Un article d'Aroutz Sheva
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Claire Dana Picard
mercredi 10 janvier 2007 - 10:11

Il n’y a pas si longtemps, la ministre travailliste de l’Education Youli Tamir avait suscité la colère d’une grande partie de la population en proposant de faire figurer le tracé de la Ligne verte sur les cartes d’Israël sur les manuels scolaires. A présent, son ministère propose des changements bénéfiques qui pourraient modifier l’approche culturelle d’un certain nombre d’établissements scolaires du pays.

Le conseil publique pour l’enseignement du Tanakh (la Bible), organisme rattaché au ministère de l’Education, a suggéré d’entamer tous les matins la journée scolaire par des récits tirés de la bible. Au ministère de l’Education, on tient à préciser qu’il ne s’agit en aucun cas d’une obligation mais d’une recommandation du conseil.

Le conseil comprend 39 membres, qui sont des juges, des chercheurs de la bible, des hommes de lettres, des personnages publics, des enseignants, des journalistes etc… Il a été fondé il y a deux ans afin de tenter de combler les lacunes des élèves dans cette matière, lacunes qui ne font qu’élargir le fossé déjà important entre les jeunes laïcs et religieux. Il devrait entamer officiellement ses travaux dès jeudi en présence de la ministre de l’Education Youli Tamir, et du directeur général du ministère Shmouel Abouab.

D’autres activités artistiques et culturelles liées au Tanakh devraient être proposées aux élèves qui participeront notamment à des concours de musique, de dessin et de littérature dans ce cadre. Il est également prévu d’organiser des conférences sur la bible auxquelles seront conviés les parents, les enseignants et les élèves.

Le directeur général du ministère de l’Education Shmouel Abouab a constaté, à cette occasion, que l’enseignement de la Bible avait été jusqu’à présent négligé et ne faisait plus partie du paysage culturel des jeunes élèves.

Quant à Drora Halevy, inspectrice principale chargée de l’enseignement du Tanakh, elle a estimé que cette étude renouvelée permettrait d’inculquer aux écoliers des valeurs morales qui les accompagneraient par la suite dans leur vie d’adulte