FREE PALESTINE

Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.

28 novembre 2007

GINSBURGH : EST-CE QUE JE SUIS JUIF ? EST-CE QUE JE SUIS SIONISTE ?

GINSBURGH : EST-CE QUE JE SUIS JUIF ? EST-CE QUE JE SUIS SIONISTE ?

Une partie non négligeable des Juifs ne veut aucun lien avec Israël, ou est très critique de ce pays. Un antisionisme juif existe. Pourquoi eux peuvent et moi pas?

Victor Ginsburgh - Professeur de l'Université Libre de Bruxelles

J'ai eu la maladresse d'écrire qu'à mon goût, mon université était insuffisamment antisioniste. Elle ne l'est pas du tout; moi je le suis. Des amis proches, Moïse R. et Philippe W. ont eu la gentillesse de me demander ce que j'entendais par là. Ils le savaient, eux, mais ils m'ont ainsi donné l'occasion d'y réfléchir. D'autres le feront peut-être aussi, pour autant qu'ils m'adressent encore la parole. Voilà, je dois à Moïse et à Philippe les quelques explications qui suivent. Quant aux autres, aucune raison de me justifier.

Je suis devenu Juif à l'âge de 35 ans, lors d'un séjour à Cracovie alors que je passais devant un cimetière juif où les herbes étaient tellement hautes que l'on ne voyait plus les pierres. Je ne savais même pas qu'Auschwitz était là, à quelques kilomètres. Auschwitz, et ailleurs, où avaient disparu, disait ma mère, 56 personnes de la famille.

C'est quoi, pour moi, être Juif?

Mendès-France à qui l'on posait la question aurait répondu: «Je suis né Juif; les antisémites me considèrent comme Juif, et mes enfants savent qu'ils sont Juifs.» Freud se décrivait comme quelqu'un «qui est complètement étranger à la religion de ses pères» - aussi bien qu'à toute autre religion - et qui ne peut partager des idéaux nationalistes, mais qui cependant n'a jamais répudié son peuple, qui sent qu'il est un Juif dans sa nature essentielle et qui n'a aucun désir d'altérer cette nature. Si la question lui était posée: «Puisque vous avez abandonné toutes ces caractéristiques communes à vos compatriotes, que vous est-il resté qui soit Juif?», il répondrait: «Enormément et probablement sa véritable essence». Voilà pour mon état de Juif. Rien de plus, rien de moins.

C'est quoi, pour moi, être sioniste ou antisioniste?

Si c'est ce qu'écrivait, en 1914, Moshe Smilansky, qui était à la tête de l'Union des agriculteurs juifs de Palestine, alors je suis sioniste: «Il n'y a pas, à mon avis, d'antagonisme entre l'aspiration nationale arabe et l'aspiration nationale juive. Il n'y en a pas, parce que la terre de notre espérance n'est qu'un petit coin au milieu des vastes pays dans lesquels le peuple arabe est de par son nombre l'élément décisif. Il n'y en a pas pour nous, parce que la perspective dans laquelle nous envisageons notre avenir, n'est pas politique, ni étatique, mais bien économique et culturelle… Et la Palestine, du fait qu'elle est économiquement et culturellement le pays des Juifs, sera un rapport substantiel à la fédération turco-arabe à venir.» Et il faut reconnaître que la réussite dans ces domaines est éclatante.

Evidemment, depuis lors, il y a eu Auschwitz. Et aussi, en 1948, l'indépendance de l'Etat d'Israël. «Si l'on ne considère que l'objectif politique du sionisme tel qu'il fut défini par Herzl, à savoir la création d'un Etat juif souverain en terre d'Israël, cet objectif a été atteint avec la proclamation d'Indépendance.» Plus besoin de sionisme. Je souscris.

Ce qui serait oublier les deux autres objectifs du sionisme. Le premier, le «rassemblement des exilés» en terre d'Israël, devient l'objectif principal de l'Organisation sioniste. Comme je ne me suis jamais senti exilé, je ne suis pas sioniste.

Il devient cependant assez rapidement clair que certaines communautés (celle des Etats-Unis par exemple), se trouvent bien en Diaspora et n'émigreront pas, ou peu. On réaménage alors l'objectif: «est considéré comme sioniste tout Juif qui soutient et aime Israël, qui veut l'aider et le renforcer, et qui accorde une place centrale à l'Etat d'Israël comme vecteur de son identité juive.» Mais moi, j'aime aussi le Guatemala, pourquoi dois-je choisir entre l'Amérique Centrale et le Moyen-Orient et accorder à Israël le pouvoir de représenter mon identité juive. Je reste non-sioniste.

Suit, en 1967, la Guerre des Six Jours et l'occupation de Gaza et de la Cisjordanie. Pour les sionistes religieux «la “libération” de Jérusalem et des terres bibliques constitue un pas de plus dans la Rédemption… (et) la continuation de l'oeuvre sioniste exigeait que l'on annexe ces territoires, qu'on les repeuple immédiatement de Juifs, qu'on y multiplie les colonies, qu'on y défriche la terre» et que l'on arrache les oliviers plantés par les paysans palestiniens. Ce qui est mis en oeuvre par tous les partis, y compris le parti travailliste. Là je ne me pose pas de question et deviens franchement antisioniste.

Mais la gauche israélienne veille…

Pour Shalom Archav, le mouvement de la paix, «les colons des territoires se trompent et trompent le reste de la population… Ils oublient les buts les plus fondamentaux du sionisme, (qui consistent) à créer une société juive morale et humaniste, juste et pacifique, soucieuse du respect de l'Autre». Me revoilà sioniste, voire «postsioniste».

Que disent les postsionistes? Ils remettent en cause «les valeurs et les références collectives de la société israélienne… (qui) ne sont plus nécessaires… Israël (devrait être) purgé des ses composantes sionistes et (devenir) un Etat pluraliste et démocratique comme les autres. La religion deviendrait l'affaire privée de chacun, l'Etat perdrait son caractère juif, la nation regrouperait des citoyens parfaitement égaux sans avoir besoin de mentionner leur origine». J'applaudis, fini le sionisme.

Mais il y a plus. Une partie «non négligeable des Juifs ne veut aucun lien avec Israël, ou est très critique de ce pays. Un antisionisme juif existe». Pourquoi eux peuvent et moi pas?

Pourquoi ne pas suivre ce que disait, déjà en 1965, Friedmann dans «Fin du Peuple Juif» :

«Gardons une petite place pour notre inquiétude; maintenons quelques îlots d'angoisse juive, au moins dans la Diaspora, comme il y a des parcs protégeant des espèces végétales ou animales, menacées par les stupides massacres des hommes, quelques réserves de féconde, de salutaire angoisse d'où pourront (peut-être) jaillir des explosions prophétiques dont ce monde aurait tant besoin».

Ou Hannah Arendt:

«La représentation par Herzl du peuple juif comme encerclé… par un monde hostile a conquis aujourd'hui le monde sioniste… Que cette évolution ne nous surprenne pas ne rend pas cette représentation plus exacte, mais seulement plus dangereuse. Si nous sommes vraiment face à des ennemis déclarés, ou dissimulés de tous côtés, si finalement le monde entier est contre nous, alors nous sommes perdus».

Pourquoi Freud serait-il le seul à pouvoir dire ce qui suit, et que j'emprunte à Peter Gay, «Freud, une vie» :

«Einstein, semble-t-il, avait demandé (à Freud) de prendre parti publiquement en faveur du sionisme, et Freud avait refusé: «Quiconque veut influencer la foule doit avoir quelque chose de retentissant, d'enthousiaste à dire, et mon jugement pondéré et nuancé sur le sionisme ne va pas dans ce sens… Je ne crois pas que la Palestine deviendra jamais un Etat juif, et que le monde chrétien ou musulman acceptera jamais de laisser leurs sanctuaires aux mains des Juifs. J'aurais mieux compris que l'on ait fondé une patrie juive sur un sol vierge, non grevé historiquement». Il regrette de voir «le fanatisme irréaliste» de ses frères juifs éveiller la méfiance des Arabes. «Je ne puis trouver en moi l'ombre d'une sympathie pour cette piété fourvoyée qui fabrique une religion nationale à partir du mur d'Hérode, et pour l'amour de ces quelques pierres, ne craint pas de heurter les sentiments des populations indigènes»».

Ceux qui me connaissent, ne fût-ce qu'un peu, savent que ce que je viens d'écrire sur mon «antisionisme» n'est pas en contradiction avec mon soutien de toujours à l'existence de l'Etat d'Israël. Avec, pour souhait cependant, qu'il soit peuplé de nombreux Amos Oz.

Bien sûr, il est possible de s'opposer à la politique israélienne sans pour autant être antisémite. Toutefois, cette distinction devient de plus en plus difficile à maintenir.


Mardi 27 Novembre 2007



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Fiction contre réalité en Palestine/Israël

Fiction contre réalité en Palestine/Israël

mercredi 28 novembre 2007 - Kathleen et Bill Christison - CounterPunch

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« Israël a-t-il le droit moral de continuer l’occupation ? »

Les gros titres pour Annapolis

L’Institution Annapolis - comme pourraient l’appeler ceux en Israël, en Palestine et aux Etats-Unis qui ont tout intérêt à donner au sommet d’Annapolis un semblant de sérieux - suscite un élan d’enthousiasme, étrangement irréel à l’approche de la conférence ; un élan qui prédit son succès impossible et prétend exprimer une volonté nouvelle américaine d’élaborer une certaine paix. La plupart des Palestiniens, profondément sceptiques, n’y croient pas.

Dans une brume d’irréalité, les gros titres de Ha’aretz de dimanche, 25 novembre, se sont félicités du retour triomphal des Etats-Unis à la direction du Moyen-Orient et du monde pour avoir organisé avec brio le sommet, après des années de déboires dans la région. Un journaliste éminent de Ha’aretz, habituellement réaliste, y déclare que les Etats-Unis « redevenaient le leader du Moyen-Orient » et qu’ils feront passer, à Annapolis, ce message que « lorsque les Etats-Unis lancent une convocation, le monde vient à leur côté ». Le journaliste apprécie cela, bien sûr, comme un grand coup de fouet donné aux intérêts d’Israël. D’autres titres voient comme une « victoire » (pour Israël et les USA) la décision des dirigeants arabes de participer au sommet et donc de le légitimer, et prédisent que ces rebondissements seront un « coup sérieux » porté pour l’affaiblissement du Hamas.

D’une manière déconcertante, les Palestiniens rattachés à l’Autorité palestinienne s’expriment pareillement, quoiqu’en termes moins excessifs, à propos de perspectives de progrès réels avec Annapolis et semblent s’accorder avec un commentateur israélien éminent qui veut nous faire croire que l’administration Bush serait enfin prête à « s’engager » pour accélérer la conclusion d’un accord de paix sur deux Etats. Ces Palestiniens de l’establishment, d’après un analyste palestinien sérieux, sont pratiquement prêts à tout pour que l’Amérique s’implique, seul espoir à leurs yeux de rompre avec l’intransigeance israélienne et d’avancer vers un accord de paix. Ils pensent que maintenant que les Etats-Unis se sont engagés et soutiennent Mahmoud Abbas, le processus de paix aura quelque crédibilité, et ils agissent en fonction de cette hypothèse naïve qu’en gagnant un processus de paix, ils gagneront la paix.

Mais, dans la vie réelle, celle où les Palestiniens connaissent la sinistre réalité quotidienne de l’occupation et l’expérience de deux décennies gaspillées en efforts stériles pour construire la paix, toute référence à Annapolis est accueillie avec cynisme et mauvaise humeur. Aux allégations de ceux au pouvoir qui prennent leurs désirs pour des réalités, disant que Condoleezza Rice comprend bien la position des Palestiniens pour Annapolis, l’homme palestinien de la rue répond en passant une brève vidéo sur son téléphone portable - un clip si largement diffusé qu’il est difficile de trouver quelqu’un qui ne l’a pas vu -, une vidéo qui montre une Rice, charmeuse, faisant voleter ses boucles brunes, se dandinant, tressant des couronnes aux dirigeants arabes « modérés » assis devant elle (ceux que l’on connaît pour être plus ou moins dans la poche des USA) et leur disant qu’ils sont « de bons petits » pour avoir fait ce que les Etats-Unis demandaient.

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Ces Palestiniens agissent en fonction de cette hypothèse naïve
qu’en gagnant un processus de paix, ils gagneront la paix.

Ce qu’on appelle la « rue » en Palestine - un terme, il est important de le savoir, qui recouvre un large spectre de gens ordinaires mais très politisés et très bien informés - est parfaitement conscient de la vraie dynamique derrière tout cela comme derrière les « processus de paix » précédents : consciente des dérobades d’Israël et de ses atermoiements sans fin, des refus systématiques des Américains de rappeler à l’ordre Israël pour ses tromperies, de la carence des Etats-Unis à comprendre, et même à se soucier, des réalités politiques. Les Palestiniens ont pris du recul avec le système et ne se sont pas laissés séduire, la plupart savent parfaitement que les négociations dans le style américano-israélien sont surtout un processus dépourvu de tout contenu - guère plus qu’un moyen de détourner l’attention de l’occupation et d’écarter Israël de toute pression pendant qu’il est occupé à absorber les territoires palestiniens.

Alors qu’il n’y a guère de quoi fonder le moindre optimisme sur le terrain, en Palestine, et que beaucoup parlent franchement de la défaite de la Palestine et de la victoire d’Israël et des USA, on a le sentiment que la plupart des Palestiniens ne se laissent pas aller à l’échec et qu’ils vont continuer à résister partout où c’est possible. Pendant que les politiciens palestiniens au pouvoir s’envolent vers Annapolis, les chefs populaires de la Palestine animent des campagnes de boycotts, de désinvestissements et de sanctions. Environ 500 personnes ont participé à une conférence de Palestine BDS campaign à Ramallah, la semaine dernière. Ils se mobilisent pour des campagnes de protestations contre le mur de séparation et contre la conférence d’Annapolis elle-même. Le Hamas, l’acteur dans ce « processus de paix » que tout le monde essaie résolument d’ignorer, a organisé un grand rassemblement dimanche, à Gaza, et une manifestation populaire est prévue pour mardi à Ramallah, au moment même de l’ouverture d’Annapolis. Ils parlent des « thawabit », les principes immuables, c’est-à-dire du refus de céder des positions qui sont l’essence même du combat des Palestiniens. Un jeune militant, au bout d’une soirée passée à discuter sur la résistance populaire et la nécessité de rester fermes - immuables - sur les questions de fond tel que le droit au retour, est revenu sur le sujet que l’on croyait avoir épuisé. Il a dit vouloir ajouter un mot sur l’importance, pour les Palestiniens, du droit au retour : « Si vous abandonnez ce droit, vous réduisez à néant la cause palestinienne dans sa totalité, dit-il. Cela ôterait le cœur même de la cause palestinienne et tout le vécu des Palestiniens. Il ne faut pas l’abandonner. »

On a le sentiment que les Palestiniens ne laisseront personne agir dans leur dos, ni leurs propres dirigeants, ni Israël, ni les Etats-Unis. Aucune victoire palestinienne n’apparaît à l’horizon - c’en est loin -, mais cet esprit de résistance peut empêcher le pouvoir palestinien de capituler à Annapolis sur les droits fondamentaux.

Un journaliste israélien, Gideon Lévy, a effleuré l’essence du conflit dans un article paru dans Ha’aretz, lequel article s’est trouvé en contradiction totale avec les gros titres enthousiastes et, en fait, avec la base même du sommet d’Annapolis. Stigmatisant les inquiétudes israéliennes sous-jacentes à propos des concessions coûteuses que pourrait faire Israël sous la pression, Lévy fait remarquer qu’il n’a pas été demandé aux Israéliens de « céder » quoi que ce soit aux Palestiniens, mais seulement de « leur rendre les territoires qu’ils leur ont volés et leur respect d’eux-mêmes qu’ils ont foulé aux pieds, en même temps que leurs droits humains fondamentaux et leur humanité. » C’est cela, dit-il, « la question de fond prioritaire », mais personne n’en parle ; la justice « a délibérément été écartée de toutes les négociations ».

La prise de conscience de Lévy est un élément extrêmement important pour comprendre tout ce qui ne va pas avec Annapolis, comme avec toutes les démarches américaines pour la paix, en remontant bien avant celles de l’actuelle administration Bush. La justice pour les Palestiniens n’a jamais été un élément de l’équation, c’est pourquoi aucune action pour la paix n’a jamais réussi et c’est pourquoi Annapolis échouera tôt ou tard. Lévy pose la question : « Israël a-t-il le droit moral de continuer l’occupation ? » et il souligne que le monde, même la direction palestinienne, et plus particulièrement les Israéliens qui « en portent la responsabilité », le monde ne s’est jamais posé cette question fondamentale.

Lévy ne parle que des 40 années d’occupation, peut-être ne réalise-t-il pas que, une fois cette question posée, une autre question est incontournable : « Israël a-t-il le droit moral de conserver en sa possession les maisons et la terre des Palestiniens expulsés et dépossédés en 1948 ? » Aucune vraie paix ne sera possible tant qu’on n’aura pas réglé au moins ces deux questions-là.

Peut-être que ce que dit Lévy est un réel espoir pour l’avenir : il y a des Israéliens pour qui l’honnêteté est une priorité - qui reconnaissent, dit-il, que les questions clé admises communément ne sont que secondaires par rapport à la « question de fond prioritaire » de la justice - et qui savent que, en définitive, la grande injustice qu’Israël commet à l’égard des Palestiniens ne peut se perpétuer.

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« Israël a-t-il le droit moral de conserver en sa possession les maisons et la terre des Palestiniens expulsés et dépossédés en 1948 ? »

* Bill Christison a été haut responsable à la CIA. Il a servi comme officier dans les services de renseignements des Etats-Unis et comme directeur du bureau des analyses régionales et politiques de l’Agence américaine.

* Kathleen Christison est une ancienne analyste politique de la CIA et a travaillé sur les questions du Moyen-Orient pendant 30 ans. Elle est l’auteur de Perceptions of Palestine et de The Wound of Dispossession

Ils peuvent être contactés à l’adresse : kathy.bill.christison@comcast.net.

Jérusalem, le 26 novembre 2007 - CounterPunch - Traduction : JPP

http://www.info-palestine.net

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Annapolis : texte de la déclaration commune israélo-palestinienne

Annapolis : texte de la déclaration commune israélo-palestinienne

mis en ligne le mardi 27 novembre 2007

http://www.lapaixmaintenant.org/article1725

Les représentants du gouvernement de l’Etat d’Israël et de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), représentés respectivement par le premier ministre Ehoud Olmert et le président Mahmoud Abbas, en ses qualités de président du comité exécutif de l’OLP de et de président de l’Autorité palestinienne, se sont réunis à Annapolis, Maryland, sous les auspices du président des Etats-Unis d’Amérique George W. Bush. Avec le soutien des participants à cette conférence internationale, ils sont convenus des points d’accord suivants :

Nous exprimons notre détermination à mettre fin au sang versé, aux souffrances et aux décennies du conflit entre nos peuples ; d’inaugurer une nouvelle ère de paix, fondée sur la liberté, la sécurité, la justice, la dignité, le respect et la reconnaissance mutuelle ; de propager une culture de paix et de non-violence ; de combattre le terrorisme et l’incitation à la haine, que les auteurs soient palestiniens ou israéliens.

Pour poursuivre l’objectif de deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, nous convenons de lancer immédiatement des négociations bilatérales de bonne foi, afin de conclure un traité de paix qui résoudra toutes les questions essentielles, y compris toutes les questions au cœur du conflit, sans exception, comme il a été stipulé dans les accords précédents.

Nous convenons de nous engager vigoureusement dans des négociations sans interruption. Nous ferons tous les efforts possibles pour conclure un accord avant la fin de 2008.

A cette fin, un comité directeur, dirigé conjointement par le chef de la délégation de chaque partie, se réunira sans interruption, comme il en a été convenu.

Ce comité directeur élaborera un plan de travail commun, nommera les équipes de négociateurs et supervisera leur travail qui traitera de toutes les questions. Ces équipes seront dirigées conjointement par un représentant de chacune des parties.

La première réunion du comité directeur se tiendra le 12 décembre 2007.

Le président Abbas et le premier ministre Olmert continueront à se rencontrer de façon bihebdomadaire, afin de superviser l’avancement des négociations et les assister en cas de nécessité.

Les deux parties s’engagent également à mettre en œuvre immédiatement les obligations qui leur incombent dans le cadre de la « Feuille de route » du Quartette publiée le 30 avril 2003, et acceptent de former un mécanisme américain, palestinien et israélien conduit par les Etats-Unis dont le but est de superviser l’application de la Feuille de route.

Les parties s’engagent en outre à mettre en œuvre ces obligations jusqu’à la signature d’un traité de paix. Les Etats-Unis superviseront et jugeront de l’application par les deux parties de leurs obligations.

A moins que les parties en décident autrement, l’application du futur traité de paix dépendra de l’application de la Feuille de route, application dont les Etats-Unis seront juges.

Ha’aretz, 27 novembre 2007

http://www.haaretz.com/hasen/spages/928652.html

Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant

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Le monde des marionnettes

Le monde des marionnettes

( Khaled Saghié )

La marionnette veut remercier son maître.

Organisons-lui une conférence pour qu’elle puisse le faire. Que le monde entier puisse la regarder remercier son maître.

La marionnette veut remercier son maître.

Dressons l’estrade pour que la marionnette puisse remercier son maître.

Quelqu’un a tiré un fil et la marionnette a avancé. Quelqu’un a tiré un fil et la marionnette s’est arrêtée. Quelqu’un a bougé un fil et la marionnette a parlé :

« Maître du monde, comme tu es beau. Maître du monde, comme tu es parfait.

Fixe-moi bien et méprise-moi bien.

Pour toi, j’ai porté ce foulard au cou, tu peux m’étrangler avec. Pour toi, j’ai appris des langues, tu peux m’insulter avec.

Pour toi, j’ai insulté mon peuple et tué mes femmes, permets-moi donc de te remercier.

Le monde entier écoute. Je veux te remercier. Toute la Palestine écoute. Je veux te remercier.

Je suis venue avec toutes mes amies du monde des marionnettes. Elles veulent toutes te remercier. Toi, qui a donné l’ordre de nous faire la guerre. Toi, qui a conçu les armes qui nous ont tuées.

Mon amie, la première marionnette veut s’excuser de ce qu’a commis son peuple.

Mon amie, la seconde marionnette rêve, depuis longtemps, de saluer son assassin.

Mon amie, la troisième marionnette n’a rien à faire ici, mais elle est venue quand même.

Mon amie la quatrième, la cinquième, la sixième …

Fixe-nous attentivement et méprise-nous. »

Khaled Saghié,

Al-Akhbar, Mercredi 28 novembre 2007

Traduit de l'arabe par Al Faraby

Version en arabe : http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4283

Version française : http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4284

Un_homme_de_terrain_pour_parler_de_la_Paix_Alex

Un homme de terrain pour parler de la Paix

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26 novembre 2007

« Belgique-Israël : quelles collaborations ? »,Compte-rendu et commentaires.

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Le rapport complet en Fichier pdf : Belgique_Isra_l_1

Vidéo:

Céline Frémault (CDH) - Josy Dubié (ECOLO)

http://www.dailymotion.com/sinyweb/video/5952185

Serge de Patoul (MR)

http://www.dailymotion.com/sinyweb/video/5951536

Véronique Jamoulle (PS)

http://www.dailymotion.com/sinyweb/video/5950495

5.  Conclusions et commentaires sur le débat.

Au-delà du fait que nous sommes tout à fait d’accord qu’il n’existe pas de solutions toutes faites et que nous sommes lucides face à la complexité du conflit sur la scène internationale, nous sommes relativement déçus par les propositions amenées par les différents partis.

Les représentants des partis présents n’ont pu nous donner un état des lieux clair sur les différentes formes de collaboration existant entre la Belgique et Israël. Aucun n’a pris la peine de répondre concrètement sur la collaboration militaire entre la Belgique et Israël.

Les pistes qui ont été proposées relèvent principalement de rencontres et échanges interculturels. Au-delà de la richesse que de tels échanges peuvent amener, le Mouvement Citoyen Palestine ne pense pas que cela relève des priorités à mener actuellement.

De plus, contrairement à Desmond Tutu (ex-archevêque du Cap et président de la Commission Sud-Africaine pour la Vérité et la Réconciliation) ; John Dugard (professeur de droit sud-africain qui enseigne aux Pays Bas et rapporteur spécial sur la Palestine pour le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies) ; ou Jimmy Carter (ancien président américain), les intervenants ainsi que le modérateur,  n’estiment pas que la politique israélienne est comparable à celle de l'apartheid imposée naguère en Afrique du Sud. Ils sont unanimes pour dire que le boycott est contre-productif.

Nos mandataires politiques savent-ils mieux qu’une grande majorité de la société civile palestinienne ce qui convient aux Palestiniens ? Cette dernière soutient activement le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions : http://www.bds-palestine.net/index.cfm?id=fr.

Le Mouvement Citoyen Palestine maintient qu’un système énergique de sanctions et de boycott reste une des stratégies politiques efficaces pour amener Israël à se plier à la loi internationale et aux principes universels des droits de l’homme.

Comme le dit, Ilan Pappé : « […] Aujourd’hui, nous savons. Nous savons que toute politique de ségrégation ou de séparation, bien loin d’encourager une orientation pacifique, ne fait qu’encourager le racisme et le fanatisme des deux côtés. [...] Que pouvons-nous faire ? Le seul moyen non-violent qui nous soit offert, ce sont les pressions extérieures sur Israël. Si les gouvernements ne veulent pas s’en charger, c’est aux sociétés civiles de le faire. Le boycott c’est quelque chose que la société elle-même peut mettre en œuvre ».

Enfin, nos invités ont insisté sur le rôle des pays arabes dans la résolution du conflit. Sans remettre cet argument en cause, nous trouvons dommage qu’à aucun moment, ils ne nous aient proposé d’autres pistes concrètes. Leurs discours étaient même plutôt défaitistes par rapport au rôle constructif que l’Europe peut jouer dans la résolution du conflit.

Aucun pays sur terre ne jouit, comme Israël, d’une telle immunité, lui permettant d’agir impunément. Aucun autre pays n’a un tel passif de non-respect du droit. Pourtant nos élus politiques restent sourds et muets.

Dès lors, un des défis du Mouvement Citoyen Palestine, est de ramener l'attention sur l’injustice vécue au quotidien par les Palestiniens et de faire appel à la conscience de tous ceux et celles qui en Belgique ne peuvent plus tolérer la passivité de notre gouvernement face à la politique coloniale et d’apartheid que mène le gouvernement israélien.

Soirée-débat organisée par le Mouvement Citoyen Palestine

« Belgique-Israël : quelles collaborations ? », 19 novembre 2007

Compte-rendu et commentaires.

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Annapolis, « village Potemkine » de la paix

Carnets du diplo 

Annapolis, « village Potemkine » de la paix
Alain Gresh

25 novembre 2007

« La réunion qui va rassembler Israéliens et Palestiniens aux Etats-Unis, à Annapolis (Maryland), mardi 27 novembre, sera sans aucun doute un succès. Comme auparavant les sommets de Charm el-Cheikh, en 2007 et en 2005. Comme celui d’Aqaba, le 3 juin 2003... Depuis les dernières véritables négociations de Taba, en janvier 2001, les rencontres de ce style se sont répétées mécaniquement sans jamais être suivies d’effets. Les paramètres d’une paix négociée sont identifiés de longue date : les frontières de la Palestine devront être le plus possible fidèles à la Ligne verte, la ligne de cessez-le-feu en vigueur entre 1948 et 1967 ; les éventuelles annexions israéliennes seront compensées par des échanges de terres ; Jérusalem devra être partagée ; dans leur écrasante majorité, les réfugiés palestiniens qui le souhaitent rentreront en Palestine et non en Israël. Mais est-il encore possible d’y parvenir ? » C’est ce qu écrit , dans Le Monde du 25-26 novembre, Gilles Paris, sous le titre « Sommet d’Annapolis : sortir de la défiance »

Personne, en effet, ne croit que, au-delà des sourires et des photos pour la galerie et même si, comme on le dit, le président Bush prononce un "important discours", que la réunion d’Annapolis débouchera sur autre chose que sur un nouveau "processus" de paix sans fin. La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice aime à dire qu’il faut offrir un « horizon politique » aux Palestiniens, mais, par définition, l’horizon est quelque chose que l’on n’atteint jamais.

Quand l’initiative de convoquer cette réunion avait été lancée par l’administration Bush, il s’agissait d’entériner une déclaration commune israélo-palestinienne qui devait déboucher sur un accord final. Olmert et Abbas ont discuté longtemps et dû reconnaître qu’ils n’ont pas été capables de se mettre d’accord. Amira Hass, dans un article (« Palestinian source : Gap remain on way to summit ») publié 22 novembre dans le quotidien Haaretz explique les divergences entre les deux parties. Le quotidien publie d’ailleurs un projet confidentiel que les deux parties ont discuté : ils ne se sont même pas mis d’accord pour savoir si ce serait un « document » ou une « déclaration ».

C’est en janvier 1787, que le ministre de la guerre de la tsarine Catherine II invite celle-ci à visiter des nouvelles provinces récemment conquises par la Russie. Et c’est le biographe de Potemkine qui lance la légende que « le ministre aurait implanté des villages factices en carton-pâte tout le long du parcours de la tsarine dans ses nouvelles provinces. Il aurait ainsi voulu la flatter et la rassurer sur l’état de sa paysannerie ! ». Depuis, l’expression est utilisée pour dénoncer les tentatives d’un gouvernement de tromper son opinion publique ou l’opinion publique internationale.

C’est une telle entreprise qui se prépare le mardi 27 novembre à Annapolis, aux Etats-Unis, sous l’égide du président américain et après plusieurs semaines de battage médiatique.

Il faut dire un mot des « concessions » qui auraient été consenties par le gouvernement israélien dans la préparation de cette réunion. 450 détenus palestiniens devraient être libérés – mais on en compte au total plus de 10 000 – et les autorités israéliennes ont arrêté pour le seul mois d’octobre 600 Palestiniens ! Le gouvernement israélien a annoncé qu’il démantèlerait les colonies "illégales" (rappelons que, du point de vue du droit international, toutes les colonies sont "illégales", mais Israël désigne ainsi celles qui n’ont pas eu l’approbation officielle des autorités) – mais cette promesse a déjà été faite mille fois et elle n’a jamais été tenue. Rappelons que même le démantèlement de certains checkpoints en Cisjordanie, qui transforment chaque déplacement des Palestiniens en cauchemar et qui pourtant a aussi mille fois été promis, ne s’est jamais effectué. Un rapport des Nations unies révélait que le nombre de barrages (roadblocks) avait atteint 572, une augmentation de 52% par rapport aux 376 barrages qui existaient en août 2005. Enfin, mesure vraiment concrète, à partir du 2 décembre, Israël réduira ses fournitures d’électricité à Gaza, ce qui revient à une punition collective considérée par le droit international comme « un crime de guerre ».

Voici pour les concessions israéliennes sur le terrain. Quant au fond du débat, qui peut croire un instant qu’Israël retournera aux frontières de 1967, alors même que le président Bush refuse ce retrait total ? Dans Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Fayard, 2007), je rappelais : « Dans une lettre adressé à Sharon le 14 avril 2004, le président Bush écrit : « Monsieur le Premier ministre, vous avez lancé une initiative audacieuse et de portée historique, qui peut contribuer de façon importante à la paix. Je loue vos efforts et votre décision courageuse, et je les soutiens. En tant qu’amis et alliés, les Etats-Unis sont à votre côté pour faire en sorte que votre plan soit un succès. » Et il ajoute : « Dans le cadre d’un accord de paix définitif, Israël doit pouvoir disposer de frontières sûres et reconnues, qui résulteront des négociations engagées sur la base des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations unies. Au vu de la nouvelle situation sur le terrain, et de l’existence d’importants foyers de populations israéliens (sic), il est irréaliste de penser que le résultat final des négociations de paix sera un simple retour aux lignes d’armistice de 1949. » Ainsi, il n’y aura pas de retour aux frontières de 1967 et l’administration américaine soutient l’unilatéralisme israélien – unilatéralisme qui met en cause le dernier acquis des accords d’Oslo, l’idée que la solution doit être négociée entre les deux parties. »

Un incontestable succès pour la diplomatie américaine réside dans la participation à la réunion d’Annapolis des pays arabes (sauf la Syrie qui reste hésitante) : l’Egypte et la Jordanie, avec enthousiasme, l’Arabie saoudite avec beaucoup plus de réticences. Il en aura fallu des pressions de Washington. Car aucune des conditions qu’avait posée la Ligue arabe pour participer n’a été remplie : le gel de toute forme de colonisation, la discussion de tous les sujets en suspens (dont les réfugiés et Jérusalem), un calendrier précis et contraignant... Et, surtout, l’acceptation du plan de paix arabe qui propose la reconnaissance d’Israël en échange d’un retrait total des territoires occupés en 1967, de la création d’un Etat palestinien et d’une solution juste et mutuellement acceptable du problème des réfugiés palestiniens.

Ainsi, les Etats-Unis peuvent espérer remplir leur but essentiel, qui n’a rien à voir avec les Palestiniens, réaliser un large front des pays arabes dits modérés, d’Israël, d’eux et des Européens (avec un rôle spécial pour la France) contre « la menace iranienne ».

Comme l’écrit Abdel Bari Atwan, dans le quotidien panarabe de Londres, Al-Quds Al-Arabi du 24 novembre et qui dénonce la position de la Ligue arabe et de l’Arabie saoudite de participer à la conférence : « Les pays arabes modérés pourraient ainsi être impliqués dans une coordination intensive militaire, économique et politique avec Israël et les Etats-Unis et former un front uni pour affronter le danger iranien, que certains arabes considèrent comme plus périlleux que le danger israélien. »

C’est d’ailleurs le point de vue de la presse israélienne. Dans son éditorial (« Don’t knock Annapolis ») du 23 novembre, le quotidien Haaretz écrit :

« Bien sûr, à Annapolis, la question iranienne sera inscrite entre les lignes. Israël, et dans une large mesure les pays arabes aussi, viennent à la conférence demandant aux Etats-Unis et à leurs alliés de les sauver (...) de la menace d’un voyou fondamentaliste et de son programme nucléaire. En coulisse, le président George Bush a souligné que des progrès israélo-palestiniens lui faciliteraient la tâche de réunir un front international déterminé contre l’Iran. »

Un point de vue que partage Shimon Shiffer le même jour dans le quotidien Yedioth Ahronoth :

« La plus importante réunion de la semaine prochaine, semble-t-il, n’aura pas lieu dans le Maryland mais à Washington. Le mercredi (28) après les photos spectacle qui seront prises à Annapolis, le premier ministre israélien Ehud Olmert rencontrera le président Bush pour discuter des question "non palestiniennes", un nom de code transparent pour désigner le problème le plus important à l’ordre du jour, l’Iran. »

« Dans les discussions en Israël sur les questions iraniennes, Olmert se situe comme un parfait faucon. Il croît que la menace nucléaire iranienne peut être réglée par des moyens militaires et qu’Israël peut payer le prix d’une telle opération. Le plus ardent soutien de la politique proactive d’Olmert est Benyamin Netanyahou. La grande question est : que fera Bush ? Il lui reste seulement 14 mois. C’est soit trop, soit trop peu – en fonction de ce que le président américain a décidé de faire pour sa dernière année de mandat. L’opinion publique est divisée. Netanyahou qui a les yeux fixés sur les sondages américains dit que, dans le passé, 70 % des Américains étaient opposés à une attaque contre l’Iran, et que ce pourcentage est maintenant tombé à 50%. »

Condoleezza Rice, à Nashville, devant l’assemblée générale de l’United Jewish Communities, a déclaré le 13 novembre, a aussi expliqué les relations entre le conflit israélo-palestinien et l’Iran : « Ainsi, Mesdames et Messieurs, ce qui est en jeu n’est rien moins que l’avenir du Moyen-Orient. Les extrémistes violents, avec de plus en plus le gouvernement iranien à leur tête, font tout ce qui est en leur pouvoir pour imposer la peur, leurs ressentiments, et leur idéologie pleine de haine aux peuples du Moyen-Orient. Et peu de gens sont des proies aussi sensibles des extrémistes que les jeunes. Cela rend la solution des deux Etats plus urgente que jamais. (...) Si les réformistes palestiniens ne peuvent pas répondre aux espoirs de leur peuple en un Etat indépendant, alors le centre modéré pourrait s’effondrer et la prochaine génération de Palestiniens pourrait devenir une proie facile pour un extrémisme sans contrôle. (...) Il est temps pour des dirigeants responsables, israéliens et palestiniens, américains et arabes de faire les choix difficiles que la paix nécessite, de les faire courageusement et de les faire avec confiance. »

On ne peut évidemment exclure, tellement les médias ont affirmé que rien ne se passerait à Annapolis, qu’un maigre résultat soit présenté comme « une avancée décisive » vers la paix. Ce sera évidemment un mensonge, mais qui créerait une marge de manoeuvre de quelques mois pour les Etats-Unis. Mais, en réalité, la seule question qui est posée, à la veille de la réunion du 27 novembre, est : le village Potemkine d’Annapolis cache-t-il la préparation d’une guerre contre l’Iran ?


Source : Carnets du diplo
http://blog.mondediplo.net/...

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9 milliards annuels c’est trop : adieu état « juif »

9 milliards annuels c’est trop : adieu état « juif »


Le 23 novembre 2007

Il manifesto

Les colons de Cisjordanie représentent un coût insoutenable pour l’économie israélienne, et leur augmentation (rapportée par le dernier rapport de Peace now) rend de plus en plus impossible la naissance d’un Etat de Palestine. Shir Hever est un économiste israélien de l’ Alternative Information Center, jeune mais aux idées claires. Il est en Italie pour un cycle de conférences organisé par Assopace (Axepaix), nous l’avons interviewé  sur une étude récente sur les coûts de l’occupation.

Combien coûte à Israël l’occupation des Territoires palestiniens ?

L’occupation a commencé en 1967 (en 1947, ndt), elle a été pendant 20 ans une source de revenus  grâce à l’exploitation : de la force de travail palestinien à bas prix, des consommateurs palestiniens des produits de l’Etat hébreu, des terres les plus fertiles et des sources de Gaza et de Cisjordanie par les colons. Mais la résistance palestinienne, depuis la première Intifada (1987), l’a transformée en une réalité qui impose au gouvernement de dépenser  9 milliards de dollars par an pour la maintenir sur pied. Chiffre destiné à croître parce que l’augmentation des colons (267.500 en Cisjordanie, selon le Bureau central de statistique) est égale à 5,8%. Une augmentation bien au-delà de celle qui est « naturelle » -en Israël, 1,8%-, due à l’envoi continu de colons en Cisjordanie. Dans les 8 prochaines années, l’Etat dépensera le double, pour eux. Dans 20 ans, le coût de l’occupation représenterait la principale dépense de l’Etat, ce serait l’étranglement de l’économie.

Quelles sont les principales « voies de dépense » de l’occupation ?

Les colons bénéficient d’exonérations fiscales, de subventions pour l’éducation,  l’assistance sanitaire, l’achat de maisons, les transports. Tout cela représente environ 3 milliards de dollars annuels. Mais ce qui rend insupportable le coût de l’occupation ce sont les 6 milliards de dollars restants, pour la sécurité, l’aspect militaire de l’occupation. Pour garder ce niveau de dépenses, Israël est contraint à un processus de privatisation rapide (pour équilibrer le budget) et à une diminution chaque année des fonds publics destinés à l’éducation, la santé et l’assistance sociale.

D’où viennent les fonds pour entretenir l’occupation ?

Des impôts payés par les contribuables israéliens. Et des Etats-Unis qui, depuis 1973 (après la guerre de Yom Kippour) donnent à Israël environ 3 milliards de dollars par an. Mais cette  seconde source s’amenuise parce que le dollar ne vaut plus autant que dans les années 70, parce qu’à parité de financement –mais avec l’augmentation de la productivité- la somme vaut moins ; et aussi parce que les aides ont été partiellement réduites, à 2,8 milliards de dollars. Si auparavant elles pouvaient entretenir l‘occupation, aujourd’hui, elles n’y suffisent plus.

Ne croyez-vous pas que l’argent dépensé ait réussi à détruire les palestiniens économiquement, politiquement et socialement ?

Il y a une grande ironie dans le projet sioniste d’occupation : c’est vrai qu’il a rendu les Palestiniens de plus en plus pauvres, qu’il les a divisés à un point tel qu’ils se battent entre eux, qu’il a créé des bantoustans entourés par le mur, mais Israël a aussi de cette façon, en quelque sorte, rendu impossible la solution  des deux Etats et cela signifie que la seule solution  est celle de la fin de l’Etat juif et la naissance d’un état démocratique où les Palestiniens et les juifs (Israéliens, ndt) puissent vivre avec des droits égaux.

L’économie israélienne est en plein boom –du moins au niveau macro-économique. Ne croyez-vous pas  qu’elle puisse réalimenter l’occupation ?

Il n’y a aucun boom : la croissance est haute, le chômage est bas, l’inflation  sous contrôle, le marché de l’actionnariat effervescent. Mais un coup d’oeil plus approfondi révèle que le PIB, depuis 1973,  est au dessous de la moyenne des pays avec lesquels il est comparé. Que le PIB, avec lequel est mesurée la croissance, est soutenu par la guerre ; mais cela ne signifie pas une amélioration de l’économie qui, au contraire, est ravagée par un état de belligérance, des destructions et des souffrances permanentes. Le chômage diminue mais les chômeurs ont perdu leurs subventions. Les taux de pauvreté ont augmenté.

Soutenez-vous le boycott?

Oui, et je crois que toute réalité devrait déterminer la meilleure façon de boycotter Israël pour les graves crimes qu’il est en train de commettre contre le droit international. La pression internationale représente un moyen non violent qui ne tue personne mais peut provoquer des changements rapides des politiques israéliennes. Israël est extrêmement vulnérable face aux campagnes de boycott. Parce qu’il a une des économies les plus globalisées du monde : il est le 8ème exportateur et le 10ème importateur de la planète. 70% des importations sont faits de matières premières. Ce qui signifie que n’importe quel  problème  dans le commerce extérieur israélien frapperait immédiatement les entreprises les plus puissantes et le gouvernement. A la différence de l’Afrique du Sud de l’apartheid,  Israël n’a pas de ressources pour remplacer les matières premières  importées. L’ex -régime de Pretoria pouvait mieux faire face au boycott parce qu’il avait une économie moins internationale.

Edition de jeudi 22 novembre 2007 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiaio-archivio/22-Novembre-2007/art10.html

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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Sommet d'Annapolis : L'institutionnalisation du racisme

Sommet d'Annapolis : L'institutionnalisation du racisme

L'article I de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme stipule clairement que "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits." Cependant, c'est faux, il faudrait ajouter "à l'exception des Palestiniens."
Mais nous, les 11 millions de Palestiniens, savons très bien que nous sommes l'exception à la règle. Que nous soyons des "Arabes israéliens", des "Arabes des Territoires Occupés", ou des Arabes de la diaspora, nous ne pouvons pas avoir les mêmes droits que "l'ensemble des êtres humains."

Par Dr. Haidar Eid


 Sommet d'Annapolis : L'institutionnalisation du racisme

Les autres ont droit à la vie, au travail, à la sécurité, à la santé, aux déplacements, à la démocratie, à l'éducation, à l'électricité, à l'eau, aux médicaments, à la nourriture, à l'amour, au mariage, etc… PAS NOUS.

Toute tentative visant à comprendre la raison d'être de ce qui est essentiellement un cas de violation flagrante des droits fondamentaux de l'homme, ce que
Jimmy Carter, Desmund Tutu, John Dugard et beaucoup d'autres qualifient d'Apartheid, fait face à des accusations d'antisémitisme, une arme utilisée pour faire taire les voix appelant à la justice au Moyen-Orient.

La possibilité d'avoir la paix ainsi que la justice est loin d'être effective avec l'hermétique siège médiéval imposé aux 1,3 millions habitants déjà appauvris de Gaza, et le morcellement de la Cisjordanie déjà morcellée.

L'impossibilité d'atteindre le rêve national d'un tiers du peuple palestinien a reporté l'épineuse question des droits des deux autres tiers, à savoir les réfugiés déshérités vivant dans des camps misérables dans d'autres pays, dont certains les traitent comme des animaux et les citoyens de troisième classe d'Israël.

Quelle est la cause palestinienne si ce n'est le droit au retour des réfugiés, de ceux vivant à l'intérieur et à l'extérieur de la Palestine?

Y-a-t'il la moindre possibilité d'obtenir la "paix" au Moyen-Orient sans résoudre cette question?

Si, comme le prétendent les signataires de l'Initiative de Genève, il existe un moyen de trouver une "solution juste" qui ne comprend pas leur retour, est-ce que cela garantit une paix globale et juste?

N'est-ce pas une violation de la
Déclaration Universelle des Droits de l'Homme?

Mais les idéologies ont leurs propres valeurs, surtout quand elles sont puissantes et quand elles représentent les intérêts de la suprématie raciale.
Les Blancs de
l'Apartheid en Afrique du Sud avaient défini les institutions du pays comme étant démocratiques bien qu'étant une démocratie blanche, c'est-à-dire seulement par et pour les Blancs.

Les Africains n'ont jamais reconnu la "nature blanche" de ce pays. L'idée de définir le pays comme exclusivement blanc et démocratique n'a jamais été accepté par la communauté internationale. Elle a été jugée comme étant manifestement racisme.


Contrairement aux Palestiniens, les Noirs africains sont considérés comme des êtres humains et, par conséquent, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme s'applique à eux.


C'est précisément ce que signifie l'appel à la reconnaissance d'Israël en tant qu'Etat juif.

Oubliez les 5 millions de réfugiés éparpillés dans le monde entier à la suite du processus de nettoyage ethnique qui a accompagné la création d'Israël, et ne mentionnez même pas les droits culturels et nationaux des 1,3 millions des "citoyens" Palestiniens d'Israël lui-même. Selon cette formulation, les Palestiniens ne sont que ceux qui vivent dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie.

Au cas où vous ne le sauriez pas, le conflit au Moyen-Orient sera résolu si ces derniers obtiennent un drapeau et 3 ou 4
bantoustans tronqués, avec un chef que l'on peut qualifier de président.

Le sommet d'Annapolis ne traitrera PAS du problème des réfugiés, il n'appellera pas NON PLUS à la fin du racisme manifeste exercé à l'égard "des Arabes israéliens"; il n'appellera pas NON PLUS à l'élimination du Mur d'Apartheid qu'Israël construit en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.

Pourquoi a donc lieu le sommet d'Annapolis? Afin de changer pratiquement le sens de l'article premier de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme en faisant accepter à la victime elle-même le statut de moins qu'un animal.

C'est l'objectif ultime que Vervoordt et Bhota, et d'autres architectes de l'Apartheid n'ont pas réussi à atteindre en 42 ans.

Bush, Olmert et Blair vont-ils réussir ?

Source : http://www.thepeoplesvoice.org
Traduction : MG pour ISM


Dimanche 25 Novembre 2007

Par Dr. Haidar Eid



http://www.alterinfo.net

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Communiqué final de la 8ème rencontre de la coalition pour le droit au retour

Communiqué final issu de la 8ème rencontre de coordination de la coalition palestinienne pour le droit au retour

Ville de Ubsala - Suède / du 1er au 4 novembre 2007

La coalition palestinienne pour le droit au retour a tenu sa huitième rencontre de coordination dans la ville suédoise de Ubsala du 1er au 4 novembre 2007. Cette rencontre a été organisée par le comité droit au retour en Suède, le comité suédois de solidarité avec le peuple palestinien et la coalition suédoise pour la paix.

Cette rencontre a commencé ses travaux en présence du député Wassel Taha, représentant le parti du rassemblement démocratique ainsi qu’un grand nombre de représentants de partis politiques et d’organisations non gouvernementales suédoises qui ont exprimé leur soutien à la lutte du peuple palestinien et notamment aux droits des réfugiés palestiniens au retour dans leur foyers d’origines dont ils ont été expulsés.

Les participants ont ensuite déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du comte Bernadotte assassiné par les organisations terroristes sionistes en Palestine (1948).

Les travaux de la rencontre se sont déroulés pendant quatre jours durant lesquels les participants ont abordé par les discussions et les analyses le contexte politique actuel et les répercussions sur les droits des réfugiés palestiniens dont le droit au retour dans leur foyers d’origines et la récupération de leurs biens. Les participants ont aussi discuté les affaires internes à la coalition pour le droit au retour et ont abordé dans une réunion avec le réseau des consultants du centre Badil pour le soutien juridique un certain nombre de questions d’intérêt commun concernant la campagne pour la commémoration des 60 ans de la Nakba (la catastrophe de 1948)

Sur le plan politique :
Deux thèmes ont été présentés lors des discussions, qui sont :
« Les conséquences des divisions palestiniennes sur le droit au retour » et « l’Organisation de Libération de la Palestine – protection pour le droit au retour ». Après discussion, les participants sont parvenus aux conclusions suivantes :
1 – Inviter toutes les parties palestiniennes en conflit à assurer les bonnes conditions d’un retour au dialogue et à rejeter la violence et la lutte interne, tout en considérant l’emploi des armes pour régler les différents internes comme une interdiction absolue et comme étant un crime.

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La vie de Amneh Munah est en danger

Nous devons agir très vite et diffuser l’information au maximum : la vie de la jeune détenue politique palestinienne Amneh Muna est en danger. Voici quelques adresses et une lettre type , n’hésitez pas à diffuser par mail, fax etc …



Adresses à contacter (lettre-type en-dessous) Action_Amneh_Muna

Beni Kanian
The Head of the Israeli Prison Service
P.B. 81
Ramle, 72100
Israel
Fax : +972-8-9193800

The International Committee of the Red Cross in Tel Aviv:
ICRC Delegation
185, Hayarkon Street
TEL AVIV 63453
Israel
Tel.: (+972) 35 24 52 86
Fax: (+972) 35 27 03 70
tel_aviv.tel@icrc.org

ICRC Mission
Nabi Shu'eib St. 8
Sheikh Jarrah district
PO Box 20253
JERUSALEM 91202
Israel
The International Committee of the Red Cross in Jerusalem
Tel.: (+972 2) 582 88 45 / 25 828 441
Fax: (+972 2) 581 13 75
jerusalem.jer@icrc.org

Lettre à envoyer par mail, fax, ou par courrier postal (modèle)

Monsieur,

Nous avons appris, de source informée, les graves menaces qui pèsent actuellement sur la vie de la prisonnière politique palestinienne de Jérusalem, Amneh Muna en grève de la faim, du fait des violations des mauvais traitements subis dans les prisons d’Israël où ses droits fondamentaux ne sont absolument pas respectés , bien au contraire.
Nous protestons vivement contre les violences exercées particulièrement envers cette détenue palestinienne, surtout de la part d’un Etat se prétendant démocratique.

Amneh Muna, âgée de 30 ans, est détenue en séparation pendant plus de 14 mois. Son état de santé se déteriore rapidement
Elle est détenue dans la Prison de Névé Tirza (Ramle) dans une cellule minuscule (2m x 2.5m) pendant 23 heures par jour. La cellule est infestée d'innombrables cafards et d'autres vermines. Elle n'est pas autorisée à rencontrer d'autres prisonnières. Elle est détenue dans la section des prisonnières criminelles qui la menacent.

A cause de travaux de rénovation dans l'aile où elle est détenue, Amneh fut transférée à une autre prison à Ramle, où les conditions étaient moins désagréables. Pourtant, le 25 octobre 2007, les autorités de la prison l'ont re-transférée à la même cellule horrible dans la Prison de Névé Tirza. Le 28 octobre, Amneh a entamé une grève de la faim, demandant que ses conditions de détention soient améliorées. Les autorités de la prison ont réagi en la punissant: Elles lui ont enlevé tous ses objets personnels sauf quelques vêtements, lui ont imposé une amende de NIS 250 (environs 60$) et l'ont privée de visites de la famille et de la récréation dans la cour.

Le 8 novembre 2007, les autorités de la prison ont transféré Amneh au Centre de Détention de Kishon (Jalameh près de Haifa). Amneh a arrêté la grève de la faim pour la durée de deux jours; mais les conditions au Centre de Détention de Kishon étaient encore pires qu'à Névé Tirza. Le 10 novembre, elle a donc recommencé la grève de la faim. Le 13 novembre 2007, l'avocate de WOFPP, Taghreed Jahshan, est venue la voir, mais les autorités de la prison lui ont dit qu'Amneh ne voulait pas la voir. Le 15 novembre 2007, la famille d'Amneh est venue pour lui rendre visite, et les autorités de la prison lui ont dit la même chose. Ce qui s'est vraiment passé: Les autorités de la prison n'ont pas informé Amneh de la visite de l'avocate. Elles l'ont informée de la visite de sa famille, mais ne lui ont pas permis de la rencontrer, à moins qu'elle cesse la grève de la faim.

L'état de santé d'Amneh se détériore de jour en jour. Dans la nuit du 18 novembre, elle a dû être transportée par ambulance à l'hôpital des prisons à Ramle, parce qu'il avait été impossible de lui donner des infusions.

Les autorités de la prison ont l'intention de la re-transférer à sa cellule dans la Prison de Névé Tirza, mais Amneh continuera sa lutte contre cette décision par le moyen de la grève de la faim. Le 21 novembre, l'avocate de WOFPP, la Women Organisation For Political Prisonners (Tel-Aviv) a visité Amneh; elle ne pouvait pas marcher et a dû être amenée dans une chaise roulante.

Comme Amneh Muna continue la grève de la faim, demandant que lui soient accordés ses droits humains fondamentaux, nous vous prions, Monsieur, de répondre immédiatement à cette demande et nous suivons avec attention, la suite de ce courrier.
Nous ne manquerons pas d’informer du suivi de cette affaire qui nous choque en tant que militants des droits humains.


Nom :
Adresse complète et pays :
Signature
e-mail :

Nous vous prions de bien vouloir envoyer des lettres de protestation aux suivants:

Beni Kanian
The Head of the Israeli Prison Service
P.B. 81
Ramle, 72100
Israel
Fax: +972-8-9193800

The International Committee of the Red Cross in Tel Aviv:

ICRC Delegation
185, Hayarkon Street
TEL AVIV 63453
Israel
Tel.: (+972) 35 24 52 86
Fax: (+972) 35 27 03 70
tel_aviv.tel@icrc.org

The International Committee of the Red Cross in Jerusalem
Tel.: (+972 2) 582 88 45 / 25 828 441
Fax: (+972 2) 581 13 75
jerusalem.jer@icrc.org

ICRC Mission
Nabi Shu'eib St. 8
Sheikh Jarrah district
PO Box 20253
JERUSALEM 91202
Israel

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