19 septembre 2007
28.5% de terres supplémentaires saisies par le Mur en Cisjordanie
Applied Research Institute : 28.5% de terres supplémentaires saisies par le Mur en Cisjordanie Carte OCHA : Carte des enclaves et des fermetures en Cisjordanie fournie dans l'exceptionnel rapport du Bureau de Coordination aux Affaires Humanitaires des Nations Unies - 30 août 2007 Le rapport déclare que les modifications apportées au tracé du mur ont augmenté la surface de terre isolée derrière la structure illégale de plus de 28.5% par rapport à l'année précédente, soit une surface de 712.920 dunums. Source : http://www.imemc.org/ |
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| Traduction : MG pour ISM |
Néo-nazis israéliens : des victimes sans adresse

Néo-nazis israéliens : des victimes sans adresse
mercredi 19 septembre 2007 - Meron Rapoport - Ha’aretz
La semaine passée, quand toutes les chaînes de télévision du pays ont montré les images des jeunes « jeunes néo-nazis » attaquant des victimes prises au hasard, l’attention du public s’est portée sur les agresseurs. Cela se comprend facilement. Il est difficile d’appréhender le fait qu’un groupe néo-nazi opère chez nous, dans l’Etat des Juifs. Cette combinaison - des néo-nazis juifs - paraît inconcevable même dans d’autres pays - c’est pourquoi cette histoire a fait la une dans les quotidiens à l’étranger.
Chez nous, le débat s’est immédiatement porté sur la Loi du Retour. Comme si le phénomène devait disparaître si nous n’autorisions l’entrée en Israël que des Juifs jugés tels par la halakha [loi rabbinique]. Cet argument infondé oublie à la fois qu’une partie des membres de ce groupe néo-nazi sont juifs selon la halakha et aussi que des Juifs casher [conformes à la halakha] peuvent eux aussi, malheureusement, se comporter comme des néo-nazis.
Il s’agit sans aucun doute d’un phénomène terrifiant et il y a lieu de s’occuper des agresseurs et de l’environnement qui a engendré ce mode de comportement. Mais il vaut la peine de prêter attention aux victimes également. La plupart d’entre elles étaient des travailleurs étrangers, mais cela on le sait de la bouche des agresseurs. Roni Singer, journaliste à Haaretz, a rapporté que la police avait multiplié les efforts pour identifier les personnes agressées, afin de renforcer le dossier d’accusation, mais en vain. Aucune des victimes ne s’est plainte à la police. Apparemment, en Israël, un travailleur étranger craint davantage la police que les voyous qui le frappent sans pitié. Le travail acharné de la police de l’immigration porte apparemment ses fruits.
Cela ne surprendra pas ceux qui travaillent dans ce secteur. Noa Kaufman, directrice d’une clinique gérée par l’organisation « Médecins pour les droits de l’homme », dit que se présentent régulièrement chez eux des travailleurs étrangers qui ont été battus. Ils les encouragent à porter plainte à la police mais généralement, les travailleurs ont peur.
Le fait que personne ne se plaint de ces agressions brutales visant des travailleurs étrangers doit nous interpeller d’autant plus qu’elles se produisent dans des lieux publics. Même si les membres du gang veillent à ce qu’il n’y ait pas de témoins de leurs forfaits, on peut supposer qu’ils abandonnent sur place leurs victimes ensanglantées. Qu’arrive-t-il alors à celles-ci ? Est-il possible que personne ne les ait vues ? Ou que des passants les aient vues mais aient poursuivi leur chemin ?
La police a manifesté de la fermeté dans cette affaire, mais on a le sentiment que pour les gens dépourvus de droits, les « autres » en tous genres, il n’y a pas de véritable adresse en Israël où ils puissent demander protection. Il semble parfois que les autorités ferment les yeux sur les violences dont ils sont l’objet. Durant la seconde Intifada, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées, après un attentat, autour de la mosquée Hassan Bek, à Jaffa, et s’étaient mises à lancer des pierres sur les fidèles musulmans qui s’étaient alors retranchés dans le bâtiment. Se distinguaient clairement parmi les assaillants plusieurs skinheads russophones, portant des tatouages, qui, aux yeux du profane que je suis, avaient incroyablement l’air de néo-nazis. Ils forçaient sans arrêt les rangs de la police qui cernaient la mosquée et ils lançaient des pierres de tout près dans les fenêtres de la mosquée. Les policiers les regardaient faire et ne faisaient rien. A un moment donné, plusieurs assaillants ont soulevé des barrières de la police et les ont lancées vers la mosquée et vers les voitures des fidèles. Les policiers ont continué d’observer avec curiosité. Personne n’a fait l’objet d’une arrestation.
Même s’il n’y a pas de lien entre ces skinheads et le groupe de Petah Tikvah, ceux-ci ont pu déduire du comportement de la police à ce moment-là, qu’elle ne s’émouvait pas réellement des violences visant « les autres ». Peut-être ces mêmes skinheads n’ont-ils pas salué en levant le bras. Peut-être ne vénéraient-ils pas Hitler. Mais ils vénéraient la violence à l’encontre de plus faibles qu’eux. Ce n’est pas moins grave. Et tant que la société israélienne ne combattra pas sérieusement ce sinistre racisme, elle continuera à considérer les « néo-nazis » comme des aliens atterris tout à coup ici, et à croire qu’il suffirait de les renvoyer sur leur lointaine planète pour que tout soit résolu. Ce n’est vraiment pas le cas.
Meron Rapoport - Ha’aretz, 17 septembre 2007
Version anglaise : Jews are capable of acting like neo-Nazis
Traduit de l’hébreu par Michel Ghys
Voir aussi: Des néo-nazis en Israël http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2007/09/10/6164475.html
Des cas d’antisémitisme dans l’armée israélienne
http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2007/04/26/4745523.html
Imaginez Al-Nu'eman

Voir le film : http://al-nueman.tripod.com/fmovie.htm
Al-Nu'man est un village de 200 résidents entre Jérusalem et Bethléem. En 1967 Israël a annexé sa terre en Municipalité de Jérusalem, alors que des cartes d'identité de Cisjordanie ont été données aux habitants.
Depuis la construction du Mur de separation en 2004, cette «gaffe technique» a fait de leurs vies un cauchemar – ils sont piégés entre Jérusalem, où ils ont interdiction d'entrer, étant des residents de Cisjordanie, et le Mur de separation, qui les sépare du reste de la Cisjordanie occupée.
Leur seul lien avec le monde extérieur se fait par un poste de contrôle tenu par des corps armés. Pour aller à l'école, au travail, pour faire les courses, ils dépendent des caprices des soldats à ce poste de contrôle.
Personne n'est autorisé à entrer sauf les habitants du village – un petit garçon ne peut pas rendre visite a sa grand-mère, un médecin ne peut pas prendre soin des malades, les jeunes mariés ne peut pas venir s'installer dans le village de sa famille. Al-Nu'man est devenue une prison à ciel ouvert.
En meme temps, l'expansion prévue de la colonie Juive de Har Homa et la rocade de Jérusalem vont longer le village à l'ouest et à l'est et détruire là encore des maisons.
L'État d' Israël ne s'arrêtera devant rien pour se débarrasser de cet indésirable village Palestinien. Ceci est l'histoire d'Al-Nu'man.
Les habitants ont fait tout ce qui'ils peuvent pour lutter contre l'emprisonnement de leur village. Récemment ils ont appelé au Cour suprême d'Israël, où le dossier est en instance. Ils ont d'urgence besoin du soutien mondial.
http://al-nueman.tripod.com/fmain.html
S'il-vous-plaît, prenez 5 minutes pour écrire à votre représentant au parlement et le représentant de votre pays en Israël.
Israël limite l’accès aux mosquées pendant le Ramadan

mardi 18 septembre 2007 – Casablanca Aujourd’hui le Maroc
Israël limite l’accès aux mosquées pendant le Ramadan
http://www.aujourdhui.ma
Cette année, le mois de Ramadan a débuté le jour de Rosh Ashana, le nouvel an juif. Merveilleuse coïncidence pour certains, mais dans les territoires palestiniens, cette concordance des dates rime avec fermeture d’accès aux mosquées saintes.
«C’est fermé, aujourd’hui !» hurle un rabatteur de la station de bus palestinien de Jérusalem. «Le bus vous conduit au check point, après, vous devez prendre un autre moyen de transport pour vous rendre où vous voulez», explique-t-il à la foule perdue au milieu des véhicules. Nous sommes le premier vendredi du mois de Ramadan, et les bus se bousculent pour sortir du parking situé non loin de la porte de Damas, à Jérusalem.
La prière est terminée à la mosquée d’Al Aqsa et déjà ceux qui ont eu l’opportunité de s’y rendre, se pressent pour rejoindre les territoires palestiniens. Les bus sont pleins à craquer et les embouteillages ne se font pas attendre. Malgré les restrictions imposées aux check points de Cisjordanie, ils étaient plus de 50.000 Palestiniens à prier dans la
mosquée sainte de Jérusalem.
La radio israélienne avance un chiffre de 93.000 fidèles présents ce vendredi sur l’Esplanade des Mosquées. «Il y a plus d’un demi million de Palestiniens qui ont tenté de se rendre à Al Aqsa ce vendredi», témoigne Najeed Faroun, manager du bureau du ministre palestinien des Affaires religieuses. «Ces fermetures ne sont pas justes pour Ramadan ou pour les fêtes juives, Jérusalem est interdite aux palestiniens toute l’année»,affirme-t-il. «Cependant, les habitants espèrent toujours que pour le Ramadan les Israéliens les laisseront aller prier à la mosquée d’Al Aqsa. Mais, ils doivent avoir une permission de passage qui n’est donnée qu’aux personnes âgées de plus de 40 ans», indique Najeed Faroun. Cette année, les limitations sont strictes et appliquées sur la majorité des barrières militaires de Cisjordanie, pour éviter un amassement important de gens au point de passage de Qalandia, reliant directement la ville de Ramallah à Jérusalem-Est, et strictement limité par les soldats israéliens, aidés de multiple accessoires technologiques de détection de métaux en tous genres. Les Palestiniens qui espèrent être autorisés à se rendre à Jérusalem doivent être âgés de plus de 45 ans pour les hommes, et de 35 ans pour les femmes. Cependant, cette restriction reste très arbitraire, car Mustapha Barghouti, ancien ministre de l’Information, âgé de 53 ans, a été recalé quatre fois au passage vers Jérusalem. Il a
dénoncé l’augmentation de policiers israéliens aux check points, ainsi que dans les alentours de la mosquée d’Al Aqsa, dans la vieille ville d’Al-Qods. Ceci pour renforcer la fermeture des territoires décidée dans le but de préserver les festivités de Rosh Ashana. «Jérusalem-Est est censé être notre capitale, que nous soyons chrétiens ou musulmans. Nous devrions avoir le droit d’y aller quand bon nous semble», explique
Najeed Faroun. La mosquée d’Al-Aqsa n’est pas la seule à être la proie de fermeture arbitraire, la mosquée d’Ibrahim, à Hébron, subit le même sort. Depuis jeudi, elle est fermée aux habitants palestiniens de la ville.
«Les Israéliens ont fermé la mosquée d’Ibrahim pour cause des fêtes juives. Ils ont interdit à toute personne de pénétrer dans les lieux. Ils devront normalement la rouvrir dès dimanche», précise Najeed Faroun. «C’est particulièrement triste qu’ils interdisent l’accès aux lieux saints à des gens qui veulent prier et se recueillir», regrette-t-il soulignant que dans aucun accord, Genève ou autre, «il est mentionné qu’il est possible de restreindre l’expression religieuse d’un peuple».
Le 18-9-2007
Par : Nadia Sweeny
DNC à Ramallah




