09 janvier 2008
Les Etats-Unis envisagent une force internationale intérimaire en Cisjordanie
Les Etats-Unis envisagent une force internationale intérimaire en Cisjordanie
Les Etats-Unis préparent le déploiement d’une force intermédiaire pour sécuriser la région. La question de savoir comment traiter la période délicate entre le retrait des forces israéliennes de Cisjordanie et le moment où l’Autorité palestinienne sera en mesure de prendre le contrôle des territoires sous sa souveraineté, sera probablement abordée au cours des discussions entre le président Bush et le président de l’Autorité palestinienne jeudi 10 janvier.
L’envoyé spécial des Etats-Unis pour les questions de sécurité au Moyen-Orient, James Jones, a été chargé de préparer un plan d’ici 6 mois.
Plusieurs options sont prises en compte, dont le déploiement d’une force de l’OTAN ou des forces jordanienne et égyptienne.
James Jones était le commandant militaire de l’OTAN de 2003 à 2005.
Bush devrait également dessiner les contours d’une nouvelle commission tripartite, composée des Palestiniens et des Israéliens sous la présidence des Etats-unis, dont la tâche sera de surveiller que les deux parties remplissent leurs obligations définies par la Feuille de route. Pour Israël, l’arrêt de la construction d’implantations. Pour les Palestiniens, la lutte contre le terrorisme et le démantèlement des organisations
Sources Armées com
Ce que j’ai vu à Modi’in Illit

Ce que j’ai vu à Modi’in Illit
mis en ligne le lundi 7 janvier 2008
par Hagit Ofran
Un des nombreux témoignages sur ce qui se passe dans les territoires occupés, à l’insu de la plupart des citoyens israéliens. Mais le témoin n’est pas n’importe qui : responsable de l’Observatoire de la colonisation de Shalom Arshav, Hagit Ofran est accessoirement la petite-fille du regretté Yeshayahou Leibowitz (voir en fin d’article). Que ceux qui parlent continuellement de « haine de soi » nous épargnent pour cette fois leurs commentaires
Hagit Ofran a remplacé Dror Etkes à la tête de l’Observatoire de la colonisation de Shalom Arshav. Elle est la petite-fille du philosophe Yeshayahou Leibowitz. Sur Leibowitz, voir par exemple : « Un prophète en son pays » (en deux parties : http://www.lapaixmaintenant.org/art... et http://www.lapaixmaintenant.org/art.... Sans nous avancer trop, on peut penser que son grand-père aurait été fier de Hagit.
Depuis longtemps, l’équipe de l’Observatoire de la colonisation de Shalom Arshav informe sur la situation dans les territoires occupés, afin que les citoyens israéliens sachent ce qui s’y commet, en leur nom et avec leur argent. Dans de nombreux cas, les demandes d’information officielles adressées aux instances gouvernementales ne donnent pas grand-chose. Ainsi, notre équipe est forcée de se déplacer dans les zones en question pour constater par elle-même toutes les modifications éventuelles. A l’occasion, l’équipe doit faire face à des menaces de la part des autorités et à des violences de la part des colons. Ce qui suit est le témoignage de ce que j’ai vu aujourd’hui à Modi’in Illit.
Le contexte (témoignages oraux) : dans la colonie de Modi’in Illit, il existe un certain nombre d’enclaves constituées de terres dont sont propriétaires des Palestiniens du village proche de Bil’in. Ces enclaves sont entourées de clôtures, et il est interdit aux colons d’utiliser ces terres. Ce soir (mardi dernier), vers 20h, des colons de Modi’in Illit ont placé deux caravanes dans l’un de ces endroits interdits. Trois villageois de Bil’in sont allés constater le délit et ont appelé la police (qui a pris son temps). Lorsque la grue et le camion transportant les caravanes sont arrivées, les Palestiniens se sont couchés près des roues pour empêcher le déchargement. Ils ont alors été attaqués par des habitants de Modi’in Illit, qui les ont battus jusqu’au sang, et qui ont brisé l’appareil photo et l’équipement qu’ils avaient sur eux.
Quand je suis arrivée sur les lieux quelques minutes plus tard, j’ai trouvé un rassemblement d’habitants de Modi’in Illit, un groupe de soldats et deux officiers de police (Hagit Ofran donne les noms et les numéros de matricule). A leurs pieds gisaient, blessés, Mohammed et Abdallah, de Bil’in. Je me suis approchée d’eux et ils m’ont demandé d’appeler une ambulance. J’ai alors appelé Magen David Adom (équivalent de la Croix-Rouge). Mohammed avait demandé à être transporté dans un hôpital israélien, et j’ai transmis sa demande aux infirmiers et aux policiers, mais ils m’ont répondu que je n’avais pas à leur apprendre leur métier, et ont emmené les blessés au check point. De là, ils ont été évacués vers un hôpital de Ramallah. Les ambulanciers m’ont hurlé que je me trouvais sur leur chemin (je me tenais à une certaine distance des blessés et ils ont dû se diriger vers moi pour me hurler dessus), et d’arrêter de prendre des photos. Les colons, les policiers et les soldats qui entouraient les blessés m’ont hurlé de ne pas m’approcher, de ne pas prendre de photos et de ne pas me mettre en travers de leur chemin. Les soldats comme les policiers m’ont constamment priée de m’éloigner des blessés, « parce que je constituais une provocation. » J’ai répondu que je resterais avec mes amis blessés, mais, sous la pression des colons, les soldats et les policiers ont continué à me repousser et ont menacé de me mettre en état d’arrestation. Entre-temps, une camarade m’avait rejointe et tentait de filmer toute la scène avec sa caméra vidéo, mais elle a été agressée par les colons. Une femme du groupe des colons lui a sauté dessus, l’a poussée violemment et s’est emparée de sa caméra (restituée plus tard par la police). Pendant tout ce temps, les colons m’empêchaient de prendre des photos. A un moment donné, j’ai fait tomber de mon sac les accessoires et les câbles de mon appareil photo. L’un des colons les a ramassés puis me les a remis, mais avant que j’aie pu les reprendre, quelqu’un a dit : « Ne lui rends pas. » Je n’ai plus revu les accessoires.
Les suspects : avant mon arrivée, les blessés avaient désigné leurs agresseurs à la police, qui les a placés en détention. Quelques minutes plus tard, ils ont été libérés. J’ai dit aux policiers qu’il s’agissait d’une agression grave et qu’ils n’auraient pas dû les libérer sans enquête ni arrestation. Les policiers m’ont répondu que tant qu’il n’y avait pas de plainte de la part des victimes, ils ne pouvaient pas procéder à une arrestation. Je leur ai dit : « Mais les victimes sont blessées, elles sont en route vers l’hôpital, elles ne peuvent pas déposer une plainte tout de suite, et puis elles se sont plaintes à vous quand elles ont désigné les suspects, vous l’avez vu. » Mais ils ont répondu : « Ils doivent venir au commissariat pour déposer une plainte. » Entre-temps, les policiers attendaient un officier. Quand il est arrivé, il a libéré ceux qui étaient encore détenus. J’ai essayé d’identifier les détenus dans la foule et photographié quelqu’un qui leur ressemblait, mais je ne suis pas sûre que ce soit lui. L’un des policiers m’a promis que la police obtiendrait les détails sur les suspects et qu’elle me les ferait parvenir. Super.
Les caravanes : bien que la police ait su depuis le départ qu’il s’agissait d’un délit, elle a laissé partir la grue et le camion qui transportait les caravanes sans les immobiliser. En d’autres termes, la clôture a été brisée, la police savait et était présente, il s’est produit une agression grave contre les propriétaires de la terre, mais la police a laissé les caravanes sur place. Des fonctionnaires de l’Administration civile sont arrivés sur les lieux vers 22h, et ont photographié l’objet du délit. L’un de ces fonctionnaires m’a dit qu’il s’agissait de terres privées et qu’il était illégal d’y placer des caravanes. Les blessés, quand ils ont d’abord été évacués au check point, ont été rejoints par des amis israéliens qui les ont aidés. Plus tard, ces amis sont retournés sur les lieux et sont restés toute la nuit. Nous nous sommes rendu compte que, pendant ce temps, quelqu’un avait tailladé les pneus du véhicule de Shalom Arshav. Nous n’avons pas pu quitter les lieux. Nous avons attendu jusqu’à 12h 30 pour être remorqués.
Les dégâts : deux Palestiniens blessés à la suite d’une agression grave, deux pneus crevés, un remorquage et un véhicule de remplacement, un appareil photo et des accessoires lumière appartenant à un habitant de Bil’in cassés, des accessoires photo volés, deux caravanes sur une terre palestinienne privée.
Sur le racisme, la violence et les contradictions que j’ai vus chez les habitants de Modi’in Illit, j’en dirai davantage une autre fois.
Désolée, tout cela est long et sec.
Hagit
Shalom Arshav, 3 janvier 2008
http://www.peacenow.org.il/site/en/...
Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant
Agenda belgo-palestinien
Agenda belgo-palestinien n°9 / Agenda België-Palestina nr 9
Quand? |
Où ? |
Organisateurs |
Activités |
Iedere woensdag, 12u30 |
Leuven (vóór het stadhuis) |
Vrouwen in ’t Zwart Leuven |
Stille Wake: Vrouwen in ’t Zwart – in woede en verdriet – tegen oorlog en geweld, solidariteit met vrouwen van Palestina en Israël |
Tous les vendredis, 16h30 - 18h |
Bxl, Bourse |
Cocabe |
Rassemblement pacifique et silencieux en soutien à la Palestine |
5 - 11 janv. |
Mons, Maison Folie (rue des Arbalestriers 8) |
avec l’aide du CGRI et des Halles de Schaerbeek |
Exposition d’affiches et de clips de jeunes graphistes d’un collectif artistique de Ramallah ZAN Studio (20 affiches et 6 vidéos d’animation) |
12 janv., 10 à 16h |
Bxl, Espace XE |
Association belgo-palestinienne |
Rencontre destinée à présenter l’initiative « 60 ans de dépossession, 40 ans d’occupation » lancée en partenariat avec Actieplatform Palestina et à élaborer le contenu de la campagne qui culminera le 17 mai 2008, journée mondiale de mobilisation |
14 janv., à 19h30 |
La Braise culture asbl (rue Zénobe Gramme, 21 à Charleroi) |
La Braise culture asbl |
Et maintenant…la Palestine ? Conférence-débat Avec Leila Shahid, déléguée générale de la Palestine auprès de l'Union européenne, la Belgique et le Luxembourg et Henri Wajnblum, collaborateur de l'UPJB (Union des Progressiste Juifs de Belgique) Dans le cadre du « Parcours Droits de l’Homme »En prolongement du spectacle « Terres promises » |
18 jan., 20u |
Brussel, KVS (quai aux Pierres de Taille 9 |
KVS |
“Makan” (‘endroit’ en arabe) est la toute dernière création de la musicienne palestienne Kamilya Jubran. Son oeuvre tend vers un minimalisme plus épuré. Elle nous offre dix poèmes arabes de son cru, accompagnés au luth, comme une expression des expériences multiples, paradoxales de la musicienne sur le thème du déracinement. Dans le cadre de “Meeting Point avec le monde arabe”, du 10 au 20 janvier 2008. http://www.kvs. |
20 janv., 10 à 17h |
Hamme-Mille, Maison du Village (rue A. Goemans 7) |
Comité de Coordination des Groupes du Brabant Wallon pour une Paix Juste au Proche-Orient |
Journée d’information et de sensibilisation relative à la Nakba (c’est-à-dire la « catastrophe » de l’expulsion massive par Israël de centaine de milliers de Palestiniens lors de la création de l’Etat d’Israël) |
23 janvier A 19h |
Sutios de Notélé (4c, rue du Follet, 7540 Kain) |
Présence et Action culturelles et Notélé |
Avant première du film : Un cirque en Palestine « un cirque en Palestine » retrace l’histoire d’un rêve, l’histoire d’un projet, le projet d’une école de cirque en Palestine, l’école de l’espoir, l’espoir de vivre un jour en liberté et en paix.( …) Réservation : 02/545.79.11 |
25 janvier, à 19h |
asbl Subterra (33,Rue de Dublin- 1050 Ixelles)
|
Mouvement Citoyen Palestine |
Film "Le temps des prisonniers (Hot House)" suivi d’une table ronde L’équipe du film "Le temps des prisonniers (Hot House)" a pu, pour la première fois, pénétrer dans les prisons israéliennes de haute sécurité. Shimon Dotan, le réalisateur, a pu rencontrer et s’entretenir avec quelques-uns de ces prisonniers palestiniens dans leurs cellules |
3 février, 17h |
Tournai, Cirque Mômes (avenue Leray 33) |
Coordonné par les Halles de Schaerbeek |
Spectacle de l’Ecole palestinienne de cirque |
7 feb., 19u30 |
Borgerhout, De Roma (Turnhoutsebaan 286) |
Gecoordineerd door de Hallen van Schaerbeek |
Voorstelling van de Palestijnse Cirkusschool |
8 février, à partir de 18h30 |
Centre Culturel Arabe W/B (rue de l’Alliance, 2 – 1210 Bxl) |
Centre Culturel Arabe WB |
Vernissage d’une exposition en hommage à Naji Al-Ali Suivi d’un Ciné Club Films : « Naji al-Ali, un artiste visionnaire » ; « Al Gadir (le ruisseau) » ; Défilé de robes palestiniennes Programme complet suivra http://www.culture- |
9 février, 20h30 |
Bxl, Ecole de Cirque |
Coordonné par les Halles de Schaerbeek |
Spectacle de l’Ecole palestinienne de cirque |
16 février, à partir de 18h |
Centre Culturel Arabe W/B (rue de l’Alliance, 2 – 1000 bxl) |
Centre Culturel Arabe WB |
Ciné Club suivi d’un débat avec les réalisateurs Films : « Drying up », Palestine, Palestine », ; Programme détaillé suivra http://www.culture- |
23 février, A partir de 17h |
Centre Culturel Arabe W/B (rue de l’Alliance, 2 – 1000 bxl) |
Centre Culturel Arabe WB |
Ciné Club : « They do not exist »,. « News Time »« Terre de 48 », « All the remains », « Cinéma de guerre et guerre de cinéma » Programme détaillé suivra http://www.culture- |
13 maart, 19u30 |
Lommel, Raadhuis |
De Adelberg - Cultuurcentrum Lommel |
“Van Antwerpen naar Jeruzalem”: Israël-Palestina uitgelegd aan de hand van menselijke verhalen. Lezing door Jennie Vanlerberghe www.actieplatformpa |
14 - 23 maart |
Palestina |
Vlaams Palestina Komitee |
Palestinareis: Als waarnemer optreden in Palestina, de dagelijkse situatie met eigen ogen zien, Palestijnse en internationale organisaties ontmoeten, je solidariteit met de bevolking in woord en daad uitdrukken, .www.actieplatformpa |
fin mars |
Palestine - Israël |
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Mission de personnalités du monde académique, associatif et culturel, signataires de la plate-forme commune « 60 ans de dépossession, 40 ans d’occupation » |
17 mai |
Bxl |
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Journée mondiale de mobilisation sur le thème « 60 ans de dépossession, 40 ans d’occupation » |
15 - 30 dec. |
Palestina - Hebron |
VIA - Union of Agricultural Work Committees |
Werkkamp “Stop occupying Christmas”: De vrijwilligers maken doorheen het werk kennis met de moeilijkheden die de Palestijnse boeren ondervinden sinds de bezetting op het vlak van het verbouwen van de producten en het aan de man brengen ervan. www.actieplatformpa |
Allongement des coupures de courant à Gaza suite aux sanctions israéliennes

Le quotidien libanais d'expression française
mardi 08 janvier 2008 L’Orient-Le Jour
Allongement des coupures de courant à Gaza suite aux sanctions israéliennes
http://www.lorient-lejour.com
L’électricité dans la bande de Gaza va être coupée jusqu’à huit heures par jour, suite aux réductions par Israël des fournitures de carburant, a annoncé la compagnie en charge de la seule centrale électrique de Gaza. « Nous faisons face à une nouvelle crise », a déclaré à l’AFP Rafik Maliha, président de la compagnie. « La quantité de fioul en provenance d’Israël s’élève à peine depuis novembre à 250 000 litres par jour alors qu’il nous en faut 370 000 pour faire fonctionner la centrale à régime normal », a-t-il ajouté. « Ces coupures vont créer une crise majeure dans les hôpitaux et les services de santé, car les générateurs dont ils disposent ne sont pas prêts pour fonctionner huit heures d’affilée », a estimé le directeur de la compagnie de distribution électrique dans la bande de Gaza, Suhail Sakik.
Les autorités israéliennes refusent de révéler un rapport sur les colonies

Le quotidien libanais d'expression française
mardi 08 janvier 2008 L’Orient-Le Jour
Les autorités israéliennes refusent de révéler un rapport sur les colonies
http://www.lorient-lejour.com
Les autorités israéliennes refusent de rendre public un rapport officiel sur la colonisation en Cisjordanie occupée de crainte de l’embarras qu’il causerait, a affirmé hier le mouvement anticolonisation israélien La Paix maintenant. Le ministère de la Défense a demandé la semaine dernière au tribunal du district de Tel-Aviv de cautionner le refus de publier le rapport susceptible selon lui de porter atteinte « à la sécurité de l’État et à ses relations extérieures ». La cour avait été saisie par La Paix maintenant et l’Association pour la liberté de l’information, qui réclamaient toutes deux la publication du rapport élaboré en 2006 par un conseiller spécial du ministère de la Défense, le général de réserve Baruch Spiegel. La cour n’a pas donné sa réponse. Le ministère de la Défense a demandé de présenter ses arguments à huis clos en février sans que les deux ONG ne soient présentes.
Selon le quotidien israélien Haaretz, le rapport en question révèle que des constructions massives ont été réalisées sans permis préalable dans des colonies en Cisjordanie, qu’il s’agisse de points de colonisation sauvages ou d’implantations reconnues par les autorités. Le ministère de la Défense s’est opposé depuis 2006 à sa publication arguant entre autres qu’elle nuirait aux relations avec les États-Unis qui réclament un gel de la colonisation.
« La sécurité de l’État comme la protection de ses relations extérieures servent de prétexte à l’État pour tenter de masquer des faits qui sont visibles au grand jour », a déclaré à l’AFP le secrétaire général de La Paix maintenant, Yariv Oppenheimmer.



