31 octobre 2007
Le Député Denis Ducarme ne s’inquiète pas des palestiniens
Bart De Wever, très inquiétant dans sa critique des excuses de Patrick Janssens formulées au nom de la ville d’Anvers au forum des Organisation Juives Enfants de la Shoah.
Le Député Denis Ducarme s’inquiète de la sortie de Bart De Wever, président de la NVA et négociateur gouvernemental, concernant les excuses formulées par le Bourgmestre de la ville d’Anvers, Patrick Janssens au forum des Organisations Juives Enfants de la Shoah pour ce qui concerne la collaboration de la ville d’Anvers avec les nazis pour la déportation des juifs durant la Seconde Guerre Mondiale.
A ce jour, l’administration de la ville d’Anvers n’avait jamais présenté d’excuses officielles dans ce cadre. Le Député Réformateur Denis Ducarme s’inquiète et s’interroge dés lors du bien fondé de la critique émise par le président de la NVA à cet égard. Ce dernier a en effet exprimé ses plus vives réserves sur le choix opéré par Partick Janssens de présenter enfin aux Juifs ses excuses pour les responsabilités actives que la ville d’Anvers avait prises dans le cadre des déportations.
En outre, le Député Denis Ducarme s’étonne de l’amalgame fait par Bart De Wever entre le sort réservé aux victimes Juives du nazisme et la politique israélienne dans la Bande de Gaza.
Comme bon nombre d’élus francophones, le Député Réformateur, déjà sceptiques quant à la participation de la NVA, nationaliste et séparatiste, aux négociations gouvernementales s’inquiète particulièrement lorsque le nationaliste Bart De Wever estime qu’il est de sa responsabilité politique de critiquer les excuses formulées par une administration dont le passé collaborateur est avéré, à l’égard des victimes ayant souffert des crimes de cette dernière et des horreurs du national socialisme.
Pour Denis Ducarme, la forme de nationalisme portée par la NVA doit commencer à inquiéter vivement l’ensemble des démocrates.
Revue de presse
De Morgen 30/10/2007
Le Soir 30/10/2007
Vers l'Avenir 30/10/2007
Saïdi Nordine
Mouvement Citoyen Palestine
Monsieur Denis Ducarme
Député fédéral
Chambre des Représentants
1008 Bruxelles
denis.ducarme@ducarme.net
Monsieur Denis Ducarme,
En consultant votre site internet, j’apprends que « le Député Denis Ducarme s’étonne de l’amalgame fait par Bart De Wever entre le sort réservé aux victimes juives du nazisme et la politique israélienne dans la bande de Gaza. »
Monsieur Ducarme, je doute que vous ne savez pas se qui se passe aujourd’hui en Palestine, en effet il faut être naïf, sourd, aveugle, mais surtout de mauvaise foi pour s’étonner de cette comparaison.
A moins que vous pensiez que seuls les « islamistes- terroristes – gauchistes – ou islamofascistes » étaient capables d’une telle comparaison ?
J’aimerais partager avec vous quelques écrits qui certainement vous étonneront vu qu’ils sont issus de personnes juives israéliennes.
Gideon Spiro journaliste israélien le 18 octobre 2007 dans Hagada Hasmalit nous dit :
« Une comparaison n’est pas l’autre. Il y a des comparaisons absurdes, simplement pour l’excitation, et il y a des comparaisons justes et pertinentes : il ne faut pas confondre les unes avec les autres.
Quand l’Etat d’Israël instaure une loi interdisant à ses seuls citoyens arabes l’unification familiale à l’intérieur d’Israël, avec un conjoint venant des territoires occupés, il s’agit bien d’une loi offrant un petit parfum de Nüremberg, un type de discrimination raciste dont nous avons été victimes ; dès lors, la comparaison est correcte. Lorsque des garde-frontière israéliens maltraitent de jeunes Palestiniens rencontrés en chemin, leur donnent des coups assassins, leur brisent les os et les forcent à boire leur urine, ce sont des violences de nazis, et là, la comparaison est à sa place. Lorsque des soldats israéliens attrapent de jeunes Palestiniens, leur écrivent des chiffres sur le bras, les obligent à creuser leur tombe puis les font se coucher et commencent à les couvrir de monceaux de terre, ce sont des violences puisées à l’école nazie dont nous avons été victimes, et la comparaison est dès lors à sa place.
Lorsque le gouvernement israélien construit des routes pour Juifs uniquement, cela rappelle une exclusion sur base nationale, ethnique ou religieuse dont nous avons été les victimes dans l’Allemagne nazie, et la comparaison est par conséquent pertinente. Lorsque l’ancien député Meir Kahana traitait les Arabes de chiens et proposait des lois raciales, même la Cour suprême, qui manifeste pourtant une grande compréhension pour le racisme israélien dans les Territoires occupés, n’a pas pu se retenir d’établir une comparaison entre les lois de Kahana et les lois raciales nazies. Et là encore, la comparaison était pertinente. »
Abraham Burg ancien président du parlement israelien, il a également dirigé l’Agence Juive , et détenu le portefeuille de l’intérieur,dans un entretien avec le journaliste d’Haaretz Ari Shavit qui lui pose comme question : « Etes vous inquiet d’une dérive fasciste en Israel ? » répond. « Je crois qu’elle est déjà là.
Le rabbin Jeshaya Leibowitz, célèbre philosophe religieux Israélien, disait qu’Israël devenait un « Etat judéo-nazi ».
Et bien d’autres encore osent la comparaison !
Mais vous : saviez-vous ?
… Que les Israéliens non juifs ne peuvent pas acheter ou louer des terres en Israël
… Que les plaques d'immatriculation palestiniennes en Israël ont un code de couleur pour distinguer les Juifs des non-Juifs
…
Qu'Israël attribue 85% des ressources en eau aux Juifs et les 15%
restants sont répartis entre l'ensemble des Palestiniens dans les
"territoires"? Par exemple, à Hébron, 85% de l'eau est donnée aux
environ 400 colons, alors que 15% doivent être répartis entre les
120000 Palestiniens d'Hébron.
… Qu'Israël est le seul pays du Moyen-Orient à posséder l'arme nucléaire.
…
Qu'Israël est le seul pays du Moyen-Orient qui refuse de signer le
traité de non-prolifération nucléaire et interdit les inspections
internationales de ses sites.
… Qu'Israël occupe actuellement le
territoire de deux Etats nations souverains (le Liban et la Syrie) au
mépris des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies
…
Que depuis des dizaines d'années, Israël a régulièrement envoyé des
assassins dans d'autres pays pour tuer ses ennemis politiques
…
Que des militaires de haut rang dans les Forces d'Occupation
Israéliennes ont admis publiquement que des prisonniers de guerre non
armés ont été exécutés par les FOI
… Qu'Israël refuse de poursuivre en justice ses soldats qui ont reconnu avoir exécuté des prisonniers de guerre..
…
Qu'Israël confisque régulièrement des comptes bancaires, des
entreprises et des terres, et qu'il refuse de verser des indemnités à
ceux qui souffrent de la confiscation.
… Qu'Israël méprise 69 résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies
…
Qu'aujourd'hui Israël se tient sur les anciens sites de plus de 400
villages palestiniens maintenant disparus, et que les Israéliens ont
rebaptisé presque chaque site physique dans le pays pour dissimuler les
traces.
… Que ce n'est qu'en 1988 que les Israéliens ont été interdits de publier des offres d'emploi "Pour Juifs seulement"
… Que dans le gouvernement israélien, il existe un parti qui prône l'expulsion de tous les Palestiniens des territoires occupés
… Que la construction de colonies de peuplement a augmenté rapidement depuis Oslo
…
Que, malgré l'interdiction de la torture par la Haute Cour de Justice
israélienne, les interrogateurs du Shin Bet continuent d'utiliser la
torture sur les prisonniers palestiniens
… Que les réfugiés palestiniens constituent la plus grande partie de la population réfugiée au monde
En êtes-vous étonné ?
Oui, MAINTENANT VOUS SAVEZ !
Non, alors vous êtes complice de crime de guerre par votre soutien inconditionnel à l’état d’Israël.
Vous ne me croyez pas ? Après avoir visité Israël avec madame Ries, allez donc voir ce qui se passe derrière le mur de l’apartheid, vous en reviendrez choqué, je vous le dis !
Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas !
En attendant une réponse de votre part, je vous prie d’accepter, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.
Saïdi Nordine
Mouvement Citoyen Palestine
Cher Monsieur,
Je vous remercie pour votre mail auquel j'ai prêté toute l'attention voulue.
Je vous invite, pour commencer, à mesurer vos propos pour ce qui concerne ma prétendue complicité à des crimes de guerre. De pareilles accusations avancées sans preuves et avec une telle légèreté pourraient vous en coûter. Pour le reste, sachez que je veux mon engagement politique totalement libre et que mon soutien inconditionnel n'est acquis ni à un État ni à personne. Je ne nie nullement les difficultés rencontrées par le peuple palestinien. Ce n'est pas parce que l'on accepte une invitation d'un État qu'on épouse nécessairement toutes ses thèses. C'est aussi cela vouloir être libre en politique. Je vous confirme néanmoins ma thèse, l'extermination de 6 millions de Juifs par le nazisme me semble consister en un fait sans comparaisons possibles.
Pour vous prouver que ce que j'avance ici va au delà des mots, et malgré les excès auxquels je faisais allusion plus haut, je suis prêt à répondre à votre invitation et à vous rencontrer afin, comme vous le suggériez, d'envisager une visite dans les territoires palestiniens.
Cordialement,
Denis Ducarme
29 octobre 2007
Monsieur le Ministre Karel De Gucht,

Monsieur Karel De Gucht
Ministre des Affaires étrangères 15, rue des Petits Carmes 1000 Bruxelles
Monsieur le Ministre,
Le Mouvement Citoyen Palestine exprime sa plus ferme condamnation après l’annonce par Israël d’imposer des sanctions économiques contre la bande de Gaza, en réduisant l’approvisionnement de carburant de ce territoire décrété « entité hostile ».
Israël a décidé le 19 septembre de considérer la bande de Gaza comme une « entité hostile, ouvrant la voie à des sanctions comme la réduction de ses approvisionnements en électricité et en carburant.
La décision d’Israël de déclarer la bande de Gaza « territoire hostile » et d’appliquer à ce territoire des sanctions supplémentaires visant à y restreindre la livraison de divers biens et la fourniture de carburant et d’électricité, constitue une violation du droit international et une nouvelle forme de châtiment collectif du peuple palestinien.
Ces sanctions, qui n’en ont pas officiellement le nom, visent un territoire surpeuplé, où s’entassent (dans cette prison à ciel ouvert que constitue Gaza) près de 1,5 million de Palestiniens dans des conditions misérables, quasiment coupés du reste du monde.
Plus de 80% des Gazaouis vivent actuellement avec moins de 1,8 euros par jour et près de 70% de la population en âge de travailler est sans emploi ou ne reçoit pas de salaire.
Selon des sources palestiniennes et européennes, la fourniture de carburant à Gaza a été réduite hier entre 25 et 29 %, selon le type de produit fourni.
La décision israélienne de réduire l’approvisionnement des produits de base à la bande de Gaza représente un crime de guerre et une violation flagrante du droit international.
Il s’agit d’une violation directe des obligations d’Israël envers la population civile au regard du droit international humanitaire en tant que puissance occupante.
Dans leur recours introduit dimanche soir devant la Cour suprême israélienne dix ONG estiment que ces sanctions "constituent une punition collective en violation du droit international".
Le Mouvement Citoyen Palestine vous demande aujourd’hui avec insistance d’intervenir publiquement, en tant que Premier ministre, en prenant toutes les mesures nécessaires pour contraindre l’Etat d’Israël à se conformer au droit international.
Dans les règles de coopération de l’Union européenne, il y a des règles de suspension des accords avec tout pays qui ne respecte pas les droits de l’homme or Israël les viole ouvertement depuis des années.
Nous vous remercions de l’attention que vous prêterez à ce courrier et nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre haute considération.
Nordine Saïdi
Pour le Mouvement Citoyen Palestine
Lieberman exige un échange de populations et de territoires

Arouts7 est proche des colons israéliens
dimanche 28 octobre 2007 Arouts7
Lieberman exige un échange de populations et de territoires
par Yael Ancri
dimanche 28 octobre 2007 - 09:32
http://a7fr.net/Article/42694
Le leader du parti russophone, Israël Beiténou, Avigdor Lieberman, qui est également ministre des Affaires stratégiques dans le gouvernement Olmert, a publié ses conditions à la conférence d’Annapolis. Le ministre a annoncé qu’il soutiendrait un accord définitif avec les Palestiniens, seulement si ce dernier comprenait un transfert des Arabes israéliens dans les territoires de l’Etat palestinien, ainsi que le déploiement de forces de l’OTAN, en cas de perte de contrôle des éléments modérés palestiniens.
C’est samedi soir, que le parti Israël Beiténou a publié les lignes rouges à ne pas dépasser dans le cadre d’un accord avec les Palestiniens, à l’approche de la conférence de paix internationale, qui doit avoir lieu le mois prochain à Annapolis près de Washington. La formation a fait part de ses exigences, après que le ministre Lieberman a menacé de quitter le gouvernement et a affirmé qu’il oeuvrerait à le renverser, si ce dernier promouvait des concessions significatives lors de la conférence.
Le document a été publié samedi soir, bien que le Premier ministre, Ehoud Olmert, et la ministre des Affaires étrangères, Tsippi Livni, ont déjà fait savoir ces derniers jours qu’ils n’avaient pas l’intention de faire d’importantes concessions au cours de la conférence d’Annapolis.
Quoi qu’il en soit, Lieberman souligne de nouveau les points importants pour son parti. Il appelle à des échanges de populations et de territoires avec les Palestiniens, y compris des quartiers de Jérusalem Est, se trouvant à l’extérieur des quartiers du ‘‘bassin saint’’ de la vieille ville. D’après Lieberman, « l’Etat d’Israël ne permettra aucun
passage entre la bande de Gaza et la Judée Samarie à travers le territoire dont il est souverain. Cette situation correspond à celle qui existait avant le 4 juin 1967. »
Au sujet des ‘‘réfugiés’’, Lieberman indique que l’Etat d’Israël ne saurait reconnaître le moindre droit de retour. « Ni sur le plan théorique ni sur le plan humanitaire – cette question est absolue et ne saurait être discutée. »
En outre, la formation exige que l’accord définitif comprenne des garanties internationales et aboutisse à l’annulation des anciennes résolutions 242 et 338 de l’Onu exigeant un retour total d’Israël aux lignes de 67.
Lieberman a souligné qu’il accepterait une évacuation des quartiers de Jérusalem Est et a même promis le respect de la liberté de culte dans le ‘‘bassin saint’’. Il a cependant affirmé que dans le cadre des échanges de territoires, son parti exigerait également le transfert de la population palestinienne dans le territoire du nouvel Etat devant voir le jour en Judée Samarie. L’objectif d’Israël Beiténou est une majorité juive de 80% dans l’Etat juif.
Cependant, il semble que Lieberman n’ait guère de raison de s’inquiéter.
En effet, la semaine dernière, le Premier ministre a annoncé qu’il soumettrait à un vote de la Knesset tout accord de principe atteint lors de la conférence.
28 octobre 2007
Politique en no man’s land
Politique en no man’s land
Aluf Benn
Haaretz, 25 octobre 2007
www.haaretz.
Version anglaise : Policy in no-man's-land
www.haaretz.
Le voyage du Premier ministre Ehoud Olmert, cette semaine, en Europe a, une fois de plus, illustré qu’un « processus de paix » constitue la situation diplomatique la plus confortable pour Israël. Le fait que des pourparlers aient lieu au plus haut niveau entre Israël et l’Autorité Palestinienne, qu’Israël soit disposé à discuter des principes d’une fin du conflit et fasse des gestes comme une libération de prisonniers, suffit pour que la pression internationale cesse de s’exercer sur Israël afin qu’il se retire des Territoires et mette un terme à l’occupation.
En même temps, tant qu’il ne s’agit que de paroles et qu’il n’y a pas d’accords ni de décisions impliquant d’évacuation de territoires et de colonies, il n’y a pas non plus de pression exercée de l’intérieur sur le gouvernement. La coalition continue de fonctionner sans avoir à faire face à des manifestations ni à des protestations de la droite.
Olmert comprend cela parfaitement et sa politique évolue dans le no man’s land qui sépare les paroles des actes. Lors de chacune de ses apparitions à Paris et à Londres, Olmert a revu à la baisse les attentes à l’égard de la conférence d’Annapolis. « Ce n’est pas une conférence », a-t-il répété. Qu’est-ce alors ? « Quand on dit ‘conférence’, on pense à des journées de discussions et de négociations entre les participants. Ce n’est pas le but de la rencontre d’Annapolis qui était, dès le départ, de créer un environnement encourageant les discussions directes ». Autrement dit, une séance de photos d’hommes d’état exprimant leur soutien à la « solution à deux Etats » sans en discuter le contenu.
Selon Olmert, la déclaration commune qui sera présentée lors la conférence abordera toutes les « questions centrales » mais n’offrira pas de solutions : seulement des orientations pour d’ultérieures négociations détaillées. Et même si un accord devait être conclu à l’avenir, sa mise en œuvre serait subordonnée à la « Feuille de Route » ; autrement dit, dans la première phase, à l’éradication du terrorisme palestinien.
Si l’on traduit le langage diplomatique, Olmert dit ceci : je réponds à l’attente internationale en discutant avec Abou Mazen bien qu’il soit clair, tant pour lui que pour moi, que ces échanges n’entraîneront pas de changements dans la situation sur le terrain. Si je présente aux dirigeants du Fatah un « horizon diplomatique », ils auront peut-être une chance de survie en Cisjordanie et même s’ils tombent et que le Hamas prend le contrôle de Ramallah, Naplouse et Hébron, ce ne sera pas la faute d’Israël. En attendant, on ne peut presser les négociations et il faut différer la mise en œuvre de manière à ce que ma coalition ne se brise pas et que mon gouvernement ait un agenda.
A son retour d’Europe, Olmert peut faire le V de la victoire. Nicolas Sarkozy et Gordon Brown ont adopté son message et l’ont seulement encouragé à poursuivre les pourparlers et les gestes envers Mahmoud Abbas, tout en offrant « leur soutien et leur implication dans le processus ». Tout semble indiquer qu’Olmert n’a pas entendu la moindre critique à propos des colonies et de la clôture de séparation.
Les médias français et britanniques ont presque totalement ignoré Olmert, ses rencontres avec les communautés juives ont eu lieu dans des salles à moitié vides et, dans les rues, on n’a pas même vu la poignée de manifestants qui accueillaient Ariel Sharon avec des calicots en faveur de la Palestine. On peut déduire de tout ceci que tant qu’il n’y a pas de crise, « le monde » ne s’intéresse pas au conflit israélo-palestinien ni à sa résolution. Que les deux parties discutent entre elles lui suffit. Et en attendant, le consensus général sur le fait qu’Abbas est faible et ne peut rien accomplir, prévient toute pression sur Israël.
Sur la scène intérieure israélienne également, le sentiment répandu qu’ « il ne sortira rien de là » constitue un appui pour le Premier ministre. La conférence d’Annapolis et les discussions préparatoires n’éveillent strictement aucun intérêt dans la population. L’opposition reste silencieuse à droite comme à gauche. Olmert dit que la coalition passera sans heurts la conférence d’Annapolis et que « le jour venu », le futur accord jouira du soutien de la majorité des Juifs d’Israël.
Il n’est pas le premier à bénéficier des commodités d’un « processus de paix » en cours et dont le terme n’est pas connu (« Il n’y a pas de dates sacrées », disait Yitzhak Rabin). Autrefois, on déclarait, à l’encontre d’Israël, que cette politique était une conspiration destinée à endormir l’opinion publique internationale et à couvrir l’expansion des colonies et une boulimie de terres. Mais Olmert, contrairement à ses prédécesseurs, a déclaré d’emblée qu’il voulait quitter les Territoires. Il ne tient pour sacrée aucune pierre, aucune colline. Ses mobiles sont autres : il veut rester au pouvoir et conserver un appui politique large pour ses démarches diplomatiques.
La seule question est : combien de temps pourra-t-il continuer de marcher ainsi en no man’s land avant que l’apathie ne se mue en déception, laquelle augmentera le risque d’embrasement avec les Palestiniens – ou rallumera la polémique interne.
(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)
Tout autour, la tempête fera rage

Tout autour, la tempête fera rage (2)
Gideon Spiro
Hagada Hasmalit, 18 octobre 2007
« En l’honneur des valeurs de l’armée israélienne »

Une information publiée dans Maariv et Yediot (16 octobre 2007) rapportait que sept soldats du 890e régiment de parachutistes avaient été jugés dans une sorte de tribunal de campagne et condamnés à 56 jours de prison par le commandant de régiment, le lieutenant-colonel Yaki Dolef, pour avoir chanté des chansons obscènes dans le réfectoire. Les soldats ont réagi par une espèce de mutinerie, en lançant une grenade fumigène et en abandonnant leur arme au QG du régiment.
Le porte-parole de l’armée a fait savoir que les soldats avaient été jugés parce que « leur comportement était contraire aux valeurs de l’armée israélienne ».
Avec ce bref communiqué de presse, on a, concentré dans une coquille de noix, tout l’univers des valeurs de l’armée d’occupation.
Si vous chantez des chansons gaillardes, c’est contraire aux valeurs de l’armée, mais si vous tuez des enfants, faites sauter des maisons, brimez et humiliez jour après jour des milliers de personnes, faites irruption de nuit dans les maisons et détruisez tout ce qui se trouve sur votre chemin, si vous arrêtez des milliers de personnes pour des détentions arbitraires, là, non seulement vous n’agissez pas à l’encontre des valeurs de l’armée mais vous avez droit, en dignes gardiens de la nation, à une petite tape amicale du chef d’état-major et du Ministre de la Défense.
Mon message aux soldats de l’occupation israélienne est simple : les chansons gaillardes ne sont pas un sommet de la création humaine, mais il vaut mieux que vous chantiez autant de grossièretés qu’il vous plaira et que, simplement, vous refusiez de remplir les missions d’occupation, grossières et laides.
« En l’honneur de l’Etat d’Israël »
Un citoyen britannique, occupé au saint ouvrage de l’élimination des bombes à sous-munitions que l’Etat d’Israël a tirées en quantités phénoménales en direction de centres de population civile libanaise, a été tué en voulant désarmer une de ces fameuses bombes. Ce civil est une victime de l’agressivité et des crimes de guerre d’Israël lors de la seconde guerre du Liban.
Le gouvernement de sa gracieuse Majesté n’a pas encore adressé de vives protestations à Israël ni de demande de versement d’indemnités comme on l’attendrait d’un gouvernement respectant la vie de ses ressortissants, mais voilà : les deux gouvernements se comportent de manière irresponsable à l’égard de la vie humaine, à l’heure où ils se sont établis dans des guerres choisies, l’un en Irak, l’autre en Palestine et au Liban.
« Les kapos »
Dans une interview accordée par le ministre et colon Avigdor Lieberman à la chaîne officielle de la télévision israélienne, celui-ci a comparé à des kapos les gens de Yesh Gvoul et autres militants de mouvements pacifistes.
Qu’étaient les kapos ? L’encyclopédie en ligne Wikipédia les définit comme suit :
« Kapo était le nom donné, à l’époque du génocide juif, au détenu qui supervisait les autres détenus dans les camps de concentration. Les SS nommaient les kapos pour qu’ils veillent à ce que les détenus exécutent leurs ordres. Ils étaient responsables de l’exécution des tâches et de la discipline, de l’ordre et de la propreté parmi les détenus, parfois en les humiliant et en les frappant, formant une composante du régime de terreur que les nazis instauraient dans les camps ».
Dans la mesure où je compte parmi les fondateurs de Yesh Gvoul, je me vois comme un de ces kapos version Lieberman.
Pourquoi sommes-nous des kapos ? Parce que nous estimons que ceux qui perpètrent des crimes de guerre doivent en répondre devant la justice. Et si l’Etat d’Israël et son appareil judiciaire ne sont pas capables de juger les criminels de guerre et leur offrent leur soutien, alors il n’y a pas d’autre moyen que de solliciter l’aide des organismes internationaux qui ont été créés à cette fin.
Lieberman et ses semblables ne sont pas opposés au fait que des tribunaux internationaux jugent des criminels de guerre, pour autant que les criminels israéliens jouissent d’une immunité. Et c’est justement là que nous sommes en désaccord avec Lieberman et le gouvernement israélien : nous considérons que les criminels de guerre israéliens n’ont pas droit à une immunité.
Le tribunal international de La Haye, les tribunaux britanniques ou belges, ou la Cour des droits de l’homme à Strasbourg : sont-ce là des instances avec qui collaborer serait comme collaborer avec les Nazis ? Bien sûr que non, et dès lors, les perles qui sortent de la bouche de Lieberman ne sont que de complètes absurdités comme on en trouve chez les nationalistes de toutes les nations et dans toutes les langues.
J’ai l’honneur d’annoncer que je collabore volontairement et par conviction avec des tribunaux de droits de l’homme de La Haye, Strasbourg, Londres et autres, et si Lieberman et ses pareils voient en moi un kapo, je ne peux que secouer la tête en me désolant de ce que le bonhomme soit aussi ignorant de l’histoire des Juifs aux temps modernes.
Il y a encore, venant essentiellement de journalistes comme Ben Dror Yemini, Dan Margalit, Joseph Lapid et leurs équivalents dans le système politique, un autre type de réactions aux propos de Lieberman consistant, grosso modo à dire : la comparaison de Lieberman est offensante, mais de quoi la Gauche se plaint-elle, alors qu’elle recourt, elle aussi, à la comparaison avec les nazis ?
Il faut prendre la mesure de cet argument.
Une comparaison n’est pas l’autre. Il y a des comparaisons absurdes, simplement pour l’excitation, et il y a des comparaisons justes et pertinentes : il ne faut pas confondre les unes avec les autres.
Quand l’Etat d’Israël instaure une loi interdisant à ses seuls citoyens arabes l’unification familiale à l’intérieur d’Israël, avec un conjoint venant des territoires occupés, il s’agit bien d’une loi offrant un petit parfum de Nüremberg, un type de discrimination raciste dont nous avons été victimes ; dès lors, la comparaison est correcte. Lorsque des garde-frontiè
Lorsque le gouvernement israélien construit des routes pour Juifs uniquement, cela rappelle une exclusion sur base nationale, ethnique ou religieuse dont nous avons été les victimes dans l’Allemagne nazie, et la comparaison est par conséquent pertinente. Lorsque l’ancien député Meir Kahana traitait les Arabes de chiens et proposait des lois raciales, même la Cour suprême, qui manifeste pourtant une grande compréhension pour le racisme israélien dans les Territoires occupés, n’a pas pu se retenir d’établir une comparaison entre les lois de Kahana et les lois raciales nazies. Et là encore, la comparaison était pertinente.
Une conclusion générale s’impose : une comparaison dont la visée est de combattre le racisme et la discrimination ne suit pas la même logique qu’une comparaison faite pour ancrer le racisme et la discrimination et les perpétuer.
On a entendu des pacifistes appeler à porter plainte en diffamation contre Lieberman. Je suggère que l’on soupèse au mieux une telle démarche à laquelle je m’oppose pour plusieurs raisons.
D’abord, pour le principe de la liberté d’expression. Lieberman n’a pas calomnié quelqu'un personnellement mais est resté dans le domaine de la généralité politique. Que Lieberman dise tout ce qu’il veut, il faut l’affronter sur la scène publique. Toute limite mise à sa liberté d’expression est susceptible de nous revenir comme un boomerang.
Ensuite, je ne suis pas sûr que les tribunaux nous suivraient. L’orientation à droite a aussi gagné l’appareil judiciaire, et le nombre de décisions de justice appuyant la discrimination, le racisme et l’apartheid ne cesse de croître d’une manière inquiétante. Si les plaignants devaient tomber sur un juge colon – et, pour notre honte, il y en a déjà quelques-uns dans l’appareil judiciaire israélien, dans la justice de paix comme dans les tribunaux de districts – ou sur un juge de droite dans le style de Rubinstein à la Cour suprême, nous pourrions y perdre notre chemise et beaucoup de sous.
(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)
"Victimes civiles ? Les conventions de Genève ne sont pas une vache sacrée!"


| "Victimes civiles ? Les conventions de Genève ne sont pas une vache sacrée!" |
Le tabou des victimes civiles dans le collimateur |
La rencontre avait été fixée à Chicago un an avant, par Boaz Ganor, directeur de l’Ict, et par Mitchel Wallerstein, président de la Maxwell School, pendant qu’Israël était engagé dans son offensive contre le Liban. C’était les jours où les civils libanais mourraient par dizaines dans les attaques israéliennes lancées officiellement contre le Hezbollah, et le gouvernement de Ehud Olmert était critiqué par les organismes humanitaires. |
26 octobre 2007
Marion Lemesre et Viviane Teitelbaum demandent une semaine israélienne pour célébrer les 60 ans de l’Etat Sioniste
CoCoF- Semaine palestinienne
Date: 18 octobre 2007
Les Députées Marion Lemesre et Viviane Teitelbaum prennent acte que la CoCoF participera à la semaine palestinienne organisée conjointement par la Palestine et la Communauté Française.
Pour rappel, l’accord de coopération entre la Région Bruxelloise et l’Etat d’Israël du 8 Septembre 1998, a été ratifié par le Parlement bruxellois le 17 mars 2000, publié au Moniteur Belge en date du 13 juillet 2000 et suspendu le 29 mars 2002. A cette date, un ordre du jour motivé avait été adopté au Parlement bruxellois par une majorité alternative (PS-CDH-ECOLO) à celle du gouvernement en place. Celui-ci « demande au gouvernement de signifier à l’Etat d’Israël la suspension de l’accord de coopération conclu avec la Région de Bruxelles-Capitale jusqu’à ce que la conclusion d’un accord de paix entre Israël et la Palestine permette l’exercice d’une coopération fructueuse ».
Depuis, le Ministre-Président, Charles Picqué, en répondant à des interpellations d’une députée du Groupe MR, a systématiquement refusé au nom du gouvernement de le reprendre tant que « la paix ne sera pas revenue dans la Région ». La Région bruxelloise a suspendu son accord de coopération avec l’Etat d’Israël car l’actualité de l’Intifada ne permettait pas de le poursuivre. Depuis, le Ministre-Président, en répondant à des interpellations d’une députée du groupe MR, a systématiquement refusé au nom du gouvernement de le reprendre tant que « la paix ne sera pas revenue dans la Région ».
La proposition de résolution en faveur de la reprise de l’accord, déposée par plusieurs députés MR n’a toujours pas été mise à l‘ordre du jour d’une commission et enfin la majorité parlementaire PS-cdH-écolo s’est prononcée à plusieurs reprises contre l’accord par un vote négatif sur une motion motivée.
Marion Lemesre et Viviane Teitelbaum demandent que dans un souhait de favoriser une paix dans la Région, le Parlement Francophone bruxellois organise, en plus de la semaine palestinienne, une semaine israélienne pour célébrer l’anniversaire des 60 ans de l’Etat hébreu, qui aura lieu en mai 2008.
http://www.mr.be/News/news.php?id=3240
Mesdames Lemesre et Teitelbaum,
Bonjour.
S'il m'est permis d'apporter ma modeste contribution à cette célébration que vous envisagez, je vous proposerais d'inviter la famille Al-Qa'abneh à venir sinon vider une flûte de champagne, du moins prendre le thé au Parlement bruxellois et y raconter le sort qui est le sien. Pour l'envoi des invitations, cela ne devrait pas être trop compliqué : la famille Al-Qa'abneh vit du côté 'israélien' du Mur même si ce n'est pas Israël. Mais il y a bien longtemps que la question de savoir où s'arrête Israël n'a plus d'importance, ni même de sens.
Pour une fois, dans l'article de Gideon Lévy par lequel je vous propose de faire connaissance avec cette famille de Bédouins, il ne s'agira pas d'enfants tués par un tireur d'élite israélien (on met l'élitisme où l'on peut), éclatés ou amputés par un obus de char israélien, affamés par le blocus israélien, ni de jeunes gens empêchés de fréquenter une université (le boycott académique n'est chose odieuse que lorsque c'est l'université israélienne qui est visée) ou battus à mort par les services de sécurité israéliens...
Ne serait-il pas normal que l'oppresseur ait, lui aussi, chez nous, sa semaine à lui, festive si possible ? Comment pourrais-je ne pas vous louer, Mesdames, d'en avoir eu l'idée généreuse et propre à favoriser "une paix dans la Région", ainsi que vous le dites.
Pour rester au plus près des réjouissances que vous nous proposez, je joins également ma traduction d'un court texte du député Jamal Zahalka qui, réagissant à une vraie fausse blague officielle énorme et triste, nous donne déjà à voir de quoi aura l'air le cotillon.
J'énoncerai une nouvelle fois la question que j'avais, naguère, vainement adressée à Madame Teitelbaum : "Comment est-il possible, au sein d'un parti démocratique, d'appuyer en sous-main une politique comme celle d'Israël, faite de meurtres, de destructions, de spoliations, de discriminations, d'étranglements économiques, d'atteintes aux droits humains fondamentaux de tout un peuple ?"
Je vous prie de croire, Mesdames Lemesre et Teitelbaum, en ma parfaite considération.
Michel Ghys
Michel,
merci pour votre réponse lucide et appropriée à cette
proposition tellement grossière que l'on se demande s'il ne s'agit pas
d'une provocation gratuite, bête et méchante, d'élu(e)s qu'il faudrait
convier à se joindre à une prochaine délégation d'Observateurs civils
de l'ABP en Territoires occupés (et non en Israël), pour au moins se
rendre utiles...
Manifestement, ou celles-là ne connaissent rien de
ce dont elles parlent... ou elles feignent de l'ignorer, ce qui n'est
pas mieux,
et dans ce cas, cette prétendue (fausse) équidistance
camoufle mal l'esprit pervers qui l'anime, quand l'on connaît les
réalités de terrain.
Dans le même ordre que cette écoeurante proposition,
à quand la
semaine commémorative célébrant l'anniversaire de l'instauration de l'apartheid en Afrique du Sud !?...
Il doit bien traîner ci-et-là quelques dérangés que la perspective de telles agapes réjouirait...
Il reste à espérer que les autorités politiques belges sauront écarter d'un revers de main,
cette sinistre demande... tout en invitant ces dames à abandonner leur délire et de retrouver leur raison.
B à v,
Daniel Vanhove -
Observateur civil en Palestine
Bloquer la route de l'Apartheid

Bloquer la route de l'Apartheid :
Des manifestants palestiniens non-violents bloquent la route 443
Une manifestation anti-Apartheid s'est déroulée aujourd'hui sur la très fréquentée route 443, l'une des nombreuses routes qui traversent les terres palestiniennes occupées mais réservées aux seuls Israéliens.
Les Forces de Sécurité israéliennes ont utilisé la force pour disperser les manifestants. Deux des manifestants, un Israélien et un Américain, ont été arrêtés et Blake Murphy, un Américain de Boston, est actuellement menacé d'expulsion.
Par Apartheid Masked
Les manifestants bloquent la route 443 réservée aux seuls israéliens en Cisjordanie
Les manifestants ont bloqué la route pendant plus de 15 minutes où ils ont organisé un sit-in de masse au milieu de la route et six manifestants s'étaient enchaînés à 4 mètres de canalisations.
L'action ayant eu lieu a une heure de pointe, cela a entrainé un embouteillage de plusieurs kilomètres avant que les manifestants soient évacués de force
Les manifestants distribuent un message aux conducteurs : "Nous savons ce que cela fait que d'être bloqués. Nous en faisons l'expérience chaque jour."
Les nombreux Israéliens qui se rendent régulièrement à Jérusalem par le biais de la colonie de Modi'in ont été surpris ce matin de trouver l'autoroute bloquée par des manifestants non violents.
Malgré les barrages routiers évidents aux intersections des routes menant aux villages palestiniens situés le long de l'autoroute, peu sont conscients du fait que depuis sept ans maintenant, la route 443 n'est accessible qu'aux Israéliens.
Les Palestiniens ne sont pas autorisés à circuler sur la route, même sur la portion de 9,5 kilomètres qui traverse le territoire de la Cisjordanie Occupée et est construit sur des terres qui ont été confisquées à des Palestiniens dont les oliviers ont été abattus "pour le bénéfice de la population locale. "
L'armée israélienne affirme que l'interdiction de circuler sur la route imposée aux Palestiniens est temporaire et sous réserve de considérations sécuritaires. Mais ses actions sur le terrain donnent à penser autrement.
Afin de "dédommager" les communautés, l'armée a confisqué encore plus de terres pour la création de ce qu'elle appelle "le tissu social" des routes dont le coût est estimé à 177,9 millions de Shekels (environ 44,5 millions de dollars). (voir la carte des routes d'Apartheid en Cisjordanie)
Ces routes canaliseront le trafic palestinien dans le cadre du réseau routier israélien via des tunnels souterrains reliant les communautés vivant dans les enclaves environnantes, écartant ainsi les Palestiniens de la vue et de l'esprit des Israéliens.
Le groupe israélien des droits de l'homme, B'tselem, stipule que l'interdiction de la route 443 imposée aux Palestiniens semble être basée sur la volonté d'Israël d'annexer la zone située le long de la route.
B'tselem explique que si Israël n'était intéressé que par la protection la vie des Israéliens, et non par l'annexion de la région, il pourrait limiter, voire interdire les déplacements des Israéliens sur la route traversant la Cisjordanie et construire des routes l'intérieur du territoire israélien, offrant ainsi des voies de transport sécurisées entre Jérusalem et Tel Aviv.
La politique d'interdiction de circulation sur cette route n'est pas un cas isolé mais fait partie d'une politique généralisée. Sur 312 kilomètres des routes principales en Cisjordanie, les véhicules portant des plaques d'immatriculation palestiniennes y ont un accès interdit ou limité.
La création d'un régime de "routes interdites" en Cisjordanie a transformé le droit à la liberté de circulation en un privilège qui dépend de l'origine nationale d'un individu. Ces routes, en plus du mur d'Apartheid, découpent les secteurs palestiniens en enclaves isolées. Cette fragmentation est à l'origine du déclin de l'économie en Cisjordanie.
Dans un appel, l'Association pour les Droits Civiques en Israël (ACRI) indique que le terme "crime d'apartheid" s'applique aux actes qui sont utilisés comme un moyen d'établir et de maintenir la domination d'un groupe d'êtres humains sur un autre groupe et de les opprimer de façon systématique.
ACRI stipule qu'une politique de discrimination systématique et acceptée à l'encontre de la population palestinienne constitue une pratique de l'apartheid comme définie par la Convention Internationale sur l'Elimination et la Répression du Crime d'Apartheid.
Une séparation existe sous de nombreuses formes en Cisjordanie entre les Palestiniens et les Israéliens, comme par exemple, les deux systèmes juridiques qui existent pour les deux populations.
Mohammed Khatib, le porte-parole du Mouvement Anti-Apartheid en Palestine a déclaré : "Israël veut légitimer l'apartheid et le nomme la paix.
Il s'agit de la première d'une série de protestations populaires non violentes contre le système d'apartheid israélien.
Pour plus d'informations, appelez : Mohammed Khatib 0547-557-3285 ou 0599943157
Source : http://www.apartheidmasked.org/
Traduction : MG pour ISM
Assemblée générale de l'ONU:un projet de résolution enjoint à Israël de renoncer à l'arme nucléaire

Assemblée générale de l'ONU:
un projet de résolution enjoint à Israël
de renoncer à l'arme nucléaire
NEW YORK (ONU), 26 octobre - RIA Novosti. Un nouveau projet de résolution sur les dangers de la diffusion de l'arme nucléaire au Proche-Orient a été déposé à l'ONU par l'Egypte et d'autres pays, pour y être examiné par la Première commission de la 62e session de l'Assemblée générale des Nations unies.
Le projet de résolution appelle notamment Israël à renoncer à disposer de l'arme nucléaire.
Il est souligné qu'Israël est à ce jour le seul pays au Proche-Orient n'ayant pas ratifié le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
Les pays dépositaires du projet estiment qu'Israël doit revoir sa position et ratifier le TNP. De même, l'Etat hébreu est invité à placer toutes ses installations nucléaires sous le contrôle de l'AIEA.
"L'Assemblée générale invite cet Etat à adhérer au traité sans délai, à ne pas élaborer, produire, tester ou se procurer par d'autres moyens l'arme nucléaire, à renoncer à la posséder et à placer toutes ses installations nucléaires qui ne le sont pas sous la surveillance de l'agence (internationale de l'énergie atomique)", peut-on lire dans le projet de résolution.
Officiellement, Israël ne possède pas l'arme nucléaire. Le pays est cependant considéré par les experts comme l'un des Etats dits "du seuil".
Sources Ria Novosti
La revue trimestrielle CONTRADICTIONS publie un numéro double sur la QUESTION PALESTINIENNE

Cher(e)s ami(e)s,
La revue trimestrielle CONTRADICTIONS
publie un numéro double sur la QUESTION PALESTINIENNE.
(Sommaire complet ci-dessous)
Le Groupe citoyen de la Mazerine (Rixensart, Lasne, La Hulpe),
qui a mis ce numéro en œuvre,VOUS INVITE CORDIALEMENT à sa présentation
Le 8 novembre à 19 h 30 au CNCD
9 Quai du Commerce, Bruxelles
Orateurs prévus :
Paul DELMOTTE
Dominique WAROQUIEZ
Pierre VIART
Les exposés seront suivis par des questions et débats
(Modérateur : Daniel Dekkers)
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CONTRADICTIONS N° 119-120
(3e trimestre et 4e trimestre 2007)
PALESTINE
Numéro coordonné par Daniel DEKKERS et Martial DEMUNTER
Couverture de Martine DELLAU
- Martial DEMUNTER : Rebelle
- Mustafa BARGHOUTHI : Le gouvernement d’unité nationale et ses perspectives
- Leila SHAHID : Le plus grand danger est la guerre civile
- Pierre GALLAND : La société civile à l’appui de la paix
- Marianne BLUME : Gaza sous le règne du Hamas
- Sukant CHANDAN : Hamas : La démocratie islamique et le défi d’Al-Qaida
- Ingrid Jaradat GASSNER : Le droit au retour des réfugiés palestiniens
- Dominique WAROQUIEZ : Palestiniennes et Palestiniens prisonniers de l’occupant israélien
- Marc ABRAMOWICZ : Former pour aider à résister
- Colette VERSPORTEN : Les femmes palestiniennes
- Pierre VIART : Organisation de la médecine hospitalière de pointe
- Mohamed MEDJADI : L'Hospitalité sous la mitraille
- Michel WARSCHAWSKI: Le Mouvement de la Paix en piètre état
- Dominique WAROQUIEZ : L’UE complice de la colonisation et des crimes de guerre israéliens
- Paul DELMOTTE : L’Oncle Sam et l’Etat d’Israël
- Jean BRICMONT : La dé-sionisation de la mentalité américaine
- Jean SALMON : La Cour internationale de Justice et les colonies de peuplement israéliennes en territoire palestinien occupé
- Mohammed EL BATTAOUI : Le projet sioniste : de la conquête de la terre au contrôle de l’eau
- Omar AL-QATTAN : Le paysage culturel de la Palestine
- Michel KHLEIFI : Du réel à la fiction – De la pauvreté à l’expression
A l’occasion de la présentation, le numéro sera mis en vente au prix spécial de 17 €
(au lieu de 25 €)

