09 février 2008
Sur l’utilisation du terme « génocide » dans le conflit israélo-palestinien.
Sur l’utilisation du terme « génocide » dans le conflit israélo-palestinien.
Cette intéressante question est ouverte et semble
faire débat...
J'aurais tendance à penser que ces tergiversations
sur le terme approprié ou non de « génocide » révèlent surtout, me
semble-t-il, notre aliénation (consciente ou inconsciente) à l'usage autorisé
ou non de certains mots plutôt que d'autres...
Inévitablement, certains mots sont connotés et semblent devoir être soumis à
une grille de lecture bien précise, et particulièrement quand leur usage
rappelle de près ou de loin le génocide juif perpétré sous le régime nazi. Que
certains n’hésitent pas à hisser au rang de seul génocide de l’Histoire. Tous
les autres n’accédant pas à ce « label »…
Tout cela ne traduit-il pas, sans bien nous en rendre
compte sans doute, une certaine culpabilité, palpable jusque dans l'usage même
d'un mot, comme si celui-ci devait être « mérité » par la situation
qu’il recouvre ?...
Méfions-nous
donc... de nous-mêmes, pour commencer.
S'écarter de la définition qu'en donne l'ONU au profit de celle qu'en donnerait
tel ou tel intervenant (sur base de quoi ?... son avis ou son sentiment
personnel est-il un meilleur critère !?) ne me semble pas une démarche
appropriée. Parce qu'elle ouvre la porte à toute interprétation, en fonction du
« camp » dans lequel on se situe, du moment où l'avis est émis, et
d'une foule de critères plus subjectifs les uns que les autres.
Tout au contraire, je pense que dans ce cas (comme dans d'autres), il
conviendrait de coller au plus près à ce que l'ONU propose, afin d'éviter une
interprétation (et dans la foulée, une justice) à géométrie variable.
Peut-être est-il intéressant de parler comme Ilan
Pappé de "génocide lent"... ce qui renvoie à une autre terminologie
onusienne quand il est question de conflit de "basse, moyenne ou haute
intensité"...
Ce genre de nuance peut s'avérer utile, pour autant
qu'elle ne serve pas à camoufler une réalité...
Je pense donc que lorsqu'on examine les critères onusiens de base (les points
a-b-c-d-e, ci-dessous) * qui permettent ou non l'usage du mot
"génocide", plusieurs de ces critères sinon tous y autorisent dans le
conflit qui se déroule en Palestine.
Et si nous y sommes si réticents, n'est-ce pas parce que nous n'avons pas
encore réglé nous-mêmes nos problèmes de conscience vis à vis du génocide juif
et que nous y collons automatiquement une notion quantitative de victimes ?
(Mais alors à partir de combien !?)
Ce qui traduit peut-être bien une forme
d'aliénation...
Par ailleurs, n'y aurait-il qu'un seul terme qui soit vraiment approprié ?
N'est-ce pas-là une nouvelle forme d'aliénation ?
Le plus objectivement possible, et dans le cadre
définit par l'ONU, n'y a-t-il pas dans la situation palestinienne, tout à la
fois :
une politique d'apartheid, entraînant un transfert et
un nettoyage ethnique qui au fil du temps et des évènements qui s'enchaînent
dans cette logique mortifère, prend des allures de génocide... lent ?
Pour ma part, et dans mon prochain livre, c'est en ces termes que j'en parle.
Je ne me censure pas sur cette terminologie, parce que je crois qu'une forme de
génocide est effectivement mise en application par les stratèges israéliens qui
ont l'art de "jouer" sur ces limites... jusqu'à nous y enfermer,
prisonniers de notre propre langage...
Daniel Vanhove –
Observateur civil
09.02.08
* Dans la Convention la Prévention
a - Meurtre de membres du groupe ;
b - Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale
de membres du groupe ;
c - Soumission intentionnelle du groupe à des
conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d - Mesures visant à entraver les naissances au sein
du groupe ;
e - Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre
groupe.

commande du livre : mcpalestine@netcourrier.com
«Si vous détruisez nos maisons vous ne détruirez pas nos âmes. Palestine, descente aux enfers»
par Daniel Vanhove.
336 pages. Editeur Marco Pietteur.
Avec
préface d'Ilan Halévy et avec DVD «Au bord de la mort, nous cultivons
l'espoir», un reportage de 55' tourné en 2002 lors d'une Mission Civile
belge.
25 euros.
Commentaires
Un génocide, vraiment ?
Malgré toute l'estime qu'on doit à son courage et à sa combativité exemplaire, il peut s'avérer délicat, sinon dangereux , voire à effet boomerang, de prendre comme Daniel Vanhove un texte de l'ONU comme référent pour justifier l'usage du mot « génocide »
D'abord , parce qu'il faudrait savoir le contexte de la rédaction du texte de 1948
Ensuite parce que ça ne manque pas de sel s'il a été approuvé par les deux plus gros génocideurs passés présents et futurs de l'époque (les Allemands n'étant pas encore à l'ONU) les Usaméricains et les Soviétiques
Et encore, sinon enfin, parce que quelques mois après cette même ONU démontrait que le choix de son vocabulaire était sérieusement déconnecté du sens qu'il était censé donné à un texte avec la résolution 273 du 11 Mai 1949 qui intégrait un autre déjà génocideur à l'ONU , l'état israélien
Qu'on le veuille ou non, l'ONU n'était déjà pas et n'est toujours pas une bonne référence. La Lybie actuellement a la tête de la commission des droits de l'homme ou un « machin » du genre n'en étant qu'un exemple criant. Si on peut encore rêver de se servir de l'ONU , avec et malgré son secrétaire général aux ordres de l'administration usaméricaine, pour réduire le drame palestinien, tant mieux, mais pas avec estime et respect.
Mais précisément le terme « génocideur » est il vraiment justifié et le plus confome à la réalité du terrain , pour qualifier une les déshumanisantes actions quotidiennes nuits et jours, des gouvernements sionistes criminels israéliens ?
Au « vieux » sens onusien, ou plus exactement d'après le sens commun apparents des mots utilisés par l'ONU , oui, incontestablement. Mais en bonne logique ? Que cherchent les arrogants déshumanisateurs israéliens ? Beaucoup plus que tuer un maximum « d'Arabes », c'est en pousser un maximum à passer les frontières de la Palestine historique . Des habitants des « territoires disputés » (disent certains) , qu'ils méprisent souverainement , guère moins que des animaux, et encore ce n'est pas sûr, car leur bible ne dit-elle pas que ,,,, . De préférence en gardant une réserve « palestinenne » de main d'oeuvre à bas prix et de consommateurs de leurs surplus qui s'ajoute à tous les émigrés asiatiques (ce qu'on oublie que ces « nazis-à-tics » sont théoriquement aussi) qu'ils exploitent.
Vu sous leur angle, et il nous faut impérativement savoir nous mettre sous l'angle de l' adversaire pour en triompher au plus vite, puisqu'ils sont les « agressés », même aux yeux de beaucoup dans le monde, ils ont raison de s'attaquer aux meneurs, et aussi au petit peuple pour qu'il les réprouvent, puisque c'est la seule façon de protéger leur population riveraine de Gaza, alors que , de fait, le mur rend impossible une regrettable opération suicide en Israël. Et ça leur est d'autant plus facile que l'ONU est impuissante et stérile face à la superbe sionsite criminelle.
Il se dit même dans les milieux autorisés que les résistants palestiniens vont se mettre t à s'en prendre à des biens israéliens en dehors d'Israël ? Ou que aidés par d'autochtones, ils enlèveront, entre autres, l'ex-sergent de Tsahal, toujours fière de l'avoir été, Rika Zaraï ? Pourvu qu'ils ne lui fassent surtout aucun lui faire du mal, s'ils veulent implement que les médias dans chaque pays parlent plus objectivement de la cause palestinienne.
Quoiqu'il en soit, parmi les points sur lequels Daniel Vanhove a totalement raison dans son propos, il me semble y avoir celui-ci « Inévitablement, certains mots sont connotés et semblent devoir être soumis à une grille de lecture bien précise,»
Après nous avoir décrit de 2002 à 2004 dans son livre (et son DVD joint) « Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes » , ci-dessus promotionné, la triste réalité palestinienne, à l'occasion de missions où il fit preuve lui-même d'un courage à la fois formidable et admirable, nul doute que ce « petit Belge » comme disait avec admiration le chroniqueur sportif du foot Luc Varenne, dans son prochain livre, nous évitera les travers qu'il dénonce à très juste titre. Et qu'il aura soin de nous convaincre que les militants pro-palestiniens doivent impérativement peser leurs mots pour qu'au plus vite que nos amis palestiniens voient cesser leurs maux pesants.
Paul Haimiste.
La mentalité génocidaire...
Ce serait amusant si ce n'était aussi tragique. Pour aboutir à Israel les sionistes ont génocidé la moitié du monde. De la Russie à l'Europe il ont massacré plus de monde que personne ne l'a fait sur terre, toute leur histoire est faite de génocide de leurs voisins de leurs frères de ceux qui croyaient être leurs amis... Meme au Rwanda il semblerait qu'ils soient derrière le massacre, en intimant "par médias interposés" le sentiment de supériorité raciale qu'ils trainent avec eux depuis deux mille ans. En fait ils sont l'essence de la mentalité génocidaire. Et le talmud est le mein Kampf supreme...
Oser en douter est une honte, que porte l'humanité toute entière. Mais c'est vrai il y a le mythe, shoatique qui a effacé tous les autres, j'oubliais, c'est les vainqueurs qui écrivent l'histoire, et on ne peut leur ôter ce fait, ils gouvernent d'une main de fer le monde entier au point que l'on passe notre temps a tergiverser pour savoir s'ils sont les victimes ou les bourreaux de l'humanité.
Mais ce n'est pas fini, l'Irak est une ruine fumante empoisonnée pour plusieurs milliards d'années, et le reste du moyen orient va suivre, dussent ils génocider les étasuniens pour qu'ils se plient à la tribu d'élite. Les camps sont prêt c'est juste une question de timing...
On mangera peut être du concentré d'étasunien en boite dans les années qui viennent, ça ou des cailloux nul doute que le choix sera absent du menu qu'il prévoient de nous servir. Les éléments se mettent en place pour le génocide final, mais pourvu que les cartes changent de main et que nous ne soyons plus la pâture de cette maladie mentale génocidaire qui a pour nom Sionisme.
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