FREE PALESTINE

Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.

31 mars 2008

une interview de Khalid Mash’al

Sommet de Damas : une interview de Khalid Mash’al

lundi 31 mars 2008 - Ma’an News Agency

Voulant connaître l’opinion du Hamas sur la conférence de Damas, Ma’an et d’autres journalistes arabes ont discuté avec Khalid Mash’al, le responsable politique en exil du Hamas.

Après avoir atteint le bâtiment où se trouvait le dirigeant du Hamas, nous avons été chaudement accueillis par ses gardes du corps. Nous n’avons pas eu à attendre longtemps avant qu’il n’arrive avec deux autres membres du bureau politique du Hamas.

Dès le premier moment, Mash’al a été attentif au moindre détail. Il semblait interpréter toute expression sur nos visages et était très réactif à ce que nous disions.

Alors que nous chuchotions, il s’est rendu compte que nous voulions fumer, et avec le sourire il nous a dit qu’il ne nous l’avait pas interdit.

Pendant l’entrevue, Ma’an a interrogé Mash’al au sujet des entretiens pour une trêve avec Israël, sur les négociations pour la libération du soldat israélien captif Gilad Shalit, et sur d’autres questions.

« Nous ne prierons pas Israël pour une trêve. Ils doivent accepter [une trêve] et s’engager [à la respecter] en Cisjordanie et dans la bande de Gaza s’ils veulent l’obtenir » nous a-t-il dit.

« Israël a refusé de libérer des prisonniers purgeant de longues peines, et à la date d’aujourd’hui les négociations pour la libération de Shalit sont quasiment gelées. »

Mash’al explique ensuite les plans israéliens pour engager de nouvelles guerres dans la région. Quoique l’Israël ait l’appui des Etats-Unis, il ne s’attend pas à ce qu’Israël attaque la Syrie, mais se concentre plutôt sur le Hizbullah au Liban et la bande de Gaza.

Qu’attend le Hamas du sommet de Damas ?

Selon Mash’al, le Hamas veut deux choses : le soutien arabe pour la cause palestinienne, et que les pays arabes résolvent leurs conflits internes.

Ma’an : Pourquoi les Palestiniens se combattent-ils avec une telle violence ? Le Hamas ne devrait-il pas endosser une partie des critiques pour cette situation ? Ne devrait-il pas s’imposer une certaine autocritique ?

Khalid Mash’al : « Il est normal dans des circonstances si dures que des erreurs et des réactions se produisent. Nous ne prétendons pas que ces erreurs étaient obligées, ni ne pouvons prétendre que le Hamas s’est comporté de la façon la plus responsable. Mais ne blâmons pas la victime, et au contraire observons et critquons ceux qui montent des conspirations contre leur propre peuple ... Dans certaines occasions il est compréhensible que la victime puisse faire certaines erreurs, mais nous sommes prêts pour deux choses :

« En premier : comme je l’ai dit aux officiels arabes, le Hamas serait d’accord sur une enquête impartiale et honnête sur ces événements regrettables [dans Gaza]. Nous pratiquons l’auto-critique, et nous avons donné notre accord a ce qui a été suggéré par la Conférence Islamique qui a proposé qu’une commission d’enquête composée de juges arabes examine les événements qui se sont produits dans Gaza.

Deuxièmement : le Hamas a le droit d’exercer le pouvoir pendant quatre ans, et après cela vous pourrez juger ce que nous avons fait. Et s’il y a de nouvelles élections nous y participerons. »

Ma’an : Pourquoi le Hamas tient-il à l’Autorité comme le Fatah ?

Khalid Mash’al : « Nous avons eu des discussions à l’intérieur du Hamas à ce propos, en dehors comme dans les prisons israéliennes, et nous avons proposé comme décision de participer aux élections. Notre décision était en partie pour protéger la résistance palestinienne après la mort de Yasser Arafat, pour sauvegarder la résistance. Nous avons également voulu combattre la corruption de l’Autorité palestinienne qui affectait notre peuple.

Il n’y a aucune autorité à laquelle nous soyons accrochés. Mais il y a une situation de fait qui nous force à être présent, et au cas où il y aurait des garanties pour une bonne gestion à Gaza et que l’AP [de Ramallah] ne cherche pas à nous saper, alors nous abandonnerons l’Autorité le jour qui suit. »

Un journaliste égyptien a interrogé Mash’al sur la différence qui existait entre le premier ministre Isma’il Haniyeh du Hamas et le président palestinien Mahmoud Abbas, prétendant qu’ils étaient tous les deux les faces de la même pièce de monnaie.

Mash’al a répondu : « N’accablez pas le Hamas. L’Autorité est un obstacle et un fardeau, et si le Hamas voulait simplement le pouvoir, il aurait donné satisfaction au Quartet international et aux Etats-Unis afin de garantir ce pouvoir. Cependant, Haniyeh et [le responsable du Hamas Mahmoud] Az-Zahhar travaillent à partir des bunkers de la résistance et ils envoient leurs fils mourir comme martyres. »

Ma’an : Si le Hamas convient d’une trêve de dix ans, comment pourrait-il néanmoins se faire appeler un mouvement de résistance ?

Khalid Mash’al : « Le Hamas voit la trêve comme une tactique pour contrôler le niveau du conflit israélo-palestinien. »

Ma’an : Dans quelle mesure le Hamas a-t-il été préoccupé par le pouvoir, et où se situe la résistance ?

Khalid Mash’al : « Il y a deux questions sur lesquelles le Hamas ne peut pas être critiqué. La première est qu’il n’y a aucune véritable Autorité palestinienne. Deuxièmement, s’il y avait une véritable Autorité, qui est nécessaire, cette Autorité devrait être consacrée au service du peuple palestinien plutôt qu’à son exploitation. Ceux qui sont à blâmer pour la faiblesse de cette Autorité sont ceux qui ont signé les Accords d’Oslo, et pas le Hamas. »

Mash’al a également expliqué que les Etats-Unis avaient récemment envoyé des émissaires officieux pour rencontrer la direction du Hamas, et que ce dernier avait refusé de les rencontrer. Le Hamas a également refusé des contacts informels avec Israël.

Quant à savoir si le Hamas mène un conflit religieux contre Israël, Mash’al a arguumenté sur le fait que le Hamas est un mouvement de libération nationale, et non pas une organisation voué à une guerre religieuse.

Ma’an : Comment se sont passés les entretiens entre le Hamas et le Fatah à Sana’a ?

Khalid Mash’al : « Nous avons convenu de discuter la question des élections anticipées en dépit de nos craintes que ce pourrait être des élections trafiquées en fonction des souhaits d’Israël et des Etats-Unis qui veulent bien de ces élections à condition que le Hamas ne les gagnent pas une seconde fois.

Nous avons refusé de dialoguer avec la délégation de l’OLP simplement parce qu’un côté [le Fatah] ne doit pas employer l’OLP comme un écran contre l’autre côté [le Hamas]. »

Ma’an : Pourtant vous vous parlez du Fatah en tant que mouvement qui collabore avec l’occupation israélienne ; comment pouvez-vous dans ces conditions dialoguer avec lui ?

Khalid Mash’al : « Nous sommes en désaccord avec certaines tendances et certains dirigeants du Fatah, et nous voulons ce dialogue parce que nous estimons que la réconciliation dans la patrie palestinienne est impérative. »

30 mars 2008 - Ma’an News Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/en/index.ph...
[Traduction : Info-Palestine.net]

Posté par MCPalestine à 11:40 - ARTICLES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les flatteries d’Obama vis-à-vis d’Israël

Les flatteries d’Obama vis-à-vis d’Israël

dimanche 30 mars 2008 - Joe Mowrey - CounterPunch

Obama plastronnant à une réunion de l’AIPAC, influant lobby sioniste américain

Ca suffit. Je ne peux plus supporter de lire les allers-retours insipides et rigides autour du discours récent d’Obama sur le racisme.

Quelqu’un lui a écrit un morceau de rhétorique astucieux ; la Droite ne peut plus s’arrêter de le critiquer alors que la Gauche ne s’arrête plus de l’encenser. Quel gâchis fâcheux. J’attends que quelqu’un quelque part, s’il vous plait, montre du doigt l’énorme bouton sur le nez rhétorique d’Obama. Mais personne ne semble le voir. Personne ne veut dire que le vrai problème se trouve dans le « Discours ».

Je ne vais pas citer tous ses ‘merveilleux’ coups de griffes qu’il utilise. C’est dur d’argumenter contre ce genre de gribouillages. Le racisme est mal. Les Américains sont bons. Et quel être sensé critiquerait les références à Martin Luther King ? Une phrase (phrase un peu trop souvent utilisée) apporte tout le fondement dont nous avons besoin pour analyser ce moment à vous couper le souffle de la flatterie historique d’Obama.

En parlant des remarques critiques sur les Etats-Unis prononcées par son pasteur (qui, à propos, étaient des évaluations justes sur des faits historiques), Obama dit : « Ces critiques ne représentaient pas simplement les efforts d’un dirigeant religieux visant à dénoncer les injustices constatées. Mais ils exprimaient une vue très fausse de ce pays : une vision qui considère le racisme blanc comme étant endémique et qui met tout ce qui est mauvais aux Etats-Unis au-dessus de ce que nous savons être bien ; une vision qui considère les conflits au Moyen Orient comme étant enracinés principalement dans les actions d’alliés fidèles tels qu’Israël au lieu d’émaner des idéologies perverses et haïssables de l’Islam radical ».

D’accord. Tout d’abord, qui croit vraiment que le racisme blanc n’est pas endémique dans ce pays ? Et qui ne comprend pas que « ce qui est bon en Amérique » n’est en fait qu’une série de mythes fleuris qui embrouillent notre profond narcissisme et notre histoire galopante de bellicisme impérialiste ? Mais l’hypocrisie la plus ‘audacieuse’ dans tout le discours est le fait de considérer que « les conflits au Moyen Orient émanent des idéologies perverses et haïssables de l’Islam radical ».

Bien sûr, le colonialisme européen et occidental et l’impérialisme n’ont rien à voir avec la situation. L’Islam radical a simplement surgi des sables fertiles du berceau de la civilisation, sans provocation ni contexte historique logique.

Faire l’éloge d’Israël dans un discours sur le racisme c’est comme faire l’éloge de l’histoire de l’Afrique du Sud blanche dans un discours sur les droits civiques. Les partisans d’Obama ont-ils totalement perdu de vue qu’Israël est un état sioniste ?

Pour une courte mise au point : le sionisme est l’idéologie politique qui favorise uniquement les juifs en Israël, les plaçant au-dessus de tout autre groupe, racial, religieux ou ethnique. Le sionisme par définition est du racisme. Israël avec le plein soutien et financement des Etats-Unis, viole de façon flagrante la loi internationale et est investie dans un nettoyage ethnique et une oppression du peuple palestinien et dans la mise en œuvre d’un système d’apartheid, non seulement en Cisjordanie et à Gaza, mais en Israël même.

La colonisation illégale de terres palestiniennes est un crime international et le modèle même du racisme institutionnel qui n’a pas d’égal dans le monde ; de plus une grande partie des nations soi-disant civilisées ferme les yeux sur ce phénomène et même l’encourage. Et plus important encore est le fait en grande partie oublié dans la petite discussion sur les activités de colonisation illégale pratiquée par Israël, que les colonies sont elles-mêmes racialement exclusives. Seuls les juifs ont le droit de postuler. Les Palestiniens n’ont même pas le droit de rouler en voiture sur les mêmes routes que les Israéliens et ce dans des territoires leur appartenant.

Je me demande quelle serait la réponse d’Obama si le Canada décidait de construire d’immenses villes uniquement pour les blancs sur des territoires américains. Je me demande s’il serait d’accord et s’il s’abstiendrait de conduire sur une série de routes réservées aux seuls Canadiens, routes reliant entre elles ces colonies illégales. Après tout, ce ne serait qu’une précaution sécuritaire et le Canada est l’un de nos si fidèles alliés.

Les soi-disant libéraux devraient faire leur examen de conscience avant de se prosterner devant l’Obamakinisme. Il a plein de choses merveilleuses quoiqu’insipides à dire sur le sujet de la race. En effet, il a une plateforme et une perspective unique à partir de laquelle il peut discourir sur ce sujet et sur d’autres. Malheureusement il est trop occupé à se vendre au lobby israélien et à un vaste alignement d’intérêts corporatifs pour s’élever à cette occasion à un mode plus consistant.

En surface, Barak Obama pourrait constituer le moindre mal parmi les deux calamités qu’on nous a proposé depuis quelque temps. Mais il est quand même seulement le moins mauvais des deux. Il ne nous propose rien d’autre qu’une continuation du militarisme corporatif des Etats Unis et de ses politiques impérialistes ainsi que le soutien inconditionnel à un régime raciste en Israël.

Depuis ces dernières 60 années (au moins) nous nous sommes toujours mis dans une position de choisir le moindre mal ce qui nous amène à celle sur nous avons aujourd’hui sur cette planète. Si nous voulons un changement dans notre pays et dans le monde, nous devons nous diriger vers une vraie révolution sociale et ne plus accepter la même rhétorique politique de petites phrases. Peu importe la couleur du candidat, peu importe ses discours et slogans stimulants, ce qui est important c’est d’examiner honnêtement ce qu’il a dans la tête, le cœur, et aussi dans son compte en banque (et surtout qui a fourni l’argent).

Obama est pareil au vieux vin qu’on a transféré dans une toute nouvelle bouteille. Et la bouteille est trop opaque pour y voir dedans, même si les « libéraux » voulaient bien retirer leurs verres colorés suffisamment longtemps pour regarder dedans. Pour citer encore une ligne du discours d’Obama : « Mais la race est une question que j’estime cette nation ne peut pas se permettre d’ignorer en ce moment ». Je suis tout à fait d’accord. Mais dommage qu’Obama n’ait pas le courage d’inclure dans sa définition du racisme le sectarisme étatique d’Israël envers le peuple palestinien.

* Joe Mowrey milite contre la guerre et pour les droits des Palestiniens. Il vit à Santa Fe, Nouveau Mexique avec sa ‘traîtresse’ d’épouse et leurs quatre ‘conjurés’ de chiens. On peut le contacter à : jmowrey@ix.netcom.com

24 mars 2008 - CounterPunch - Vous pouvez consulter cet article à :
www.counterpunch.org/mowrey03262008.html
Traduction de l’anglais : Ana Cléja

Posté par MCPalestine à 11:34 - ARTICLES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un journaliste boycotté est un bon journaliste

Un journaliste boycotté est un bon journaliste

dimanche 30 mars 2008

Avi Weinberg, secrétaire général du Conseil israélien de la presse


La rédaction de la chaîne panarabe se trouve à Doha, au Qatar

Le gouvernement israélien s’est réveillé un beau jour et a décidé de boycotter une chaîne de télévision. Cela nous était déjà arrivé par le passé avec la BBC, dont la programmation et le ton critique à l’égard d’Israël n’étaient pas du goût de nos responsables des relations publiques. Aujourd’hui, c’est Al-Jazira qui est dans la ligne de mire du ministère des Affaires étrangères.

Cette chaîne d’information se voit critiquée pour ses comptes rendus sur le nombre élevé de morts palestiniens, notamment des enfants et des bébés, tombés sous les tirs de l’armée israélienne. Pour les responsables israéliens, la chaîne adopte un point de vue propalestinien et pro-Hamas et fait de la propagande, notamment en montrant inlassablement des corps d’enfants filmés en gros plan. Dans le même temps, la chaîne évoquerait à peine les souffrances vécues côté israélien dans les villes comme Sderot et Ashkelon.

Plusieurs journalistes israéliens ont immédiatement pris la défense de la chaîne arabophone et condamné ce boycott. A juste titre, car aucun gouvernement ne devrait pouvoir entraver le travail des journalistes, même si leurs reportages ne sont pas du goût de certains membres du cabinet ministériel. En réalité, Al-Jazira n’a même pas besoin de ce soutien. La chaîne peut parfaitement se passer de ces responsables cravatés et de leurs discours abscons pour couvrir la situation sur le terrain.

Cela vaut d’ailleurs dans tous les domaines couverts par les chaînes de télévision et la presse. En fait, il est même dommage de ne pas observer davantage de boycotts de la part d’organes officiels, car cette mise à l’index est en réalité un honneur pour tout journaliste. Cela signifie qu’il remplit effectivement sa mission de représentant de l’opinion publique et non de porte-parole du gouvernement ou des lobbies. Les journalistes sont par nature des opposants au gouvernement, c’est leur rôle dans une démocratie et ils devraient être aussi critiques qu’intransigeants envers le gouvernement, les élites économiques et le système légal.

Voilà une vérité presque universelle : un journaliste boycotté est un bon journaliste. Tous les confrères que je respecte et que j’apprécie ont déjà été boycottés au moins une fois dans leur carrière. Généralement, les journalistes ainsi stigmatisés prennent cela avec le sourire et continuent leur travail au service de la vérité, notamment pour prouver qu’ils n’ont pas besoin de la coopération de tel ou tel organe officiel pour parler de lui. Les informations fournies par les porte-paroles officiels se limitent généralement à faire les louanges de leurs supérieurs et de taire les échecs et la corruption de leur administration.

Le problème, ce n’est donc pas Al-Jazira mais les médias et les journalistes qui ne sont jamais boycottés par le gouvernement. Cela signifie peut-être qu’ils ne sont pas assez critiques et exigeants. Voici donc un dernier conseil aux consommateurs d’informations, lecteurs et téléspectateurs : méfiez-vous des journalistes bien en cour.

Yediot Aharonot

AFP

http://www.info-palestine.net

Posté par MCPalestine à 11:26 - ARTICLES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le soldat israélien Gilad Shalit est en vie et bien traité

30.03.2008. Edicom
Le soldat israélien Gilad Shalit est en vie et bien traité
http://www.edicom.ch/fr/news/international/le-soldat-israelien-gilad-shalit-est-en-vie-et-bien-traite_1188-5134238

Le soldat israélien Gilad Shalit, capturé par des militants palestiniens en juin 2006, est toujours en vie et bien traité, a déclaré lundi un des chefs du Hamas, Khaled Mechaal, dans une interview à la chaîne Skynews.
Par ailleurs, le responsable a invité le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à se rendre à Gaza pour des discussions.

Le caporal Gilad Shalit, 21 ans, a été enlevé le 25 juin 2006 en territoire israélien à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes armés palestiniens, dont le Hamas qui contrôle ce territoire depuis son coup de force contre l'Autorité palestinienne en juin 2007. Le Hamas a fait parvenir en avril à Israël une liste de 450 prisonniers dont il réclame la libération en échange de Gilad Shalit.

Mais un responsable israélien avait alors affirmé que la plupart des prisonniers palestiniens avaient "du sang sur les mains", ce qui signifie qu'ils avaient été impliqués dans des attaques qui avaient tués des Israéliens, et qu'ils ne pouvaient donc pas être libérés.
Le plus influent chef du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, avait récemment affirmé que Gilad Shalit ne serait libéré que si Israël acceptait "toutes les conditions" posées par le mouvement islamiste.

Par ailleurs, Khaled Mechaal a invité le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à se rendre à Gaza pour des discussions.
"Nous invitons Mahmoud Abbas à venir à Gaza pour parler directement et sans conditions (...), pour travailler ensemble afin de trouver une solution aux problèmes à Gaza et en Cisjordanie", a déclaré M. Mechaal à la chaîne britannique.

L'objectif de ces discussions serait de "retrouver notre unité palestinienne, trouver les raisons de nos problèmes et résoudre le problème de la sécurité", a ajouté le chef du Hamas, qui vit en exil à Damas.

SDA-ATS News Service

Posté par MCPalestine à 11:09 - ARTICLES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un stand honorable au salon du déshonneur.

Bilan d’une action : Un stand honorable au salon du déshonneur.

Le salon du livre a fermé ses portes mercredi dernier. L’UJFP a pendant ce salon été par le biais de sa revue : « de l’autre côté » partenaire des Editions La Fabrique pour y tenir un stand. Non par en chœur ou en contrepoint du stand d’honneur réservé à Israël pour l’anniversaire de ses soixante ans, mais en opposition, et pour le contrer tout simplement.


Tous les jours présents sur le site du salon nos militants d’Ile de France y ont diffusé plus de 8 000 tracts, rappelant aux visiteurs, que les soixante ans d’Israël honorés là c’était aussi les 60 ans de la Naqba palestinienne que l’on voulait ainsi effacer des mémoires. Cela nous a valu quelques coups mais aussi quelques adhésions. Voici ce qu’en rapporte Benny Ziffer responsable des pages littéraires du Haaretz dans son article «Art etc… revue parisienne » du 20 mars…. « L’évènement de 5 jours se tenait dans un vaste hangar du salon des expositions à Paris. Vendredi matin, trois personnes se tenaient sur le passage conduisant à la foire, et distribuaient des tracts de l’Union Juive Française pour la Paix. C’étaient des adultes d’âge mûr : une femme et deux hommes. Le sujet des tracts était : « Mémoire et Amnésie » cela disait : Est-il normal que la France célèbre le 60e anniversaire d’Israël alors qu’une guerre d’occupation et d’oppression sans pitié se déroule là bas ?
Une bande de jeunes juifs français surgie d’on ne sait où les entoure et entreprend une discussion passionnée avec eux. Quand je suis arrivé, le principal argumentateur du groupe de jeunes était déjà rouge de colère. J’essayai de le séparer de l’homme plus âgé qui lui faisait face, mais il lui arracha les tracts qu’il tenait et les déchira. Ses amis le rejoignirent et arrachèrent les tracts des mains des deux autres et les dispersèrent. La femme courut chercher de l’aide. Ils coururent après elle et la frappèrent sur les côtes. Elle se plia de douleur mais s’arrangea pour gifler l’un des jeunes gens. Le chef de la bande lui donna un coup sur le dos et quitta le champ de bataille triomphalement la tête haute »…

Notre stand montrait de grandes photos de check points, du mur découpant la Cisjordanie, de civils menacés par des soldats, de bâtiments bombardés en ruines à Gaza, d’immeubles troués par les tanks à Jénine, des cartes montrant les annexions successives par la colonisation, des terres palestiniennes. Un stand, le seul qui montrait la vérité de ce que ces 60 ans ont fait et continuent à faire. Beaucoup de visiteurs surpris intéressés ou agressifs … Notre revue qui sortait à cette occasion son 4e numéro « Palestine , l’An 41 » s’est fait connaître et s’est diffusée dans un milieu que nous cherchons à atteindre depuis longtemps.

Beaucoup de presse, nos auteurs invités, Amira Hass, Michel Warschawski, Eya l Weizman, Eyal Sivan, Yael Lerer, Jamal Zahalka, ont réalisé ne nombreux interview radio, télé, et presse écrite. Quand le même Benny Ziffer découvre notre stand, il félicite Eric Hazan, lui serre la main et lui dit : « Votre stand est le plus intéressant de tout ce salon. » Voici ce qu’il écrit dans le même article : … « J’ouvre le livre de Eric Hazan : « Notes sur l’occupation » à la page 46. Hazan est un éditeur et un écrivain juif français qui s’est rendu dans les Territoires en mai et juin 2006, pendant une période calme, et a écrit un livre sur cette visite, passé pratiquement inaperçu en Israël. Dans cette page il raconte comment une famille palestinienne ordinaire de la banlieue de Naplouse l’accueille un jour ordinaire dans une période ordinaire. Son jeune hôte a tout juste 15 ans, sa mère vient à peine d’être relâchée d’une prison israélienne. Son frère a été condamné à 20 ans de prison et incarcéré à Tel Mond. Son père a été tué. Un portrait de votre famille palestinienne ordinaire.
Que faisait là Hazan ? Il dirige les Editions La Fabrique qui ont publié entre autre le livre de la journaliste de Haaretz Amira Hass : « Boire la mer à Gaza » en français. Et une sélection d’essais de Yitzhak Laor. Et d’autre livres d’ « ennemis d’Israël », comme Tania Reinhart. Il tenait un petit stand à l’écart dans le salon. Les livres qu’il publie ne se trouvent nulle part dans le stand israélien officiel. Ce qui était vendu sur le stand officiel étaient des livres qui présentent un Israël merveilleux, qui peut être tourmenté par la situation, mais se pardonne à lui-même cependant. Ce pardon automatique n’est pas quelque chose que vous trouverez dans les livres que publie Hazan… »

Un meeting organisé à l’institut de Sciences politiques par UJFP Adala sciences-po et CCIPPP a réuni 250 personnes autour de la question du statut des intellectuels dans la société israélienne. Posant ainsi le cadre du débat et de l’opportunité du salon du lie et de cet invité de « déshonneur » ainsi que l’a baptisé M. Warschawski.
La rencontre qui s’est tenue à Reid Hall le lendemain avec les écrivains de la Fabrique a réunie elle aussi 250 personnes, salle comble et intensité toute autre pour un débat intitulé « de la mer au Jourdain un Etat, deux Etats ? » La qualité des interventions, les différences d’approche et les nuances entre les intervenants, les critères d’appréciation évoqués, ont fait de cette soirée, un rare moment de réflexion collective.
Enfin à l’initiative de plusieurs éditeurs dont La Fabrique, un débat s’est déroulé dans un salon loué à la foire du livre, sur les « nouveaux historiens ». Houleux en raison de la présence de plusieurs petits groupes décidés à perturber la rencontre. Il s’est aussi remarquablement tenu et à guichet fermé. Beaucoup de public a du être refusé.

Que conclure de tout ceci ? L’UJFP a réalisé un travail remarquable, et très nécessaire, grâce à la détermination et la ténacité de La Fabrique, dont elle était partenaire sur ce projet, nous pouvons nous féliciter d’avoir réussi à empêcher la parole unique et consensuelle sur ce salon, de se dérouler lénifiante et mensongère. Il était très important que des juifs marquent leur opposition catégorique à ce « déshonneur » et montrent le vrai visage d’Israël. Les faux intellectuels invités d’honneur, comme tous ceux parmi les visiteurs qui souhaitaient se bercer de l’illusion d’un Israël victime en état de légitime défense depuis sa création, n’ont pu parcourir tranquillement les allées du salon sans tomber sur le miroir que leur tendait notre stand, avec ses photos ses livres et nos revues. Quand ils l’ont évité avec ostentation, ou hargne, ils n’ont fait que souligner sa présence et son existence. Nous avons franchi la barrière des media français, modestement mais clairement, qui nous on largement interpellés sur le sens de notre présence dans le salon contre la place d’honneur réservée à Israël. Quant à la presse arabe qui soutenait le boycott du salon par de nombreux pays arabes, elle a largement expliqué et commenté notre initiative de façon très favorable.
Je crois que nous pouvons tous être fiers du travail accompli.

M. Sibony

Posté par MCPalestine à 10:47 - ARTICLES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1