réduit les quantités envoyés à Gaza.

John Ging, chef de l'Unrwa à Gaza, a indiqué à l'AFP qu'Israël s'était engagé mercredi à fournir à l'ONU 100.000 litres de diesel et 20.000 litres d'essence.

L'Unrwa et le Programme alimentaire mondial (PAM) fournissent de l'aide alimentaire de base (farine, huile ou sucre) à un million de personnes dans la bande de Gaza, un territoire pauvre de 1,5 million d'habitants coincé entre l'Egypte et Israël.

La bande de Gaza est bouclée depuis la prise du pouvoir par le Hamas en juin 2007 et les approvisionnements en produits de consommation y sont limités depuis janvier.

Selon l'ONG britannique Oxfam, Israël transférait environ 800.000 litres de diesel par semaine avant la fermeture de Nahal Oz alors que l'Association palestinienne pétrolière réclame 400.000 litres par jour pour répondre aux besoins de la population.

Selon les organisations humanitaires et l'ONU, la situation à Gaza empire jour après jour: de nombreux quartiers sont jonchés d'ordures que la municipalité ne peut collecter faute de carburants, les hôpitaux se trouvent dans une situation critique et les eaux usées se déversent dans le mer à un rythme de 60 millions de litres par jour.

© 2008 AFP

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Renforcement du blocus israélien,Ghaza complètement paralysée

jeudi 24 avril 2008 –El Watan
Renforcement du blocus israélien
Ghaza complètement paralysée

http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=92688

La communauté internationale semble frappée de cécité. C’est un grand cri d’alarme que vient de lancer le sous-directeur de l’autorité de l’énergie palestinienne, en assurant que la seule station de production de courant électrique dans la bande de Ghaza risque de cesser de fonctionner dans les heures qui suivent si l’Etat hébreu refuse de livrer les quantités de carburant nécessaires à son fonctionnement.

Ghaza : De notre correspondant

Les stocks en carburant de la station sont presque vides. La bande de Ghaza qui vit au ralenti depuis presque une année à cause de l’embargo imposé par Israël risque d’être complètement paralysée. Les institutions sanitaires seront alors incapables de subvenir aux besoins des malades, surtout ceux hospitalisés dans des services où le courant électrique est nécessaire aux machines qui maintiennent des malades en vie, comme ceux des urgences, de réanimation, des blocs de chirurgie... La pénurie de certains médicaments utilisés à grande échelle par des patients atteints de maladie chronique pèse aussi de son poids sur le système de santé.D’un autre côté, sans courant électrique, les citoyens risquent de souffrir de soif, car les moteurs qui pompent l’eau potable à partir des puits fonctionnent aussi à l’électricité. Quant à l’eau utilisée dans l’agriculture, elle a besoin aussi de mazout, des produits qui ont disparu du marché depuis plus de 10 jours. Le litre de mazout qui coûte initialement un peu moins d’un euro se vend au marché noir à près de 5 euros. Mais, en revanche, avec l’arrêt des stations d’épuration, les eaux vont inonder les rues, ce qui ouvrira la porte aux épidémies en tout genre. A cause de l’absence de carburant dans les stations d’essence depuis la décision prise par le ministre de la Guerre israélien, Ehoud Barak, plus de 90% du parc automobile à Ghaza n’est plus opérationnel. Dans cette situation où des centaines de voitures stationnent durant plus de 10 jours devant les stations d’essence fermées, on peut deviner la crise que vivent 1,5 million de Ghazaouis réellement pris en otages par Israël. Des ambulances forcées à l’arrêt, des médecins et des agents paramédicaux qui ne peuvent regagner leurs postes de travail à cause du manque de moyens de transport. D’un autre côté, le système éducatif n’est pas mieux loti. Des universités ont fermé les portes, des écoles qui ne fonctionnent que partiellement à cause de l’absence des instituteurs qui ne trouvent plus de moyens de
locomotion, des enfants qui marchent de longues distances depuis que les bus scolaires ont arrêté de circuler. Des perturbations dans le domaine de l’agriculture se répercutent négativement sur la vie de l’ensemble des citoyens. Le prix de certains produits agricoles est parfois multiplié par 5 à cause de sa rareté sur le marché, soit par manque de moyens de transport pour le faire parvenir aux clients, soit que la production a été décimée par le manque d’eau d’irrigation. Des exemples similaires dans d’autres domaines de la vie économique sont très nombreux.
Par le biais de sa machine médiatique, le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Ghaza depuis le mois de juin 2007, prépare l’opinion à une grande explosion au niveau de ce territoire meurtri. Plusieurs de ses hauts responsables ont menacé de faire sauter la frontière avec l’Egypte, à l’instar de ce qui s’est passé à la fin du mois de janvier 2008. Le voisin égyptien, qui a permis à l’époque le passage de centaines de milliers de Palestiniens vers son territoire, a menacé d’interdire par la force la répétition d’un tel scénario. Une coupure générale d’électricité pourrait constituer le détonateur de cette grande explosion dont ne cesse de parler le Hamas. Quelles que soient les justifications israéliennes, ce qui se passe à Ghaza devant une communauté internationale atteinte de cécité et de surdité ne constitue rien d’autre qu’une punition collective qui porte atteinte aux conventions de Genève régulant la relation entre l’occupant et l’occupé. Qu’attend le monde dit civilisé pour intervenir ? Voir des milliers de cadavres joncher les rues ? Ce jour-là, il sera trop tard, la communauté internationale sera coupable autant que l’assassin.

Fares Chahine

Posté par MCPalestine à 10:00 - ARTICLES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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