FREE PALESTINE

Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.

17 juillet 2007

Olmert à Abbas...

Olmert à Abbas :

"Pour vous aider contre le Hamas,

je libèrerai 250 détenus sur les 10.500"

( mardi, 17 juillet 2007 )

Mahmoud Abbas s'est entretenu durant deux heures lundi 16 juillet à Jérusalem avec Ehud Olmert de mesures décidées par ce dernier pour renforcer le président palestinien face au Hamas qui contrôle Gaza depuis le mois dernier.

L'autorité d'occupation compte notamment libérer 250 détenus, appartenant pour la plupart au Fatah d'Abbas. Leur liste définitive sera revue par un comité ministériel mardi 17 juillet et, passé un délai légal de recours de 48 heures, les premières libérations pourraient intervenir vendredi, a déclaré Miri Eisin, porte-parole d'Olmert.

Saëb Erekat, conseiller du président palestinien, a précisé de son côté qu'Abbas avait une nouvelle fois réclamé la libération de Marouane Barghouti, chef du Fatah pour la Cisjordanie.

Tenu par l'autorité d'occupation pour le chef clandestin des Brigades des martyrs d'Al Aksa, Barghouti purge une peine de prison à vie pour avoir commandité des attentats de résistance et l'autorité d'occuaption s'est refusée jusqu'à présent à le gracier.

L'autorité d'occupation a annoncé son intention de lever l'ordre d'assassiner ou de capturer 180 autres résistants recherchés, précisément des membres des Brigades d'Al Aksa, qui se sont engagés par écrit à renoncer à utiliser la violence contre l'autorité d'occupation. Ils pourraient intégrer les forces de sécurité officielles d'Abbas.

En remettant en selle le Fatah mis en déroute le mois dernier par le Hamas à Gaza, l'autorité d'occupation entend aider Abbas à mettre au pas le Hamas en Cisjordanie, pour ne pas que ce territoire se transforme en nouveau Gaza.

"Abou Mazen, qui avait dû flatter le Hamas et n'a pas voulu le combattre, n'a maintenant plus rien à perdre. Il affronte son dernier test", a estimé le ministre de l'autorité d'occupation de l'Intérieur Meir Sheetrit, en désignant Abbas par son nom de guerre. "Nous espérons que nos initiatives le mettront en mesure de remplir sa part du contrat", a ajouté Sheetrit.

Les deux hommes ont aussi évoqué les moyens de s'avancer vers une solution définitive prévoyant la cohabitation d'un Etat palestinien au côté d'Israël, a déclaré Miri Eisin.

"Pour rétablir la foi des opinions palestinienne et israélienne dans le processus de paix, il faut traiter le court terme et le long terme simultanément", a dit au quotidien israélien Haaretz Salam Fayyad, le Premier ministre de crise de Mahmoud Abbas .

Mais, pour le moment, Olmert, affaibli depuis la guerre du Liban et incertain quant à l'avenir de Gaza, répugne à s'engager dans des discussions sur les questions de fond comme le statut de Jérusalem, les futures frontières de l'Etat palestinien et le problème du retour des réfugiés.

Selon son entourage, ces épineuses questions n'ont donc pas été évoquées lors de la rencontre entre les deux hommes, qu'un dirigeant du Hamas, Sami Abou Zouhri, a qualifiée de "honteuse" dans la mesure où le président palestinien se refuse dans le même temps à discuter avec son mouvement.

Les sommets Abbas-Olmert se déroulent désormais sur une base régulière, à l'instigation des Etats-Unis.

Le "quartet" se réunira au plus haut niveau le 19 juillet au Portugal, qui assure la présidence de l'UE, en présence de l'ex-Premier ministre britannique, réunion qui sera l'occasion de définir son rôle, que l'intéressé souhaite étendu, sans pour autant lui accorder "carte blanche".

Le quartet, dont ce sera la première réunion depuis la "sécession" de Gaza, a d'ores et déjà chargé Blair de rallier les fonds nécessaires pour aider Abbas à mettre en place en Cisjordanie une économie et des institutions politiques viables pour le futur Etat palestinien.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4030

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Bush à Abbas...

Bush à Abbas :

"Pour vous aider contre le Hamas,

je vous donne 190 millions de dollars de plus"

( Mardi, 17 juillet 2007 )

George Bush propose la tenue d'une conférence régionale de paix au Proche-Orient et promet une aide supplémentaire de 190 millions de dollars cette année au gouvernement de Mahmoud Abbas.

Réaffirmant sa volonté de parvenir à la création d'un Etat palestinien vivant en paix au côté d'Israël, Bush a souligné que les Palestiniens étaient arrivés à "l'heure du choix" entre la vision d'Abbas et celle du Hamas.

"C'est un moment de lucidité pour tous les Palestiniens. Aujourd'hui est venu le moment du choix", a-t-il dit lors d'un discours prononcé à la Maison blanche.

"Les possibilités qui s'offrent au peuple palestinien sont nettes", a poursuivi Bush, pressé de longue date par ses alliés saoudiens et égyptiens notamment de s'impliquer davantage dans la recherche d'une solution diplomatique à la crise au Proche-Orient.

Mahmoud Abbas de même que Ehud Olmert, se sont félicités de cette initiative.

Pour Nabil Amr, conseiller du président palestinien, Bush "ouvre une nouvelle porte qui pourrait conduire à une relance du processus de paix".

La porte-parole d'Olmert, Miri Eisin, a estimé pour sa part que le discours du président américain, au soir d'une rencontre entre Olmert et Abbas, "s'ajoutait à la dynamique" des discussions israélo-palestiniennes.

Le Hamas a jugé lui que l'initiative de Bush participait d'un "complot pour partir en croisade contre le peuple palestinien". "Nous demandons à tous les pays arabes de tenir bon contre ces menaces", a ajouté Sami Abou Zouhri, un des responsables du Hamas joint à Gaza.

Depuis que le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza, il y a un mois, les pays occidentaux ont resserré leurs liens avec le gouvernement de crise constitué par Mahmoud Abbas.

Leur espoir est d'isoler le Hamas, inscrit sur la liste américaine des organisations terroristes, et de rouvrir un espace à des négociations de paix avec Israël.

Plusieurs commentateurs pointent toutefois les risques de cette stratégie, qui peut faire passer Abbas pour un dirigeant inféodé à Israël et Washington et le décrédibiliser aux yeux de son peuple.

"Je ne vois pas comment quoi que ce soit de sérieux pourrait être accompli sur le front diplomatique tant que la stratégie visant à isoler le Hamas sera maintenue", estime ainsi Shibley Telhami, spécialiste du Proche-Orient à l'Université du Maryland.

Bush n'a pas précisé le calendrier de son projet de conférence régionale. La réunion serait présidée par Condoleezza Rice. Y seraient conviés des représentants d'Israël, de l'Autorité palestinienne et de pays "voisins de la région".

"J'apporterai un soutien diplomatique aux parties dans le cadre de leurs discussions et négociations bilatérales, de sorte que nous puissions progresser sur la voie fructueuse d'un Etat palestinien", a dit le président américain.

Rice, qui a différé un déplacement initialement prévu cette semaine au Proche-Orient, et le secrétaire à la Défense, Robert Gates, doivent se rendre dans la région à la fin du mois ou début août.

http://www.aloufok.net

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La révolution commence maintenant

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La révolution commence maintenant

dimanche 15 juillet 2007

Osamah Khalil - The Electronic Intifada


Le temps est venu pour l’ensemble des Palestiniens de relancer et ranimer l’institution que le monde reconnait toujours comme « seule représentation légitime du Peuple palestinien ».

Jamais encore dans les épisodes récents de son histoire, le peuple palestinien n’est apparu si sombre et si désespérée. Divisé à l’intérieur, éparpillé dans le monde, dépourvu d’une véritable représentation, le mouvement palestinien semble toucher le fond. De plus, la Palestine d’aujourd’hui semble préfigurer le futur d’un monde arabe encerclé, occupé par des forces extérieures alliées à des collaborateurs de l’intérieur chargés de semer et d’entretenir les divisions.

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Des écoliers Palestiniens prennent part à une manifestation lors du 59e anniversaire de la Nakbah - Naplouse le 15 mai 2007 - Photo : Rami Swidan/MaanImages

Hors de Palestine, les réfugiés et les exilés sont soumis aux menaces et aux pressions des régimes arabes et des gouvernements occidentaux, sans ou presque sans soutien des institutions traditionnelles qui auparavant les représentaient sur la scène internationale. Cependant, s’il y a un espoir pour les Palestiniens il réside dans la momification et l’évidente agonie de l’OLP. Le temps est venu pour l’ensemble des Palestiniens de relancer et ranimer l’institution que le monde reconnaît toujours comme « seule représentation légitime du Peuple palestinien ».

Il faut commencer par la dissolution de l’Autorité  Palestinienne.

Tous les Palestiniens ayant vécu les 40 années de la main mise sur la partie Ouest et à Gaza, doivent déclarer qu’ils ne seront plus partie prenante de leur propre occupation. Qu’ils ne permettront plus à Israël de détenir illégalement le revenu des taxes tout en se livrant impunément à des incursions répétées et des raids meurtriers. Qu’ils ne permettront plus aux représentants de leur « gouvernement » de bénéficier, matériellement et politiquement de l’occupation israélienne, qu’il s’agisse du mur consacrant l’apartheid israélien, de l’extension des colonies sur la terre palestinienne ou de l’interdiction des activités politiques.

Pour les rejetons préférés du président américain Georges Bush - Mahmoud Abbas, Salam Fayyad, Mohammad Dahlan et leurs semblables - qu’ils démissionnent avec le peu de dignité qu’il leur reste et quittent la Palestine pour n’importe où pour permettre l’émergence d’un nouvel OLP vierge des souillures de la corruption et de la collaboration. Aucun gouvernement impliqué dans le soutien militaire et financier de l’ennemi de son peuple ne mérite en rien le titre de « Palestinien » ou d’ « Autorité ». Le temps est en effet venu de mettre un terme à cette mascarade qui n’a que trop duré.

Tandis qu’approche le soixantième anniversaire de la Nakba, il est temps pour les réfugiés palestiniens dans le monde arabe et au-delà de réaffirmer leur position d’avant garde du mouvement national palestinien. Il est temps qu’ils demandent à ne plus être présentés comme les éléments encombrants d’un marchandage où ils sont bradés par des négociateurs plus soucieux de leur propre profits que des intérêts des réfugiés ou de la reconnaissance de leurs droits sur le plan international. Il faut absolument que les Palestiniens sous occupation ou en exil s’unissent pour ranimer et réformer l’OLP et réélire le Congrès National Palestinien (CNP). Une fois réélu, un nouveau CNP se réunirait pour annoncer la formation d’un Etat palestinien indépendant, d’un gouvernement en exil, et une stratégie pour vaincre pouvant unifier les groupes palestiniens autour d’un spectre large allant des laïques aux islamistes.

Une OLP revivifiée devrait aussi faire le lien entre la pléthore d’organisations qui se sont multipliées pour s’opposer à l’apartheid israélien par des méthodes politiques et militant pour le droit au retour. Le plus souvent, ces organisations travaillent indépendamment les unes des autres, ne se coordonnent que de façon occasionnnelle et souffrent d’un manque de soutien financier et organisationnel à l’échelle internationale. Elles ont déjà à leur actif d’étonnants succès et ont consenti de terribles sacrifices dans la recherche d’une solution juste pour le peuple palestinien. Chacun peut imaginer ce qui aurait pu être réalisé avec une telle organisation durant les sept dernières années avec le soutien institutionnel d’une organisation internationalement reconnue représentant tous les Palestiniens. De fait, à l’ère de la communication instantanée, nous n’avons pas à imaginer le possible, nous devons travailler à le rendre réel.

Les Palestiniens ont la chance de compter un grand nombre d’individus remarquables dans les générations qui ont vécu sous occupation ou parmi les exilés. Ces individus peuvent et doivent prendre la tête de ce nouveau mouvement. Beaucoup ont été politiquement actifs et ont milité pour obtenir justice, que ce soit avec l’OLP d’avant Oslo ou dans différents groupes jusqu’au début de la seconde Intifada. L’organisation doit également s’ouvrir à tous les Palestiniens qui veulent réellement un programme d’unité nationale, qui veulent y militer et travailler à atteindre les buts clairement affichés par une nouvelle OLP. L’auto détermination commence par la non-dépendance. Il fut un temps où la volonté de justice et d’autodétermination d’un peuple opprimé était représentée par le mouvement national palestinien. Cela doit revenir.

Cependant, les Palestiniens doivent renoncer à chercher le soutien du monde arabe, des Etats-Unis, de l’Europe ou des Nations Unies. L’histoire des soixante dernières années démontre clairement que ces entités n’ont aucun intérêt à une autodétermination des Palestiniens ou à une Palestine vraiment indépendante. Plus encore, elles ont activement collaboré avec les Etats-Unis et Israël pour en empêcher l’émergence.

En effet, la pléthore des initiatives de « paix » ratées, dont les papiers sans valeur pourraient paver une route allant de Washington à Jérusalem, et les débris fétides du « processus de paix » pourrissant sur pied illustrent l’échec complet et l’impuissance délibérée de la communauté internationale pour mettre fin au drame palestinien.

Tandis que des membres de ces nations ou groupes peuvent aider et seront les bienvenus, les Palestiniens doivent se libérer eux-mêmes. Le mouvement national palestinien qui a su dans le passé trouver fièrement sa place aux côtés d’autres luttes nationales ne doit pas mourir dans le chaos des combats de factions, des chefferies de guerre et de la loi des armes. Il est urgent d’inverser un mouvement au bout duquel il y a non pas un Etat palestinien indépendant ou une « solution nationale », mais des Palestiniens regroupés dans des prisons à ciel ouvert, gardées par des collaborateurs locaux avec la bénédiction et la légitimation de la communauté internationale.

Ce défi ne doit pas être sous estimé. La création du Moyen Orient contemporain à la fin de la première guerre mondiale, assortie de pressions extérieures et de conflits internes entre factions a profondément déstabilisé la région. En outre, comme le démontrent les événements récents à Gaza et au Liban, le peuple palestinien reste encerclé par des ennemis puissants qui veulent sa soumission et sa défaite.

Comme après 1948, les gouvernements arabes renouent activement avec une pratique d’interdiction des activités politiques palestiniennes, tout en affichant publiquement les thèmes rhétoriques de l’unité et de la fraternité. Pendant ce temps la « vision » de Bush d’un Etat palestinien a tourné au cauchemar, à une chimère digne d’un Guernica, dans les abîmes desquels nous glissons rapidement. Nous ne devons ni piétiner ni échouer ; le temps du changement est venu. Si la révolution ne commence pas aujourd’hui elle ne commencera jamais.

* Osamah Khalil est étudiant en thèse en histoire des Etats-Unis et du Moyen-Orient à l’université de Bekeley en Californie ; il se spécialise sur la politique étrangère des Etats-Unis au Moyen-Orient. Palestinien-Américain, il a voyagé et étudié dans l’ensemble du Moyen-Orient. Il peut être contacté à okhalil@Berkeley.edu

6 juillet 2007 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :

http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction : Anne Ramaré

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=2237

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La crème du Sionisme discute nettoyage ethnique

La crème du Sionisme discute du nettoyage ethnique des palestiniens et promeuvent la domination juive aux USA et en Europe




 

La crème du Sionisme discute du nettoyage ethnique des palestiniens et promeuvent la domination juive aux USA et en Europe

 


Khalid Amayreh à Jérusalem Est occupé, le 12 juillet 2007

​​​​Les chefs sionistes de partout dans le monde discutent des moyens pour effectuer plus profondément le nettoyage ethnique des palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem ainsi que la consolidation de l'influence et de la domination juive dans l'hémisphère occidental, particulièrement en Américque du Nord et en Europe.

​​​​Participaient à la conférence de trois jours, organisée par l'Institut Juif de Planification de la Politique des Peuples (JPPPI), les chefs des principales organisations juives des Etats-Unis et du Canada ainsi que des rabbins et des juifs magnats des affaires de partout dans le monde.

​​​​Les orateurs de la conférence incluaient, entre d'autres, le premier ministre Ehud Olmert, le chef de l'opposition MK Binyamin Netanyahu, le président du conseil du JPPPI et ancien Ambassadeur US Dennis Ross, le président de l'Agence Juive Ze'ev Bielski, et Jehuda Reinharz, le président de Brandeis University.

​​​​Un document à discuter pendant la conférence, intitulée « Le peuple Juif en 2030, » suggère que le monde a peu de probabilité de voir une augmentation significative du nombre de juifs.

​​​​Par ailleurs, le document déclare que « le peuple Juif fait face à un problème sérieux de leadership de haute qualité, spirituelle, politique et professionnelle, sans tendance évidente à l'amélioration. »

​​​​Selon les médias israéliens, les participants, surnommés la crème de la crème du peuple Juif, discutent de trois thèmes principaux : l'opposition occidentale croissante à l'occupation israélienne de la Palestine, que de nombreux délégués voient comme l'expression de « l'antisémitisme, » le renforcement de l'identité Juive, une référence implicite aux efforts et aux plans israéliens pour enrayer la croissance démographique palestinienne, et l'assimilation des juifs en Occident.

​​​​Les orateurs ont sévèrement condamné les « voix critiques d'Israël » dans l'arène étasunienne, apparemment en référence à une récente étude de deux éminents universitaires US qui ont déclaré que la politique US au Moyen-Orient est en grande partie déterminée par Israël et son puissante lobby juif, et aussi à la publication récente d'un livre, portant le même message, de l'ancien président Jimmy Carter.

​​​​Selon des journalistes couvrant la conférence (les journalistes palestiniens sont interdits d'accès à Jérusalem Ouest), les chefs sionistes d'Amérique du Nord ont soutenu « qu'une approche sage mais efficace » devait être adoptée afin d'isoler « ces voix non conformistes » et désamorcer la possibilité qu'elles « fassent boule de neige. »

​​​​« Nous devrions faire tout notre possible pour empêcher ces voix de se développer en événement, mais sans paraître faire taire la liberté de parole, » aurait dit Dennis Ross, ancien délégué de la paix au Moyen-Orient du président Clinton. Ross est le président du JPPPI.

​​​​Ross aurait évité de traiter d'antisémites les deux professeurs, John Mearsheimer de l'Université de Chicago et Steven Walt de l'École Gouvernementale Kennedy de l'Université de Harvard du gouvernement.

​​​​Cependant, il a suggéré que leur mise en cause du lobby juif pourrait proliférer dans une opposition plus large à Israël et à son influence à l'intérieur des USA.

​​​​Mersheimer et Walt ont parlé d'un consortium de groupes sionistes étasuniens et d'individus qui ont forcé les administrations US successives à soutenir Israël en violation de leurs intérêts nationaux.

​​​En ce qui concerne le « recul démographique d'Israël en Palestine, » les chefs sionistes auraient proposé « d'enclencher des mesures » pour compenser la « tendance inquiétante, » en favorisant un taux de natalité plus élevés chez les juifs par une offre financière et d'autres incitations, en explorant des moyens pour rabaisser la natalité arabe à un taux approprié surtout en Israël, et en encourageant les palestiniens à émigrer ainsi qu'en promulguant des lois qui renforcent l'identité juive d'Israël.

​​​​Quelques orateurs ont suggéré que les incitations économiques et financières soient acheminées exclusivement vers les juifs d'Israël à travers des agences non gouvernementales spéciales afin d'éviter d'avoir l'air d'adopter une politique discriminatoire envers la minorité arabe d'Israël. Les arabes en Israël constituent presque un quart de la population du pays.

​​​​La conférence se devait de débattre de la question controversée de l'antisémitisme.

​​​​Quelques chefs sionistes, comme l'ancien premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, auraient suggéré qu'Israël et le Sionisme se tiennent réellement prêts à tirer avantage de l'ambiance anti-juive et anti-israélienne en Europe et même en Amérique du Nord.

​​​Netanyahu a soutenu que l'antisémitisme avait toujours été et continue à être « une raison clef » derrière « le retour des juifs sur leur terre ancestrale. »

​​​​Cependant, beaucoup de leaders juifs en Amérique du Nord et certains en Europe avaient de sérieuses réserves sur les vues de Netanyahu, les appelant « paradoxales » et « non-juives, » pour la raison que la plupart des juifs vivant en Occident ne souhaitent pas immigrer en Israël et sont bien intégrés dans leurs sociétés respectives.

​​​​Aucune mention de la « paix »

​​​​De façon intéressante, la paix entre Israël et les palestiniens était ostensiblement absente des discussions de la conférence.

​​​​Selon Rene Shmuel, l'ancien Rabbin en chef de France qui participe à la conférence, la question de faire la paix avec les voisins d'Israël n'avait pas de place dans l'ordre du jour de la conférence.

​​​​Rene a protesté sur le fait qu'il semblait que le mot « paix » soit un « gros mot » dans le discours public juif.

​​​« Sans paix, le peuple Juif n'a aucun futur, » sont les paroles de Rene citées par Ha'aretz.

​​​​Le JPPPI a été fondé en 2002 par l'Agence Juive comme une institution indépendante chargé non pas de la recherche, mais de l'utilisation des informations disponibles pour conduire la planification du peuple Juif en général.

http://www.thepeoplesvoice.org/cgi-bin/blogs/voices.php/2007/07/12/elders_of_zionism_debate_ethnic_cleansin

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
Vendredi 13 Juillet 2007 - 14:00

 

Khalid Amayreh

lire aussi : http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2007/07/14/5607868.html

                    http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2007/07/09/5567711.html

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Le langage comme instrument du crime

 

 

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  • « La guerre, c’est la paix. »
  • « La liberté, c’est l’esclavage. »
  • « L’ignorance, c’est la force. »


Le langage comme instrument du crime

lundi 16 juillet 2007

Rannie Amiri - CounterPunch


Il est vraiment amusant que George Orwell ait écrit 1984 en 1948, la même année où fut créé Israël car c’est dans l’usage et la diffusion du double langage que cette nation, par-dessus tout, s’est révélée la plus experte.

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Faite de béton et de fils électrifiés, bordée de tranchées et montée avec des tours stratégiquement positionnées pour les snippers, il est plus que ridicule de l’appeler « barrière ». Ici, à Kalandya (photo M. Muheisen)

Petit lexique du double langage israélien

Défini par le dictionnaire Webster comme « langage évasif, ambigu, biaisé destiné à duper ou à semer la confusion », les gouvernements israéliens se sont toujours appuyés sur le double langage pour justifier la nature expansionniste de leur Etat, trouver des excuses à la confiscation de la terre et minimiser l’importance des mauvais traitements et sévices imposés à ses habitants.

Quelques exemples :

La barrière de sécurité

La monstruosité qu’Israël est en train de construire sur toute la longueur de la Cisjordanie n’est pas plus pour la sécurité qu’elle n’est une barrière. La barrière, commencée en 2003 et maintenant réalisée à plus de la moitié, est prévue pour s’étirer sur plus de 450 miles et atteindre 25 pieds de hauteur, quatre fois plus longue et deux fois plus haute que l’ancien mur de Berlin. Faite de béton et de fils électrifiés, bordée de tranchées et montée avec des tours stratégiquement positionnées pour les snippers, il est plus que ridicule de l’appeler « barrière ».

En 2004, la Cour internationale de Justice de La Haye a déclaré illégale la construction de la barrière (un verdict dont on ne tient pas compte, naturellement). La semaine dernière, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies a publié un rapport indiquant qu’elle « restreindra l’accès aux lieux de travail, aux centres de santé, d’enseignement et aux lieux de culte. » En outre, il est reconnu de façon absolue que Jérusalem-Est à majorité arabe sera coupée de la Cisjordanie par le tracé. Dans d’autres secteurs, 50 000 Palestiniens vont se trouver complètement isolés et sans guère de possibilités dans les zones comprises entre la barrière et Israël, avec pour conséquence de leur rendre « inaccessibles les services cruciaux comme les écoles, les cliniques, et les commerces, que ce soit en Israël ou en Cisjordanie, sauf à posséder une autorisation spéciale ».

Pour être plus précis sur la localisation de la barrière, ajoutons qu’un rapport des Nations unis indique que 80% de son tracé se trouvent sur le territoire de Cisjordanie.

La « barrière de sécurité » est de la sorte une structure offensive et non défensive comme elle est censée être. Ceci n’est qu’une illustration de la façon dont Israël tente de brouiller la réalité - dans ce cas, une saisie de territoire de très grande ampleur - par l’utilisation d’un langage.

Pressions physiques modérées et accidents du travail

Israël est en même temps le seul pays à autoriser officiellement l’usage de la torture, appelée par euphémisme, « pression physique modérée ». Léa Tsemel, avocate en défense et fondatrice du Comité public contre la torture en Israël (PCATI) fait remarquer qu« Israël est le seul pays occidental à recourir ouvertement à la torture. Il ne s’agit pas de certaines brutes des services secrets tabassant un prisonnier. Cela se fait ouvertement. Il y a une légitimation sereine par une commission de haut niveau et les ministres du gouvernement ». (New York Times, 8 mai 1997).

Le Sunday Times était déjà arrivé à la même conclusion en juin 1977 : « La torture des prisonniers arabes est si répandue et systématique qu’elle ne peut pas être écartée au prétexte d’actes commis par des "flics véreux" qui outrepassent les ordres. Il apparaît qu’elle est autorisée en tant que politique délibérée. »

Toutes les fois qu’un détenu meurt sous la torture, le cas se trouve écarté en tant que regrettable « accident du travail ». Une décision de la Cour suprême israélienne en 1999 en a interdit la pratique. Malheureusement, la jurisprudence s’est depuis inversée. Un jugement de juin dernier autorise le Shin Bet à utiliser des méthodes considérées par le PCATI comme des tortures dans le cas de « bombe à retardement ». Avec la possibilité d’une interprétation très large de cette circonstance, en réalité un feu vert a ainsi été donné pour restaurer cette pratique.

Le présent absent

Un terme bizarre pour désigner ces Palestiniens qui n’avaient pas été chassés de Palestine en 1948, qui sont restés dans ce qui est devenu par la suite Israël. Mais s’ils avaient quitté provisoirement leur maison ou s’ils avaient quitté leur terre durant la guerre, ils étaient alors empêchés de la reprendre. La confiscation de leurs biens en leur qualité de « présents absents » était alors autorisée. (Ha’aretz, 14 janvier 1955).

Les secteurs abandonnés

« Nous prenons d’abord la terre et la loi viendra ensuite. » - Yehoshafat Palmon, conseiller aux Affaires arabes près du maire de Jérusalem (Guardian, 26 avril 1972).

Que ce soit pour apaiser la conscience des juifs immigrés ou pas, les sionistes qui ont créé Israël ont adopté toute une série de lois discriminatoires avec des intitulés à connotation bénigne et protectrice mais qui, explicitement, portaient à l’expropriation des Palestiniens de leur terre. Dans certains cas, ces lois étaient rétroactives.

Elles ont porté des intitulés comme Règlements de défense (urgence), Ordonnance relative aux secteurs abandonnés, Articles relatifs à l’exploitation des terres non cultivées (urgence), et, comme indiqué ci-dessus, Loi relative à la propriété des absents.

Ces lois ont toutes voulu renforcer le mythe colporté par les sionistes prétendant que la Palestine était « une terre sans peuple ». Elles ont pourtant été décrites, à juste raison, par le journaliste, Moshe Keren, comme « un vol à grande échelle avec un enrobage juridique ».

Définition du double langage israélien : utilisation du langage pour cacher les crimes de l’Etat.

Big Brother en est sûrement très fier.


Rannie Amiri est journaliste indépendant ; il traite des sujets relatifs au monde arabe et islamique. On peut le joindre à : rbamiri@yahoo.com

Référence : Zayid Ismail - « Sionisme : le mythe et la réalité » - American Trust Publicatios - Indianapolis, 1980.

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=2246

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15 minutes pour la palestine


15 minutes pour la palestine
Vidéo envoyée par johnjohnzero

15 minutes de votre temps pour tenter de comprendre la guerre en palestine - israel, problème qui nous concerne toutes et tous.

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