24 janvier 2008
Action devant le ministère des Affaires étrangères: Pour rompre l'isolement de Gaza
Action devant le ministère des Affaires étrangères: Pour rompre l'isolement de Gaza

A l'appel d'intal et d'autres associations, nous étions une centaine de personnes rassemblées ce 23 janvier 2008, devant le ministère des Affaires étrangères. Ensemble, nous avons exigé la fin du blocus de la bande de Gaza et des sanctions internationales contre Israël. Parmi les manifestants se trouvaient de nombreux membres d'associations et quelques citoyens anonymes accompagnés de leurs enfants.
La manifestation a été ponctuée par divers slogans et allocutions dont celle de Daniel Dekkers. Membre du Groupe Palestine Santé, ce militant de longue date a évoqué la mission médicale qui l'a mené, très récemment, en Cisjordanie et à Gaza. Très ému, il a fait état de la dégradation de la situation dans les territoires occupés. Il a en outre, invité chaque Européen à se rendre sur place en précisant que le danger, dont font grand cas les Israëliens, est avant tout une manoeuvre d'isolement de la population palestinienne.
Nordine Saïdi lui a succédé au micro. Fondateur du Mouvement Citoyen Palestine, le jeune homme a dénoncé le laxisme de la communauté internationale et l'impunité dont jouit Israël qui transgresse depuis longtemps, le droit et les conventions internationales. Or, a-t-il rappelé, il est de la responsabilité des Etats de respecter et de faire respecter les textes qu'ils ont signés. Dès lors, quand contraindront-ils Israël à honorer ses engagements ?
D'autres photos de cette manifestation.
Prochaine action pour exiger la fin du blocus de Gaza, ce vendredi 25 janvier 2008.
Sachez aussi qu'à la fin du mois de février, des représentants d'intal remettront au ministre de la défense, Pieter de Crem l'ensemble des pétitions qu'ils ont récoltées dans le cadre de la campagne "Bombes à sous-munitions au Liban, Israël doit payer". Si vous n'avez pas encore signé notre texte, il n'est pas trop tard.
CYCLE PALESTINE
CYCLE PALESTINE
dans le prolongement
du numéro 119-120
de la revue CONTRADICTIONS
le 1er vendredi du mois
de 18 à 20 heures
au Garcia Lorca
Rue des Foulons, 47 - 49
1000 Bruxelles
vendredi 1er février
- Présentation du cycle "Palestine" (Nadine Rosa-Rosso)
- Présentation de Contradictions (Paul Demunter)
- Leila Shahid (actualité de la question palestinienne)
vendredi 7 mars
- Jean Bricmont (USA, sionisme et Israël)
- Martial Demunter (Culpabilité et Manipulation de la Shoah)
vendredi 4 avril
- Pierre Viart, et Daniel Dekkers (Problèmes de santé et Situation de Gaza)
vendredi 2 Mai
- Paul Delmotte (Historique et évolution de la question palestinienne)
- Luk Vervaet (le Hamas)
Vendredi 6 juin
- Michel Khleifi avec la projection d'un de ses films
UN PEUPLE à L’AGONIE… DANS L’INDIFFéRENCE QUASI GéNéRALE !

UN PEUPLE à L’AGONIE… DANS L’INDIFFéRENCE QUASI GéNéRALE !
Après des années de traitements inhumains tels que nous n’oserions pas les infliger aux animaux de laboratoire, ici et là – en cherchant bien – quelques articles de presse nous rappellent au cas où nous l’aurions oublié, que la situation dans la Bande de Gaza, pourrait devenir une crise humanitaire…
Quelle pudeur de langage quand il est clair que la réalité du terrain devrait être dénoncée d’une toute autre façon, et qu’il faudrait avoir le courage d’expliquer que le gouvernement d’un pays qui se targue d’appartenir au camp de la démocratie, s’ingénie à utiliser les méthodes les plus immondes qui soient dans le but de torturer, de tuer, de supprimer un peuple dans son entièreté…
La population de la Bande de Gaza, que l’on nous présente comme étant sous l’emprise délétère du mouvement Hamas, qualifié de terroriste – bien que démocratiquement élu sous notre contrôle – est surtout sous l’emprise meurtrière d’un gouvernement d’occupation dont quantité de crimes sont patents !
Les rares informations qui nous parviennent se font l’écho du plus fort – l’occupant – qui justifie ses décisions assassines en focalisant l’attention de la Communauté internationale sur le tir de roquettes artisanales Qassam envoyées à l’aveugle par le plus faible – l’occupé – vers le territoire israélien. Elles se gardent bien de rappeler l’essentiel : qu’une population brutalement occupée et bombardée à coups de missiles depuis des décennies tente de se défendre, vaille que vaille, avec ses maigres moyens d’action.
Comme toujours, dans un retournement des faits où Israël est passé maître, les agresseurs se font passer pour les agressés ! Sans vergogne. Et cela marche, semble-t-il. Nos diplomates ne se privent jamais de rappeler aux Palestiniens qu’il faut préserver la tranquillité et la paix de leur bourreau ! Se tenant bien d’imposer à Israël, la moindre sanction malgré tout ce que l’on sait de ses incessantes violations en matière de Droit international…
Ces hauts dignitaires, à l’attention desquels nos éminences serviles multiplient courbettes et repentirs pour des crimes commis par leurs aînés, n’ont de cesse depuis des années de se comporter comme les pires criminels de guerre sans que nous n’ayons le plus élémentaire courage pour en dénoncer les dérives tragiques en terme de Justice et de Droit des peuples.
Dès lors, non contents de poursuivre leur meurtrière politique coloniale, les responsables du gouvernement et de l’Etat major israéliens ont placé la barre un cran plus haut. Ces sinistres élus savent que le manque de courage occidental qu’ils ont pris soin d’alimenter par de multiples rappels expiatoires, permet l’exécution et la mise en place de leurs plus sombres projets. Et qu’au pire, il ne leur faudra essuyer que quelque plainte pour la forme, selon des formules désormais protocolaires et habituelles. Sans plus.
Ainsi, après les avoir spolié de leurs terres, les avoir meurtris dans leurs chairs, les avoir marqués à vie psychologiquement, les avoir encagés par leur politique d’apartheid, il leur est dorénavant possible d’asphyxier les Palestiniens au sens propre du terme en les affamant et en les privant maintenant d’électricité… sans que la Communauté internationale ne se mobilise sérieusement.
Encouragés par l’immunité dont nos politiques les gratifient, ces viles autorités peuvent désormais étaler au grand jour leurs plans les plus sadiques et les plus sordides, sans qu’aucune sanction sérieuse ne soit prise à leur encontre puisque le gendarme du monde, dans ses ballets diplomatiques déplorables, les soutient, quoi qu’ils fassent…
Comme à son habitude, la pleutre Europe regarde, passivement, l’agonie d’un peuple, sans prendre la moindre mesure à l’égard de telles méthodes. Les rares parlementaires qui ont l’audace d’exprimer leur indignation et leur révolte seront vite taxés « d’antisémitisme » par l’habituelle clique de pédants s’empressant de les enfermer dans leur sempiternelle et douteuse argutie …
Une population est exécutée sous nos yeux, tuée lentement et sournoisement, assassinée méthodiquement, et nous ne bougeons pas. Nos gouvernements laissent faire. L’Europe, grande pourvoyeuse de leçons, murmure à peine. Les plus éminents de nos représentants sont pris d’aphonie. Dans ce cas précis, les hérauts si fiers de leur Droit d’ingérence en d’autres circonstances, semblent soudain paralysés, totalement absents. Pas plus les Solana, Kouchner que Sarkozy ne se prononcent… ou alors, dans un consensus désormais élimé et convenu…
Le criminel gouvernement israélien – et tous ceux qui le soutiennent – se régale… Les petits « anges de la mort » qui s’y abritent peuvent poursuivre leurs expérimentations et envisager des « solutions finales ». Ce que d’aucuns pensaient impossible à réaliser est désormais mis en œuvre avec zèle. Des pratiques dignes de l’époque nazie sont appliquées sans retenue à l’encontre d’une population palestinienne abandonnée et démunie de tout. Dans l’indifférence quasi générale de nos très distingués Etats, dits démocratiques…
Désormais, ne parlez donc plus de la Bande de Gaza… Mais du « Camp d’extermination de Gaza »… Vous collerez à la réalité !
L’inertie de nos gouvernements les rend complices de ce qui se déroule en Palestine… Peut-être serait-il urgent de leur faire comprendre que la démocratie à laquelle ils semblent tant tenir dans leurs discours, ne peut tolérer que l’un de ses critères les plus élémentaires, la Justice, se réduise à une matière à privatiser, à négocier, à marchander comme le reste. Mais qu’au contraire, il s’agit de l’appliquer à tous et à chacun. De manière strictement objective. Individu comme Etat ! Même et surtout quand la situation paraît complexe, difficile, voire inextricable.
Avant que le pire n’émerge et rende nos discours, nos idées, nos réflexions dérisoires et caduques au profit d’un embrasement généralisé des rapports entre Etats voisins… il conviendrait d’imposer aux autorités israéliennes responsables de « crimes de guerre », la condamnation claire et sans équivoque qu’elles méritent, ainsi que l’application de sanctions internationales immédiates et non négociables, en cas de persistance de leur cruelle politique !
Daniel Vanhove –
Observateur civil en Palestine
22.01.2008
commande du livre : mcpalestine@netcourrier.com
«Si vous détruisez nos maisons vous ne détruirez pas nos âmes. Palestine, descente aux enfers»
par Daniel Vanhove.
336 pages. Editeur Marco Pietteur.
Avec préface d'Ilan Halévy et avec DVD «Au bord de la mort, nous cultivons l'espoir», un reportage de 55' tourné en 2002 lors d'une Mission Civile belge.
25 euros.
Rompre l'isolement de Gaza
Rompre l'isolement de Gaza
rassemblements à Bruxelles
Vendredi 25 janvier – 17 h00 à 18h00 – Marches de la Bourse de Bruxelles
Renforcement du rassemblement hebdomadaire, organisé par la COCAB, en solidarité avec le peuple palestinien
Lundi 28 janvier – 12h00 à 14h30 – Rond Point Schuman – face au Conseil de l’Europe
Manifestation européenne : « LEVEE DU BLOCUS CONTRE GAZA »
A l’occasion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères qui se réunissent ce lundi 28 janvier, l’Association belgo-palestinienne, avec le soutien de nombreuses associations de solidarité en Belgique et dans les pays européens limitrophes, vous appelle à un rassemblement de solidarité !
Nous voulons dénoncer la situation catastrophique qui prévaut à Gaza et les violations flagrantes du droit humanitaire international par Israël, qui fait subir à un million trois cent mille Palestiniens une punition collective.
Il est urgent de rappeler au Conseil et aux Ministres européens des Affaires étrangères leurs devoirs de faire appliquer le droit international au Proche-Orient.
Info:
ABP: 02 223 07 56
débat avec Dominique Vidal

Vendredi 8 février 2008
Conférence – débat avec Dominique Vidal,journaliste au Monde Diplomatique
à propos de son dernier livre :"Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947 – 1949)"
à l'UPJB, à 20h15
en association avec "Les amis du Monde diplomatique"
Dans cet ouvrage, publié aux éditions de l'Atelier, Dominique Vidal apporte des éléments neufs puisés dans les plus récentes révélations des "nouveaux historiens" israéliens. Il s'agit en fait d'une édition actualisée et augmentée d'un livre précédent : "Le Péché originel d'Israël". Il est désormais impossible de nier la réalité de l'expulsion de 800.000 Palestiniens dans les mois qui précédèrent et suivirent la création de l'Etat juif en mai 1948.
Dominique Vidal porte à la connaissance d'un grand public francophone les apports d'ouvrages dont la plupart n'ont pas été traduits en français.
Adresse : UPJB
rue de la Victoire 61
1060 Bruxelles
PAF : 6 euros (4 euros pour les membres, les jeunes et les chômeurs)
Crime israélien contre le monde.
Gaza – Crime israélien contre le monde.
Mary Sparrowdancer est un journaliste indépendant et l'auteur d'un livre à succès sur le retour du Messie : "The Love Song". Cet article est la première partie d'un rapport qui dénonce les horreurs endurées papr les Palestiniens à Gaza et en CisjordanieLes seigneurs de guerre de la politique actuelle mondiale nous traitent de haut et nous démontrent ouvertement qu'ils se moquent de nos opinions, de nos choix, de nos votes ou de nos protestations. Ils parlent avec conviction, au travers de leurs machines de propagande médiatique, des " libertés", alors qu'en fait, la liberté est leur ennemi et ils travaillent dur pour essayer, en vain, de la briser. Ils ne réalisent pas que la liberté nous appartient, qu'elle n'est pas leur bien qu'ils peuvent détruire.
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Ils parlent de légitimité en même temps qu'ils fanfaronnent en parfait mépris de toutes les lois de la civilité. Ils parlent des terroristes et les montrent du doigt ailleurs, alors qu'ils sont les véritables terroristes qui ont assassiné et déplacé des millions de civils depuis 2001. Ils parlent de leur traitement humain des prisonniers, alors qu'en fait, ils sont consumés et attirés par la violence et la torture à un point qui ferait honte à l'Ancienne Rome. Nulle part les prisonniers sont traités de façon plus honteuse que dans la Bande de Gaza, et ce traitement est créé et rendu possible par les dollars US.
La Bande de Gaza est bordée au sud par les sables et la mystique éternelle de l'Egypte, à l'ouest par la belle Mer Méditerranée, ses plages attrayantes sont un endroit où les rêves de stations balnéaires paisibles ont fleuri, à l'époque, et à l'est, elle est bordée par ce qui était autrefois la Palestine. En 1948, Israël a proclamé son Etat à l'intérieur de la Palestine et a commencé à forcer systématiquement les Palestiniens à quitter leurs terres ancestrales pour construire des colonies exclusivement juives.
Depuis presque deux ans, les forces militaires israéliennes ont complètement encerclé Gaza. Israël a construit des murs hauts, affreux, autour des frontières de Gaza, y compris à la frontière entre Gaza et l'Egypte. Les forces militaires israéliennes patrouillent et attaquent les civils de Gaza par les airs avec des hélicoptères F16 US et des drones. Les blindés et les bulldozers israélo-US attaquent par le sol, donnant l'assaut aux villages de Gaza et aux camps de réfugiés, détruisant les maisons et tuant davantage de victimes palestiniennes. Les navires israéliens stationnent dans les eaux autrefois paisibles au large de Gaza, prêts à bombarder les bateaux de pêche et à massacrer les familles qui pique-niquent tranquillement sur la plage. Avec des frontières bouclées et aucun échappatoire par la terre, la mer ou les airs, près d'1,5 million de Palestiniens sont piégés dans la Bande de Gaza, faisant de celle-ci la plus grande et la plus inhumaine des prisons sur terre.
En septembre 2007, après avoir fermé toutes les frontières, Israël a déclaré la population civile emprisonnée dans la Bande "entité hostile", et a justifié ainsi son plan de blocus des livraisons de toutes fournitures, dont l'eau, la nourriture, le savon, le papier, le textile, le fuel et l'électricité. En ce moment, les civils bloqués à l'intérieur des frontières fermées de Gaza, dont la plupart sont des réfugiés, attendent leur sort, livrés à la force militaire israélienne. Une force militaire créée par les Etats-Unis, et dont les civils ne peuvent se protéger, ni maintenant, ni jamais.
Parlant avec les reporters photo Mohammed al-Zaanoun et Mohammed Omer par mail hier, j'ai demandé si les gens de Gaza avaient accès à l'eau potable. Les deux m'ont répondu : "Non".
"Chère Mary", m'a écrit Mohammed al-Zaanoun, "Gaza a maintenant d'énormes problèmes, l'électricité a été coupée et ils [Israël] n'autorisent pas l'entrée de la nourriture et de l'eau, beaucoup de jeunes ont des infections et meurent à cause de la fermeture des points de passage".
En ce moment, donc, les 1,5 million de personnes piégées à Gaza ont peu ou pas accès à l'eau potable. Les pièces et matériaux de réparation des pompes à eau et des maisons qui ont été bombardées, mitraillées et passées au bulldozer par les forces israéliennes sont interdits de passage aux frontières bouclées. Il n'y a plus d'électricité. Le marché libre au-delà des frontières est bloqué. Le transfert des fonds d'aide d'urgence entrant à Gaza est refusé.
Il n'a plus de ciment, laissant les Gazans dans l'impossibilité d'enterrer correctement ceux qui ont déjà été assassiné par les forces israéliennes. Il n'y a plus de savon. Il n'y a plus de services postaux. Il n'y a plus d'eau en bouteille. Il n'y a plus de médicaments. Les malades se voient refuser l'accès aux soins médicaux au-delà des frontières bloquées, comme le souligne Mohammed. Au cours des trois derniers mois, 70 personnes désespérément malades et innocentes, qui attendaient d'Israël la permission de traverser la frontière pour des soins médicaux, sont mortes. Dans la seule année 2007, les forces israéliennes ont tué sur le coup 290 personnes à Gaza, dont des enfants (ce chiffre ne comprend pas les assassinats en Cisjordanie, ni les morts des suites des blessures). Maintenant, Israël est en train d'affamer les 1,5 million qui restent à Gaza, en même temps qu'il leur refuse l'accès à l'eau potable (Btselem, statistiques 2007)
On peut se demander ce qu'ont bien pu faire les habitants de Gaza pour provoquer une telle démonstration barbare de haine, de rage raciale et de torture collective de la part des forces militaires israéliennes.
Alors que la raison invoquée est que quelques palestiniens à Gaza ont tiré des roquettes Qassam artisanales et rudimentaires vers des colonies israéliennes (en passant sous silence le fait que ces colonies ont été construites sur des terres volées aux Palestiniens), nous savons maintenant que la plupart de ce qui est mis en avant aux informations des grands médias US est loin de la vérité. Une recherche plus minutieuse révèle que le Ministre israélien de la Défense, Yaakov Toran, a dit : "Nous devons nous souvenir que les Qassams sont une menace plus psychologique que physique. D'un point de vue statistique, elles causent peu de pertes…"
Les Qassam, qui ont été tirés sur les colonies israéliennes pour la première fois en 2002, sont extrêmement inefficaces, des roquettes artisanales à courte portée, et lorsqu'elles sont tirées depuis Gaza, elles sont généralement tirées en direction de la colonie israélienne de Sdérot. Sdérot est situé sur les cendres du village palestinien de Nadj. Selon le Docteur Walid Khalidi, les habitants palestiniens de Nadj ont été chassés lors du nettoyage ethnique du village par les colons israéliens en 1948, l'année où Israël a annoncé la création de son Etat. Dans le livre du Dr. Khalidi : "Tout ce qui reste : les villages palestiniens occupés et vidés de leur population par Israël en 1948", Nadj fait partie de la liste des 418 villages ethniquement nettoyés. Plus aucune trace ne demeure de cette communauté paysanne paisible, mais dans les cendres de ce village et des 417 autres racialement nettoyés, on entrevoit la véritable raison derrière le massacre perpétré par les Israéliens, sa rage forcenée et sa violence raciale contre les réfugiés palestiniens.
Selon les lois internationales relatives au Droit au Retour des réfugiés dans leurs maisons, les réfugiés palestiniens doivent être autorisés à revenir sur leur terre ancestrale ou être indemnisés pour ce qu'Israël leur a volé. La vérité toute simple est qu'Israël, avec ses frontières en perpétuelle mutation, ne peut pas continuer à exister si cette loi est appliquée. Israël ne peut pas rendre tout ce qu'il a pris aux réfugiés palestiniens parce chaque colonie israélienne qui tache ce qui était la Terre Sainte, est construite sur la terre volée aux Palestiniens. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la seule loi de "Droit au Retour" que reconnaît Israël est le droit de tous les juifs de la terre à "revenir" sur une terre où ni eux ni le moindre de leurs ancêtres n'ont jamais mis le pied, et à l'appeler "chez moi".
On en vient donc à poser une question critique. Pour protéger "l'Etat" d'Israël dispersé ainsi que toutes ses colonies illégales, et plutôt que de se soumettre aux lois internationales du Droit au Retour, les forces israéliennes essaieraient-elles plutôt de détruire le plus de réfugiés palestiniens possible ? L'une des plus importantes concentrations de ces réfugiés palestiniens est maintenant en captivité, affamée, privée d'eau, bombardée quotidiennement et assassinée lentement par le manque et la rétention des produits de base à Gaza.
Bush a récemment visité Israël, où Olmert l'a "remercié" pour sa promesse d'une aide de 30 milliards de dollars.
Pour ceux d'entre nous qui s'opposent de plus en plus aux activités de l'Etat d'Israël (ainsi qu'aux activités de la machine de guerre US à l'étranger), ce "paquet cadeau" équivaut à obliger tous les Américains à aider et à encourager ce qui apparaît maintenant être un véritable Etat terroriste. Forcer les Américains à soutenir l'armée sioniste israélienne et ces activités terroristes illégales est une abomination. Les Américains ne devraient pas avoir à assister, impuissants, au spectacle des politiciens sionistes de leur gouvernement envoyant de l'argent US à l'Etat brutal et raciste chouchouté par tous les sionistes. C'est particulièrement insigne parce que de nombreux hommes politiques US ont la double nationalité US et israélienne et bénéficient de fréquents voyages et vacances dispendieuses en "Israël", la terre prise par la force aux Palestiniens. Personne ne peut soutenir l'Etat d'Israël et en même temps revendiquer d'avoir fait le serment de soutenir et de défendre la Constitution des Etats Unis.
Noël a été sinistre à Gaza. Pas de vêtements d'hiver ni de jouets, et si peu d'argent pour faire quelques achats. Pas de sucreries pour les enfants. Pas beaucoup de nourriture. Très peu de médicaments. Pas d'eau potable. Mais il reste quelque chose en abondance, quelque chose qu'on n'a jamais pris aux Palestiniens. Quelque chose qu'on peut voir en eux si on prend le temps de regarder. Quelque chose qui continue de m'impressionner profondément et me remplit d'un respect grandissant.
Les Palestiniens ont demandé au monde, patiemment, de les aider à mettre fin à l'occupation israélienne de leurs maisons et de leur terre depuis 60 ans maintenant. En dépit du peu d'aide qu'ils ont reçu et bien qu'ils restent réfugiés sans droits humains sur leur propre terre, il y a en eux quelque chose de particulier. Même 60 ans après, leur esprit n'a pas été brisé. Ils sont restés stables, patients, avec un sens de l'humour et un sourire toujours prêts à jaillir, et ils n'ont pas honte de pleurer quand leur cœur est brisé. Ils n'ont jamais renoncé et ils sont déterminés à vivre encore en paix sur leurs terres ancestrales ; mais il y a encore autre chose, c'est leur élégance. Empêchés de vendre leurs magnifiques fleurs à l'étranger par les fermetures inhumaines des frontières par les USA et Israël, frappés par la pauvreté, sans emploi malgré eux et n'ayant maintenant pratiquement plus rien, ils se sont offerts les uns aux autres ces fleurs invendues pour Noël.
Noël à Gaza a aussi été morne pour mon ami Mohammed al-Zaanoun, même si jusqu'à ce jour je ne l'ai jamais entendu se plaindre de sa propre situation, même lorsque je lui ai posé des questions. Avec l'élégance typique de beaucoup de Palestiniens, il n'attire pas l'attention sur lui-même, ni sur sa propre souffrance. A de rares et brèves exceptions, je ne l'ai jamais entendu parler qu'au nom des autres dont il avait été témoin des souffrances et qu'il avait photographiés.
Je connais cependant ses souffrances personnelles. Alors qu'il photographiait et documentait l'attaque militaire israélienne de juillet 2006 sur les civils de Gaza, il a d'abord été touché par les tirs israéliens au visage et à la main, mais il a continué à prendre des photos. Il a ensuite été visé et touché au ventre par un missile israélien.
Lors de l'impact, la charge s'est fragmentée en plus de 100 éclats à l'intérieur de son corps. Mohammed est tombé par terre, et alors que les sauveteurs se précipitaient pour l'aider, il leur a demandé de faire attention à son appareil de photo."Il y a dans l'appareil des photos qui témoignent de la vérité", a-t-il dit. "Elles aideront à réveiller le monde", a dit Mohammed.
Elles ont aidé à me réveiller.
Mary Sparrowdancer
30-01-08
Source : Rense
Traduction : MR pour ISM
désinformation sioniste

Arouts7 est proche des colons israéliens
mercredi 23 janvier 2008 Arouts7
Le moment de vérité de la solidarité arabe
par Shraga Blum
mercredi 23 janvier 2008 - 19:19
http://a7fr.net/Article/46936
Depuis la création de l’Etat d’Israël, les populations arabes palestiniennes ont toujours été méthodiquement et cyniquement utilisées par leurs «frères» arabes, comme fer de lance contre Israël. En comparaison avec l’accueil et le relogement en Israël (ou ailleurs) des Juifs issus de pays arabes, la constitution de «camps de réfugiés» sur le sol même des Etats arabes entourant Israël, montre à quel point la solidarité arabe n’existe que dans les mots.
Pour ne prendre que le cas de l’Egypte, ce pays n’a jamais accepté, depuis 1948, d’intégrer la Bande de Gaza dans son territoire pourtant infiniment plus vaste que le petit Etat d’Israël. Peu de monde se souvient de la manière dont les autorités égyptiennes ont maté dans le sang un début d’Intifada dans la région de Rafiah, fin 1987, au moment où éclatait la première Intifada en Israël. Quelques rafales de mitrailleuses, pas de caméras, et on n’en parlait plus.
Depuis qu’Israël a procédé au désengagement de la Bande de Gaza, et surtout depuis la «prise de contrôle» de l’Axe de Philadelphie par l’Egypte, ce pays joue un jeu extrêmement ambigu, (même pas), en empêchant systématiquement l’entrée dans le Sinaï de Palestiniens de Gaza, mais permettant allègrement le passage en sens inverse de tout ce qui peut servir à la lutte du Hamas contre Israël.
Mais aujourd’hui, le «couvercle a sauté», et la pression israélienne sur les passages menant d’Israël à la bande de Gaza, a eu l’effet de propulser une partie des Gazaïtes vers le passage de Rafiah «côté Egypte».
Que l’on soit bien clairs : les images d’exode que les médias ont passées en boucle depuis ce matin, n’ont pas grand-chose à voir avec la réalité. Il n’y a ni famine ni épidémie à Gaza. Hier avec les femmes hurlant, aujourd’hui avec les familles munies de valises et de chèvres, le Hamas use et abuse de la corde sensible humanitaire pour prendre à revers un gouvernement israélien qui a eu le «toupet» de sortir enfin un peu ses griffes face aux attaques continuelles contre Sderot et sa région. Mais qu’importe, le fait est là : des dizaines, voire des centaines de milliers de Gazaïtes ont forcé les portes de l’Egypte, laissant ce pays face à ses responsabilités de pays arabe envers une population «sœur».
Que ce soit un effet voulu ou collatéral, le gouvernement israélien a réussi là une belle opération, car d’une part, le Hamas ne peut plus accuser Israël de provoquer une «crise humanitaire», puisque la Bande de Gaza n’est plus hermétiquement fermée, et d’autre part, Israël peut maintenant exiger de l’Egypte qu’elle prenne désormais l’aspect humanitaire de cette population en main.
Selon un expert militaire, «L’Egypte, qui n’a rien fait depuis le début pour empêcher la confrontation entre Israël et le pouvoir du Hamas, doit maintenant assumer les responsabilités de sa politique. Nous nous sommes désengagés de la Bande de Gaza, nous avons reçu des Kassam en retour, à eux maintenant de leur procurer du carburant ou de la nourriture» Mais ce spécialiste a également évoqué les risque que de nombreux terroristes se soient infiltrés dans la masse, et que la frontière israélo-égyptienne devienne une zone à risques. Il a indiqué que Tsahal a renforcé ses effectifs tout au long de la longue frontière qui sépare Israël de l’Egypte. «De toutes façons» a-t-il précisé avec un brin d’humour, «il n’y a rien de neuf. Ce qui se passait avant sous terre, passera maintenant en surface…».
Ainsi, pour se montrer solidaire, il ne suffit pas de voter à l’ONU, de faire des déclarations de bonnes intentions ou de lâcher quelques milliards de manière condescendante. Il faut s’impliquer de manière entière et efficace. Dans ce domaine, les pays arabes ont toujours fait preuve d’une absence remarquée et volontaire envers les Palestiniens.
Même si c’est le résultat d’un immense et machiavélique coup médiatique, la présence de ces centaines de milliers de personnes sur le sol égyptien, est l’occasion idéale pour l’un des plus grands pays arabes de montrer sa solidarité envers d’autres arabes. A voir.
Des Juifs ne se seraient même pas posé la question
Un fossé grandissant entre Israël et la Diaspora

Arouts7 est proche des colons israéliens
mercredi 23 janvier 2008 Arouts7
Un fossé grandissant entre Israël et la Diaspora
par Shraga Blum
mercredi 23 janvier 2008 - 18:11
http://a7fr.net/Article/46932
Le Prof. Yehezkel Dror n’est pas seulement membre de la Commission Winograd. Il est surtout Président de l’Institut de Planification Politique du Peuple juif, et c’est en cette qualité qu’il s’est exprimé à la tribune du Colloque d’Herzlyia. Il a dressé un tableau assez sombre sur tout ce qui touche aux relations entre l’Etat d’Israël et les communautés juives de Diaspora, en pointant un doigt accusateur sur les dirigeants israéliens.
«La solidarité entre Israël et la Diaspora n’est jamais acquise d’avance», explique Dror, «et on assiste en ce moment à une baisse notoire de l’identification de la jeunesse juive de diaspora avec Israël. De manière générale, Israël et la Diaspora ont tendance à s’éloigner de plus en plus». Et s’il est vrai que le pays est sans cesse visité et traversé par des groupes de jeunes Juifs venus de l’étranger dans d’innombrables programmes, les statistiques montrent sans appel qu’il ne s’agit que d’une infime partie de la jeunesse juive de diaspora.
Le Prof. Dror cite huit raisons à ce phénomène inquiétant :
1. Le sens de la vie juive n’a pas le même sens selon que l’on vive en Israël ou en Diaspora.
2. Opposition croissante dans la jeunesse juive américaine à l’idée «d’Etat-nation», et parallèlement, «israélisation» croissante de la jeunesse israélienne laïque au détriment du sentiment d’appartenance au Peuple juif.
3. Composition socio-économique différente en Israël et en Diaspora
4. Différence organique entre l’Etat d’Israël et la notion de «communauté»
5. Détérioration de l’image d’Israël comme société et pays attractifs,
dont on est fier, et vers lequel on émigrerait en cas de difficultés.
6. Accusation envers Israël d’être responsable de la montée de l’antisémitisme musulman en Diaspora.
7. Les Juifs religieux de Diaspora reprochent à Israël de ne pas être «l’Etat juif» de leurs rêves, et de leur côté, les Juifs laïcs estiment que les institutions religieuses ont trop de poids en Israël.
8. Disparition progressive du sentiment de miracle de la création de l’Etat d’Israël après la Shoa, tel que le ressentaient ceux qui ont vécu cette période.
«Pour remédier à ce phénomène et inverser la vapeur, il faut une révolution radicale dans les conceptions qui ont eu cours jusqu’à présent» assure le Prof. Dror. Et de mettre sur la table quelques propositions au service des institutions et organismes concernés : plus grande implication de la diaspora et concertation, dans les décisions de l’Etat d’Israël, notamment sur les questions d’importance nationale ou vitale : avenir de Jérusalem, qui est Juif etc… ; approfondissement de l’enseignement de la notion de «Peuple juif» dans les écoles israéliennes, les universités, et soutien des médias dans cette direction ; amélioration des connaissances des élites israéliennes quant à la composition, l’histoire et la dynamique des communautés de diaspora ; création de nouvelles catégories de statut, permettant par exemple de partager sa vie entre Israël et son pays d’origine ; consolidation des liens de l’Etat d’Israël avec ses citoyens vivant à l’étranger, afin d’en faire des «ambassadeurs» de la cause sioniste, et enfin, renforcement du statut de Jérusalem comme capitale de tout le Peuple juif et de la civilisation juive en général.
«Inutile de dire» précise tout de même le Professeur, «que l’amélioration de l’image d’Israël dans les judaïcités de diaspora, dépend aussi de le manière dont Israël montre l’exemple d’un point de vue politique, social et éthique»
Pour permettre un tel programme, Yehezkel Dror propose la création d’un véritable ministère de la Diaspora, trouvant étrange que le dossier «diaspora» soit géré par le ministère des Affaires étrangères, «comme si les Juifs de diaspora n’étaient pas, eux aussi, la chair de notre chair»…
En résumé, davantage d’éducation sioniste en Diaspora, et davantage d’éducation juive en Israël ! Et surtout : Ahavat Israël !
Le temple de Gaza
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Le quotidien libanais d'expression française
Mardi 22 janvier 2008 L’Orient-Le Jour
LE POINT
Le temple de Gaza
L'article de Christian MERVILLE
http://www.lorient-lejour.com
Le blocus de Gaza se poursuit, entraînant une crise humanitaire sans précédent. Le nombre de tirs de roquettes al-Qassam ne cesse de monter, tandis que la cote de popularité de Mahmoud Abbas poursuit sa dégringolade. Il est évident que l’embryon de machine de paix conçue à Annapolis – et dont on attend la naissance – est grippé. Israël peut, en conséquence, reprendre sa lente et mortelle œuvre de grignotage, arguant du fait qu’en face, il n’existe pas d’interlocuteurs crédibles, capables de saisir la main qui leur est si charitablement tendue. La multiplication des points de peuplement peut se poursuivre en toute quiétude, même si, benoîtement, le monde feint de « déplorer » les boucheries chaque jour commises dans l’enclave. La manne américaine ne cessera pas pour autant de pleuvoir sur « le-vaillant-État-pionnier-qui
Vrai ? Faux ! Car tout le monde sait bien qu’il n’y a pas, à Gaza, de punition collective décidée par l’État hébreu. C’est Shlomo Dror, porte-parole du ministère de la Défense, qui l’affirme : « Tout ce qui se dit depuis quelque temps relève d’une campagne de propagande initiée par le Hamas. » C’est encore Itzhak Levanon, ambassadeur auprès des Nations unies, qui proteste contre « les attaques au vitriol » du rapporteur spécial onusien pour les droits de l’homme et précise que « seuls sont visés les criminels de guerre ». La palme de l’hypocrisie revenant toutefois à Amos Gilad, un autre haut gradé de la Défense, qui déclare sans rire : « Il est évident qu’Israël fera tout pour éviter une catastrophe. » Merci, mais les hélicoptères en ont déjà assez fait, secondés dans leur entreprise par les fournisseurs de fuel à l’unique centrale électrique qui a déjà rendu l’âme.
Essayez donc de faire parvenir toutes ces protestations de bonne foi aux oreilles des enfants qui défilaient hier dans une cité fantomatique, la poitrine offerte au vent glacial d’un hiver particulièrement rigoureux, portant des inscriptions comme : « Arrêtez de nous tuer », ou encore : « Sil vous plaît, protégez-nous. » Il y a aussi ce message désespéré lancé sur le Net, comme la bouteille à la mer d’un naufragé, par la jeune Mona el-Farra : « Nous sommes 1,5 million d’êtres humains condamnés à mourir lentement. Ce n’est pas en se comportant comme ils le font que les Israéliens réussiront à obtenir la paix et la sécurité. » En fait, c’est plutôt un résultat inverse qu’ils obtiennent : depuis les raids (particulièrement meurtriers) de la semaine dernière, près de 150 fusées artisanales ont été tirées sur des zones israéliennes. C’est bien pourquoi Robert Malley, directeur des programmes de l’International Crisis Group, vient de lancer dans le Boston Globe une véritable mise en garde : « Gaza constituera probablement le détonateur de la prochaine guerre arabo-israélienne. »
Les dirigeants en place à Tel-Aviv, déjà empêtrés dans une série de graves scandales et affaiblis par les piteux résultats de la guerre de juillet-août 2006 contre le Liban, se trouvent confrontés aujourd’hui à un dilemme. D’un côté, ils ne voudraient pour rien au monde rééditer l’expérience d’une occupation qui s’est révélée catastrophique, moins encore d’une opération terrestre qui serait coûteuse, probablement stérile même. D’un autre côté, parvenir à une certaine forme d’entente avec le Hamas de Khaled Mechaal reviendrait à renforcer celui-ci et donc à affaiblir Abou Mazen, avec lequel ils viennent de s’engager, sous l’égide de George W. Bush, sur la voie d’une douteuse coexistence. En définitive, il est désolant de constater que rien n’aura été épargné pour aboutir à l’impasse actuelle. Quoi d’étonnant à cela quand on connaît la propension des Israéliens à opter pour la manière forte, l’attrait qu’exercent le désordre et la désunion sur les Palestiniens, enfin la capacité illimitée de l’Administration américaine à multiplier les faux pas à chaque fois qu’elle est sollicitée pour régler un problème.
Classer les Palestiniens en « bons » et « méchants » ne fait, en avivant les tensions, qu’aggraver les problèmes. C’est lorsque les islamistes sont acculés à croire qu’ils n’ont plus rien à perdre qu’ils sont le plus dangereux. À cela on pourrait rétorquer que l’argument est également valable pour le camp adverse. Mais alors, que les uns et les
autres en tirent la conclusion qui s’impose. En se rappelant que c’est à Gaza, dit la légende, que Samson, capturé par ses ennemis (les Philistins !...) et privé de la longue chevelure dont il tirait sa force, finit par secouer les colonnes du temple de Dagon jusqu’à la destruction de celui-ci, dont les décombres furent sa sépulture. Des siècles plus tard, il est évident que Goliath a changé d’identité
Renault se lance dans la voiture électrique en Israël

Renault se lance dans la voiture électrique en Israël
Israël sera-t-il le premier pays à faire de la voiture électrique une réalité à grande échelle ? Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, a signé, lundi 21 janvier à Jérusalem, en présence du président Shimon Pérès, un accord de coopération avec la société américano-israé
Le rôle de Project Better Place, créé en octobre 2007 par Shai Agassi, 39 ans, ancien numéro deux de l'allemand SAP, leader mondial des progiciels de gestion, est d'établir un réseau de bornes de recharge de batteries pour alimenter les voitures électriques fabriquées par Renault. Le gouvernement israélien a lui aussi soutenu le projet. Il a fait voter une loi abaissant à 30 % la fiscalité sur l'achat de voitures propres. En temps normal, l'automobile est taxée à 72 % dans ce pays. Les autorités cherchent à réduire la facture pétrolière tout en souhaitant améliorer les conditions environnementales et sanitaires. Selon un rapport rendu par le ministère de la santé en octobre 2007, 1 250 citoyens israéliens meurent chaque année de cancers provoqués par la pollution environnementale.
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Selon M. Pelata, Israël est le pays idéal pour commencer ce projet : "C'est un tout petit pays où circulent 1 million de véhicules et où 90 % de la population fait moins de 70 kilomètres par jour." M. Agassi a imaginé un système calqué sur la téléphonie mobile. La batterie sera à la voiture ce qu'est la carte SIM au téléphone : l'automobiliste sera propriétaire de la voiture, mais louera la batterie. Lorsque cette dernière sera faible, le conducteur la chargera auprès d'un des 500 000 points de recharge répartis sur le territoire israélien. Il pourra aussi l'échanger. Selon M. Agassi, le coût annuel de la voiture électrique en frais de batteries serait de 60 euros par mois, alors qu'un automobiliste israélien dépense mensuellement en essence quelque 200 euros. Dans un premier temps, Renault acheminera les voitures. en Israël. "La question de construire une usine se posera lorsque le seuil des 10 000 voitures par an sera dépassé", explique M. Pelata.
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Nathalie Brafman
Article paru dans Le Monde - l'édition du 22.01.08

