24 mars 2008
Un sous-préfet limogé pour des propos 'anti-israélien'
Un sous-préfet limogé pour des propos 'anti-israélien':
La pensée unique nous dit que l'on peut critiquer la Chine, la Russie....
mais qu'il faut éviter les USA, et alors, il y a un pays à ne pas 'toucher' : Israël !
Le ministère de l'Intérieur a limogé samedi soir le sous-préfet de Saintes, en Charente-Maritime. Bruno Guigue n'exerce plus sa fonction, après avoir publié une tribune "violemment anti-israélienne" sur le site internet Oumma.com, explique le ministère. Dans une tribune publié le 13 mars, Bruno Guigue estime notamment qu'Israël est "le seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il ironise également sur les "geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer pendant Shabbat".
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a "été mise au courant mercredi du contenu de cette tribune et a immédiatement décidé de mettre fin aux fonctions" de Bruno Guigue. Enarque, normalien, l'ex-sous-préfet a publié plusieurs ouvrages, dont Proche-Orient: la guerre des mots, et des tribunes sur la situation proche-orientale.
http://oumma.com/Quand-le-lobby-pro-israelien-se
Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l'ONU
Par Bruno Guigue
jeudi 13 mars 2008
Dans sa rubrique « Point de vue » du 27 février 2008, « Le Monde » a généreusement offert ses colonnes à un texte d'une hystérie verbale et d'une mauvaise foi insondables. Les accusations qu'il profère à l'égard du conseil des droits de l'homme de l'ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu'à peine notre stupéfaction : Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel .. On peut facilement compléter la liste tant l'omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien nous est devenue familière.
Le titre sans nuances de cette prose haineuse est déjà tout un programme : « L'ONU contre les droits de l'homme ». Dès les premières lignes, on peut y lire cet appel angoissé : « L'année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme par l'ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d'années, par ses dérives, l'ONU s'est caricaturée ». Inévitablement le lecteur non averti s'alarme : l'organisation internationale serait-elle brusquement devenue suicidaire ?
Mais par bonheur la suite nous éclaire aussitôt sur les préoccupations profondes de nos signataires : « A Durban, en Afrique du Sud, s'est tenue en 2001 la conférence mondiale contre le racisme, à l'initiative des Nations-Unies. C'est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l'Amérique ! » et « mort à Israël ! » et c'est au nom du relativisme culturel qu'on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes ».
Quel rapport entre la géopolitique du Moyen-Orient, manifestement en cause dans les appels à combattre les Etats-Unis et Israël, et l'oppression des femmes que viendrait cautionner le « relativisme culturel » ? Probablement aucun. Mais amalgamer les deux sujets présente l'intérêt polémique de suggérer une pernicieuse concurrence entre les victimes : vous qui condamnez Israël et l'Amérique, vous ne dites rien de la souffrance des femmes opprimées dans les pays musulmans. C'est une antienne dont la rhétorique lobbyiste est coutumière : elle permet de détourner le lecteur occidental de la critique de la politique américaine ou israélienne en fixant son attention sur un problème interne des sociétés moyen-orientales.
Ce rapprochement polémique entre les deux sujets, pourtant, est particulièrement cocasse. L'Arabie saoudite, où le port du voile est obligatoire et les femmes interdites de conduite automobile, est l'alliée historique des Etats-Unis dans la région. Le régime obscurantiste des talibans, lui, a vu le jour sous les auspices d'une CIA qui a prêté ses camps d'entraînement sur le sol américain aux combattants du mollah Omar. En revanche, l'Irak et la Syrie baasistes, plus proches de la norme occidentale en matière de condition féminine, n'eurent pas droit aux mêmes égards. Le premier a été pulvérisé sous les bombes US, la seconde est rangée dans la catégorie des « Etats voyous ». Mais peu importe : les partisans de la politique américaine au Moyen-Orient se croient fondés à donner des leçons en matière d'émancipation féminine.
S'agissant de l'ONU, en outre, on ne s'étonnera guère d'un tel ressentiment de la part des porte-parole du néoconservatisme à la française. Car les résolutions du conseil des droits de l'homme, comme hier les déclarations de l'assemblée générale, ont osé mettre en cause la répression israélienne en Palestine occupée. Les 47 Etats élus par leurs pairs au CDH bénéficient de l'égalité de vote. La sensibilité qui s'y exprime reflète donc une opinion majoritaire qui n'a aucune raison de cautionner l'occupation militaire des territoires arabes. Que les thuriféraires d'Israël, cependant, se rassurent : ces résolutions demeurent symboliques à défaut d'être exécutoires. Mais ce n'est pas suffisant. Il leur faut aussi en stigmatiser le principe par un usage grossier de la calomnie.
C'est à quoi s'emploient rageusement les signataires. « Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s'y constituent, les discours qui s'y tiennent, les textes qui s'y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d'expression, légitiment l'oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales .. Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l'encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l'acte et les violences de demain ».
Symptôme d'une psychose paranoïaque ou monument de la démonologie occidentale : on hésite sur le diagnostic. La seule certitude, c'est que ce réquisitoire contre des forfaits inexistants témoigne d'une inventivité hors du commun. Le conseil des droits de l'homme de l'ONU voudrait « anéantir la liberté d'expression » ? On se demande bien pourquoi et comment. Mais nos interrogations demeurent sans réponse. Nos polémistes annoncent « la mise à mort de l'universalité des droits » par l'ONU elle-même, mais cette mort annoncée reste nimbée de mystère. Aucune citation des résolutions du CDH ne vient étayer cette accusation, et les détracteurs de l'ONU condamnent ses idées supposées avec une violence inversement proportionnelle aux preuves de ce qu'ils avancent. Visiblement, ils préfèrent parler à sa place en procédant directement au commentaire de ce qu'elle est censée avoir dit.
En guise de citations, on doit alors se contenter des propos résumés au style indirect, sans guillemets, qu'aurait tenus M. Doudou Diène, rapporteur spécial sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie auprès de l'ONU. L'intellectuel sénégalais aurait ainsi déclaré qu'« énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste, et que la loi française contre le port des signes religieux à l'école participe du racisme antimusulman ». Seul problème : ces citations sont introuvables. Si chacun de ces énoncés soulève évidemment des objections, encore faut-il qu'il ait été formulé. Une polémique grossière sur des citations qui n'en sont pas : le procédé condamne ses auteurs.
Au demeurant, les seules citations que les idéologues publiés par « Le Monde » auraient dû produire à l'appui de leur propre thèse sont celles du CDH lui-même. Mais ils se gardèrent bien de le faire. Livrant leur interprétation tendancieuse en lieu et place de la pensée d'autrui, ils pérorent gravement en prenant leur fantasme pour la réalité : « La confusion est à son comble, affirment-ils, quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion ». Mais d'où vient cette idée ? Qui l'a émise ? Nul ne le sait. N'importe qui, en revanche, peut vérifier ce qu'a énoncé le CDH sur la question religieuse. Il suffit de consulter les compte-rendus officiels des six sessions réunies depuis sa création en juin 2006.
Le 30 mars 2007, le CDH a ainsi adopté une résolution « sur la lutte contre la diffamation des religions ». Ce texte nuancé insiste sur « le droit de chacun à la liberté d'expression, qui devrait s'exercer de façon responsable et peut donc être soumis à de restrictions, prescrites par la loi et nécessaires pour le respect des droits ou de la réputation d'autrui, la protection de la sécurité nationale, de la santé ou de la morale publiques, et le respect des religions et des convictions ». Sur le plan des principes, ce texte ne diffère guère du droit positif en vigueur dans la plupart des pays, les Etats occidentaux ayant eux aussi entouré l'exercice de la liberté d'expression de certaines limites juridiques. En France, la reconnaissance de la liberté d'expression n'entraîne aucun droit à diffamer son voisin, toute forme d'injure manifestant une discrimination raciale ou religieuse est punie par la loi, et certaines dispositions législatives ont même eu pour effet d'énoncer une vérité officielle sur des faits historiques.
Naturellement, la teneur de cette résolution du CDH n'est pas indifférente au contexte politique lié à la « guerre contre le terrorisme » menée tambour battant par Washington. « Le Conseil se déclare préoccupé par les images stéréotypées négatives des religions et par les manifestations d'intolérance et de discrimination en matière de religion ou de conviction. Il se déclare en outre profondément préoccupé par les tentatives visant à associer l'islam avec le terrorisme, la violence et les violations des droits de l'homme. Il note avec une vive inquiétude l'intensification de la campagne de diffamation des religions, et la désignation des minorités musulmanes selon des caractéristiques ethniques et religieuses depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001 ».
L'adoption de ce texte s'est heurtée à l'opposition des pays occidentaux, mis en minorité lors du vote final. Aucun d'entre eux n'y a vu, toutefois, le danger mortel pour la civilisation universelle que dénoncent les signataires de notre pamphlet antionusien. Au nom de l'Union européenne, la représentante de l'Allemagne « a fait remarquer que, comme l'a établi le rapport de M. Doudou Diène, la discrimination fondée sur la religion ne concerne pas uniquement l'islam, mais également le judaïsme, le christianisme et des religions et croyances venues d'Asie, ainsi que des personnes sans religion. Elle a également souligné qu'il est problématique de séparer la discrimination fondée sur la religion des autres formes de discrimination. Elle a aussi jugé l'utilisation du concept de diffamation contre-productive, préconisant plutôt un texte axé sur la liberté de religion ou de conviction ».
Que ce débat témoigne d'une différence de sensibilité sur les questions religieuses entre pays membres de l'organisation de la conférence islamique (OCI) et pays occidentaux est une évidence. Cela méritait une réflexion sur la sécularisation relative des sociétés concernées et la référence, explicite dans les pays musulmans, à des valeurs religieuses. Mais cette réflexion n'effleura même pas l'esprit de nos intrépides signataires qui, faute d'avoir lu les textes auxquels ils font vaguement allusion, en dénaturent volontairement la signification. Refusant de discuter rationnellement les arguments de l'autre, on préfère le stigmatiser en imaginant une dramaturgie grossière mettant en scène des personnages réels. Ce théâtre de marionnettes, du coup, tient lieu d'argumentaire.
C'est ainsi que nos signataires s'en prennent violemment à Mme Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU. « Elle a participé à une conférence à Téhéran consacrée aux droits de l'homme et à la diversité culturelle, dénoncent-ils. Portant le voile, comme la loi de la république islamique l'exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l'énoncé de principes à venir, ainsi résumés : offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste. Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C'est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d'Israël ».
Encore une fois, l'art de l'amalgame intellectuel atteint des sommets. Mêlant tout et son contraire, le texte publié par « Le Monde » mise sur la confuse indignation du lecteur en anesthésiant au passage son jugement critique. Louise Arbour portait le voile à Téhéran, soit. Mais aurait-elle pu, en Israël, organiser une réunion pendant le shabbat ? Les régimes religieux ont des exigences que n'ont pas les autres. On peut le déplorer, mais ils sont chez eux. L'offense à la religion, dans certains pays, est considérée comme une forme de racisme. Faut-il que nous allions les convaincre du contraire, et de quelle manière ? La peine de mort, enfin, est cruellement appliquée en Iran. Mais les aspects odieux du régime de Téhéran ne le résument pas pour autant, et le régime saoudien n'a rien à lui envier. Surtout pas l'amitié des Etats-Unis, où un président texan a été élu sur sa réputation d'exécuteur intraitable des criminels supposés. Sans parler d'Israël, seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles.
Les diatribes iraniennes contre l'Etat hébreu relèvent, elles, d'un affrontement géopolitique dont l'un des principaux paramètres est l'attitude d'Israël lui-même. S'il avait appliqué la peine de mort aux civils palestiniens avec davantage de discernement depuis soixante ans, il n'aurait pas suscité un tel rejet de la part de ses voisins proches ou éloignés. Sous occupation militaire, amputés d'une partie de leur territoire, ou régulièrement bombardés par son aviation, ces derniers ont d'excellentes raisons de le détester. Mais peu importe. Décidés à instruire à charge contre Mme Arbour pour son séjour à Téhéran, nos polémistes incriminent « son silence et sa passivité », qu'elle aurait justifiés par « le respect de la loi iranienne et le souci de ne pas offenser ses hôtes ».
« Charbonnier est maître chez soi, commentent-ils. C'est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d'opportunité, à la tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique d'une institution internationale impuissante ». On croit rêver. Car, analogie pour analogie, frappante est la ressemblance entre le Reich qui s'assied sur la SDN en 1933 et l'Etat hébreu qui bafoue le droit international depuis 1967. Comme son lointain prédécesseur, Israël, lui aussi, se « soustrait à toute critique d'une institution internationale impuissante ». Et s'il le fait, c'est pour mieux conquérir « son espace vital, de la mer au Jourdain », selon la belle formule employée par Effi Eitam, ministre d'Ariel Sharon, en 2002.
« Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l'acte », philosophent nos signataires. Ils n'ont pas tort : le 29 février, le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï a brandi la menace d'une « shoah » contre les Palestiniens avant de lancer à Gaza la sanglante opération qui fit 110 victimes palestiniennes en une semaine. Quitte à enfreindre un tabou religieux, l'Etat hébreu, manifestement, a franchi un cap sémantique avant de déchaîner sa puissance militaire : il est passé « de la parole à l'acte ».
Mais le meilleur a été gardé pour la fin. « Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues d'avenir radieux ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c'est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l'histoire fut commis ». Lier dans une même trame le 11 septembre 2001 et les résolutions du CDH, il fallait oser. Il est vrai que nous avons affaire à des spécialistes.
« Retour de Dieu en politique », disent-ils. Nos intellectuels savent de quoi ils parlent : Israël n'est-il pas l'Etat confessionnel par excellence ? « Si la revendication d'un coin de terre est légitime, affirmait Theodor Herzl, alors tous les peuples qui croient en la Bible se doivent de reconnaître le droit des juifs ». Bibliquement établie, la légitimité d'un Etat juif en Palestine va de soi : le texte sacré tient lieu de titre de propriété. Pour les sionistes religieux, le retour des juifs en Eretz Israël est inscrit dans le récit de l'Alliance lui-même. Prendre possession de la terre que Dieu a donnée aux juifs fait partie du plan divin, et ce serait le contrarier que de renoncer à cette offrande.
Du coup, aucun compromis n'est possible avec les Arabes. En 1947, le grand rabbin de Palestine martelait le statut théologique du futur Etat juif : « C'est notre forte conviction que personne, ni individu, ni pouvoir institué, n'a le droit d'altérer le statut de la Palestine qui a été établi par droit divin ». Chef du parti national-religieux, le général Effi Eitam expliquait à son tour en 2002 : « Nous sommes seuls au monde à entretenir un dialogue avec Dieu en tant que peuple. Un Etat réellement juif aura pour fondement le territoire, de la mer au Jourdain, qui constitue l'espace vital du peuple juif ». Au moins, c'est limpide.
Rien d'étonnant, par conséquent, à ce que le lobby pro-israélien exècre l'ONU : son appétence pour le droit international est inversement proportionnelle à son engouement pour le droit divin. Il est vrai que l'un est infiniment plus favorable au Grand Israël que l'autre. Percuter les résolutions de l'ONU avec la Thora relève de l'exploit intellectuel et du prodige politique : Israël l'a fait. Pour nos signataires, « c'est au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l'histoire fut commis ». Ce n'est pas tout à fait faux, à condition d'inclure dans l'analyse l'Etat hébreu, cet artefact colonial bâti au forceps sur les ruines de la Palestine au nom de la Bible et de la Shoah.
A propos de terrorisme, l'Etat d'Israël, qui plus est, peut se targuer d'un palmarès hors compétition. Les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982. Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s'extasier sur les prouesses d'une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d'admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat. L'Etat hébreu mérite bien ce concert de louanges que les intellectuels organiques lui décernent à longueur de colonnes. Et quelle outrecuidance, de la part de l'ONU, de vouloir fourrer son nez sale dans les affaires intérieures israéliennes !
A l'instar des pires calomnies, les accusations publiées dans « Le Monde » du 27 février se sont répandues sur la toile. Elles suscitent sur certains blogs des commentaires haineux que l'on ose à peine citer. M. Doudou Diène y est qualifié de « défenseur de la secte du pédophile fou et des adorateurs du caillou ». On y lit que « depuis les invasions musulmanes le croissant fertile est devenu le croissant stérile, et la civilisation a émigré en Occident ». Sur l'ONU, un internaute déchaîné résume à sa façon l'article publié par « Le Monde » : « l'ONU, c'est un ramassis de la racaille islamiste et tiers-mondiste ». Qu'attend-on pour supprimer l'ONU ? Ce sera encore plus simple. Islamophobie déclarée, haine du monde arabe, stupéfiante arrogance occidentale, tout y est. Opération réussie, mesdames et messieurs les intellectuels organiques.
Bruno Guigue
Diplômé de l'Ecole normale supérieure et de l'ENA
Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L'Harmattan, 2003
« Omerta » sur la bombe israélienne
Bruno Guigue
http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Bruno_Guigue.260207.htm
« La faute à l'Iran », une fable géopolitique
Par Bruno Guigue
dimanche 20 août 2006
http://www.cawa.fr/la-faute-a-l-iran-une-fable-geopolitique-article00427.html
Dimanche 23 Mars 2008
INFO ARTEMISIA [info@artemisia-college.org]
Big Bang ou Chaos ? Que veut Israël ?

Big Bang ou Chaos ? Que veut Israël ?
vendredi 21 mars 2008 - Ramzy Baroud
Pourquoi Israël a-t-il attaqué Gaza avec une telle brutalité ?
Les dirigeants israéliens ont-ils imaginé même un court instant que les attaques de leur armée pourraient arrêter et non pas au contraire intensifier les tirs de fusées ou la violence des représailles palestiniennes ? En effet, la violence palestinienne était-elle en rapport avec l’action israélienne ? La saignée infligée par Israël à Gaza était-elle seulement en rapport avec le contexte de Gaza et du Hamas, ou y a-t-il une dimension régionale qui est en grande partie occultée ?
Lors d’un débat sur la chaîne en langue anglaise d’Al-Jazeera, le journaliste israélien Gideon Lévy et le rédacteur-en-chef d’Al-Quds Al-Arabi, Abd Al-Bari Atwan, ont tenté de déchiffrer les actions israéliennes qui, depuis le 27 février, ont entraîné dans Gaza la mort de plus de 120 Palestiniens et de quatre soldats israéliens. Ces attaques ont été suivies d’incursions et d’encore plus de violence, dont une attaque sur une école religieuse juive à Jérusalem.
Lévy expliquait que le ministre israélien de la défense, Ehud Barak, avait voulu démontrer au public israélien qu’il « faisait quelque chose » au sujet du lancement régulier de fusées depuis Gaza. Tout en ne justifiant pas la logique inhumaine et mal inspirée du gouvernement israélien, Lévy était en désaccord avec Atwan quant à la terminologie utilisée. Ce dernier (lui aussi un journaliste exceptionnel) avaient affirmé que les massacres dans Gaza représentaient une forme de « génocide » et « de nettoyage ethnique ».
Les intellectuels arabes, souvent circonspects devant l’utilisation d’une certaine terminologie — puisque les susceptibilités occidentales ne supportent pas que l’on associe Israël au génocide et au nettoyage ethnique — sont devenus moins hésitants après que le ministre israélien adjoint à la défense, Matan Vilnai, ait prévenu les Palestiniens dans un interview radio-diffusée de s’attendre à « un plus grand holocauste ».
Mais la question de la terminologie mise de côté, devons-nous vraiment croire que le massacre honteux dans Gaza — une violation majeure des lois internationales et humanitaires — était censé envoyer un message en direction du public israélien, ou simplement réaliser un génocide ?
Tout d’abord, et de façon non surprenante, l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a semblé ne pas avoir conscience du carnage, puis ensuite d’être neutre dans le meilleur des cas. Elle a d’abord demandé à Israël et au Hamas de cesser leur violence, puis elle a accusé lsraël de vouloir « faire dérailler » le processus de paix (quel processus de paix ?). En conclusion, et seulement après que le Vatican [soyons-lui reconnaissant] ait condamné les massacres israéliens, Abbas a annoncé la suspension de tous les contacts avec Israël.
Quelques jours plus tard, à la suite du voyage de la secrétaire d’état américaine Condoleezza Rice dans la région, Abbas a tourné sa veste. Nabil Abu Rudeineh, porte-parole de la présidence, a cité Abbas comme ayant déclaré : « nous avons l’intention de reprendre les entretiens de paix avec Israël avec l’objectif de mettre fin à l’occupation ».
Au regard du prix élevé que les Palestiniens ont eu à payer lors de la tentative israélienne délibérée de provoquer un « plus grand holocauste », l’accord d’Abbas pour une reprise de ses causeries futiles avec ceux-là même qui ont ordonné la mort de tant de personnes parmi les Palestiniens est une farce, pour ne pas dire plus.
Alors que les réactions palestiniennes, israéliennes et internationales à la violence sont toujours prévisibles, ceci n’explique toujours pas le moment choisi ou les objectifs fondamentaux.
De mon point de vue, historiquement le comportement israélien, indépendamment de ses résultats, est toujours politiquement motivé et il ne manque jamais de garder à l’esprit la situation régionale.
La logique militaire d’Israël relève de deux lignes. L’une est motivée par la « théorie du chaos », l’idée que des événements apparemment mineurs s’accumulent pour avoir des effets complexes et déterminants sur les systèmes dynamiques normaux. Par exemple, Gaza pourrait avoir été attaqué avec l’espoir de provoquer une série d’attaques-suicide qui serait par la suite attribuée à un plan syrien avec financement iranien — provoquant de ce fait une épreuve de force importante au Liban. L’histoire des conflits israélo-arabes démontre combien d’invasions importantes peuvent être justifiées par des événements apparemment mineurs, tels que la guerre contre le Liban en 1982.
Mais Israël est-il capable de supporter un autre conflit au Liban après son misérable — et coûteux — échec en juillet-août 2006 ?
C’est là qu’interviennent les Etats-Unis. Alors que les attaques israéliennes font les titres importants autour du monde, l’USS Cole et deux autres bateaux — dont un navire d’assaut amphibie — faisaient route tranquillement à partir de Malte vers les rivages du Liban. Les bateaux ont été envoyés comme « démonstration de soutien à la stabilité régionale » selon des responsables de la marine américaine.
La période enthousiaste et naïve de l’administration Bush arrivant à son terme et l’engouement du public pour une guerre contre l’Iran s’affaiblissant, Israël ne peut pas se permettre de voir évoluer la situation régionale telle qu’elle se présente : un Hezbollah dominant le sud-Liban, le Hamas dominant Gaza et l’Iran devenant une puissance régionale de plus en plus considérable.
Ceci nous amène à la seconde ligne dans la logique militaire israélienne : la théorie du « Big Bang ». La logique explicite de cette théorie s’applique dans le sens qu’une guerre régionale — accompagnée de mini guerres civiles en Palestine et au Liban avec d’autres tentatives pour déstabiliser l’Iran et la Syrie, pourrait jouer en faveur d’Israël.
Les Etats-Unis ne resteraient à aucune condition à l’écart d’un tel conflit (vu ses intérêts régionaux, ses alliés et sa propre guerre en Irak). Les révélations sur le rôle sinistre joué par l’administration Bush en organisant et en voulant provoquer une guerre civile parmi les Palestiniens, montrent jusqu’où Bush est disposé à aller pour atteindre les objectifs qui sont ceux d’Israël. Encore pire, cela illustre la volonté de divers acteurs arabes et palestiniens de participer docilement aux entreprises sanglantes et coûteuses israélo-américaines.
Avec tout le respect dû à Lévy et à Atwan, je pense que le but principal d’Israël n’était ni d’envoyer un message à son public ni de commettre un génocide — bien que ce ne soient pas des possibilités à exclure. En effet, alors que les bombes pleuvaient sur les malheureux habitants de Gaza, la majorité du public israélien, selon une enquête d’opinion réalisée par l’université de Tel Aviv souhaitait que le gouvernement israélien entre en pourparlers avec le Hamas pour établir un cessez-le-feu.
Tous ces faits — comme cela est démontré par le rôle joué par les Etats-Unis et Israël dans l’instabilité au Liban, dans le harcèlement contre l’Iran, dans les provocations et bombardements israéliens en Syrie — indiquent que les plans israéliens sont régionaux, avec Gaza servant de banc d’essai et de cible à moindre coût à isoler et à brutaliser. Déjà transformé en un massif camp de concentration avec une population en grande partie affamée, Gaza fournit à lsraël le terain parfait pour envoyer des signaux de guerre aux autres acteurs de la région.
(*) Ramzy Baroud est l’auteur de « The Second palestinian Intifada : A Chronicle of a People’s Struggle » et rédacteur en chef de « PalestineChronicle.com »
Site Internet :
www.ramzybaroud.net
13 mars 2008 - Communiqué par l’auteur - Traduction : Claude Zurbach http://www.info-palestine.net
Tibet-Palestine
Tibet-Palestine
Tibet-Palestine
par Alain Gresh
« Les émeutes se sont étendues sur la rue principale de Jérusalem, au début de l’après-midi du 14 mars. Elles avaient commencé un peu avant dans une rue proche, quand deux religieux musulmans avaient été battus par les forces de sécurité (c’est en tous les cas ce que croient les Palestiniens, la version officielle étant que ces religieux avaient attaqué la police israélienne). Une foule de dizaines de personnes se livre à des saccages le long de cette rue, certains hurlant alors qu’ils jetaient des pierres contre des magasins appartenant à des juifs et aussi aux taxis dont la plupart des chauffeurs sont juifs. »
« Les émeutes se sont rapidement propagées à travers les ruelles sinueuses de la vieille ville. Dans ces rues, on trouve de petites échoppes appartenant à des juifs ou à des non-arabes. Des foules se sont assemblées, apparemment spontanément, dans de nombreuses parties du quartier. Elles ont attaqué les boutiques appartenant à des juifs. Tout, de la viande à du linge, a été jeté dans des bûchers. Les émeutiers ont pris plaisir à jeter dans le feu des bombonnes de gaz et à courir se mettre à l’abri quand elles explosaient. Quelques-uns criaient “vive la Palestine indépendante”. »
« Durant des heures, les forces de sécurité n’ont rien fait. Mais de nombreux juifs qui vivaient au-dessus de leur boutique ont dû fuir. S’ils ne l’avaient pas fait, il y aurait eu plus de victimes. Le gouvernement affirme, de manière plausible, qu’il y a eu 13 personnes tuées par les émeutiers, la plupart dans des incendies. Ceux qui sont restés dans leur logement ont gardé les lumières éteintes pour éviter d’être repérés. » (...)
« La destruction a été systématique. Des boutiques qui appartenaient à des Palestiniens étaient marquées par des signes particuliers, elles ont échappé à la destruction. Presque toutes les autres ont été détruites. Il est vite devenu difficile de circuler dans les ruelles à cause des marchandises éparpillées. » (...)
« Quand les résidents ont commencé à se risquer dehors, le 17 mars, l’extension des émeutes est apparue. De nombreuses propriétés appartenant à des juifs, bien au-delà du quartier palestinien, avaient été attaquées. De nombreux immeubles avaient été livrés aux flammes. La porte de la principale synagogue avait été carbonisée... »
Tout cela, vous ne l’avez évidemment pas lu dans la presse. Et pourtant... C’est le compte-rendu des émeutes à Lhassa, rapportées par le seul correspondant étranger sur place, celui de l’hebdomadaire The Economist, le 19 mars, « Trashing the Beijing Road ». J’ai simplement remplacé « Tibétain » par « Palestinien », « Chinois » par « Israélien » ou « juif ». Imaginons le traitement médiatique qui aurait été accordé à cet événement s’il s’était déroulé en Terre sainte.
Il apparaît clairement de ce texte que les émeutes ont été largement suscitées par des Tibétains, qui ont commis de nombreuses exactions. Pourtant, les médias en France en ont peu parlé, car leur grille d’analyse était, à juste titre, que les Tibétains sont opprimés par le pouvoir central qui leur dénie leurs droits fondamentaux, et que l’on ne peut donc simplement « condamner » les exactions commises, aussi injustifiables soient-elles. La question est de savoir pourquoi ce traitement médiatique est rarement accordé aux Palestiniens, alors que les Nations unies considèrent que, en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem, ils vivent sous occupation depuis 1967 ? Les deux situations ne sont pas équivalentes (le Tibet n’est pas reconnu par les Nations unies comme territoire occupé) et il ne faut pas pousser le parallèle trop loin. Pourtant, la comparaison est instructive...
Israël: "Abbas doit choisir entre le Hamas et les négociations de paix"

24.03.2008. Edicom
Israël: "Abbas doit choisir entre le Hamas et les négociations de paix"
http://www.edicom.ch/fr/news
Le président palestinien Mahmoud Abbas doit choisir entre des négociations avec Israël ou une alliance avec le Hamas, a déclaré lundi un responsable israélien après la conclusion dimache d'un accord entre le mouvement islamiste et le Fatah de M. Abbas.
"Mahmoud Abbas doit décider s'il veut poursuivre les négociations avec Israël ou s'il veut renouer une alliance avec le Hamas, car il ne peut pas avoir les deux à la fois", a affirmé à l'AFP ce responsable qui a requis l'anonymat.
Selon un communiqué publié à l'issue d'une rencontre entre le Fatah et le Hamas au Yemen, "les mouvements Fatah et Hamas sont convenus de considérer l'initiative yéménite comme un cadre pour la reprise du dialogue entre eux en vue de revenir à la situation palestinienne antérieure aux événements de Gaza, afin de confirmer l'unité de la patrie palestinienne en tant que terre, peuple et autorité".
"Il ne s'agit que de contacts qui ne mèneront à rien, il n'y aura pas d'accord", a affirmé à la radio militaire Amos Gilad, un haut responsable du ministère de la Défense.
Selon lui, "le Hamas veut que l'Autorité palestinienne et l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) reconnaissent le coup de force qui a lui permis de prendre le contrôle de la bande de Gaza. Si Mahmoud Abbas accepte, le Hamas finira par contrôler la Judée Samarie (Cisjordanie) et cela marquera la fin de l'OLP", a ajouté ce général de
réserve.
"Mahmoud Abbas, s'il veut continuer à diriger le camp de la paix, ne peut pas s'associer avec le Hamas qui prône la destruction d'Israël", a souligné Amos Gilad.
Cité par la radio publique israélienne, le ministre de la Défense Ehud Barak a estimé que cet accord "ne méritait même pas de réaction de la part d'Israël".
"Israël ne négocie pas avec le Hamas qui est une organisation terroriste sauf pour des contacts indirects concernant la libération de Gilad Shalit", a poursuivi M. Barak en évoquant le sort du soldat israélien enlevé en juin 2006 en bordure de la bande de Gaza.
Les radios publique et militaire ont pour leur part cité d'autres responsables israéliens qui ont prévenu que les négociations entre Israël, relancées en novembre dernier sous l'égide des Etats-Unis, seraient immédiatement gelées si le Hamas et le Fatah s'entendaient pour constituer un nouveau gouvernement d'union nationale.
Ces responsables cités par les médias ont toutefois estimé que le Fatah et le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en juin 2007 à la suite d'un coup de force contre le mouvement dirigé par Mahmoud Abbas, ont peu de chance de se réconcilier tant leurs divergences sont profondes.
Ces désaccords sont apparus au grand jour quelques heures à peine après l'annonce dimanche de l'accord conclu au Yémen entre le Fatah et le Hamas.
Le Fatah estime que la restauration du pouvoir de l'Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas dans la bande de Gaza constitue une condition à une reprise des négociations alors que le Hamas refuse ce préalable.
© 2008 AFP
Cheney : pas de pression américaine sur Israël

Arouts7 est proche des colons israéliens
dimanche 23 mars 2008 Arouts7
Cheney : pas de pression américaine sur Israël
par Yael Ancri
dimanche 23 mars 2008 - 09:25
http://a7fr.net/Article/49683
Après avoir visité l'Arabie Saoudite, l'Irak et l'Afghanistan, le vice-président des Etats-Unis, Dick Cheney, est arrivé samedi soir en Israël. Il a été reçu à l'aéroport Ben Gourion par la ministre des Affaires étrangères, Tsippi Livni, puis a rencontré le Premier ministre Ehoud Olmert.
Avant de s'entretenir, les deux hommes ont donné une conférence de presse à Jérusalem. "L'engagement de l'Amérique en faveur de la sécurité d'Israël est durable et inébranlable, comme l'est le droit d'Israël à se protéger contre le terrorisme, les tirs de roquettes et les autres attaques perpétrées par des forces ayant pour vocation de détruire Israël", a déclaré Cheney. Et d'ajouter : "Les États-Unis ne feront jamais pression sur Israël pour qu'il prenne des mesures qui menaceraient sa sécurité."
Cheney a affirmé : "Nous voulons voir un règlement du conflit, la fin du terrorisme qui cause tant d'épreuves aux Israéliens et un nouveau commencement pour le peuple palestinien." Il a cependant précisé que le rôle des Etats-Unis n'était pas de dicter le résultat des pourparlers de paix : "L'obtention d'un accord nécessitera des décisions difficiles et des concessions douloureuses des deux parties. L'Amérique est engagée à
faire avancer le processus"
Le Premier ministre, Ehoud Olmert, s'est déclaré fier de recevoir le vice-président américain. "Vous êtes depuis toujours un important soutien pour Israël. Nous débattrons du problème nucléaire iranien, des pourparlers avec les Palestiniens, du front sud et des activités de la Syrie. Je sais combien les Etats-Unis sont inquiets de la situation dans la bande de Gaza et sur le front sud. Nous attendons d'entendre vos conseils et votre analyse de la situation", a dit Olmert à son interlocuteur.
Olmert a rappelé que Cheney soutenait Israël depuis déjà de longues années : "Je me souviens que vous êtes venu ici après la 1ère Guerre du Golfe, lorsque vous étiez ministre de la Défense."
Le vice-président des Etats-Unis, Dick Cheney, rencontrera également les ministres de la Défense et des Affaires étrangères Ehoud Barak et Tsippi Livni. Il s'entretiendra avec le chef de l'opposition, Biyamin Nétanyahou, et le président de l'Etat, Shimon Pérès.
Lundi, Cheney rencontrera le chef de l'AP, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), et le chef du cabinet palestinien Du Fatah, Salam Fayyad. Des sources issues des services du Premier ministre ont indiqué qu'ensuite Cheney s'entretiendrait de nouveau avec Olmert.
La dernière fois que Dick Cheney s'est rendu en Israël, c'était il y a cinq ans alors qu'il était ministre de la Défense aux Etats-Unis.
La BBC dépasse les bornes

Guysen Israël News
L'agence de presse francophone d'Israël
La BBC dépasse les bornes
Par Stephanie Zenati pour Guysen International News
Dimanche 23 mars 2008 à 15:38
http://www.guysen.com/articles
La BBC dans la ligne de mire d’Israël. La puissante société de médias britanniques se voit aujourd’hui accusée de désinformation. Déjà très critiquée par les autorités israéliennes pour son parti pris à l’égard des Palestiniens, la chaîne anglaise vient cette fois-ci de diffuser une information complètement erronée.
Le 6 mars 2008, le monde entier a les yeux braqués sur Jérusalem. La capitale israélienne vient en effet d’être victime d’un attentat à l’école talmudique Mercaz Harav. Une tuerie, qui fait huit morts.
Les équipes de la BBC, présentes sur les lieux, relayent immédiatement l’information, et quelques heures après le drame, le correspondant Nick Miles explique : "peu après l’attaque, des bulldozers israéliens ont détruit la maison du terroriste. Par la suite, le Hamas a mis en place une tente de deuil sur laquelle flottent des drapeaux du Djihad islamique".
Une information erronée. Car quelques heures après le drame, s’il est vrai que les dirigeants israéliens s’interrogent sur la possibilité juridique de détruire la maison du terroriste, ils y renoncent quelques heures après.
D’ailleurs, les télévisions du monde entier montrent alors des images de la maison de la famille du terroriste, intacte.
Quelques jours après, la BBC "dans l’embarras" est contrainte de reconnaître son erreur.
"Nous tenons à revenir sur une information que nous avons délivrée, vendredi dernier (le 7 mars), au sujet de l’attaque perpétrée par un tireur palestinien dans une yeshiva à Jérusalem.
Nous affirmions alors que la maison d’Ala Abou Dheim à Jérusalem-est, avait été démolie par les autorités israéliennes.
Ce n’était pas vrai et nous tenons à présenter nos excuses à Israël" déclare la journaliste anglaise, Geeta Guru-Murthy, lors d’un flash télévisé.
Il s’avère en effet que les images utilisées par la BBC sont en réalité celles prises il y a quelques mois par l’agence de presse palestinienne Maan.
Il s’agit d’une maison appartenant à un dirigeant du Djihad islamique de Bethléem, Mohammed Shehadek, qui elle, a bien été détruite.
Une erreur de taille pour cette chaîne d’information si populaire, qui contribue à la détérioration de l’image d’Israël.
Et la BBC ne s’arrête pas là. Lors de la récente opération menée par Tsahal dans la Bande de Gaza, le site internet de la société anglaise avait indiqué "qu’Israël prenait délibérément pour cible des civils palestiniens".
"L’armée de l’air israélienne a dit vouloir cibler les lanceurs de roquettes. Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki Moon, a condamné ces attaques lancées à l’encontre des civils palestiniens, les qualifiant d’inappropriés et disproportionnés" a déclaré la chaîne.
Des propos qui ont suscité de vives critiques. Un membre de la communauté juive de Manchester, Hantman Jonathan, a immédiatement adressé une lettre à la direction de la BBC : "l’article publié par le site internet de la BBC est partial dans sa description des opérations menées par Israël. Parler 'd’attaques contre des civils' sans évoquer les attaques à la roquette des Palestiniens, dont Israël est victime sans cesse, ne reflète pas la situation".
Car la BBC s’est autorisée certaines libertés, et a notamment décidé de ne pas retranscrire l’intégralité du discours de Ban Ki Moon.
"Tout en reconnaissant le droit d’Israël à se défendre, je condamne l’usage disproportionné et excessif de la force, qui a tué et blessé de nombreux civils.
Je condamne les attaques à la roquette palestinienne, et j’appelle à la fin de ces actes terroristes".
Une portion de phrase essentielle, qui replace les propos du secrétaire général de l’ONU dans leur contexte.
Une fois encore la BBC a 'présenté ses excuses'. "Nous reconnaissons que nous aurions dû faire références au propos de Ban Ki Moon, lorsque celui-ci condamnait les attaques de roquettes. Nous avons désormais modifié les lignes de notre article à ce sujet, et également supprimé toute allusion à des tirs israéliens ciblés sur la population civile palestinienne".
Autant de dérapage qu’Israël voudrait bien voir cesser.
le Hamas préconise l'unité palestinienne
21/03/2008 RIA Novosti Agence russe
Proche-Orient: le Hamas préconise l'unité palestinienne (presse)
http://fr.rian.ru/world
MOSCOU, 21 mars - RIA Novosti. Le Hamas est prêt à poursuivre les négociations avec les autorités palestiniennes pour rétablir l'unité de l'autonomie, a affirmé le leader du mouvement islamiste, Khaled Mechaal, dans une interview publiée vendredi par le quotidien russe Vremia Novosteï.
"Nous estimons qu'un tel dialogue est nécessaire. Nous acceptons toutes les initiatives de médiation, y compris celle formulée en février dernier par le Yémen, pour réconcilier les Palestiniens", a-t-il souligné.
"Il faut rétablir l'unité entre la bande de Gaza (contrôlée depuis juin 2007 par le Hamas - NDLR) et la Cisjordanie. Nous ne pouvons plus rester divisés", a ajouté M. Mechaal.
A l'issue d'affrontements meurtriers interpalestiniens, en juin dernier, le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza, et la Cisjordanie est restée sous les ordres des forces de sécurité palestiniennes loyales à l'égard du président Mahmoud Abbas.
Selon M. Mechaal, le Hamas est prêt à tout moment à rencontrer la partie adverse pour discuter des dossiers litigieux.
"Il faut le faire au plus vite. Nous venons d'en parler au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, et il s'en est réjoui, a souligné le leader du Hamas. Seulement, les pourparlers devraient être relancés sans préalable."
Le dirigeant du Hamas s'est dit favorable à l'idée d'organiser des élections législatives et présidentielle anticipées en Palestine.
"Nous ne sommes pas opposés à l'idée d'un scrutin anticipé. Il faut créer un gouvernement de coalition. Nous n'avons pas envie de former un gouvernement entièrement composé de membres du Hamas. Il faut aussi régler d'autres problèmes, par exemple celui des services secrets palestiniens, pour éviter qu'ils soient entièrement composés de membres d'un mouvement politique", a résumé M. Mechaal.
Moscou condamne la colonisation israélienne
Moscou condamne la colonisation israélienne
Article publié le 22/03/2008 Dernière mise à jour le 22/03/2008 à 07:03 TU
http://www.rfi.fr/actufr
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, en tournée au Proche-Orient,
a clairement condamné la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie
et a appelé Israël à lever le blocus de Gaza.
Avec notre correspondante à Jérusalem, Catherine Monnet
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
(Photo : AFP)
Sergueï Lavrov est un diplomate qui ne mâche pas ses mots.
Contrairement à son homologue américaine, Condoleezza Rice, qui condamne de façon toujours très mesurée la poursuite de la colonisation en Cisjordanie, le ministre russe des Affaires étrangères a ouvertement exigé la fin de l'expansion des colonies israéliennes.
Il a surtout jugé le blocus de la bande de Gaza « inacceptable » et a rappelé que « le processus de paix nécessite un calme complet ».
Ce ne sont pas seulement les propos de Sergueï Lavrov qui ont de quoi irriter les autorités israéliennes, plus habituées à la clémence américaine qu'à de tels rappels à l'ordre.
L'initiative russe de vouloir absolument organiser une nouvelle conférence de paix sur le Proche-Orient dans le courant de l'année n'est pas vue non plus d'un bon oeil par le gouvernement.
Israël estime qu'il est inutile de refaire une conférence d'Annapolis à Moscou. Le bureau du Premier ministre a d'ailleurs fait savoir qu'Ehud Olmert était réticent à l'idée de se rendre en Russie pour assister à un tel forum, auquel le président palestinien Mahmoud Abbas a également été convié.



