03 janvier 2008
2008...rien ne change pour Naplouse

Naplouse le 03/01/2008
2008...rien ne change pour Naplouse
Alors que tout le monde vient de feter la fin d'une annee et le commencement d'une nouvelle, a Naplouse, les soldats viennent "presenter leurs voeux" a la population.
La nuit fut courte pour les habitants des camps de refugies de Naplouse et le reveil plutot "mouvemente" pour tout Naplouse.
Depuis ce matin, l'armee israelienne assiege la ville de Naplouse, occupe la vieille ville, tire au gaz lacrymogene et a balles reelles sur la population.
Bilan (pour le moment): 4 petites filles qui sortaient de leur ecole furent asfyxiees par le gaz lacrymogene (elles vont mieux), 16 blesses, 10 jeunes hommes arretes et bloques dans une salle des fetes.
La vielle ville est sous couvre feu et tous les axes principaux de la ville sont bloques par les soldats. Les gens ne peuvent circuler ni pour rentrer chez eux ni pour se rendre a leurs lieux de travail. Les enfants sur les toits et dans la rue jettent des pierres sur les chars et enflamment des pneus pour bloquer le passage des jeeps, mais en vain...
2008...rien ne change pour Naplouse...
Nadia
Rice compare l'occupation israélienne à la Ségrégation aux Etats-Unis

Rice compare l'occupation israélienne
à la Ségrégation aux Etats-Unis
Par Lenni Brenner > BrennerL21@aol.com
Brenner est l'auteur de 4 livres, dont Le sionisme à l'époque des dictateurs, Le mur d'acier : le révisionnisme sioniste, de Jabotinsky à Shamir et Le Moindre Mal, Une étude du parti démocrate américain. En 2004, il a publié chez Jefferson & Madison : Sur la Séparation de l’Eglise et de l’Etat : Ecrits sur la Religion et le Sécularisme. Il peut être joint à l'adresse suivante : BrennerL21@aol.com
Mais si un État juif est légitime dans son principe, comment et pourquoi "la seule démocratie au Moyen-Orient", comme Israël se proclame lui-même, finit par ressembler à l'Apartheid d'Afrique du Sud et à la Ségrégation dans le Sud des Etats-Unis, même aux yeux de son propre Premier Ministre et du moulin à paroles international de Bush ?
Qui peut défendre plus la réputation du sionisme que le Premier Ministre israélien? Par conséquent, beaucoup de gens se demandent pourquoi Ehud Olmert a-t'il brusquement annoncé après Annapolis que "si un jour la solution à deux Etats s'effondre et que nous devons affronter une lutte pour l'égalité des droits de vote dans le genre Sud-Africain, alors, dès que cela se produira, l'État d'Israël sera terminé."
("Olmert alerte sur la "Fin d'Israel" BBC, 29/11/07)
Apparemment, il réagissait aux déclarations agressives de la Secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.
Haaretz, le plus prestigieux journal d'Israël, nous dit que :
Dans des conversations privées -- et comme elle l'a dit à Annapolis -- Rice a tendance à comparer l'occupation israélienne dans les territoires à la ségrégation raciale qui était la norme dans le Sud des Etats-Unis. Les checkpoints des Forces de Défense Israéliennes où les Palestiniens sont détenus lui rappellent l'autobus dans lequel elle voyageait alors qu'elle était enfant en Alabama, où les sièges pour les Noirs et les Blancs étaient séparés. Bien sûr, pour les Israéliens, il s'agit là d'une comparaison qu'ils considèrent comme une "identification excessive" de sa part avec la souffrance des Palestiniens. (Aluf Benn, "Qu'est-ce qui presse?" 27/12/07)
Abe Foxman de l'Anti-Defamation League et d'autres apologistes d'Israël crient après l'ex-président Jimmy Carter parce qu'il a attaqué l'apartheid israélien en Cisjordanie.
Et Haaretz affirme que les ultras sionistes américains s'en prennent à Rice pour l'utilisation du terme qui, s'il reste collé à Israël, sera finalement fatal pour le sionisme aux Etats-Unis. Maintenant, ces fanatiques fulminent contre la déclaration d'Olmert. Mais il est plus intelligent qu'eux.
Lorsque Carter et Rice disent ce qu'ils ont à dire, Israël doit négocier avec l'Autorité Palestinienne et les Etats arabes qui la soutiennent, ou affronter l'opposition croissante au sein de l'impérialisme américain de ceux qui sont plus préoccupés par le pétrole arabe que par la campagne de contributions sioniste.
Olmert sait que les divisions croissantes entre Israël et son protecteur ne manqueront pas d'inspirer de nombreux Palestiniens à continuer de lutter contre le sionisme jusqu'à ce qu'il soit vaincu, comme le régime d'apartheid dont il dit lui-même que cela y ressemble.
Bien entendu, Olmert n'abandonne pas le "droit à exister" en tant qu'État juif dans les frontières reconnues par l'Autorité et le monde arabe. Idem pour Carter et Rice.
Mais si un État juif est légitime dans son principe, comment et pourquoi "la seule démocratie au Moyen-Orient", comme Israël se proclame lui-même, finit par ressembler à l'Apartheid d'Afrique du Sud et à la Ségrégation dans le Sud des Etats-Unis, même aux yeux de son propre Premier Ministre et du moulin à paroles international de Bush ?
Soyez certains que nous n'obtiendrons jamais de réponses honnêtes à cette requête de la part d'Olmert, et encore moins de Rice qui ne montre aucun signe de connaissance approfondie de l'histoire sioniste.
Mais il y a effectivement une explication intelligente, et nous la trouvons dans "Le Mur de Fer (Nous et les Arabes)," écrit en 1923 par Vladimir Jabotinsky (1880-1940), fondateur du Mouvement "Révisioniste Sioniste" dans lequel Olmert a grandi.
Même s'il est né dans ce qui est aujourd'hui l'Ukraine, Jabotinsky est russophone et est un écrivain doué dans cette langue et dans beaucoup d'autres.
En effet, ses talents étaient tellement extraordinaires qu'il est rapidement devenu un chef de file sioniste au niveau international et a joué un rôle décisif en obtenant de Londres la mise en place d'une "Légion juive" en 1917 afin d'aider la Grande-Bretagne à prendre la Palestine à l'empire ottoman.
Le sionisme, comme toute idéologie, possède des écrivains qui n'agissent pas et des acteurs qui n'écrivent pas. Mais les combats dans l'armée impériale ont transformé l'écrivain Jabotinsky en un acteur réaliste.
Lisez ses textes sur la "colonisation". Vous comprendrez exactement pourquoi Israël, en dépit de tous les bavardages sur le fait qu'il soit "la seule démocratie au Moyen-Orient", est inexorablement devenu le régime discriminatoire si bien résumé par la "ségrégation" de Rice et "l'apartheid" d'Olmert.
Ils appellent chacun, de façon différente, à une "solution à deux États." Mais Olmert veut un Etat sioniste aussi grand possible en ayant un minimum de victimes israéliennes, et les Palestiniens confinés dans des Bantustans pas plus grands qu'un placard à balais. Rice est prête à être un peu plus généreuse.
Mais la ségrégation ou l'apartheid, religieux ou ethnique, n'ont aucun droit à exister sur un seul centimètre de notre planète.
Après des décennies de lutte, la ségrégation juridique américaine et l'apartheid d'Afrique du Sud sont morts et nous leur avons tous dit bon débarras.
Quand les progressistes Palestiniens et Israéliens agiront ensemble et créeront leur équivalent du mouvement des droits civiques américain et du Congrès National Africain National, le sionisme rejoindra la ségrégation et l'apartheid dans le cimetière réservé aux régimes coloniaux discrédités et battus.
Sources ISM

La Nakba, c'est maintenant

La Nakba, c'est maintenant
Par Serene Assir
Lors d'une interview avec Al-Ahram Weekly réalisée chez elle ce printemps dans le camp de réfugiés de Dbayye, au Liban, elle s'est souvenue que la force de leur expulsion avait été d'"une violence comme je n'ai jamais connu depuis, ou été témoin auparavant. Les Britanniques avaient l'habitude de brûler les maisons, oui, mais les Juifs, ils rasaient nos maisons, ainsi elles n'existaient plus."
Bien que Moussa aura bientôt 80 ans, elle raconte son histoire d'une façon remarquablement détaillée, ressentant peut-être la forclusion du temps.
Elle a transmis d'innombrables fois ses souvenirs à ses enfants et petits-enfants, et à tous ceux qui sont nés réfugiés, pour leur rappeler qui ils sont. Maintenant, à la veille du 60e anniversaire de la Nakba, (la catastrophe) de la création de l'Etat d'Israël en 1948, son récit prend une nouvelle importance.
Sur les 6,5 millions de réfugiés palestiniens dispersés dans le monde aujourd'hui, il y en a très peu qui ont des véritables souvenirs de leur maison.
Souvent, le débat sur la Nakba porte sur l'épuration ethnique des Palestiniens – les plus de 60 massacres, le dépeuplement de plus de 420 villages et la dépossession d'au moins 700000 Palestiniens qui ont culminé en 1948 – comme une chose du passé commémorée chaque année le 15 mai tandis que la pression pour oublier, ou même aller de l'avant est toujours croissante.
Pourtant, alors que nous nous approchons de la 60e année après la création d'Israël, littéralement sur la Palestine, il est important de noter que plusieurs écrivains au cours des dernières années ont souligné la continuité de la Nakba.
En effet, les crimes qui ont culminé en 1948 (mais qui n'ont pas du tout commencé à ce moment-là, comme le prouve l'auteur palestinien Salman Abou Sitta) n'ont pas cessé. Le massacre de Jénine en date du 11 avril 2002 n'est pas, en termes politiques, historiques ou juridiques, distinct du massacre de Deir Yassin le 9 avril 1948.
Non seulement les deux massacres impliquent la perpétration de crimes de masse, y compris l'assassinat d'enfants, mais ils sont aussi des manifestations du refus historique d'Israël du droit à l'autodétermination des Palestiniens -- un droit qui, dans le droit international a un caractère impérieux.
En dépit de l'effusion de sang, du vol des terres et de l'agonie de la dépossession, la justice -- et crucialement le temps – sont irrévocablement toujours du côté de la Palestine.
"Dans tout examen approfondi des crimes internationaux, nous avons besoin de rechercher l'intention qui est à la base du crime", a déclaré l'avocat des droits de l'homme, Amr El Bayoumi, basé au Royaume-Uni à Weekly.
Comme le prouvent des dizaines de déclarations émanant de dirigeants israéliens et sionistes, depuis la création d'Israël jusqu'à nos jours, l'esprit de la politique de l'État israélien n'est rien de moins que la destruction des Palestiniens.
En 1937, David Ben Gourion - le "père fondateur" et le premier Premier ministre d'Israel - a prononcé une phrase à l'évidence criminelle, "nous devons expulser les Arabes et prendre leur place et si nous devons employer la force [alors] nous avons la force à notre disposition. "
Plus brutalement, le Premier Ministre israélien Golda Meir a nié en 1969 l'existence des Palestiniens, en disant : "il n'existe rien de tel qu'un peuple palestinien."
Plus récemment, en 1989, l'ancien premier ministre Benyamin Nétanyahou a commenté, "Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine, quand l'attention du monde entier était portée sur ce pays, pour procéder à des expulsions massives des Arabes des territoires."
Et en 2001, l'ancien ministre du tourisme et partisan de la politique israélienne d'assassinats extrajudiciaires, Rehavam Zeevi, a déclaré que "Tout homme éliminé est un terroriste de moins que nous aurons à combattre."
Ce type de déclarations politiques sont en corrélation directe avec les crimes d'Israël contre les Palestiniens au cours des 60 dernières années, menant au siège actuel –qui constitue une punition collective et est illégal au regard du droit international -- contre Gaza.
En vertu du droit international, une telle destruction délibérée constitue un acte de génocide.
Selon la Convention sur la Prévention et l'Interdiction du crime de génocide, adoptée en 1948, le génocide est défini comme la perpétration d'un ou de plusieurs actes "ayant l'intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux", et suppose, entre autres actes, le meurtre de membres d'un groupe déterminé et aussi la soumission intentionnelle du groupe "à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle".
Fait important, si l'intention est essentielle à la compréhension des crimes de transfert et de nettoyage ethnique d'Israël contre les Palestiniens, il serait historiquement et juridiquement erroné de voir ces crimes en dehors du même cadre que les crimes d'aujourd'hui d'assassinats extrajudiciaires, de punition collective et de privation des droits fondamentaux de l'homme , y compris le droit à la vie, à l'éducation, à l'eau et au travail, et non le moins, le droit inaliénable de revenir dans son pays.
À ce titre, il a été prouvé par des experts juridiques, y compris par Monique Chemillier-Gendreau, que les crimes d'Israël pendant la Nakba sont la persistance des violations; mais pas les violations commises pendant et appartenant au passé. Que l'exécution de la politique de l'État israélien ait été progressive ne l'exonère en aucun cas de sa responsabilité, car il n'existe pas de limites prévues à la réparation des crimes de masse.
En droit international public, "un crime reste un crime tant qu'il n'a pas eu réparation," a déclaré le coordinateur de la Coalition Internationale Habitat et avocat des droits de l'homme, Joseph Shechla, à Weekly.
Les réparations pour les crimes internationaux – comme exposé explicitement dans la Résolution 60/147 de l'Assemblée Générale des Nations-Unies – incluent un rétablissement des victimes dans la "situation originale qui existait avant que les violations ne se soient produites, une indemnisation, une réadaptation, une satisfaction et des garanties de non-répétition des violations.
Si une indemnisation a été proposée par Israel comme réparation pour les expulsions de masse perpétrées pendant des décénnies depuis sa création, elle a été proposée de façon inappropriée, car l'indemnisation est accordée "dans le cadre d'un ensemble. Ce n'est pas un ensemble", selon Shechla.
En outre, l'indemnisation doit être offerte en raison des dommages subis au fil du temps, y compris les loyers accumulés et les profits de l'agriculture dont les Palestiniens auraient bénéficié s'ils n'avaient pas subi la Nakba. "Une manière de calculer serait de regarder l'économie israélienne," dit Shechla.
En tout cas, l'indemnisation n'absout pas Israël de la responsabilité de fournir des indemnisations supplémentaires, y compris la restitution, qui comprend le droit inaliénable au retour. Même parmi les jeunes qui n'ont jamais vu la Palestine, la perspective du retour demeure un objectif sacré.
"Si j'étais en mesure de revenir en Palestine, j'irai immédiatement", a déclaré Arwa Saleh, 25 ans, un journaliste palestinien vivant au Caire. "Pourquoi devrais-je renoncer à mon droit? Je ne peux imaginer que quiconque le ferait."
Ce que révèle une analyse juridique, c'est que la création et la poursuite de l'existence d'Israël – comme le savent parfaitement les dirigeants sionistes israéliens et leurs partisans et leurs donateurs américains et européens -- sont en elles-mêmes des crimes de guerre parce que la fourniture d'une réparation appropriée reviendrait à annuler la Nakba et l'Etat qui a émergé sur son dos.
À cet égard, il serait en aucune manière abusif d'invoquer la responsabilité de la communauté internationale pour sa reconnaissance de l'Etat d'Israël et l'aide -- idéologique aussi bien que matérielle -- qui lui a été fournie depuis des décennies.
Selon Elna Sondergaard, professeur de droit international public à l'Université Américaine du Caire, il incombe aux avocats internationaux, en l'absence d'initiatives pour appliquer une responsabilité d'État, de se charger eux-mêmes de "présenter des affaires devant des tribunaux et des institutions des droits de l'homme", en rapport avec plus de six décennies de crimes perpétuels israéliens contre des Palestiniens.
Un manquement à cette obligation porte atteinte à la foi dans toutes les solutions juridiques, et donc laisse recours à la rébellion -- affirmée comme un droit bien sûr dans la Déclaration universelle des droits de l'homme -- comme seule option possible.
En effet, jusqu'à ce que des mesures juridiques efficaces soient prises, il est inévitable que la résistance directe sera adoptée par un nombre croissant de Palestiniens et d'Arabes dépossédés. En cela, le droit international est de leur côté, à la place de ses propres échecs.
Sources ISM
Jamila Moussa avait 19 ans quand elle et son mari ont fui Kfur Yassine, son village dans Akka, au nord de Palestine. Ils venaient d'avoir leur premier enfant, Nicolas, qui a maintenant ses propres enfants.
Craignant pour sa sécurité, ils ont fui, en espérant qu'ils seraient de retour quelques semaines plus tard. Depuis ce jour, Moussa a connu plusieurs guerres -- mais aucun d'entre elles en Palestine.
Bil’in et la prochaine Intifada
Bil’in et la prochaine Intifada
mardi 21 août 2007
Miko Peled - Kibush
Bien qu’il soit aujourd’hui courant de parler des 40 ans d’occupation, la vérité est que dès le début de son existence, l’Etat d’Israël s’est fait Etat d’occupation et d’apartheid, et que le système d’occupation est là, dans toute sa laideur, depuis le jour de la création d’Israël. D’emblée Israël a nié que le peuple palestinien fût un peuple, et avec l’aide d’un monstrueux appareil sécuritaire, Israël a tenté d’anéantir le peuple palestinien et de rayer la Palestine de la carte.
Après 60 ans d’occupation, d’oppression et de mesures policières, il n’est toujours pas possible de libérer Israël de la poigne étouffante de l’appareil sécuritaire. On peut raisonnablement supposer que ce système de l’occupation ou de la « sécurité » qui suce le sang d’Israël et de la Palestine depuis maintenant 60 ans, ne dédaignera aucun des moyens dont il dispose pour combattre tous ceux qui oseraient menacer sa position inébranlable. Les deux aspects que cet appareil doit conserver pour survivre, sont le caractère raciste d’Israël et l’occupation grâce à laquelle, comme un vampire, il aspire le sang et l’âme des deux peuples.
La réaction violente et disproportionné
La violence est l’oxygène qui donne vie à cet appareil inhumain et c’est pourquoi la menace d’une lutte sans violence lui fait peur. Alors qu’une résistance ayant un caractère violent le renforce et l’établit solidement, la lutte non-violente est en mesure de couper cet appareil de sa source d’oxygène et de le subjuguer une fois pour toutes. Bil’in brandit le drapeau de la lutte non-violente contre l’occupation et il convient de rappeler l’attachement ferme et tenace des gens de Bil’in au principe de la non-violence.
Beaucoup de Palestiniens déclarent, avec raison, que les clés de la paix sont entre les mains d’Israël. Cependant les réalités du terrain montrent qu’Israël n’est pas tourné vers la paix et qu’une autre Intifada est inévitable. Par exemple, pendant que des milliers de prisonniers palestiniens pourrissent dans les prisons israéliennes, les forces de « sécurité » d’Israël, sans être sanctionnées, tuent des Palestiniens innocents, de sans froid et sans distinction. En outre, le vol des terres et la construction du mur de séparation se poursuivent avec entrain tandis que de plus en plus de Palestiniens se retrouvent sans terre ni maison. Il faut espérer que si et quand commencera la prochaine Intifada, les Israéliens attachés à la paix la soutiendront afin qu’elle se fasse sur le modèle de la lutte à Bil’in - celui d’une lutte non-violente menée en commun.
Les buts de la lutte commune doivent être clairs et inclure l’élimination de la discrimination visant les Palestiniens dans tout l’espace d’Israël-Palestine. Ce serait une grave illusion de croire qu’il est possible de mettre fin au conflit israélo-palestinien à l’aide de changements cosmétiques dans le style des accords d’Oslo. Le temps de la cosmétique est passé, tout comme le temps de deux Etats, et seule une entière égalité de droits pour les deux peuples dans leur patrie commune aurait le pouvoir de mettre un terme au conflit.
Certains sceptiques diront qu’il faut être naïf pour tenir pareils propos et d’autres que cette ambition ne se réalisera jamais, mais la réussite de toute lutte est déterminée par la clarté de ses objectifs et l’inflexibilité de ses dirigeants et pas par le défaitisme des sceptiques.
« Occupation » est le nom donné à un régime d’apartheid imposé par Israël dans tout l’espace de la Palestine et ce nom crée l’impression qu’il s’agit d’une situation temporaire. Mais ce régime qui opprime le peuple en Palestine et anéantit le peuple en Israël se maintient depuis maintenant 60 ans. La fin du régime d’occupation constitue un intérêt vital commun aux Palestiniens et aux Israéliens tout à la fois : elle débarrassera une fois pour toutes les Israéliens du joug destructeur qu’est le contrôle policier établi sur un peuple qui lutte pour ses droits et elle débarrassera le peuple palestinien du joug d’une vie de prisonnier sur sa propre terre. Le plus grand obstacle sur la voie menant à la fin de l’occupation et à la fin du conflit, c’est cet appareil appelé « appareil sécuritaire » d’Israël. C’est un ensemble puissant, alimenté comme on l’a dit par l’occupation et qui, comme un cancer incurable, n’est pas près de lâcher prise.
Le discours sioniste affirme qu’il est possible de créer un Etat palestinien à condition que ce soit à côté d’un Etat à majorité juive couvrant la plus grande partie des territoires d’Israël-Palestine. Mais lorsque les gouvernements israéliens parlent d’un Etat palestinien, ils songent à des enclos sur le modèle de Gaza et non pas à un Etat palestinien indépendant. Non seulement la création de ghettos pour emprisonner tout un peuple ne résoudra pas le conflit mais elle conduira à une catastrophe comme nous l’avons déjà vu à Gaza.
Et si l’on évoque Gaza, il convient de rappeler aussi qu’à côté des violentes luttes de pouvoir sur lesquelles les médias se sont appesantis, vivent à Gaza 1,4 million de personnes dont environ la moitié a moins de 18 ans. En d’autres termes, près de 800.000 enfants vivent à Gaza sans protection face aux assauts des expéditions dévastatrices d’Israël. Si on arrêtait un moment la violence, il serait peut-être possible de penser aux moyens de protéger ces enfants et peut-être même leur permettre d’espérer un meilleur avenir. Mais tant qu’Israël emprisonne des gens sur leur terre, sans possibilité de mener une vie normale, les enfants de Gaza n’ont aucune raison d’espérer un avenir meilleur, et il se peut fort bien qu’une autre Intifada, à condition qu’elle soit non violente, constitue pour eux une issue.
Dans un excellent article publié récemment aux Etats-Unis, le Dr Mona al-Farra écrit depuis Gaza que ce n’est peut-être pas le bon moment pour parler d’un Etat unique pour les deux peuples mais que la situation actuelle à Gaza montre indubitablement que le système des bantoustans isolés mène à un échec écrasant. La question qui se pose est celle-ci : pourquoi est-il permis de parler d’égalité des droits partout dans le monde sauf en Israël et Palestine ? Dans les circonstances actuelles, il faut un courage surhumain pour soulever la question que pose le Dr al-Farra - le temps n’est-il pas venu de se dresser face au système qui alimente la violence et d’entamer un processus qui mène à sa fin ?
La réponse à cette question est bien évidemment oui. Il faut lancer une lutte commune, résolue et non violente, une lutte qui sera dure et douloureuse, une lutte qui paralyse l’occupation et contraigne Israël à y mettre fin. Il faut, une fois pour toute, libérer les deux peuples du joug du système maléfique qui les asservit depuis 60 ans déjà et qui leur impose le joug de l’occupation et de la guerre. Israéliens et Palestiniens doivent suivre ensemble la voie de Bil’in et agir ensemble pour mettre fin au conflit et à la violence.
Miko Peled
* L’auteur, Miko Peled, est un militant israélien de la paix qui vit aux Etats-Unis. Il est le fils de Matti Peled, le frère de Nourit Peled-Elhanan, et l’oncle de Smadar Elhanan. Miko Peled et Nader al-Banna, un Palestinien vivant aujourd’hui en Californie, sont à la tête d’une association à la mémoire de Smadar Elhanan et Abir Aramin. Ensemble, ils ont organisé une opération visant à faire venir un millier de fauteuils roulants pour des enfants en Israël et dans l’Autorité Palestinienne, cinq cents de chaque côté.
Miko Peled, Kibush, le 12 août 2007
Traduit de l’hébreu par Michel Ghys
ISRAEL ARABE HACKERS

Arouts7 est proche des colons israéliens
mercredi 2 janvier 2008 Arouts7
Le terrorisme moderne
par Yael Ancri
mardi 1 janvier 2008 - 23:02
http://a7fr.net/Article/45885
Plus besoin de bouger de son ordinateur pour faire du terrorisme. Le
tribunal de la paix de Haïfa a prolongé mardi la garde à vue d'un
adolescent arabe de 17 ans du village de Kara, soupçonné d'avoir hacké
des sites israéliens pour « résister » à sa manière à Israël.
Le juge, M Shiloni, a affirmé qu'il était soupçonné d'avoir pénétré dans
des sites israéliens et d'avoir nuit à leur bon fonctionnement, avec
l'aide de plusieurs hackers arabes, pendant plus d'un an.
Ce n'est cependant qu'il y a un mois qu'a été déposée la première
plainte à ce sujet et que la police a commencé à enquêter en secret sur
cette affaire. Les enquêteurs sont remontés jusqu'au suspect et ont fait
une perquisition à son domicile. Là, ils ont trouvé un ordinateur avec
suffisamment de preuves du fait qu'il était à l'origine des troubles des
sites israéliens s'étant plaints. Par ailleurs, pendant la perquisition
la mère du suspect a essayé de s'opposer à l'enquête.
Le juge Shiloni a indiqué que l'enquête et les preuves collectées chez
le suspect montraient que les intentions de ce dernier étaient
clairement anti-israéliennes. Etant donné qu'il s'agit d'un mineur, le
juge a demandé à la police de finir son enquête au plus vite. En
attendant, "le terroriste on-line" est en garde à vue.


