FREE PALESTINE

Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.

29 juin 2007

Destructions ET Resistance

Les destructions de maisons se poursuivent dans le Néguev.

Aujourd’hui : le village d’Attir Oum al-Hiran

Fatma Nasser

Mahsom, 25 juin 2007

www.mahsom.com/article.php?id=5609

D’importantes forces de police et garde-frontière s’organisent à proximité de la localité de Lahavim. L’importance de ces forces fait comprendre que le projet est la destruction du village tout entier. Hussein al-Refayah : « Cette politique n’a qu’un seul but : faire de la place pour les Juifs, par l’expulsion et de la déportation des citoyens arabes, propriétaires d’origine des terres ».

Des centaines de policiers et de soldats, appuyés par des membres de l’unité d’intervention spéciale de la police et des soldats de la garde-frontière, des cavaliers, des bulldozers et des camions, stationnent depuis les petites heures du matin près de la localité de Lahavim, dans le Néguev, en préparation de la démolition de maisons dans un des villages arabes de la région. Le président du Conseil régional des villages non reconnus du Néguev, Hussein al-Refayah, a fait savoir que le gouvernement avait l’intention d’opérer une destruction de maisons dans le village d’Attir Oum al-Hiran, proche de Lahavim, et qu’à voir l’ampleur des forces, il doit s’agir de la destruction et de l’évacuation du village tout entier. Il y a déjà un certain temps que des ordres de destruction ont été distribués dans le village, contre des maisons que les autorités ont déclaré avoir été bâties sans permis. La destruction et le refus d’octroyer des permis de bâtir constituent un pas supplémentaire dans le projet des autorités de détruire des centaines et des milliers de maisons arabes dans les villages non reconnus, dans le but de forcer leurs habitants à aller dans les localités permanentes, dans la circonscription du conseil local d’Abou Basma.

Les villageois, qui appartiennent tous à la famille al-Kra’ayn, ont été déportés de leurs terres lors de la création d’Israël et ils résident dans ce village depuis des décennies. Ces dernières années, ils ont fait l’objet de pressions et de harcèlements incessants de la part des autorités, visant à les contraindre à s’en aller de leur lieu de vie pour aller dans le village de Hora ou l’un des villages de la circonscription du conseil local d’Abou Basma.

« J’en appelle aux leaders des citoyens arabes pour qu’ils agissent immédiatement, qu’ils ne se contentent pas de condamner, car la situation dans le Néguev a dépassé le stade où l’on peut se satisfaire de protestations verbales », dit Hussein al-Refayah. « Il y a un danger réel pour la vie des citoyens arabes dans le Néguev, dont les autorités convoitent ce qu’il leur reste de terres et ne reculent devant aucun moyen pour leur bannissement qui fait partie d’une politique de transfert déclarée dans le cadre du développement du Néguev, de l’école de Shimon Peres à celle d’Ehoud Olmert. Cette politique n’a qu’un seul objectif : faire de la place pour les Juifs, par l’expulsion et de la déportation des citoyens arabes, propriétaires d’origine des terres. »


Les maisons seront rebâties dans le village d’Attir Oum al-Hiran

Fatma Nasser

Mahsom, 26 juin 2007

www.mahsom.com/article.php?id=5618

Une journée spéciale de travail aura lieu samedi prochain dans le village non reconnu, journée au cours de laquelle les maisons qui ont été démolies hier, sur ordre du Ministère de l’Intérieur et de l’Administration des terres d’Israël, seront rebâties.

Une journée spéciale de travail aura lieu samedi prochain dans le village non reconnu d’Attir Oum al-Hiran dans le but de rebâtir les maisons démolies hier (lundi) sur ordre du Ministère de l’Intérieur et de l’Administration des terres d’Israël. Le cheikh Halil Farhoud, chef de la tribu Abou al-Qia’an qui réside dans le village depuis 1956, a déclaré que l’opération de destruction d’hier témoignait de ce que le gouvernement a décidé de les expulser de leurs terres et de les concentrer dans des localités déterminées, afin de libérer de la place pour l’établissement de colonies réservées aux Juifs. Halil Farhoud a insisté sur le fait que les villageois n’étaient pas d’accord d’être évacués de leur lieu d’habitation et que pas l’ombre d’une déclaration de l’Administration des terres d’Israël faisant offres de compromis n’avait été adressée aux habitants.

« Les destructions d’hier étaient un crime et une tentative de rayer un village entier de la surface de la terre. Nous sommes déterminés à rester là où nous sommes et de reconstruire les maisons qui ont été démolies dans une opération aux allures d’opération militaire destinée à expulser des gens de leurs maisons », a dit le cheikh Farhoud.

Le député Talab el-Sana a dit que la police avait agi de sa propre initiative en décidant de démolir les maisons. Selon lui, les directives de l’Administration des terres d’Israël parlent d’ « expulsions forcées » et pas de destruction de maisons. Le député Talab el-Sana a expliqué que les ordres de démolition ont été délivrés à la demande des commissions de l’urbanisme et de la construction via le tribunal et que dès lors, les ordres dont disposait la police n’étaient pas légaux. En décidant de démolir les maisons, la police a empêché les propriétaires des maisons de se tourner vers les tribunaux afin d’obtenir des ordonnances provisoires, gelant les démolitions.

Talab el-Sana a indiqué que vendredi, aurait lieu dans tout le Néguev une prière de protestation au cours de laquelle des dons seront mobilisés en faveur des propriétaires des maisons détruites. « Il s’agit d’une guerre d’usure dont le vainqueur sera celui qui aura la patience, la fermeté et la volonté la plus forte pour conserver les terres. C’est pourquoi la reconstruction des maisons constitue la réponse adéquate », a dit Talab el-Sana.

L’organisation Ittijah (l’union des associations civiles arabes d’Israël) a fait savoir que « ce qui s’est passé hier dans le Néguev constitue un nettoyage ethnique institutionnalisé et cohérent ». Le président de l’organisation, Amir Mahoul, a dit que la politique de démolition n’était pas nouvelle mais que la nouveauté résidait dans son intensité et sa brutalité. « Il semble que le gouvernement cherche à faire passer aux citoyens arabes le message que l’Etat ne veut pas d’eux et souhaite les expulser et les dépouiller de leur citoyenneté et de leurs terres. Il est important que les citoyens arabes comprennent que la politique de destruction et d’expulsion dans le Néguev constitue un nettoyage ethnique aux termes des conventions internationales. Dans tout pays du monde, pareil acte serait déclaré être un nettoyage ethnique, mais lorsqu’il s’agit d’Israël, on ferme les yeux », a dit Amir Mahoul.

De son côté, le député Ibrahim Sarsour (de la coalition Ra’am-Ta’al) a dit qu’il fallait mettre sur pied un fonds national arabe pour financer la reconstruction de chaque maison arabe qui serait démolie dans le Néguev et en Galilée. Selon lui, l’Etat d’Israël a déclaré la guerre à la présence arabe dans le Néguev et les citoyens arabes doivent réagir en conséquence.

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

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Condamnation de la « mise en cage » de Gaza - Oxfam

www.info-palestine.net

Condamnation de la « mise en cage » de Gaza mercredi 27 juin 2007 -Oxfam -

L’organisme international demande l’ouverture immédiate des frontières L’organisme international Oxfam a aujourd’hui condamné le blocus de Gaza qui laisse 1.3 millions de personnes au bord d’une crise humanitaire. Oxfam appelle tous les acteurs du conflit à prendre des mesures pour que les provisions de nourriture, de médicaments et d’eau puissent entrer immédiatement dans Gaza.

Cet appel arrive alors qu’Israël et les dirigeants palestiniens se rencontrent aujourd’hui en Egypte. Oxfam demande que la question de la réouverture des frontières de Gaza soient placée au sommet de l’agenda afin que les fournitures essentielles puissent passer à Gaza. Dans le cas contraire, l’économie et les services de base de la région tels que la santé et les systèmes d’eau s’écrouleront. Le directeur d’Oxfam International, Jeremy Hobbs, dit : « La communauté internationale ferme les yeux sur ses obligations humanitaires et permet l’intensification des souffrances. L’aide arrive par la frontière au compte-goutte. Le piège qui s’est refermé sur Gaza est inacceptable. Nous insistons pour que les acteurs clé résolvent ce qui est devenu une crise évitable ». Selon les Nations Unies, il ne reste que quelques jours avant que les provisions de nourriture ne s’épuisent, les combustibles sont rares et la réserve de médicaments essentiels est au plus bas. Au moins 100 camions par jour sont nécessaires pour répondre aux besoins de base des personnes au lieu des 20 camions qui ont la permission d’entrer dans Gaza chaque jour. Le partenaire d’Oxfam, le CMWU (Coastal Municipalities Water Utility) qui exploite l’Usine de retraitement des eaux d’égouts de Beit Lahia craint que l’ouvrage ne se rompt et ne submerge près de 10.000 personnes contaminant l’approvisionnement en eau de 300.000 personnes provoquant de ce fait une crise sanitaire. Cela fait plus de 3 mois que le CMWU attend de l’équipement d’une valeur de 500.000$. Il ne reste que 10 jours de provision de chlore et les gens vont devoir bientôt boire de l’eau contaminée. Hobbs ajoute : « Le fait de retenir l’aide en tant qu’arme politique amène un souffrance indicible à tout une population. Cela déshonore la communauté internationale. Du matériel pour l’eau attend depuis plus de trois mois à la frontière de Gaza. Ces sanctions doivent immédiatement cesser ». Oxfam craint que les entretiens d’aujourd’hui à Sharm el Sheik ignorent les besoins humanitaires urgents des habitants de Gaza. Il appelle le premier ministre Ehud Olmert à lever immédiatement le blocus et aux autorités palestiniennes de prendre des mesures pour que les travailleurs du service public et les organisations humanitaires puissent distribuer en urgence les fournitures indispensables. Les donateurs occidentaux et les autorités palestiniennes doivent ensemble assurer que l’aide d’urgence et au développement soit distribuée de façon impartiale dans tous les territoires occupés, on se basant sur les besoins et que cela ne soit pas utilisé en tant qu’outil politique. Dans le cas contraire cela ne ferait qu’exacerber les rivalités partisanes au détriment des vies de Palestiniens ordinaires et à la sécurité d’Israël sur le long terme.

Barbara Stocking (Directrice d’Oxfam), Adam Leach (Directeur Regional d’Oxfam pour le Moyen Orient) Équipe du programme à Gaza et à Jerusalem : Shaista Aziz : 07810 814980 saziz@oxfam.org.uk / shaistajourno@yahoo.co.uk Madiha Sultan (Arabic) 07872 933318 msultan@oxfam.org.uk / madihasultan@hotmail.com Richard Stanforth : 07909 820272 rstanforth@oxfam.org.uk

25 juin 2007 - Oxfam - Vous pouvez consulter cet article à : http://www.oxfam.org.uk/application...

Traduction : Ana Cléja

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=2026

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Mur de haine....The wall of hate...free Palestine


Mur de haine....The wall of hate...free Palestine
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Israel OUT ! Signez !!!

apartheid dehors du football

un jeu loyal pour les Palestiniens

Par Palestine Solidarity Campaign

Israel OUT ! Signez !!!

Nous soussignés, demandons instamment à l'Association du Football, l'Union Européenne de Football (UEFA) et la Fédération Internationale des Associations de Football (FIFA) de prendre toutes mesures appropriées pour bannir l'équipe de football nationale israélienne de toutes les rencontres internationales tant que l'Etat d'Israël ne se conformera pas aux Lois internationales et Résolutions des Nations Unies pour en finir avec l'occupation israélienne.

Depuis 60 ans, Israël détruit quotidiennement les vies des Palestiniens, leurs moyens d'existence et leurs maisons, refuse d'arrêter la construction des colonies illégales et du mur de l'apartheid sur des terres volées.

Les Palestiniens aiment le football mais les joueurs amateurs comme professionnels et l'Association Palestinienne de Football sont dans l'incapacité de fonctionner à cause de l'occupation. Des enfants ont été tués et blessés par l'armée israélienne pendant qu'ils jouaient au football.

Les organisations internationales et nationales de football doivent agir pour soutenir le droit et la capacité des Palestiniens à participer, à tous les niveaux du jeu.

Nous croyons que, comme le boycott sportif contre l'Afrique du Sud d'apartheid, seules des pressions internationales peuvent obliger Israël à en finir avec ses violations du Droit International et des Droits de l'Homme envers le peuple palestinien, pour une paix juste et durable au Moyen Orient.

(Cette pétition sera adressée aux FA, UEFA et FIFA avant le match de qualification pour l'Euro Angleterre-Israël, le 8 septembre 2007)

Cliquez ici pour signer la pétition

Palestine Solidarity Campaign
Box BM PSA
London
WC1N 3XX
Email: info@palestinecampaign.org
Tel: 020 7700 6192
Fax: 020 7609 7779
Web:
www.palestinecampaign.org

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Témoignage Palestine 2003

Témoignage Palestine 2003

Il y a quelques jours, une personne sur le point de partir en Israël, m'a rappelé que j'avais écrit un carnet de voyage, sur ce que j'avais vécu lors de mon séjour en Palestine, en août 2003. Celui-ci m'était complètement sorti de la tête...

Depuis le mois d'août 2003, la situation s'est hélàs bien aggravée.

Je vous livre ici mon témoignage, que j'avais écrit à vif, lors de mon retour...

http://revedepaix.canalblog.com/archives/2007/06/29/5462064.html

Nathalie

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« Amnesty International au défi du conflit israélo-palestinien », rapport de Nathalie

Amnesty International au défi du conflit israélo-palestinien

Ce mercredi 27 juin, j’ai assisté au débat intitulé : « Amnesty International au défi du conflit israélo-palestinien », qui a eu lieu dans une salle studieuse de la Bibliothèque royale.

Les intervenants étaient les suivants :

  • Philippe Hensmans : directeur d’Amnesty International Belgique francophone et participant à 2 missions en Israël et dans les territoires occupés

  • Jean-Jules Docquir : ancien président d’AIBF et responsable de la Coordination ITOP (Israël et territoires occupés palestiniens)

  • Pascal Fenaux : rédacteur en chef de « Libertés ! » et en charge d’Israël et de la Palestine pour l’hebdomadaire français « Courrier International »

Lire la suite sur : http://revedepaix.canalblog.com/archives/2007/06/28/5458502.html

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28 juin 2007

Chronologie

Chronologie

2005-2007 : Gaza, comment le piège s’est refermé

2005

12 septembre. Retrait des derniers soldats israéliens de la bande de Gaza.

2006

25 janvier. Le Hamas obtient la majorité des sièges au Conseil législatif lors des élections.

1er février. Début d’une tournée de dirigeants du Hamas dans différents pays arabes, pour récolter des fonds afin de payer les fonctionnaires.

4 février. Première rencontre entre Mahmoud Abbas et des dirigeants du Hamas à la suite d’accrochages entre des unités du Hamas et du Fatah dans la bande de Gaza.

18 février. Ismail Haniyeh (Hamas) est investi comme premier ministre.

19 février. Israël décide d’appliquer des sanctions économiques à l’encontre de l’Autorité palestinienne.

26 février. Le gouvernement israélien annonce qu’il ne négociera pas avec le Hamas tant que celui-ci n’aura pas renoncé à la lutte armée, reconnu Israël et accepté les accords d’Oslo.

31 mars. Washington annonce le boycott du gouvernement palestinien.

6 avril. Mahmoud Abbas nomme Mohammad Dahlan — ancien chef de la Sécurité préventive (contre-terrorisme) et homme fort du Fatah à Gaza — conseiller pour la sécurité auprès de la présidence.

7 avril. L’Union européenne et Washington annoncent la suspension de l’aide directe au gouvernement palestinien.
17 avril.
Un attentat suicide à Tel Aviv cause la mort de 11 personnes. Il est revendiqué par le Jihad Islamique.
20 avril.
Le gouvernement crée une force d’intervention spéciale, baptisée « Force exécutive », composée de 5 000 hommes et contrôlée par le Hamas. Son déploiement dans la bande de Gaza, quelques jours plus tard, provoque des accrochages avec les services de sécurité et de police de l’Autorité palestinienne, eux-mêmes dominés par le Fatah.
25 mai.
Ouverture du dialogue national qui réunit des représentants du Fatah et du Hamas.

14 juin. Accord entre le Hamas et le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, pour intégrer la Force exécutive dans la police.
16 juin. L’Union européenne met en place un système d’aide humanitaire indirecte en faveur des Palestiniens.

25 juin.
Un commando palestinien attaque un poste frontière israélien, tue deux soldats et en enlève un troisième, le caporal Gilad Shalit.

27 juin. Le Hamas accepte de signer le document d’« entente nationale » reconnaissant implicitement l’existence d’Israël.

28 juin. Début d’une vaste offensive terrestre et aérienne dans la bande de Gaza, surnommée « Pluies d’été ». L’armée israélienne arrête huit ministres, des dizaines de députés et d’autres responsables du Hamas.

25-31 juillet. 29 personnes, dont au moins 13 militants palestiniens, sont tuées lors d’une incursion israelienne dans la bande de Gaza.

5 août. L’armée israélienne arrête le président du Parlement palestinien, Aziz Doueik, à son domicile de Ramallah. Le vice-premier ministre Nasser Shaer sera arrêté à son tour le 19.

1er septembre. Lors d’une réunion de donateurs, à Stockholm, la communauté internationale s’engage à verser 500 millions de dollars d’aide aux Palestiniens, qui subissent une grave crise financière provoquée par la suspension de l’aide internationale et le gel des droits de douane dus par Israël à l’Autorité palestinienne.

1er octobre. Début d’affrontements sanglants entre les milices du Hamas et du Fatah dans la bande de Gaza.

1er-8 novembre. Une offensive terrestre et aérienne israélienne ainsi que des incursions menées parallèlement en Cisjordanie causent la mort d’une soixantaine de Palestiniens.

14 décembre. Le convoi du premier ministre Ismaël Haniyeh est pris pour cible par des tirs près du terminal de Rafah, à la frontière entre l’Egypte et Gaza. Le Hamas accuse le Fatah d’être responsable de cette attaque. Des affrontements armés éclatent entre les partisans des deux mouvements. En neuf mois, les violences interpalestiniennes ont fait 320 morts.

16 décembre. Mahmoud Abbas appelle à des élections anticipées pour sortir de l’impasse.

2007

6 janvier. Mahmoud Abbas déclare hors-la-loi la Force exécutive.

8 février. Le Hamas et le Fatah signent à Riyad (Arabie saoudite) un accord sur la formation d’un gouvernement d’union nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh, censé mettre un terme aux violences interpalestiniennes qui ont fait 90 morts depuis décembre.

12 mars. Le correspondant de BBC World, Alan Johnston, est enlevé par des hommes armés se réclamant d’un groupe inconnu jusqu’alors, l’Armée de l’Islam. Celle-ci réclame en échange du journaliste britannique la libération d’islamistes détenus en Grande-Bretagne.

15 mars. Ismaïl Haniyeh présente la démission de son gouvernement à Mahmoud Abbas, qui l’accepte et charge le premier ministre de former un nouveau gouvernement.

17 mars. Ismaïl Haniyeh forme un gouvernement d’union nationale qui est investi par le Parlement palestinien. Israël refuse de le reconnaître mais la Norvège annonce qu’elle entend normaliser ses relations politiques et économiques avec celui-ci.

28 mars. Regain de violence entre partisans du Fatah et du Hamas.

7 avril. Premier raid israélien depuis plus de quatre mois dans la bande de Gaza.

14 avril. Le gouvernement palestinien vote un « plan de sécurité » censé ramener l’ordre dans les territoires et unifier les services de sécurité.

21 avril. Journée la plus sanglante depuis novembre 2006. Six Palestiniens sont tués lors d’opérations israéliennes.

24 avril. La branche armée du Hamas proclame la fin de la trêve avec Israël, et tire des dizaines de roquettes sur son territoire.

11 mai. Affrontements entre unités du Hamas et du Fatah dans la bande de Gaza, après le déploiement d’une « Force de sécurité nationale », fidèle au président Abbas, dans le cadre du plan de sécurité.

14 mai. Démission du ministre de l’intérieur, Hani al-Qawasmeh.

15 mai. La branche armée du Hamas, appuyée par des hommes de la Force exécutive, attaque des membres de la sécurité palestinienne fidèle au président Abbas, à Karni (point de passage entre la bande de Gaza et Israël). 16 Palestiniens sont tués et une cinquantaine blessés.
17 mai. Israël riposte aux tirs de roquettes contre son territoire par des raids contre le Hamas, faisant neuf morts.

19 mai. Cinquième accord de cessez-le-feu entre le Hamas et le Fatah depuis le déclenchement des affrontements (50 morts depuis le 11).

21 mai. Israël menace de « décapiter » la direction politique du Hamas. Une Israélienne est tuée à Sdérot par une roquette palestinienne.

24 mai. Arrestation par l’armée israélienne d’une trentaine de responsables du Hamas en Cisjordanie.
26 mai : Poursuite des bombardements aériens menés par Israël.

7 juin. Première violation sérieuse du cessez-le-feu : un membre des services de sécurité est tué par des partisans du Hamas, près de Rafah.
12 juin.
Attaques au mortier contre le bureau de Mahmoud Abbas à Gaza et contre la maison du premier ministre. Assauts du Hamas contre deux QG de la Sûreté nationale. Le Fatah menace de se retirer du gouvernement d’union. La présidence accuse le Hamas de préparer un « putsch » et met en garde contre une guerre civile.

13 juin. Le Hamas lance un ultimatum aux services de sécurité fidèles au Fatah. Des hommes armés ouvrent le feu sur des manifestants qui défilaient dans Gaza pour protester contre les violences.

14 juin. Le QG de la Sécurité préventive tombe aux mains du Hamas après plusieurs heures de combats acharnés à Gaza. Les islamistes prennent le contrôle de deux services des renseignements à Gaza et s’emparent du complexe des services de sécurité à Rafah. Le Hamas annonce l’exécution d’un important chef militaire des Brigades des Martyrs d’al-Aqsa (issues du Fatah), Samih al-Madhoune.

15 juin. Les membres du Quartet pour le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie, ONU) affirment leur « plein soutien » au président palestinien Mahmoud Abbas. Celui-ci nomme Salam Fayyad, ex-ministre des finances, au poste de premier ministre du gouvernement d’urgence. Le Hamas dénonce une « décision illégitime ».
17 juin. Le président palestinien signe un décret entérinant la composition du gouvernement d’urgence, après la prise du pouvoir du Hamas à Gaza d’où de nombreux de membres des services de sécurité, craignant une « purge », tentent de fuir.

18 juin.
Le premier ministre israélien Ehud Olmert, qui a entamé une visite de trois jours aux Etats-Unis, évoque la possibilité d’un accord de paix avec le nouveau gouvernement palestinien « modéré » installé en Cisjordanie.

De la mi-mai au 18 juin, les combats interpalestiniens ont fait 79 morts.

25 juin. Le sommet israélo-arabe de Charm El-Cheikh (Egypte), destiné à renforcer la position de Mahmoud Abbas en Cisjordanie, se solde par un échec, les Israéliens restant très flous sur la restitution des 600 à 700 millions de dollars « confisqués » à l’Autorité palestinienne, refusant de lever les 500 à 600 checkpoints installés en Cisjordanie et rejetant toute idée de négociation de paix. Seule décision : l’annonce par Ehud Olmert de la libération prochaine de 250 prisonniers du Fatah.

Rania Awwad - Le Monde diplomatique (  juillet 2007 )

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Blair, un émissaire de paix ? Non, un criminel de guerre

Blair, un émissaire de paix ? Non, un criminel de guerre

jeudi 28 juin 2007 - Abd al-Bari Atwan - Al-Quds Al-Arabi

Tony Blair est l’une des personnalités les plus haïes des Arabes et des musulmans, juste derrière George Bush, qui le soutient afin de le récompenser pour son alignement aveugle sur sa politique. Ces deux hommes sont associés aux guerres, au mensonge, à la duperie et à la partialité pro-israélienne.

Les Arabes et les musulmans n’ont pas oublié les mensonges proférés par Blair devant le Parlement britannique. Afin de mobiliser l’opinion publique, il avait affirmé que Saddam Hussein était capable de mobiliser en moins de trois quarts d’heure un arsenal d’armes de destruction massive.

Au lieu d’être récompensé, cet homme devrait être traduit devant la justice en tant que criminel de guerre, au même titre que George Bush et les néoconservateurs américains, responsables de la mort de plus de deux cents soldats britanniques et de plus d’un million d’Irakiens.

Certains objecteront qu’il a une grande expérience dans le règlement des conflits, acquise notamment dans sa gestion du conflit nord-irlandais, couronnée par une paix quasi définitive. De même, il a toujours été parmi les plus engagés dans la recherche d’une solution au conflit israélo-arabe.

Il s’est prononcé plus d’une fois pour l’établissement d’un Etat palestinien indépendant et viable devant la conférence annuelle de son parti. Il a même justifié sa participation à la guerre irakienne par le désir de profiter de sa relation spéciale avec George Bush pour l’influencer en faveur d’une telle solution.

Or, en dix ans de pouvoir, il n’a rien fait pour les Arabes en général et pour les Palestiniens en particulier. Il a même nommé au poste d’envoyé spécial pour le Moyen-Orient lord Levy, connu pour ses liens étroits avec l’Etat hébreu, tout en dépouillant le Foreign Office (le ministère des Affaires étrangères) de son rôle au Moyen-Orient, sous prétexte que la plupart des responsables et spécialistes au sein de ce ministère étaient arabisants.

Nous comprendrions sa candidature s’il s’agissait d’un avocat de la paix de la même trempe que l’ancien président américain Jimmy Carter. Or Tony Blair n’a pas raté une guerre lorsqu’elle était menée contre les Arabes et les musulmans et, lors de l’été 2006, il n’a rien fait pour mettre un terme à l’agression israélienne contre le Liban. En revanche, il a été parmi les plus chauds partisans du blocus financier qui a affamé le peuple palestinien après la victoire du Hamas lors d’élections dont tout le monde avait pourtant confirmé le caractère démocratique.

Tandis que les Israéliens se félicitent de sa candidature et de son idée de s’installer à Jérusalem [qu’Israël a proclamé capitale, mais que presque aucun pays au monde ne reconnaît, maintenant les représentations diplomatiques à Tel-Aviv], la plupart des capitales arabes gardent le silence. Cela résume parfaitement la signification de cette candidature et présage des résultats qu’elle pourrait avoir si elle devait aboutir.

Cet homme a dévasté la région, y a semé le chaos et fait couler le sang quand il était Premier ministre. Et aujourd’hui, il voudrait achever son travail. Face à cette catastrophe annoncée, les peuples arabes et musulmans doivent élever la voix. Il faut montrer à Bush qu’il ne faut pas les prendre pour des imbéciles. Ils n’ont pas la mémoire suffisamment courte pour que le président américain réussisse à faire passer ce criminel de guerre pour un avocat de la paix.

Le seul accueil possible pour Tony Blair lors de sa première visite en Palestine ou dans un pays arabe, ce sera avec des œufs pourris et des tomates.

Abd al-Bari Atwan - Al-Quds Al-Arabi, via Le Courrier international, le 27 juin 2007

http://www.info-palestine.net/impression.php3?id_article=2040

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Palestine : défaite de la démocratie

Palestine : défaite de la démocratie

jeudi 28 juin 2007 - Ramzy Baroud

Tous mes signaux d’alarme ont été soudainement confirmés, en une seule fois : Gaza est tombée dans la pire des situations, le Président palestinien Mahmoud Abbas a capitulé face à Israël et aux Etats-Unis sans la moindre réserve, et l’expérience démocratique palestinienne, qui représentatit jusque récemment un étonnant succès, a été réduite en lambeaux.

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La promulgation de l’état d’urgence par Abbas a permis de nommer un gouvernement basé sur des mesures d’exception et disposant de l’aval des pays occidentaux et d’Israël - Photo : Loay Abu Haykel

Pendant des années j’ai voulu prévenir qu’une guerre civile avait commencé dans Gaza. J’ai écrit à ce sujet dans mon dernier livre, The Second Palestinian Intifada. J’ai alerté par l’intermédiaire de chaque média disponible qu’il y avait trop de monde qui faisait tout pour garantir la mort du projet national palestinien, que ce soit depuis l’intérieur ou depuis l’extérieur. J’ai invité les Palestiniens à ne pas tomber dans la rhétorique.

J’ai vu très clairement que la fragmentation de l’identité nationale palestinienne était presque achevée — résultat de deux réalités combinées : une provenant de la culture politique d’après-Oslo, l’autre provenant des ghettos et Bantustans qu’Israël a créés en Cisjordanie et de l’isolement de Gaza. J’ai voyagé dans beaucoup de villes et dans beaucoup de pays pour parler de la division palestinienne, craignant que les Palestiniens n’atteignent un point où ils ne s’identifient plus en tant que tels, mais en tant que prolongements idéologiques et tribaux de factions et de sous-factions.

Ces derniers mois j’étais devenu belligérant — aux yeux de certains — par ma franchise. Aucun exposé fait en public ne pouvait se conclure sans que quelques Palestiniens n’abandonnent l’assemblée — soit des partisans du Fatah furieux de ma dénonciation d’Abbas, du responsable du Fatah Mohamed Dahlan, et du reste de cette clique pour leur corruption et leur dévoiement des aspirations de leur propre peuple — soit des Islamistes, fâchés que je puisse suggérer que le Hamas ne devrait pas se comporter en tant qu’unique héritier de l’histoire palestinienne, en dépit de leur majorité parlementaire, mais simplement comme un appui pour les constantes palestiniennes et pour la volonté du peuple palestinien.

Mes commentaires n’étaient pas toujours appréciés : ils ont hérissé beaucoup de poils, et récemment ils m’ont même coûté mon travail.

L’embargo dévastateur imposé aux Palestiniens après la victoire incontestable du Hamas en janvier 2006 n’a pas produit les résultats publiquement affichés. Tout au contraire, cet embargo a considérablement discrédité l’expérience « démocratique » américaine dans le Moyen-Orient. Dans tous les endroits où j’ai voyagé depuis, j’ai été le témoin des illusions et des espoirs placés sur l’accession du Hamas à la politique.

Il a donc été décidé que le Hamas devait être écarté, les forces préventives de sécurité d’Abbas rongées par la corruption étant chargées de la besogne. Dahlan, homme du moment, a reçu le feu vert israélien et américain. Ses « Contras » [appelation des mercenaires pro-américains luttant dans les années 80 contre le gouvernement sandiniste au Nicaragua - N.d.T] palestiniens commettant alors des enlèvements, des assassinats et des provocations sans fin.

Un peut facilement imaginer l’impact d’une telle intervention, sachant que Gaza est avant tout une énorme prison à ciel ouvert. J’y étais emprisonné jusqu’à l’âge de 21 ans. Je me rappelle comment les gens pouvaient en arriver à se battre pour n’importe quelle raison futile — l’isolement, la faim et le désespoir mènent au suicide.

Les Etats-Unis et l’Union Européenne ont participé au siège et à l’embargo, et les bombardements israéliens n’ont jamais cessé, pas même un jour. Des centaines de Palestiniens assiégés ont été réduits en pièces par les bombes israéliennes. Leur seule possibilité de défense a été les « fusées » Qassam qui n’ont tué qu’une douzaine d’israéliens en six ans. Durant la même période, ce sont des milliers de Palestiniens qui ont été tués dans Gaza.

Gaza montrait tous les signes avant-coureurs du désastre à venir et de la guerre civile en préparation, c’était à une balle meurtrière, un communiqué provocateur, un enlèvement plus loin.

La pression à laquelle le Hamas faisait face était insurmontable. Le mouvement avait atteint les limites des concessions politiques ; tout recul supplémentaire sur sa plateforme politique pouvait mener à l’éclatement dans ses propres rangs. Pourtant l’isolement interne (le contrôle total par le Fatah des 10 branches des services de sécurité), et externe (l’embargo international conduit par les Etats-Unis qui exigeaient que le Hamas quitte le pouvoir), paraissait rendre sûr l’affaiblissement du Hamas et la perte de son appui populaire. La décision a donc été prise que le Hamas devait saisir sa chance et lancer ce qu’il a nommé la « deuxième libération de Gaza ».

Aujourd’hui la situation est vraiment désolante. Le Hamas contrôle Gaza tandis qu’Abbas et le Fatah contrôlent, autant qu’Israël leur en laisse le loisir, la Cisjordanie. Ceci ramène la destinée de la Palestine dans la cour arrière des néo-conservateurs américains.

La séparation de la Cisjordanie et de Gaza apparait centrale dans les questions du jour : « Ce tour pris par les événements va rendre Abbas, concentré sur la Cisjordanie, beaucoup plus maniable ; il devra dépendre des forces israéliennes pour se protéger du Hamas, et sur la Jordanie et les Etats-Unis pour aider à reconstruire ses forces de sécurité, » écrit Martin Indyk, le lobbyiste pro-israélien à Washington, dans le Washington post daté du 15 juin.

La plupart des principaux éditoriaux américains diffusent le même message. Et les divers gouvernements arabes, l’Union Européenne, les Etats-Unis et Israël se pressent pour soutenir Abbas. De toutes les directions lui arrivent de l’argent, des armes et de la légitimité politique. Le chef un moment méprisé est devenu maintenant le chéri de la communauté internationale ; les sanctions vont être levées pour son gouvernement d’urgence nommé après le limogeage du gouvernement d’unité — un acte anticonstitutionnel selon toutes les normes.

Les dirigeants israéliens ne peuvaient imaginer un scénario plus satisfaisant pour eux. La nouvelle situation laisse prévoir que la Cisjordanie soit noyée sous l’aide tandis que Gaza sera toujours plus affamée. C’est le pinacle de l’injustice, et comme toujours les Etats-Unis et Israel prennent le rôle central, dirigeant le spectacle. Abbas et ses sbites sont présentés comme de véritables héros, faisant déjà leur début comme véritables et légitimes représentants de la démocratie palestinienne, une démocratie définie par la secrétaire d’état américaine Condoleezza Rice et le premier ministre israélien Ehud Olmert et non pas par les Palestiniens.

* L’auteur est un journaliste arabe-américain

Site Internet :
www.ramzybaroud.net

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=2034

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Douze Palestiniens tués lors d'incursions israéliennes à Gaza

28.06.2007 Edicom
Douze Palestiniens tués lors d'incursions israéliennes à Gaza
http://www.edicom.ch/fr/news/international/1188_3972670.html

Douze Palestiniens ont été tués et plus de quarante blessés mercredi
lors d'opérations militaires israéliennes menées dans la bande de Gaza,
les premières de cette ampleur depuis la prise du pouvoir dans ce
territoire par les islamistes du Hamas le 15 juin.

Par ailleurs, Tony Blair, qui a démissionné de son poste de Premier
ministre de Grande-Bretagne, a été nommé émissaire du Quartette
international pour le Proche-Orient (Union européenne, Russie,
Etats-Unis, ONU) qui cherche à relancer le processus de paix
israélo-palestinien, a annoncé l'ONU.

Onze Palestiniens, huit activistes et trois civils dont un garçon de 12
ans,
ont été tués par des tirs ou des obus israéliens
dans le quartier
de Choujaïya, dans la ville de Gaza, et à Khan Younès, dans le sud du
territoire palestinien, selon des sources médicales.

Par ailleurs, un membre du Jihad islamique, Zakaria Al-Tatar, touché
lundi dans un raid aérien israélien, a succombé mercredi à ses blessures.

Lors de deux incursions, des combats ont opposé les soldats israéliens à
des activistes. Le Hamas et le Jihad islamique, dont six membres ont été
tués, ont affirmé que leurs combattants avaient tiré des roquettes de
type RPG sur les troupes israéliennes.

Au moins quarante Palestiniens ont été blessés par les tirs de l'armée
israélienne qui a utilisé blindés et bulldozers
dans les deux secteurs,
selon les sources médicales. Deux soldats ont été légèrement blessés.

Un porte-parole militaire israélien a confirmé "des opérations dans la
ville de Gaza et à Khan Younès (sud)" et précisé que "des Palestiniens
ont tiré des roquettes anti-chars contre nos troupes intervenues pour
faire face à des menaces terroristes".

Huit roquettes et plusieurs mortiers ont été tirés dans la journée de
mercredi contre le territoire israélien depuis la bande de Gaza sans
faire de blessé, a indiqué un porte-parole de l'armée israélienne.

Les opérations de l'armée israélienne ont pris fin dans l'ensemble de la
bande de Gaza, a indiqué en fin de soirée un porte-parole militaire.

Ce regain de violence survient deux jours après un sommet qui a réuni à
Charm el-Cheikh en Egypte le Premier ministre israélien Ehud Olmert et
le président palestinien Mahmoud Abbas aux côtés du roi Abdallah II de
Jordanie et du président égyptien Hosni Moubarak.

Ce sommet visait surtout à renforcer M. Abbas, chef du Fatah, face au
Hamas, qui a pris le contrôle de toute la bande de Gaza le 15 juin après
avoir défait les forces fidèles au Fatah au terme d'une semaine de
combats qui ont fait 115 morts.

Dans cette perspective, M. Olmert a annoncé la libération prochaine de
250 prisonniers du Fatah et s'est engagé à "transférer sur une base
régulière" à l'Autorité palestinienne des centaines de millions de
dollars en revenus fiscaux collectés et gelés depuis de nombreux mois
par Israël.

M. Abbas a condamné "les actes criminels" israéliens après les
incursions à Gaza, alors que le Hamas a dénoncé un "massacre barbare"
qui constitue "le premier fruit sanglant du sommet de Charm el-Cheikh".

Sur le plan diplomatique, l'ONU, en annonçant la nomination de M. Blair
comme émissaire du Quartette, a affirmé que l'ex-Premier ministre
britannique "sera soutenu dans sa tâche par une petite équipe d'experts
qui sera basée à Jérusalem et secondée par des pays et des institutions
partenaires".

M. Blair a plus tôt affirmé qu'une "solution avec deux Etats", Israël et
un Etat palestinien, était "une priorité absolue". Le principe de deux
Etats est prévu dans la Feuille de route, le plan de paix élaboré par le
Quartette mais resté lettre morte depuis son lancement en 2003.

© 2007 AFP

Posté par MCPalestine à 20:35 - ARTICLES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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